Roger Karoutchi : « L’audiovisuel public doit se concentrer sur la transmission et non l’audience »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Roger Carucci, vous êtes sénateur LRD scène. On va bien sûr revenir sur toutes ces informations, mais d'abord on va regarder, c'est la tradition dans cette émission, les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois, on va les regarder ensemble.
D'abord la une de la dépêche télé, tout ce qui change aujourd'hui. Changement en cascade des numéros de chaîne et top départ de T18, la nouvelle chaîne de la TNT. La télévision française connaît ce vendredi un chamboulement inédit depuis 20 ans.
La une de la Marseillaise, le PC marque un point. On l'a vu dans le journal les députés qui ont voté hier une résolution portée par les communistes pour demander l'abrogation de la réforme des retraites qui a été imposée selon le journal sans vote il y a 2 ans. Et puis la dernière, c'est celle de Corse Matin.
Criminalité, la riposte de l'État. Gérald Armanin était hier en visite dans l'île. Il a confirmé la création d'un pôle régional antimafia.
Le garde des saut, il y voit le moyen de renforcer la lutte contre la criminalité organisée en complémentarité d'autres juridictions. De quel sujet avez-vous envie de nous parler ? Oh, on peut peut-être prendre la télé, ça va me changer moi aussi.
C'est une vous qualifiez ça de révolution ce qui se passe aujourd'hui dans le dans le paysage audiovisuel de petite révolution. Non, pas pour le moment. Euh je félicite public sénat de se retrouver sur le canal 8.
Je n'étais pas favorable à l'interdiction de C8, c'est le moins qu'on puisse dire par l'arcom, mais bon, les choses dans ce qu'elles sont, c'est bien. Euh non, il y aura une révolution dans l'audiovisuel public si on arrive à transformer le paysage, si on arrive à voter, à faire voter la loi de réforme de l'audiovisuel public qui traîne depuis des mois et qui pour le mois n'a pas d'aboutissement. Et si on se pose la vraie question, quels paramètres, quelles conditions pour l'audiovisuel public ?
Aujourd'hui, moi je considère que l'audiovisuel public a un rôle clé et en même temps est très décevant à la fois par son côté monolitique au niveau politique qui déplaît par définition à beaucoup de gens qui se disent ben c'est le service public, ça devrait être plus neutre que ça. Et puis cette espèce de concours sur la recherche de l'audience est un vrai sujet. Est-ce que c'est le rôle de l'audiovisel public de faire plus d'audiences, moins d'audiences que le privé ?
à mon sens. Il doit se concentrer sur l'éducation, la transmission, les valeurs. Bon, il y a un vrai débat à vo avoir.
On revient sur tout ça, on en parle tout de suite puisqueévidemment vous suivez beaucoup ces questions d'audiovisuel ici au Sénat et on le disait grand jour pour public Sénat qui est depuis ce matin sur le canal 8 de la TNT. On voit tout ça avec notre journaliste Quentin Calmé. [Musique] Bonjour Quentin, bonjourne, bonjour Roger Carci 8.
Donc et c'est vous qui inaugurez la toute première chronique sur ce canal 8 de la TNT. Quentin, faut changer les habitudes. Exactement.
Si vous nous regardez à la télévision via la TNT, vous avez dû changer vos habitudes, peut-être même rister remettre à zéro votre télévision ce matin. Les chaînes parlementaires LCP, Assemblée nationale, public sénat sont depuis minuit diffusées sur le canal 8 depuis le lancement de la TNT en 2005. Et on va voir des images d'ailleurs de mars 2005 avec le lancement de cette TNT.
Jean-Pierre Rafarin au siège de l'Arcom à l'époque CSA. Euh les les ce moment-là, les chaînes parlementaires qui étaient auparavant disponibles sur le câbl satellique et bien à partir de ce jour-là, elles sont euh euh disponible sur le canal 13. Petit bonus archive à l'occasion, écoutez, Jean-Pierre Rafarin donc se réjouir de voir les chaînes parlementaires diffusées sur la TNT en 2005.
