49.3, censure … : où va François Bayrou ? Retrouvez Le Club Le Figaro Politique
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
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nous sommes entre deux rives l'heure est grave le un 493 a été déposé par le Gouvernement aujourd'hui et après-demain mercredi et bien on saura si ce 493 est suivi d'une motion de censure adopté il est là le sujet et beaucoup de questions se posent alors où va François beou où va le Premier ministre où va la France insoumise qui elle vote systématiquement et les dépose les motions de censure et puis accessoir aussi où va le Conseil constitutionnel qui est un organisme fort important dans la vie de la 5e République c'est de cela dont nous allez parler avec tous nos experts avec la jeune garde du Figaro ce ce soir et ben vous allez passer vous allez voir un moment très éclairant à tout de suite [Musique] avec Julie ruise du du service économie bonjour Julie bonsoir Richard Richard Flurin du service politique du service débat et opinion et aussi parce qu' il écrit beaucoup mais du service actualité Paul Sugi bonsoir qui est également éditorialiste à C news et nous avons l'avantage de recevoir pierre jacométi qui est le fondateur d'un cabinet de conseil nocom c'est ça bonsoir bonsoir pierre euh alors euh Richard euh où est-ce qu'il va ce premier ministre est-ce qu'il le sait lui-même il navigue au grs des des obstacles non je pense qu'il sait il sait pertinemment où il va François François baayerou il sait faire de la politique il a il a de l'expérience et puis là où il va à très court terme c'est face à l'hémicycle qui devra comme vous l'avez très justement souligné qui qui devra voter une motion de censure vraisemblablement mercredi et a priori il va vers la non censure de l'emée nationaleis sociistes qui qui va voter la censure a priori alors les insoumis les écologistes et les communistes ça c'est quasiment certain et la question reste et ça c'est pas suffisant pour faire tomber le gouvernement non non c'est même pas c'est même pas suffisant si le RN joint ses voix aux trois composantes de la gauche puisque le Parti socialiste a annoncé qu'il ne voterait pas la censure ou en tout cas qu'il invitait ses députés à ne pas voter la censure la question c'est donc de savoir si les 66 députés socialistes voteront ou ou qui des 66 députés socialistes respecteront pas respectera pas les la consigne de vote du parti et selon mes calculs et selon les pointages dont on m'a fait part ça devrait passer parce que ceux qui sont très très tentés par la censure parmi les députés socialistes il y en aurait un peu moins de 20 entre 15 et 20 et donc ce serait pas suffisant pour pour cette dissidence ne serait pas suffisante si elle se réalise qui est pas encore certain serait pas suffisante pour faire tomber Baayou alors motion de censure sur le budget de l'État mais aussi motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale après je pense que tous les groupes parlementaires il y a pas de distinction qui est faite entre le budget de l'État le budget de la Sécurité sociale François Baayou actionne actionné les 2493 coup sur coup les motions de censure afférentes seront aussi voté coup sur coup il y a pas de raison que des groupes politiques des groupes parlementaires votent la censure sur le budget et pas la censure sur le PLFSS et ou vice-va Pierre G cométi on est plus dans la posture finalement que sur le contenu du budget là non c'est pas de la posture je pense que c'est une vraie stratégie une vraie tactique de François baayerou l'objectif François baayerou c'est de survivre oui c'est de s'installer dans la durée il a vu ce qui s'était passé pour son prédécesseur d'abord il veut battre leur corps et ensuite l'objectif probablement inconscient ou conscient lui seul le sait c'est d'aller jusqu'au bout du mandat d'Emmanuel Macron c'est d'être celui qui aura restauré comme il l'a très bien dit ou sur lequel il a insisté dans une interview dans la presse hier c'est d'installer de la stabilité c'est un obsédé de la stabilité aujourd'hui ouis c'est un c'est un c'est un obsédé de la modération c'est un obsédé du centrisme il est en réalité aujourd'hui dans la configuration actuelle une sorte de traitement médicamenteux contre la polarisation c'est un espèce d'anti-inflammatoire Baou il a du mal à accepter l'idée que tout soit polarisé en permanence alors c'est une stratégie qui a évidemment ses risques et probablement une partie de précarité mais il faut bien dire que dans l'art d'exercer ce rôle aujourd'hui ça lui va un peu comme un poisson dans l'eau on sent bien qu'il est heureux regardez la publé hier dans la presse mérite po col roulé le dimanche regardant l'avenir il a toujours été un petit peu comme son prédécesseur ce politique un peu frustré de ne pas avoir atteint le sommet c'est-à-dire la présidence de la République et aujourd'hui il a le sentiment que avec un président relativement absent pour des circonstances que l'on connaît bien il est au centre du jeu et au centre de tout donc l'obsession de François Barou c'est d'être plus que jamais centriste et vraiment j'allais dire hyper centriste centriste ou et de jouer un petit peu entre la gauche et la droite alors c'est là où on comprend sa relation de proximité avec Emmanuel Macron parce qu'il est aussi dans le en même temps mais j'allais dire lui de façon permanente et quand il va donner quelques gages au Parti socialiste il va parler de la semaine dernière de submersion pour montrer qu'il est aussi aussi attentif à l'angle à à l'orientation pris par son ministre de l'Intérieur Julie si on regarde le budget qu'il propose là c'est un budget qui est pas très différent de celui de Michel Barnier son Pr quand même en réalité il y a eu quand même des évolutions depuis la ce qu'on appelle maintenant la copie Barnier notamment pour respecter les objectifs de déficit qui s'est fixé donc en arrivant François Baayou a dit moi je ferai 54 de déficit cette année au lieu de 62 c'est ça au lieu alors 6 6 1 6 c'est c'est l'année dernière donc en 2024 54 c'est pour 2025 et Barni avait dit moi je feraai 5 sauf que la censure l'instabilité politique et et puis le fait qu'on adopte ce budget tard c'est le plus long budget de la 5e République on donc si si on l'adopte cette semaine ce sera ce sera un budget adopté en cours d'année et donc il y a des économies prévues par Barnier qui ont été perdu et on a dû revoir en partie à cause de la crise politique la prévision de croissance à la baisse et tout ça ça fait des recetes en moins et donc il a fallu quand même amender ce budget faire des économies en plus on se souvient du tolet qu'il a eu par exemple sur le sur le le les coupes les nouvelles coupes dans le budget du sport ça a été le cas aussi dans l'écologie dans le la mission travail et cetera donc il y a eu des coupes et puis il y a eu des changements au niveau de des recettes au niveau fiscal on voit que il y a plusieurs curseurs qui ont été bougés ça a été le cas de la taxe sur les billets d'avion donc non c'est pas exactementé maintenu euh qui a été maintenu et légèrement augmenté d'accord euh et on voit aussi on en a aussi beaucoup parlé il a fallu acheter la bienveillance du PS qui on est espère sera sera au rendez-vous en tout cas on espère pour ce budget et et donc les les 4000 postes d'enseignants dont on a beaucoup parlé il y a eu aussi des amendements au budget de la Sécurité sociale pour