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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 novembre 2025 20 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

"On a assisté à la naissance de ce que l’on pourrait appeler le 'bloc de la raison'"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On va évoquer la colère des agriculteurs après les déclarations d'Emmanuel Macron sur le Mercosur.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce vote sur le budget de la Sécu est une victoire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que c'est de bonne augure pour la suite des débats budgétaires ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Vous êtes en train de nous dire que même si vous avez voté pour, vous espérez que le budget sera modifié ?

  • 8:00ComplaisanteRéponse directe

    Justement, on va écouter la réaction d'Olivier Fort, le socialiste. Il renvoie dos à dos le RN et la France insoumise.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous mettez ce qui s'est passé hier dans l'hémicycle au crédit du Premier ministre et d'Olivier Fort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Jean-René CasneuveChiffre
    « Les intérêts de la dette, c'est 70 milliards l'année prochaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Jean-René Casneuve et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va évoquer avec vous la colère des des agriculteurs après les déclarations d'Emmanuel Macron sur sur les la question du mercour. D'abord l'actualité de ces dernières heures et et de cette nuit même hier soir, c'est ce vote dans l'hémicycle.

Premier vote sur le sur le budget de la de la sécurité sociale, première partie adoptée 1493. Est-ce que c'est une victoire ? Oui, je crois que c'est une étape importante et je pense qu'on a assisté d'une certaine manière à la à la naissance de ce qu'on pourrait appeler euh le bloc de la raison, hein.

On a eu le bloc central, maintenant je crois qu'on a le bloc de la raison. Il y avait clairement hier dans l'hémicycle ceux qui veulent donner un budget euh à notre pays et ceux qui ne veulent pas. et ceux qui veulent bien ça s'est élargi au bloc central bien évidemment mais il y avait le parti socialiste, quelques personnes aussi quelques députés écologistes et communistes.

Donc on voit qu'il y a une volonté quand même de répondre à une attente des Français, c'est qu'il nous disent matin, midi et soir, faites en sorte de vous entendre pour trouver un budget. Est-ce que ça veut dire Jean René Casneu que c'est de bonne augure pour la suite des débats parce qu'on sait qu'il y a encore le chemin est encore long jusqu'à l'adoption définitive d'un budget. Mais est-ce que là ce matin vous respirez et vous êtes confiant euh sur la suite des événements si vous on n' pas le temps de respirer très longtemps parce que euh c'est une sorte de marathon avec des ha comme sur un 110 m a donc on est encore au milieu de la course et ça va être ça va être très très long.

Mais moi je suis enfin je suis plutôt plutôt rassuré par ce par ce qu'on a vu. Alors je le contenu était presque secondaire. C'est terrible de dire ça mais peut-être moins pour les Français quand même le le on est en première lecture il y aura le Sénat il y aura une deuxième lecture donc ça donne une petite idée.

Chacun doit rester calme. Alors en fait vous êtes en train de nous dire genazu que même si vous avez voté pour vous espérez que le budget sera peut-être modifié parce qu'il vous convient peut-être pas complètement. C'est ça.

Écoutez, moi il me convient pas terriblement. C'est vrai, parce que qu'est-ce qu'on constate que ce soit en commission puisque cette semaine, on était à la fois en commission sur la partie dépense et sur la partie dépense du PLF et dans les mystiques sur la partie recette du PLFS, la SQU de l'État et budget de la SQ. SQ Bon, je c un petit peu compliqué et qu'est-ce que je constate c'est que et bien on ne fait aucune économie.

Et à chaque fois qu'une économie arrive, elle est elle est elle est supprimée par la représentation nationale. Il faut savoir qu'au commission des finances cette semaine, on a voté 10 milliards de dépenses supplémentaires. On fait comme ça pour rire, on fait du du 150 millions d'euros de dépenses supplémentaires à l'heure en autant que ça va.

