Meeting de la campagne municipale à Bordeaux
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] [musique] Hm. [musique] [musique] Bonsoir Bordeaux. Est-ce que tout le monde est-ce que vous êtes tous avec nous ?
Est-ce que Bordeaux est là ? Excusez-moi, je suis pris par l'émotion de vous voir aussi nombreuses et aussi nombreux aujourd'hui. C'est un très très grand bonheur pour ce très grand événement Fermieux pour Bordeaux avec Lucy que je vous présenterai mais vous verrez que d'autres personnalités sont là avec nous et quel grand honneur de les recevoir.
Nous battons ce soir un nouveau record de participation et nous pouvons être chers car nous sommes les seuls à être capables dans cette campagne de faire plusieurs événements comme celui-ci ce soir avec plusieurs centaines de personnes. Et ce que nous faisons ce soir, [acclamation] ce n'est pas seulement un événement pour nous rencontrer et présenter notre programme. C'est aussi une véritable démonstration de force.
Et je vous demande de vous applaudir et de faire du bruit pour qu'on nous entende jusqu'au paler [applaudissements][acclamation] et j'ai le bonheur d'animer ce soir ce meeting accompagné de Carf Dialo qui est conseiller régional écologiste, qui est une figure associative de la lutte des coloniales et qui est représentant du mouvement couleur bordelaise qui nous a rejoint dans cette campagne. Ah ! Ah que dire ?
Que dire ? Que dire face à tant de personnes qui sont ici réunies ? Comment apprendre à aimer face à tant de haine ?
Comment prendre la liberté à notre jeunesse ? Je voudrais juste dire et rendre hommage et je vous appelle à le faire avec moi à deux personnalités qui nous ont appris à aimer. À aimer la liberté, à aimer l'égalité, à aimer la fraternité.
Elles nous ont quitté il y a quelques semaines de cela. Je veux parler de Leila Shahid et et de Jessie Jackson et de Jessie Jackson qui sont qui sont celles et ceux qui nous ont appris aussi à aimer et à nous battre et à résister. Et bien oui, je suis avec Lucy.
Lucy et mon qui est chef de fil. Oui, vous pouvez l'applaudir. Luc Lucy qui est chef de fil de la France soumise qui est 2è sur cette liste.
Mais vous le savez, vous le savez. Je devrais presque enlever mon chapeau devant Lucy. Oui, je devrais le faire.
Je le fais ou je le fais pas ? Je le fais. Allez tiens.
Allez tiens, je l'enlève. Et bien Luc Luc elle est fuerue d'écologie. Oui.
Elle est fuer de transition écologique mais aussi de défense des droits des femmes. Luc B je te repasse la parole tout simplement. [rires] Nous vous avons préparé ce soir un grand événement populaire et festif.
Et avant de commencer, je voudrais remercier l'ensemble des bénévoles et le service d'ordre sans qui rien de cela ne serait possible. Et oui oui oui remercier le service d'ordre remercier les militants et les bénévoles ceux qui tardent la nuit heur font face à l'extrême droit au fascisme. Oui, ils doivent être remerciés pour leur engagement, pour leur détermination parce qu'il s'agit de courage, il s'agit de vérité, il s'agit d'une liste, la liste de la Française soumise avec couleur bordelaise, avec révolution écologique pour le vouvant, avec le parti de gauche.
Oui, c'est une liste qui demande du courage, de la vérité et c'est une liste que ce garçon oui, c'est garçon et je me permets de l'appeler ainsi parce que Bordeaux c'est ça, Bordeaux c'est vous que c'est Gardau. garçon Nordine Raymond et bien c'est lui qui porte cette responsabilité et bien nous ferons en sorte qu'elle sera la moins qu'elle soit la moins lourde pour toi cher Nordine Raymond et pour nous soutenir ce soir nous avons l'honneur d'accueillir la députée coprésidente de l'Institut la BOI vice-présidente de l'Assemblée nationale Clémence Geté [acclamation] Ah oui ah oui oui oui oui Clémence Oui, Clémence Gué. Oui, Clémence Geté.
Oui, la guieté. Oui, la joie. Oui, la force.
Et bien, nous avons aussi une autre personnalité qui est avec nous, Manuel Bompard. Je pense que c'est [acclamation] oui oui oui oui oui oui oui oui. Manuel Bonpard, je pense que c'est c'est pour lui c'est pour lui que je devais tomber le chapeau.
Oui, c'est pour lui que je devais tomber le chapeau parce que je peux vous assurer et j'en ai vu dans ma petite carrière, j'en ai vu des hommes politiques debout, j'en ai vu tenir tête mais vous le constatez depuis quelques années. Ils sont là, ils sont debout et celui-là il lâche pas. Et bien il nous fait honneur aujourd'hui à être avec nous ici ici à Bordeaux.
Et nous aurons la chance d'assister en seconde partie de soirée à un formidable concert par le groupe de musique Girondin chez la BOM. Et je voudrais enfin remercier la salle bien publique qui nous accueille ce soir et toutes ces équipes et j'en profite pour leur dire un message de soutien. Alors qu'ils ont été attaqués par la candidate locale du rablement national pour avoir organisé un concert de rap jugé un peu trop antifasciste à son goût.
Et ben madame Rochagneux, ce n'est pas vous qui faites la programmation culturelle dans cette ville. Ni maintenant ni jamais. [acclamation] Oui.
Ni maintenant ni jamais. Ni maintenant ni jamais. Ils nous trouveront ils nous trouveront sur leur chemin parce que vous en avez conscience.
Je le sais. Il ne s'agit pas que de local. Ces élections municipales, c'est pas seulement de parler de sécurité, de parler de ce qui nous entoure.
Ces élections municipales sont aussi une occasion de parler du global. Vous l'avez vu ces derniers jours, ceux qui pensaient pouvoir se réfugier à Dubaï, ce eux qui pensaient que le capitalisme pouvait avec tant d'artifices les cacher. Et bien ceux-là sont rappelés à la réalité.
La réalité c'est que ce n'est pas possible. Les artifices ne tiennent pas. Le combat que nous avons, le combat que Nordinayon mène ici, c'est pas que pour Bordeaux.
Nous le menons pour la France entière et pour le monde entier. Le local et le global sont indissociables et je sais que vous en êtes conscient. Depuis près d'un an, nous menons campagne sans relâche.
Mais ce travail, nous n'aurions jamais pu le mener avec autant de force sans l'investissement de la jeunesse. Je vous demande d'accueillir et de faire un maximum de bruit pour les représentants des jeunes insoumis. Cheran Marolo et leier. [acclamation][applaudissements] Bonsoir Bordeaux.
Bonsoir Bordeaux. Quel plaisir Quel plaisir de vous voir si nombreux ce soir. Ça me fait chaud au cœur. [rires] Mes camarades sauront de quoi je parle mais depuis que j'ai commencé à militer à la France insoumise, un de mes objectifs est de mettre Bordeaux sur la carte.
Ici, on sache que dans cette ville, les insoumis et les insoumises sont de toutes les luttes, de tous les combats et ce pour tout changer. Et il me semble que le travail qu'on a accompli depuis maintenant 1 an va tout juste dans ce sens. Et pour cela, on peut remercier notre futur maire Nordine Raymond. l'ensemble de l'équipe de campagne et tous les militants mobilisés sur cette campagne.
Parmi ces militants, il y a des gens de l'ombre que l'on ne voit pas, qui ne sont pas sur la scène aujourd'hui, qui ne sont pas sur la liste parce qu'ils n'habitent pas à Bordeaux, mais qui ont en fait un travail remarquable. Parmi ces militants, je voudrais remercier particulièrement Lucina Tirtio et Enzo Blanchin. [acclamation] Lucina et Enzo font partie de ces jeunes qui se sont engagés sur la campagne et ils sont nombreux.
Et quand à gauche, on s'engage, c'est qu'on porte en soi des blessures et des cicatrices qui nous ont marqué dans notre chair et dans notre ADN. des épreuves qui nous poussent un jour à prendre part au combat afin de changer pour que les générations futures n'aient pas à endurer cela. Et quand des dizaines de jeunes nous rejoignent, des centaines dans le pays, que cela signifie-t-il ?
Je vais vous le dire. Cela signifie que nous aussi dès le plus jeune âge, nous sommes marqués par ces blessures. La précarité chez les jeunes, l'impossibilité de se nourrir correctement, la difficulté de vivre dignement dans des appartements insalubres au loyers exorbitants, les discriminations et le racisme dans les universités ou encore notre avenir baclé avec une écologie de bac à sable sans rupture nette avec le capitalisme ou de lien avec la lutte des classes.
On appelle ça chez nous le jardinage. [acclamation][applaudissements] Quand je parle de jardinage, je voudrais faire un petit coucou à Pierre Urmique qui nous regarde peut-être. Comment parler de monsieur le maire sans parler de cette union de la gauche ? la première force de gauche du pays, nous les insoumis et les insoumises, cette gauche libérale qui ne sait rien faire d'autre que se compromettre.
Alors même que nous avions localement la volonté de faire vivre l'esprit du programme victorieux du Nouveau Front populaire que nous avions rencontré il y a maintenant plus d'un an toutes les forces de jeunesse de gauche de Bordeaux pour proposer un travail commun pour la ville que nous étions d'accord sur le fait que quoi qu'il arrive ici localement nous ferons ensemble la le porte-voie de l'Union sur la base d'un programme de rupture. Comme à leur habitude, les socialistes nous ont trahi en tournant le dos et en portant avec eux à la première occasion toute cette gauche bourgeoise. [grognement] Comme quoi, vous me direz, les jeunes ne sont pas forcément mieux que leur compè par une citation de Franz Fanon.
Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. Avec la jeunesse insoumise, nous serons de ceux qui la remplissent. Merci à tous. [cri] [acclamation] [applaudissements] Comme vient de le rappeler Loï, les jeunes insoumises et insoumis mesurant l'importance cruciale des élections municipales à venir ont entamé un travail de rassemblement avant même son lancement officiel.
Malgré les portes fermées et les retournements de vestes, elles n'ont pas lâché l'affaire présentes et présents à chaque étape de cette campagne sur nos accents de terrain ou encore dans nos réflexions autour du programme. Vous le savez, nous entendons à répétition cette phrase : "Les jeunes sont notre avenir." Voilà donc une formule simple, consensuelle, une formule que l'on applaudit de bon cœur.
Mais celle-ci devient insupportable lorsqu'elle sort de la bouche de responsable politique qui privent délibérément ces jeunes des conditions matérielles leur permettant de devenir l'avenir et parfois même seulement d'en avoir un. [applaudissements] Les jeunes ne sont pas un slogan. Les jeunes ne sont pas un argument de campagne que l'on ressort tous les 6 ans.
Parce qu'à Bordeaux, les candidates et candidats parlent, rêves, respirent, jeunesse, pourrait-on croire ? En revanche, ils ne sont de toute évidence pas jeunesse. Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de consulter les listes adverses, mais un coup d'œil suffira à en déterminer la moyenne d'âge ainsi que les profils de catégorie socioprofessionnelles.
Lorsqu'il y a de ça plusieurs mois, nous avons désigné Lucy et Nordine comme chef de fil, nous avons reçu de leur part un engagement, celui d'une campagne où la jeunesse parler d'une même voix haut et fort. Cela passe d'abord par un programme. Les militantes et militants de la France insoumise de Bordeaux l'ont collectivement construit en y intégrant des chapitres complets traitant des problématiques que rencontrent aujourd'hui les jeunes de la ville.