les hôpitaux plus de budget donc non ce n'est pas exactement la même copie pas tout à fait la même chose alors tiens on a entendu la porte-parole du gouvernement nous dire le budget qui a été retoqué avec Michel Barnier ça a coûté 12 milliards d'euros à la france d' d'où on sort ce chiffre là comment on peut l'estimer ce chiffre alors c'est un chiffre qui est comp té notamment par les oppositions mais le calcul du gouvernement s'articule donc en deux axes c'est-à-dire que l'instabilité politique a coûté de la croissance et donc ça ça a coûté des recettes pour 2025 donc ça c'est à peu près la moitié donc 6 milliards dans le calcul du gouvernement et le reste ce sont des économies qui n'ont pas pu avoir lieu c'était le cas on se souvient qu'il y avait une mesure alors on s'en souvient très bien puisque c'est quelque part là-dessus que le gouvernement Barnier avait chuté il y avait une mesure qui concernait l'indexation des retraites des pensions de retraite qui au 1er janvier ont tout été indexés j'ai envie de dire normalement sur l'inflation et tout ça ce sont donc des économies perdu et si on fait la somme de toutes ces économies perdues le gouvernement avance le chiffre de 6 milliards c'est aussi pour ça c'était aussi pour justifier le fait que l'objectif de déficit a été revu à la hausse faut rappeler que 54 déjà 5 c'est très haut hein je rappelle que à Bruxelles nos no nos engagements euh avec européen voudrait qu'on soit à TR on est extrêmement loin et donc on a revu à la hausse aussi au titre donc de ces 12 milliards perdus à cause de la censure à 54 c'était l'une des justifications Paul dans cette histoire la France perd du terrain sur le plan international sur la scène internationale maintenant on montre en exemple les pays dit du Club Med que sont l'Espagne l'Italie voire la Grèce d'ailleurs qui il y a 15 ans était quand même pas en très bonne forme les uns et les autres ouais c'est fascinant d'ailleurs l'Italie puis que avec l'arrivée de Georgia Meloni on leur disait que c'était on a rajoutait du pire sur une situation qui était déjà pas terrible on voit que maintenant la presse française fait son met à coup par rapport justement à la réussite fulgurante en réalité des politiques conduites par Georgia Meloni et pour revenenir à à à votre question initiale qui était de savoir où est-ce que François baayrou va et c'est-il même où il va puisqu'il emmène aujourd'hui le le destin de la France la réponse est absolument non il ne sait pas où il va parce que précisément la la les conditions de sa survie politique est de naviguer à vue et donc de rectifier un petit peu la barre en fonction des soubressut que la mère que l'on s'est agité notamment dans l'hémicycle lui réserve h et donc c'est pour ça que si un mot passe difficilement auprès de des socialistes auprès de qui il essaie d'arracher de hautes Lutes un accord de noncensure et bien il faut aussi rectifier un peu aussi la la donne avec eux en promettant en revanche des des concessions et cetera donc François berou s condamné lui-même pierre jacometti dis très bien que c'est une situation dans laquelle la seule chose qui lui importe désormais et ça survie survivre et bien c'est tenir compte des aléas qui par définition ne dépendre pas de lui et continuer bonant malant à essayer de de mener sa barque dans ces circonstances là effectivement la France ne peut que continuer et bien à chercher désespérément à Cap François Baayou en avait fixé un dans sa déclaration de politique générale qui était ce que l'on dit lorsque l'on veut pas s'engager trop loin sur des ambitions programmatiques qui était celui de la du dialogue de la discussion alors on allait avoir des grandes discussions sur l'instauration ou non de la proportionnelle on allait renégocier ou redébattre de la question par exemple de la la réforme des retraites en en réalité on voit bien que ces discussions semblent d'ors et déjà même compromis puisque pour l'instant tout en tout cas la le Paris de dire que le le débat allait un peu moins polarisé et être un petit peu plus productif n'est pas n'est pas réalisé on voit même que malgré toute la bonne volonté de de François baayrou malgré même le Tacte politique qu'il a réussi à injecter dans cette situation qui était mal engagée pour lui le débat continue aujourd'hui d'être extrêmement vif un simple mot on l'a vu avec la submersion peut mettre le le feu au poudre ch moi je ne sais pas si François Baayou veut durer pour durer mais il pourra en tout cas se targer d'une victoire politique qui est quand même assez conséquente moi je suis la gauche Figaro c'est quand même on est en train d'assister au divorce entre la France insoumise et le parti socialist et on va en parler tout à l'heure mais c'est quand même quelque chose qui est à mettre au crédit de François beayou qui a utilisé une méthodologie que n'avait pas utilisé son prédécesseur et sans doute pas ceux de ceux d'avant qui a utilisé une méthodologie qui permet aujourd'hui on le voit avec la la nouvelle du jour qui est que les socialistes ne votent pas la motion de censure c'està qu' il confirme cette stratégie qui avait déjà été esquissée il y a 2 semaines au moment après la déclaration de politique générale donc c'est quand même déjà une première victoire politique et puis il arrivera à passer un budget ce que encore une fois son professeur n'avait pas réussi à faire donc euh durée pour durer peut-être enfin peut-être qu'il a il a sans doute cette ambition pour lui-même mais il a aussi je pense d'autres ambitions pacifier la classe politique comme vous l'avez dit et cetera et il faut quand même le le souligner je P mais oui mais une fois qu'il aura passé le budget s'il le passe parce qu'encore une fois l'idé lesid sont jetés mais la réalité n'est pas encore là euh qu'est-ce qu'il va faire après qu'est-ce qui il attend le budget prochain c'estàd la fin de l'année effectivement le je pense que d'ailleurs c'est ce que disent une partie des ENF les socialistes c'estd que dès dès dès que le budget 2025 mais c'est aussi parce qu'il est voté très très tard dès le budget 2025 son commenceront les les négociations pour le budget 2026 avec des grands chantiers sur la fiscalité sur donc des vrais bras de fer aussi avec la gauche qui Arve il faudra être vigilant là-dessus et puis la fin de vie les retraites c'est quand même pas des moindres chantiers pardon mais c'est des choses qui et et il comment dire il en parle pas beaucoup aujourd'hui parce que il essaie de séquencer un peu les les moments politiques aussi parce qu'il veut durer effectivement mais mais je pense qu'il est pas dénué de de grandes ambitions pour le pour le pays sur la fin de vie c'est un sujet sur lequel il a renoncé à choisir c'estàd qu'il est pas allé au bout de ses convictions puisqu'il dit qu'il est lui-même opposé au vote d'une loi quiautoriserait laactiv à mourir en même temps il ne ferme pas la porte en disant ce que le gouvernement ne s'engage pas à faire le Parlement peut le faire à sa place c'est précisément effectivement la méthod Baayou surtout surtout ne évidemment mais ce que je veux dire c'est qu' il le met en chantier quand même la fin on parle a priori on sait pas mais il a en tout cas pour projet de mettre en chantier assez rapidement on peut trouver ça enfin je je trouve que c'est on avance quoi il y a un autre sujet pierre jacometti qui est celui de la proportionn qui qui est cher d'ailleurs à à François baayerou une