Donc moi, je suis assez inquiet sur euh le résultat final sur le déficit et c'est pour ça que le vote d'hier, il est très politique. Voilà, nous voulons aboutir, le contenu est presque secondaire, il se décidera euh soit en CMP avec euh les sénateurs, soit dans la 2è lecture. Mais alors, attendez quand même parce que je pense au aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent ce matin, qui se disent "On a évoqué toutes les mesures qu'il y avait dans ce dans cette première partie du budget, il y en a un certain nombre.

Euh ça veut dire que elles ne seront peut-être pas forcément celles qu'on aura à la fin. Oui. Non mais il faut bien sûr parce que le processus ça c'est pas spécifique cette année mais le processus budgétaire est très long.

Il nous amène jusqu'au 31 décembre de l'année avec une première lecture, une deuxième lecture, un aller-retour avec le Sénat. Donc il y a effectivement des mesures par exemple sous euh le le sur la partie budget de l'État recette qu'on a voté la semaine dernière, enfin qu'on a vu la semaine dernière. On n'est pas encore au bout de ce processus.

Il y a eu on a voté à peu près entre 40 et 50 milliards d'impôts supplémentaires. Il est pas question si vous voulez que le budget final porte 40 à 50 milliards d'impôts supplémentaires surtout essentiellement sur les entreprises. Donc les taxes sur les multinationales, sur les gafames et cetera, tout ça excite on pourrait dire pas nécessairement mais tout ça va être revu ajusté au fur et à mesure du processus budgétaire.

Alors, vous étiez en vous avez salué le le bloc de la raison en introduction de de cet entretien. Justement, on va écouter la réaction d'Olivier Fort, le socialiste. C'est intéressant parce que lui aussi, il renvoie d'X à dos le Rassemblement national et la France insoumise.

On l'écoute. Je remarque qu'il n'y a que deux groupes qui ont voté contre, la France insoumise et le RN, ce qui me désole parce que ces deux parties là pront défendre les classes populaires. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, ils ont fait le jeu du pire.

Ils sont hors jeu désormais le Rassemblement national et la France insoumise. C'est ce que vous considérez ? Non, ils sont dans leur logique, c'est-à-dire ils veulent le chaos, ils veulent faire n'importe quoi pour accélérer le calendrier électoral et donc ils veulent qu'on revote le plus vite possible.

Donc ils vont être contre, ils vont faire en sorte que ce processus budgétaire échoue. Donc non, alors leur attitude en même temps, c'est pas complètement illogique qu'il y a une opposition qui existe quand même. Non pas que vous soyez tous d'accord mais bon bien évidemment heureusement heureusement qu'il y a une opposition mais là c'est encore une opposition ils sont d'accord sur le chaos mais sur le reste sur le contenu ils sont pas du tout d'accord. la France insoumise considérant qu'il y avait pas assez de recettes, qu'il fallait encore augmenter les prélèvements obligatoires et le rassemblement national pensant le contraire.

Est-ce que vous mettez ce qui s'est passé hier dans l'hémicycle au crédit du Premier ministre Sébastien Lecornu et aussi d'Olivier Fortalistes et aussi du bloc central ? C'est-à-dire chacun fait des chacun fait des efforts. Je voudrais m'adresser aux socialistes.

Ils ont beaucoup obtenu. Beaucoup obtenu. Trop je ne sais pas mais il va falloir qu'il s'arrête quand même un jour en particulier.

C'est pas du tout ce qu'ils sont en train de dire. Olivier Fort ce matin dit le combat doit continuer bien sûr mais c'est pour ça que moi je je m'adresse à lui solennellement il faut qu'il s'arrête en partie sur la partie en particulier sur la partie retraite. Franchement moi je trouve ça n'est pas responsable à la fois de suspendre la réforme des retraites et à la fois de dégeler les retraites.

On sait que c'est la dépense la plus importante. Donc il faut d'une manière ou d'une autre que les retraites les retraités participent à cet effort de redression mercredi sur la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que d'ailleurs Jean Casneu vous nous confirmez vous allez voter contre cette cette suspension pardon ?

