Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (22 novembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron doit prendre la parole mardi 20h. Vous en dites quoi ?
- 3:25RelanceRéponse partielle
Le Premier ministre aurait dit 'on a déconné collectivement' après le premier confinement. Ça devrait vous satisfaire ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Vous vouliez demander de changer de politique. La stratégie pour cette deuxième vague est différente ?
- 5:48FerméeÉludée
Pourquoi ça n'irait pas ?
- 7:20OuverteRéponse directe
Vous êtes toujours un fervent soutien de l'hydroxychloroquine ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Vous parlez de raisons politiques pour vous détourner de l'hydroxychloroquine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« 'est de continuer la même politique, qui est complètement absurde, parce qu'elle tue le pays sans vaincre le virus ou du moins sans contenir l'épidémie. »
- 3:33Invité politiqueChiffre
« 700 morts par millions d'habitants en France, 160 en Allemagne, 15 au Japon. »
- 6:46Invité politiquePromesse
« Des masques FFP2 que je propose, qui sont beaucoup plus protecteurs. »
- 7:05Invité politiquePromesse
« Il faut rétablir la liberté de prescription des médecins pour l'hydroxychloroquine. »
- 7:50Invité politiqueFait
« Le ministre a interdit la prescription d'hydroxychloroquine qui est autorisée dans beaucoup de pays. Regardez le Maroc, regardez le Sénégal, regardez l'Inde. »
- 10:44Invité politiqueFait
« Un homme seul, avec 9 personnes, astreint au secret défense, comme si nous étions en guerre nucléaire, décide de la vie des gens. »
- 13:41Invité politiqueFait
« Le président de la République nous a dit que les 9000 lits vont être atteints. »
- 17:10Invité politiqueFait
« Sûrement pas. »
- 21:44Invité politiqueFait
« Cette loi est mal rédigée dans son article 24, je l'ai dit. »
- 23:32Invité politiqueFait
« Oui, bien sûr. »
- 24:35Invité politiqueFait
« C'est son choix. »
- 28:46Invité politiqueFait
« Ce qu'on lui fait, c'est dégueulasse. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur19 %
- ?9 %
≈ 58,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C
'est
Nicolas Dupont-Aignan qui va prendre votre place, président de Debout la France, député de l'Essonne, candidat à l'élection présidentielle. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, je vous laisse vous installer. Merci d'être l'invité en toute franchise ce soir.
Bonsoir.
Alors pour commencer, Emmanuel Macron doit prendre la parole, c'est attendu, mardi 20h. Rien de pire que l'incertitude, dit le président de la République, c'est ce qu'on dit dans le JDD. Il promet donc un cap mardi à 20h. Vous en dites quoi ? Vous dites un cap très bien, enfin, en effet, il faut casser l'impression d'une morosité sans fin, comme le dit le président de la République.
Je
suis un peu surpris. Tout dépend, le cap.
Si
le cap,
c
'est de continuer la même politique,
qui
est complètement absurde,
parce
qu'elle tue le pays sans vaincre le virus ou du moins sans contenir l'épidémie,
eh
bien, ce serait une catastrophe pour le pays.
Si
c'est un changement de cap radical, alors j'applaudirais. Moi, j'ai proposé un changement de cap,
parce
que ce qui m'effraie dans ce que je vois aujourd'hui,
c
'est l'incohérence, l'absence de logique
de
la politique menée. Je ne suis pas de ceux qui nient l'importance du virus. Donc, il y a un virus et une épidémie graves.
J
'ai alerté dès le 27 janvier. J'ai proposé sans relâche. Mais ce qui me met vraiment en colère et surtout qui m'attriste pour toutes les victimes, pour leur famille, c'est l'incohérence des mesures prises. C'est-à-dire que d'un côté, on confine le pays,
mais
de l'autre, on ne prend pas des mesures élémentaires indispensables qui réduiraient l'épidémie et qui ont marché ailleurs. Et c'est ça qui est insupportable pour beaucoup de Français. C'est qu
'ils
ne comprennent pas. Je lisais un article, par exemple. Je vous donne un exemple. C'est dans Le Monde. On ne peut pas dire que Le Monde est un journal qui m
'est
favorable. Alors, les soignants, des soignants
porteurs
du virus positifs ont été obligés d'aller travailler.
Vous
imaginez ce que ça veut dire ? Et au même moment, on confine le pays. C'est complètement aberrant. Les tests, vous en avez parlé, c'était très intéressant à votre invité précédent. J'ai écouté. Les tests massifs sont indispensables.
Je les réclame depuis le mois de février. Donc, il faut tester massivement comme
le fait Laurent Wauquiez,
par exemple, dans sa région. Il a totalement raison.
J'ai applaudi. Mais je le réclame depuis qu'en mars. J'ai assisté comme chef de parti aux dix réunions. Dix. Beaucoup. Avec le Premier ministre, les premiers ministres, parce que ça a changé. Et à chaque fois, j'ai fait des propositions écrites, envoyées.