proportionnelle al faut voir laquelle laquelle mais est-ce que pourrait pas parce que on sait qu'il faut une loi simple pour instaurer la proportionnelle mais bon est-ce qu'il pourrait pas profiter de cette occasion pour bah initier un référendum alors la proportionnelle c'est prob c'est probablement ce qui explique la retenue du rassemblement national à votter la censure c'est en tout cas une des raisons possibles pour laisser François Baou aller sur ce chantier mais comme vous le dites bien il y a proportionnel et proportionnel si vraiment on est dans un mode de scrutin proportionnel comparable à celui de 1986 c'est-à-dire le rétablissement d'une élection à un tour la première conséquence c'est que ça empêche le Front républicain c'est que ça permet à tout le monde de s'autonomiser et de vivre sa vie et d'avoir la part qui lui représente euh alors évidemment avec un correctif on va pas faire ici des cours de mode de scrutin mais si on corrige à la plus forte moyenne ça va avir avantager les grands partis et probablement que dans les chantiers politiques celui-ci peut devenir un élément peut-être plus protégé que les autres peut-être euh d'une volonté comme vous le savez dans les référendums il y a le questionneur et la question posée dans le contexte actuel le vrai risque du référendum et dont visiblement Emmanuel Macron n'a absolument pas peur comme il n'avait pas peur de la dissolution c'est de considérer que ce sujet de la réponse non pas à la question posée mais à celui qui pose la question n'est pas d'actualité peut-être que la proportionnelle est un sujet un tout petit peu plus confortable pour éviter ce risque malgré tout quand on voit aujourd'hui la dégradation du climat à l'égard du président de la République s très forte impopularité oui on ne peut pas exclure que notamment dans le cœur de l'électorat droite la proportionnelle ravive un petit peu ce que certains constitutionnalistes rappelle c'est que installer ou réinstaller la proportionnelle c'est contribuer à accentuer encore un peu plus le risque de mort des institutions de la 5e République donc il n'est pas sûr que ce débat qu'on peut considérer comme objectivement euh plutôt euh protéger des polémiques comme le serait par exemple un référendum d'ailleurs difficile à à installer sur l'immigration soit une nouvelle fois une une opportunité donnée au peuple français de rejeter et de rejeter alors vous avez raison c'est le premier ministre mais l'initiateur d'ailleurs vous avez remarqué que dans l'interview du de François Baayou hier quand on lui parle de référendum comme c'est un vrai parlementariste il n'aime pas trop cette logique du référend donc il la met un petit peu de côté probablement qu'il est assez conscient de la marge de manœuvre très limitée Emmanuel Macron pour choisir le sujet qu' le protègerait lui-même et je suis assez d'accord avec lui je pense que au-delà des vœux du président de la République il sera très difficile d'installer un référendum entre guillemets dépolitisé compte tenu du contexte aujourd'hui il y a une furieuse envie de beaucoup d'opposants électeur d'aller contre le président et de voter plutôt contre lui que pour ou contre la question qui sera posée bien sûr alors Juli il y a aussi le sujet des retraites parce qu'on dit bon il y a quand même ce sujet qui doit normalement le conclave qui n'est plus un conclave mais qui est une conférence nationale qui pourrait être ouverte à l'issue de de la remise d'un rapport du la Cour des comptes qui pourrait nous emmener jusqu'au mois de juin si j'ai bien compris euh ça il pourrait se passer des choses sur ce front-là où est-ce que vous estimer que bah finalement c'est fait pour endormir le endormir le peuple les oppositions qui n sortira rien du tout ah bah là c'est les partenaires sociaux enfin tout est dans là pour le coup tout est dans les mains des des partenaires sociaux et ce sera à eux de trouver les voies de passage après après les partenaires sociaux on en connaît la composition on a d'un côté effectivement les syndicats de l'autre côté ceux qui représentent le patronat le MDF les majoritaires sont pour la réforme c'estàdire ENF contre la réforme pour revenir à l'âge de 62 ans tout à fait après est-ce qu'il va y avoir un véau comment ça comment ça va s'organiser comment on va sortir quelque part de ce conclave on sait comment on y entre on ne sait pas qu'est-ce qui va enessortir on a eu on était enfin Barou est arrivé en disant si les partenaires sociaux se mettent d'accord sur tout sur l'ensemble il y aura une loi et puis ensuite c'est sur certaines modalités donc c'est encore assez flou et puis ce qui va falloir surveiller très attentivement c'est le sujet budgétaire puisquon le sait la réforme des retraites en réalité c'est le dernier c'est la dernière grande réforme d'économie structurelle qu'on a eu en France et même si le le le budget 2025 finit par être adopté là cette semaine comme le disait Richard à l'instant le le budget 2026 a déjà commencé parce que je le rappelle on présente un budget en en automne au tout début de à la fin fin septembre et là-dessus il va falloir gérer les grands ensembles gérer le dérappage des déficits parce que quand bien même on arriverait à atterrir à 5,4 comme Baayou l'a promis on ne sait pas quelle est sa cible pour 2026 et il y a un nombre assez important et assez lourd de questions qui ont été ouvertes pendant ces débats budgétaires sur la fiscalité on a vu que ça faisait polémique la surtaxe sur les grandes entreprises qui n'ont pas en fait été refermé à l'heure actuelle dans le budget 2025 et à Bery aujourd'hui on est déjà en train de travailler sur 2026 et la question va être comment préserver la crédibilité budgétaire de la France dans la crise politique qui en fait continue bien sûr bien sûr alors il y en a qui n'ont pas la clé mais qui font beaucoup parler d'eux c'est c'est la France insoumise qui n'a pas la clé avec Jean-Luc PCH parce que même ça on le sait eux voteront et déposeront la censure euh mais seul et même avec les écologistes et avec euh les communistes il il pèseent qu'un tiers de l'Assemblée grosso modo on on va les écouter savoir où est-ce qu'ils vont où étaient nos camarades où étaient les écologistes où étaient les communistes où étaient les socialiste où était-il quand on a imploré la fusion il n'était pas là où était-il quand on a eu besoin d'avoir du soutien quand on a qualifié notre liste de communautaristes il n'était pas là où était-il quand on avait besoin de leur voix aujourd'hui pour battre l'extrême droite il n'était pas là écoutez moi je pense simplement qu'il y a une forme de dérive aujourd'hui de de la France insoumise je les ai beaucoup défendu j'ai fait j'ai appel à vootter Louis Boyard aux élections à V saint-je très constructif bon mais ce qui est difficile aujourd'hui c'est qu'on a l'impression que l'URE et demi c'est davantage les socialiste et la gauche disons un peu plus modérée que le rassemblement national regardez la communication Jean Mélenchon moi je l'entends plus jamais taper sur Marine Le Pen alors euh donc c'est le divorce apparemment entre les socialistes et la France insoumise notamment avec Jean-Luc milenchant qui ce weekend a fait un appel je dirais d'une certaine façon contre le monde rural euh et assez surprenant pas tant que ça si on le connaît bien Paul le bon et on a vu là Louis Boyard parce qu'il a perdu l'élection municipale de villenu Saint-Georges euh assez