Louis en a parlé avant moi. Se loger, se nourrir, se déplacer, se soigner et plus encore parfois s'exprimer. Mais cela passe aussi par le rôle que l'on nous a laissé prendre dans cette campagne.
Sans la moindre hésitation, sans le moindre a priori, nos camarades ainsi que nos chefs de fil nous ont donné des responsabilités, nous ont permis d'affirmer nos points de vue, nos opinions et revendications. [applaudissements] Je suis arrivée dans le mouvement craintive, craintive de n'avoir la capacité d'apporter quoi que ce soit. Aujourd'hui, je me sens formé et forgé forgé par la confiance que l'on m'a accordé.
Et pour cela, j'aimerais remercier tous nos camarades ainsi que Nordine. Et je crois que je ne le fais pas en mon nom, mais en celui de l'ensemble des jeunes insoumis. [applaudissements] Cette confiance, ce respect, ce n'est pas qu'un sentiment.
Il se matérialise aussi sur notre liste. En effet, sur celle-ci figure 19 jeunes. Des étudiantes et étudiants, des travailleuses, des travailleurs au profil variés et aux compétences diverses.
Là est une dynamique qui localement en rejoint d'autres. À Bordeaux, la démographie se rajunit. Mais nous le savons, une grande partie des personnes non ou moins inscrites sur les listes électorales sont justement des jeunes.
C'est une des raisons pour lesquelles nous avons mené une grande campagne d'inscription et nous avons récemment appris une merveilleuse nouvelle. Oui, parfois ça arrive. [rires] Le nombre d'inscrit des inscrits sur les listes électorales a augmenté de 2399. [acclamation] [applaudissements] Et je précise que c'est en 6 ans et rien que là, depuis la nouvelle année, en un mois seulement ont été enregistré 1500 nouvelles inscriptions. [applaudissements] Il est temps pour la jeunesse de se réapproprier la ville et nous le ferons à l'aide du programme de la France insoumise de Bordeaux au conseil municipal dès le 22 mars prochain.
La force est ici et rien ne saurait l'arrêter. Merci. [applaudissements] Oui, ici est la force.
Et j'en profite pour répondre à celles et ceux qui installés dans leur siège et leurs condescendances considèrent que notre liste parce qu'elle est jeune, parce qu'elle fait place à la société civile, parce qu'elle est populaire manquerait d'expérience et ne devrait pas aspirer à gouverner cette ville. Et bien je le dis, nous c'est notre fierté de permettre au peuple bordelet de faire irruption dans ces élections municipales, de reprendre du pouvoir sur son quotidien et les personnes qui sont candidates sur notre liste qui travaillent, qui galèrent parfois qui font vivre la vie économique, la vie associative, la vie culturelle locale qui vivent souvent elles-mêmes les discriminations. Elles sont bien autant légitimes et elles ont bien autant d'expérience que vous et elles feront de formidables élus de combat.
Oui oui oui oui. Elles feront ils feront elles feront ils feront d'excellents élus de la République. Oui, ils le seront.
Lucile a dit j'aurais pu être de celles et ceux bien assis très confortablement sur leur siège d'élu. Je suis un conseiller régional de la Nouvelle Aquitaine et je suis un écologiste et je suis de fier de le dire. J'aurais pu j'aurais pu être notable.
J'aurais pu renoncer comme une bonne partie de la gauche. J'ai choisi de rejoindre ce mouvement. Je ne l'ai pas rejoint tout seul.
Je l'ai rejoint avec couleur bordelaise. En 2001, peut-être beaucoup d'entre vous, certains nombreux, n'étaient peut-être pas encore nés. Nous avons ici sur Bordeaux levé cette liste couleur bordelaise, une liste indépendante citoyenne qui fait la surprise avec 4 %.
Je veux dire aujourd'hui merci à celles et ceux qui sont ici présents. Il y en a certains, il y a Rico qui est là, c'est un DJ, il est originaire de la Martinique. Oui oui, on peut lui dire merci.
C'est aussi mais on y reviendra. C'est aussi Nadia Falami pour les quartiers. Mais oui, la société civile, elle compte.
On y reviendra sur Nadia Falami. La société civile elle compte. Vous êtes nombreuses et nombreux dans les associations à être menacés aujourd'hui.
Les intermittents du spectacle, les acteurs culturels à être menacés. Et bien je dis je dis que cette liste est la vôtre. Soyez-en les ambassadeurs et les garants parce que nous on ne lâchera pas.
Et dans le contexte parfois difficile que nous connaissons, je voudrais porter un message d'espoir. Nous allons changer cette ville et l'année suivante nous changer le pays. Nous allons réussir car nous avons un programme complet de 250 mesures et que nous sommes les seuls à proposer quelque chose pour la ville.
Nous sommes les seuls. Les autres n'ont rien à proposer d'autre que la course au plus sécuritaire à qui donnera le plus de caméras de surveillance et d'armes létales à la police municipale sans jamais faire baisser les tensions et en traiter les causes. Ils n'ont aucune ambition pour notre ville car ils sont incapables de remettre en question leur dogme néolibéral.
C'est monsieur Casnav, candidat local du macronisme qui nous promet, s'il est élu demain maire de Bordeaux, de supprimer l'encadrement des loyers. Quand tant de Bordelais et de Bordelais n'arrivent pas à se loger correctement. Et bien nous, si nous sommes élus les 15 et 22 mars, nous ferons tout le contraire.
Nous ferons baisser les loyers. Nous créerons des places en logements étudiants et en logements sociaux. Et nous ferons en sorte que plus d'aucun bâtiment ne reste vide pendant que des milliers de personnes dorment à la rue.
Oui, des milliers de personnes. Oui, c'est vrai. Elle a raison à Bordeaux.
Des dizaines, des centaines voir des milliers de personnes dorment dans la rue. Nous les voyons au quotidien. Et ça ce n'est pas qu'une réalité à laquelle il faut se résumer, à laquelle il faut accepter.
C'est une réalité qu'il faut changer. Mais nous ne ferons pas que cela. Nous irons plus loin puisque vous le savez parmi les 250 mesures, il y a la nécessité d'un plan d'urgence pour les quartiers populaires.
Vous le voyez pas très loin d'ici, vous avez la Benaoge. Juste à côté, on a créé tout cet ensemble immobilier superposant des populations à des niveaux de vie différents, mais surtout abandonnant ces quartiers populaires. La Ben à côté, le grand parc et je veux saluer Morti.
Je sais qu'il est là. Morti est là. Oui, je veux le saluer Morti qui au grand parc fait un travail formidable.
Je veux aussi saluer bien sûr Nadia Falami auier. Oui, nous ferons en sorte que dans ces quartiers un grand programme un grand programme un plan d'urgence pour ces quartiers populaires qui permettent de mobiliser au niveau de l'habitat, au niveau du social, au niveau de l'économie, au niveau de l'emploi véritablement. Il est inconcevable que dans une ville aussi riche que Bordeaux, les obieters 4000 habitants n'est qu'un qu'un seul médecin généraliste.
Et bien nous y mettrons en terme, nous y mettons en terme et nous travaillerons à ce que ces quartiers puissent relever. C'est aussi une des ambitions de faire mieux pour Bordeaux. Nous devons l'emporter contre les droites conservatrices, mais pour gagner, il faudra aussi faire mieux que la gauche qui renonce, la gauche qui divise et qui bien souvent déçoit.
Car sur bien des sujets, monsieur le maire Pierre Hormic a manqué d'ambition pour notre ville et en particulier pour sa jeunesse et pour ses quartiers populaires. Et petite anecdote, nous avions été surpris avec quelques camarades de lire sur un tract de monsieur le maire qui l'appelait les bordelaises et les bordelais à se mobiliser pour protéger demain leurs enfants et leurs petits-enfants. Mais monsieur Urmic, l'urgence climatique est déjà là.
L'urgence sociale est déjà là. Les bordelaises en sub les bordelais en subissent déjà les conséquences. C'est la peur de ne pas réussir à payer ses factures d'électricité pour se payer pour se chauffer correctement en hiver ou d'étouffer dans son logement en été.
C'est pour des étudiants ou des foyers populaires 250 € d'abonnement TBM qui représentent parfois un budget insurmontable pour pouvoir se déplacer. C'est pourquoi nous mettrons en œuvre les transports gratuits. [acclamation] L'écologie des petits pass, c'est l'écologie de ceux qui ont le temps car ils ont de l'argent.
Nous portons au contraire une véritable ambition d'écologie populaire, une écologie qui améliore la vie de tout le monde maintenant et qui respecte ses engagement. Car votre renoncement, monsieur le maire, à votre promesse d'interdiction d'accostage des paquebot de croisière raisonne gravement quand 40000 personnes meurent par an à cause de la pollution atmosphérique. C'est insupportable. [acclamation] [applaudissements] Oui, nous assumons de vouloir opérer une bifurcation du modèle touristique vers un tourisme durable, abordable qui assure le droit aux vacances pour toutes et tous.
Nous assumons de vouloir partir en priorité des besoins des Bordelaises et des Bordelais. Mais si nous devons faire rayonner notre ville, alors nous voulons la faire rayonner comme une ville antifasciste, comme une ville humaniste et comme une île qui ouvre de droits nouveaux. Oui oui oui oui oui oui oui oui.
Lucy a raison. Lucy a raison de l'appeler monsieur Urmique mais je peux vous dire que ça me ça me gratte les oreilles d'entendre ce monsieur à côté de celui qui nous sert de mère. Il faut le dire aujourd'hui l'irresponsabilité de cette majorité est inacceptable, inadmissible face à notre proposition de travailler avec elle.
Elle renonce à ce qu'est Bordeaux. Bordeaux peut rayonner. Oui, nous le dit Luc, Bordeaux peut rayonner en assumant son héritage.
Il ne s'agit pas de rejeter quoi que ce soit. Nos villes, nos vies, notre pays est fait d'ombre et de lumière. Et ces ombres bordelaises, nous les connaissons bien sûr, la source de la prospérité bordelaise, mais que pas que bordelaise, française, européenne et occidentale, c'est la traite des noirs et l'esclavage.
C'est cela la source du capitalisme que nous vivons aujourd'hui. Et bien oui, ça oui, ça. Oui, ça, il faut l'assumer.
Oui, Jean-Pierre Le Fèvre, je te vois. Oui, ça il faut l'assumer Jean-Pierre Lef, je te vois. Je ne sais pas comment tu fais pour être à Biarit et à Bordeaux en même temps, mais je te vois.
Oui, il faut l'assumer ça. Mais pas que ça. Nous devons aussi assumer que lors de la Seconde Guerre mondiale, notre ville a été une ville de collabo.
Nous devons assumer Oui. Nous devons assumer que nous avons eu un maire Adrien Marquet qui était collabo des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est aussi ça notre histoire.
Bordeaux à nombre d'habitants et la ville qui déporte le plus de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous ne sommes pas nous ne sommes pas de ceux qui font du séparatisme. Nous nous battons pour les noirs et pas pour les juifs.
Nous nous battons pour tout le monde. C'est pour tout le monde qu'on se bat. Et bien ça, il faut l'assumer.
Ça, il faut l'assumer. Et pour l'assumer Et pour l'assumer, oui, il faut connaître l'histoire de Bordeaux. Nous avons à Bordeaux trois personnages et trois personnalités.
C'est les troisème mais ces troisème nous appartiennent aussi. C'est Montagne. Montagne c'est le 16e siècle.