Écoutez public sénat, je suis heureux que par cette nouvelle technologie, plus de français aient accès ainsi à la vie quotidienne de notre démocratie. La vie est républicaine. Je pense que cette nouvelle technologie qui améliore la qualité de l'image et qui élargit aussi l'audience, c'est très important pour l'ensemble du paysage audiovisuel mais aussi pour les chaînes qui ont eu l'audace de s'engager dans ce projet comme publicat.
Voilà aujourd'hui public qui débarque donc sur le canal 8. L'occasion aussi d'augmenter la visibilité de la chaîne avec un canal mieux exposé. C'est aussi ça l'enjeu avec cette nouvelle numérotation, un enjeu civique de voir ces chaînes importantes dans le paysage de la République mieux mieux placé.
Moi, j'ai toujours considéré que Public Sénat et LCP avaient un rôle majeur. Je le dis d'autant plus que comme j'ai été très critique sur le service public en disant que le service public ne remplissait pas un certain nombre de missions à la fois de formation, de valeur, de transmission, il faut bien que il y ait des chaînes qui forment à la vie civique et c'est le rôle des chaînes parlementaires. En réalité parce qu'on dit chaînes parlementaires, il y a pas que l'activité du Sénat ou l'activité de l'Assemblée nationale.
Il y a cette espèce de formation à la vie républicaine qu'on ne voit malheureusement plus ou peu sur les autres chaînes et c'est aujourd'hui la mission centrale à mon sens des chaînes parlementaires et c'est bien et c'est bien que public sénat soit plus visible plus abordable et et que on ait de plus en plus enfin vous ayez plutôt de plus en plus de téléspectateurs parce que ça voudra dire que de plus en plus de Français s'intéressent à la vie publique et la comprenne alors Quentin, pourquoi ce bouleversement des canaux de la TNT ? Bien, vous avez commencé à en parler tout à l'heure euh monsieur Carucci, mais avec la fin des chaînes C8 et Energie 12 dont les fréquences n'avaient pas été renouvelées par l'ARCOM en juillet dernier, il y a eu un chamb tout dans ces fréquences. Ceci joint Act la création d'un blog des chaînes info du Canal 13 au Canal 17.
Enfin, deux nouvelles chaînes sont créées dont une ne commencera à diffuser qu'en septembre. On s'en souvient pas mais on entendait euh euh monsieur Rafarin dire qu'il y avait une prise de risque de la part des chaînes au lancement de la TNT. Monsieur Rafarin qui parle alors d'audace pour les chaînes qui avaient rejoint ce projet.
Et pourquoi est-ce que c'était audacieux à l'époque ? Moi, j'ai un rappel ça va nous rajunir. Quand j'étais avec Philippe Séin, il y avait le Sénat, l'Assemblée et à l'époque, on avait travaillé sur la création d'une chaîne unique qui devait être d'ailleurs une chaîne civique plus que parlementaire entre le Sénat, l'Assemblée, la chaîne histoire et un certain nombre d'institutions.
Ça a raté et finalement on a fait deux chaînes. quand on a fait les deux chaînes et quand on était pas enfin quand vous n'étiez pas sur la TNT en réalité soyons franc l'audience était quand même très confidentielle les collaborateurs des sénateurs regardaient la chaîne et leur famille mais en vrai et quelques élus locaux mais il y avait pas d'impact progressivement ces chaînes parlementaires sont montées en puissance et c'est une bonne chose et moi je considère qu'elles devraient encore renforcer leur audience en allant encore plus loin au-delà du parlement sur la vie publique. Qu'est-ce que c'est que la vie publique ?
Locale ou nationale ? la vie publique, former les gens, transmettre la connaissance, défendre les valeurs de la République. Et bien quand vous serez les seules chaînes à le faire, j'espère que vous serez très très suivi.
On espère aussi qu'on sera très très suivi. Alors, il y a il y a un autre enjeu. Quentin Roger Caroci, vous avez commencé à en parler, on va élargir au-delà des chaînes parlementaires, il y a il y a un enjeu important pour la télévision, c'est la réforme de l'audiovisuel public.
Vous avez travaillé beaucoup sur ce sujet. Roger Caroucci, le Sénat a proposé de changer l'organisation de France Télévision de Radio France de LINA. La réforme aujourd'hui, elle est un peu au point mort, on peut le dire puisqu'elle a été votée au Sénat en juin 2023.