Et
ce qui est terrible, c'est qu'on a l'impression qu'il n
'y a
pas de politique, que ça parle dans tous les sens. Et ce qui est terrible aussi, c'est qu'on enferme les Français avec des attestations surréalistes. Ridicules. Mais ridicules. Et en même temps, on ne
prend
pas des mesures évidentes. Je prends un exemple, le contrôle des frontières, comme l'a fait l'Allemagne beaucoup plus sévèrement. Je pourrais parler aussi des lits de réanimation qui n'ont pas été augmentés alors qu'il fallait le faire pendant l'été. Je pourrais parler des personnes vulnérables. Vous savez, c'est ces gens qui ont un cancer, un diabète. Le décret les expose au travail. Mais c'est ahurissant ce qui se passe dans notre pays. Donc moi, ce que je demande au président de
la
République,
c
'est soit ils changent de politique, soit vraiment les Français ne pourront plus suivre.
En tout cas, le Premier ministre, on le lit dans le JDD, aurait dit on a déconné collectivement après le premier confinement. Ça devrait vous satisfaire de
voir cette autocritique. Mais si vous voulez,
je vais vous dire franchement, quand on voit l'état du pays aujourd'hui, c'est qu
'à
la fois, on a 700 morts, je vous ai, ce que je l
'ai
fait, 700 morts par millions d'habitants en France, 160 en Allemagne, 15 au Japon. Donc,
ce qui est dramatique, Madame... Mais l'Allemagne, par exemple,
pardonnez-moi, mais l'Allemagne, par exemple, elle ne va pas très bien en ce moment.
Attendez,
elle ne va pas très bien. La
plupart de nos voisins reconfinent également, ont pris quasiment
les mêmes
mesures que nous. Non, non, pardonnez-moi.
Tout
le monde est face à une épidémie et c'est difficile. Moi, je ne
vais
pas vous dire que
c
'est facile. Simplement, l'Allemagne a pris les mesures que je recommande depuis fin février. Beaucoup plus de contrôles de frontières, beaucoup plus de tests, un confinement beaucoup moins débile, pardonnez-moi l'expression, c'est-à-dire beaucoup moins pénalisant pour l'économie et la société. Mais les commerces de proximité sont ouverts parce
que les Allemands ont très bien
compris
que ça ne servait à
rien de
fermer les commerces. Mais vous niez le fait que l
'Allemagne connaît encore des situations difficiles.
Mais qui n'ont rien à voir. Les pays
européens
ont connu la deuxième vague en reprendre
des décisions.
Oui,
alors deux choses. Vous avez raison. Soyons précis. Le virus a des hauts et des bas. Mais les pays qui ont quatre fois moins de morts, quatre fois moins de morts, ou même deux fois moins de morts comme la Pologne, ou même dix fois moins de morts comme d'autres, ont eu une politique beaucoup plus ciblée. Et j'ai proposé un plan B avec neuf mesures précises pour qu'on cible
et
qu'on laisse vivre le reste du pays. Parce que vous savez, la troisième vague, vous savez ce que ce sera
? Ce
sera la troisième vague des cancers. Parce que comme on n'a pas adapté notre hospitalisation, qu'on n'a pas augmenté les lits de réanimation, eh bien il y a des choix terribles et les médecins font un travail extraordinaire et on ne peut que les applaudir. Mais simplement, on va vers une catastrophe sanitaire supplémentaire parce que le gouvernement est aveugle.
Alors, vous parlez du gouvernement. On revient à Emmanuel Macron, mardi 20h qui s'exprime. Vous vouliez demander de changer de politique. Effectivement, la stratégie pour cette deuxième vague, pour en sortir, elle est différente. On ne parle pas de déconfinement, on parle d'un confinement allégé avec un calendrier qui se dessine, dit le porte-parole du gouvernement, en trois étapes. Et ce qu'on perçoit, c'est par exemple le 1er décembre, réouverture des cérémonies religieuses des commerces. Avant Noël, potentiel déplacement pour les vacances. Au mois de janvier, on pourra réfléchir aux bars et restaurants. Comment est-ce que c'est...
Pourquoi
ça n'irait pas ?
Je vais vous dire, on nous enferme dans le débat et je voudrais que ceux qui me regardent le comprennent. On nous enferme dans un débat, en fait, confinement, pas confinement, déconfinement progressif, etc. Ce débat, c'est un constat d'échec parce que
ce
que je veux, c'est qu'on réussisse le déconfinement. Alors c'est vrai qu'il faut peut-être y aller progressivement, mais il faut surtout éviter une troisième vague épidémique. Et pour éviter la troisième vague, il faut, un, mieux contrôler nos frontières avec des tests obligatoires, négatifs pour toutes les arrivées.
Pour les frontières européennes, Jean-Luc
Leudrian a redit ce
matin que c'était le cas. Mais frontières françaises !
Et pour les frontières françaises, une réflexion.
Mais ce n
'est
pas une réflexion. Il faut que toute personne comme en Italie, qui arrive sur le territoire français, ait un test négatif. Premier point. Deuxième point, il faut une politique beaucoup plus ciblée sur les EHPAD. Ce qui s'est passé dans les EHPAD est abominable dans notre pays. C'est-à-dire des masques FFP2 que je propose, qui sont beaucoup plus protecteurs. Des tests de tous les personnels soignants. Le ministre enfin l'a décidé après six mois de demande. Il faut une politique sur les plus vulnérables, c'est-à-dire des arrêts de travail pour les personnes qui souffrent de maladies et leurs conjoints. Il faut des lits de réanimation en plus.