C'est l'esprit l'esprit de la liberté qui nous fait aimer. C'est Montesquieux, l'esprit du droit. Le droit, l'esprit de lumière.
Et puis c'est Moriac. Moriac fraternité avec tous les colonisés de la terre. Et bien ça, il faut qu'on l'assume.
Et pour l'assumer et bien oui, nous sommes très heureux de dire que nous nous engageons à ce que qu'à Bordeaux on puisse édifier une maison, pas un musée, on ne veut pas muséifier l'histoire, mais une maison pour pour les esclavages puisqu'il s'agit pas seulement de parler de l'esclavage transatlantique mais il faut parler de l'esclavage que les africains même ont mené, de l'esclavage qui a été fait par les arabos musulmans. Il faut que nous parlions de tout cela mais aussi des résistances parce que c'est cela cette maison que nous avons dans notre programme et que nous nous engageons à édifier ici à Bordeaux pour le rayonnement de notre ville. Oui, ici est la force et ce que nous avons construit, il vous appartient maintenant de le porter jusqu'à la victoire dans les urnes.
Alors bien public, est-ce que vous êtes chaud pour faire mieux pour Bordeaux ce soir ? [acclamation] Est-ce que vous êtes prêts à vous mobiliser massivement les 15 et 22 mars prochain pour faire élire Nordine Raymond, futur maire de Bordeaux ? [acclamation] Là, je vous demande de faire un maximum de bruit pour celui qui depuis plus d'un an mène cette campagne avec tant d'enthousiasme et de force.
Celui sur qui nous pouvons compter pour changer notre ville. Notre formidable candidat Nardine Rond. [applaudissements] [applaudissements][acclamation] Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. C'est hyper impressionnant.
C'est extrêmement impressionnant. Je n'ai jamais parlé devant autant de monde et [acclamation] malgré les lumières qui m'éblouissent, je reconnais tant et tant de visages de gens avec qui j'ai partagé des luttes, des danses parfois dans mon restaurant et tant de choses et tant de choses. Et je voudrais vous remercier d'être aussi présent, aussi nombreux présents ce soir.
Merci beaucoup [acclamation] évidemment. commencer par remercier toutes celles et tous ceux qui ont organisé ce beau moment au service d'ordre qui assure notre sécurité et en ce moment vous le savez ils ont un rôle bien particulier quand on sait que tous nos meetings et toutes nos conférences sont attaquées par l'extrême droite. Donc, j'aimerais qu'on les applaudisse s'il vous plaît le service d' [acclamation] remercier toutes celles et tous ceux qui ont collé, tracté, appelé leurs amis pour les convaincre de venir ce soir.
Et je voudrais dire un mot particulier pour le pôle événementiel. Vous dire que cette campagne, nous l'avons organisé de manière collective. Nous n'avons pas d'agence de communication, pas de pas de ni d'événementiel.
Notre force, c'est notre nombre, notre auto-organisation et surtout notre détermination. Il y a donc des pôles opérationnels qui gèrent cette campagne et toutes les semaines ils se retrouvent dans une coordination où ils réfèrent de leurs actions et ils obtiennent les consigne politique. Au départ de ce pôle, c'était Cédric Chagnolo, je ne le vois pas, Colistier si rejoint par Lucina Tircio.
Ils sont maintenant 40 à organiser tous nos événements, à à à appeler nos invités, à les faire venir, à organiser le dérouler et je voudrais vraiment les remercier du fond du cœur. Merci. [acclamation] Merci aux jeunes insoumises et aux jeunes insoumis qui ont ouvert ce meeting.
Nous faisons campagne côte à côte depuis le début. À chaque étape de cette campagne, vous avez occupé des rôles essentiels à notre réussite commune. De la rédaction du programme à la mobilisation sur les réseaux sociaux et sur le terrain.
Vous avez été de toutes les luttes. Sachez toutes et tous que si vous nous faites gagner le 22 mars et ça a été dit juste avant moi, c'est plus d'une dizaine de jeunes étudiantes et étudiants, travailleurs, syndicalistes ou militaires associatifs que vous ferez rentrer au conseil municipal. Et je veux le dire, la jeunesse n'a pas besoin de porte-parole.
Elle a besoin qu'on lui laisse la place de sa libre expression. Cette victoire, ce sera donc la vôtre, celle de la jeunesse. Merci à Carfa et Lucy dans l'autre sens pour être précis.
Carfa et Lucy qui ont brillamment ouvert ce meeting. Lucy avec qui j'ai commencé à penser cette campagne depuis plus d'un an maintenant et Carfa qui nous a rejoint pour nous donner la dynamique que nous avons. À nous trois, nous formons donc le trio de tête de cette campagne et je crois parler à notre nom à tous les trois en disant que nous sommes très fiers de mener ce collectif.
Je remercie aussi par avance le groupe chez la baum qui va jouer juste après nos prises de parole. Bravo chez la baum. Merci beaucoup. [applaudissements][acclamation] Pour nous, les meetings doivent ressembler à la ville que l'on veut voir naître.
Et grâce à eux, nous montrons que la fête est politique et nous aspirons à faire de Bordeaux une ville d'art et de fête. Et pour finir, je tiens à remercier Clémence Gueté et Emmanuel Bonpard qui sont venus nous soutenir ce soir. Clémence.
Clémence qui était venu pour notre meeting de lancement où nous avions réuni 350 personnes. Son amitié sans faille et sa présence pour cette campagne nous auront permis d'enclencher la dynamique nécessaire qui nous amènera jusqu'à la victoire. Manu, notre coordinateur national.
Merci, [acclamation] merci d'être avec nous. Je ne suis pas sûr que dans beaucoup de mouvements politiques, le dirigeant national soit aussi présent pour les candidats et Manu est toujours disponible même lorsqu'il s'agit d'interpréter un sondage local. Manu est disponible pour nous répondre.
Alors Clément, Manu pour ce que vous faites pour la lutte à l'Assemblée et dans les médias quand vous mangez les fascistes, pour votre soutien, pour votre soutien aux militantes et aux militants partout sur le territoire, laissez-nous vous dire notre fierté de vous avoir comme dirigeant national. [acclamation] [applaudissements] Une fois les remerciements faits, laissez-moi vous parler de la liste que nous présentons à ces élections. Dans cette ville des étudiantes et les étudiants, nous l'avons dit, des intermittents, des militants pour la reconnaissance du passé esclavagiste de la ville, des personnes qui passent leur temps à l'arrière d'un camion pour distribuer à manger à des plus démunis, des féministes, des personnes en situation de handicap, des habitantes des quartiers populaires, des ouvriers, des citoyennes et citoyens engagés dans cette ville pour la changer ont décidé de s'unir pour fonder la liste faire mieux pour Bordeaux.
Vous les reconnaîtrez, ils portent un petit badge, il et vous pourrez aller leur parler tout au cours de la soirée si vous avez des questions sur notre programme. Et normalement, il y avait un super effet visuel puisqu'on avait pas prévu que vous soyez aussi nombreux. il devait être assis devant moi et se lever à ce moment-là.
Et donc, si vous pouvez lever la main, s'il vous plaît euh tous les candidats qui sont là, merci. Merci beaucoup et désolé pour l'effet visuel. Cette liste est une construction politique.
Je le répète, nous n'avons pas besoin de porte-parole. Nous avons besoin de porter nous-mêmes nos voix, la voix de celles et ceux qu'on entend jamais dans les institutions pornises. Moi-même, je viens d'un quartier populaire.
J'ai été élevé par une mère célibataire. Je m'appelle Nordine Angelo Raymond, ce qui fait souvent rugir les fascistes. Et je me présente pour devenir le maire de cette ville. [acclamation] Nous organisons ces réunions publiques pour montrer notre force et pour nous réchauffer le cœur les uns aux autres. dans cette période où plus que jamais nous avons besoin de nous unir contre l'extrême droite.
Mais nous le faisons d'abord et avant tout pour parler de notre programme et de ce que nous allons faire pour Bordeaux et nous avons beaucoup de choses à faire. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de culture car cette réunion, peut-être le savez-vous, s'appelle pour une ville d'art et défaite. Oui, nous avons besoin d'une ville en soutien au secteur culturel qui traverse une crise sans précédent en lien avec les dérives du libéralisme qui laisse les collectivités sans moyens pour assurer le minimum de services qu'elles devrait avoir. un secteur culturel à qui on donne les moyens de pouvoir exister à travers des subventions transparentes dont les dont des subventions de fonctionnement sur plusieurs années.
Toutes celles et tous ceux qui travaillent dans ce domaine le savent. Il faut sortir des logiques d'appel à projet pour renouer un véritable lien de confiance entre pouvoir public et acteur culturel. En généralisant les subventions de fonctionnement et les conventions pluriannuelles pour permettre aux artistes et associations d'expérimenter, d'essayer, de créer sereinement.
C'est là le rôle d'une ville qui s'engage pour les AR. Nous proposons de grands changements et chacun d'eux s'en campagne d'un financement dédié. C'est pour cela que nous portons la création d'une compétence culturelle métropolitaine grâce à laquelle nous nous ambitionnons de répartir plus équitablement les fonds destinés à la culture.
L'opéra de Bordeaux, le savez-vous, pèse chaque année 16 millions d'euros sur le budget de la culture, c'est-à-dire près d'un tiers. S'il faut le conserver et notamment défendre le statut des travailleuses et des travailleurs qui est souvent précaire au sein de l'opéra, nous proposons qu'il soit métropolisé car la la moitié des personnes qui assistent à un opéra sont issues de la métropole. À travers ça, nous dégagerons les fonds nécessaires pour soutenir le secteur culturel.
Nous soutiendrons par exemple la création d'appartements ateliers pour les artistes notamment les artistes qui travaillent dans les aires visuelles et qui ont besoin de ces lieux ainsi que la réhabilitation de l'existant pour créer des lieux de résidence artistique et de diffusion pour les artistes plasticiens. Le est particulièrement à la Benauge puisque je l'entends avec une meilleure spécialisation parce que beaucoup de quartiers ont été oubliés. Le spectacle vivant doit être également soutenu.
Il n'est pas acceptable de demander à des associations de faire vivre des lieux culturels avec une subvention municipale dont près de la moitié est ensuite reversé à la ville pour couvrir le loyer et les charges. Nous devons alléger les contraintes financières qui pèsent sur ces acteurs culturels et leur renouveler notre confiance. Cela passera par une augmentation significative du soutien public.
Par ailleurs, le manque structurel de lieu de travail et de diffusion pour le théâtre, la danse et la musique doit devenir une priorité. Nous nous engagerons nous engagerons dans un premier temps des discussion avec les acteurs privés de ce secteur afin de créer un réseau de salles. L'objectif sera de permettre aux artistes locaux et émergents d'utiliser des théâtres et des salles de concerts dans le cadre de fort de Tempfort Diant des logiques strictement mercantiles sur le modèle des scènes découvertes de Lyon.
Au cours de notre mandat, nous voulons créer deux nouveaux espaces municipals. Carfa en a parlé. la maison de l'esclavage et des résistances.
Trop souvent, on envisage l'esclavage comme si aucune résistance n'avait n'avait eu lieu. C'est un mensonge. Du début à la fin de cette affreuse partie de notre histoire, des gens se sont lovés contre l'horreur que constitue l'esclavage.
Cette maison aura une gestion administrative euh pas du tout associative. Ça commence mal. une gestion associative et traitera de la question mémorielle du lien de Bordeaux dans la déportation d'Africain en Amérique.
