Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 2 mai 2026 26 minComplaisantPortrait personnelEnvironnement & énergieCulture, médias & sportOutre-mer

Marie-Laure Garnier, invitée de C pas si loin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes une voix à plus d'un titre : chanteuse lyrique et porteuse de la culture guyanaise. Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le premier inventaire des forêts des autres mers vient de commencer. Quel est l'intérêt de ce projet ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Deux universitaires ultramarines enseignent la littérature caribéenne aux États-Unis sous Trump. Quel est votre regard sur leur parcours ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    La question de l'assainissement de l'eau est récurrente dans les outre-mer. En Guadeloupe, 9 stations sur 17 ne sont pas conformes. Comment analysez-vous cette situation ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelle image choisissez-vous pour illustrer votre parcours ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de [musique] votre émission C'est pas si loin. Notre invité du jour est une voix à plus d'un titre.

D'abord [musique] parce qu'elle est chanteuse lyrique, ensuite parce qu'elle porte haut la culture de la Guyane. Sa terre natale, la Soprano Marie Lor Garnier [musique] nous accompagne aujourd'hui. Ensemble, nous allons revenir sur les grands thèmes développés dans votre [musique] magazine cette semaine.

Et ça commence avec des arbres, beaucoup d'arbres. Le tout premier inventaire des forêts des autres mers. Un travail titanesque qui vient de commencer, précieux, on le verra à l'heure du réchauffement climatique.

Nous irons également à Houston, Texas à la rencontre. de deux universitaires. L'une vient de Guyane, l'autre de Martinique.

Elles ont choisi de partager leur savoir, leur culture. Mission devenu particulière dans l'Amérique de Donald Trump. Et puis la question délicate de l'eau, problème d'assaignissement récurrent dont les outresemes en général et en Guadeloupe en particulier.

Quel risque pour la santé et quelle solution pour le traitement des eaux usées ? Nous irons sur le terrain. Bonjour Marieur Garnier.

Bonjour Jean-Philippe. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous serez sur la scène du théâtre des Champs-Élysées le 30 juin prochain avec beaucoup d'artistes ultramarins pour le considérable Porgy and best de George Gchwin.

On prendra le temps de d'en reparler tout à l'heure. Je résume votre CV à grand trait. Première lorette du concours des voix des outres mères.

Révélation artiste lyrice. C'était aux victoires de la musique classique en 2021. Marie Lor Garnier, une Soprano à la voix puissante et à l'art subtile.

C'est ainsi que le journal Le Monde vous présente. Vous vous souvenez de la gamine de 14 ans qui un jour quitte sa famille, quitte la Guyane, quitte son école de musique pour aller tenter l'aventure à Paris. Absolument.

Je m'en souviens comme si c'était hier. Euh j'étais euh j'étais pleine de [soupir] rêves, pleine d'ardeur. J'avais envie de de conquérir le monde, je crois.

J'avais surtout envie de devenir musicienne professionnelle. C'était de la flu traversière au départ. Absolument.

à l'époque, je jouais de la flu traversière et je voulais en faire mon métier, devenir à mon tour enseignante et partager mon amour de la musique avec tous ceux qui se sentiraient appelés par ça. Et à 14 ans, si loin de la maison, il y a pas du tout de d'appréhension. Alors si évidemment il y a des appréhensions, toutefois l'envie de réussir la domine.

Votre parcours de chanteuse lyrique tel qu'il est aujourd'hui été impossible en restant là-bas en Guyane. Malheureusement pour l'instant c'est encore compliqué même si nous avons la chance d'avoir un conservatoire. Euh nous avons également la chance d'avoir euh le concours voie des outresemes qui se déplacent depuis bientôt 10 ans euh dans les territoire et qui vont détecter les talents et qui vont même les accompagner dans un processus de formation pour ensuite pouvoir se professionnaliser.

Mais euh voilà, tout reste encore à faire. On sent que il y a une ferveur grandissante pour le champ lyrique et de façon générale pour donner la possibilité et les moyens au aux jeunes et aux moins jeunes de se former et de devenir des professionnels à leur tour. Et il faut le dire, vous retournez régulièrement en Guyane justement pour être au contact de ces jeunes pour les conseiller aussi.