Et il faut rétablir, et je sais que ça va choquer, mais je le pense, il faut rétablir la liberté de prescription des médecins pour l'hydroxychloroquine. Quand les médecins estiment que c'est utile, il faut leur laisser faire. C'est un point fondamental, car il est scandaleux dans notre pays qu'on ne soigne pas les gens en amont. Alors, il y a toute une
palette... L
'hydroxychloroquine, vous êtes toujours un fervent soutien.
Toujours un fervent soutien. L
'hydroxychloroquine,
malgré
les limites
qu'on peut démontrer,
les études
qu'on peut...
Parce qu'il y a beaucoup de débats là-dessus. Je ne suis pas médecin, et ce n'est pas à moi de dire,
face
à un patient, si ça marche ou ça ne marche pas. En revanche,
le
ministre, et je lui ai posé la question dix fois, il ne
m
'a jamais répondu. Le ministre a interdit la prescription d'hydroxychloroquine qui est autorisée dans beaucoup de pays. Regardez le Maroc, regardez le Sénégal, regardez l'Inde, etc. Il l'a interdit sur la base d'une étude du Lancet, vous vous souvenez de cette fameuse étude du Lancet
? Il
l'a interdit le lendemain de cette étude du Lancet qui disait que l'hydroxychloroquine était dangereuse. Et,
après,
tout le monde, et tous les journalistes ont reconnu que cette étude était une escroquerie. Que l'hydroxychloroquine n'était donc pas dangereuse. Et ce que je reproche au gouvernement là aussi, c'est de ne
pas
faire confiance au corps médical. Parce que ce médicament n'est pas dangereux. Alors, après, est-ce qu'il est plus
utile qu'un autre ? C
'est au corps médical de le décider.
Mais je peux vous dire, heureusement qu'il y a beaucoup de pédicins qui le prescrivent.
Le corps médical,
il y
a des désaccords. Et
certains qui le soutiennent, mais une autre partie, large partie du corps médical
n
'est pas sur cette
ligne-là. Il
n
'y
a
pas une
vérité officielle. Vous savez, c'est la première fois dans notre pays qu'un ministre de la Santé donne une vérité scientifique au nom du politique et du gouvernement. À partir du moment où ce médicament a été inventé pendant 70 ans, sans ordonnance, qu'il ne présente aucun danger,
et
que ceux qui l'utilisent
font
des électrocardiogrammes et le font en tant que médecin responsable, je considère, je considère que comme dans beaucoup de pays, il peut être un atout. Je ne dis pas non plus, soyons précis, parce que je veux être honnête, je ne dis pas non plus, prenez l'hydroxychloroquine, vous allez être guéri. Ce serait idiot. Je pense qu'entre ceux
qui
pensent qu'il
y a
des recettes miracles et ceux qui veulent interdire tout d'en haut, qui ont une politique complètement stupide, qui ne vint pas l'épidémie et qui tue le pays, il y
a
une marge intelligente de travail en commun, d'écoute des parlementaires aussi, d'écoute des scientifiques. Il faut balancer
les choses et de regarder ce qui marche à l'étranger. Vous
parlez de raisons politiques pour se détourner de l'hydroxychloroquine. Vous, vous ne soutenez pas l'hydroxychloroquine pour des raisons politiques non plus
?
Mais non, mais quelles raisons politiques j'aurais ? Moi,
je
n
'ai
qu'un objectif, madame. J'ai vu trop de morts, trop de familles bouleversées, trop de malades en EHPAD qui ont été endormis
et
pas soignés.
Et
ça, je ne l'accepterai jamais, parce que c'est une question qui dépasse la gauche, la droite. Ce n'est pas une question de gauche et droite, c'est une question de conscience. Je n'accepte pas que mon pays soit aujourd'hui dans une crise sanitaire difficile, dirigée par un homme seul,
dans
un conseil de défense opaque,
que
le Parlement ait été fermé, état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er avril. Circuler, il
n'y a
rien à voir. Il n'y a plus de Parlement en France sur ce sujet. Je dis aux Français que c'est inadmissible. Et je dis qu'on habitue les Français
à
subir un régime autoritaire, malsain, malsain,
qui,
de surcroît, n'a pas de résultat. Alors, il pourrait être autoritaire à avoir des résultats, il est non seulement inefficace et autoritaire.
Autoritaire.
Autoritaire.
Et c'est très grave ce qui se passe. Le porte-parole du gouvernement dit que
ceux qui s'en prennent à cette histoire de conseil de défense créent un conseil de défiance.
Écoutez, est-ce que vous trouvez normal que dans une démocratie adulte, un homme seul, avec 9 personnes, astreint au secret défense, comme si nous étions en guerre nucléaire, décide de la vie des gens ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait une attestation pour sortir promener son chien alors que 400 millions de personnes peuvent rentrer en France sans un bout de papier ? Est-ce que vous trouvez normal qu'il y
ait
un décret qui nous dise à quelle heure on va mettre le sapin de Noël ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on interdise des commerces de proximité qui n'ont aucun risque sanitaire et qu'on entasse les gens dans le métro à 500 dans un métro
?