sévèrement d'ailleurs euh la France insoumise c'est quoi maintenant alors le discours auquel vous faites référence samedi à à Toulouse Mélenchon parle devant des étudiants effectivement il explique que le la la stratégie très claire qui avait déjà été décrite par des observateurs avant mais elle assumé clairement comme étant la stratégie du du parti c'est d'implanter la France insoumise dans des territoires ruraux alors sinon ruraux du moins pas forcément les grandes métropoles et les o ils sont traditionnellement plus plus fort mais d'aller chercher effectivement sur d'autres territoires avec une dimension malgré tout très communautaire et bien des des enclaves sur lesqueles il pourrait s'implanter donc avec cette stratégie d'implantation municipale dont Louis Boyard était un peu l'éclaireur puisque avec cette municipal partiel organisé à villeeneufsint-georges un an seulement avant la la prochaine grande élection même si là on n'est pas tout à fait en zone rurale quand même on est pas tout à fait en zone rurale et on est surtout dans un endroit où le le le le discours qui vaut pour le pays a pu se trou trouver un écho vraiment cette fois-ci encré dans des réalités locales Boyer faisait campagne par exemple sur le fait que la population vivant à villenuve- saint-georgees serait selon lui discriminée à l'embauche à l'aéroport d'Orly qui est à côté de la la commune et qui donc selon Louis Boyard devrait employer en majorité des habitants de la ville et qui pour des raisons qui sont lié à l'argumentaire que l'on connaît sur de la France insoumis c'est-à-dire l'idée qu'il y aurait des discriminations systémiques qui vaudrai pour les personnes issues des quartiers défavorisés ou très fortement communautarisé discrimination à l'embauche qui ferait donc qui serait en défaveur des des habitants de vne Saint-Georges donc c'était un test ce test il a de toute évidence été un échec on aura des discussions on les avait un peu en coulisse déjà avec Richard sur peut-être l'ampleur du du désastre moi je suis pas certain que ça soit une défaite si singlante que cela parce que la France insoumise a deux fêtes fait campagne en partie seule parce que Louis Boyard a raison sur le fait de dire que la gauche ne s'est pas précipité pour venir le soutenir la fusion a été refusée et c'est vrai que ça s'inscrit dans un contexte de de tension avec les socialistes qui sont décrochés de la France insoumise en faisant le choix de ne plus censurer le le gouvernement donc dans un contexte dans lequel effectivement la France insoumise est de plus en plus livrée à elle-même pour mener seul ses propres combats malgré cela Louis boyar fait un score qui est significatif le tout dans un contexte on va dire de faible intérêt pour cette élection en particulier et en revanche il a réussi dans ce contexte où on parlait pas beaucoup de cette municipale partielle et bien à imposer son nom ses idées son agenda dans le le débat politique tout le monde avait dimanche soir les yeux rivés sur l'issue du résultat à tel point même que Bruno rotillot le ministre de l'intérieur c'est s senti aussi le besoin et bien d'aller appeler à voter contre Louis Boyard c'est dire donc l'intérêt suscité et c'est dire si d'ici un an ça laisse pas bien un certain nombre de March de progression dans les villes sur lesquelles l'Orne la France insoumise pour essayer d'augmenter son score vous êtes d'accord avec ça pierre est-ce que ils peuvent élargir leur vous posez la question en fait de où va la France insoumise j'aurais presque tendance à penser que où va le Parti socialiste est presque enfin suscite plus d'interrogation réité parce que on est dans un moment où dans d'ici à 2 mois nous serons an l'élection présidentielle et on sent bien que plus nous nous rapprochons de cette échéance ou plus les forces politiques commencent à préparer leur approche de cette élection avec un doute majeur c'est c'est probablement ce qui explique le fait que le Parti socialiste a voulu mettre de côté le risque d'une nouvelle censure c'est la perspective d'une éventuelle nouvelle élection législative qui rendrait parce que là on on on assiste à un certain nombre de jeux vous parliez de posture tout à l'heure peut-être que là il s'agit un peu plus de posture mais on sait très bien qu'en cas de législative la survie pour reprendre le terme la survie de ces deux forces politiques les rapprochons inéluctablement pour essayer de trouver un nouvel accord dans la perspective d'élections législativ à deux tours si elles ont lieu à deux tours ça ça fait beaucoup d'incertitude ce qui est sûr aujourd'hui c'est que le doute que l'on a sur la France insoumise je trouve qu'il est quand même assez limité parce que cette formation politique a choisi la radicalité a choisi l'option qui consiste à dire opposition frontale au pouvoir actuel et tout ce qu'elle peut incarner et tous ceux qui s'en rapprochent plus ou moins directement ou indirectement sont attaqués et on le voit c'est la stratégie qui a au moins le mérite de la clarté elle est risquée parce queelle peut constituer une limite dans sa perspective de participer à un second tour de la présidentielle alors que du côté du Parti socialiste on sait bien qu'il y a une fracture majeure au sein du PS entre pro et anti alliance avec la France insoumise donc l'avenir du Parti socialiste qui passe probablement par un congrès on voit bien queolivier fort est en train de commencer à préparer les esprits à être celui qui va gagner ce congrès mais on voit bien que le le vrai traumatisme aujourd'hui il est dans la capacité du PS à assumer le fait que il veut être autonome lors de la prochaine présidentielle avoir son propre candidat et être en situation d'affronter Jean-Luc Mélenchon dans une dans ce qu'on pourrait appeler une primaire de premier tour c'est-à-dire de prendre le leadership à la gauche et il est clair qu'aujourd'hui ce à quoi on assiste prépare un petit peu les conditions de C cet affrontement alors je suis d'accord il y a le le choix que doit faire le Parti socialiste mais ce qui est intéressant aussi parce qu'on en a pas beaucoup parlé jusqu'à présent c'est aussi quand même la ligne de conduite politique de et des concept défendu par Jean-Luc Mélenchon qui lui qui pleuve qui vente qui fasse beau ou mauvais il est sur cette ligne là maintenant de plus en plus prononcé communautariste euh c'est une stratégie qui peut être gagnante effectivement je moi je il peut lui permettre d'être au deuxème tour de l'élection présidentielle plus exactement je ne pense pas je tout de suite vous expliquer pourquoi mais pour prolonger ce que vous disiez il a passé le weekend à Toulouse Jean-Luc milanchon moi j'ai retenu une autre phrase qui était prononcée la veille le vendredi soir à l'université du Miraille à Toulouse face beaucoup d'étudiants c'est vrai il a dit il a dit oui ERC Zemour le grand remplacement existe il a accrédité la thèse du Grand remplacement et en fait je crois que partant des mêmes constats qu'erric Zemour avec une partie de la droite identitaire je crois qu'il tire des conséquences qui sont différentes évidemment en disant il faut profiter c'est une bonne chose voilà mais c'est quand même assez assez intéressant il le dit d'ailleurs ERC Zemour a réagi sur sur X voilà donc il y a une espèce de jeu d'ailleurs la PR 2022 avait commencé par un débat Zemour Mélenchon et cetera je je pense que ça ne peut pas payer pour être peut-être pour être au second