Nous avons aussi pour projet d'ouvrir un musée des jeux vidéos, un lieu hybride, [acclamation] un lieu hybride où il y aura à la fois des salles de jeux et un musée sur l'histoire du jeu vidéo pour soutenir le secteur de l'industrie du jeu vidéo qui est en crise et que dont nous avons particulièrement besoin à Bordeaux. En lien avec les associations, nous soutiendrons les grands événements populaires et fédérateurs pour que des fêtes soient organisées dans tous les quartiers de la ville. des fêtes construites à la fois par et pour les habitants. [applaudissements][acclamation] Vous le voyez, dans notre programme, les politiques culturelles occupent une place importante.
Nous n'envisagerons pas ces politiques comme un supplément d'âme. Nous serons une mairie qui soutiendra les droits culturels et l'émergence du territoire tout en intervenant directement pour créer des espaces en soutien au secteur. Car oui, la culture est essentielle au lien qui nous unit toutes et tous et chaque culture est légitime à pouvoir s'exprimer dans l'espace de notre pays.
Ce soir, ce soir, j'ai fait le choix de vous parler de ce sujet car nous avons déjà organisé des réunions publiques consacrées à l'écologie, au logement, au transport et beaucoup de sujets qui concernent directement la vie des bordelaises et des bordeles. Notre programme est complet, il est articulé en trois axes. solidaire pour rendre Bordeaux abordable, écologique pour rendre Bordeaux habitable et humaniste pour nous rendre fier de Bordeaux. [acclamation] Nous nous traversons des crises profondes, une démocratie mise à mal, un changement climatique pas assez pris en compte et une crise sociale sans précédent.
Nous devons intervenir tout de suite sur ces trois domaines et je sais que les colistiers que vous voyez devant moi seront des élus de combat qui seront travailler à résoudre ces crises dans le souci permanent d'associer les habitantes et les habitants. Ici, pas de petit notable. Personne qui ne vit depuis des décennies de mandats politiques.
Que des personnes prêtes à se battre et à se mettre au service de la cause. Dès dès notre victoire, nous nous mettrons au travail pour tout de suite rendre de l'argent aux bordelaises et au bordelais notamment au plus précaires. Je pense aux gens privés de logement, aux étudiantes et aux étudiants, aux familles monoparentales et à toutes celles et à tous ceux qui souffrent des difficultés causées par des années de libéralisme dont le paroxisme a été atteint sous Macron. qu'il soit clair que nous nous battrons pour faire respecter la loi sur l'encadrement des loyers, mais surtout que nous ferons baisser les loyers d'abord chez les bailleurs sociaux, car il est impossible de laisser des gens ne pas pouvoir se nourrir à cause du montant de leur loyer.
Nous créerons des épiceries sociales et solidaires dans chaque quartier. Elles seront en charge de l'aide alimentaire avec les associations. Nous rendrons les transports gratuits d'abord pour les plus précaires et les plus jeunes afin que ces déplacés ne soient plus un coup dans le budget.
Nous développerons nous développerons nous développerons les services public de la petite enfance jusqu'aux pompes funèbres parce que les forces de l'argent doivent arrêter de taxer nos vies du début à la fin en faisant des dividendes toujours plus grandes et nous regarderons droit dans les yeux le passé de notre ville pour faire la paix avec lui et construire ensemble une ville humaniste. Je vais finir par vous dire deux ou trois mots sur les autres listes candidates à sélection. Pas trop car je suis convaincu que c'est d'abord avec notre programme que nous devons gagner et que nous devons convaincre.
Je veux être clair. Je crois que dans une telle période, il faut l'être et il faut différencier nos ennemis, nos adversaires et nos concurrents. Nos ennemis, c'est l'extrême droite.
Il y aura il y aura deux candidates pour l'extrême droite, mais un même programme, s'attaquer à nos libertés, à la solidarité et à nos corps. Et notre objectif, c'est que ces élus ne rentrent pas au paler rouant et que ne fassent pas 10 %. [acclamation] [applaudissements] Alors pour l'instant, c'est plutôt bien parti puisque ils sont à 7 % et nous devons continuer à lutter contre ell.
Nos adversaires sont sont à droite. Alors, je sais que parfois c'est compliqué de les différencier de nos ennemis tant la frontière est mince. Ils ont deux candidatures aussi mais représentent la même chose, une ville bourgeoise et somnolante et nos concurrents sont à gauche.
Et parfois quand nos adversaires voire nos ennemis font trop de bruit, ils se mettent à courber les chines et à baisser les yeux. Il nous lance un défi dire qu'une autre gauche est possible. Une gauche qui représente réellement la diversité du peuple bordelé sans avoir besoin d'être maire sortant ou ancien candidat à l'élection présidentielle. [applaudissements] [acclamation] Mais surtout une gauche qui ne trahit pas et qui respecte ses électeurs.
Amis camarades, je veux maintenant vous parler avec toute l'importance du moment qui s'avance de vers nous. Le 15 mars, nous pouvons créer la surprise de cette élection. Le mars, nous pouvons envoyer un message clair à toute la France.
Après plus d'un an d'une campagne intense et déterminée, il nous reste 11 jours pour faire la différence. Chacun a sa tâche. Nous allons amener cette liste au paléant.
Personne n'est inutile dans le combat que nous menons. Un combat pour la dignité des gens et du monde qui nous entort nous entoure. Chacun à son poste et jusqu'à la dernière seconde, nous allons convaincre les bordelaises et les bordel qu'une autre ville est possible.
Oui oui, je suis le candidat d'un programme complet et et applicable en rupture totale avec les pratiques trop longtemps observées. Oui, nous allons faire mieux pour Bordeaux, beaucoup mieux. [acclamation][applaudissements] Je finirai je finirai ma prise de parole par la traditionnelle citation.
J'ai aujourd'hui choisi une lecture d'Albert Camu. Alors, on peut être parfois même souvent en désaccord avec l'auteur, mais je voudrais vous lire quelques passage de son discours de Stockholm qui raisonne en moi. L'auteur dit : "Chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde.
La mienne, c'est pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse.
Et il dit plus loin : "La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu'exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts péniblement mais résolument.
Certains d'avance de notre défaillance sur un si long chemin. Le chemin que nous prenons est long. D'autres nous ont ouvert la voix.
Ce chemin, il mène à la victoire. Les 15 et 22 mars, votez pour faire mieux pour Bordeaux. [acclamation] Merci beaucoup.
À présent, je laisse la parole à mon ami avec qui j'ai fait tant de temps de meeting et mené tant de lutte, vice-président de l'Assemblée nationale, coprésident de l'Institut Laabie, Thé Geté. [acclamation] [acclamation] Ah wouh ! Elle est très impressionnante et très lumineuse cette salle.
Vous êtes très beau. Bonsoir Bordeaux. Bonsoir à toutes et tous.
Merci d'être aussi nombreux ce soir. Je veux dire merci aux militants qui ont permis d'organiser ce meeting, aux équipes nationales aussi de la France Infun qui sont descendues pour nous permettre de capter ce meeting et de finir l'organisation. Merci au service d'ordre qu'il y a sur notre sécurité. dans un moment où on en a besoin.
Et puis merci à tous les colisers de cette magnifique liste Fermieux pour Bordeaux qui sont sur scène ce soir et qui sont dans la salle. Vous les avez vu. Bravo à vous pour cette belle dynamique municipale.
Alors tout à l'heure, j'ai retrouvé Nordine à la gare. On s'est perdu dans la gare mais peu importe. [grognement] Figurez-vous que j'ai appris du coup qu'il y avait un thème à cette soirée que c'était donc Bordeaux des pour des arts et des fêtes.
On avait pas eu le thème mais c'est pas grave du coup parce que je trouve que ça marche bien avec ce que j'ai dit. C'est-à-dire que moi, je je voulais vous parler ce soir de la période que j'estime être extrêmement périlleuse, dangereuse politiquement qu'on est en train de vivre où la France insoumise est accusée à peu près de tous les mots. Donc euh on est insulté, on est traité euh euh d'antisémitees, de racistes, qui est le contraire profond de notre engagement en politique.
Euh Jean-Luc Mélenchon est responsable jusqu'à la météo. Enfin bref, la France insoumise est accusée de tous les mots. Et si vous êtes dans cette salle, c'est que vous n'êtes pas dup et que vous avez bien compris que tout ça était une diversion. [applaudissements] Une diversion parce que je reviens à ce que je voulais vous dire, la période est dangereuse et cette dangerosité, elle a des responsabilités.
C'est l'oligarchie et c'est l'extrême droite. Et ça va être le cœur de mon propos ce soir. Ces gens nous mettent véritablement en danger alors que nous au contraire on promet une vie qui protège les habitants et habitantes des communes dans lesquelles on se présente aux élections municipales.
Une vie plus sereine, une vie plus douce. Et c'est pour ça que Nordine Raymond vient de vous parler de culture pendant tout son discours. De culture, de rêve, d'imagination, d'émancipation.
Bref, c'est ça que la France insoumise propose pour ces élections municipales des 15 et 22 mars [acclamation] et le danger n'est pas de notre côté. Je dis un mot pour commencer évidemment du plus grand danger de tous les dangers, c'est-à-dire la guerre. Vous le savez, Trump et Netaniaahu ont lancé une attaque contre l'Iran samedi dernier et les États-Unis et ses différents alliés dans le monde veulent transformer différents pays en cimetière.
C'est une guerre régionale qui a commencé avec l'Iran et ça menace aujourd'hui entièrement la paix mondiale. Nous ne sommes pas surpris. Nous avions déjà vu que Trump était particulièrement véhémément à relancer l'impérialisme états-unien.
L'impérialisme états-unien n'est pas né avec le second mandat de Trump. Il n'y a que des dirigeants naïfs occidentaux du moment pour croire ça. La doctrine Monro date du début du siècle précédent et elle visait déjà à écraser par la force et à soumettre des peuples et des pays.
Et donc nous sommes dans un moment de d'une gravité exceptionnelle parce que non, les guerres préventives n'existent pas en droit international et que Trump et ses alliés bafous, piétinent, violent tous les principes du droit international. [applaudissements] Nous pouvons résister à ça. Nous pouvons résister à ça si la France porte enfin une voix claire, ferme et déterminée pour la paix.
Au service du droit international, Macron aurait pu refuser, par exemple, que nos bases militaires servent aux opérations illégales des États-Unis comme l'a fait Pedro Sanchez en Espagne. [acclamation] [applaudissements] Il ne l'a pas fait. Macron pourrait condamner clairement les actions illégales de Trump et de Netaniaahu.
Il devrait mettre toutes ses forces au service d'un cesser le feu obtenu par la diplomatie. Il n'a pas mentionné hier pendant son allocution à la télévision le mot cesser le feu. C'est ça que nous devons rappeler en boucle parce que ce qu'on voit aujourd'hui sous nos yeux, c'est une guerre qui embrase une région.
Mais c'est plus profondément le bafouement, le reniement total de toutes les règles qui nous permettent de vivre les uns avec les autres, c'est-à-dire le droit international. Quand Trump nous dit qu'il construit son sommet pour la paix et que l'ONU serait une vieille coquille vide, un peu asbin, c'est extrêmement dangereux. Quand Gabriel Atal dans notre propre pays dit que l'ONU est un comptoir humanitaire, qu'en gros ça sert à donner de l'argent dans des endroits où il y en aurait besoin pour faire des opérations humanitaires.
