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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 janvier 2026 4 min

Iran : "Il nous faut trouver des moyens de venir en soutien à la société civile"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, un peuple issu d'une grande civilisation se bat actuellement à main nu face au Kalashikov d'un régime sanguinaire. Un régime qui tue, qui viole, qui emprisonne massivement.

Un régime sans fo ni loi. Un régime en difficulté. Un régime qui fait le choix de couper toute communication avec le monde pour tenter de briser les lampes populaires.

Je veux parler du peuple iranien. Il descend dans la rue au péril de sa vie contre la corruption économique, sociale et morale des nanti entiers du régime. Un un peuple qui manifeste pour la démocratie pour sa liberté capté bloqué depuis la révolution iranienne de 1979.

Le monde, la France et nous autres parlementaires, nous sommes face à des crimes d'état. Nous ne sommes pas à une situation de non assistance à peuple en danger. Il ne faut agir vite et maintenant.

Monsieur le ministre, vous avez vous avez condamné les exactions du régime sanguinaire. C'est une bonne chose. Vous avez convoqué l'ambassadeur de la République islamique d'Iran, c'est mieux encore.

Mais je crois qu'il faut aller encore plus loin et beaucoup plus loin et plus vite. Nous avons avec mon groupe trois propositions à vous faire ce matin. D'abord, agir pour faire adopter un nouveau train de sanction européenne et inscrire sur la liste des organisations terroristes les gardes de la révolution et les passes d'ar.

Ensuite, exiger la libération de tous les présidents politiques et enfin demander une réunion rapide immédiate du Conseil de sécurité des Nations-Unies et mettre en place les nouvelles étapes de ce qu'on appelle le la responsabilité pour protéger les peuples R2P. Monsieur le ministre, voici nos propositions. Comptez-vous les reprendre pour faire en sorte que la France parle et agisse pour le peuple iranien ?

Je vous remercie. pour vous répondre la parole ministre de l'Europe et des affaires étrangères monsieur Jean-Noël Barre. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, vous l'avez dit, des villes et des villages d'Iran, de toutes les provinces, le peuple iranien une nouvelle fois s'est levé pour réclamer la justice et pour réclamer la dignité. des commerçants, des jeunes femmes, des jeunes hommes, des civils et partout un seul et même cri de ralliment, le cri de la liberté.

Et face à cette révolte pacifique, une répression, là encore, vous l'avez dit, intolérable, insupportable et inhumaine. Des manifestants abattus à bout portant par des armes d'assaut. Internet coupé pour dissimuler l'ampleur de l'horreur.

Des cadavres qui s'entassent par centaines, par milliers, peut-être encore plus dans des hôpitaux qui semblent saturés. des morts que nous pleurons nous aussi avec les familles iraniennes enillées et des appels de détresse qui continuent aujourd'hui encore auxquels nous ne pouvons être insensibles. Et c'est la raison pour laquelle la France a condamné avec force par la voix du président de la République les violences d'État qui se sont abatttues sur des manifestants pacifiques.

Ce message, je l'ai signifié au ministre des affaires étrangères et il a été signifié à nouveau hier à l'ambassadeur d'Iran en France qui était convoqué au qu d'Orset. Mais comme vous nous y invitez, nous n'entendons pas nous arrêter là. La présence de la Commission européenne a ouvert un chantier de désignation de ceux qui sont les responsables de ces de cette répression et qui pourront être ciblés par des sanctions européennes comme les auteurs des répressions en 2022 du mouvement femme vie liberté l'avaient été à l'époque.

Et il nous faut, j'en dirai peut-être quelques mots un peu plus tard dans les questions, trouver aussi d'autres moyens de venir en soutien de la société civile iranienne si durement éprougé. Parce que par cette révolte pacifique, le peuple iranien nous donne une nouvelle fois une grande leçon de courage, le courage inoui de ceux qui sont prêts à prendre tous les risques, y compris le risque le plus grand pour défendre leur liberté et leurs droits les plus fondamentaux. Et c'est pourquoi dans ce moment décisif de leur histoire, la France, le pays des droits de l'homme, le pays des Lumières se tient tout entier et se tiendra à leur côté.

Merci monsieur Tbal.

Iran : "Il nous faut trouver des moyens de venir en soutien à la société civile" — Jean-noël Barrot · Pourquijevote