Mais enfin, ça veut dire quoi
?
Est-ce que le Parlement, en Angleterre, le Parlement a délégué des pouvoirs, et c'est normal qu'il
y ait
des pouvoirs délégués aux ministres de la Santé, moi je ne
suis
pas idiot, il est normal qu
'ils
puissent agir, mais tous les 28 jours, il y
a
un examen. Ça a été refusé au Parlement français. Ça veut dire qu'on est en pilotage automatique. C'est inadmissible,
je vous le dis, madame. Je reviens sur
des questions très concrètes
à nouveau. C'est une question de démocratie.
La question des commerces, la date est avancée de l'horizon autour du 1er décembre, dont vous saluez cette perspective ?
Mais enfin, ce qui ne va pas dans le discours du gouvernement, c'est qu'il nous dit, je les rouvre parce que l'épidémie passe. Mais ça n'a aucun sens. En Allemagne, de l'autre côté du Rhin, j'ai un élu d'Alsace qui me disait, de l'autre côté du Rhin, tous les commerces ont été ouverts. Toujours. Parce qu'il y a des règles sanitaires. En revanche, je vais être très franc avec vous, je pense qu'il faut des règles strictes. Et je pense que parfois nos concitoyens s'exonèrent trop de certaines règles.
C
'est-à
-dire, je vais prendre un exemple.
Quand
on est dans un train ou dans un avion, le masque doit être porté. Je prends un autre exemple. Dans certaines boutiques en Italie ou au Portugal,
on prend votre
température à l'entrée.
Ce n'est pas idiot.
Mais il y a déjà, quand on ne porte pas le masque, on risque déjà une amende.
Oui,
mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut moins de règles, plus de liberté, plus de responsabilisation. Les Français ne sont pas des enfants.
Est-ce qu'un
jour, on va prendre les Français pour des adultes
? Surtout
pas. Surtout pas. L
'Espagne, qui
a le nombre de morts par habitant plus élevé encore que la France. Et je vais vous dire pourquoi il ne
faut
pas le faire. Parce que si vous rendez obligatoire l'isolement et que
vous
ne faites pas comprendre aux gens pourquoi il faut s'isoler, ça veut dire qu'ils ne vont pas aller se faire tester et qu
'ils
vont cacher la maladie.
Et
ce que je veux vous dire, c'est qu
'on
luttera contre cette épidémie si on traite les Français en adultes,
en
leur disant la vérité.
Mais
comment voulez-vous que
M. Salomon, si j'étais président de la République,
M. Salomon ne serait plus le soir à la télévision. Pourquoi
? C
'est sans doute un homme estimable. Parce qu'il a menti droit dans les yeux le 4 mars aux Français en leur disant
le
masque est totalement inutile.
Il
a menti ensuite sur les tests. Il a menti sur les lits de réanimation. Quand un ministre de la Santé, un directeur de la Santé, mente successivement aux Français trois fois de suite, comment voulez-vous
que nos
concitoyens fassent confiance
aux politiques
?
Non,
est-ce que vous estimez qu'on nous ment aujourd'hui
? Ah, on nous a beaucoup menti. Non, est
-ce qu'aujourd'hui vous estimez...
On nous ment encore, oui. Sur quoi ? Sur les lits de réanimation. Le président de la République nous a dit que les 9000 lits vont être atteints. On nous dit qu'on réaugmente les lits. Quand on regarde... Et j'ai amené l'article... Vous
parlez des lits pérennes, alors.
Les lits pérennes. Article aussi, je ne
vais
pas citer un journal. Ce n
'est
pas moi. C'est le syndicat des médecins réanimateurs... C'est dans le monde, je le cite. Qui s'indigne
qu
'aucun lit pérenne ne sont augmentés. Quand on voit que les urgences de l'Hôtel Dieu ont été fermées à Paris. Quand on voit que le Val-de-Grâce, je propose de le rouvrir depuis des mois, aurait pu permettre de créer des lits de réanimation pérennes. Est-ce que vous trouvez quand même normal qu
'un
pays soit à l'arrêt, ruiné
? Parce
qu'on va le payer pendant 20 ans. Parce que des technocrates n'ont pas été capables de prévoir le nombre de lits de réanimation nécessaires à la vie d'une grande puissance comme la France. Pour faire des économies de bout de chandelle, on a fermé des milliers de lits. Et on continue à les fermer. Donc il
y a
un moment, si vous voulez, vous ne pouvez pas demander à un pays d'adhérer à la lutte contre une épidémie si les décisions sont totalement incohérentes. Et je propose une autre cohérence. Et j'ai fait des propositions.
On
peut tout dire, mais j'ai fait
des propositions. On les
a entendues, mais on a beaucoup de questions.
Beaucoup d'autres.
On a beaucoup d'autres questions.
On va continuer à avancer,
si vous le voulez bien.
La
question des vaccins. Vous vous ferez vacciner, vous, si c'est validé, vous l'avez déjà déclaré ? Si c'est bon,
si tout va
bien ?
Si. Alors je mets des conditions très sûres.