tour de la présidentielle en tout cas il est bien incapable de remporter la présidentielle Jean-Luc mchon et toute la gauche hors LFI s le sait bien et je pense qu'au Parti socialiste la question n'est plus de savoir si on va s'allier ou pas à la France insise pour la présidentielle ça tout le monde a compris que Jean-Luc milenchon serait candidat et les socialistes même les plus foristes donc les plus partisans de du premier secrétaire Olivier fort les plus unionistes de la gauche ont bien compris que cette union se ferait s Jean-Luc milchon euh donc ça c'est c'est important euh je crois d'ailleurs que Jean-Luc mochchon qui est un homme intelligent quoi qu'on en pense je crois qu'il a parfaitement conscience que de toute façon il serait pas président de la République ma thèse c'est que Jean-Luc Mélenchon il prépare la la la pérenisation de sa force politique au-delà de lui-même céit d'ailleurs le sens de son fait mieux au soir de l'élection présidentielle il a quand même réalisé un score de 22 % ce qui est considérable pour une force politique de gauche radicale et que pour cela il doit en passer par une stratégie offensive au municipal il doit en passer par un rapport de force très important vis-à-vis du Parti socialiste qui a dit Philippe brin dans l'extrait que vous avez passé est très intéressant moi je lui donne raison sur ce point euh le le la France insoumise tape davantage sur les socialistes que sur le que sur le ration national ou d'ailleurs que sur le Emmanuel Macron et ils mettent tout ça dans un gros paquet droite extrême extrême droite voilà et il ils assument un rapport de force très fort avec le Parti socialiste parce qu'ils veulent rester la force dominante à gauche ce qui leur apporte une espèce de de on les écoute voilà et et pour cela jeanque Mélenchon a besoin alors qu'il s est toujours fusé parce qu'il avait peur de concurrence jean-lchon il était socialiste pendant très longtemps et il a vu à quel point les barons locaux pouvaient créer de la la concurrence au chef du parti c'est pour ça qu'il s'est toujours refusé à faire des municipales à participer au régional à participer au départemental et cetera et là maintenant qu'il comprend que lui-même devient âgé que voilà il cherche davantage à à inscrire sa politique au-delà de lui-même et c'est pour ça qu'il veut bâtir des des des des chefs de des chefs de Pont des des insoumis au-delà de Jean-Luc milenchon comme Louis Boyard comme Manuel bonpard comme et je crois que pour prolonger ce que disait avec Paul c'est vrai qu'on en a débattu rapidement tous les deux je pense que il faut le dire le le résultat de Louis Boyard au municipal de de Villeneuve Saint-Georges c'est quand même voilà c'est c'est compliqué pour Jean-Luc Mélanchon h quit quitte quand même à à à s'attaquer à l'unité nationale quand même hein parce que ce qu'il dit là ce qu'il raconte dans ses dans ses dans ses discours c'est quand même une attaque frontal à à l'unité nationale c'est c'est et puis il y a il y a un relan euh euh communiste mais profond sur cette espèce de déplacement de population faut quand même pas l'oublier ça bah la question aussi c'est après la la séquence qu'on qu'on vient de traverser donc avec d'abord la dissolution l'incertitude autour de la nomination d'un gouvernement puis la censure puis le manque de budget on s'est demandé enfin les Français se sont demandés pendant un temps est-ce que ma carte vitale va marcher au 1er janvier donc on a eu une une séquence politique quelque part un peu de brouer de fureur alors c'était institutionnel et c'était pas le fait d'un homme et la question c'est est-ce que ce genre de rétorique effectivement qui qui je sais pas si ça revient aux sources mais en tout cas qui pointe fortement vers la tradition de gauche radicale est payante aujourd'hui et je pense que c'est aussi la stratégie enfin c'est en tout cas le la déduction du du PS de s'éloigner de cette enfin en tout cas de se distancer de ce de rhtorique à un moment où on le sait les sondages le le mesurent énormément les Français ont envie de stabilité les Français ont peut-être plus envie de discussion d'un paysage politique plus apaisé après la forte séquence de crise politique qu'on vient de vivre et donc je pense que c'est c'est c'est ça qui va déterminer un petit peu l'avenir politique de de la France insoumise au-delà de la stratégie électorale et plus largement de de la gauche est-ce que ce sera effectivement le calcul du PS qui va payer alors justement le PS il doit y avoir un congrès on sait pas trop la date probablement avant l'été Olivier fort a dit entre juillet entre juin et septembre oui entre juin et septembre je pense pas que ça soit le 15 août mais enfin bon euh pierre est-ce que quelqu'un peut incarner un parti socialiste suffisamment euh on pense même à François Hollande vous y oui c'est ça c'est pour ça que en fait le calcul pour revenir à la la stratégie de Jean-Luc Mélenchon il a la conviction ou l'intuition que seul aujourd'hui une gauche radicale est en mesure de mobiliser ses électeurs dans la perspective de la prochaine présidentiel son argument de de fond c'est à deux reprises je l'ai déjà prouvé moi-même que cette ligne radicale était capable vous l'avez dit 22 % c'est considérable et c'est proche vraiment de la qualification pour le second tour il pense que dans le contexte antimacronis dans lequel baigne le pays aujourd'hui du point de vue de l'opinion c'est cette gauche là que les élector de gauche vont vouloir et toute tout sentiment d'une forme de compromission d'alliance de rapprochement de modération de bienveillance à l'égard des SEP années que nous venons de passer seront considérés comme un élément de de démobilisation de l'électorat de gauche donc c'est un Paris extrêmement risqué c'est un Paris qui nécessite qu'il soit lui-même uni en son sein et qu'il soit capable de entre guillemets de débaucher alors les écologistes c'est bien parti mais que il y ait dans le au sein du Parti socialiste et c'est vraiment clairement joué la rupture aussi au sein du Parti socialiste parce que rien ne dit qu'un congrès on sait que le Parti socialiste est très imaginatif pour réussir ou échouer dans ces congrès et donc la division du Congrès pourrait rebattre complètement lesécart donc c'est ce choix-là qui est fait et ce qui rend évidemment la question que vous posez est-ce qu'il y a quelqu'un lui fait le pari que non que il est comme François mitteran il y a longtemps à force d'accumuler des candidatures présidentielles je suis incontournable du point de vue de la légitimité et per peut-être pas peut-être François Hollande seul pourrait prétendre lui contester ce leadership à gauche bien sûr un dernier mot ouais juste ça marche pas vous avez parfaitement raison de dire que Mélenchon a conceptu a pour en tête l'idée que c'est une gauche radicale qui peut mobiliser à gauche pardon mais ça ne marche pas on l'a vu à villeene Saint-George on l'a vu aux élections européennes petit rappel rapide Jean-Luc milenchon présenta les européennes comme le premier tour de la présidentielle seul en disant au moment de lancer la campagne disit c'est le premier tour de l'élection présidentielle doit bien commencer quelqu à un moment c'est maintenant sous entendu c'est le premier c'est la primaire de la gauche c'est les midtermes à l'époque il y a il y avait pas de législative anticipé dans le dans le le et il l'a perdu il a fait un peu moins de 10 % et