Artigat (09): le ministre Laurent Panifous décore l'ancien maire François Vanderstraeten
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« En 1989, vous devenez adjoint au maire de la Barte Surlaise avec une responsabilité essentielle, l'éducation. »
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Il est des distinctions qui récompensent une carrière. D'autres viennent saluer un engagement. L'ordre national du mérite distingue celles et ceux qui par leur action, leur constance et leur dévouement servent notre pays avec discrétion mais avec une efficacité remarquable. Aujourd'hui, c'est précisément cet esprit de service que nous honorons. Cher François, votre parcours est celui d'un homme qui n'a jamais recherché les honneurs. Il a même failli les refuser, mais qui a toujours répondu présent lorsqu'il s'agissait de servir les autres.
Avant votre engagement politique, vous avez construit une carrière exigeante dans les domaines de l'informatique et des nouvelles technologies à une époque où celle-ci était encore balbuciante. Cette expérience professionnelle vous a appris la rigueur, l'anticipation et le sens des responsabilités qualités qui vous accompagneront ensuite tout au long de votre vie publique. Et très tôt, vous avez compris qu'une vie professionnelle, aussi riche soit-elle, ne ne suffisait pas à satisfaire votre désir d'être utile aux autres. En 1989, vous devenez adjoint au maire de la Barte Surlaise avec une responsabilité essentielle, l'éducation.
Pendant 12 années, vous avez accompagné les écoles, les familles, les enseignants, convaincus que l'avenir d'une commune, d'un territoire commence toujours par l'attention portée aux plus jeunes. Puis votre parcours vous conduit enfin en Ariège à Artigat. Ici, vous devenez d'abord premier adjoint avant d'être élu maire en 2014, puis renouvelé dans votre confiance, dans cette confiance en 2024. 2020 c'était pour voir si vous étiez attentif depuis plus d'une décennie vous incarnez cette figure du maire rural que notre République connaît bien. Un élu disponible, accessible, proche de chacun qui connaît les habitants par leur prénom autant que leur préoccupation quotidienne.
Être maire d'une petite commune, ce n'est jamais exercer un mandat comme les autres. C'est être tour à tour bâtisseur, médiateur, gestionnaire, confident, parfois même conciliateur. C'est porter les espoirs d'un village tout en composant avec des moyens souvent très limités. C'est faire vivre la République là où elle prend tout son sens au plus près de ses citoyens. Vous l'avez fait avec sérieux, avec méthode, mais surtout avec cette qualité essentielle qui est le sens de l'intérêt général. Sous votre responsabilité, les finances communales ont été assainies avec rigueur, permettant Artig d'aborder l'avenir avec sérénité.
Monsieur le maire, vous avez su conduire les investissements indispensables, moderniser les équipements, améliorer la traversée du village, soutenir le commerce de proximité et préserver ce qui fait l'identité même d'une commune rurale, sa vitalité, ses associations, ses traditions et son lien social. Mais ce qui marque le plus votre parcours, c'est sans doute votre proximité avec les habitants. Vous avez toujours privilégié l'écoute, le dialogue, la présence sur le terrain. Vous avez considéré qu'un maire ne gouverne jamais loin. Il accompagne, il explique, il rassemble. Cette conception profondément humaine de l'action publique est aujourd'hui plus précieuse que jamais.
au sein de la communauté de commune ariselaise et au-delà même, vous avez constamment défendu les intérêts des territoires ruraux, convaincu que chaque commune, quelle que soit sa taille, mérite la même attention et le même respect. Et puis il y a cette autre facette de votre engagement, peut-être la plus généreuse, la plus désintéressée. En créant le centre local des Restaux du Cœur en 2007, puis en prenant les responsabilités régionales dans la formation des bénévoles, vous avez consacré une énergie considérable à ceux qui traversent les difficultés de la vie. Vous avez démontré qu'être un citoyen engagé, c'est aussi savoir agir en dehors des institutions lorsque la solidarité l'exige.
La solidarité est chez vous un principe qui n'est pas abstrait. Elle est une pratique quotidienne. Enfin, il faut saluer le choix qui est aujourd'hui le votre, celui de transmettre. Dans une époque où l'on parle [musique] souvent de conquête du pouvoir, vous avez choisi d'en montrer une autre image, celle du sens des responsabilité. Vous avez décidé de passer le relais avec sérénité en préparant l'avenir de votre commune et en permettant à une nouvelle génération de poursuivre le travail engagé. Cette décision vous honore autant que vos années de mandat.
Cher François, mon très cher ami, l'ordre national du mérite ne récompense pas seulement des fonctions exercées, il distingue une manière de servir, une fidélité aux valeurs de la République, une capacité à mettre l'intérêt collectif à toute autre considération. En vous remettant aujourd'hui les insignes de chevalier de l'ordre national du mérite, la République exprime à votre égard sa reconnaissance. Elle remercie l'élu de terrain, le bâtisseur patient, le défenseur du monde rural, le bénévole engagé.
Mais c'est aussi l'homme de conviction dont le parcours rappelle que les plus belles carrières publiques sont souvent celles qui se construisent très loin des projecteurs, au plus près des femmes et des hommes que l'on sert au nom de la République française. C'est avec une très grande fierté et beaucoup d'émotions que je vous remets les insignes de chevalier de l'ordre national du mérite. toutes mes félicitations.
[applaudissements]
Laurent Panifous