Et
j'ai bien aimé l'interview de M. de l'Institut Pasteur tout à l'heure.
Vincent
Hénouf.
Oui, parce que je trouve qu'il y a un emballement sur le vaccin qui est dangereux. Je vais vous dire pourquoi. Parce que d'abord, il faut vaincre l'épidémie et la restreindre sans le vaccin parce qu
'il
ne va pas arriver tout de suite. Et on ment aux Français en leur disant qu
'il
va y avoir un vaccin par miracle.
Qui ont
? C'est qui ont
? Là, ce n
'est
pas le gouvernement, il
faut
être honnête. C'est
qui
ont
?
C'est les annonces qui sont des annonces de marché financier. Est-ce que vous trouvez normal que le PDG de Sizer
ait
revendu ses actions
avec
une plus-value dès que le communiqué de presse est sorti ? Est-ce que vous
trouvez normal que la santé du monde... Pardonnez-moi. Non, mais attendez, attendez. Puisque vous avancez ça, visiblement,
c'était légal et dans le cadre...
Bien sûr
que c'était légal, mais ça veut dire qu'il n
'a
pas tellement confiance dans sa société et dans son vaccin, s'il vend les actions de sa société. J'ai pensé à ça hier. Et je me suis dit, comment un homme
qui
veut vacciner le monde entier et qui aurait confiance dans son vaccin, va vendre les actions de sa société pour empocher de l'argent ?
Mais vous doutez du coup de la validité du vaccin lui-même,
des chiffres avancés ?
Oui,
je doute.
J'ai beaucoup plus confiance dans l'Institut Pasteur parce qu'en France, nous avons des procédures beaucoup plus rigoureuses. Et je pense, on revient à la question de la confiance. Vous savez, pour gouverner un peuple, il faut qu
'il y ait
une confiance réciproque.
Et
je crois
que
les Français accepteront peut-être de se faire vacciner s'ils ont une totale confiance dans ce qu'il fait. Or, je n'ai pas aujourd'hui les éléments
qui
me permettent en tant que responsable politique de dire à
mes concitoyens, vaccinez
-vous. Je ne le ferai pas aujourd'hui. J'attendrai de savoir, et moi je ne vaccinerai pas aujourd'hui, tant que je n'aurai pas des éléments
qui
me prouvent qu'il n
'y a
pas d'effet contre-indicateur et que c'est efficace. Et en attendant le vaccin, et je le souhaite, ça serait tellement merveilleux, mais en attendant le vaccin, sûr et efficace, c'est-à-dire qui ne donne pas d'autres maladies et qui est efficace, je préférerais qu'on ait une vraie stratégie ciblée pour éviter les positifs,
c
'est-à-dire dès que quelqu'un est positif, qu
'il
le sache, qu'il ne contamine pas son entourage, et notamment les soignants qui doivent être dispensés de travailler.
On
a entendu sur ces... Je continue sur le vaccin. L'obligation vaccinale malgré
tout. Sûrement
pas.
Mais avoir un débat, même pas un débat sur le sujet. On
peut avoir un débat, mais heureusement qu'on a des débats. Mais je pense,
je
pense en fait que la France ne va plus. Je vais vous faire une confidence. Je suis triste, je ne reconnais plus mon pays, le pays de la liberté, le pays des droits de l'homme, le pays de l'intelligence, qui interdit d'ailleurs les librairies, c'est-à-dire qu'on n'a plus le droit de lire un livre quasiment.
C'est pas une interdiction
des librairies ?
Non,
on n'interdit pas les librairies
de la France. Non, mais on peut
aller dans un bureau de tabac, mais on n
'a
pas le droit d'aller dans une librairie. Je respecte les buralistes, mais c'est complètement dingue ce qui se passe dans le pays. En un mot, pour moi, la France est un pays d'intelligence. Je veux respecter les Français. J'ai une autre idée des Français que le pouvoir actuel. Voilà. Je crois que les Français sont tout à fait capables
de serrer les coudes s
'ils comprennent le sens des décisions et si on les prend en adulte.
Voilà, c'est sur le vaccin comme sur le reste.
Alors, le vaccin toujours, est-ce que vous doutez, puisque vous avez beaucoup de doutes, que nous serons prêts, quand ils seront validés, pour les distribuer ? Est-ce que vous estimez comme
beaucoup, en
regardant à l'étranger Belgique,
Espagne ou Allemagne,
que eux, ils seront prêts avant nous
? C'est parti de
vos doutes, ça.
Écoutez, non. Alors là, je ne
vais
pas faire de procès d'intention. Moi, vous savez, je regarde les faits. Je regarde ce qui a marché, ce que j'ai proposé, modestement, j'écoute beaucoup, je lis beaucoup et j'essaye de trouver des solutions pour rassembler mon pays et mes concitoyens et retrouver la liberté. Je pense que les Français n'en peuvent plus de cette chape de plomb. Et je vais vous dire même, je vais vous provoquer peut-être,
je
pense que le président Macron est assez dangereux
parce
qu'il l'instrumentalise, oui, dangereux, je pèse mes mots, parce qu'il instrumentalise cette crise sanitaire à des fins politiciennes. Et je trouve
dangereux.