Tout à fait. Pour moi, ça a du sens de revenir à la source, de de prendre contact avec toutes ces personnes qui aiment chanter, qui ne vont pas forcément faire leur métier, mais qui ont envie de découvrir leur voix et au travers de ce travail musical de se découvrir eux-mêmes. Euh Marie Lornier, je vous propose qu'on aborde maintenant notre premier thème d'actualité qui concerne aussi, on va le voir, la Guyane.

C'est ce gigantesque inventaire forestier qui vient tout juste de débuter. le premier d'ailleurs pour les autres mères et c'est important, on regarde et on en parle juste après. [musique] L'intérêt de faire l'inventaire de la forêt, ça va être de voir l'état de santé de cette forêt, mais aussi le la quantité de carbone pour voir si la France respecte ou pas ses engagements.

Et on va aussi faire des inventaires, mais on va y retourner, refaire des inventaires sur les mêmes endroits dans plusieurs années, ce qui va nous permettre de voir l'évolution de cette forêt. Quand on vient ici, on est amené à mesurer le diamètre des arbres, leur hauteur, mais aussi leur état de santé qu'on mesure avec deux paramètres. On regarde est-ce qu'ils auraient pu faire plus de branches ?

Donc est-ce qu'il leur manque des branches en fait par rapport à la lumière qu'ils auraient pu recevoir ? Et est-ce queil y a des branches qui sont mortes où il y a un manque de feuilles ? Et avec ces deux paramètres, on a un état de santé de l'arbre.

Et on va le faire pour tous les arbres qui sont dominants, c'est-à-dire qui dominent la canopé. Parce que ceux qui sont en dessous, on sait pas s'ils sont en mauvaise santé parce que c'est la concurrence des arbres ou parce qu'ils ont un problème. Alors que c'est qu' sont en haut, on sait qu'ils ont un problème si jamais ils commencent à dépérir donc là ce qu'on fait aussi c'est qu'on mesure dans un rayon de plusieurs mètres toute la régénération naturelle, c'est-à-dire l'avenir de la forêt.

Qu'est-ce qui a pu pousser ici ? Qu'est-ce qui pourra pousser dans le futur ? Donc on regarde que ce qui a une chance de survie.

Le principal danger, ça va être les espèces exotiques envahissantes et le changement climatique. C'est quand même 80 % des dangers qui vont concerner cette forêt. Les espèces exotiques envahissantes à la Réunion, elles sont de plus en plus prignantes.

Donc on voit qu'on est de plus en plus envahi. On voit que les changements climatiques aussi, on commence à percevoir des dépérissements. et on retrouve notre invité Marie-lornier.

Alors, la forêt en Guyane, c'est 96 % du territoire. C'est quoi vous votre rapport avec tous ces arbres ? Et bien, je trouve que 96 % d'un territoire, c'est absolument merveilleux.

Euh nous en Guyane, je trouve qu'on a un rapport euh très fort avec cette nature. Euh on a une très grande biodiversité, une faune et une flore très euh très développé et et justement les Guyanaises sont très respectueux euh de cette nature. Euh ils vont au contact, euh ils sont respectueux comme s'il y avait une forme de spiritualité avec la nature.

On on est reconnaissant pour cette forêt qui à la fois nous protège parce que on a de merveilleuses alisées, elle nous nourrit parce qu'on a aussi énormément de de richesse là-dedans. Il y a une coutume aussi notamment avec les communautés premières, les amérindiens, les bouchingués. De plus en plus, on observe que les loisirs verts se développent.

Donc ça veut dire qu'on va sensibiliser la population et particulièrement les plus jeunes à pouvoir considérer, respecter, honorer cette forêt. Et je pense que c'est hyper important aussi qu'on qu'on pense à une vision un peu commune de sensibiliser au point de former des professionnels qui à leur tour pourraient participer justement à cet inventaire dans quelques années. Pourquoi pas ?

Vous voulez dire quoi ? qu'il y a pas assez de chercheurs, de scientifiques Guyanais par exemple aujourd'hui. Je pense qu'il y a des chercheurs mais qui ne sont pas en Guyane.