La Macronie cède à ce discours Trumpiste qui veut bafouer toutes les règles du droit international. Et donc nous serons là, nous la France insoumise pour organiser un front du refus pour dire que nous ne voulons pas être entraînés dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. pour dire que les peuples ont le droit à l'autodétermination.
Pour dire qu'il faut incesser le feu et le respect du droit international. Et vous le savez, nous allons tenir bon et vous allez tenir bon parce que si vous êtes dans cette salle aussi, je suis sûre que ça fait plus de 2 ans que vous aussi vous avez été insulté parce que vous avez tenu bon à dire que oui, il y a un génocide en cours à Gaza et qu'il faut que ça s'arrête. [acclamation] Je suis sûr je suis sûr que vous êtes aussi insulté quand vous dites que la colonisation continue en 6 Jordanie aujourd'hui encore et qu'il faut que ça s'arrête.
Et donc face à ce grand danger, l'international réactionnaire qui se forme et qui est extrêmement offensive, nous n'allons pas renoncer et c'est un enjeu aussi de ces élections municipales car Fadalo l'a dit, le niveau municipal interagit avec le niveau national qui interagit avec le niveau global. Nous avons que besoin que Bordeaux comme d'autres villes dans le pays aient une politique de solidarité avec d'autres communes. Qu'on réaffirme la solidarité entre les peuples. [applaudissements] Je vous ai parlé de de l'international réactionnaire, je reviens en France où malheureusement l'air est relativement irrespirable en ce moment.
Nous assistons à une opération minable et grave d'ailleurs où la France insoumise et diabolisé alors que dans le même mouvement l'extrême droite est réhabilitée. Marine Le Pen, Jordan Bardella se frotte les mains de ce qui se passe actuellement et ce qui se passe actuellement a évidemment des responsabilités évidentes du côté de l'extrême droite, du côté de la droite extrémisée, mais elle a aussi des responsabilités du côté de la Macronie et de la sociale-démocratie. Et donc je veux dire ce soir très clairement que l'extrême droite dans notre pays et son arrivée au pouvoir, que ce soit au niveau municipal ou que ce soit au niveau national, c'est une question de vie ou de mort pour plein de gens dans notre pays. [acclamation] Et je veux dire aux Paris socialistes et dans une certaine mesure aussi aux écologistes de madame Tondelier que leur que leur opération de distinction de la France insoumise et de la gauche de rupture ne les mènera nulle part parce que si la France insoumise tombe, ils sont les suivants et que nous devons former un front pour ne pas céder à l'extrême droite.
Le 28 février à la télévision, monsieur Bardella a demandé à la gauche modérée de se distinguer très nettement de la France insoumise. Le 3 mars, Monsieur Fort et le Parti socialiste ont produit un communiqué pour dire qu'il se distinguait de la France insoumise, prétendument en nous accusant d'antisémitisme à cette occasionlà. Et c'est un acte politiquement extrêmement grave, irresponsable et qui marque l'histoire de la gauche de notre pays.
Et nous en souviendrons [applaudissements] parce que ce renversement, cette dédiabolisation de l'extrême droite et cette diabolisation de la France insoumise, elle a des conséquences très concrètes pour beaucoup de gens dans notre pays. à l'Orient, un groupuscule néonazie a tabassé des étudiants. C'était le mois dernier.
À Kalac, il y a eu l'abandon d'un projet d'accueil de migrants après des pressions exercées par des groupes d'extrême droite. À Paris, une association de travailleurs turcs qui diffusaient un film antifasciste a été attaqué. Et ici à Bordeaux, le local de campagne de la France insoumise a été attaqué.
Des vitres ont été brisées, des tags ont été écrits sur la vitrine. Vos candidats ont été victimes de cyberharcèlement raciste, Nordine Raymond et Pierre Benahï. Et des groupuscules nazi continuent de semer la terreur lors de certaines manifestations.
Et que fait Madame Rochagneux dont j'ai appris le nom ce soir ? Madame Rochne pose en photo avec des militants néonazis et elle a participé elle a participé à un événement qui était organisé par un groupeuscule néofasciste qui s'appelle Bordeaux nationaliste qui a été dissou en 2023 mais non les médias locaux comme nationaux parlent d'immigration ou de la France insoumise qui est un danger comme chacun le sait. Je leur dis que c'était extrêmement grave et que la tentative d'exercer un nouveau cordon sanitaire autour de la de la France insoumise de former un prétendu front républicain avec le Rassemblement national mais sans la France insoumise comme l'a proposé madame Aurore Berger ministre de l'égalité est une honte qui les suivra politiquement et historiquement et je veux rappeler aussi qu'à l'échelle municipale nous avons un enjeu à ce que l'extrême droite fasse le score le plus bas possible parce qu'elle exerce déjà des responsabilités. [applaudissements] Un petit bilan non exhaustif pour vous dire ce que ça donne.
Je sais qu'il y a des bordelais mais il y a aussi des gens de la métropole. Je salue d'ailleurs ma camarade Mathilfel, député de la Gironde aussi qui est là en soutien ce soir et qui peut se les coltiner aussi dans sa circonscription. [applaudissements] L'extrême droite exerce des mandats municipaux déjà à Baumont.
Elle a privatisé la piscine. Résultat 60 % de plus pour le ticket d'entrée à la piscine. À Orange, elle a coupé les subventions pour le centre d'hébergement d'urgence et pour le syndicat CGT.
à Beauer. Elle a imposé le port tous les lundis midi à la cantine scolaire pour propager son idéologie islamophobe. Et donc nous ne lâchons rien pour ces élections municipales, ni face aux menaces de l'extrême droite, ni face à la dérive plus globale, à la dérive fasciste qui est en cours.
Nous sommes antiracistes, nous sommes antifascistes. Et je sais que Bordeaux est antifasciste. [acclamation] [applaudissements] Il faut voir ces élections municipales comme une occasion pour faire des des villes insoumises, des bastions de résistance, des lieux où les personnes qui sont victimes de racisme, de discrimination, de LGBTI phobie, de sexisme seront accueillis dignement. des communes qui formeront un réseau de solidarité et de bastion de résistance au niveau national mais aussi au niveau international et puis des villes refugees face au poisons racistes où on affirme haut effort qu'on a envie de vivre les uns avec les autres et qu'on a envie d'accueillir dignement des personnes migrantes dans nos dans nos villes. [acclamation][applaudissements] Comme le 8 mars approche, je voulais vous dire un mot de d'une population, si on peut dire comme ça, 52 % de la population française qui est particulièrement menacé par l'extrême droite, c'est-à-dire les femmes.
Le 8 mars, vous le savez, c'est la journée internationale pour les droits des femmes. Ça approche, c'est ce dimanche. Et la première chose que je voulais dire en votre nom, c'est que des groupesuscules fascistes qui se revendiquent aujourd'hui féministes, comme c'est le cas de Demésis, ne sont pas les bienvenus dans nos luttes.
Elles ne sont pas les bienvenus à la manifestation du 8 mars fascistes hors de nos luttes. Il faut dissoudre ces groupuscules. [acclamation] [applaudissements] La deuxième chose que je voulais vous dire évidemment, c'est qu'ici on n'est pas naïf mais qu'on sait et qu'il faut rappeler que l'extrême droite tue des femmes.
Une femme de 30 ans, Trans, a été poignardée, assassinée en juillet 2024 par l'extrême droite à Paris. L'extrême droite à l'Assemblée nationale ne perd pas une occasion de voter contre les droits des femmes. Que ce soit pour ne pas autoriser les remboursements de tous les frais médicaux lié au cancer du sein.
Que ce soit pour refuser l'allongement du délai pour accéder à l'IVG. que ce soit pour refuser d'augmenter les peines pour les auteurs de violence intrafamiliale et conjugale. Bref, rappelez sur tous les tons que l'extrême droite est l'ennemi des femmes et de leurs droits [acclamation] et que par ailleurs la ville est déjà un espace de domination patriarcale. déjà un espace androcentré parce que c'est une production majoritairement par des hommes de pouvoir.
Ce sont des lieux du pouvoir. Et donc par exemple une étude que j'ai lu me disait qu'à Bordeaux 3/4 des budgets publics qui sont consacrés au loisirs et au sport le sont à destination des petits garçons et des hommes. Les 3/4 un/4 reste pour les femmes.
Et donc porter des insoumises et des insoumis à l'échelle du pouvoir municipal, c'est aussi faire en sorte d'avoir une réelle politique d'égalité entre les femmes et les hommes pour lutter durablement contre ces inégalités. [applaudissements] Je vous le disais donc le danger, l'inquiétude à des responsables. Je viens de vous parler des fascistes, je viens de vous parler de l'extrême droite, mais il y a aussi des formes de violence plus insidieuses, plus bourgeoises, plus polies qui sont pourtant tout aussi violentes.
Je brise un peu la tradition. J'ai une citation au milieu de de discours et c'est une citation d'Edouard Louis qui est un auteur qu'on aime beaucoup avec mon ami Nordine [applaudissements] qui a dit "Chez ceux qui ont tout, je n'ai jamais vu de famille aller voir la mère pour fêter une décision politique parce que pour eux la politique ne change presque rien. Les dominants peuvent se plaindre d'un gouvernement de droite mais un gouvernement ne leur cause pas de problèmes de digestion.
Un gouvernement ne leur broie jamais le dos. La politique ne change pas leur vie aussi peu. Pour nous, la politique c'est vivre ou mourir.
Voilà la seconde forme de violence et de danger dont je voulais vous parler. C'est celle des néolibéraux. C'est celle de la classe dominante.
C'est celle de la Macronie aujourd'hui qui fait des politiques meurtrières qui brisent des vies dans notre pays. Parce que [applaudissements] se sentir en danger, mal vivre, ça passe par toutes les questions essentielles à la bonne vie d'un individu. Par exemple, la santé.
On est en ce moment face à une offensive néolibérale, notamment par des lobby qui nous rend malades. Je veux parler ici des cancers qui sont en grande partie causé par des causes dites environnementales. Par exemple, l'exposition au pesticides ou au piface, vous savez, c'est les polluants éternels.
La France, allit en tête des pays qui ont le plus grand nombre de cancers et en fait c'est la première cause de mortalité prématurée en France. L'espérance de vie en milieu rural est réduite de 2 ans par rapport au milieu urbain à cause de l'exposition au pesticides. Et ici, vous êtes des spécialistes des spécialistes puisque la Gironde est le département où on en achète le plus, 3377 tonnes en 2022 et on en retrouve de très très fortes concentrations partout évidemment, notamment dans les vignobles et donc en ruralité mais aussi dans l'espace urbain.
Par exemple, le jardin botanique qui est en plein cœur de Bordeaux voit des concentrations de pesticides extrêmement importants parce que ils sont amenés par le vent. Je vous dit ça parce que vous êtes toutes et tous concernés par cette question de la santé environnementale et que c'est des choix politiques et que je vous rappelle que ce gouvernement a poussé de toutes ses fortes forces pardon pour que la loi du plomb, la loi pour les pesticides soit passée dans notre pays sous l'impulsion de l'hobi agricole. C'est ce qu'on appelle un backlash environnemental, une offensive idéologique pour nous imposer des politiques qui sont nuisibles pour notre santé et pour l'environnement.
Et donc la santé dépend de choix politiques, que ce soit la santé environnementale ou la santé tout court. Les choix budgétaires que fait la Macronie, les choix idéologiques que fait la Macronie nous mettent en danger. C'est la seconde partie de mon intervention dans la santé.
