Rachida Dati, sur l'affaire Lucet : "Je n'ai pas à me justifier"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Pourquoi ces propos violents envers Élise Lucet ?
- 0:34OuverteRéponse directe
Vous dites que c'est du harcèlement, pourquoi ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Pourquoi cette réaction face aux accusations de conflit d'intérêt ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Les méthodes d'Élise Lucet sont-elles justifiées selon vous ?
- 3:01OuverteRéponse directe
L'unité des Républicains est-elle réelle ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Nadine Morano se déclare candidate à la primaire, votre avis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Rachida DatiFait
« Quand vous faites harceler, non mais c'est du harcèlement, on vous harcèle en vous courant après. »
- 1:09Rachida DatiFait
« Ce que je fais est transparent. Et si j'ai pas envie de répondre à quelqu'un dont les méthodes enfin qui sont des méthodes scandaleuses qui sont le harcèlement et les accusations, moi j'ai pas y répondre. »
- 1:49Rachida DatiFait
« Je réponds très volontiers à toutes vos invitations, même quand je ne connais pas forcément les thèmes compte tenu de l'actualité. »
- 4:13Rachida DatiFait
« La primaire c'est une élection donc dit qui dit élection dit candidat. Donc si on déclare ouverte la primaire avec un appel à candidature, c'est qu'il y a des candidats. »
- 4:51Rachida DatiFait
« Les Français sont préoccupés par le quotidien, que ce soit en terme de sécurité, en terme de fiscalité, en terme d'emploi. »
- 5:30Rachida DatiFait
« Nous sommes sur une échéance qui arrive dans quelques mois, qui est primordiale pour nous qui sont les régionales. »
- 6:42Rachida DatiFait
« Il n'y aura aucun retour de ces populations en Syrie, en Irak. C'est une réalité. »
- 8:00Rachida DatiFait
« Aujourd'hui, la coalition est en échec. »
- 8:39Rachida DatiFait
« L'immigration est un sujet national, c'est devenu un sujet européen, aujourd'hui c'est devenu un sujet international. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il est 8h18 sur Europe 1. Bienvenue si vous nous rejoignez en ce samedi matin, c'est l'heure de l'interview politique. Bonjour Rachida Dati. Bonjour. Vous êtes membre des Républicains, vous êtes député européenne. C'est un weekend très politique qui s'annonce. On va en parler également à la une, le drame des migrants, cette solidarité qui s'organise. Mais d'abord, vous êtes rattrapé par cette polémique, par les propos que vous avez tenu à l'encontre de notre conœur Élise Luis. C'est peut-être le moment de vous expliquer, de tourner cette page. Pour nos auditeurs, Elise Luis, elle vous poursuit dans les allées du Parlement européen. Elle vous demande des comptes sur les soupçon de conflit d'intérêt qui pèse sur vous dans le dossier GDF Suè. Euh et puis vous lui répondez de manière
assez violente. Pourquoi ? Vous dites euh ma consœur Élise Lu généreuse hein. Elle est journaliste d'investigation. Oui. Oui. En carte de presse. Oui. Mais c'est pas des méthodes. D'abord, je suis libre de mes réactions. Oui, j'ai été très vente avec elle. Quand vous faites harceler, non mais c'est du harcèlement, on vous harcèle en vous courant après. C'estd que elle en elle en a fait une marque de fabrique pour révéler rien du tout. Vous dites soupçon. Je suis désolée, vous me mettez en cause, c'est très grave. Enfin, je suis quand même une élu de la République. C'est très grave de porter des accusations sans preuve. On vous accuse et après on vous dit justifiez-vous. Mais moi, j'ai rien à me justifier. J'ai rien à cacher. Je suis une élu de la République. Ce que je
fais est transparent. Et si j'ai pas envie de répondre à quelqu'un dont les méthodes enfin qui sont des méthodes scandaleuses qui sont le harcèlement et les accusations, moi j'ai pas y répondre. Voilà. Donc je suis libre. Oui, j'ai été véhémante, je regrette rien. Mais faire du teasing avec des montages douteux pour attirer des spectateurs, des téléspectateurs sur une sur une émission qui ne révèle rien et qui n'a aucun intérêt, c'est un peu facile. Puis je vous dire madame Bouchard me concernant, c'est super facile. Voilà. Donc c'est tout. C'est tout ce que j'ai à dire. Vous propos attendez, l'accusation et le harcèlement, enfin madame Bouchard, c'est vos méthodes vous en tant que journaliste, je crois pas. Vous savez très bien que je réponds très volontiers