Et vous, non
?
Ah non, parce que je veux vous dire, j'ai fait des propositions et j'aurais été heureux d'avoir peut-être une Mme Merkel, vous voyez, je ne
suis
pas pro-Allemagne en général, mais quand on voit la différence
entre
Mme Merkel, la manière dont elle a parlé aux Allemands, dont elle leur a fait confiance, dont elle a été efficace,
et
la manière dont le président Macron a été inefficace et autoritaire, je me dis que ça ne peut pas durer. Et c'est le sens aussi de mon combat politique, ça je le maintiens, c'est qu'il faut tout faire pour éviter qu'en 2022, M. Macron soit réélu.
Encore une fois,
le temps
file et on a encore beaucoup de questions. J'ai beaucoup d'ambition pour ce qui nous attend, donc je voudrais quand même qu
'on
s'arrête, vu vos doutes, sur cette étude Jean Jaurès cette semaine.
Oui.
À la question à quoi ressemble la moitié des Français qui n'ont pas l'intention de se vacciner contre le Covid-19, la réponse est, selon cette étude, à des femmes plutôt jeunes, électrices de Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Comment vous expliquez
que les Français réticents s'en méritent
notamment de vos électeurs ?
Mais parce que je pense qu'ils sont lassés des mensonges permanents du pouvoir. Voilà. Après, moi je ne suis pas un anti-vaccin, contrairement à ce que certains veulent faire croire. Je suis pour un vaccin sûr.
Les
vaccins ont permis d'éradiquer des maladies terribles. Et ce que je demande, c'est que l'argent roi ne corrompe plus la politique française. Et ce que je demande, c'est que la santé soit protégée de l'argent.
Vous
avez vu l'affaire Moderna, l'affaire Fizer. Il y
a
des gens exceptionnels dans ces sociétés. Attention, il y
a
des chercheurs, on en a besoin.
Mais
je pense qu'il y a besoin à la fois du privé
et
du public.
Et
j'aimerais que l'argent soit mis un peu de côté et qu'on se décide en fonction de ce qu'est l'intérêt général du pays.
Et je
crains, comme beaucoup de Français, vous savez, je ne
suis
pas le seul, je crains aujourd'hui que ce qui mène notre président de la République,
c
'est l'argent,
les
intérêts financiers.
Assez rapidement, le film Hold Up a beaucoup fait parler. Vous
vous adhérez toute une partie aux thèses. J'ai
vu une partie, je n
'ai
pas encore vu. Je pense qu'en fait, il y
a
des excès des deux côtés. Voilà. On a les excès du gouvernement. Et quand il y
a
des excès d'un côté, il y
a
des excès de l'autre. Voilà. Alors je vais le regarder parce que beaucoup de gens m'en parlent.
Alors,
mais ce que j'aimerais, c'est qu'en fait, on soit dans un pays de liberté, qu'on fasse confiance aux Français. Ils sont tout à fait capables de juger par eux-mêmes.
On n'est plus dans un pays de liberté, selon vous
? Ah non. De moins en moins.
De
moins
en moins. Et je fais confiance dans les Français pour que ça change
un
jour. Qu
'on retrouve notre
liberté de penser.
Dans l'actualité également, il y a la loi Sécurité globale.
Avec l'article
24, encore des manifestants dans la rue hier. C'est l'article 24
qui
pénalise la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre avec des garanties apportées in fine du gouvernement sur le droit d'informer. Vous, vous êtes plutôt raccord avec cette loi. Vous êtes à l'aise avec ça. Alors que nombre de personnes, notamment la défenseur des droits, disent que
c
'est attentatoire à la liberté d'expression, à l'état de droit. Je vais jusqu'au bout de la question. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, dit que s'il était élu en 2022, il l'abrogerait.
Alors, je pense que cette loi est mal rédigée dans son article 24, je l'ai dit. D'abord, je pense aux policiers. Il ne faut pas oublier de quoi il s'agit. Ce sont des policiers qui, parce que leur visage apparaît sur les réseaux sociaux, sont après menacés
chez
eux avec leur famille, gendarmes, etc. Donc, il faut voir ce que vivent nos policiers, nos gendarmes, dans nos banlieues, face aux délinquants, aux trafiquants de drogue. Et donc, moi, j'estime que l'idée d'un floutage du visage des policiers dans les images est indispensable. Donc, je le dis clairement. En revanche,
ce
qui ne va pas, c'est qu'il ne faut pas que ce floutage obligé aboutisse à ce que, notamment dans les manifestations politiques, syndicales, il n'y ait plus de film. Et c'est là l'inquiétude des gens.
Et
d'ailleurs, les forces de police sont assez d'accord là-dessus. Les forces de police françaises ne veulent pas ne plus être vues. C'est un faux débat et un faux procès d'intention de Jean-Luc Mélenchon. Donc, je crois qu'en revanche, il faut des garanties. Et ce que j'aimerais, c'est qu'il
y ait
une garantie, que les visages soient floutés pour ne
pas
qu'on porte atteinte aux familles et aux policiers qui interviennent, mais qu'en revanche, on puisse toujours filmer notre police, notre gendarmerie qui n'a pas honte de son action. Et j'ajoute un dernier point.