Aujourd'hui, on maltraite les soignants, faute de budget. On ferme des lits d'hôpitaux, faute de budget. Il y a des déserts médicaux, faute de budget.
J'entendais donc tout à l'heure dans l'intervention précédente qu'il y avait un médecin pour 4000 habitants aux Oubiers. C'est délirant. C'està-dire qu'on a pas le droit dans notre pays d'être soigné le correctement quand on habite à l'endroit où il faut pas, c'est-à-dire les quartiers populaires.
Et ça a des conséquences très graves, c'est-à-dire des morts, des renoncements aux soins, des délais d'attente interminables, des maladies qui s'aggravent alors qu'elles pourraient être soignées plus facilement. un manque de prévention et des fermetures. Et dans les communes insoumises, nous nous engageons à faire l'inverse.
Ça a été dit par Lucy et par Carfa avant moi. Nous nous engageons à faire des centres de santé municipaux où on soigne tout le monde. À faire de la prévention, à faire du suivi. [applaudissements] Un autre sujet, un autre sujet de mise en danger par les néolibéraux, c'est le logement.
Je voulais absolument vous dire un mot du logement parce que dans la France d'Emmanuel Macron, ce loger est devenu un luxe auquel on a [grognement] plus accès. En Gironde, il y a un logement sur TR qui est vide ou sous-occupé. Dans l'aglot de Bordeaux, c'est 30000 logements vacants et dans Bordeaux centre, c'est 12300 logements qui sont vides.
Alors même alors même que des centaines et des milliers de personnes dans notre pays n'ont pas de logement et que des centaines et des milliers de personnes dans notre pays dorment à la rue. Or, on dort, on meurt dans la rue et de la rue encore aujourd'hui dans notre pays et nous ne le support plus. [applaudissements] Et quand on est logé, quand on est logé, quand on a la chance d'être logé, ça n'est pas mieux parce qu'on est en situation de précarité énergétique, parce que donc on se chauffe pas assez l'hiver, parce qu'on narrive pas à payer le reste une fois que le loyer est payé dans notre pays, parce qu'on n pas un logement adapté à sa situation de handicap, parce qu'on est dans des logements trop petits et qu'on on se surpile les uns sur les autres.
Et face à ça, les choix budgétaires de la Macronie là aussi nous mettent en danger. Dans le budget 2026 que nous avons essayé de censurer avec les insoumis, il y avait des coupes de 350 millions d'euros pour les moyens des bailleurs sociaux. Le ministre a agi.
Il a fait une seule chose cette année. Il a proposé un plan qui visait à créer des avantages fiscaux pour les multipropriétaires qui auraient la grandeur d'âme de louer enfin leur appartement. Ça contourne tous les vrais problèmes auxquels nous attaquerons, c'est-à-dire la la spéculation immobilière.
Depuis 2022, 2002, pardon, excusez-moi, c'est plus 323 % du prix des logements à Bordeaux. Je vous le donne en 1000, les salaires n'ont pas augmenté de plus 323 % dans le même temps. Nous nous attaquerons aussi à l'accaparement des biens immobiliers par quelques-uns et aux plateformes de location type Airbnb.
Parce que le logement c'est un droit. Se loger c'est un droit. Et oui, on peut agir.
Et oui, on le fera. Et oui, Nordine Raymond et les gens qui l'entourent et qui seront adjoints au logement le 22 mars 2026, vous pourrez compter sur eux pour réquisitionner tous les logements qu'il faudra. [acclamation] Pas une personne à la rue avec Bordeaux insoumis.
J'en termine en vous disant que tout ce que nous allons faire en mars 2026, c'est une préfiguration de ce qu'on pourra faire à l'échelle nationale après 2027. [acclamation] [applaudissements] Notre rôle c'est de fédérer le peuple, les classes populaires, de répondre à leurs aspirations, de répondre à leurs besoins. C'est pour ça que le programme de Bordeaux, de Bordeaux insoumise de la liste Fermieux pour Bordeaux est génial.
C'est parce qu'il part des besoins des habitants. Parce que les colissers que Nordine a sur sa liste sont des habitants et habitantes de Bordeaux experts et expertes de leur propre quotidien et de leurs propres besoins. Et donc nous allons porter cette rupture au niveau municipal.
Et votre rôle à vous, c'est de leur donner de la force, de leur donner de l'énergie, de convaincre autour de vous pour que les 15 et 22 mars, tous les gens qui vous entourent aillent voter. On ne peut pas se résoudre à 60 % d'abstention dans notre pays aux élections municipales quand comme c'était le cas en 2020. C'est une faillite démocratique totale.
Donc ça c'est votre mission et pour ça vous pouvez parler des colistiers. Je veux en dire un mot parce que vous le savez, nous nous défendons l'Union populaire, pas l'union des logos, surtout pas avec des organisations politiques qui trahissent dès dès qu'on a le dos tourné. Et donc l'Union populaire, elle existe déjà.
C'est des mouvements de jeunesse, on en a entendu des représentants, c'est des militants associatifs, des militants syndicalistes. Et je veux rendre hommage ce soir à Nadia Falami qui est militante des quartiers populaires. [acclamation] [applaudissements] La tata des obiers. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [cri] [applaudissements] [acclamation] parce que sa vie sa vie est une vie de lutte une vie de lutte pour la dignité des habitants des Oubiers une vie de lutte pour qu'on ait le droit tous d'avoir accès au mêmes services publics de proximité notamment Et les gens de la liste de Nordine Raymond sont comme ça, des gens qui sont engagés depuis toute leur vie.
Carfadialo évidemment militant déconnial et écologiste qui a qui nous a rejoint. Lucy Émon. Lucy Én, militante, féministe et écologiste. [applaudissements][acclamation] Morti Khalifa qui se cache derrière [acclamation] président de l'association Diamant des cité et cetera et cetera.
Je ne peux évidemment pas vous citer tous les noms de sur cette liste, mais regardez leur programme, regardez leurs propositions, faites-leur confiance et donnez-leur de la force les 15 et 22 mars. Je termine avec James Baldwin qui a dit "On ne peut pas changer tout ce que l'on affronte mais rien ne peut changer tant que l'on ne l'affronte pas." Et donc nous aspirons à tout changer et on va commencer en mars à Bordeaux avec l'élection municipal. [acclamation][applaudissements] Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Et après moi, vous sa vous savez ce qui va se passer hein, vous le savez. J'accueille pour vous dire aussi la suite de notre de notre plan pardon. le grand stratège, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard. [acclamation] [acclamation][applaudissements] Merci beaucoup.
Merci Clément, merci tout le monde. Alors, on vous voit pas toutes et tous, mais vous êtes super nombreuses et super nombreux et merci pour la chaleur de votre accueil. J'ai l'impression que Merci.
Moi moi aussi, je crois, même si on se connaît pas pour l'instant. Bon, je vous vois nombreuses et nombreux ce soir. Je me dis qu'ici vous regardez pas la télé parce que si vous regardiez la télé, faut pas venir hein, faut pas être làin.
Écoutez-les pasin. Écoutez-les pas en écoutant ce que les camarades avant disaient. Je me disais finalement mais que j'ai entendu la France Sise, elle est violente, elle est terroriste, elle est que vous avez entendu et je sais que vous n'y croyez pas mais finalement en écoutant les Colistiers parler, en écoutant Nordine parler, en écoutant Clémence parler, je me disais "Mais finalement où est la violence ?
Est-ce que la violence c'est pas quand des familles sont obligées de sortir leurs enfants de la cantine parce qu'ils ont pas les moyens de garantir à leurs enfants d'avoir un repas de qualité pour pouvoir étudier dans des bonnes conditions ? Est-ce que la violence c'est pas vivre dans un logement insalubre avec des cafards où il fait trop chaud l'été, où il fait trop froid l'hiver alors qu'on vit dans la 6e puissance économique du monde. Est-ce que la violence c'est pas ça finalement ? [applaudissements] Est-ce que la violence c'est pas être cantonné dans son quartier parce qu'on n pas les moyens de pouvoir accéder au transport public parce qu'ils sont trop cher parce qu'on est jeune et qu'on est obligé de rester en bas de son immeuble parce qu'on peut pas aller faire la fête avec ses amis parce qu'on peut pas avoir accès accès aux loisirs ou aux activités sportives parce qu'il faut se déplacer de l'autre côté de la ville.
Est-ce que c'est pas ça la violence finalement et qui en sont les responsables ? [applaudissements] Et puis d'un certains points de vue, est-ce que ce n'est pas de la violence démocratique quand vous avez des élus comme ici à Bordeaux qui ont été élus avec un programme dans lequel il disait par exemple jamais nous n'armerons la police municipale, jamais nous n'augmenterons le nombre de caméras de vidéosurveillance et qui ont été élus sur ce programme et qui finalement ont fait l'inverse une fois qu'ils ont été aux responsabilités et au pouvoir, est-ce que ce n'est pas une violence démocratique de trahir Ainsi la parole des électrices et des électeurs. [applaudissements] Est-ce que ce n'est pas une violence symbolique de considérer dans notre pays, dans nos villes que des habitantes et des habitants sont en quelque sorte un électorat qu'on peut venir acheter comme ça a été fait depuis des années et des années par des politiques clientélistes où on considère que certains finalement ne sont bons qu'à ce qu'on vienne les voir pendant les campagnes électorales pour vous dire "Mais si tu votes pour moi, on trouvera peut-être un appartement pour quelqu'un de ta famille ou si tu votes pour moi, il y aura peut-être un boulot pour quelqu'un de ton entourage à la mairie.
Est-ce que finalement c'est pas ça la violence aussi de considérer comme ça que les citoyennes et les citoyens en particulier de nos quartiers populaires ne sont pas des citoyens à part entière ? Et donc contrairement à ce que vous entendez à la télévision, le programme politique que l'on porte dans cette élection municipale, le programme politique qui est porté par la liste Fermieux pour Bordeaux ici, c'est précisément un programme politique qui vise à rétablir la dignité des habitantes et des habitants, l'égalité, la justice sociale, la justice fiscale et l'harmonie entre les êtres humains et entre les êtres humains et la nature. C'est ça messieurs, mesdames de BFM TV, de C News et cetera et cetera.
C'est précisément l'inverse de la violence. C'est l'égalité. C'est l'égalité, la fraternité, la solidarité.
Et c'est ce qui est au cœur du programme qui est porté dans cette liste par cette liste ici à Bordeaux. Donc oui, le 15 et le 22 mars, quand vous allez aller vous déplacer pour voter, vous allez d'abord aller voter pour ça. D'abord aller voter pour un programme municipal qui vise à considérer les habitantes et les habitants à part entière, tous avec dignité, avec solidarité, avec fraternité.
Voilà pourquoi vous allez aller voter le 15 mars. [applaudissements] Donc oui. Oui.
Vous voterez pour la cantine gratuite parce que dans un pays comme la France et dans une ville comme Bordeaux, on ne peut pas accepter que des enfants soient à l'école le ventre vide. Oui, vous allez voter pour la cantine bio parce que la nourriture de qualité, elle n'est pas réservée qu'à une partie de la population et au moment où la droite, la Macronie et l'extrême droite veut nous imposer le retour des pesticides à travers la loi du plomb au moment où la Commission européenne veut passer en force le projet l'accord de libre échange avec le mercosour malgré le refus du peuple français en votant pour la liste Fermieux pour Bordeaux vous allez pouvoir leur répondre et vous allez pouvoir faire de Bordeaux une ville hors Mercosour, une ville dans lequelle les produits de cet accord de libre échange qui utilisent des pesticides qui sont interdits en France ne sont pas servis dans nos cantines scolaires ou nos enfants, queles que soient leurs conditions sociales, ont droit à une nourriture de qualité. Oui, quand vous allez aller voter le 15 et le 22 mars, vous allez aussi aller voter pour une ville dans lequelle on peut vivre en paix et en tranquillité.
