Édouard Geffray face aux lycéens : "Il faut qu'on mette un coup d'accélérateur pour répondre"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05Invité politiqueFait
« Il y a la question de parcours sup qui est beaucoup revenu ce matin, vous l'avez entendu, la question des remplacements des professeurs absents, la question des horaires dans les journées qui sont chargées, la question du bâti scolaire. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Il y a une très grande solidarité de cette jeunesse, je solidaires entre eux, très soucieux de la de la destinée ou des conditions d'apprentissage de leur de leurs camarades du lycée d'à côté ou des autres lycées de France. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« Il y a 51000 élèves qui s'est exprès ce matin, 51000 élèves en 48 heures, on a jamais vu ça sur aucune consultation publique menée par le gouvernement. »
- 4:05Invité politiqueFait
« La démocratie scolaire parce que leur premier mot ça a été on se sent seul et pas entendu. »
- 6:00Invité politiquePromesse
« Ils seront les bénéficiaires immédiats dès cette année des mesures qu'on va prendre. »
- 11:26Invité politiqueFait
« Si à la fin les lycéens voient pas leur vie quotidienne changer ils auront l'impression qu'on leur a menti ou qu'on a fait une manœuvre dilatoire. »
- 14:29Invité politiqueChiffre
« On a multiplié par 3, par exemple, le remplacement des absences de courte durée en l'espace de 3 ans. »
Temps de parole
- Édouard Geffray100 %
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parle il est à et il a échangé avec des lycéens avec les représentants des services de l'État euh une trentaine d'élèves avec qui on a discuté comme vous l'avez vu assez longuement. Euh c'est finalement pour moi exactement l'incarnation du dialogue que je crois. Alors d'abord c'est le dialogue que je mène au quotidien. En un an, j'ai quand même parcouru 36 départements et j'ai visité plusieurs dizaines d'établissements et discuté avec des centaines voir des milliers d'élèves. Mais c'est aussi depuis une semaine puisque il y a exactement une dizaine de jours le lundi, j'étais au lycée Gutinbert. J'avais vu les élus du conseil académique de Vicenne de l'Académie de Versailles jeudi dernier.
Vendredi, on avait vu évidemment les représentants nationaux. Lundi, j'étais avec lui en cours. Aujourd'hui, je suis à Reince. Demain d'ailleurs, je participerai à d'autres échanges parce que je crois profondément à ce que nous avons vu ce matin.
C'estàd que quand vous avez une discussion construite complète où vous laissez la parole au lycéens et bien tout simplement vous êtes en mesure de les entendre, de les écouter, d'expliquer aussi certaines choses, de mesurer avec eux leur degré de d'information ou parfois d'incompréhension, d'apporter des réponses et puis aussi de comprendre que nous sommes sur un sur un mouvement de demande qui est profondément respectable dans sa dans sa dans les demandes qui sont formalisées. Il a été terni par des violence inqualifiables et qu'il faut pas laisser passer. Mais il a été terni par ça.
Mais précisément ce que je fais depuis 10 jours consiste à dire n'oublions pas et notamment dans vos médias ce que sont le cœur des demandes. Et qu'est-ce qu'on constate ? qu' à la fois une qui sont très transversales. Il y a la question de parcours sup qui est beaucoup revenu ce matin, vous l'avez entendu, la question des remplacements des professeurs absents, la question des horaires dans les journées qui sont chargées, la question du bâti scolaire bien sûr, même si les régions investissent des milliards d'euros dans leur réhabitation, il reste des questions, j'allais dire d'entretien du bâtiment et cetera.
Et puis une fois qu'on qu'on a regardé ces différentes questions, on voit bien aussi que la réponse, elle est certes nationale, mais elle est aussi très locale. Ici, par exemple, depuis le début de l'année, quasiment pas de problème de remplacement. Mais par contre, il y a des sujets de locaux. Euh les sujets d'horaires sont pas vécus de la même façon selon la classe, selon la charge et cetera. En revanche, ici, ils ont des très gros problèmes nos élèves pour trouver des stages. Vous voyez ? Tout ça en fait dit quelque chose d'abord des des inquiétudes de jeunesse qu'il faut entendre, qu'il faut écouter et pas seulement depuis 10 jours.