Non, je suis euh contre cette suspension, mais je vais voter euh je vais m'abstenir pour permettre justement au processus de continuer parce que dans ce que j'entends auprès de nos concitoyens, l'essentiel c'est que le 31 décembre on ait un budget. Vous savez, les commerçants sont inquiets, les Français sont inquiets, les collectivités territoriales sont inquiètes, elles ne savent pas quelles vont être leur dotation. L'économie est les retraités peuvent être aussi inquiets d'une d'une baisse de leur pouvoir d'achat.

Oui, mais moi je j'étais assez favorable si leur retraite n'augmente pas que comme vous dis ou écoutez les retraités peuvent être inquir d'achat mais l'ensemble des Français peuvent être inquiets sur le déficit. Bon, je suis désolé, on va pas revenir à l'époque Baouque de l'époque non mais je suis nostalgique des chiffres chiffres les chiffres ne ment pas si vous voulez et et ce qui serait terrible c'est que on n'arrive pas à réduire le déficit la dette va peser enfin les intérêts de la dette c'est 70 milliards l'année prochaine. Donc c'est c'est terrible, c'est un nœud coulant.

Donc pour nos générations futures, il faut absolument réduire le déficit. Et ça, il y a pas de miracle comme on est un pays où le le niveau d'imposition est pratiquement record. euh au monde et bien il faut réduire nos dépenses.

Vous craignez par exemple que le l'objectif euh de déficit public de 4,7 % qui peut on l'a compris quand même euh aller jusqu'à 5 %. Ça c'est ça peut être remis en question compte tenu de tout tout ce que vous avez voté euh pour le moment dans l'examen du budget. Je le crains et je me battrai pour que ce déficit soit le plus réduit possible.

On était à 46 initialement, on est passé à 47. Le premier ministre a dit que on serait en dessous de 5. Quand je vois toutes ces dépenses supplémentaires qui sont votées, quand je vois toutes ces économies qui sont rayées, une fois de plus, le budget initial avait plein de défauts.

Donc je peux je peux comprendre et en même temps, il y a des impôts supplémentaires qui sont votés aussi. Donc ça fait des recettes. Oui.

Mais la grande majorité de ces impôts ne tiennent pas la route. En particulier l'impôt de de 26 milliards sur les multinationales, il tient pas la route. Bon, il y a tout ça veut dire quoi ?

Il tient pas la route, il sera censuré par le Conseil constitutionnel à vos yeux. Il sera censuré. D'abord les sénateurs le shooteront, je pense l'enlèveront.

Il tient pas la route au pré constitutionnel. On va pas non plus faire en sorte que les entreprises quittent quittent notre pays. Donc attention à la pression aussi qu'on met sur les entreprises.

Un mot quand même puisqu'on parlait des des votes, on a beaucoup parlé du Parti socialiste. Vous avez fait part de de votre volonté que Olivier Fort s'arrête si si je vous cite. De l'autre côté, il y a quand même le centre droit, la droite Horizon LR qui se sont massivement abstenus sur cette partie du du budget de la du budget de la sécurité sociale.

Est-ce que vous pouvez vraiment compter sur eux et notamment mercredi en vue du vote sur la réforme des retraites ? Je crois qu'il font partie de ce bloc de la raison dont j'ai parlé tout à l'heure et peut-être que pour eux la raison est de ne pas suspendre la réforme des retraites. La raison c'est d'avoir un budget mais les l'ordre des priorités c'est bien c'est bien celle-là.

Donc peut-être que effectivement sur cette réforme des retraites, on va avoir des votes assez disparates. Elle peut ne pas être validée. Elle pourrait ne pas être validée.

Ouais. Ce que vous nous dites, c'est que dans cet examen du budget, finalement les parlementaires ont beaucoup de mal à mettre en œuvre des économies. Mais est-ce que vous prenez votre part vous en tant que euh député de l'ancienne majorité, si on peut l'appeler comme ça, sur euh cette dérive des comptes publics ? sur peut-être les excès euh de la politique du chèque.