le Parti socialiste derrière Raphael glxman qui est quand même pas un homme politique aussi expérimenté que Jean-Luc bianchot fait 14 % 4 points de plus donc je je crois qu'on a quand même de de de d'élection en élection là la confirmation que cette stratégie de la radicalité il met sur la table en plus c'est sa propre personne c'estàd dans les élections dont vous par RA en tout cas lui considère que sur l'exercice présidentiel il est le meilleur et que toutes les autres élections effectivement échouent ou ne donnent pas les mêmes résultats et il vous répondra avec la modestie habituelle des responsables politiques parce que je n'étais pas là que je n'étais pas candidat alors c'est un petit peu décalé je le reconnaist mais je trouve que cé intéressant puisque ça devient c'est en en ligne de mire maintenant bientôt le Conseil constitutionnel qui va être va être prochainement renouvelé hein par tiers puisque c'est un renouvellement partière et ce renouvellement touchera notamment le président du Conseil constitutionnel actuel qui n'est pas qui un visage connu ancien Premier ministre ancien ministre des Finances qui est Laurent Fabius alors où va le Conseil constitutionnel Paul on a tendance à dire que le Conseil constitutionnel a changé de fonction depuis qu'il a été créé par le général de GA il s'est politisé ça c'est effectivement le constat quand même au fur à mesure de ces décisions récentes qui qui s'impos bien sûr notamment sur la loi immigration sur la loi immigration alors et donc il avait notamment refusé la proposition des républicains d'organiser un référendum d'initiative populaire euh initiative partagée parce que donc il avait estimé que un certain nombre de mesures contenues dans ce référendum qui se cantonnait à des mesures sur l'aspect social de l'immigration c'està-dire la politique de l'étatprovidence vis-à-vis des étrangers notamment euh et bien contrevenait à la Constitution et en fait pasant d'ailleurs à la constitution prise comme étant le seul texte constitutionnel mais la Constitution voilà et aussi avec l'interprétation qu'on a fait le Conseil constitutionnel lui-même depuis qu'elle a été promulguée puisque il y a vous savez les principes constitutionnels que donc le le le Conseil constitionnel entend lui aussi faire respecter donc fort de sa jurisprudence qui bien nécessairement a augmenté au fur et à mesure des années c'est tout cela à la fois qu'il entend faire respecter donc un conseil constitutionnel de plus en plus politique et c'est vrai que forcément pour le président de la République qui doit proposer l'un des noms et de même que le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée nationale proposeront aussi un nom pour ce renouvellement partière bah la tentation c'est de se dire si le conseil est de plus en plus politique on met une personnalité politique puisque il est de moins en moins question de droit et de plus en plus question et bien de la loyauté à l'égard du chef de l'État ou au contraire le souhait manifesté par Laurent fabus plusieurs fois ces derniers temps et bien de faire obstacle à la politique du Chef deé de l'État il y a eu des avertissements très forts qui ont été verbalisés par Laurent fabus dans des entretien qu'il a donné notamment au monde ou même lors de euh par exemple la la célébration de l'anniversaire de la Constitution où il a très clairement dit attention le président de la République ne fait pas ce qu'il veut nous serons là nous serons sur son chemin si on lit entre les LIGNES son discours donc c'est pour ça que le chef de l'État pencherait entre un profil un peu technique par exemple conseiller d'État jeand comrexel qui évidemment lui passe pour étant un spécialiste du texte constitutionnel mais pas tant pour un tacticien politique où on parle aussi de Richard Ferrand dont on sait pour le coup sa proximité avec le chef de l'État et donc le choix Tentendre se dire qui pourrait être président le futur président vous se faire élire président du du Conseil constitutionnel façon de se dire je me mets le Conseil constite dans ma poche alors simplement ça ne sera pas si simple que ça pour le chef de l'État parce que depuis la révision 2008 les parlementaires ont leur mot à dire c'estàdire que la commission des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat pourrait mettre un veto au nom proposé par le Président de la République il faut pour ça qu' les 3/5è de l'ensemble des députés des deux commissions donc et des sénateurs qui disent non voilà c'est c'est pas juste en contant les ascensions c'est vraiment il faut que les 35è disent on n'est pas d'accord mais donc s'il y a un choix qui est perçu comme trop politique trop arrangeant pour le chef de l'État le Parlement peut avoir son mot à dire pierre euh c'est un je dirais c'est le le gardien le Conseil constitutionnel de la loi fondamentale ou c'est devenu une cour de justice en fait l'évolution vers la politisation elle il faut remonter ça ne va pas nous rajunir à 1980 c'est quand pour la première fois la 5e République mais à l'é Lisée un président de gauche que le président de gauche François miteran est en mesure de nommer des représentants qui vont être de sensibilité plus proche de la sienne donc le le Conseil constitutionnel contrepouvoir s'installe à partir du moment où le paysage politique crée l'alternance et depuis c'est vrai que on a vu évoluer probablement que l'une des motivations des réformateurs des de la dernière réforme constitutionnelle voulait cela plus de contrôle h pourquoi parce que au fil des années les nominations donnaient plus le sentiment de d'un jeu de contrepouvoir entre la gauche et la droite pour essayer de d'influen per l'avenir là il y a un élément de sensibilité qui probablement joue aussi son rôle c'est que tous les acteurs du système politique actuel sont en train d'anticiper l'éventuelle élection à à la président de la République de Marine Le Pen ça c'est ce scénario là et on sent bien que ce qui est en jeu c'est quelle est la capacité de contrepouvoir que pourrait exercer le Conseil constitutionnel nouvelle configuration dans la perspective d'une offensive législative extrêmement virulente d'un nouveau président de la République avec le caséchant une majorité qui lui permet d'All jusqu'au bout de ces objectifs donc on sent bien que la politisation malgré la réforme est une politisation qui contenu des circonstances savez la société polarisée à laquelle on assiste dans tous les domaines elle s'exprime y compris dans les soupçons qu'on peut avoir parce que les personnalité dont on parle on on peuvent avoir parfaitement leur légitimité les noms qui circulent on peut considérer qu'il y a pas de voz après il y a un système de de de de validation ou non mais mais on voit bien que cette chambre ça n'est pas forcément la même chose que la Cour suprême américaine je pense qu'on est pas dans la même violence idéologique ou dans la même confrontation idéologique mais on sent bien quand même que le Conseil constitutionnel pourrait jouer dans les années qui viennent dans le casre d'une alternance forte un rôle d'autant plus décisif que celui joué par la même institution il y a bah il y a près d'un demi-sècle c'était en 80 vous vous rendez compte bien sûr long alors Richard moi je j'aurais simplement pour compléter tout ce qui a été dit qui est tout à fait juste et qui me semble très intéressant j'aurais tendance moi à à à à penser que il vaut mieux pas pas pas pas