Des inquiétudes que moi j'entends et sur lesquels je travaille une fois encore depuis depuis longtemps mais sur lesquels il faut qu'on mette un coup d'accélérateur pour répondre et puis aussi leurs espoirs parce que derrière ce mouvement il y a aussi beaucoup d'espoir. Il y a une très grande solidarité de cette jeunesse, je solidaires entre eux, très soucieux de la de la destinée ou des conditions d'apprentissage de leur de leurs camarades du lycée d'à côté ou des autres lycées de France. Et donc voilà, je suis venu partager ça avec eux.
Aujourd'hui, il y a des demain, lundi et cetera, il y a des milliers de temps d'échanges comme celui-ci qui s'organisé dans toute la France que je crois infiniment fructueux parce qu'ils sont infiniment respectueux et parce qu'ils sont construits et parce qu'on a des des élèves qui sont matures, qui savent exprimer leurs attentes. Et puis on a aussi et d'ailleurs ça a été la première demande d'une élu ICN qui n'avait pas vu qu'il y avait une plateforme une soif de pouvoir s'exprimer individuellement.
Vous étiez entendu la première qui a parlé, elle a dit "Ece qu'il faudrait qu'il y a une plateforme sur laquelle on puisse tous dire ce qui va pas, ce qui va et nos attente." Je dis "Bah, ça tombe bien, ça a été ouvert il y a de jours la plateforme Agora il y a 51000 élèves qui s'est exprès ce matin, 51000 élèves en 48 heures, on a jamais vu ça sur aucune consultation publique menée par le gouvernement. Donc il y a une soif de cette jeunesse de s'exprimer et puis maintenant il faut être à la hauteur. C'estd qu'il faut l'entendre, l'écouter, comprendre, comprendre aussi les ressorts profonds de ces inquiétudes et puis apporter des solutions très concrètes sur les différents sujets.
La démocratie scolaire parce que leur premier mot ça a été on se sent seul et pas entendu. L'accompagnement humain en terme de santé, en terme social pour faire en sorte que nos élèves ne soient pas, si je puis dire, laissés à eux-mêmes. le remplacement et notamment les remplacements de longue durée, c'est remplacement pour lesquels les professeurs sont absents pendant une durée qui peut être de plusieurs semaines pour pas que ça les pénalise.
Parcours supement supérieur est en train de travailler à la demande du premier ministre parce que il y a très clairement des attentes très fortes sur sur ce sur cette sur cet outil et sur dans le fond surtout la procédure globale d'orientation et de poursuite d'études et puis évidemment sur le bâtis scolaire sur lequel on travaille avec les régions. Voilà donc on avait ce matin à la fois le condensé puis l'incarnation en même temps très concrète territoriale de ce que nos jeunes élèves pensent et de la façon don nous avons besoin de discuter avec eux. Est-ce que parler ça suffit ?
Est-ce qu'il faudrait pas un moment dire on augmente encore plus le budget pour répondre à leurs attentes ou ça ce sera pour plus tard ? Alors d'abord c'est alors parler ne suffit pas mais échanger c'est le meilleur moyen de diagnostiquer et de construire. Ça c'est la première chose. Et de leur donner la parole. Évidemment que ça suffit pas. Et d'ailleurs ce qu'on pas de parler, on agit aussi. Quand on parle d'agir, on va évidemment, je vous l'ai dit, agir sur le remplacement. Je suis en train en ce moment même de mener un plan d'urgence pour pouvoir remplacer les professeurs absents de manière de manière durable. Donc ça c'est très concret, on est en train de le faire.
J'aurai l'occasion [grognement] d' communiquer dans les heures ou dans les jours qui viennent très précisément sur le nombre d'établissements concernés et sur les leviers qui sont d'ors et déjà identifiés à disposition. Ce sera dans les heures qui viennent. J'attends simplement d'avoir quelques éléments consolidés. Évidemment, on travaille sur parcours sup. Cette cette génération de terminal va entrer en procédure, j'allais dire pour pouvoir poursuivre ces études à peu près en janvier. Et donc le travail qu'on fait maintenant va très directement s'appliquer à eux. Très directement s'appliquer à eux. Ils seront les bénéficiaires immédiats dès cette année des mesures qu'on va prendre.