Est-ce que vous pouvez dire "Oui, on a eu aussi notre part de responsabilité probablement." Enfin, ça date pas 2017, c'est bien plus ancien que ça. Mais oui, on a notre part de responsabilité milliards, c'est vous si on Oui, mais enfin si on regarde les 1000 milliards, c'est à peu près ce qu'on a aussi gagné les 10 années précédentes entre 2005 et et 2015.

Donc, si vous voulez, oui, on a on a notre part de responsabilité. On a quand même entre 2017 et 2019 réduit le déficit de manière significative. On est repassé sous les sous les tr et puis il y a eu les crises évidemment on a on est peut-être pas sorti assez vite des crises.

C'est vrai et puis en 2022 il y a plus de majorité et vous ne pouvez faire des économies dans notre pays qu'à deux conditions. Avoir une majorité et avoir une majorité courageuse. H dans autrement les comptes dérivent.

Alors justement vous avez parlé Mathilde d'Edouard Philippe l'ancien premier ministre qui fait aussi entendre sa musique sur le budget. On va en parler euh dans quelques secondes juste après l'essentiel de l'actualité. Il est 9h le car et c'est Manon Manon Lombard Brunel.

Près d'un million de personnes appelées à évacuer aux Philippines. Lille est sous la menace d'un super tyfon. [musique] Une partie du pays est déjà touchée par de fortes rafales de vent et des inondations.

En Iser, un homme de 46 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire avanthier. Il est accusé d'avoir commandé deux poupées à caractère sexuel sur Chine. Il s'est-ême spontanément présenté au gendarmes.

Des images pédopornographiques ont également été retrouvées à son domicile. Personne n'a été blessé mais les images sont impressionnantes près de Lyon. Un incendie a touché au moins cinq appartements hier en début d'après-midi.

Des flammes qui ont pris à cause d'un tir de mortier en marge du tournage d'un clip de rap. Et puis tout est encore possible pour Sébastien OG. Le français à remporter cette nuit la dernière étape du rally du Japon.

Victoire qui lui permet de garder [musique] ses chances de remporter un 9e titre de champion du monde. France info le 830 France info Adrien Bec Mathilde Sirot Jean-René Casneu est toujours avec nous député ensemble pour la République du GERS. Vous êtes aussi ancien rapporteur général du budget, on en a parlé longuement dans la première partie.

Alors ça ne vous aura pas échappé. Il y en a un qui est inquiet aussi par voilà par rapport à l'état de nos comptes publics et par rapport à tout ce qui a été voté sur la fiscalité. C'est Édouard Philippe l'ancien premier ministre aussi candidat à l'élection présidentielle.

Il s'est adressé cette semaine aux entrepreneurs sur son compte LinkedIn. Il s'en est pris à cette fièvre fiscale, je le cite. Il a également publié une vidéo sur son compte X.

Je vous propose de l'écouter et on en parle juste après. Ce qui se passe à l'Assemblée nationale m'inquiète. À coup de posture et de nouvelles taxes, on est en train de désespérer celles et ceux qui font tourner l'économie et on est en train de créer une situation qui fiscalement est dangereuse pour l'avenir de la production française.

Situation dangereuse pour l'avenir de la production française. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui Jean René Cazuf sur le constat qu'il fait ? Est-ce que voilà, on comprend que pour lui la politique de l'offre elle est elle est terminée ?

C'est c'est derrière nous. Est-ce que c'est inquiétant ? Oui, je suis d'accord avec ce qu'il dit.

C'est c'est très inquiétant. euh cette frénésie fiscale euh qui a pris le Parlement depuis quelques semaines et quelqu et quelques mois. Donc la politique de l'offre, elle est pour moi très importante.