Je
suis inquiet de ce qui se passe entre les forces de l'ordre et la société.
Et
vous savez pourquoi on arrive à cette espèce de face-à-face malsain
? Parce
que nos forces de l'ordre vivent un enfer, souvent. C'est parce que là aussi, le pouvoir politique a utilisé les forces de l'ordre contre des manifestants.
Et
nos forces de l'ordre, ils aimeraient être contre les délinquants. Vous voyez ? Nos forces de l'ordre, nos policiers,
nos
gendarmes, j'en ai vu un hier, il m'a dit, vous savez, si on ne faisait pas faire ça, nous, on préfère aller traquer les trafiquants de drogue plutôt que d'aller traquer les gilets jaunes.
Il faut armer la police municipale à Paris, Anne Hidalgo ?
Oui, bien sûr. Mais moi, la police municipale, dans ma ville, ailleurs, j'étais mère 22
ans. Et pour toutes les grandes villes
de plus de 100 000 habitants,
il faudrait le faire
comme le demande Rachida Dati
? Mais bien sûr. Et la police municipale, on a des polices municipales exceptionnelles qui travaillent très bien avec la police nationale. Donc il faut arrêter le procès d'intention sur les polices municipales. Il y a une extrême gauche fatigante qui crie au scandale dès que la police est soutenue. Donc moi, je ne
vais
pas ne pas soutenir la police.
Mais ça ne veut
pas dire qu'Anne Hidalgo ne soutient pas la police municipale ?
Ne
pas armer la police municipale
à Paris ? Elle ne veut pas ? Je n'ai pas
suivi. Elle ne
veut
pas qu'elle soit armée ? Non. Bah, c'est idiot parce que nos policiers font face à des situations difficiles et ils ont besoin d'être armés. Je ne
vois
pas ce que ça a de
choquant.
Mais ça, c'est Mme Hidalgo. Elle veut la police sans la police.
Autre question, on l'a appris en toute fin d'après-midi. C'est à la lecture du Figaro. Le numéro 2 de votre parti, votre bras droit, depuis 8 ans, porte-parole de Debout la France, Jean-Philippe Tanguy, déclare au Figaro en exclusivité, une interview accordée à Charles Sapin, qu'il claque la porte de votre parti et qu'il rejoint Marine Le Pen. Il dit, Nicolas Dupont-Aignan mène Debout la France dans une impasse.
C'est son choix. D'abord,
ce
n
'est
pas le numéro 2. Il n'est que porte-parole. Il y
en
a plusieurs. Il n'est pas vice-président. C'est son choix.
En
fait, ça traduit tout à fait la ligne de Debout la France. Le bureau national de Debout la France a décidé,
comme
je l'avais toujours dit, que notre parti était indépendant. J'ai soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle parce que je ne voulais pas d'Emmanuel Macron. Mais j'ai toujours pensé, je pense, encore plus,
que
le duel Macron-Le Pen est une tragédie pour le pays. Et que Marine Le Pen est la meilleure alliée d'Emmanuel Macron. Donc, moi, ma ligne, elle est claire. C'est la ligne du bureau national, des vice-présidents, des élus. D'ailleurs, il y
a
un député du Rassemblement national, José Évrard, du Pas-de-Calais, qui nous rejoint. Il y
a
eu un député LR, M. Moranvilliers, suppléant de Madine Morano, qui nous a rejoint. Donc, voilà, c'est la vie des partis. Mais ce n'est pas la
preuve que
Marine Le Pen va récupérer vos forces
? Oh, quelle force ! Vous savez, c'est une personne, un de perdu, dix de retour.
Et vous
tournez le dos à Marine Le Pen, désormais.
Je rappelle,
encore une fois, que vous aviez passé un accord, évidemment,
pour
devenir son éventuel
Premier
ministre, si elle arrivait en
pouvoir. Oui, parce que j'avais fait mon
choix,
et
le choix, je l'assume. Et je n'ai jamais eu honte de ce choix, car je pense que si on avait gouverné, c'était mieux qu'avec Emmanuel Macron. Simplement, je constate, et je l'ai dit, c'est le sens de ma candidature à la présidentielle, que les Français, à 80% d'entre eux, ne veulent pas
de
ce duel tragique, où chacun d'eux, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, se servent de ce duel pour entraîner les Français dans une présidentielle vidée de son sens. Moi, je suis convaincu
que
le gaullisme, l'indépendance nationale, le respect des Français est une valeur sûre. Je suis candidat pour ça. Qui même me suive, s'il y en a qui veulent faire carrière, ils font carrière ailleurs. Moi,
je
ne change pas de ligne.
C
'est la ligne, d'ailleurs, de mon parti, je ne
suis
pas tout seul.
Et quand on est à 8
% dans les
sondages,
c'est déjà pas mal.
