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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 25 septembre 2025 93 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

#Direct 🔴 Gérard Larcher, invité spécial de Bonjour Chez Vous !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 26 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00RelanceRéponse partielle

    L'échec de la réunion entre Lecornu et les syndicats est-il un échec de méthode ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu est-il le PM le plus faible de la Ve République ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    La taxe Zucman est-elle une solution pour la justice fiscale ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre doit-il faire une déclaration de politique générale ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    La décentralisation est-elle une priorité pour les Français ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Les drones survolant l'Europe révèlent-ils des failles de l'OTAN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:50Michael DarmontFait
    « Il a dit hier au syndicat qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. »
  • 30:50Michael DarmontFait
    « La taxe Zucman peut-être pas, mais il va falloir qu'il y ait quelque chose pour une raison simple, c'est qu'encore une fois, il faut avoir le Parti socialiste dans la barque pour que ça tienne. »
  • 40:50Gérard LarcherFait
    « La dette n'était plus le problème numéro 1 de la France. C'était un problème important parmi d'autres comme la sécurité intérieure, la sécurité extérieure. »
  • 6:01Gérard LarcherFait
    « La première des choses, c'est est-ce qu'on offre à tous les Français des soins palliatifs dignes de ce nom ? Ça n'est pas vrai aujourd'hui. »
  • 10:01Gérard LarcherFait
    « On combat à armes inégales avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles que nous. »
  • 14:01Gérard LarcherFait
    « Bougival c'est la conciliation entre la souveraineté et l'appartenance à la République française. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et heureuse de vous retrouver. On est ensemble pendant une demi-heure. Pendant 1hure et demi et dans une demi-heure, nous recevrons le président du Sénat, Gérard Larcheter, émission spéciale, il répondra aux questions de la presse régionale pendant 45 minutes.

Les premiers pas de Sébastien Lecornu, la mobilisation syndicale et agricole, l'état d'esprit des mères, mais aussi le rôle du Sénat ou la situation. En Nouvelle-Calédonie, nous interrogerons le président du Sénat sur tous ces sujets avec Stéphane Vernet de Ouest France et Fabrice Vesseron du groupe HBR ainsi que nos journalistes en région à Poitier, à Rennes ou à Numéa en Nouvelle Calédonie. Et pour commencer, nous sommes avec le constitutionnalisme Benjamin Morel.

Bonjour, merci d'être là. L'éditorialiste politique Michael Darmont. Bonjour Michel.

Merci également d'être avec nous. On va revenir avec vous entre autres sur l'échec de la réunion entre Sébastien Lecornu et les syndicats. On est ensemble pendant 1hure et3.

Bonjour chez vous. [Musique] Et on commence par les repères de l'actualité. L'intersyndicale qui appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre.

Elle juge que Sébastien Lecornu est resté trop flou lors de leur rencontre hier matin. Les syndicats qui ont réaffirmé leur demande dans un communiqué hier soir dont l'abandon du budget Bairou et de la retraite à 64 ans ainsi que de la justice fiscale. De son côté, le Premier ministre leur a demandé hier soir leur contribution sur cinq thématiques dont le financement de la protection sociale.

Il assure qu'il n'entend passer en force et souhaite les revoir dans les prochains jours. Autre mobilisation, celle des agriculteurs. Elle débute aujourd'hui, se poursuivra demain à l'appel du principal syndicat agricole, la FNSEA, convoi de tracteur, action dans les supermarchés, blocage.

Les agriculteurs qui protestent contre les importations qualifiées d'abérossour ainsi que les taxes imposées par Donald Trump. Une enseignante agressée au couteau. Hier dans un collège du Barin.

Elle est tort de danger. Son agresseur est un élève de 14 ans. Il se trouve entre la vie et la mort.

Il s'est poignardé lui-même dans le coup au moment de son arrestation. La ministre des missionnaires de l'éducation nationale Ellisabeth B s'est rendu sur place. Elle a précisé le profil de l'agresseur.

Ce jeune avait été repéré pour une fascination sur les idéologies nazi et que ceci avait fait l'objet à la fois de sanctions disciplinaires et également d'un signalement au procureur et au préfet. Il y avait pas de fait de violence. C'est pas un jeune qui était connu comme violent.

Lors du jugement pour Nicolas Sarkozi, dans l'affaire des soupçons de financement de la campagne 2007 par Mohamar Kaddafi, le parquet national financier a réclamé une peine de 7 ans de prison contre l'ancien chef de l'État l'accusant d'avoir noué, je cite, un pacte de corruption faustient avec un des dictateurs les plus infréquentables de ces 30 dernières années. On va revenir sur ces actualités avec vous Michael et Benjamin. Et d'abord, on va commencer, on l'a vu par cette rencontre entre Sébastien Lecordnu, le premier ministre et les syndicats.

Hier matin, les syndicat qui à l'issue de la rencontre ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. Il a raté son coup Sébastien le Cornu. Non, raté c'est pas exactement le terme.

Il a montré effectivement que le le séquençage d'une méthode extrêmement prudente peut aussi commencer à se retourner contre lui. de ce point de vue-là, on est dans une aussi méthodologie, on va sûrement en parler, totalement inédite en réalité puisque jusqu'à présent on ont on passait notre temps aussi à être dans l'impatience de la formation d'un gouvernement à à pointer tel ou tel retard ou tel président qui procrastine pour nommer une équipe. Mais là, étant donné qu'il a dit que c'était la méthode qu'il fallait d'abord trouver un accord budgétaire et ensuite une équipe gouvernementale, le le la formation de gouvernement est totalement sortie de la chronique.

On en parle pratiquement pas. Donc il reste effectivement la capacité de Sébastien lecornu à pouvoir trouver ce chemin. Il a il a joué de manière assez fine en disant ben puisque vous me donnez un ultimatum, moi je vous renvoie aussi un ultimatum, je vous pose des questions et vous avez aussi intérêt à m'avoir des me donner des propositions pour montrer à quel point vous êtes capable de pouvoir vraiment contribuer à à l'amélioration de de la situation.

C'est une manière aussi pour de gagner du temps euh parce que on effectivement pour l'instant d'après ce que l'on comprend il y a pas de chemin et et une fois de plus on est encore dans l'équation impossible. Donc les syndicats qui continuent à à expliquer qu'ils sont en train de mettre le pays en état de mobilisation effervescente ce qui n'est pas une réalité. Là selon vous Michel s'il continue à ne rien dire lors de ses rencontres de la prudence ou c'est qu'il arrive pas à le trouver ce chemin ?

D'abord, il a pas grandchose dans sa besace pour l'instant et le chemin, il est très très compliqué à à construire et comme il est il sait parfaitement qu'il a une pression supplémentaire, il est le dernier dernière station avant avant la fin, donc quelque part, il est obligé de d'avoir d'avoir un résultat, il a une pression supplémentaire. les autres ses prédécesseurs étaient dans une gestion de crise donc quelque part le panache de de même d'un bricolage pouvait aussi faire office mais là c'est plus possible de bricoler. Il va falloir trouver quelque chose sinon on part encore dans une étape supplémentaire vers l'inconnu.

Il peut rester encore longtemps sans dévoiler sa feuille de route Sébastien le Cornu ? Non, pour une raison simple, c'est que à terme, il devrait déposer un budget avant le 13 octobre si on veut si on veut respecter les délais constitutionnels et cetera, les 70 jours avant le 31 décembre, a priori le 13 octobre est un peu la deadline. Déjà la date normale, elle devrait être le 7 octobre.

Donc vous voyez que on prend un peu de retard et puis par ailleurs bah il faut que le texte il soit soumis au Conseil d'État a priori demain. Donc certes, ce sera pas le texte définitif. qui sera toujours ensuite temps de l'amander, de rentrer dans une discussion parlementaire tant que vous n'avez pas dit 49 aligné à 3 devant l'Assemblée nationale, il y a toujours la possibilité de négocier.

Néanmoins, bah forcément, le dépôt du budget va éclaircir les lignes et je suis assez d'accord avec ce qui a été dit. C'est-à-dire que quel est l'objectif de Sébastien Lecnier aujourd'hui ? c'est de dire je suis un président du conseil un président du conseil de la 4e République ça prend pas l'opinion à témoins comme le fir Nager François Bairou et Michel Barnier dit je vais négocier avec les groupes politiques, je vais essayer d'avoir un compromis global et ce compromis global une fois qu'il aura été fait et bien je l'annoncerai et donc c'est plutôt intelligent parce que si vous commencez à lancer des annonces de c de là vous brisez votre socle commun parce qu'il y en a qui seront d'accord d'autres qui ne le seront pas les socialistes vous aurez une opposition interne qui diront non on signe pas et vous aurez la direction qui dira on signe peut-être mais comme elle aura une opposition elle ne pourra va pas y aller.

Donc plus vous parlez, plus vous risquez de sortir de l'ambiguité à votre détriment. Le problème c'est que cette méthode là, si ça dure quelques semaines, c'est plutôt bien. Mais en revanche là, on s'approche de la deadline et ça devient le symbole d'une faiblesse.

Ça devient le symbole d'un premier ministre qui n'arrive pas à construire un consensus minimum et qui donc ben en est cantonné à avoir des annonces extrêmement floues, à continuer à donner le sentiment qu'il négocie mais sans pouvoir déboucher sur quoi que ce soit. Donc en effet, le chemin il est très compliqué et pour terminer par rapport à ce qui a été dit dans lequel j'abonde, mais euh par rapport à François Baou et à Michel Barnier, il y a une vraie difficulté supplémentaire. François Baou et Michel Barnier y tenaient sur quoi ?

Sur deux routes de secours, le RN et le PS. Les deux n'avaient pas intérêt à une dissolution. Aujourd'hui, le RN est clairement favorable à une dissolution. il pense obtenir une majorité et le PS en a plus peur parce que quand vous prenez les enquêtes, le PS se dit que aujourd'hui une dissolution pourrait peut-être faire ses affaires.

Et donc c'est beaucoup plus compliqué de négocier avec ces groupes politiques qui aujourd'hui disent "Bah écoutez, si vous voulez qu'on aille à les dissolutions, on y va. Que Naguer pour les anciens premier ministres." Et cette situation fait que si vous n'avez pas intérêt à faire un cadeau de cadeau à un gouvernement minoritaire, bah ce gouvernement il est mal en manché.

Il a dit hier au syndicat qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. Est-ce que c'est politiquement judicieux de dire ça ? Alors ça c'est le côté mato de roué de de Sébastien le cornu qui quelque part même jusque dans sa sa gestion corporelle se monte comme étant un peu voilà vous savez peu toucher ma bosse mon seigneur mais mais en réalité il il il veut montrer qu'en réalité il il ne l'est pas en tout cas il veut il veut le montrer au syndicat donc c'est le jeu je dirais la la liturgie avec avec les les partenaires sociaux moi ce qui me frappe aussi c'est que le temps qui est mis et la et je dirais la la l'attention aussi de l'ensemble de du du système politique et médiatique sur ces rencontre là qui en réalité n'ont pas aujourd'hui leur utilité parce que lui son sujet c'est pas les syndicats qui vont le censurer ou pas, ce sont les groupes parlementaires donc c'est avec c'est avec les partis les groupes parlementaires qui doit trouver un accord.

Donc on a eu un une scénographie sociale pour il a les syndicats avant de recevoir l'opposition. Oui, parce que justement il sait et c'est sa manière pour le coup sans le dire de prendre l'opinion à témoin, de prendre ceux qui mobilisent les les Français et on savait pertinemment de toute façon qu'ils annonceraient une une nouvelle journée de mobilisation et on verra ce qu'elle donnera. Mais mais de ce point de vue-là, il il a consacré un peu de temps, on va dire, à l'opinion, à la démocratie sociale parce qu'une fois de plus, il doit aussi de manière subliminale faire aussi le droit d'inventaire du président Macron.

En réalité, on l'a dit hein, c'est un proche paradoxal. Il est très très éloigné en réalité de la pratique du pouvoir de d'Emmanuel Macron. Et donc il veut à chaque fois montrer que lui il considère des corps intermédiaires qui ont été systématiquement écartés depuis depuis 2017, en tout cas régulièrement écarté.