Il aura fallu attendre le printemps 2025 pour l'avoir inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Mais au mois d'avril dernier, l'examen du texte s'est englué en commission de la culture chez les députés. Beaucoup d'amendements déposés, trop peu de temps à l'ordre du jour pour examiner la réforme.
Le texte a été reporté pour leur sinédier. Que comptait cette réforme ? La réforme voulue par la majorité sénatoriale de la droite et du centre est reprise par Rachid Adati depuis le début de l'année visée à créer une holding, une entité au-dessus des autres groupes d'audiovisuel public avec un même président, une même présidente.
Le tout visé à créer des synergies entre les différents groupes. Le Sénat qui préconise de tels rapprochement depuis un rapport de juin 2022 que vous aviez commis monsieur Carouci avec Jean-raymond Hugonet. Jean Mongonet qui parlait ainsi de réforme maudite face aux difficultés de son examen depuis des années.
C'est une expression qu'on qu'on a repris chez lui. Alors, où en sommes-nous de cette réforme, monsieur Carci ? Quel calendrier et quelle volonté politique aujourd'hui ?
Alors, je veux pas trop m'avancer sur le calendrier de l'Assemblée nationale parce que il est pour le moins eratique. Le gouvernement nous dit que le texte pourrait passer en séance plainière à l'Assemblée nationale dans une quinzaine de jours. Ah !
Alors, je méfie parce que euh les affirmations des uns et la réalité d'autre part, c'est pas toujours la même chose. En tout cas, les les le texte n'est pas enterré et visiblement euh madame Datti que le texte soit évoqué, voté à l'Assemblée nationale avant l'été. Oui, mais en sence public, le texte est pas allé au bout en commission.
Comment est-ce que vous défaites cet ? Il faut recommencer. D'accord.
Donc, ils vont ils ont prévu plusieurs séances. Moi, j'attends de voir si c'est à nouveau bloqué ou pas et ce que décide le gouvernement. Mais donc, il y a de la volonté politique autour de ce en tout cas une volonté politique entre le ministère de la culture et visiblement Matignon de faire en sorte que le texte revienne.
Donc, attendons de voir dans les jours qui viennent s'il est à nouveau bloqué. Euh, je ne sais pas trop comment madame Deti pourra se sortir de ce blocage parce que à un moment ça n'a plus de sens. Ça n'a plus de sens.
On va pas rester sur un texte voté au Sénat il y a 2 ans. Mais si elle arrive pas à faire passer cette réforme, ça a un sens qu'elle reste encore au gouvernement. Est-ce que ça encore un sens de se demander ce qu'il faut réellement faire pour l'audiovisuel public plutôt ?
Oui, parce que sur le coup, il faut être clair, si cette réforme ne passe pas, ça veut dire que l'on va tous considérer que la réforme est renvoyée aux élections présidentielles de 2027 et intégrée d'une manière ou d'une autre dans les projets des candidats. Sauf que ce sera peut-être pas exactement le même texte, hein, parce que bon, les choses vont bouger. Oui.
Un dernier mot, content. Une dernière question et selon vous donc c'était ma dernière question que j'avais préparé. Elle est toujours pertinente et elle est toujours d'actualité dans dans ce qu'elle préconise cette réforme une holding.
Je vous rappelle que le texte que nous avions préparé avec Jean-Raymond Hugonet allait plus loin. Nous nous allions à la fusion. Oui.
Et ce qui a été maintenant retiré très bien c'est OK pour la holding. Sauf que si on ne fait rien pour mettre en place une coopération entre les chaînes, bon bah ça veut dire que il faut attendre 2027. Mais on attend quand je dis attendre non, on préparera des projets et on verra bien.
Merci beaucoup Quentin. On se retrouve dans une demi-heure dans le club. Voilà, on évoquera l'actualité du Parti socialiste, élection d'Olivier Fort.
Ce sera ce sera à suivre dans une demiheure. Son tour. On va voir la suite de l'actualité.
On l'a vu dans le journal l'Assemblée nationale qui a donc voté hier l'abrogation de la réforme des retraites. C'est un vote symbolique qui n'a aucune contrainte. Mais quand même, est-ce qu'il faut tenir compte de ce vote ?
