Député RN ou avocat de Sarkozy ? Face au porte-parole de Marine Le PEN sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
avec deux députés qui sont aujourd'hui face- à face. D'un côté, Philippe Balard pour le Rassemblement national. Bonjour, installez-vous.
Et de l'autre Benjamin Lucas pour le groupe écologiste et social. Bonjour à vous. Nicolas Sarkoziier.
D'abord un canon qui a été reçu par Emmanuel Macron vendredi dernier. Gérald Armin va le voir. Est-ce que ça vous choque vous Benjamin Lucas ou pas ?
Oui, moi j'ai interpellé hier aux questions gouvernement le garde des sauts. Il y a une offensive depuis une décennie de monsieur Sarkozy qui a le droit de se défendre. C'est pas le sujet, mais il y a une offensive qu'il mène parfois même depuis des bureaux payés par la République pour attaquer la justice, l'indépendance des juges, pour mettre en cause l'honnêteté des magistrats.
Et en recevant, en faisant l'honneur d'être reçu à l'Élysée à quelques jours de son incarcération, le président Macron a a validé cette stratégie, cette opération. Il s'est fait le relais de cette opération de déstabilisation de l'état de droit. C'est extrêmement grave.
On est dans un moment quand mêmeù partout les démocraties vass où la confiance de nos concitoyens dans les institutions vacilles également, c'est un très mauvais signal. En tout cas, je crois que le président et le gardau trahissent leur fonction et leur mission. Philippe Balard.
Est-ce que ça vous choque vous aussi ou pas ? Non, mais ce qu'on nous Nicolas Sarkozy, on l'a combattu lors de la présidentielle de 2007 euh de 2012 euh Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont exprimés. Ce qui nous gêne nous dans cette histoire euh c'est l'exécution provisoire euh puisque quand on fait appel, on est présumé innocent et là vous avez quelqu'un qui est présumé qui est en prison.
Ils sont rapprochés avec Marine Le Pen et Jordan Bardella quand même ces derniers jours. Ils sont parlés avec Nicolas Sarkozy. Ah bah c'est oui.
Nicolas Sarkozy a fait part de ce coup de téléphone qu'il a eu avec Marine Le Pen. Bon enfin entre potentiellement futur président de la République et ancien président de la République, je pense qu'il est pas normal de se parler si vous voulez. Ouais donc vous ça vous a pas choqué.
Ah oui non enfin non pardon vous parlez de la future. C'est Marine Le Pen. Oui d'accord je je me je me je me je me je me proche d'être vous vous y êtes déjà mais mais nous pas encore.
Alors sur l'exécution provisoire c'est vrai que c'est un débat également qui est important et Emmanuel Macron a voulu le soulever aussi. Est-ce que vous aussi Benjamin Lucas, vous êtes d'accord pour ouvrir ce débat et pour peut-être en finir avec l'exécution provisoire ? Ouvrir un débat de cette façon quand sont concernés un ancien président de la République et Marine Le Pen, c'est-à-dire c'est faire la loi pour des circonstances personnelles, pour des convenances personnelles.
C'est faire la loi pour faire plaisir à ses amis, à ses amis politiques ou et c'est donner l'impression. Le le Rassemblement national et le Front National hier on surfit depuis 30 ans 40 ans sur le fantasme. Tu une caste politique, une classe politique qui entre elles se soutiendrait. euh qui vivrai de la connivance et qui finalement vous savez le le tous pourri quoi.
Ces gens qui se servent plutôt que servir et aujourd'hui ils sont pris la main dans le pont de confiture si je puis dire puisqu'ils nous proposent la même chose. C'estàd qu'ils disent on va se mettre d'accord entre nous pour échapper à la loi des lois d'ailleurs qu'ils veulent toujours plus dures avec les autres toujours plus répressives toujours plus brutales. Je rappelle que l'exécution provisoire telle qu'elle est appliquée aujourd'hui à Madame Le Pen à monsieur Sarkozy, elle a été décidée sous un gouvernement UMP, sous le gouvernement de monsieur Sarkozy à une époque où monsieur Le Pen et madame Le Pen fille disaient il faut plus de fermeté, plus de fermeté, plus de fermeté.
Donc aujourd'hui, on voit bien une forme de tartufie dans cette affaire. Euh alors faut que ça soit motivé, une décision de justice. Et là, il y a même sur votre plateau d'ailleurs l'ancien président de l'USM, là je parle de du 31 mars dernier du jugement à l'encontre de Marine Le Pen qui s'était étonné des attendus du jugement parce que le trouble à l'ordre public, nous on l'a pas vu.
Là, en l'occurrence, encore une fois, on a combattu Nicolas Sarkozy et peut-être qu'on pourrait continuer de de le de le combattre si il refaisait de de la politique, mais enfin, on voit pas très bien où est le trouble à l'ordre public et puis le risque de récidif pour Marine Le Pen déjà et pu redéputé. Donc, il y en avait pas. Donc tout ça, ce sont des arrangements euh politiques.