Et c'est vrai que ben German disait, on sait pas encore vers quoi on peut aller. Ça peut se terminer si jamais les deadlines sont pas respectés. Mais euh euh de la présidence Macron aurait été la présidence de l'inédit.

Tout ce que tout ce qui se sera passé, on l'aura jamais vu. Donc quelque part, on peut encore s'attendre à des choses qu'on a jamais vu. Euh Marie-Lise, parmi les les personnes évidemment reçues par Sébastien Lecornu, hier, il y avait Marie-Lison, secrétaire général de la CFDT.

Parmi les demandes des syndicats, il y a plus de justice fiscale. On va écouter ce que l'on disait hier soir. C'était sur France 2.

Qu'on peut pas faire une réunion sans entendre parler de la taxman. On peut pas allumer un écran ni écouter une radio sans qu'on parle de la taxman. Il répond que le principe il est pas opposé au fait de de résoudre une anomalie totale.

L'anomalie totale c'est qu'aujourd'hui une infirmière paye plus d'impôts proportionnellement qu'un milliardaire. Ça c'est une situation inacceptable actuelle. Donc sur le principe, il est plutôt ouvert.

Après la question ça va être les modalités et pour la SDT une taxe qui permet de répondre à cet enjeu-là, qu'elle s'appelle Zucman ou qu'elle porte un autre nom, c'est pas le sujet. La taxation des pleures, je demande principale hein des syndicats mais aussi de l'opposition. Est-ce que Sébastien Lecornu va devoir céder et avec lui les ALR ?

Alors oui, il va falloir qu'il y ait quelque chose. La taxe Zucman peut-être pas, mais il va falloir qu'il y ait quelque chose pour une raison simple, c'est qu'encore une fois, il faut avoir le Parti socialiste dans la barque pour que ça tienne. Le RN, c'est fichu.

Donc ce faisant euh ce que dit Maris Lon ici est très important parce qu'au fond, quelle est la stratégie de Sébastien Lecornu vis-à-vis des syndicats ? C'est pas d'embarquer la CFDT, ça n'arrivera pas. c'est d'arriver à détacher la CFDT de la CGT avec l'idée que infiner si la CFDT dî sur quelque chose, bah les socialistes auront beaucoup plus de mal à censurer.

Il y a une double stratégie aujourd'hui pour Sébastien Lecornu pour détacher les socialistes. Stratégie CFDT et stratégie maire et décentralisation. Il s'agit de dire au maire attention des législatives pendant les élections municipales, ce sera dramatique pour vous.

C'est probablement vrai. On vous donne un acte de décentralisation. On sait pas trop ce qu'il y a dedans mais malgré tout ça donne des éléments.

Et ensuite statut de l'élu. Donc, il s'agit de jouer la base des élus locaux contre la direction et de jouer la CFDT contre là aussi le groupe politique socialiste. C'est pas idiot ce que dit Marie-Lise Léon ici, c'est que l'attaque Zucman pourquoi pas ?

Mais euh si c'est autre chose qui par exemple exonérerait euh le patrimoine qui est euh le patrimoine, les actions des entreprises à ce moment-là, pourquoi pas ? pourrait avoir une avancée. Donc c'est malgré tout une ouverture.

Ça c'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour Sébastien Lecornu parce que la taxman est allergisante pour LR, elle est allergisante pour le patronat, elle pose des difficultés juridiques potentiellement constitutionnelles et donc en la matière bah trouver une forme de voix de sortie serait une bonne chose pour lui. On va recevoir Gérard Archer dans quelques instants. Il est opposé à la taxe Zucman mais néanmoins, est-ce que les Républicains vont devoir faire des concessions sur une forme de taxation des plus riches ?

Al là, ça va être intéressant aussi le l'attitude des républicains parce que là aussi ils ont changé. Euh ils euh ils conditionnent leur participation à un gouvernement maintenant à un accord de gouvernement et non pas euh une démarche sacrificielle patriotique pour pouvoir empêcher que la gauche ne dirige le pays. Euh donc là aussi ça va être et d'ailleurs on entend les les musiques, hein, ils ont des exigences beaucoup plus fermes de de ce point de vue-là.

Et ça et ça per et ça je dirais ça condamne euh ça en tout cas ça accule Sébastien le cornu àement deux méthodes. Soit il fait du cabotage et du bricolage et il arrive comme ça à avoir un petit un accord qui lui permet de continuer à vivre mais sans aucune possibilité de pouvoir poser des politiques publiques qui de toute façon dépasseront reprendront du temps et de toute façon le quinquena est terminé bientôt soit il fait une rupture comme il a dit parce que on a ce qu'on attend aussi c'est c'est quel contenu va-t-il donner à cette déclaration de rupture sur le fond et donc il est vraiment sous pression et on peut comprendre qu'il soit encore plus prudent que d'habitude, ce qui pour Sébastien le cornu veut dire beaucoup. Allez, parmi les sujets de l'actualité, c'est cette enseignante qui a été agressé hier au couteau par un élève de 14 ans, c'est dans le barin.

Ça relance de nouveau le débat sur la sécurité dans les établissements scolaires. Avant de d'être en ligne avec le président de la région Auvern Ronalpe, on va écouter ce qu'en a dit hier la ministre des missionnaires de l'éducation nationale, Elisabeth Bornel, s'est rendu sur place. Je veux le dire très clairement, la violence n'a pas sa place à l'école.

L'école doit rester un sanctuaire. Et vous savez que moi je suis mobilisé quand nous agissons sur tous les plans. D'abord pour lutter contre la présence, la circulation des armes blanches qui ne doivent pas entrer dans nos établissements.

Et pour en parler, nous sommes avec Fabrice Pancou. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président de la région Auvergne Ronalpe.

Cette nouvelle agression, on l'entend Fabrice Pankou. pose de nouveau la question de la sécurité dans les établissements scolaires. Les régions qui gèrent les lycées, qu'est-ce que vous vous avez mis en place ?

Comment vous faites pour lutter contre cette violence dans les établissements scolaires ? Bien, bonjour. Je voudrais d'abord avoir une pensée pour cette enseignante de musique qui a été agressée hier et puis saluer l'engagement de toute la communauté des enseignants et des personnel dans les établissements dont on voit qu'ils doivent faire face à ces difficultés et font preuve d'un véritable engagement.

Euh dès 2016 euh lorsque nous avons été élus avec Laurent Voquier, nous avons euh fait de la sécurité un totem très important et à l'évidence, au regard de nos champs de compétences, euh les lycées ont été euh directement visés avec cette volonté euh d'en faire des sanctuaires. C'est pourquoi nous avons déployé plusieurs actions euh à la fois de la vidéoprotection, mais aussi des portiques comme on les voit actuellement à l'écran, des badges et des équipes mobiles qui sont donc des des personnes qui accompagnent ces entrées dans les établissements. C'est un engagement très fort puis qu'en réalité depuis 2016 et sur les un peu plus de 500 établissements en public privé que nous avons sur notre région, c'est plus de 100 millions d'euros 102 millions qui ont été consacrés pour pouvoir répondre de cet objectif de sécurité.

En 2017, il faut se souvenir que nous avons été très contestés. Toute la gauche s'est unie pour dénoncer la manière avec laquelle nous mettions en œuvre. Madame Valobel Cassem, alors ministre de l'éducation nationale n'a pas raté une occasion de dénoncer cet engagement.

Le constat qu'on fait aujourd'hui, c'est que c'était absolument nécessaire. Et d'ailleurs, nous avons une un plébiscite des chefs d'établissement qui aujourd'hui saluent la manière avec laquelle nous avons protégé ces établissements mais qui en plus nous interpelle très vite dès lors qu'un équipement a besoin d'un entretien ou d'un complément. Donc euh c'était un chemin absolument nécessaire si on veut pouvoir apporter une première brique de sécurité pour nos établissements.

Mais vous entendez euh la la ministre de l'éducation nationale Ellisabeth Borne, elle dit que euh l'État agit, nous agissons, dit-elle. Vous le constatez vous ? Et moi, j'aimerais que l'État aille plus loin euh parce que nous pouvons effectivement aller plus loin.

Euh j'ai fait adopter un rapport euh en assemblée plinière de de juin dernier pour que nous allions désormais sur des scanners millimétriques. Vous savez, c'est ce que nous avons dans les aéroports. Je pars du principe que un lycée doit être au moins aussi bien protégé qu'un aéroport.

Et nous avons fait une démonstration à la rentrée de septembre il y a quelques semaines avec du scanner électromagnétique pour montrer que ça fonctionne notamment en terme de flux continu parce que nous pouvons sans arrêter les personnes qui passent euh permettre le passage de 3600 personnes heure. Ça aujourd'hui ça n'est pas en place et donc je fais une demande très claire à l'État et ça fait maintenant depuis le mois de juin que que cette demande est posée de manière très claire. Permettez-nous et accompagnez-nous d'aller plus loin par de la mise en place de scanner millimétrique qui permet de contrôler tout ce qui passe aux entrées des établissements.

De la même manière que je dis allons plus loin sur la vidéo intelligente. Vous savez cette vidéo algorithmique qui nous permet et bien de faire matcher les images et lorsqu'on a des craintes et bien de de pouvoir être accompagné de de ces éléments que la technique permet aujourd'hui. Enfin, il y a une troisième dimension qui est absolument majeure à mes yeux, c'est la question des stupéfiants.

Parce que derrière les actes de violence, très souvent, pour ne pas dire toujours, il y a des sujets de stupéfiant derrière. Là aussi, j'ai fait des propositions très claires à l'État pour que nous puissions avoir des contrôles de stupéfiants dans les lycées puisque nous en avons la compétence, il faut ici que l'État permette que cela se se mette en place. Je suis prêt à ce que nous accompagnions avec des moyens.

Il faut évidemment que l'État soit aussi au rendez-vous des engagements et des investissements complémentaires qu'il convient de mettre en œuvre. Merci beaucoup. Merci Fabrice Pancou d'avoir été avec nous, président de la région Auvergne Ronald Pichel, on entend le le président de région.

Alors, il y a la question évidemment de la de la violence dans les établissements scolaires, mais au-delà de ça, il y a aussi la question des relations entre région et état. On l'entend, il fait des demandes, elles ne sont pas suivies. Oui.

Et ben elles sont elles sont toujours très très heurtées, toujours très difficiles, encore plus dans le contexte budgétaire, on le sait dans dans lequel dans lequel on se trouve et et de ce point de vue-là, on voit bien qu'on est au cœur du du problème des politiques publiques parce que vous avez des constats qui sont faits, je mets de côté totalement les options politiques des uns et des autres, mais vous avez sur le constat des sur le terrain des constats qui sont faits par les les les acteurs de terrain, ceux qui sont vraiment au cœur des politiques publiques et puis vous avez un état qui vient et qui dit l'État agit, l'État fait des choses et et qui prononce des phrase aussi définitive que l'école n'a pas sa violence n'a pas sa place à l'école. On on on s'en doutait un peu mais on est content que la mise de l'éducation puisse nous le nous confirmer. Donc euh euh de ce point de vue-là, c'est euh on on reste pour toi parce que on on voit qu'il y a des débats picrocolins encore sur faut-il ou pas des portiques faut-il alors que il y a il y a il y a un fait, il y a des faits, il y a une réalité et euh ce déni absolument stupéfiant.

Bah ça va. Oui. Alors après, vous avez un budget qui serait assez important si on devait équiper tous les lycées collèges de portique.

Par ailleurs, il peut y avoir des questions de droit et liberté. Donc d'un point de vue légal, c'est toujours un petit peu compliqué. Donc c'est vrai que vous avez des demandes qui peuvent être légitimes et que l'on retrouve dans un certain nombre de cas.

Ensuite, vous avez la mise en place d'une politique publique au niveau national qui peut être fondamentalement problématique. Après, les régions quand même en matière de lycée, alors certes en articulation avec le département souvent parce que c'est des collèges lycées, des compétences qui sont relativement importantes pour aller vers euh un renforcement de la sécurité dans les établissements. Donc, il y a une forme en la matière de compétences et de responsabilité partagée.