Euh et puis évidemment, on va aussi travailler sur les calendriers scolaires et le temps scolaire. Ça c'est quelque chose qui est par définition d'un peu plus long terme. Et sur la démocratie scolaire, sur capacité à faire entendre leur voix. Ça aussi c'est de l'immédiat puisque on est on est en train d'engager une refonte qui interviendra euh enfin qui aura un effet utile pour toutes les instances de présentation à la fois académique et nationale dès cette année. Donc voyez, c'est des choses très concrètes, très immédiates.
Au-delà de ça, bien sûr il y a un enjeu budgétaire et ça le budget vous savez qu'il est actuellement en débat au parlement et il faut aussi respecter un truc qui s'appelle la procédure parlementaire qui pas qui est pas négligeable. Il y a une procure parlementaire, il y a une démocratie. Dans ce cadre là, moi ce que j'ai déjà dit et c'est très clair, c'est qu'il n'aurait évidemment aucune suppression de poste au lycée puisque le lycée est très peu concerné par la baisse démographique contrairement à l'école et au collège. Je l'ai dit et je le répète. et ensuite il y aura un débat budgétaire pour savoir s'il y a matière à faire un peu plus d'efforts.
Et par ailleurs, d'ailleurs toujours dans débat budgétaires, je rappelle qu'on crée plusieurs centaines de postes pour la deuxème année consécutive de personnels sociaux, deux personnels de santé, c'est-à-dire infirmière, infirmière, psychologue éducation nationale, assistant et assistants sociaux dont nos jeunes ce matin d'ailleurs ont parlé. Ici, il se trouve qu'ils n'avaient pas de difficultés particulières, mais ils en ont parlé comme étant un élément important de la construction de leur vie, de la construction de leur parcours et et tout simplement de de notre capacité à les à les aider à traverser aussi les épreuves de la vie.
Est-ce qu'il y a pas un fossé entre les réponses qu'apporte le gouvernement et les revendications des lycéens ? Certains syndicat de moin même 10 milliards d'euros. Et comment dans ce cas éviter l'effet déceptif ? On entend dans le reportage dès ce matin des jeunes qui disent "On a écouté le premier ministre hier mais on est déçu, il n'a apporté absolument aucune mesure concrète." Une fois encore, il y a un débat, il y aura un débat budgétaire, il a commencé, il y a une copie du gouvernement avec un budget d'éducation nationale qui est en hausse de 1,2 milliards d'euros.
C'est un des seuls budgets qui augmente et donc dans un contexte une fois encore où nous perdons 180000 élèves, je le rappelle. Donc nous avons un budget qui augmente, des moyens qui globalement au niveau de l'ensemble de l'enveloppe augmentent. des baises dans certains endroits mais pas au lycée et dans un contexte nous perdons 180000 élèves. Bon ça c'est la copie de départ. Maintenant, il va avoir un débat parlementaire pour pouvoir amender éventuellement faire plus différemment et cetera et cetera dans un contexte qui devra maintenir l'équilibre global parce qu'il y a des enjeux aussi de finance publique. Mais ce débat, il va avoir lieu.
Vous êtes à une augmentation de plus d'un milliard 2 milliards. Le gouvernement est ouvert à une augmentation plus importante duéducation nationale. Par construction quand un gouvernement présente un projet de loi de finance, c'est un projet. Et ensuite, pardon, mais c'est le rôle du parlement de discuter ce projet, de l'amender et de répartir éventuellement différemment l'ensemble des postes de dépenses. Nous avons fait une première une première euh j'allais dire une première une première proposition. Une fois encore, c'est une proposition qui est en augmentation dans laquelle on ne touche pas aux effectifs évidemment au lycée.
J'aimerais bien pour vous cacher plutôt d' les augmenter à l'intérieur de l'envelop qui est la nôtre parce que c'est encore là que nous avons une fois encore des sujets démographiques et donc les réponses elles vont être très concrètes et très j'allais dire très immédiates. C'est celle dont je vous ai parlé et très concrète dans le budget. Mais le gouvernement peut refuser certains amendements d'augmentation du budget. Ce que vous dites, c'est que dans une certaine limite, le gouvernement ne s'opposera pas à des amendements qui augmentent davantage de budget d'éducation nationale.