Mais une ville dans lequelle on tourne le dos aux logiques ultra sécuritaires, aux logiques de shérif, des maires qui viennent dans les campagnes électorales vous dire "Si vous votez pour moi, vous allez voir tout va changer. On va mettre des caméras partout, on va mettre des policiers municipaux partout, on va leur donner des armes partout." Alors que précisément ça n'a jamais fonctionné pour garantir la paix, la tranquillité, la sécurité.
Est-ce que vous savez quelle est la ville de France où il y a le plus de caméras de vidéos surveillance par habitant ? C'est la ville de Nice. Dans la ville de Nice, les augmentations l'augmentation des délits liées au trafic de drogue a été de 80 % sur les 5 dernières années et les violences ont augmenté de 20 % sur les 5 dernières années.
Est-ce que vous savez la ville en France dans lequel le taux d'encadrement en quelque sorte le nombre de policiers municipaux relativement à la population est le plus important ? C'est la ville de Perpignan. Et pourtant Perpignan sur les 119 villes qui ont été classées est arrivé en 110e position 106e position au parc pardon dans le nombre de crimes de délits et donc dans le climat d'insécurité qui s'y trouve réellement.
Alors quand vous entendez à la télévision celles et ceux qui vont vous dire "Oui les insoumis, vous vous en fichez de cette questionlà de la sécurité, de la tranquillité publique, dites-leur non." précisément parce qu'on s'en fiche pas, on veut rompre avec vos logiques parce que vos logiques ne servent à rien sur ce sujet et que si vous voulez [acclamation] et que parce que moi je n'ai jamais rencontré dans ma vie une seule personne qui parce qu'elle était menacée dans la rue ou qu'elle risquait une agression a vu une caméra de vidéosurveillance dépend descendre de son pilier pour venir la protéger. Par contre, j'ai déjà vu quand il y a de la présence humaine, quand il y a de la tranquillité publique, quand il y a de la quand il y a des services publics, quand il y a de la vie, quand il y a des associations, quand il y a de la prévention, quand il y a des éducatrices et des éducateurs dans la rue, alors oui, dans ce cas-là, on vit en paix, on vit en sécurité et on vit en tranquillité. [applaudissements] Donc le 15 et le 22 mars, vous allez d'abord voter pour ça, pour des mesures de justice sociale, pour la transition écologique, pour avoir le droit de vivre en paix, en tranquillité, pour tourner la page du clientélisme et de la monarchie municipale qui pourrit la vie politique de nos quartiers et la vie politique de nos communes pour rendre le pouvoir de décision aux habitantes et aux habitants.
Vous allez d'abord aller voter pour ça. et votre vote le 15 et le 22 mars, il aura aussi une signification nationale parce qu'il s'inscrit dans un contexte et tu l'as très bien dit tout à l'heure dans l'introduction, ne croyez jamais ce qui vous diront dans cette campagne, mais il faut distinguer le local du national, c'est deux choses différentes, ça n'a rien à voir. Bien souvent quand ils vous disent ça, c'est parce qu'ils ne veulent pas assumer localement les prises de position de celles et ceux qui les représentent nationalement. [applaudissements] parce que ils vont venir vous voir et ils vont vous dire si vous votez pour nous, on va faire de l'éducation de nos enfants une priorité.
Mais les mêmes ont laissé passer un budget à l'Assemblée nationale qui supprime 4000 postes d'enseignants, 3000 postes de surveillants. Ils vont vous voir, ils vont vous dire notre priorité ça sera le logement. Mais les mêmes à l'Assemblée nationale ont laissé passer un budget dans lequel on coupe plusieurs centaines de millions d'euros dans le budget du logement, dans les aides à la rénovation thermique et à la rénovation énergétique des logements.
Ils vont venir vous voir, ils vont vous dire pour nous la priorité ça va être l'accès de toutes et tous à la santé. mais ils ont accepté un budget de la sécurité sociale qui fait des milliards d'euros d'économie dans le budget de santé et qui va conduire par exemple à la fermeture de centres de santé associatif qui sont implantés en particulier partout en France dans nos quartiers populaires. Il y a une cohérence à avoir entre les engagements qu'on défend à l'échelle locale et les positions politiques qu'on prend à l'échelle nationale.
Alors certes, on n'est pas obligé d'être d'accord avec toutes les positions de la France insoumise, mais chacune et chacun reconnaîtra dans cette salle que vous ne trouverez pas un seul sujet sur lequel nous les parlementaires insoumis à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas été fidèles à la parole que nous avons donné devant les électrices et les électeurs. [acclamation][applaudissements] Alors certes, ça nous value. Pas mal de garde à vue médiatique.
Certes, ça nous avalue des menaces. Certes, ça nous a valu des intimidations, des calomnies et des insultes. Mais finalement, est-ce que l'on attend ce que l'on attend d'un représentant du peuple ?
N'est-ce pas qu'il se pose à chaque fois la question quand il prend une position politique ? pas de savoir si ça va lui attirer les bonnes grâces et les louanges des médias dominants, mais seulement de se poser la question de savoir si sa position, elle est juste du point de vue des principes et de la parole qu'on a donné devant les électrices et les électeurs au moment des échéances électorales. [acclamation][applaudissements] Et si je vous dis ça aujourd'hui, c'est parce que je sais que les colistières et les colistiers qui sont engagés sur la liste autour de Nordine Remo ici à Bordeaux sont fait du même bois que les parlementaires de la France assoumise qui ne vous trahiront pas, qu'ils prennent des engagements dans cette campagne électorale et que ce qu'ils auront dit pendant la campagne, ils le feront une fois aux responsabilités et au pouvoir.
Ils le feront. Ils le mettront en œuvre. Ils les oublieront pas.
Ça sera pas facile. Mais ils ont une idée du contrat qu'on passe avec les électrices et les électeurs quand on s'engage dans une élection et vous serez derrière par ailleurs pour les pousser. Mais vous avez aussi une garantie parce que ça a été dit tout à l'heure et c'est parfois utilisé par nos adversaires pour nous dénigrer d'ailleurs.
Ce ne sont pas des professionnels de la politique. Ce sont d'abord des personnes qui sont engagées depuis des années et des années dans leur vie au service de l'intérêt général. ici comme syndicaliste, ici comme militant associatif, ici comme militant politique, ici comme membre d'un collectif d'habitantes et d'habitants et ils ont pas attendu l'élection municipale pour s'engager au service des autres.
Ils le font déjà depuis des années et des années. Et s'ils sont candidats et candidats aujourd'hui sur une liste aux élections municipales, c'est parce qu'à un moment ils se disent "Mais si on veut faire avancer ces luttes et ses combats, il faut s'emparer des leviers du pouvoir municipal pour pouvoir effectivement agir sur ces luttes et sur ces combats." [applaudissements] Ah, ce sont pas des professionnels de la politique, mais ce sont des professionnels de la vie, ce sont des professionnels de la parole donnée, ce sont des professionnels du dévouement au service de l'intérêt général et au service des habitantes et des habitants.
Et moi, je préfère voter pour ce type de professionnel. [acclamation][applaudissements] Donc oui, il y a un lien entre les batailles qu'on mène à l'échelle locale et les les batailles qu'on mène à l'échelle nationale. Et dans cette campagne électorale, puisqu'il y a différentes listes ici à Bordeaux qui se revendiquent de la gauche, je vous dis une chose simple.
Choisissez la gauche qui reste fidèle à sa parole. Choisissez la gauche qui ne vous trahira pas. Choisissez la gauche 100 % censure des gouvernements macronistes.
Choisissez la gauche 0 % macroniste. Choisissez cette gauche là. Donnez-lui de la force parce que si vous lui donnez de la force alors vous enverrez aussi un message national contre la politique du gouvernement Macron.
Un message de censure populaire contre celles et ceux qui ont refusé de censurer ces gouvernements à 12 reprises dans la dernière année. Sionnez-les par votre vote le 15 et le 22 mars prochain. [acclamation] C'est simple. [applaudissements] Je crois que le message a été entendu. [applaudissements] Et puis parce qu'on parle du contexte national, évidemment, on ne peut pas ne pas évoquer, comme l'a fait Clémence avant moi, la libération et la banalisation de la parole raciste et islamophobe.
Les franchissements de seuil auquels on assiste ces derniers jours face à une offensive fasciste et une instrumentalisation absolument ignoble et sordide des événements qui se sont déroulés à Lyon il y a quelques jours. On a pu voir quelques jours une ministre madame Berger. Je précise que c'est vous qui l'avez sifflé par moi.
Parce que après quand on évoque un nom et qu'il est sifflé, on dit "Vous m'avez fait siffler dans votre meeting." Non, moi j'ai juste cité ce que vous avez dit et vous donc posez-vous la question de ce que vous avez dit, pas de pourquoi je vous ai cité. Mais quand vous avez une ministre qui reprend à son compte un terme, l'anttifrance qui est un terme qui a été forgé par Moras et qui a été utilisé pendant la collaboration pour pointer les juifs et les étrangers, quand vous avez un ministre de l'intérieur qui a autorisé à Lyon, ville où a été arrêté Jean Moulin, la date anniversaire du triste anniversaire de l'assassinat des résistants de la main d'œuvre immigrée du groupe Manouchian, quelques années avec un deuxième triste anniversaire ce jour-là, le triste anniversaire de l'assassinat d'un jeune marseillais qui s'appelait Ibrahim Ali et qui a été tué par des colleurs d'affiche du Front National dans les années 90. que le ministre de l'intérieur ait autorisé ce jour-là à Lyon au départ de la place George Jores.
Jeess [grognement] assassiné par un militant d'extrême droite. Ce jour-là qu'un ministre de l'intérieur est autorisé une parade néonazie dans lequel on a fait des salut nazis et dans lequel on a dans laquelle on a proféré des insultes racistes et et et homophobes. Si on ne voit pas dans quel moment on est, si on ne comprend pas dans quel moment on est, si on ne sent pas la gravité des événements qui se déroulent ces derniers jours, alors c'est qu'on ne comprend pas, qu'on n pas résumé l'histoire, qu'on n pas révisé l'histoire.
Et dans ce moment-là, évidemment que la solidarité du camp antifasciste est indispensable parce que quand le fascisme attaque, l'antifascisme doit répondre. [applaudissements] Et je veux dire là, comme l'a dit Cléos Gué avant moi, solennellement, que ceux qui croient que dans un moment comme celui-ci, antique tout antique tout anti anasistique antiascistique. [applaudissements] [acclamation] Donc petit message à ceux qui veulent nous faire baisser les yeux et baisser la tête.
Nous sommes antifascistes, nous en sommes fiers et nous le resterons. [acclamation] [applaudissements] Et je veux dire que ceux qui croient dans ce moment et dans cette période, parfois par l'acheter, par peur du candiraton médiatique, parfois par opportunisme politique, qu'on peut en quelque sorte tirer un bénéfice d'une situation comme celle-ci en essayant d'accabler ceux qui dans le camp antifasciste sont ciblés par nos adversaires. Je veux leur dire juste une chose, de se rappeler de chacun des mots, de cette déclaration que vous connaissez sans doute qui était la déclaration du pasteur Martin Nimoler.