Dans une dizaine de minutes, on recevra le le président du Sénat, Gérard Larcheter. Parmi les sujets abordés avec lui, l'état d'esprit des maires à 6 mois maintenant des municipales. Et on va aller dans la Manche où on retrouve Thierry Gervez.

Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire sans étiquette de Mopertus sur ma mer. C'est une petite commune d'environ 200 habitants à 6 mois de l'élection après 5 ans et demi de mandat.

Monsieur le maire, quel est aujourd'hui ? Quel est ce matin votre état d'esprit ? Men, je suis un petit peu euh voilà, si loin des élections, moi je commence à un petit être un petit peu fatigué par rapport à plein de choses, par rapport au budget notamment, hein, quand on voit euh les augmentations massives des assurances euh au niveau des prestations euh comment dire euh voilà des Ah là là, je j'ai oublié mon mot au niveau des des aides qu'on ne peut plus obtenir.

Est-ce que on a demandé, on a eu des travaux à faire, on a eu des travaux à faire et la DVTR nous a été refusée, voyez-vous. Donc ça devient décourageant également de travailler et de se voir refuser des aides, sachant que les artisans, les entreprises gonflent plus ou moins les devis, sachant que derrière il y a des subventions hein qui sont souvent accordées, mais euh pour nous dernièrement, c'était pas le cas. Donc de souhaite, ben voilà euh on commence à être un petit peu exaspéré par rapport à tout ça.

Exaspéré, on l'entend hein, si si on comprend bien par euh par le manque de moyens. Euh est-ce que il y a aussi le fait d'être d'être apporté d'enguelade pour reprendre une expression de Gérard Larchet, c'est plus dur aujourd'hui avec vos concitoyens ? Ah oui, beaucoup plus dur parce que j'ai été maire de 95 à 2001 hein et j'étais encore en actuité.

C'était beaucoup plus serein, c'est si on peut dire. Euh nous n'avions pas non plus les moyens euh informatiques que l'on a maintenant. Maintenant, il y a une exigence de la part de l'in de l'interlocuteur.

Euh c'est c'est tout de suite euh voilà, c'est faut que tout se fasse rapidement. faudrait qu'on soit à l'écoute 24h sur 24 euh 7 jours sur 7 en mairie. Les mails, ça on en a 40 50 60 par jour avec la publicité bien entendu, mais faut faire le tri dans tout ça et c'est plus ou moins stressant parce que il y a le mail important et la publicité.

Est-ce que ça vous a ça vous décourage au point de de ne pas avoir envie de vous représenter dans 6 mois ? Ah ben là, je suis complètement découragé parce que j'ai fait une tentative du de fusion avec une commune voisine et malheureusement l'État euh la la DGFIT nous a pas porté la réponse en temps voulu parce que nous avions une date butoire qui était le 31 décembre 2024 et au mois de septembre nous n'avions encore pas de réponse. Donc en quelques mois nous pouvions pas finaliser cette cette fusion.

C'est un peu dommage parce que notre recherche de de cette fusion, c'est plus on plus on est gros euh plus on on a moyen euh des de des moyens pour faire de l'investissement parce que dans une petite commune de 220 habitants, les ressources sont maigres, tout passe en fonctionnement et pour l'investissement, on voilà, c'est le c'est le reste ça, hein, vous comprenez ce que je veux dire ? Merci, on comprend très bien. Merci beaucoup.

Merci Thierry Gervest d'avoir été avec nous, un maire de de Moptu sur maire dans la Manche. On entend le le témoignage de ce maire. décourager.

Alors, il y a le manque de moyens, il y a les difficultés également une pression croissante de de ces concitoyens découragé au point de ne pas avoir envie de se présenter. Oui. Alors, c'est un peu un serpent de mer avant chaque élection municipale, mais on a quelque chose qui monte, hein.

C'est-à-dire que on a toute une réflexion. Vous savez qu' on a une proposition de loi sur le statut de l'élu qui aujourd'hui devrait être adoptée, mais encore faudrait-il qu'on ait un gouvernement, un parlement qui puisse l'adopter. Il y a vraiment notamment dans les communes rurales, dans les petites communes, une vraie difficulté.

Être maire, ça relève du sacrificiel, hein, quand vous êtes aujourd'hui dans une petite commune, voir une commune moyenne. L'autre aspect, c'est que les marges de manœuvre sont fondamentalement grévés parce que les intercours ont beaucoup de pouvoir, ce qui crée une forme de frustration démocratique. Vous êtes élu par des gens, mais vous leur dites en fait, j'ai pas la compétence.

Et ça, évidemment, ça crée des difficultés. Ensuite, ça a été abordé, il y a la question des leviers financiers. On a des dotations qui certes euh ont reculé et puis ensuite augmenté, mais surtout on a de on a des leviers fiscaux qui ont disparu ces dernières années, taxe d'habitation, avant TP et cetera.

Et donc dans ce cadre-là, la possibilité de mener une politique est beaucoup plus réduite et donc de répondre aux aspirations démocratiques. Derrière, il y a un sujet démocratique, mais il y a également potentiellement un sujet économique, ce qui est évoqué par le par monsieur le maire avec notamment la question du budget. Si on n pas de budget, si on a des dotations qui stagnent, si on fonctionne avec des lois spéciales, ça signifie que aujourd'hui qu'est-ce qui tire la croissance ?

C'est l'investissement public. Très clairement, c'est plus la consommation et c'est encore moins les exportations, c'est l'investissement public. 60 % de cet investissement public, c'est les collectivités territoriales.

Si vous avez des collectivités qui ne sont plus en capacité d'investir, c'est grave pour ell, c'est grave pour la démocratie, c'est grave également pour l'économie du pays. Donc là, on a un vrai sujet devant nous et c'est un sujet qui est complexe à régler parce que évidemment bah quand on cherche à faire des économies, bah on essaie de taper dans les caisses là où elles sont et la caisse des collectivités bah ça fait partie des des puits dans lequels on essaie de s'abruver. Ouais. et Sébastien Lecnu d'ailleurs qui dès les premiers jours de sa nomination à Maton a écrit une lettre au maire puis aux élus.

Ça fait partie évidemment des sujet qu'il va avoir sur la table. Oui, bien sûr. Ça fait partie du sujet au fond structurant de de l'État du pays parce que le rapport à son maire et le témoignage qu'on vient d'entendre montre bien que c'est je dirais la l'illustration du climat de défiance qui qui est qui n' cessé d'augmenter depuis ces années dans le pays.

Ça a été largement documenté et et démontré et notamment la on l'a vu aussi à travers la la violence accrue à l'égard de ces de ces élus. Il y a des mères qui sont qui se sont agressées, il y en a même qui ont perdu la vie. C'est extrêmement ça devient extrêmement dur parce qu'en fait les les Français en colère prennent le premier qui passe et c'est injuste parce qu'au fond c'est celui qui est le plus proche de de leur préoccupation.

Mais quelque part, ils viennent transmettre également la colère générale qu'ils ont à l'égard du monde politique, de cette politique, de ces responsables politiques qui ne s'occupent plus jamais d'eux, qui les abandonnent. En tout cas, c'est c'est la perception et il ils manifestent leur colère à leur à leur égard. Donc de de ce point de vue-là, oui, c'est ça montre bien à quel point on on est une fois de plus sur un climat éruptif qui se transforme pas comme on on pourrait l'imaginer en manifestation, en émeutes, en grand soir, en révolution dans qui est guisé dans les fantasmes de de certains mais par cette espèce de justement de de de colère sourde de de volonté d'être euh vindicatif. euh et de cette capacité de pouvoir s'en prendre à celui au foin luus que l'on a toujours le plus respecté pratiquement et pour lequel on a le plus voté, c'est le maire.

Ouais. Avec un risque de crise d'évocation peut-être dans 6 mois aussi. Oui.

Qui qui existe d'ors et déjà hein, ça on le sait. et et on va évidemment aborder ce sujet avec Gérard Larch qu'on va recevoir maintenant dans 2 minutes. Vous reviendrez avec nous dans dans 45 minutes pour analyser cette interview de Gérard Larch face à la presse régionale.

Il répondra aux questions de la presse régionale notamment sur la crise politique. Sébastien Lecornu qui a donc reçu hier les syndicats qui annoncent une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. On va voir comment s'est passé cette rencontre avec Stéphane Duquet.

Aussitôt sorti, aussitôt reconvoqué, les syndicats et le patronat seront à nouveau conviés à Matignon dans les prochains jours. Dans un communiqué envoyé hier soir, Sébastien Lecornu promet qu'il ne passera pas en force. Le premier ministre demande aussi aux partenaires sociaux de plancher sur cinq thématiques comme le financement de la protection sociale.

Preuve que les consultations d'hier n'ont encore rien donné de concret. Il nous a pas convaincu. Je pense qu'on a nous été extrêmement clair et lui est resté flou.

En fait, il y a une question, il y a une question qui est fondamentale à laquelle il n'a pas répondu, c'est "Est-ce que le Premier ministre Sébastien Lecornu est prêt à demander des efforts à ceux à qui on a rien demandé depuis des années, les entreprises, les personnes qui ont des des très haut patrimoines ou de très haut revenus Pour maintenir la pression après la forte mobilisation du 18 septembre, les syndicats appellent encore tous ensemble à la grève jeudi prochain. Une bonne nouvelle dans ce rendez-vous, le Premier ministre nous a dit que jamais euh dans la 5e République, un premier ministre n'avait été aussi fragile. Euh et donc ça confirme que nous sommes en position de force et qu'il faut que les travailleurs et les travailleuses se mobilisent pour que leurs exigences sociales soient entendues. des exigences à l'opposé de celle du patronat qui appelle à un rassemblement le 13 octobre contre ce qui est appelé le débat fiscalofiscal.

Le vrai sujet de la France aujourd'hui, c'est de recréer de la dynamique économique. C'est quand même bien comme ça qu'on nourrira par les rentrées fiscales et sociales les finances publiques et la tendance sur laquelle on est actuellement n'est pas du tout celle-là. Donc il faut quand même remettre les pieds sur terre.

Des revendications que pourront transmettre les patrons au premier ministre dans la contribution qu'il demande aux partenaires sociaux. De quoi laisser encore plusieurs jours à Sébastien Lecnu avant d'annoncer ses orientations budgétaires et de nommer un gouvernement. [Musique] Et pour cet entretien spécial, nous avons plaisir d'accueillir Gérarder.

Bonjour, merci d'être là. Vous êtes président du Sénat. Merci d'avoir accepté de répondre pendant 45 minutes aux questions de la presse quotidienne régionale.

Et à mes côtés pour vous interroger, Stéphane Vernet de Wouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour.

Et Fabrice Vesseredon du groupe Ebra, les journaux régionnaux de l'est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Orian.

Bonjour Gérard. Et Gérard, vous répondrait également aux questions de nos journalistes en région Delphine Blanchard de la Nouvelle République qui est à Poitier. Stéphane Biger de TVN en Bretagne et puis Nicolas Vignol de la voie du caillou qui sera en Nouvelle-Calédonie.

On va évidemment revenir sur la situation politique, sur les premiers pas de de Sébastien le Cornu. Mais mais d'abord, on avait envie de vous entendre sur la situation internationale préoccupante. De nouveaux drones non identifiés ont survolé cette nuit des aéroports du Danemark.

Ces intrusions, elles ont eu lieu en Pologne, en Estonie, en Roumanie, en Norvège. Est-ce que il faut s'en inquiéter selon vous ? Faut pas s'en inquiéter, faut réagir.

Faut réagir. Et pour ça, nous avons euh l'organisation du traité de l'Atlantique Nord. Et euh d'ailleurs, notre pays, il contribue déjà dans la surveillance notamment du ciel polonais, euh balt et roumain.

Et sur ce sujet-là, il n'y a aucune faiblesse à avoir. Mais est-ce que ces intrusions ne révèlent pas les failles de l'OTAN ? Euh en tous les cas, on a vu que les Polonais étaient capables de réagir.

Euh on a vu que nos amis Balt aussi avaient la volonté de réagir. Euh aujourd'hui euh naturellement face à ces menaces euh il faut à la fois de la détermination euh et en même temps, j'allais dire une forme de calme. Mais il faut rien laisser passer.