Non. Franchement, qui peut croire que qui que ce soit dans les gouvernants, les parlementaires a envie de d'embêter les Français en disant il faut absolument travailler plus, on le fait pas par plaisir. La moyenne des retraites en Europe est à 67 ans.
Nous, nous étions à 62, on est passé à 64. Mais nous sommes encore, pardon de le dire, euh par rapport à nos voisins immédiats très en retard. Il y a pas de miracle.
Un pays qui a 3300 milliards d'euros de dette, qui a des déficits considérables, qui a une dépense publique excessive, un pays comme ça ne peut pas continuer de se dire que les retraites sont en déficit, que ça ne fonctionne plus. Mais les communistes avec ce vote, ils disent maintenant il y a deux solutions, abrogation ou référendum. Non, application de la loi.
Donc on fait comme s'il y avait pas eu application de la loi et puisque enfin moi j'étais hostile mais le premier ministre avait voulu lancer un conclave là-dessus. Pour le moment, j'ai pas le sentiment que ce conclave est abouti à quoi que ce soit. Donc oui, mais enfin bon, pour le moment, il sort rien.
Il en sert à rien pour vous. Qu'il en sorte ? Donc au bout du bout, on dira bah puisqu'il y a pas de conclusion spécifique du conclave avec un accord général, bah c'est la loi qui a été voté qui s'applique.
Et contrairement à ce qui est dit, la loi elle a été votée. Moi je je n'étais pas et je fais partie d'un gouvernement et j'ai moi-même conduit la réforme de 2008 qui a réduit l'utilisation du 493. Mais le 493, c'est pas anticonstitutionnel.
Donc il faut arrêter un peu les commentaires un peu peu ridicules là-dessus. Un un autre sujet cette semaine, c'est Gérald Armadin et François Baou qui veulent des peines plus fermes en réponse aux violences qui ont eu lieu après le match du PSG. Est-ce que le groupe LR au Sénat va faire des propositions ?
Dans ce sens ? on en a déjà fait puisque dans le passé, on avait d'une part pendant les débats sur un certain nombre de textes, d'autre part de manière euh euh directe par le groupe qui a déposé des propositions de loi, on a dit un certain nombre de choses sur les peines planchées, sur un un certain nombre de peines minimales et cetera. Clairement, les Français ont vu ce qui s'est passé après le match PSG.
Ils ont été très choqués légitimement. La police a fait plus de 600 interpellations et nous voyons, c'est comme ça que la plupart des interpellés ont des peines symboliques quand il y a des peines. Donc forcément ça choque les Français qui se disent "Bah ça sert à rien que la police fasse le job si après de toute façon ils sortent et ils sont contents d'eux-même les délinquants." Donc mais là vous attendez ce que va faire Gérald Armadin ou il y aura des propositions de loi pour ?
Je pense que là nous allons attendre puisque Gérald Arrmanin va veut aller vite. Donc on va attendre les propositions de Gérald Arrmanin, en débattre et puis voir avec lui comment on peut avancer. C'est difficile hein, je dis pas le contraire et moi je je suis pas de ceux qui disent ouais les magistrats et tout.
C'est l'application de la loi est parfois un peu incertaine et compliquée. Il faut simplifier les choses. Et deuxième élément il y a un élément simple, il faut construire des places de prison.
Parce que beaucoup de magistrats nous disent "Vous voulez qu'on envoie les gens en prison mais il y a pas assez de place, elles sont déjà sur peué". Mais justement, c'est vos propositions aussi d'avoir des pertes plus fermes, d'avoir des courtes peines. Est-ce que c'est compatible avec la surpopulation carcérale Alors justement, Gérald Arman à la fois fait un certain nombre de propositions pour augmenter significativement le nombre de places de prison et en même temps faire en sorte qu'il y ait des courtes peines applicables très vite.
Mais c'est vrai que les deux doivent aller de pair. On va passer à l'actualité dans nos régions. C'est aussi l'un des une tradition de cette émission.
On voit ça avec nos partenaires de la presse régionale. Aujourd'hui, on va à Osser où on retrouve Sophie Bardin. Bonjour Sophie, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes journaliste à Lyon Républicaine. Sophie, le département de Lyon était pionnier dans la réforme du RSA sous condition et à présent la collectivité veut aller plus loin. Expliquez-nous.