Euh, j'ai entendu par exemple une une jeune scientifique dire qu'elle voulait revenir au pays et que malheureusement sa candidature n'avait pas été retenue. Et c'est vrai qu'on se pose la question de tous ces jeunes qui partent se former à l'extérieur. Est-ce qu'ils sont impliqués justement dans ces euh processus qui sont si importants ?

Euh quand on considère que euh l'Amazonnie, en tout cas la partie qui est en Guyane représente un/ers de la forêt nationale, on prend la mesure de l'importance de cette forêt et de la nécessité de la connaître pour pouvoir la préserver et pour pouvoir aussi en faire voilà, ça se développe et ça se considère de façon mondiale. Oui. Son importance et sa fragilité aussi parce qu'il y a le réchauffement climatique.

On l'a vu d'ailleurs dans nos reportages cette semaine, il y a beaucoup d'arbres qui sont malades aujourd'hui. Euh ce dérèglement, c'est quelque chose dont on est particulièrement conscient quand on vit en Guyane. Je pense qu'on en a conscience parce que nous percevons également ce changement de saison.

On avait une saison des pluies, une saison sèche très distincte et on se rend compte depuis quelques années que parfois on ne sait plus si on est en saison sèche ou en saison des pluies. Euh on est obligé de noter quand même que il y a une déforestation qui est qui est pardon, excusez-moi, euh qui est incontrôlé notamment en raison de leur paillage. C'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas non plus et qui pourtant a un impact notamment sur les cours d'eau qui sont qui sont contaminées par le mercure.

Donc c'est un ensemble de choses auxquelles nous devons faire attention collectivement et c'est pourquoi j'insiste sur la sensibilisation de la population. Vous-même aujourd'hui qui ne viviez plus en Guyenne à plein temps, vous avez besoin de cette nature autour de vous. Comment on s'organise quand on a grandi auprès d'une forêt si immense ?

Alors, j'ai je dois dire que j'ai de la chance d'habiter avec une famille qui vit quand même très très proche de la nature. Donc je m'émerveille tous les jours quand je reviens euh bah de ces grands arbres qui nous protègent. de ces oiseaux, de ces champs que l'on entend le dès le réveil au matin.

Donc côtoyer cette nature, c'est un vrai cadeau et je pense que quand on arrive en métropole, quand on arrive en hexagone, on se rend compte aussi de la chance qu'on a eu de grandir dans cet environnement vert. Marieur Garnier, je vous propose maintenant de partir à Houston au Texas à la rencontre de deux femmes, deux universitaires. L'une vient de Guyane, l'autre de Martinique.

Elles vivent et enseignent aux États-Unis avec beaucoup de passion. Regardez. Non mais c'est cool.

Cette liberté et cette pluralité auxquelle tiennent tant Jacqueline et Lin vacillent depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Le fait d'enseigner la littérature caribéenne spécifiquement à Houston est assez particulier. En effet, je dirais notamment depuis l'année dernière, depuis que Trump est arrivé au pouvoir, le mot race ou le mot diversité sont des mots que la politique américaine chasse dans les États tels que celui du Texas qui est un état républicain.

De mon côté, j'utilise toujours ces mots parce que ce sont des mots qui font partie de l'histoire et de la matière littéraire que nos auteurs nous offrent. Je dirais que c'est une censure au niveau de certaines terminologies autour de l'étude critique des races qui euh en ce moment sont censuré et qui rendent l'enseignement euh de la littérature caribéenne ou de la littérature ou ou des études afhro-américaines très [musique] difficiles. Lorsque Célanie revient en Guadeloupe, il va la voir en disant "Finisons avec moi, [musique] tue-moi, je sais que tu es là pour ça." [musique] On est quand même assez protégé à Rice parce que c'est une université privée comparé à nos collègues par exemple à l'université de Houston qui est une université publique où vraiment là il faut qu'ils fassent extrêmement attention pour ne pas perdre leur emploi.

Lorsqu'on vit à Houston, on a l'impression d'être dans une ville libérale, mais [musique] on est très vite rattrapé par la réalité parce que c'est un état républicain où les lois passées par Trump sont tout de suite mises en action, en un poids très important et il faut absolument faire attention à cela. [musique] Et on retrouve notre invité Marie Lornier. Quel est votre regard sur le parcours de de ces femmes ultramarines ? qui enseigne aujourd'hui aux États-Unis.