Sur le front du bras de fer avec la la Russie, Donald Trump a dit hier que l'Ukraine pouvait gagner. Que pensez-vous de ce volte face ? Écoutez, en tous les cas, l'Ukraine aujourd'hui, la victoire de la Russie qui a attaqué un pays à l'intérieur de ses frontières serait une catastrophe pour les valeurs qui sont les nôtres.

Et donc, nous sommes au côté de l'Ukraine de manière déterminée pour le droit international. C'est une position qui doit être claire et qui doit être constante dans le temps. Voilà pourquoi je pense que les efforts qui sont déployés par les chefs d'état et le gouvernement par le président Emmanuel Macron sont des efforts qu'il faut soutenir.

Que Donald Trump aujourd'hui en arrive à cette conclusion, cela ne peut que me réjouir. En espérant que cette conclusion sera stable dans le temps. Fabrice, une question sur le discours d'Emmanuel Macron sur la Palestine.

Oui, la France a reconnu l'état de Palestine. Euh la classe politique a été divisée sur le sujet, y compris dans votre camp avec Bruno Rotaillot, vous-même. Nous sommes depuis plus de 40 ans pour la solution à deux États.

Elle a été affirmé réaffirmé moi-même l'ai réaffirmé en décembre 2023, je le rappelle en me rendant à la fois en Israël et dans les territoires palestiniens. Donc c'est une position constante. Est-ce que les conditions qui ont été mises sont claires et rigoureuses ?

La réponse à aujourd'hui non. Euh, naturellement, première des conditions qui doivent être claires et rigoureuses, euh libération des otages, désarmement du Hamas et renforcement de l'autorité palestinienne. Autorité palestinienne, mais en même temps, autorité palestinienne qui est euh niée par la colonisation d'Israël.

Et donc ces réalités là, il faut les prendre en compte. Je constate qu'il ne suffit pas de reconnaître l'état de Palestine. Encore faut-il qu'il puisse siéger à l'ONU.

Or véto américain pas encore sa place autrement que comme observateur. Et puis il y a une exigence dont on a peu parlé mais que le président de la République a rappelé mais sur lequel nous devons être intransigent. Il faut aussi que les pays arabes reconnaissent Israël parce que la solution, je le rappelle, c'est deux États vivant l'un à côté de l'autre en paix et en sécurité.

Euh je sais que c'est très difficile mais il y a pas d'autre voix que la solution à deux. Mais ça veut dire qu'il n'aurait pas dû prononcer ce discours lundi soir. Écoutez, il y avait des symboles.

Personnellement, vous l'avez trouvé équilibré discours, mais je dis il y a pas de condition claire et rigoureuse. Je m'en étais entretenu avec le ministre des affaires étrangères 2 jours avant et je pense que sur ce sujet en plus la symbolique vis-à-vis de la communauté juive, choisir le nouvel en juif, il y a des symboles sur lequels il faut être très attentif. On va passer à l'actualité nationale et les premiers pas de Sébastien Lecnu, le nouveau premier ministre qui a rencontré hier les syndicats qui à la sortie ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre prochain.

Il a raté son rendez-vous avec les organisations syndicales. Il est dans la phase de consultation. il leur propose un certain nombre de thèmes sur lequels il faut travailler et je pense que le thème travail, le thème financement de la protection sociale par exemple, c'est deux thèmes tout à fait essentiel et paritarisme, dialogue social.

Euh j'ai une certaine habitude du dialogue social historiquement dans dans mon engagement et encore aujourd'hui. Je pense que euh le Premier ministre devra faire des propositions pour les partenaires sociaux. Moi personnellement, je pense que la mobilisation du 18, elle traduit une forme d'inquiétude.

D'ailleurs, regardons là. Cette mobilisation, elle est d'abord une mobilisation de la fonction publique et dans le secteur des transports. Mais je vais pas vous dire qu'il y a pas de Vous l'avez trouvé vous l'avez trouvé importante cette Je l'ai trouvé significative et en même temps significative.

Moi, je ne considère jamais que ces moments-là sont des moments à passer par perdre des profits. Ils sont ils sont en position de force les syndicats aujourd'hui. Écoutez, c'est pas une question de ce qui ce qu'il faudrait c'est qu'ensemble on rende la France plus forte.

Je ne suis pas sûr que la grève et des manifestations à répétition soit une manière. Voilà pourquoi le temps du dialogue m'a paraît indispensable. Mais ce temps-là, un temps qui commence à devenir un temps long.

À un moment, il va falloir que le premier ministre se positionne. Bien sûr. Est-ce que Est-ce que vous pensez qu'il fera une un une déclaration de politique générale à son à son arrivée ?

Ah, je c'est indispensable qu'il fasse une déclaration. C'est pas obligatoire. Non, mais vis-à-vis du parlement, je dois vous dire que je lui ai déjà recommandé de faire une déclaration de politique générale le jour où il est-ce qu'il vous a dit qu'il en ferait une ?

J'ai bien le sentiment qu'il en fera une. Et en tous les cas, je pense que c'est une question de respect vis-à-vis du parlement. Euh le parlement est parfois malmené, hein.

Le Parlement n'a pas été du tout associé, compris à la décision François Baou à la fin du mois d'août. Donc je pense que il faut repartir sur des bases scènes. Il y a un exécutif, il y a un parlement.

Et c'est au moment de sa déclaration de politique générale qui mettra l'ensemble de sa sa feuille de route, de son programme sur la table, pas avant. Et bien écoutez, il a pas intérêt à faire des annonces avant. En fait, d'abord, il faut notamment premier ministre, il y a un gouvernement et il faut qu'il établisse notamment avec le socle commun euh qu'on a appelé un contrat mais qui peut être une lettre cadre, une feuille de route dans lequel vous avez les quatre cinq piliers, pilier budgétaire, pilier régalien, le sujet par exemple de la politique de sécurité, de la politique migratoire, mais aussi sujet de la décentralisé.

C'est en fait la seule annonce qu'il est faite aujourd'hui, c'est l'annonce de la décentralisation. Vous avez avancé sur ce sur ce socle commun, enfin en tout cas ce programme cadre cet accord cet accord que devant les régist à une méthode, il réunit notamment et ça me semble important les présidents des partis politiques, ce qui n'était pas tout à fait le cas auparavant. Euh et je lui ai dit aussi encore fait mardi.

Oui. Et qu'il faut qu'il le fasse aussi avec les présidents des groupes politiques du socle commun euh du Parlement. Je prends un exemple.

La semaine prochaine ici même euh je réunirai les présidents des groupes politiques le Cubain pour actualiser toute la feuille de route sur la décentralisation. On a besoin de travailler ensemble sur le budget. Oui, sur le budget et un peu sur la méthode aussi.

Le premier ministre a confié aux journalistes de la presse régionale dont nous deux ici présents que la dette n'était plus le problème numéro 1 de la France. C'était un problème important parmi d'autres comme la sécurité intérieure, la sécurité extérieure. Vous le pensez aussi ?

Je vous parlais de feuille de route, de contrat de gouvernement. Dans ces sujets là, il y a le budget, donc la dette. Il y a aussi la sécurité intérieure et extérieure.

Euh c'est l'ancien ministre de la défense sécurité extérieure, on vient d'en parler. On parlait des drones qui survolaient l'Europe actuellement. C'est un vrai sujet.

Ces derniers mois, on a parlé que de dette sous le gouvernement Bay. On a parlé que de dette. Oui, mais enfin la réalité c'est que ce pays il est à 3400 milliards de dettes.

C'est vrai que ce pays est en train de devenir le dernier de la classe dans l'Union européenne, que ce pays a aujourd'hui des niveaux de taux d'intérêt qui vont faire que dans 3 ans, le premier budget sera le remboursement des intérêts de la dette. Voilà pourquoi la priorité c'est la diminution de la dépense publique. J'entends tous les débats depuis 15 jours, 3 semaines sur la taxation, mais le premier sujet c'est la diminution de la dépense publique.

Et ça n'est pas par hasard si le Sénat le 7 juillet dernier après un travail en profondeur réalisé par nos rapporteur mais de manière collective he plus de 70 nous avons proposé et nous avons déposé j'allais dire des orientations qui déjà nous conduisaient qu'elle soit totalement achevée dans une diminution de la dépense publique qui se situait entre 30 et 32 milliards. Il nous reste à travailler la question de la fiscalité, de la lutte contre la fraude, quelque chose de tout à fait essentiel avec une inquiétude particulière, c'est l'état du budget social. Nous nous apprêtons malheureusement sur l'assurance maladie à dépasser les 15 milliards de déficit qui étaient prévus.

Je vous rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre en 2019 et nous nous orientons plutôt vers 20 milliards l'an prochain si nous ne faisons rien. Vous avez évoqué la fiscalité la pour parler de taxation. Alors on a bien compris que la taxe du Zucman ne passait pas du tout.

Euh mais il y a quand même la question de la taxation des plus riches ou des plus fortunés. Ça ça faisait partie des propositions de Michel Barnier de mettre à contribution les les les ménages au plus haut au plus haut revenu. On parlait de plus de 500000 € par an.

Donc une contribution exceptionnelle, c'est une proposition qui venait de vous rend quelque part. Euh aujourd'hui, comment se positionnerait le la droite les républicains en particulier par rapport à à ce type de question ? Un postulat, c'est que nous sommes déjà la médaille d'or des prélèvements obligatoires.

Ah oui, en Europe. Second, c'est ce que savait Michel Barnier. Oui.

Seconde chose, est-ce qu'on recherche plus d'équité fiscale ? La réponse est oui. Mais est-ce qu'on revient en recette de 1981 ?

La réponse est non. Parce que s'il faut taxer uniquement le patrimoine, pardonnez-moi, ça sera une manière d'empêcher ce pays de redécoller. Donc rechercher l'équité fiscale, c'est un travail que nous conduisons d'ailleurs depuis plusieurs mois.

Je pense au holding patrimonial, je pense à un certain nombre de niches, je pense à la lutte contre la fraude fiscale et sociale. Voilà pourquoi je souhaité comme le premier ministre d'ailleurs puisque nous sommes tombé d'accord il y a quelques jours sur ce sujet que parallèlement au dépôt du budget il y a le projet de loi justice fiscale et sociale. Vous savez qu'ici nous avons un certain nombre de collègues qui depuis des années se battent pour que cette question de la fraude fiscale et sociale soit au premier rang.

Au-delà de la fraude, Gérard Archer, est-ce que vous êtes prêt à accepter une taxation des pleureriches qui ne serait pas la taxe duman ? Écoutez, il faut que nous analysions les propositions. Personnellement, depuis des années, quand on fait de l'impôt, on a vu le résultat.

C'est pas ça qui a aidé à dresser notre pays. Donc recherche de l'équité, recherche les symboles, c'est une chose qui compte, c'est que le pays retrouve de l'activité, qu'on le réindustrialise. D'ailleurs, le premier ministre l'a mis au premier rang de ses préoccupations.

Je dois vous dire que vous les entendez les Français, notamment les classes moyennes qui ont l'impression que c'est eux qui payent le plus et qu'on en demande pas assez au plus élevés, au plus risôt. Et quand on a on s'est emballé sur l'attaque du Zukman, on a vu les conséquences éventuelles. Ça parlait au français, vous savez Doctolib, il il serait passé à l'attaque du man, je prends cet exemple mistral intelligence artificielle à la taxe duman.

Enfin, il faut qu'on soit raisonnable qui ne veut pas dire qu'on ne cherche pas l'équité fiscale mais la taxe du même électorat monsieur Barier, elle s'inscrivait dans cette réflexion là. Mais il faudra bien trouver un moyen de de répondre aux exigences ou aux demandes des socialistes notamment d'une partie de la gauche. Sinon, comment est-ce comment comment est-ce que Sébastien Lecnu pourrait pourrait sortir de l'impasse du du budget ?

En fait, le risque c'est qu'il est une censure immédiate de son gouvernement. D'abord en diminuant la dépense. L'impasse du budget c'est d'abord diminuer la dépense publique.