Mais à partir du moment où l'équilibre global est respecté, c'estàdire on arrive à trouver par ailleurs euh d'autres sources de de d'économie et cetera sur l'ensemble des postes euh du budget de l'État, euh le débat il est ouvert. Une fois encore. Le débat est ouvert. On est en train si vous voulez il faut il faut qu'on fasse attention collectivement collectivement je pense à toujours s'inscrire dans un état de droit. dans un état de droit, quand il y a des revendications qui sont légitimes et ben on en discute. Ça ce qu'on a fait notamment ce matin. Ce qui fait partout en France, c'est ce que je fais depuis 10 jours. Dans un état de droit, il y a un travail parlementaire et cet après-midi.
Et dans un état de droit, il y a un travail aussi parlementaire qu'on peut pas préampter en faisant des grandes annonces alors qu'il y a une proposition de budget qui est sur la table et qui va évidemment être travaillé avec le parlement. Et c'est et c'est important et c'est très bien. Il faut que chacun maintenant s'empare de ses responsabilités aussi parlementaires en terme de discussion du budget pour qu'on puisse précisément amender autant que nécessaire ce budget tous ensemble. Pourquoi le lycée Ronc monsieur c'est pas forcément l'établissement qui s'est le plus mobilisé à Reince ? Alors d'abord il il y a des établissements qui se sont mobilisés dans toute la France.
Euh beaucoup d'établissements se sont, j'allais dire, ponctuellement mobilisés, hein. La plupart des établissements d'ailleurs se sont mobilisés ponctuellement une journée ou deux journées. Euh et ensuite parce que depuis le depuis le début de nos échanges, je suis déjà allé en lycée général technologique. J'étais pas encore forcément allé en lycée professionnel. J'observe d'ailleurs que les lycées professionnels sont pas toujours mentionnés beaucoup dans la presse.
Un point qui est assez récurrent pas seulement quand il y a des crise mais aussi quand on parle du baccalauréat ou de choses comme ça alors que c'est des filières qui sont assez importantes et exceptionnelles et qui comptent pour notre pays. Et puis la troisième chose c'est que justement j'essaie d'appréhender si vous voulez la diversité des revendications dans la diversité des environnements.
Le contexte est pas même selon que vous êtes dans un lycée général technologique de banl de banlieu parisienne ce qui était cas lundi vous êtes dans un lycée professionnel de province ce matin ils vont parler de leur stage par exemple longuement ils n'ont pas tout à fait les mêmes problèmes mais ça aussi il faut l'entendre il a fois des choses très transversales à cette génération puis il y a des problèmes qui sont très ancrés une fois encore dans des réalités de vie quotidienne du lycéen et c'est ça qu'il faut changer parce que si à la fin les lycéens voient pas leur vie quotidienne changer ils auront l'impression qu'on leur a menti ou qu'on a fait une manœuvre dilatoire et moi je suis pas dans la manœuvre dilatoire ni dans le mensonge ni dans les fausses promesse, j'apporte des solutions au plus près du terrain et très concrètes.
Pourquoi attendre fin octobre pour les principales décisions ? Alors, il y a des décisions qui sont prises dès maintenant, comme je disais, par exemple, sur les remplacements, ça on y travaille en ce moment même. Il y a des décisions qui demandent un tout petit peu plus de temps que euh pardon, mais que que les chaînes ou ou les radios de d'information on continue. Euh quelque chose comme parcours sup qui est un des gros chantiers sur lequels le premier ministre nous a demandé de travailler avec le mise enseignement supérieur. Il faut forcément quelques quelques jours quelques semaines pour réfléchir à la façon nous allons globalement faire évoluer la plateforme.
C'est assez logique parce que derrière tout ça, vous voyez qu'il y a des réglages et que il faut pas non plus arriver à une solution inverse. Je rappelle que parcours sup a permis d'éviter quand même de réduire considérablement l'assignation sociale et territoriale qui préexistait auparavant. Et donc les gens qui aujourd'hui disent bah il suffirait de suprir parcours supé il recréeraiit de l'assignation sociale et territoriale. En revanche modifier parcours supadapter travailler sur la transparence travailler sur les places à l'issue ça sera un vrai travail qui compte et qui service effectivement à nos élèves.