Je trouve ça très beau. Ce sont deux très belles ambassadrices de notre culture, de notre culture carbine, mais de notre culture crole de façon encore plus globale. Euh je trouve ça très beau.

Elles font écho toutes les deux au sens des mots parce que derrière les mots se cachent des histoires, derrière les mots se cache voilà un passé douloureux aussi. Oui. Et je pense que c'est important à la fois de le de le regarder pour pour ce que c'est et puis pour comparer aussi ou en tout cas euh peser de là où nous en sommes aujourd'hui.

Moi, j'ai j'ai découvert cette littérature assez récemment, je dois le dire, parce que je me suis posé la question de mes origines et donc du coup, j'ai tout de suite été vers des auteurs caribéens avant de découvrir qu'il y avait aussi des auteurs Guyanais qui avaient écrit sur ces sujets qui sont fascinants et je trouve ça vraiment très beau d'importer notre culture aux États-Unis parce que de même nous sommes tous concernés et on on voit dans ce reportage que il permet de comprendre une réalité par un bien légèrement différent mais qui ramène à quelque chose de similaire. Alors, on a beaucoup parlé et on parle beaucoup ces jours-ci de de Donald Trump évidemment au-delà du personnage, on a l'impression parfois d'une Amérique fracturée, cloisonné et qui se recrequville un peu sur elle-même. Vous qui avez connu tant de cultures différentes gamines, vous aviez un tambour entre les mains avant de passer à la flversière et puis après à l'opéra.

Est-ce que vous pensez que cet échange de culture, cet enrichissement, il est encore possible aujourd'hui ? Je pense qu'il est possible tout à fait à la seule condition que nous soyons tous conscients que ce soit possible et que nous soyons tous en capacité de le respecter. Euh je le disais en introduction de de cette émission, vous allez euh participer au Port Guy B de Guerchwin le 30 juin prochain au théâtre des Champs-Élysées.

Il y aura beaucoup d'artistes ultramarins avec vous sur scène. C'est un travail important pour vous. Oui, c'est un travail important que mène depuis de longues années Fabrici Falco et Julien Leu portant le concours des autres mères par l'association les contrecourants.

Ce travail en fait, il se il se découpe en plusieurs phases. Je le disais tout à l'heure, la détection des talents, elle est extrêmement importante. Mais maintenant, une fois qu'on les a reconnu et qu'on leur a donné confiance dans le fait qu'ils sont capables eux aussi de monter sur scène, il y a toute une phase de formation.

Alors, certains vont aller au conservatoire de Paris, d'autres à Montpellier et encore d'autres potentiellement dans d'autres conservatoires. Mais il y a un accompagnement en plus qui se fait parce que une fois que ces jeunes sont formés, bah il faut les accompagner à s'insérer dans le milieu professionnel. Et quoi de mieux que de leur proposer de monter tous ensemble sur scène et notamment la scène du théâtre des Champs-Élysées le 30 juin prochain euh avec orchestre, l'orchestre l'amoureux dirigé par Quentin Hley, c'est merveilleux parce que ce por Genb c'est vraiment justement le le paroxisme de ce contre quoi on on on lutte ensemble.

Voilà, cette le message c'est vraiment que nous pouvons tous y arriver ensemble à condition de se donner les moyens, d'accomplir le travail nécessaire, mais on a toujours besoin d'une main tendue et vraiment je remercie et je salue le travail colossal euh que produisent ensemble Julien et Fabrice parce que on a on en a besoin. Le jour où on en aura plus besoin, on en reparlera mais pour l'instant on a encore besoin de ce concours. d'un mot puisqu'on parle de de Gerschwin, les scènes américaines, c'est quelque chose qui vous fait envie vous en tant que chanteuse lyrique ?

C'est vrai que ça fait envie de chanter au Métropolitaine Opéra. Toutefois, je crois qu'il y a beaucoup à faire sur notre sur notre sol, beaucoup à faire pour faire évoluer encore les consciences et je me je me tiens fervante au côté de ceux qui luttent aussi dans ce sens. Marie-lore Garnier, on aborde maintenant le dernier thème de cette émission.