Oui, bonjour. Exactement. Donc, depuis le début de l'année, les allocataires euh du RSA sont inscrits à France Travail et doivent réaliser entre 15 et 20h d'activité par semaine.
Dans Lyon, il y a près de 9000 bénéficiaires, ce qui représente un coût d'environ 60 millions d'euros. Alors pour faire baisser cette dépense dans un contexte financier très tendu, le conseil départemental souhaite accélérer le retour à l'emploi de ses bénéficiaires et propose donc depuis le début de la semaine des immersions au sein de ses propres services. Donc concrètement, les allocataires peuvent réaliser leurs heures d'activité obligatoire avec les agents des routes ou les agents des collèges par exemple et d'autres immersions seront proposées dans des mairies ou des entreprises partenaires.
Ma question c'est est-ce que selon vous monsieur le sénateur ces initiatives sont pertinentes et ne s'agit-il pas comme le créent certaines associations de travail gratuits ? travail gratuit, certainement pas. Euh la la réalité, elle est malheureusement très difficile.
Le les finances des départements sont les finances les plus mises en cause et les plus en difficulté depuis maintenant 4 5 ans. Euh beaucoup de départements d'ailleurs ont dit "Si continue, on vote pas le budget en équilibre, voir on vote pas le budget." Donc on est vraiment dans une situation financière budgétaire des départements qui est calamiteuse.
Deuxème point le sur le RSA, la dépense pour les départements a considérablement augmenté ces dernières années. L'État qui au début disait compensation à l'euro près et tout bon est souvent absent parce que comme il est lui-même couvert de dettes, il a du mal à compenser réellement. Donc les départements sont obligés de prendre des initiatives.
Moi je trouve que l'initiative du département de Lyonne, elle va dans le bon sens. Elle est loin d'être suffisante. Je suis bien d'accord que si nous dans les hautes scèes par exemple on faisait ça, il y a il y a tellement de de bénéficiaires du RSA que par déficier on n'arriverait pas à les caser uniquement dans les services du département quel qu'il soit.
Mais il faut qu'on prenne un maximum d'initiative. Il faut qu'on trouve des solutions. Il faut retourner vers l'emploi le plus facilement, le plus rapidement possible parce qu'aujourd'hui vraiment l'équilibre même financier du système du RSA n'est plus du tout assuré et je vois pas comment il sera assuré dans les mois ou les années qui viennent avec un état aussi désargenté qu'il ne l'est aujourd'hui.
Merci Sophie, merci beaucoup d'avoir été avec nous. On regarde la une de Lyon Républicaine innovée sur le champ. C'est à la une de votre journal ce matin.
Merci beaucoup Sophie Bardin d'avoir été avec nous depuis Aussal. Vous êtes membre de la commission des affaires étrangères Roger Carouti. On l'a vu dans le journal le président président brésilien pardon Loula qui était hier à l'Élysée en visite d'État.
Il exhorte Emmanuel Macron à à conclure l'accord sur le Mercosur. On sait cet accord il provoque la colère de nos agriculteurs. La France pour le moment il est opposée sous sa forme actuelle.
Il doit tenir bon selon vous, Emmanuel Macron ? Ouais. Ben, j'espère bien.
Ah non, mais attendez, que que le président Loula euh vienne défendre les intérêts de de l'Amérique latine, moi c'est le problème de Loula. Il est président du Brésil, il va pas venir défendre les intérêts de l'Europe, mais il est bien gentil. Ah là là euh je je fais appel à votre bon cœur.
Bah oui, mais enfin notre bon cœur de quoi ? N regardez la situation de nos agriculteurs. Ils vont encore se prendre sur la tête un accord du Mercosour avec ce que ça veut dire. d'importation massive de produits agricoles produit dans des conditions qui sont interdites en France et en Europe.
Donc non, à un moment, il faut que la concurrence soit équilibrée et que on défende un peu quand même nos agriculteurs. Donc moi, j'espère enfin jusqu'ici le gouvernement a été très clair sur ses noms au Mercosour. Il faut continuer à dire non au mercour.