promouvoir une personnalité trop politique je pense notamment Richard féant alors que on qu' est quand même qu' qui est très politique justement peut pas promouvoir cet personité peut-être quelqu'un qui qui est un juge quoi dans une institution qui est juridique hein mais je je dis ça parce que on observe à longueur de sondage d'opinion que d'enquête d'opinion que les Français n'ont plus consci plus confiance pardon dans les dans les institutions que conseilal est extrêmement critiqué remis en question on l'a dit parce qu'il est justement très politisé manifestation sous ces fenêtres après la ré de rraite voà donc j' j'aurais tendance à dire que dans et puis une société très polarisée avec les échéances électorales qui arrivent je pense qu'il faudrait préférer si je puis me permettre une personnalité qui qui connaît les sujets qui est juge qui est voilà par exemple l'ancien enfin le conseiller d'État plutôt que Richard Ferran qui aura qui encouragera ou qui en tout cas accréditera l'idée que le Conseil consal est une instance politique d' même quand c'est intéressant d'couter parce que même quand c'est un spécialiste ou une spécialiste là la personnalité qui est pressentie pour être renommé par la présidente de l'Assemblée nationale c'est une ancienne magistrate bien connue Laurence jkii donc c'est même quand on a affaire à une spécialiste en l'occurrence là ou un ancien magistrate il y a un certain nombre de soupçons sur la connotation politique donc ça n pas Simp qui commencé sa carrière politique sur Europe Écologie vert et qui a été élu député donc elle est pas magistrate voilà en plus elle est vendu entre guillemets comme ancienne magistrate pour justifier mais vous avez raison c'est forcément l'étiquette politique joue son rôle encore une fois alors on est loin quand même d'une d'un Conseil constitutionnel comme la cour enfin la la haute cours de Carl sou qui quand le le déficit est trop violent rappelle à l'ordre oui on est loin de ça et c'est vrai que au-delà de au-delà de la question du Conseil constitutionnel il y a toute dans le le le la séquence budgétaire actuelle la séquence voilà de dérapage des déficits il y a toute une réflexion qui est menée bah à l'Assemblée via une commission d'enquête et aussi à la Cour des comptes sur comment institutionnellement contraindre un petit peu le le gouvernement à faire des choix budgets peut-être plus responsable euh mais après c'est vrai que sur là c'estes nominations au Conseil constitutionnel quand on voit bah quand on voit sortir le nom de Richard fant on se demande aussi au-delà de l'institutionnel s'il y a pas aussi un symbole politique de la fin ou en tout cas oui enfin la fin très annoncée de de l'air Macron quoi parce que c'est vrai quand on revoit le nom de Richard Ferrand comme ça bah sur notre site Figaro.fr ou dans nos pages ou dans celle de nos confrères c'est vrai qu'il y a quelque chose de très de très vieill politique et qui qui moi m'a ramené un peu à cette réflexion de je je me souviens donc Richard Ferrand me rappelle l'épopée donc macronist de 2017 et et je me je me souviens donc de de de sur quoi se vendait ce candidat qui était bah justement on va revoir les institutions c'est la fin de l'Ancien Monde quoi de plus ancien monde que de rappeler Richard ferant particulièrement la garde ultra rapprochée et de le nommer euh enfin en tout cas d'envisager le nommer comme ça au Conseil constitutionnel c'est vrai que ça fait très grandes heures de Solferino Parti socialiste nouveaux usages nouveaux visage disait-il en arrivant une toute petite question à ce propos justement sur la règle d'or là c'est une bonne chose ou pas que comme en Allemagne où ils avaient cette cette règle qui consistait à dire il faut surtout pas que on on dépasse c'estd qu's le les 3 % 3% de déficit bah c'est vrai que aujourd'hui après la crise covid on c'est c'est c'est quand même difficile de tenir cette position on voit exactement on voit que et dans dans toute l'Europe hein on revient là à des règles budgétaires européennes qui sont un peu plus cadrées mais tout a sauté si je peux m'exprimer ainsi au moment du covid parce que effectivement les finances publiques doivent pouvoir absorber les chocs des chocs qui sont de plus en plus nombreux on n pas parlé géopolitique aujourd'hui mais il y a beaucoup d'incertitude sur beaucoup de points dans le monde en Europe et en France il faut ir y faire face donc c'est vrai qu'une règle d'or aujourd'hui que ce soit donc au niveau national ou au niveau européen à moins peut-être le vent en poupe que on a pu l'avoir dans les années précédentes après des mécanismes peut-être de contraintte des mécanisme de voilà juste de contrôle renforcé en France ça pourrait ça pourrait effectivement remettre la trajectoire budgétaire vers voilà plus de de réalisme j'ai presque envie dire et c'est la Cour des comptes pierre moscovicii en début d'année a pris le premier président de la Cour des comptes pardon a pris la parole pour dire effectivement que le la Cour des comptes était prête en tout cas en France à jouer ce rôle- làà et à proposer plusieurs modalités pour mieux en tout cas piloter les déficits les prévisions de conjoncture ce qui a posé problème ces dernières années très bien on va passer maintenant à une séquence que vous connaissez tous les coups de griffe et les coups de cœur alors Richard vous commencez commencez avec le coup de griffe mon coup de griffe va au au président algérien monsieur tboun qui s'affiche ce matin en Une de en Une de l'opinion et qui donc dans une interview assez longue et qui qui donne des leçons au président de la République en parlant d'ailleurs assez mal j'ai j'ai trouvé du président de la République donc c'est quand même pour l'institution assez préjudiciable et je me suis imaginé en lisant l'interview juste un instant un président de la République français allant dans la presse algérienne pour pour se livrer à l'exercice auquel se livre le président tbou et je me suis dit que ce serait quand même très très mal interprété et que je me la réaction du du pouvoir algérien c'est est quand même j'imagine assez violente et puis évidemment au sujet de de l'écrivain boilem sans sal on a le sentiment à le lire entre les lignes certes mais quand même que il serait déjà condamné donc c'est assez inquiétant je trouve ouais et et mon coup de cœur porte sur les les différentes élections partielles du weekend on a parlé de villeenuf saint-georgge il y en a une à boulonne Bill encour une autre qui a vu la victoire de la droite hein de LR retour l LR face à face à horizon et et et l'analyse bi un peu à brûle pour point comme ça que j'en tire c'est on sent les ferement d'un retour au vieux clivage gauch gauche droite et je pense qu'après 10 années de de tripartition de polarisation extrême de la vie politique c'est certes un peu vintage mais le retour peut-être au bon vieux clivage gauche-doite pourrait permettre de est-ce que c'est circonscrit à cette circonscription ou à quelques élections locales ou est-ce que vous pensez que c'est un retour au clévage gauche- droite est possible évidemment je c'est c'est c'est pas tant dans ces élections là je le replace plus globalement dans un contexte où on voit le Parti socialiste et la ce qu'on appelle la gauche de gouvernement quand même reprendre un peu de de tout comme la droite l exactement donc voilà c'est pour l'instant ça n'est que des ferments mais on sent quand même que