Je sais pas si vous vous rappelez de cette déclaration et il disait, je vais pas la lire en entier, mais quand ils sont venus chercher les socialistes, ah je n'ai rien dit, je n'étais pas socialiste. Et puis quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste. Et puis quand ils sont venus me chercher moi et ben il y avait plus personne pour protester parce que j'étais tout seul à ce moment-là parce que j'avais rien dit avant quand on avait ciblé les autre.
Ne l'oubliez jamais. Donc je dis ici [applaudissements] sans acrimonie vis-à-vis de qui que ce soit, mais je dis aux militants et aux militants de ces parties, je dis aux sympathisantes et aux sympathisants de ces parties, je dis aux électrices et aux électeurs de ces partis, n'acceptez pas ça, rompez les rangs. Venez rejoindre le camp qui résiste face à la vague fasciste.
Venez nous aider. Venez [acclamation] nous soutenir et menz la bataille antifasciste. Résistant président président président président président président président président président président président [acclamation] et menz merci merci et mener la bataille mener la bataille antifasciste ça se fait avec tous les moyens à notre disposition pour le faire oui évidemment il faut être nombreuse et nombreux ce dimanche 8 mars dans la rue parce que ce jour-là Là, la manifestation féministe, c'est une manifestation antifasciste. [acclamation] Oui, il faudra être nombreux dans la rue le 14 mars puisque chaque année a lieu autour de cette date-elà une manifestation contre le racisme et contre les idées d'extrême droite à l'appel de la marche des solidarités.
Et il faudra être à leur côté ce jour-là. [applaudissements] Mais oui, la bataille antifasciste, elle se mène aussi avec des bulletins de vote. Et je veux vous dire que chaque bulletin de vote devient une arme de résistance dans ce contexte.
Que chaque bulletin de vote pour la liste soutenue par la France assoumise, que chaque conseiller municipal de la France assoumise, que chaque mairie de la France assoumise sera autant de points d'appui dans la lutte et dans la bataille antifasciste qui ne va pas s'arrêter au lendemain des élections municipales. [acclamation] [applaudissements] Personne ne doit rester au bord du chemin. [applaudissements] Dans ce contexte, l'élection municipale a changé de nature.
Elle devient aussi le moment d'un vote de résistance antiraciste et antifasciste. Et on a besoin pour ça de tout le monde ce jour-là. [acclamation] Résistence résistence résistence résistence résistence résistence résistence résistence résistence résistence résistence.
Je crois que le message est bien passé et le contexte évidemment c'est aussi la situation internationale. Et quand on parle quand on parle de fascisme, on ne doit jamais oublier que le fascisme vise à faire régner partout la loi du plus fort. C'est le cas dans les villes.
Clémence a donné quelques exemples des politiques qui sont mises en place dans les municipalités dirigées par le Rassemblement national. J'entends parfois sur les marchés on n jamais essayé. Mais si on a essayé, bien sûr qu'on a essayé, ils sont au pouvoir dans un certain nombre de villes et de communes et c'est toujours les mêmes qui subissent les conséquence de leur politique.
Donc oui, le fascisme c'est la loi du plus fort partout. C'est pousser dans leurs dimensions les plus autoritaires les rapports de domination du capitalisme. Ça s'applique à l'échelle de la ville.
Ça s'appliquerait évidemment demain à l'échelle du pays si nous laissions les fascistes s'emparer du pouvoir. Ça s'applique à l'échelle internationale où l'international fasciste a comme premier adversaire le droit international. Les règles qui permettent précisément de tourner le dos au fait que les relations entre états s'appliquent autour de la règle du plus fort et a y insérer des règles de droit certes imparfaits, certes pas suffisamment respectées, certes à améliorer encore et la France assoumise défend évidemment cet objectif.
Mais oui, quand on est antifasciste, on refuse aussi les guerres impérialistes et les guerres d'agression comme celles qu'on a sur les yeux aujourd'hui. [applaudissements] Et je veux dire que le bulletin de vote des listes soutenues par la France insoumise le 15 mars, ça sera aussi un vote contre la guerre et un vote pour la paix, un vote pour le droit international, un vote pour le respect des droits humains partout dans le monde. Et je veux dire notre solidarité avec le peuple iranien qui subit dorénavant en plus de la répression du régime les conséquences des bombardements de cette guerre impérialiste.
Et je veux rendre hommage aux organisations de la gauche iranienne anticoloniale, des collectifs comme Rog qui ont manifesté dimanche dernier à Paris et qui ont le courage de dire dans cette période non à la guerre, non au régime femme vie liberté et qui comprennent que les deux revendications vont ensemble contrairement à ce qu'on entend à la télé où des impérialistes essayent de s'emparer de détourner la lutte légitime du peuple peuple iranien pour légitimer ou justifier une agression impériale qui n'a aucune légitimisation et aucune justification. Et il faut avoir du courage pour faire ce que font ces militantes et ces militants et ils ont besoin de notre soutien et de notre solidarité. Je veux dire notre soutien au peuple libanais qui est à nouveau bombardé, à nouveau envahi. [applaudissements] Que veut dire notre solidarité au peuple palestinien qui vit depuis des mois et des mois le martyre du génocide dans l'impunité absolue [acclamation] de puissance qui regarde ailleurs et qui considère en quelque sorte que toutes les vies ne se valent pas comme si finalement notre indignation devrait dépendre de la religion, de l'origine, de la région du monde où des pauvres gens se font massacrer.
Alors que précisément quand on est du camp du respect des droits humains, de l'égalité entre les êtres et les humains, on s'indigne partout quand des gens souffrent le martyre qu'il soit palestinien, ukrainien, congolais, iranien parce que c'est ça notre gloire et notre force à nous de nous lever à chaque fois. On ne justifie pas, on ne prétend pas que les bombardements ou les guerres préventives existent parce qu'un bombardement ça tue d'abord les gens qui en sont victimes. Oui aussi aux élections municipales, c'est ce message que vous pouvez faire raisonner le plus fort possible, donner de la force à celles et ceux qui sont les garants et les partisans du droit international.
Donner de la force à celles et ceux qui en toute circonstances défendront la voix de la paix. Parce que comme le disait Jean Jores, quand on prétend vouloir apporter la liberté par les armes, en vérité, on ne l'apporte pas, on la retire. Voilà la vérité.
Et donc ce message, ce message de paix, ce message de résistance antiasciste à l'échelle internationale, ce sera aussi un message que l'on peut porter ensemble dans cette élection municipale. Chacun de vos bulletins de vote, il l'aidera aussi. Et ça donne [raclement de gorge] raison à ce que tu disais tout à l'heure.
Quand tu disais que oui, entre le local et le global, les questions sont intimement liées. Je pense qu'on en a fait la démonstration ensemble ce soir. Il vous reste maintenant 10 jours dans cette campagne.
Un peu moins de 10 jours pour faire campagne parce que ça s'arrête le vendredi soir. Un peu plus de 10 jours avant le vote du premier tour qui aura lieu le 15 mars prochain. Je veux vous dire que si vous êtes venu ici en sympathisante et en sympathisant, en curieuse et en curieux, je veux vous dire, on a besoin de vous.
Aidez-nous, aidez-nous dans les derniers jours de cette campagne. Oh, Nordine et Saliste n'auront pas le soutien des grandes chaînes d'information, ils ne les auront pas. Ah, il aura pas le soutien des grands milliardaires de ce pays.
On ne les aura pas non plus. Mais nous pouvons avoir une force que personne d'autre n'a réseau social humain qu'on constitue ici dans cette salle. [acclamation] Si une personne parle à une personne qui parle à une personne, à la fin ça fait beaucoup de personnes.
Et n'oubliez jamais que ce ne sont pas les sondages, que ce ne sont pas les médias, que ce ne sont pas les puissants qui décident du résultat de l'élection. C'est les citoyennes et les citoyens, c'est les habitantes et les habitants. Parce que ce jour-là, votre bulletin de vote, il aura la même valeur que le bulletin de vote de Boloré, de Bernard Arnaud ou de Macron. niveau un comme les autres et on est plus nombreux.
Et notre objectif à nous [acclamation] Et notre objectif à nous c'est que cette majorité sociologique devienne une majorité politique. Et pour qu'elle devienne une majorité politique, on doit lutter contre la résignation, la désespérance, le sentiment que ça sert à rien d'aller voter, que toute façon c'est toujours les mêmes qui font des promesses et qu'il les respectent pas. Et c'est pourquoi c'est aussi important ce qu'on a dit les uns et les autres tout à l'heure sur la confiance que vous pouvez avoir en cette liste en ces colistières et en ses colistiers parce qu'ils ont fait la démonstration dans leurs engagements parce que nous avons fait la démonstration nous les insoumis à l'Assemblée nationale que nous ne trahissons pas que nous tournons pas le dos aux engagements que nous prenons devant les électrices et les électeurs.
Oui, notre adversaire principal c'est la résignation. C'est le sentiment que ça sert à rien, qu'on va pas y arriver, que les gens restent à la maison. Et donc on peut tous participer.
Quand on sait qu'ici à Bordeaux, Jean-Luc Mélenchon a fait près de 30 % des voix à l'élection présidentielle de 2022. [acclamation] [applaudissements] Ça veut dire que si toutes les personnes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2022 vote pour la liste Ferieux pour Bordeaux, alors vous pouvez vous qualifier pour le second tour et le 22 mars, vous pouvez l'emporter. [acclamation][applaudissements] Et vous pouvez faire un tremblement de terre politique.
Un tremblement de terre politique. Ça dépend de chacune et de chacun d'entre nous. Venez nous aider.
Laissez vos coordonner. Parlez-en autour de vous, prenez des procurations, laissez une procuration si vous êtes pas là ce jour-là et même le jour du vote hein, vous avez le droit d'aller taper aux portes à côté de chez vous pour dire aux gens d'aller voter. Faut pas dire pour qui, mais vous avez le droit de dire qu'il faut aller voter ce jour-là.
Pareil, la campagne elle est terminée. Mais une action civique de lutte contre l'abstention pour dire aux gens si aujourd'hui le vote tu as pas oublié faut aller voter. Si on fait tous ça, si chacune et chacun d'entre nous on prend notre part dans cette bataille et dans ce combat, si chacun et chacune d'entre nous, on est convaincu que le vote évidemment il va changer la vie des bordelaises et des bordelais, mais qu'il en verra et qu'il a une signification qui va bien au-delà simplement de la ville de Bordeaux, qu'il aura des répercussions nationales, qui sera évidemment 1 an avant la grande bataille qui va venir après de la bataille de l'élection présidentielle et que toute la force qu'on accumulera dans cette campagne des élections municipales.
Elle sera ensuite projetée dans la grande bataille nationale contre l'extrême droite et pour tourner définitivement la pêche du macronisme. [acclamation] [applaudissements] Alors voilà ce qu'il faut qu'on fasse ensemble et ça bah ça dépend de chacune et de chacun d'entre nous. Pour terminer, je voudrais dans ce contexte là donner la parole au grand poète palestinien Mammou Darwich.
Regardez, ça va peut-être raisonner. Nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance.
Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant dans un hôpital et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire.
Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original. Terre d'amour. et de paix.
Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir, disait Mamou Narwich. Alors le 15 mars, faisons ensemble vivre cet espoir. Votez et faites voter pour la liste Fermieux pour Bordeaux.
Merci à vous. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] Allez, venez [acclamation][applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Manuel Bompard