C'est le premier sujet. conforter les recettes sans alourdir les prélèvements obligatoires dans ce pays en recherchant plus d'équité. À mon avis, il y a la Martin Gal qui doit nous permettre d'avancer.

Je rappelle que on peut écouter un certain nombre de réflexions du Parti socialiste, mais quand je regarde les résultats de leur congrès, il faut on peut encore dépenser plus, il faut taxer plus et on ne tient pas notre parole vis-à-vis de l'Union européenne, c'est-à-dire le retour à 3 % à la fin de 2029. Je crois que la crédibilité de la France, c'est de tenir sa parole et de redevenir, j'allais dire un pays qui compte dans l'Union européenne. Or, notre souveraineté, elle dépend de notre capacité à sortir, j'allais dire, de l'impasse financière dans lequel nous sommes entrés.

Donc ça veut dire que si Sébastien Lecorn cède à certaines demandes des socialistes, ce sera sans vous, ce sera sans les on l'a dit clairement, ça fait partie de la feuille des routes sur lequel on échange. Mais je vous le redis, la recherche de l'équité, ça fait partie aussi de l'approche et notamment dans la tradition gaulque et la mienne. David Lissard, le maire de Cann président de l'association des maires de France, a dire qu'il était impensable de participer à un gouvernement qui taxerait les plus riches.

Vous êtes sur cette ligne ? Écoutez, le sujet c'est pas de taxer les plus riches. Le sujet c'est de diminuer la dépense et de rechercher l'équité fiscale.

C'est parmi les autres les autres totems ou les autres points très forts mis en avant par les socialistes, il y a aussi la réforme des retraites ou en tout cas le la suspension de la réforme des retraites là. Quel est quelle sera votre position sur ces sur ces questions ? C'est clair.

Clair. Donc on touche à rien. Non.

Je rappelle qu'ici nous avions fait des propositions que nous avons retrouvé dans les discussions de ce qu'on a appelé le conclave. Je pense à la situation des femmes, je pense à la situation de ce que certains appellent l'usure professionnelle ou la pénibilité. pénibilité et ben tout ceci pas que les critères la pénibilité c'est-à-dire pendant la carrière comment on évite d'entrer, j'allais dire dans l'usure professionnelle et donc là-dessus naturellement que le débat reste ouvert.

Et ça c'était des choses qui étaient très fortement portées par la CFDT dans le cadre du conclave. Pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu a pas fait un geste en ce sens hier quand il a reçu l'intersyndical ? D'abord, je rappelle que le conclave ne rassemblait pas toute l'inters syndical et donc s'il y a c'est un sujet qu'il peut aborder avec la CFDT, avec la CFTC, avec force ouvrière éventuellement, avec tous celles et tous ceux qui ont envie de faire progresser, parce que je pense que aujourd'hui, vous savez le débat chez nos voisins allemands, c'est plutôt 67 ans, 69 ans, c'est pas une suspension d'une réforme qu'en plus on ne sait pas financer et qui met en cause le modèle par par répartition qui est un des piliers de notre modèle social.

Pensons que en faisant cela pour les générations à venir, alors je veux dire il y a plus pour eux d'espoir d'avoir un système par répartition sur lequel d'ailleurs il faudra lancer d'autres réflexions. Certains évoquent la capitalisation, d'autres des systèmes différents. En tous les cas pas de suspension suspension répondre des retraites.

En tous les cas, ce sera sans moi. Vous êtes favorable à une part de capitalisation ? Oui, je pense qu'il faut tout explorer.

Et vous savez, on a une réalité démographique. Il y avait quatre actifs pour un retraité. Aujourd'hui, il y a un6 actifs pour un retraité.

Moi, je sais pas faire si on ne se pose pas des questions. Dernière question là-dessus, Fabrice et sur la constitution du gouvernement. Vous savez, vous faites beaucoup de terrain encore vous faites partie de ces édit beaucoup sur le terrain.

Vous savez que les Français attendent que les politiques trouvent une solution de déblocage. Vous l'entendez aussi sur le terrain. Là, on a le sentiment que personne veut bouger.

Tout le monde campe. La droite, la gauche, tout le monde campe sur ses positions. C'est pour ça que bien sûr, vous savez, j'étais dans un département qui met cher monsieur Vernet aussi, le département de Lorne où j'étais samedi dernier.

La semaine d'avant, j'étais dans les Hautes Alpes. Les gens me disent "Mais vous pouvez pas laisser le pays dans cet état, vous avez une responsabilité et vous devez, c'est ce que j'essaie de faire à ma place très clairement le dialogue d'ailleurs ce qui se passe au Sénat. Ça ne veut pas dire qu'on sera d'accord sur tout mais on a une capacité de de construire des choses en commun.

En tous les cas, c'est la marque du Séda. Et demain, vous serez dans la Vienne. On va se rendre tout de suite, on va à Poitier.

On retrouve Delphine Blanchard. Bonjour Delphine, merci d'être avec nous. journaliste à la nouvelle République, on va parler avec vous Delphine de la question de la décentralisation.

Ouais, tout à fait. Bonjour monsieur Larcheter. Vous êtes l'invité demain du congrès des maires ruraux de France au palais des congrès du Futuroscope dans la Vienne et donc vous serez face à plus de 10000 ma.

Vous en parliez tout à l'heure, Sébastien Lecornu a récemment annoncé un grand acte de décentralisation en attendant notamment des propositions venant des élus locaux. La plupart des maires nous que nous avons interrogés, il n'y croient plus du tout à ces promesses de décentralisation. On leur a fait le coup trop de fois.

Qu'allez-vous leur dire demain à ce sujet ? Et puis d'ailleurs vous, est-ce que vous y croyez vraiment à ce grand acte ? Moi, j'en renonce jamais.

Ça fait des années que nous parlons d'un nouveau souffle de la décentralisation. Euh, tout est prêt. Le Sénat, il y a beaucoup travaillé de manière d'ailleurs transgro politique.

Nous avons sorti un ensemble de propositions en 2023. 15 propositions pour retrouver le pouvoir d'agir. Nous avons déposé les propositions de loi en 2024 donc et la semaine prochaine, je réunis notamment dans le cas du socle commun, je réunirai et je verrai aussi les présidents de groupe d'opposition minoritaires pour que le Sénat puisse faire des propositions avant le 31 décembre.

Je leur dis que il faut jamais désespérer, faut y croire. Je pense qu'il faut être très pragmatique. On a besoin de retrouver de la liberté.

On a besoin de retrouver de l'autonomie fiscale et financière. Il faut clarifier les rapports entre l'État et chaque strat de collectivité, les communes, les départements et les régions. Hier, je travaillais avec un certain nombre de départements.

Avant-hier, je recevais Carole Delgat pour en parler au niveau des régions. Et donc ce que nous ferons demain, c'est bien sûr passer un message, mais aussi écouter ce que nous diront les maires ruraux. Et d'ailleurs, c'est un peu un symbole.

J'y vais avec la présidente de l'Assemblée nationale parce que je pense que c'est tout à fait essentiel que l'ensemble de la représentation nationale partage les préoccupations de celles et de ceux qui sont le socle de la République. Aujourd'hui, les 35000 communes, c'est le socle de la République. Et Delphine Blanchard, vous avez une autre question pour Gérard Larchet.

Ouais. Est-ce est-ce que vous pensez vraiment que ce soit une urgence pour les Français à l'heure où ils se mobilisent pour boucler leur fin de mois et où ils regardent les prix de de l'essence à la pompe que les syndicats manifestent une nouvelle fois la semaine prochaine, on en a parlé. Est-ce qu'il y a vraiment un grand acte de décentralisation ?

C'était vraiment une priorité, c'était vraiment le la première chose à annoncer. C'est pardonnez-moi la vie quotidienne des Françaises et les Français. Elles se jouent d'abord dans leur commune.

Vous savez le matin quand ils conduisent leurs enfants au collège, c'est le département. Quand les plus grands vont au lycée, c'est la région. Donc agir sur la vie quotidienne.

Je crois que les Français attendent de nous une capacité à faire la synthèse et à nous écouter et parfois à prendre des décisions communes, mais ils attendent aussi des réponses dans leur vie quotidienne. Ce qu'on appelle la proximité. Or, la proximité c'est vraiment quelque chose de tout à fait essentiel.

Et il y a un deuxième principe peut-être difficile à comprendre qui s'appelle la subsidiarité. Ce qu'on peut faire en proximité, on le on le fait mieux en proximité. que de manière centralisée.

Merci Delphine. Et on regarde et on regarde la de la nouvelle République. Gérard Lar dans dans son interview à la presse régionale, Sébastien Lecorn a promis un grand acte de décentralisation.

Ça fait depuis 2017 Macron promet cet acte. Est-ce que vous pensez que cette fois c'est la bonne ? Écoutez, en tous les cas, j'allais dire chiche et nous sommes prêts.

Nous allons actualiser nos proposition euh en tous les cas, je en ai parlé. Manuel Macron. J'ai dit qu'on ne pouvait plus attendre et que en plus ça contribué.

Ce que nous venons d'entendre de la part de votre concert, c'est que les gens se disent et notamment les élus mais c'est pas vrai, ça va, on n'y arrive pas quoi, on y croit plus. Ça fait combien de congrès qu'on parle dont on parle de ça que ça soit dans le domaine du logement ? Est-ce que la crise du logement de la manière de s'en sortir, ça n'est pas par exemple de confier à la commune ?

Est-ce que dans le champ social où nous voyons un certain nombre d'abrations dans le champ social, est-ce que ça n'est pas en confiant plus au département ? Mais qu'est-ce qu'il vous dit Emmanuel Macron ? Pourquoi on en voit pas la couleur depuis 8 ans ?

Parce que je pense qu'il n'y croyait pas au départ, ça été un de nos motifs d'ailleurs de véritable, j'allais dire désaccord entre nous. Et aujourd'hui, je pense que la situation du pays nécessite la proximité. J'insiste là-dessus.

Le ciment de la République aujourd'hui, c'est d'abord les territoires. Stéphane. Est-ce que vous comprenez bien ce que Sébastien Lecornu a en tête quand il parle de grand acte de décentralisation ?

Il parle essentiellement et avant tout de redéfinition des compétences. Il vous a adressé un courrier vendredi dernier ainsi qu'à la présidente de l'Assemblée nationale, les présidents de région, de département dans lequel il vous demande de d'avoir une contribution et il définit un certain nombre de thèmes qu'il voudrait vous voir étudier ou sur lesquels il attend vos propositions. La santé, l'environnement, le logement, l'urbanisme, le sport, la culture.

Là, on parle de quoi en fait ? On parle de on parle d'un réaménagement mais pas de suppression de strat de collectivité. C'est clair, il faut être pragmatique et concret et notamment dans la situation politique dans lequelle nous sommes.

Et puis on va pas faire des big bang tous les 10 ans ou tous les 15 ans. Je crois que la première des choses à examiner, c'est les relations entre l'État et chaque niveau de collectivité territoriale. L'état central, l'état déconcentré en région, central, l'état territorial et la commune par exemple.

Je parlais d'urbanisme et de logement et de simplification. Euh je parlais de social pour les départements il y a un instant pour les régions. La question de la formation tout à fait essentielle y compris avec les partenaires sociaux ou la question de l'orientation.

Je crois qu'il faut se donner des objectifs simples, pragmatiques, concrets qui peuvent être mis en œuvre rapidement et rendons rendons à François Baou et au travail qu'il a fait Runo Rotaillot notamment ce qu'il a annoncé à Chartre, c'est-à-dire de donner au préfet des concentrations et bien l'autorité sur l'ensemble des services de l'État, c'est un motif, j'allais dire d'espérance pour le notamment le couple préfet maire et préfet président de conseil des Concrètement, ça veut dire le l'affaiblissement voir la suppression, la disparition d'un certain nombre d'agences. Alors c'est naturellement d'abord retrouver de l'autorité puisque partie des agences s'échapper complètement aux représentants de l'État territorial, y compris dans une région chère au cœur d'Ouest-France euh à Bretagne euh on a vu de quelle manière euh il y avait cette perte de capacité et donc ça m'a paraît tout à fait important de le faire mais je dis il faut que ça soit du concret sinon ce sera j'allais dire une annonce de plus. Attention, il y a tellement eu d'annonces et tellement de déceptions.