Ce sont les entreprises qui créent de la valeur, qui crée de la richesse bien évidemment et c'est comme ça qu'on la redistribue. Mais avant de la redistribuer, il faut la gagner. Je dis j'en pense des portes ouvertes, je suis vraiment désolé pour ça.

Et c'est ce que redit euh Édouard Philippe. Si on taxe trop les entreprises et elles sont déjà très taxés dans notre pays, et bien les entreprises vont faire des choix. Elles vont investir à l'étranger, elles vont investir chez nos voisins, elles vont investir aux États-Unis.

Donc on voit bien qu'on est dans une compétition mondiale, on ne peut pas faire comme si on était sur une île tout seul. Donc oui, il faut continuer à produire en France. il faut réindustrialiser et franchement tous les messages depuis maintenant 15 jours avec cette cette créativité en matière de taxe bien c'est pas un bon message.

Édard Philippe il aspire à gouverner, il a aussi fait une proposition cette semaine ce deal fiscal alors c'est à la fois 50 milliards d'euros par an donc de baisse des impôts de production et d'un autre côté on retire aussi les aides aux entreprises du même montant sur une année. Est-ce que pour vous c'est une proposition qui va dans le bon sens ? Est-ce que vous pourriez le le soutenir par ailleurs ?

Absolument, c'est une une excellente mesure. On a des impôts de production qui sont deux à trois fois plus important qu'en Allemagne, hein. Les impôts de production sont les impôts que vous payez avant même d'avoir vendu un seul produit ou un seul ou un seul service.

Donc, ils sont particulièrement idiots. Ils sont pas liés à vos profits, ils sont pas liés donc euh il faut il faut baisser les impôts de de production. On a commencé à le faire avec un impôt qui s'appelle la CVAE qu'on a baissé de 15 milliards depuis 2017.

Puis il faut aller beaucoup plus loin. Effectivement comme il y a un maqui d'aide aux entreprises qui crée aussi des fantasmes, on a l'impression que les entreprises sont euh trop aidé dans notre pays, ce qui n'est pas ce qui n'est pas le cas, mais ça permettrait de de clarifier le sujet. Mais quand je vous entends Jean René Casneu vous qui êtes un macroniste de la première heure, bon vous n'en voulez semble-t-il pas beaucoup à Édouard Philippe pour pour ses récents propos sur le chef de l'État qui l'invite à la démission vu que vous saluez en quelque sorte ce que ce que prône l'ancien premier ministre.

Écoutez, la course pour 2027 ne m'intéresse pas beaucoup pour être très honnête. Moi, je m'intéresse au budget, je m'intéresse au GERois. Je fais en sorte qu'on essaie de régler leur problème aujourd'hui.

J'ai reçois mais c'est une réponse presque de normand là. Non pas pas pas du tout. Je presque moi je crois pas du tout par exemple à la dissolution.

C'est une grande blague. On va pas dissoudre. Ça tient pas la route.

C'est fini ça d'ailleurs ? Oui mais c'est complètement fini. Écoutez, on a voté en 22 en législative.

On a voté en 24, on va voter en 27. On va pas voter en plus en 26. vait pas voter chaque année pour les législatives.

Mais ce bloc de la raison, est-ce que finalement ce n'est pas l'alliance de tous ceux qui ne veulent surtout pas retourner aux élections et qui ne veulent pas de dissolution ? Non, j'ai aucun problème à retourner aux élections. C'est pas question de vouloir ou de pas vouloir.

C'est dire ça n'a pas de sens. On est en train de tuer nos institutions si on décide que on va faire quatre élections législatives en 5 ans. On pourrait dire qu'on les tue aussi en ayant pas de majorité, en ayant un parlement qui a du mal à décider, en ayant un gouvernement qui est faible.