Encore une fois, on met pas tous les magistrats euh dans le même panier selon l'expression populaire, mais quand on tombe sur un magistrat syndiqué au SM, syndicat la magistrature, c'est le fameux mur des cons euh et qu'on est, on va dire de droite pour euh simplifier le langage, on a du souci à se faire. Après, il y a des magistrats qui sont sous protection policière, c'est donc ils font très bien leur travail, notamment ceux qui luttent contre les narcotrafic. Moi, je je trouve que cette mise en cause de la justice, elle est elle est hallucinante et monsieur Ballard n'a pas les mêmes propos.
Le Rassemblement national a pas les mêmes propos à propos des policiers qui ont perquisitionné chez monsieur Sarkozy, qui ont investigué pendant des années, pendant une décennie. parle pas là d'une affaire qui s'est révélé en jours. Il y a des policiers peut-être même d'ailleurs syndiqu chez qui est proche de vous qui ont enquêté sur monsieur Sarkozi qui sont allés établir des faits des preuves collecter collecter des indices et cela vous ne les mettez pas en cause c'est assez curieux et on voit bien fond vous êtes gêné parce que il y a une justice vous appelez toujours à la à la à la fermeté de la justice à l'autorité on était en débat ce matin sur les questions scolaires.
Vous n'arrêtez pas de de réclamer de l'autorité. Il y a une autorité dans ce pays. C'est l'autorité judiciaire.
Vous devriez la respecter mais nous on s'étonne. Par exemple, quand il y a des policier de là-bas qui est à Tourcoin est passé à tabac par des délinquents, il y en a quatre qui ressortent libre de leur garde à vue. Alors on voudrait oui plus de fermeté.
Absolument. Oui. On et là vous faites préférence ce qui se passe à la commission des affaires culturelles.
Oui, on veut de la fermeté notamment dans les écoles. Fer fermeté fermeté quand on magouille avec Kaddafi non. Fermeté quand 4 millions dans la parole par contre feré fermeté ailleurs oui c'est je ne suis pas l'avocat. de Nicolas Sarko moi je non pas du tout je reste sur l'exécution provisoire point final moi je je suis pas magistrat je suis pas enquêteur je ne connais pas le dossier j'ai lu comme vous la presse bon visiblement il y a des soupçons qui font que il est condamné voilà j'en dirai pas plus je suis pas son avocat pour Marine Le Pen il y a un procès en appel et elle démontrera son son innocence c'est une interprétation du règlement intérieur de du parlement euré l'argument de Benjamin Lucas c'est de mettre sur le même plan la délinquence violente et la délinquence au col blanc Est-ce que vous vous mettez ces deux formes de délinquence sur le même plan ou pas ?
Je je reprends les deux exemples. Trouble à l'ordre public, risque de récidive. Il peut même y avoir dans les attendus d'un jugement, on incarcère même si la personne fait appel parce que ce sont des narcotrafiquants, ils peuvent détruire des pistes, ils peuvent faire pression sur des personnes.
Tout ça, ça doit être motivé. Mais encore une fois, si je reprends l'exemple du jugement du 31 mars dernier, je vois pas où est le trouble à l'ordre du public, le risque de récidif de Marine le Pen. Moi, c'est fascinant sur cette affaire.
On a sur les plateaux plein de d'experts judiciaires comme si moi je me mettais à vouloir venir sur votre plateau chroniquer le sport quoi. Il y a un moment donné faut faut être un peu un peu sérieux. Vous avez lu les centaines de pages du jugement, vous avez suivi de monsieur Sarkozi, vous avez suivi suivi l'enquête, je ne suis pas son avocat.
Je m'exprimerai pas sur le fond si l'effet était avéré. Voilà, la réalité c'est comme quand il y a une coupe du monde on dit 60 millions de sélectionneurs. Là aujourd'hui, vous avez 60 millions de juges, en tout cas vous avez 577 juges dont 142 sont membres du Rassemblement national et les gens qui n'ont aucune compétence pour ça, vous et moi, allons refaire la justice.
C'est pas comme ça que ça marche l'état de droit. C'est pas comme ça que ça marche la justice. Nous sommes parlementaires, nous faisons la loi.
Nous ne commentons pas les décisions de justice. C'est ces fondements-là, on voit bien, ils sont attaqués par les amis de Madame Le Pen, chez monsieur Trump, chez monsieur Urban, par monsieur Bolsonaro. Le fondement d'une démocratie, c'est la séparation des pouvoirs entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique.
Ce que vous voulez faire, c'est plus grave que défendre vos copains, le copain Sarkozy, la copine Le Pen. C'est affaiblir l'état de droit et donc nos fondements démocratiques. En matière d'affaiblissement de l'état de droit, je pense que la gauche en connaît quand même un rayon.
Yeah.
Marine Le Pen