Alors après, est-ce que il peut être totalement changé, transformé, réexaminer, renégocier ? Ça, je n'en sais rien. On verra bien.
En tout cas, quand euh le président Loula dit ben je suis là pour 6 mois euh dans les 6 mois, il faut que ça se règle. Ça m'étonnerait et j'espère bien que les autorités françaises ne lâcheront pas. Autre sujet, Loua, il a également dit qu'il soutenait la proposition de la France de reconnaître un état palestinien.
Il y a une conférence de l'ONU qui va avoir lieu dans quelques jours. Coprésidée par la France, Emmanuel Macron, il dit que la reconnaissance d'un état palestinien, c'est pas seulement un devoir moral, mais une exigence politique. Il faut reconnaître cet état palestinien.
Écoutez, moi j'écoute le président de la République. Je suis pas macroniste, mais j'écoute le président de la République. Pas quand il dit champion mon frère, mais quand il essaie de dire des choses qui peuvent un peu faire avancer.
Il a fixé lui-même et le quedor a repris les conditions d'une éventuelle reconnaissance d'un état palestinien. Libération de tous les otages, éviction, désarmement et éviction du ramasse de Gaza, renouvellement de l'autorité palestinienne, accord des États-rabes pour reconnaître Israël. Pour le moment, aucune de ces quatre conditions n'est remplie.
Alors moi, je veux bien que le président de la République aille où il veut discuter avec qui il veut. Et si ces quatre conditions ne sont pas remplies, que l'on m'explique pourquoi le président de la République les a lui-même formulé il y a quelques semaines et pourquoi il ne les respecterait pas. Donc sauf miracle, on sait pas euh la conférence est dans 10 jours.
Bah si dans les 10 jours qui viennent les quatre conditions sont remplies, ce serait quand même extraordinaire. Mais tant mieux si ça peut Si ces quatre conditions sont remplies, avançons. Si ces quatre conditions ne sont pas remplies, il faut que le président de la République explique pourquoi il reconnaîtrait sans que les conditions soient remplies.
Parce que ça n'aurait plus aucun sens. Pourquoi ça n'aurait plus aucun sens ? Parce qu'une fois que c'est fait, vous perdez la main.
C'est-à-dire que l'État très logiquement le gouvernement israélien dira "Bon ben, vous avez franchi le cap, donc pour nous n'êtes plus un allié ou un ami fidèle." Et le monde arabe dira "Bah c'est fait. Donc on a plus rien à attendre de vous.
Merci pour tout." Donc vous êtes sur la ligne de la la diplomatie allemande qui a dit hier ce sera un mauvais signal de le faire actuellement. Si les conditions étaient remplies, je pourrais dire avançons, regardons ce qui peut ce qui peut être fait là pour le moment.
Franchement aucune condition remplie mais c'est je comprends que le ramasse et féliciter les les les interventions et les discours de la France si ça va dans ce sens-là. Enfin, où est-ce qu'on est nous français, on va donner une prime à un mouvement terroriste et en parallèle onobtient aucune des conditions requises par le président de la République lui-même. C'est insupportable.
Un dernier mot, la secrétaire générale de la CGT fibiné, elle appelle le gouvernement à bloquer immédiatement les livraisons d'armes à Israël. Elle soutient la grève qui en cour actuellement des dockers de fosses surmer et refuse de charger des composants militaires en partance pour Israël. Qu'en dites-vous ?
Moi, je propose à madame Sophie Binet de se présenter aux élections et si elle les gagne d'appliquer la politique qu'elle souhaite pour le gouvernement français. Jusqu'à preuve du contraire, chacun sa place. Les syndicats les syndicats sont là pour défendre les intérêts des salariés et c'est leur rôle naturel, il y a rien à dire.
Mais euh si les syndicats décident de la politique extérieure militaire de la France, ça va devenir compliqué. Merci Roger Carouci, merci beaucoup d'avoir été le premier invité de public Sénat sur le canal 8 de la TNT. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans le club des territoires.
Dans 20 minutes, on va revenir sur l'actualité politique de la nuit, la réélection d'Olivier Fort au poste de premier secrétaire du PS et on va en parler tout de suite avec notre invité. C'est Johanna Roland qui nous rejoint. [Musique]
Roger Karoutchi