à toutes vos invitations, même quand je ne connais pas forcément les thèmes compte tenu de l'actualité et quand il y a des choses à dire, je réponds. Je réponds très volontiers. Mais quand on vous accuse et quand on vous harcelle, moi j'ai pas y répondre. Je suis très très libre et je et je n'ai pas à répondre à une femme qui pense que c'est extraordinaire. Elle révèle jamais rien. Elle s'est elle s'est muée en grande passionnariat. Mais bon voilà, c'est euh j'ai rien à dire de plus mais je pense que je suis venue pour une actualité beaucoup plus grave qui concerne les français globalement les Européens. Il y a eu un relais important des réseaux sociaux sur ces propos. Oui bah c'est facile vous savez quand elle a sans doute ses petits amis qui font le relais
mais pour le magazine aussi est apprécié cach investigation et le journaliste d'investigation aussi. L'investigation c'est pas l'accusation le harcèlement. Je crois pas. Enfin, je sais pas peut-être moi je suis pas journaliste mais c'est pas ce qu'on vous apprend sans doute dans les écoles de journalisme. En tout cas, c'est pas des méthodes. Rachid Adati, dans le journal de 8h, nous étions à la fois à Marseille pour les universités d'été du Front National qui s'ouvre ce samedi à la Baule pour la Réunion des Républicains pour la photo de famille attendue. Alors, on parle beaucoup de ce trio Nicolas Sarkozi, Alain Jupé, François Fillon. Qui a envie de cette photo de l'afficher à la maison ? C'est c'est pas une question de photo, c'est une question euh d'une famille politique unie euh
rassemblée euh autour d'un cl idéologique fort qui porte l'opposition à à un gouvernement qui est en grave difficulté, mais un gouvernement euh euh qui est fracturé, divisé, un parti socialiste qui n'a plus ni de socle idéologique, pas d'idée, totalement divisé, dispersé. Donc euh c'est vrai que ça fait pas lire de jalousie sans doute euh beaucoup notamment chez les socialistes. Il y a plus d'idées, plus de dirigeants euh et de moins en moins de militants. C'est sûr que c'est ça n'est pas notre cas. Donc euh voilà. Donc aujourd'hui alors unité unité affichée euh pour les régionales d'abord c'est le c'est le mot du chef unité réel. On l'a démontré pour les départementales. Depuis que Nicolas Sarkozi est président des républicains, je pense que l'unité est réelle, le
rassemblement est réel. La preuve en est, c'est que comme dirait l'autre, on a euh on a les résultats. Les départementales a été un vrai succès pour nous et les régionals, on part tous unis. Nous sommes unis. C'estàd que la droite et le centre sont unis pour aller au régional. Vous avez vu l'état de la gauche ? Voilà, c'est le problème, il est là et ils sont au pouvoir. Nous, on est dans l'opposition. Donc à la limite qu'il y a une division quand vous êtes dans l'opposition, vous avez le temps de de vous rassembler. Mais là, nous sommes rassemblés depuis enfin franchement depuis que Nicolas Sarkozi est président des républicains, il a fait le boulot, hein. Et pourtant, il y a un sursaut des individualités. Je vous en prends une parce que Nalieuscoizen s'est pas
déclaré pour les primaires de 2016 mais Nadine Morano, elle fut passionnariat de Nicolas Sarkozi et bien elle se déclare candidate à la primaire de la droite et du centre. Vous dites quoi ? C'est bien le car primaire. La primaire c'est une élection donc dit qui dit élection dit candidat. Donc si on déclare ouverte la primaire avec un appel à candidature, c'est qu'il y a des candidats. Donc moi ça me choque pas qu'il y a des candidats à une élection. C'est plutôt sain. Des candidats à une élection, c'est plutôt sain. Euh, il y a deux écoles chez les Républicains en ce moment. Il y a ceux qui comme Nicolas Sarkozy attendent peut-être un peu de s'adapter aux demandes des Français avant de donner leur ligne de conduite. Et puis il y a ceux qui commencent à sortir leur programme notamment Alain
Jupé, on a parlé de ses priorités sur l'école. La meilleure des stratégies pour Rachid Adati, c'est laquelle ? De quel point de vue ? De cette démonstration de programme ou pas ? Est-ce qu'il faut aujourd'hui indiquer au français pas d'abord, je m'interroge pas là-dessus et j'ai pas à répondre là-dessus. Moi ce qui m'intéresse c'est quelles sont les attentes et les préoccupations d'abord de nos militants puis nos électeurs et des Français en général. C'est ça qui m'intéresse aujourd'hui. Les Français sont préoccupés par le quotidien, que ce soit en terme de sécurité, en terme de fiscalité, en terme d'emploi et puis si je parle plus politique, c'est en terme d'échéance. Nous sommes sur les régionals. Donc aujourd'hui euh alors nous sommes sur une échéance qui arrive