Pardonnez-moi, vous dites que vous ne changez pas de ligne, mais vous aviez donc topé, comme on dit, avec Marine Le
Pen en 2017. Excusez-moi, au deuxième tour,
mais attendez, vous n'avez pas compris une chose. J'ai été candidat au premier tour. J'ai défendu ma vision gaulliste des choses. C'est Marine Le Pen en 2017 qui est arrivé en tête. Je ne suis pas du tout sûr qu'elle puisse être au second tour, et en tout cas, moi, j'y aspire. Et je dis aux Français, et je dis aux Français ce soir, comme je l'ai toujours dit, il y a une autre voie pour la France que ce duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Et je suis convaincu que je peux apporter ma pierre
à l'édifice. Est
-ce que vous êtes en train de vous tourner à nouveau vers les Républicains ? Article du Figaro, toujours.
Toujours.
Ce soir, publié en ligne, selon le Figaro, vous êtes entretenu récemment avec Valérie Pécresse, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez. On a l'impression de lire une alliance en vue. La question se pose même pour les élections départementales, si je comprends bien.
Alors,
moi, je vais vous dire, je suis gaulliste. Je suis le seul qui peut parler autant à Marine Le Pen qu'aux Républicains. Je suis convaincu qu'on gagnera demain s'il y a une vaste primaire, une vaste primaire, un an avant la présidentielle, je l'ai proposée à Marine Le Pen, elle l'a refusée, qui permettrait que les Français qui volent, les Patriotes, les Républicains, qui veulent en finir avec Emmanuel Macron, mais qui ne volent pas la chien-lit de la gauche, eh bien, puissent choisir leur meilleur candidat. Si c'est moi, c'est moi. Si c'est Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen. Si c'est M. Retailleau, c'est M. Retailleau. Je resterai toujours sur la même ligne.
Je sais que les Français veulent d'alternance. Je sais que les Français ne volent pas de Marine Le Pen. Je sais que les Français ne volent pas d'Emmanuel Macron. Je propose une voix. Et je suis convaincu qu'en 18 mois, on peut tout changer.
Participant en primaire avec Bruno Retailleau, par exemple, c'est ce que vous mettez sur la table. Est-ce
qu'ils vous entendent
? Est-ce qu'ils sont d'accord ? Ah,
mais pour l'instant, ils ne
sont
pas d'accord. Mais parce que les jeux des partis, les Républicains, le Rassemblement National, mais avec ce jeu des partis, des petites ambitions, tout ça mène le pays au désastre. Je pense qu'il faut autre chose pour le pays. Je ne changerai pas. Je suis comme ça. Je suis candidat au premier tour de l'élection présidentielle. J'espère être au second et battre Emmanuel Macron. Et je propose ça.
Deux
dernières questions avant de nous quitter.
Merci.
Nicolas Sarkozy, demain, il s'ouvre à un procès qui est historique, puisque pour la première fois, un ancien président va être jugé pour corruption dans l'affaire des écoutes. Il y a un acharnement judiciaire à l'égard
de Nicolas Sarkozy, comme il le dit.
J'ai eu des accords avec Nicolas Sarkozy. Mais ce qu'on lui fait, c'est dégueulasse. Voilà. Je ne dirai rien de plus. Je ne vais pas m'immiscer dans la justice. Mais vous savez, on s'est heurté. On était en désaccord fondamental sur l'Europe. J'ai quitté l'UMP au moment où il a approuvé le traité de Lisbonne qui revenait sur le référendum. Bref, vous connaissez tout ça. Mais moi, je n'aime pas la chasse à l'homme. Je n'aime pas ça. Voilà. C'est tout ce que j'ai à dire. Mais je lui fais confiance pour se battre et se défendre.
Est-ce que vous reconnaissez la victoire de Joe Biden
?
Mais je n
'ai
pas à la reconnaître. Vous savez que le pauvre M. Dupont-Aignan en France, à ce qu'il pense, ce sont les Américains et les institutions américaines. Et je la constaterai, je crois que c
'est
bientôt, quand la Cour, je ne
sais
pas si c'est la Cour suprême, décidera qui est président des États-Unis. Mais qu
'est
-ce que vous voulez que
j
'y fasse ? Alors là, ne me demandez pas l'impossible. C'est déjà assez de soucis comme ça.
Vous ne dites pas aujourd'hui que Joe Biden a gagné.
Joe Biden semble avoir gagné, mais moi j'attends, j'ai confiance. Je crois que ce n
'est
pas la presse
de
décider d
'accord. Là,
en l'occurrence, ce n
'est
pas la presse.
Si,
c
'est la presse
qui a annoncé la victoire de Joe Biden et les institutions américaines décideront bientôt. M. Trump estime être élu, M. Biden estime être élu, la presse dit que c
'est
Biden. Si c'est M.
Biden, je m'en... Il y a des
résultats, Nicolas Dupont-Aignan. Il
y a des résultats dévinus par la
presse. Il
y a
7 millions d'électeurs d'avance, des résultats
en
Géorgie,
un nombre de grands électeurs. J'attends les institutions
américaines. C'est terrible ce pays. On est dans un pays extraordinaire, d'ailleurs pareil aux États-Unis. Moi, j'attends le résultat proclamé par les institutions américaines, ni par Trump, ni par Biden, ni par la presse, par les institutions. Je suis respectueux des institutions,
profondément.
Je vous remercie Nicolas Dupont-Aignan
d'avoir
été notre invité ce soir en toute franchise.
En toute franchise. C
'est...
Nicolas Dupont-Aignan