C'est pas complètement ce que prévoient les institutions de la 5e à la base, mais je je on est en train de montrer qu'on peut quand même, j'espère qu'on on ira jusqu'au bout, on peut quand même avoir un budget avec des réponses concrètes aux attentes de nos concitoyens mais effectivement ne pas avoir de majorité bah c'estàd qu'on peut pas faire on peut pas engager de grandes réformes et on peut pas faire d'économie on ne pas faire de de d'économie significatives donc oui c'est pas l'année 2026 va pas être une grande année hein en terme de réformme dissolution improbable d'émission du président, c'est la même chose. C'est pas du tout à l'agenda. Non, ça n'est pas ça n'est pas souhaitable parce que c'est déjà que le parlement, l'institution est est affaiblie, il faudrait pas en plus que celle du président de la République soit affaiblie.

Alors le président de la République justement qui a fait beaucoup réagir ces deux trois derniers jours après des ces déclarations sur le sur le Mercosour, l'accord de libre échange avec les pays sud-américains du du Mercosour déjà signé par l'Europe qui doit encore être ratifié par par les États. Le chef de l'État s'est montré plus exposé en tout cas moins opposé pardon à la à la possibilité de le signer cet accord alors que jusqu'ici il était il était très très en opposition. Comment vous expliquez que le président a changé de pied comme ça ?

Écoutez, d'abord, je comprends l'émotion que crée cet accord et et que crée les propos du président de la République. Je suis d'un département rural agricole, on a de formidables produits comme le Foigrain ou l'Armaniaque, c'est bientôt les fêtes. Euh et donc nos agriculteurs sont inquiets.

Ils ont des revenus aujourd'hui qui sont pas très bons parce qu'il y a les taxes américaines, parce queil y a les aléas climatiques, il y a la déconsommation sur l'alcool. Donc il faut vraiment protéger notre agriculture. C'est absolument fondamental pour notre pour notre souveraineté.

Donc moi, je demande au président de la République et à l'exécutif faire en sorte que vraiment dans cet accord, il y ait les fameuses clauses miroir et que euh les produits qui arrivent en France soient contrôlés et qu'on pas possible. On le voit bien avec les produits Chines ces derniers jours arrive pas à tout contrôler. Et bien, il faut peut-être changer de pied, il faut contrôler massivement, il faut être beaucoup plus dur en matière de fraude, il faut être beaucoup plus dur en matière d'amende et de et de et de enfin je dire il faut il faut renforcer l'Europe est trop naïve.

Si vous voulez me faire dire que l'Europe est trop naïve, vous avez raison. Ça fait trop d'années, trop de décennies que l'Europe est naï. C'est une réponse européenne qu'il faut sur ce genre de de problème.

Maintenant, moi je je suis quand même je crois que c'est aussi l'idée du président de la République. Moi, je préfère un accord que que pas d'accord. Vous saz, on a beaucoup critiqué le CTA par exemple avec le Canada.

Bon, on est aujourd'hui pour l'agriculture, on est excellentaire, très excellentaire sur la viande, sur le fromage, sur sur le vin. Donc voilà. Donc c'est il faut négocier, il faut négocier encore le contenu.

Mais c'est mais mais peut-être qu'il faut y aller très rapidement. Est-ce que vous redoutez qu'il y ait des mouvements de contestation d'agriculteur ? Par exemple, vous avez cité votre département du GERS très agricole.

Est-ce que vous sentez qu'il y a une colère qui monte et qu'il pourrait y avoir de nouveaux blocages, des nouvelles manifestations ? Ça arrive régulièrement, donc on peut pas l'exclure, mais je crois qu'il faut il faut dans ce budget par exemple y répondre concrètement. Il faut vraiment écouter nos agriculteurs, ils souffrent.

Ils sont essentiels à notre alimentation et à notre vie. Ils sont essentiels dans notre culture. Donc il faut les écouter.

Absolument. Merci à vous Jean-René Cazu, député ensemble pour la République du GERS. Donc on leur a on l'a bien compris ce matin membre de la commission des finance.

Merci Mathilde Sirot. On vous retrouve un peu plus tard pour les informer.