C'est c'est remettre de l'autorité ou supprimer des agences de l'État. Il y a une rapport excellent ici de Christine Lavar et de Pierre Baros. Euh je pense que vous verrez une proposition de loi qui est déposée dans quelques jours notamment par le Groupellaire. 1400 agences et opérateurs de l'État.

C'est un mode d'organisation qui est totalement inadapté. Voilà pourquoi il faut faire cela parallèlement à cet effort de décentration. Mais juste cela c'est quoi ?

C'est en supprimer bien sûr et en fusionner. Est-ce qu'il y a des doublons ? Est-ce que dans un département où il y a une agence d'ingénierie, est-ce qu'il faut encore une agence nationale de cohésion des territoires ?

Ça coûte cher et en plus ça ne clarifie pas des relations entre l'État et la strade de collection. C'est ce que proposait déjà Méline Monchalin en début d'année. En fait, on est dans la continuité de choses qui ont déjà été engagé en qui ont été annoncé pas engagé.

Euh engagé concrètement, c'est vraiment la décision de Chartre du précédent Premier ministre. Vous parlez vous parlez beaucoup des structures d'état, des agences et vous parlez aussi beaucoup des maires qui ont été quand même dépossédés de pas mal de compétences au fil des années au profit d'unfeuille que les auquel les Français ne comprennent plus beaucoup. Est-ce que ce feuilles c'est pas aussi le moment d'en reparler ?

Mais le vrai 1 feuill, ce sont les normes qu'on a imposé euh aux collectivités en disant en disant 40 % de plus du code général des collectivités territoriales. Euh code de l'urbanisme en 20 ans, j'allais dire plus 100 %, code de l'environnement en 20 ans quasiment plus 1000 %. En fait, c'est pas le 1000 feuilles, c'est la complexité, la surnormalisation qui s'est imposée.

Regardez aujourd'hui pour faire un plan d'urbanisme, ça parle aux citoyens, un PLU. Entre l'époque où j'étais ber à Rombouillé et ma successeur qui est excellente, il faut deux fois plus de temps pour refaire le même document. On a des agences, des intervenants.

Autour d'une table, il y a 50 personnes. Il faut redonner le pouvoir d'agir au maire qui veut pas dire qu'il doivent pas être contrôlés, mais il faut redonner le pouvoir d'agir sans supprimer aucune strate. Ah non, c'est pas le débat aujourd'hui.

Vous savez, le département c'est un élément de proximité et quand j'étais élu en 2014, président du Sénat, on devait supprimer les départements. Je me souviens bien, François Hollande avait cet objectif. Et puis au mois d'août commencé à hésiter.

Il a dit "On gardera des départements ruraux." Puis j'ai été le voir après mon élection. J'ai dit ça jamais.

Je dois dire que inventons parce que c'est notre histoire. Le département il est lié, j'allais dire à la révolution française, à la construction en même temps des communes. C'est pas par nostalgie que je dis ça.

C'est ce besoin de proximité. On on parlait de de l'état d'esprit des mèes. Il y a des municipales dans 6 mois.

Est-ce que vous redoutez un nombre de communes sans aucun candidat ? J'espère que non. Je je m'interroge sur le nombre de communes, il n'y aura qu'une seule liste.

Ce qui est un petit sujet pour la démocratie. D'autant plus que maintenant nous allons être en scrutin de liste partout, ce qui favorise bien sûr la parité parce que les municipales, c'est aussi un temps de débat, de choix, donc de démocratie vivante dans la proximité. On en a, elle est en danger aujourd'hui la démocratie locale, elle vit pas mal. elle vit pas mal.

Mais vous voyez beaucoup de maires euh qui ont vécu ce mandat qui avait quand même, on l'a oublié, débuté avec le Covid dans des conditions d'élection extrêmement difficiles et donc ils ont été, je dire des maires courageux euh et dans une demande et une tension collective qui est forte. On a vu les violences vis-à-vis des élus, on a vu les exigences. Il faut que ce pays retrouve le sens du collectif.

C'est d'abord à partir de la commune à mon avis qu'on retrouvera le sens du collectif. Il y a un autre aspect des choses autour des municipales, c'est qu'on voit qu'il y a une progression par capillarité du Rassemblement national notamment au milieu rural depuis des années. Le le vote Eren monte beaucoup.

Est-ce que vous pensez que on pourrait à l'automne prochain, à l'occasion des sénatoriales voir arriver au Sénat un nombre suffisant de sénateurs rassemblement national pour créer un groupe, c'est-à-dire plus de plus 10 sénateurs ? Oui, mais tout dépendra du résultat des municipales. Tout dépendra sur 35000 communes, vous le savez bien, il y en a plus de 30000 dans lequel ça n'est pas le choix politique, mais le choix d'une équipe.

Et donc naturellement, il faut être attentif, j'allais dire pour les élus à la composition des listes. Et si les Françaises et les Français choisissent, j'allais dire des des représentants qui eux-mêmes parce qu'ils seront délégués sénatoriaux au suffrage universel indirect choisi des sénateurs du Rassemblement national, ce sera une réalité qui traduira l'état du pays. Je combats, vous le savez, de manière déterminée le Rassemblement national parce que je pense qu'il n'apporte pas les réponses dont notre pays a besoin.

à nous d'être en capacité de faire des propositions français dans leur vie quotidienne. C'est une des responsabilités de ma famille politique. C'est aussi une responsabilité les sénateurs tous ensemble ici quel que soit leur sensibilité.

Dans sa lettre au M Sébastien Lecnu promet l'aboutissement du texte sur le statut de l'élu avant les municipales. Est-ce que pour vous ce doit être le texte prioritaire de la rentrée parlementaire ? J'ai demandé son inscription parce qu'on est en nouvelle lecture.

Le texte, il a été voté à l'unanimité. Vous savez, les moments d'unanimité dans ce pays, faut plutôt les cultiver. Il a été voté ensuite à l'Assemblée nationale près de long débat à l'unanimité.

Je pense qu'il faut maintenant le conclure parce qu'on est maintenant à 6 mois des municipales et que il faut que les élus connaissent leur statut. Leur statut qui n'est pas qu'une affaire d'indemnité, loin de là. Quelle formation, quelle place dans la société, quelle place par rapport à la vie professionnelle, à la vie familiale, l'accueil de jeunes élus.

Je pense au statut d'élus étudiants. Je pense au statut aussi des élus qui ont un handicap. C'est tout ça euh qui est euh aujourd'hui euh présent dans le texte.

Donc il sera à l'ordre du jour dès la reprise des travaux parlementaires. C'est ma demande expresse. Il y a il y a il y a une une autre demande un autre texte euh qui fait débat, c'est le texte sur la fin de vie.

Le Sénat devait l'examiner le 7 octobre. Est-ce que ce calendrier sera maintenu ? Non, parce que vous voyez bien, il pourrait être décalé.

Euh mais ça dépend du gouvernement. aujourd'hui euh son inscription. Naturellement s'il est inscrit, nous l'examinerons.

Je peux vous dire que la commission des affaires sociales, il travaille avec ses Mais vous nous dites non pour le 7 octobre. Ben, c'est pas possible puisque nous devrons avoir un débat de politique générale et je pense que ça pourrait être dans les la semaine ou la semaine d'après. Mais mais ce sera au mois d'octobre a priori.

Oui. Vous vous entendez elle brun piv elle défend ce texte. Elle elle ne comprendrait pas qu'il soit décalé.

Je veux qu'il y a un débat ici qui soit serein, qui soit ouvert. Il ne concernera pas d'ailleurs que la commission des affaires sociales. Je pense notamment à la à la commission des lois et sur ce sujet.

Il faut un débat qui aille au fond. Mais c'est pas que la fin de vie, c'est les soins palliatifs. Car la première des choses, c'est est-ce qu'on offre à tous les Français des soins palliatifs dignes de ce nom ?

Ça n'est pas vrai aujourd'hui. Il y a donc une exigence majeure, y compris pourtant le respect de la personne. Voilà pourquoi je souhaite que le débat ici soit approfondi autant sur les soins palliatifs que sur la question de la fin de vie qui correspond à l'intime de chacun aussi dans son appréhension, dans le respect à la vie.

Et je souhaite que ce débat ici soit exemplaire. Quit du du texte sur le statut de la Corse sans doute plus tard et vous connaissez ma position. Le gouvernement doit suivre l'isseil d'État.

C'est clair. La notion de communauté n'existe pas dans notre constitution. La terre, le Conseil d'État a dit qu'il ne connaissait pas ce concept et moi personnellement, ce sera non s'il n'y a pas le contrôle du parlement.

Par contre, en imposant que le contrôle du parlement ait lieu dans un délai raccourci parce que c'est vrai, pas le parlement. On ne les exécutifs ne transmettaient pas les demandes. Je pense que vis-à-vis pas simplement de nos compatriotes Cor nos compatriotes ultramarins, on ne peut pas ne pas répondre à ce que prévoient les textes.

Donc c'est clair sur la Corse. Je ne céderai pas sur les viictions du parlement. Je l'ai écrit à François, je l'ai redit.

Plus tard, c'est quand ? C'est avant la fin de l'année ou vous souhaitez 201 ? dépend du gouvernement là maintenant hein.

Et on va parler d'un autre statut celui de la Nouvelle-Calédonie dans quelques instants. Mais d'abord, on va parler de la mobilisation des agriculteurs. De nouveau mobilisé aujourd'hui et demain à l'appelle de leur principal syndicat la FNSEA, on va aller à Renn retrouver Stéphane Beigier, directeur de l'information de TVR.

Bonjour Stéphane, merci d'être avec nous pour interroger Gérard Larch sur cette mobilisation des agriculteurs. Oui, président Gérard Larcher, bonjour. Bienvenue en Bretagne, terre agricole et d'élevage par excellence.

Ou a dit demain une grande manifestation sur nos territoire à l'appel de la FNSEA. Il y a beaucoup d'inquiétude du monde agricole principalement sur les accords Mercur. Président, le Sénat peut-il agir aujourd'hui pour bloquer ou amender l'accord UE Mercosour ?

Et puis d'autre part, est-ce que les sénateurs peuvent-ils envisager des contemesures qui soient réellement efficaces pour protéger nos productions local ? D'abord, bonjour. Vous savez, la Bretagne est aussi cher à mon cœur du côté de l'île de bas, vous voyez au large de Roskov, je vois aussi le travail extraordinaire dans le pays Lyon de cette agriculture à la fois de qualité, respecteuse de l'environnement et qui donne une identité.

Il y a quelques jours sont sortis les chiffres conjoints de l'ania et des chambres d'agriculture. La part de notre pays au plan mondial, son agriculture est en train de régresser la vitesse grand V. Vous savez importation + 16 % dans les 6 premiers mois de l'année, exportation + 1 %.

Aujourd'hui, nous avons un problème de reconnaissance et de niveau de notre puissance agricole. Et ce que demain la FNSA va nous dire, c'est qu'on combat à armes inégales. On combat à armes inégales avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles que nous et nous-mêmes, nous avons des règles parfois beaucoup plus difficiles que le reste des pays de l'Union européenne.

Et donc après ce débat un peu surréaliste que nous avons eu cet été autour de la cétamipride et autour de la loi du Plom Menonville, qu'est-ce que cherchait et qu'est-ce que cherche la loi du Plombonville ? L'essentiel d'ailleurs à être mis en œuvre, c'est à ce que nous luttions à armes égales dans une agriculture de qualité mais dans lequel on lui met pas des entraves. Le Mercosour que vous me posez là aussi il faut des clauses miroir.

On ne peut pas fermer les yeux sur certaines importations qui se feraient dans des conditions que nous n'acceptons pas ni dans l'Union européenne ni en France. Il se trouve que la Commission européenne a scindé en deux, j'allais dire la corcoso pour contourner les parlements nationaux. Nous sommes déterminés au côté notamment de la ministre de l'agriculture, ne sera-t-elle demain, je le souhaite, mais ça ça m'appartient pas, à ce que nous fassions valoir à la fois ces clauses miroirs et à la fois, j'allais dire une équité de traitement dans le domaine de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire.