puis c'est aussi la conséquence d'un affaiblissement du macronisme d'un affaiblissement du mélanchonisme ENF en tout cas ce que j'interprète pas encore un affaiblissement du rassemblement national mais voilà on sent que il y a quelque chose qui est à l'œuvre dans le le paysage politique qui est qui est intéressant d'accord merci Paul fugi y un petit coup de griffe rapide is born qui avait confié avec une sincérité confondante qu'elle connaissait pas grand-chose au monde de l'éducation l de son discours de passation de pouvoir maisestement plutôt que de se former ou de lire un bon manuel je sais pas ça doit exister dans son ministère elle a préféré s'investir sur un sujet qui lui semble prioritaire urgent même c'est celui de l'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle ce qu'en bon jargon de l'éducation nationale on appelle les Vars c'est sexy n'est-ce pas et donc elle voilà elle rétablit l'excellent article de Caroline Bayer qui s'affiche derrière nous elle donne des gages au camp progressiste c'estelle rétabli en réalité donc un programme qui avait été pas mal retoqué avec notamment la la sagacité d'Alexandre portier éphémère je sa si é ministrelégé minist déléé la réussite scolaire donc lui il avait jugé que c'était dommage sur un sujets comme cela d'aller beaucoup trop loin au fond sur des sujets extrêmement clivant par exemple quelle place on accorde à l'enseignement de la transition de genre voyez dans ces choseslà le le débat est toujours le même on sait bien qu'il est vif quelle place doit prendre l'école par rapport aux options et aux valeurs familial précisément quand on voit bien que la France continue de chuter dans les classements PISA on aurait pu penser qu'isabette B aurait eu d'autres priorités voilà ouais et euh elle en a elle en a fait sa priorité et elle a fait sa priorité puisque c'est l'un des principaux sujets dont on parle quelques semaines après sa nomination et un coup de cœur alors c'est pas pour un politique encore que si cette dame veut se présenter je serai probablement son premier soutien c'est une dame de 80 an an qui a rencontré le président de la République à Colmar lors d'un déplassement voilà qui avait lieu ce weekend elle a interpellé ça n'a pas échappé au journalistes de laafp donc les propos ont été retranscrits pendant tout le weekend euh dans dans toutes les bonnes gazettes elle a interpellé manmanuel pour lui dire j'ai jamais vu un foutoir pareil merci Madame si vous nous écoutez ce dont je ne doute pas merci d'avoir dit probablement tout ce que évidemment beaucoup de Français pensent tout bas elle demande au Président de la République de remettre de l'ordre dans le pays quand elle parle de fotoir elle parle aussi de l'Assemblée nationale alors je suis pas certain que ça soit Emmanuel Macron le mieux placé pour remettre de l'ordre à l'Assemblée nationale mais enfin beaucoup d'autres hommes politiques seraient bien inspirés de l'écouter merci alors comme vous en parler à la présidente de l'Assemblée nationale ce qui m'est arrivé récemment en tête à-tête enfin quasiment en tête àtête elle vous dit que finalement euh c'est dans les grands débats euh comme notamment quand il y a des motions de censure ou quand il y a un débat sur sur les retraites que les esprits s'échauffent mais que le reste du temps bah c'est relativement calme et que il y a pas de le le le le le spectacle offert n'est pas un spectacle digne ou indigne d'ailleurs c'est peut-être vrai c'est peut-être vrai c'est déjà dommage parce que c'est ce que les gens regardent le plus évidemmentage voilà de de l'assemblée et puis on a vu quand même parfois en commission les esprits s'échauffai aussi alors que traditionnellement en commission les débats sont beaucoup plus sins c'est vrai pierre qu'est-ce que vous nous avez réservé il y a tant d'envie de donner des coups de gris frment mais il faut bien choisir moi j'ai choisi plutôt le territoire européen oui je trouve que la réponse des leaders européens pour l'instant à l'offensif de de Trump sont sont quand même dans l'ensemble assez faibles FAI du point de vue de la stratégie de communication faible du point de vue des sage c'est beaucoup de catalogues de bonnes intentions beaucoup de vux pieux moins de normes plus de compétitivité enfin quand on regarde les discours les prises de parole de ces derniers temps y compris le président de la République aujourd'hui appelant à réagir en fait les le sentiment probablement des opinions européennes en entendant tous ces discours c'est de se sentir incroyablement faible voire faiblement représenté et en fait la vraie différence elle vient d'un point central c'est que le discours du président américain nouvellement élu il vient d'une victoire au suffrage populaire massive et impressionnante et on a un problème de légitimité politique en Europe pour pouvoir alors soit des exécutifs nationaux qui sont pour certains d'entre eux très affaiblis soit l'absence de légitimité européenne du point de vue du suffrage qui donne évidemment à ce rapport de force une tonalité assez déséquilibrée et le coup de cœur il est plutôt économique vous avez parlé largement dans les médias ces derniers temps du coup de gueule de Bernard Arnaud dans la presse euh contre la fiscalité galopante j'ai trouvé que la position de Florent méol président de du groupe Michelin peut-être moins médiatique mais tout aussi efficace dont d'ailleurs le Fiero s'est fait le fero magazine je crois c'est lement l'cho ouais et il a fait un diagnostic objectif assez implacable du problème de compétitivité de la France il n'est pas considéré comme un grand patron entre guillemets le le capitalisme de premier niveau puisqu'il est plutôt partisan d'un capitalisme juste c'est lui qui a parler du salaire descent les salariés de Michelin touchent beaucoup plus que le SMIC quand ils sont au au bas de l'échelle des salaires donc c'est plutôt un patron respecté du point de vue de sa position modérée sur tous ces sujets et pourtant je trouve que le diagnostic qu'il a présenté de la situation de l'économie française est assez implacable et assez incontestable et malheureusement souvent peu partagé par les milieux politiques lisez-le je suis désolé Julie on n pas le temps pas beaucoup de temps donc très vite je va faire vite alors en coup de cœur la franchise de François baayrou qui a d'ors et déjà annoncé qu'il utiliserait le 493 euh sur l'dit Tex budgétaire dans le brouillard politique actuel c'est un tout petit peu de clarté mais on prend euh voilà grâce à cette voilà à cette décision à cette à cette franchise à cette rapidité on aura peut-être un budget dans 10 jours enfin d'accord et puis pour mon coup de griffe c'est peut-être un c'est peut-être un bien grand mot mais en tout cas c'est Gabriel Atal qui revient dans le JDD avec une grande interview après une séquence budgétaire depuis la nomination de François Baayou où il s'était fait tout petit il a fait preuve on peut le dire d'un petit peu d'attentisme il arrive dans le JDD pour dire que il faut absolument pas que la France fasse du surplace et donc de l'atentisme moi je trouve que ça prête à sourir voilà et bien merci beaucoup à tous les quatre merci de nous avoir éclairé de vos lumières je pense que il y a beaucoup de sujets qu'on va évoquer encore lundi soir prochain en tous les cas d'ici là je vous souhaite une très bonne semaine et et puis une très bonne nuit quand même bonne soirée [Musique]
François Bayrou