dans quelques mois, qui est primordiale pour nous qui sont les régionales. C'est sûr que euh c'est voilà ce qui est important. Moi les programmes c'est intéressant, c'est intéressant queon puisse avoir des débats d'idées mais de dire un programme pour la primaire pour ne pas dire un programme pour 2017 chaque chose en son temps hein. Ce qui fait écho à la députée européenne que vous êtes en terme de programme, c'est le positionnement notamment de la droite sur la crise des migrants. On en parlait avec Raphaël Gluxman, notre invité tout à l'heure, de ces mouvements de solidarité. Catherine en parlait aussi en Allemagne, en Autriche, en France, ils sont en train de naître. On a le sentiment que l'opinion est aujourd'hui plus humaine que les politiques. Vous
continuez de dire qu'il faut réécrire Schengen avec Nicolas. vrai mais si vous reprenez mes déclarations, d'ailleurs j'étais un peu minoriteur dans mon camp il y a quelques mois en tant que parlementaire européen. Moi, j'ai soutenu les propositions dès le départ. D'ailleurs, même Bernard même même Bernard Casneu était sur cette position avant que Vals dise non jamais de la vie et qui disent jamais et qui disent hier il dit non finalement oui oui ça n'est que ça. Donc le sujet il est sur ceux qui sont au pouvoir mais euh sur sur les migrants. Vous savez que cette crise d' migrant elle est sans précédent depuis les transferts de population depuis la seconde guerre mondiale. Et la deuxième chose il faut savoir qu'il n'y aura aucun retour de ces populations en
Syrie, en Irak. C'est une réalité. Donc, il faut avoir un langage de vérité vis-à-vis de la population. Quand vous dites "Ils sont les les populations sont en avance sur les politiques." Oui, parce que certains sont dans des débats électoralistes, politiciens pour ne pas dire cyniques. C'est pas ça la politique. On doit pas attiser des peurs, en rajouter pour ne pas dire inventer. Mais cette crise est une réalité. C'est d'abord ça marque quoi ? l'échec aussi sur notre action extérieure. Donc nous avons une responsabilité mais aussi mais aussi sur effectivement une nécessité de prendre à bras le corps cette crise d'émigrant qui est mais franchement très grave et sans précédent depuis je vous disais depuis la deuxème guerre mondiale. À l'origine de ce drame et il y a une question qui
fait débat aujourd'hui chez les Républicains. La situation sur le terrain et l'opportunité d'une intervention terrestre en Syrie. Quelle est votre position sur le sujet Rach ? Alors, c'est aujourd'hui c'est de lutter contre la propagation et l'expansion de la barbarie notamment par Daesh. Et c'est vrai queaujourd'hui on fait des frappes effectivement aériennes mais ce qu'il faudrait c'est qu'on ait quelques experts au sol pour pouvoir c'est pas d'envoyer des soldats à terre, c'est pas ça le sujet, mais qu'on puisse avoir des cibles, des cibles à abattre et de lutter plus fermement et plus concrètement contre Daesh. Ça c'est une réalité. Aujourd'hui, la coalition est en échec, hein. Bien sûr, bien sûr. Puis il y a des pays qu'on pour lesquels on qui ont sans doute aussi une
responsabilité qu'on devrait parce qu'on entend pas parler que non puis même l'Arabie Saoudite ou des pays comme ça. Mais c'est une réalité sur la crise des migrants aujourd'hui. Vous croyez pas que les États-Unis devraient prendre leur part de responsabilité parce qu'ils sont peut-être responsables aussi de ce qui se passe ou en Syrie ou en Irak. Donc l'Europe c'est parce que c'est la première porte d'entrée, mais elle doit pas uniquement porter cette difficulté et régler cette crise toute seule. Ça n'est pas possible. Qu'attendez-vous de Barack Obama ? Mais qu'il aussi peut-être accepté d'immigrants aux États-Unis. Vous vous souvenez les Vietnamiens qui fuyaent le communisme, ce qu'on avait qualifié de bot people à l'époque, les États-Unis avaient pris aussi leur part
de responsabilité les concernant. Donc aujourd'hui, c'est c'est vous saz pendant longtemps l'immigration est un sujet national, c'est devenu un sujet européen, aujourd'hui c'est devenu un sujet international. C'est d'ailleurs qui c'est pour ça qu'hier d'ailleurs l'ONU a commencé à faire une déclaration en ce sens. Merci d'avoir répondu à toutes mes questions Rachidati et bon meeting à la boule puisque vous y allez, vous y partez. Alors aujourd'hui, je suis très mon arrondissement parce que j'ai des mariage ce matin, j'ai une inauguration cet après-midi et et demain j'ai un grand déjeuner à la mairie du 7e pour l'ensemble de mes administrés. Donc je suis effectivement très impliquée, très occupée par mon arrondissement et vous administrés. Mobiliser en local.
Rachida dati aussi. Merci beaucoup de cette interview sur Europe
Rachida Dati