On entend votre détermination, mais est-ce que la France a encore les moyens de peser sur cet accord ? C'est bien pour ça, ça nous reconduit au budget. Je pèse si j'ai de la souveraineté.

Si je suis crédible financièrement, en tous les cas, nous nous sommes déterminés. On baisse pas les bras. Merci Stéphane Benier, merci d'avoir été avec nous depuis Renn.

Stéphane, d'autres questions sur l'agriculture ? Oui, vous venez d'évoquer la loi du Plombénonville. Vous avez vu qu'elle avait recueilli 2 millions de signatures contre elle.

Est-ce que est-ce qu'il faut la revoir ? Écoutez, l'essentiel de la loi a été admise euh sur la cétamide. La lecture du Conseil constitutionnel donne la voix et je pense que nos collègues ont sans doute l'intention, nos collègues du Plot et Mononville de redéposer une proposition de loi.

Je leur ai donné le conseil simplement parce que quand on lit l'isseil constitutionnel que on demande l'avis du Conseil d'État, en tous les cas, je suis disposé puisque la Constitution me permet de le faire s'ils en sont d'accord. Simpallèlement à cela, on va prendre était dans les Hautes Alpes, je l'ai évoqué. Aujourd'hui, on a une forme d'hypocrisie.

Aujourd'hui, nous ne savons pas par exemple produire des noisettes dans notre pays du fait du retrait d'un certain nombre de substances qu'il faut utiliser, j'allais dire de manière objective avec la raison nécessaire. Mais on ferme les yeux sur ce qu'on importe de Turquie. Et d'ailleurs, et d'ailleurs, ce sont les produits qui sont les produits au plus bas prix et qui sont ceux achetés par les gens les plus modestes.

Il faut qu'on se dise la vérité. Ne fermons pas les yeux. Je pense que dans la mobilisation des agriculteurs, il y a cette dimension.

Soyons traités avec équité notamment au sein de l'Union européenne. Ils vont la redéposer quand leur proposition de loi messieur Dup, ça leur appartient. Mais en tous les cas, l'essentiel, je pense bâtiment d'élevage, je pense aux questions d'eau, je pense aux approches territoriales de la loi du plomb Mononville.

Le seul point qui a été censuré, mais pour des raisons, il faut lire la décision du Conseil constitutionnel sont d'abord des raisons juridiques qui ne sont pas totalement effondé. Vous voyez, je ne critique pas le Conseil constitutionnel. Mais vous attendiez à ce que cette pétition fasse 2 millions de signatures.

Non, mais parce qu'on est parti dans une partie d'irrationnelle. Est-ce que les gens avaient réellement lu ? Euh je pense sincèrement que aujourd'hui euh il faut qu'on retrouve la raison sur ce sujet.

Euh quand on regarde y compris les dernières publications sur la viticulture, on voit qu'on en a fait une lecture partielle. Je pense il faut retrouver parfois le chemin de l'objectivité et puis dire aux français est-ce que vous voulez qu'on ait une souveraineté alimentaire ? Et vous dites que le conseil constitutionnel n'avait pas complètement tort.

Du coup, vous regrettez les critiques qui ont eu lieu sur le conseil constitutionnel notamment notamment dans votre camp. de président du Sénat, c'est de regarder les attendus du Conseil et de se dire que on doit les prendre en compte et donc ne pas le critiquer. Je m'interdit pas de critiquer, mais moi comme je suis quelqu'un de positif, une fois que la page est tournée, faut écrire une nouvelle page.

Alors, on va aller en en Nouvelle-Calédonie. Nouvelle-Calédonie, en juillet, dans votre département des Ivines a été signé l'accord de Bougival entre loyaliste et indépendantiste. Il prévoyait la création d'un état de Nouvelle-Calédonie doté d'une nationalité propre mais inscrit dans la Constitution.

Depuis juillet, les indépendantistes sont divisés, le FLNKS le rejette. Pour en parler, on va à Numéa en Nouvelle-Calédonie. On retrouve Nicolas Vignol.

Bonjour Nicolas, merci beaucoup d'être avec nous. Rédacteur en chef de la voie du caillou avec des questions pour Gérard Larch sur ce sujet. Oui, bonjour.

Bonjour monsieur le président. Bonjour. Euh vous connaissez fort bien la Nouvelle-Calédonie.

Vous y étiez encore en novembre de l'année dernière et vous avez participé à l'Élysée avec le président de la République, votre collègue de l'Assemblée nationale galon privée et piv et le premier ministre Emmanuel Vas Vals, ministre des outresemères à la séance de clôture des négociations de Bougival et donc de la signature de l'accord. Depuis cette signature, le gouvernement, il y a la crise politique en métropole. Donc un blocage institutionnel qui empêche la mise en œuvre de cet accord d'une part et d'autre part il y a la prise en compte du rejet de l'accord de Bougival par le FLNKS alors même que sa délégation avait signé l'accord mais les membres de la délégation ont été sanctionnés en tous les cas écartés du FLNKS donc il y a deux blocages et pourtant Bougival avait suscité un grand espoir en Nouvelle-Calédonie et suscite toujours un grand espoir mais du fait de ces blocages à la fois de politique nationale et de politique locale.

La crainte est que cet espoir en bougival se transforme en terrible désillusion. Selon vous, est-ce que Bougival est mort ? Tout d'abord, en vous saluant, en vous disant mon attachement à la Nouvelle-Calédonie, car ça n'était pas mon premier déplacement.

Vous savez que j'avais prononcé il y a quelques années le mot souveraineté partagée. Je sais que j'en avais parfois heurté certains. Vous vous en rappeler en fait Bougival c'est la conciliation entre la souveraineté et l'appartenance à la République française.

Et donc c'est un espoir qu'on n pas le droit d'éteindre. Je note d'ailleurs que une partie de ceux qui réclament la pleine souveraineté, je pense à l'Unipalica, font une campagne d'explication. Pourquoi ils ont signé Bougival ?

Pourquoi ils assument leur signature à Bougival et qu'ils le font parallèlement aux républicains, aux loyalistes, à l'éveil occanien ou à Calédonie ensemble. Alors, le Sénat a déposé une proposition de loi, je le rappelle organique pour le report des élections provinciale et j'ai demandé qu'elle soit examinée immédiatement après le discours de politique générale parce que nous n'avons pas le droit de décevoir ceux qui ont eu le courage de cheminer les uns vers les autres alors que tout devait les opposer. La deuxième des choses et c'est là où il nous faut un exécutif, le ministre d'État Emmanuel Vals, a continué à avancer dans un dialogue pour préparer la proposition de loi le projet de loi constitutionnel et naturellement au Sénat, nous l'attendons dans la foulée.

Donc il me paraît tout à fait essentiel qu'on avance et c'est pour moi dans les priorités législatives peut-être la première priorité car des hommes et des femmes qui avaient du mal à se parler ou qui avaient en tous les cas du mal à conclure, ils ont été capables de faire à bougival un pas décisif. On ne doit pas le décevoir pas simplement pour eux mais pour l'ensemble de nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie quelle que soit leur sensibilité. Nicolas oui c'est c'est si je peux me permettre c'est d'autant plus important qu'il n'y a pas de plan B.

Après, si Bougival ne fonctionne pas, on ne sait pas très bien où va aller la la Nouvelle-Calédonie qui et vous l'aviez constaté vous-même en novembre 2024 sort de la crise de l'insurrection menée par la CCAT qui a entièrement détruit l'économie, le social et surtout la confiance qui existait entre les Calédoniens. Mais d'un point de vue économique, quel rôle peut jouer le Sénat dans la relance, dans la reprise de l'activité et surtout dans le dans le renouveau de la confiance qu'on peut avoir entre nous les Calédoniens. Le vivre ensemble, vous l'avez évoqué, quelque chose d'essentiel.

Nous avons le budget et nous savons que le soutien à la Nouvelle-Calédonie par différents dispositifs budgétaire direct près garanti est indispensable. Nous aurons une attention particulière pour la Nouvelle-Calédonie dans nos débats budgétaires comme dans nos débats organiques ou constitutionnels. C'est pour moi, j'allais dire une petite exception que nous devons faire pour la Nouvelle-Calédonie.

Voilà pourquoi on n pas le droit d'échouer parce que vous l'avez dit, il y a pas de plan B. Parce que le plan B, c'est des communautés qui se tournent le dos, qui n'ont plus de capacité à vivre ensemble et on sait comment ça se termine. On l'a vu dans d'autres pays, on a le devoir, j'allais dire de faire République ensemble, y compris dans cette construction particulière. suis généris euh un état caléonien inscrit dans la République française avec une partie de compéten régalienne transféré.

Euh voilà des réalités qu'il faut mettre en œuvre. Merci Nicolas Vignol, merci d'avoir été avec nous depuis la nouvelle qu'elle est donné rédacteur en chef de la voie du caillou. Gérard, on voulait terminer par une question un petit peu plus personnelle.

Est-ce que vous serez de nouveau candidat à la présidence du Sénat dans un an ? Écoutez, moi je suis un homme qui prend, c'est mon côté paysan vétérinaire, je prends une saison après l'autre. Donc je ne euh répondrai pas sur ce sujet.

Je suis pleinement président du Sénat. Je le fais avec le même enthousiasme que le premier jour et euh chaque chose en son temps, nous verrons. Il il se murmure que vous êtes entouré d'une jeune garde de sénateurs.

Est-ce que vous prépareriez une succession ? Non, il y a une jeune garde de sénateur, il y a une garde aussi pleine d'expérience. Il y a des hommes et des femmes de grande qualité ici euh au Sénat.

On travaille ensemble et euh le sujet euh que vous évoquez c'est un sujet qui viendra le moment venu. C'est vrai avec les présidents de commission, c'est vrai avec les présidents de groupe politique. Très honnêtement, euh être président du Sénat aujourd'hui, c'est une responsabilité importante. et en même temps est tout simplement le capitaine d'une équipe qui parfois a des couleurs différentes mais d'une équipe qui a envie de servir de notre pays.

Merci Gérard Larchet, merci beaucoup d'avoir été notre invité face à la presse régionale. Merci Stéphane Vernet, merci Fabrice Vessedon et on va analyser tout de suite votre interview avec Nichel Damon et Benjamin Morel. [Musique] Et on va revenir sur cette interview de Gérard Larch face à la presse régionale.

Rebonjour Michael Darm, éditorialiste politique I24 News et public sénat Benjamin Morel constitutionnaliste. Vous avez on l'imagine suivi avec attention cette interview de Gérard Larch. On va peut-être commencer par le début par la par la partie nationale.

Gérard Larch optimiste sur un accord de gouvernement mais pas automatique avec quand même des lignes rouges. Bien sûr parce que pour LR il y a aujourd'hui un impératif qui est un impératif de ne pas tout céder tout bêtement parce que bien si je LR devait tout céder notamment aux revendications du Parti socialiste qui comme on l'a dit aujourd'hui est un peu la route secours nécessaire pour Sébastien le cornu bah ce serait pour les républicains un danger politique. Il y a deux grands parties d'élus locaux en France, c'est le PSLR.

On a des municipales bientôt a un premier risque. Le deuxième risque, c'est que aujourd'hui vous avez une pression du Rassemblement national. Si notamment LR devait céder sur des points fondamentaux, par exemple concernant les hausses d'impôts, et bien il y a un risque que Marine Le Pen dise nous on fait tomber le budget et on fait tomber le gouvernement parce qu'en fait on est cohérent parce que nous sur la fiscalité on a au moins dit que et ben il n'y aurait pas de taxe supplémentaire et qu'on voulait tout parier sur les économies.

Regardez, LR et bien prône le fait d'être un parti de gouvernement, un parti qui est là-dessus extrêmement cohérent et le parti du sérieux budgétaire et fiscal. Or et bien pour le coup, ils n'ont pas tenu cette ligne. Donc il y a un vrai risque pour LR de trop se compromettre d'une certaine façon aujourd'hui dans les concessions.