La question délicate de l'assainissement de l'eau. Un problème récurrent dans les autres mer. Nous sommes allés en Guadeloupe extrait.

En Guadeloupe, le dossier de l'assainissement est une bombe à retardement. [musique] Sur les 17 stations d'épuration les plus importantes, neuf ne sont pas conformes. La situation est pire pour les 33 petites stations.

La moitié sont à l'arrêt. Conséquence, les eaux usées finissent inéluctablement dans la mer. On va se diriger plus au niveau de la zone où il y a les les baigneurs, les lignes d'eau pour pouvoir effectuer le prélèvement.

Pour garantir la sécurité sanitaire des baigneurs, la qualité de l'eau est placée sous surveillance tout au long de l'année. Ben là, je vais désinfecter la canne, la canne de prélèvement. Donc on désinfecte les deux côtés.

Là, l'eau au gosier, ça va, elle est de bonne qualité, visuellement parlant. Après, effectivement, c'est il n'y aura que les analyses qui pourront nous dire s'il y a un risque bactériologique ou pas au niveau à ce niveau. On va ouvrir le flacon et le plonger face au courant dans une profondeur de 30 cm.

À la suite de l'échantillonnage et prélèvement, deux paramètres sont analysés en laboratoire. La concentration en échérich à coli et la concentration en antéoc. Il s'agit de deux bactéries présentes dans la flore intestinale.

Les animaux à chaud dont les êtres humains qui servent de témoins de contamination fécal. Quand les résultats sont mauvais, c'est-à-dire que les seuil réglementaires sont dépassés, nous demandons à l'autorité compétente de prendre des mesures pour interdire temporairement la béniade. Marie Lor Garnier, c'est eau pollué.

Ces plages, on n' plus le droit de se baigner. C'est quelque chose que vous avez vécu vous-même en Guyanne ? Oui, c'est vrai que j'ai connu bah la plage de Courou hein tout simplement où j'allais quand j'étais toute petite et puis petit à petit, on a compris que c'était peut-être un peu moins sûr d'y aller.

Euh nos invités cette semaine insistaient aussi sur un point. Évidemment, il y a un problème de d'infrastructure, d'assainissement de l'eau, mais il y aussi peut-être un problème de comportement parfois des gens qui qui n'ont pas conscience de la de l'importance de l'eau qui jette parfois tout et n'importe quoi. C'est une question d'éducation aussi.

Oui, sans nul doute, mais je pense que c'est quelque chose qui est assez récurrent dans différents territoires et je pense que les les infrastructures qui attendent d'être remises en état, d'être d'être changé probablement, d'être mise au bon format, euh bah je crois que ça attend, ça urge comme on dirait chez les jeunes depuis un long moment et je pense que la population serait aussi rassurée de savoir que les équipements sont doré avant prêt à fonctionner et serait potentiellement prête aussi à faire un effort de comportement. Je pense que les deux vont de pair. Cette émission s'appelle C'est pas si loin n'empêche que on voit toujours un peu ces mêmes problèmes récurrents.

L'eau c'est un symbole mais dans des territoires éloignés comme la Guyane, comme la Guadeloupe, on nimagine pas la même chose par exemple dans l'hexagone à Poitier. Il y a de poids de mesure pour vous. Je dirais pas qu'il y a deux poids de mesure, mais je pense que vraiment ça doit être très clair dans l'inconscient collectif que il y a vraiment des choses qui nous viennent pas à l'idée quand on habite à Paris et quand on habite par exemple en Guadoupe où les personnes doivent faire attention à avoir des réserves d'eau à la maison parce que potentiellement il pourrait avoir une coupure d'eau ou une coupure d'électricité de façon longue.

Quand je dis longue, c'est par exemple en Guyane, dans certaines communes, dans certains secteurs, il peut y avoir plus de 24 heures d'interruption d'électricité, une coupure d'eau le matin à à 6h alors que vous devez être à votre travail à 7h. Ce sont des problématiques qui sont récurrentes. Il y a des solutions qui sont trouvées petit à petit mais je pense que la population attend depuis très longtemps et que c'est vraiment nécessaire de de se de se focaliser un tout petit peu sur ces problématiques.