En même temps, quand vous regardez les enquêtes d'opinion, et bien l'électorat le plus attaché à la stabilité, c'est l'électorat de centre-droit. Et donc LR a cet impératif, mais il a également l'impératif de ne pas être le parti qui va créer de l'instabilité. Et c'est aujourd'hui dans cette forme de yatus, de contradiction et bien que ce meuble est LR.

Et avant de tous entendre, Nickel, on va réécouter hein ce que disait le le président euh du Sénat sur un accord de gouvernement avec les Républicains. Il faut qu'il établisse notamment avec le socle Cuba euh qu'on a appelé un contrat mais qui peut être une lettre cadre, une feuille de route dans lequel vous avez les quatre cinq piliers, pilier budgétaire, pilier régalien. Le sujet par exemple euh euh de la politique de sécurité, de la politique migratoire, mais aussi sujet de la décentralisation.

C'est en fait la seule annonce qu'il est faite aujourd'hui, c'est l'annonce de la décentralisation. Il est possible, ça va être difficile mais on voit bien que en tout cas le le cadre est posé et ce qu'on disait tout à l'heure se confirme et ce sera un accord de gouvernement. il il évolue en disant lettre cadre feuille de route pas parce que pour pouvoir donc peut-être assouplir la forme.

Mais le principe est là, ce ne sera pas un soutien automatique. Il faudra que les points portés par LR qui effectivement depuis depuis quelques temps est sorti de l'oubli est redevenu un parti de gouvernement est revenu au gouvernement par les opportunités politiques et et et les situations que que l'on connaît maintenant a intérêt à vouloir y rester parce que c'est c'est ainsi que ils pourront préparer à la fois l'échéance très très courte à venir de l'élection élections municipales mais surtout l'élection présidentielle pour pouvoir se forger aussi une une capacité d'une cré crédibilité à pouvoir prétendre à gouverner le pays. Donc de ce point de vue-là, oui, on sent bien que là il le temps de la on va dire du sacrifice qu'on évoquait tout à l'heure est terminé.

C'est maintenant dans le cas d'un accord avec les points donc politiques portés par par LR que cela pourra se faire et dans le sur le territoire du socle commun. Il a beaucoup répété le le socle commun pour bien périmétrer ce qui accroit paradoxalement la difficulté pour Sébastien Cordu. Et parmi les points qui font débat, il y a la question de la taxation des ultra riches.

On va écouter ce que nous en disait GACH il y a quelques minutes. Nous sommes déjà la médaille d'or des prélèvements obligatoires. Ah oui, en Europe.

Second ce que savez Michel Barnier. Oui. Seconde chose, est-ce qu'on recherche plus d'équité fiscale ?

La réponse est oui. Mais est-ce qu'on revient en recette de 1981 ? Ma réponse est non.

Parce que s'il faut taxer uniquement le patrimoine, pardonnez-moi, ça sera une manière d'empêcher ce pays de redécoller. Donc rechercher l'équité fiscale, c'est un travail que nous conduisons d'ailleurs depuis plusieurs mois. Je pense au holding patrimonial, je pense à un certain nombre de niches, je pense à la lutte contre la fraude fiscale et sociale.

Voilà pourquoi je souhaité comme le premier ministre d'ailleurs puisque nous étions tombé d'accord il y a quelques jours sur ce sujet que parallèlement au dépôt du budget il y a le projet de loi justice fiscale et sociale. Alors non à la taxe dumane, non à la taxation sur le patrimoine s'il a redit très clairement. Euh il en trouve quand même la porte à une autre forme de taxation des plus riches.

Oui. D'abord parce qu'il y a une demande hein et alors une enquête qui certes a été commandée par le Parcialisme donc évidemment il y a des questions qui n'ont pas été posées qui auraient pu être posées mais montre que même dans l'électorat ALR il y a aujourd'hui une demande et bien de taxation des plus aisés à tort ou à raison. Est-ce que c'est efficace économiquement et cetera ?

C'est pas moi qui me prononcerai. Je ne suis pas économiste mais néanmoins, il y a cette demande assez largement partagée et c'est une demande qui qui plus est nécessaire si vous voulez avoir un pact de non censure avec les socialistes. C'est-à-dire que c'est je dirais le SMIC politique minimal pour parvenir à un accord et il est loin d'être certain que ce soit suffisant.

Donc d'un point de vue pragmatique là-dessus il y a la nécessité de donner des choses. Après, est-ce que un ce sera suffisant ? Est-ce que ce sera suffisamment symbolique pour que le PS puisse rentrer dans un pact de non censure et en même temps à ses raccords pour ne pas que justement LR apparaisse comme étant un parti qui ne tient pas la ligne et n'est pas cohérent sur ce sujet-là ?

Bah ça va être toute le tout le ça va être tout le sujet des négociations pour l'instant. Je reprends l'expression qui a été évoquée tout à l'heure, on en est loin. Oui.

Et ça touche au sujet euh au fond qui est celui euh qui doit être à mon avis au cœur enfin d'après ce qu'on l' comprend aussi au cœur des discussions entre Sébastien Lecnu le président de la République. Parce qu'en réalité ces concertations qui sont menées euh facialement et parce qu'elles ont aussi un rôle politique euh ell elles occultent la véritable seule concertation qui vaille en ce moment, c'est celle entre les deux têtes de l'exécutif parce que Sébastien Lecnu doit obtenir de la part d'Emmanuel Macron une concession, un des tricotage symboliques de son de son corpus depuis le début et en particulier sur la fiscalité de façon à pouvoir justement amener les socialistes à pouvoir faire ce pas Et c'est là le l'essentiel. Et paradoxalement une fois de plus, Emmanuel Macron va être enclin, peut être enclin à lui accorder cela parce que c'est le plus proche, parce que c'est le dernier euh comment comment on l'a on l'a souligné et qu'il doit porter euh cette cette et parce que c'est la dernière cartouche aussi.

Et absolument et donc on voit et donc détricoter euh une partie du du corpus de de Macronist avec le mantra sur la fiscalité qui devait être intouchable. Euh c'est euh je dirais le le le cœur du dispositif. Et c'est la raison pour laquelle le président l'archer a aussi bien pointé cela en disant pas question de revenir à 1981, c'est-à-dire pas d'impôt sur voilà sur la sur la fortune, pas massacrer justement la possibilité de pouvoir remettre de l'investissement, réinjecter de l'économie du financement dans l'économie française pour que le pays redécolle.

Le terme redécolle est quand même très intéressant hein parce que ça veut dire que c'est aussi le constat de la gravité de la situation. Un dernier mot puisque Gérard Lchet c'est aussi beaucoup exprimé sur la question de la décentralisation. Il nous a dit euh qu'il allait recevoir les les membres du socle commun ici euh au Sénat euh la semaine prochaine et euh qu'il en avait parlé avec Emmanuel Macron qui semble prêt à un tournant sur ce sujet.

Alors, il va falloir voir ce qui en effet débouge tout bêtement pour deux raisons simples. D'abord parce que faire un grand acte de décentralisation à quelques mois des municipales et à moins d'un an d'une élection, enfin à un an et demi d'une élection présidentielle, c'est évidemment complexe parce que c'est pas quelque chose qui s'improvise, c'est quelque chose qui on est dans de la je dirais dans de la mécanerie dans de la machinerie extrêmement fine. L'autre élément, c'est que les collectivités territoriales ne sont pas vraiment d'accord entre elles.

C'est pas tout à fait un jeu à somn nul. Vous voyez ce que vous donnez au département, potentiellement vous le prenez à la région. Il y a pas tant de compétences de l'État aujourd'hui que vous pouvez décentraliser.

C'est essentiellement des compétences qu'il s'agirait de permettre réellement d'exercer en matière de fiscalité et de pouvoir normatif. Ça c'est loin loin d'être évident. Donc il y a en effet des grandes annonces.

Il y a loin de la coupe aux lèvres. Merci à tous les deux. Merci d'être venu ce matin pour cette émission spéciale Gérard Larch face à la presse régionale.

Merci à tous de nous avoir suivi et on se retrouve demain. Très bonne journée sur Public Sénat. [Musique] [Musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.

Une découverte hors du commun sur la côte nord-est du côentinte. Des sacs de chantier contenant 800 kg de cocaïne. Il y a des consommateurs y compris dans nos communes, dans nos petites zones rurales.

On trouve du produit partout maintenant. Il suffit de se connecter à des réseaux comme Snapchat ou ou autres pour tomber sur des vendeurs qui font leur publicité quoi. Ce qui nous a frapper, c'est l'ampleur du phénomène.

Il a été longtemps été urbain, métropolitain et maintenant tout le territoire est touché. Vous pouvez nous accompagner monsieur ? Ouvre votre coffre s'il vous voulez, il y a le chien qui va passer.

Et c'est comme ça aussi qu'on a du renseignement qui nous permet ensuite d'ouvrir des enquêtes plus complexes et de d'essayer de remonter les filières. Quand vous tapez sur un point deal, bah il se déplace et il va ailleurs. Ces opérations placen à son ou ailleurs, elles sont pas inutiles mais c'est pas suffisant.

Ce qu'il faut, c'est détruire l'entreprise. Sénat en action demain à 16h30 sur publicsen et sur publicsena.fr.

FR. C'est la rentrée sur Public Sénat et donc c'est la reprise de Sens Public, votre émission qui donne du sens à l'actualité. Débat, reportage, chronique et une nouveauté cette saison.

Vous pouvez réagir, poser vos questions à nos invités. Tous les matins, vous trouverez nos thèmes sur nos réseaux sociaux pour poser des questions en amont et puis un QR code apparaîtra sur votre écran pendant l'émission pour vous permettre de participer cette fois-ci en direct avec un message écrit, sonore ou même vidéo. Et donc pour cette nouvelle saison de sens public, on vous attend. [Musique] Tout de suite sur Public Senat. [Musique] Bonjour chez vous.

Je vous retrouve du lundi au vendredi à 7h30 pour une nouvelle saison et nous serons plus que jamais au cœur de nos régions avec nos invités, nos reportages, la presse régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'échonsable avec Arkema, matériaux innovants pour un monde plus durable. [Musique] Bonjour, nouveau numéro de pourvu que c'est dur, l'émission qui rend les coresponsables sur Public Sénat.

Aujourd'hui, on vous parle d'un sujet qui nous concerne tous puisqu'il s'agit de l'argent de tous les Français. Et là, les chiffres sont assez têtus et formels. Nos comptes publics sont nettement dégradés et la dette de la France atteint des proportions, il faut le dire, qui inquiète.

Alors, sommes-nous collectivement en surendettement ? Une crise financière nous menace-elle ? Comment reprendre le contrôle de notre destin financier ? réponse avec notre invité spécial le président de la Cour des comptes.

Bonjour Pierre Moscov ici. Bonjour. Merci d'être avec nous sur public sénat.

Alors sans vouloir évidemment dramatiser la situation, loin de moi cette idée, la situation budgétaire et financière de la France objectivement est-ce qu'elle est vraiment grave ? Est-ce qu'il y a un danger immédiat imminent qui pèse sur la France et qui nous menace ? Et je vais essayer d'être un peu circonstancié si vous le permettez.

D'abord, la situation est effectivement préoccupante parce qu'elle se dégrade fortement. Nous avons aujourd'hui un déficit qui est le plus élevé de la zone euro. 5,8 % du PIB, j'espère.

Je crois que c'est possible qu'il sera ramené à 5,4 à la fin de l'année. Enfin, c'est beaucoup plus à la fois que les 3 % auquel nous sommes engagés, beaucoup plus que la moyenne de la zone euro qui est très proche 3 % et c'est beaucoup plus que tout le monde en fait. C'est beaucoup plus que l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les autres grands pays de la zone euro et même les petits.

Il y a qu'un seul pays en Europe qui est dans une situation plus difficile que l'autre, c'est la Roumanie qui n'est pas un membre de la zone. Donc premier point sur le déficit, nous ne sommes pas bons. Nous ne sommes pas bons non plus sur la se compare aux autres.

B, il faut toujours se comparer.

#Direct 🔴 Gérard Larcher, invité spécial de Bonjour Chez Vous ! — Gérard Larcher · Pourquijevote