Alors en quelques mots, qu'est-ce que vous dites à vos amis quand ils ne connaissent pas du tout la la Guyane et qu'ils ont envie de découvrir malgré tout ? Et bien, je leur dis que la Guyenne est un territoire merveilleux, plein de richesse et avec une population extrêmement chaleureuse. Je pense que la Guyenne, comme tous les autres territoires ultramarins, ce sont des des expériences que l'on fait.

Chaque territoire a sa particularité, ses spécificités et je pense qu'il faut y aller avec un un esprit ouvert, prêt à découvrir euh euh l'improbable, l'inattendu, la beauté tout simplement. Euh Marie Lornier, il y a une tradition dans cette émission, c'est que notre invité choisit une image. Je vais la découvrir en même temps que les téléspectateurs.

Qu'est-ce que l'on voit ? Alors ici nous voyons euh une image de Carmen de Bizet. C'est une production de des voix des autres mères justement ici.

La photo que l'on voit c'est vraiment l'Opéra Bastille. Donc c'est la finalité d'un projet de longue haleine. Ce cet opéra a été donné de nombreuses fois.

Il a été créé dans les ruines du théâtre de Saint-Pierre en Martinique et il a été donné dans en Guyane à la Réunion en Avron, au théâtre euh enfin déjà à l'Opéra Bastille. Et voilà pour moi c'est euh justement la continuité que j'évoquais tout à l'heure de la production des voix des autres mères. C'est Oui.

Parce qu'elle est créole cette Carmen. Absolument. Elle est créole parce que les voix des outres mères, c'est à la fois la créolité, mais c'est surtout une un message qui renvoie le fait que l'opéra il est pour tous.

Vraiment, on devrait pas penser que l'opéra est réservé à une certaine partie de la population. Il est accessible à tous, à tous les publics, mais aussi à tous les chanteurs, queles que soient leurs origines. Et c'est une vraie invitation [raclement de gorge] justement à à s'intéresser à cette parce que parfois ça intimide quand même l'opéra.

Ça intimide. Mais quand quand on va dans une église aux Antilluyanes, on entend des voix lyriques. Alors, c'est exactement la même chose.

Quand on va dans des soirées convouées en Guyane ou des dans des soirées léroses, on voit des personnes s'exprimer, évoluer sur des espaces, raconter des histoires. L'opéra, c'est aussi ça. Voilà, c'est un art populaire à la base et je pense que c'est important justement de démocratiser cette ce genre musical et encore une fois de donner la voix et la place à tout un chacun.

Vous avez conscience d'être un modèle aujourd'hui ? Euh je ne sais pas si je suis un modèle. J'essaie de faire de mon mieux et pour moi c'est vraiment une valeur extrêmement importante que de pouvoir le partager, d'être dans la transmission mais aussi d'être dans l'écoute parce que parfois on se pose des questions auxquelles on ne trouve pas forcément les réponses et c'est toujours intéressant quand je rencontre de jeunes chanteurs de pouvoir avoir un dialogue simple mais qui permettent de donner un peu l'envers du décor, c'est-à-dire le travail, le fait de devoir être accompagné par les bonnes personnes, l'autorisation à ne pas avoir un parcours linéaire.

Hm hm. Parfois on chute et on se relève. C'est un peu comme dans tous les autres domaines, mais en tout cas pour moi le message fort c'est avoir le courage, avoir l'audace d'oser se réaliser quel que soit le domaine.

Ce que je dis c'est pas que pour la musique, c'est pas que pour le chant et puis aussi aux parents qui seraient peut-être effrayés aussi de laisser par exemple de laisser partir leurs enfants. Je dirais que non pas que c'est parce que d'autres l'ont fait avant eux, mais que c'est possible et qu'ils trouveront des personnes référentes pour accompagner leurs enfants. Merci infiniment Marie Lor Garnier d'être passé nous voir.

Por Guybes, George Guerchwinta des Champs-Élysées à Paris, c'est le 30 juin prochain. Et merci à vous de nous avoir suivi, émission que vous pouvez évidemment retrouver sur la plateforme France.tv TV et en podcast sur toutes les plateformes audio.

Très beau weekend sur France Télévision et le retour [musique] de Karine Bast évidemment sur ce plateau des lundis.