Ça prend forcément vous comprendrez quelques jours pour que le ministre deement supérieur puisse faire des propositions qui soient pas des propositions en l'air mais soit des propositions fondées. Vous recevez cet après-midi les organisations lycéennes. Que comptez-vous leur dire ? Tout à fait. Ben, nous allons échanger avec quelques mise en période précisément sur ces questions de parcours supémocratie lycéenne aussi et puis j'aurai l'occasion de leur expliquer ce qu'on a également fait sur les chers de remplacement euh de manière à ce qu'il y a un point de de à la fois d'échange et de prospective et puis de de suivi aussi de ce qu'on s'est dit la semaine dernière.
pas de grande annonce ce soir. Vous verrez bien, mais vous savez enfin les grandes annonces, c'est souvent les annonces mensongères. Quand on répond à des problèmes, quand on apporte des solutions concrètes au revendication des lycéens, moi j'entends parcours sup, parcours sup, on s'y est mis. J'entends remplacement remplacement. On a un plan d'urgence dont j'ai l'occasion de détailler les données précises d'ici probablement quelques heures ou quelques jours. J'entends horaire et ça pour le coup c'est un sujet global mais sur lequel on a ouvert le chantier. J'entends euh on est seul et on n'est pas entendu.
J'ai engagé la refonde démoc scolaire et j'entends le bâti avec les régions avec lesqu on s'est vu hier. D'ailleurs, on a encore travaillé ce matin ici aussi. On regarde tout ce qui peut être fait à la fois en terme d'entretien qui des chefs d'établissement. et de rénovation ou de réhabilitation qui relève des régions. Donc en fait les principales revendications aujourd'hui, elles font objet d'un plan d'action qui est extrêmement précis. Ensuite leur concrétisation effectivement ça prendra quelques jours parce qu'il faut pas mentir aux gens.
Simplement pour revenir ce que vous faire mais le sentiment de découvrir certaines de ces problématiques quand vous dites j'entends les problématiques liées au remplacement des enseignants. C'est c'est un serpent de merde de l'éducation nationale. Comment expliquer cette ce cetteité de réagir comme ça dans l'urgence ? Alors, il y a deux il y a deux questions différentes. D'abord, ça fait effectivement plusieurs années qu'on s'attaqué au remplacement. On a multiplié par 3, par exemple, le remplacement des absences de courte durée en l'espace de 3 ans.
Personne le dit, c'est 2ion et dei d'heures euh c'est c'est l'année dernière par rapport à l'année précédente ou par rapport à 2 ans, c'est 2 millions et dei d'heures qui ont été remplacées qui n'étaient pas remplacés auparavant.
Donc n'allons pas dire que rien n' été fait parce qu'il y a un moment où faut pas non plus si vous voulez voilà donc il faut objectiver les choses sur le passement de courte durée il y a 2 millions et demi d'heures qui ont été remplacés qui n'étaient pas auparavant en l'espace de 2 ans et donc on y travaille encore sur remplacement de longue durée la difficulté que nous avons c'est que c'est pas du tout universel c'est que vous avez des endroits parce qu'il y a des questions de vivier parce qu'il y a des questions aussi de type de discipline notamment d'ailleurs en voie professionnelle où c'est très compliqué de trouver des professeurs qui interviennent.
Bon et par ailleurs, on avait des outils de suivi qui étaient pas forcément très, j'allais dire performant. On a beaucoup travaillé dessus l'année dernière et c'est comme ça que maintenant je suis en mesure d'avoir un plan d'action un peu plus ciblé sur les établissements les plus concernés sur lequel je reviendrai [grognement] une fois encore dans les heures qui viennent. Comment régler définitivement ? Dernière question. Comment vous pouvez être sûr de régler définitivement le problème ? C'est un c'est un ensemble de de pilotage de ressources et puis de ciblage géographique et disciplinaire.
C'est c'est une c'est c'est une équation qui est objectivement assez compliquée, mais à partir du moment où on met l'ensemble des suieux sur la table et où surtout on se dote des outils nécessaires et suffisant pour en assurer le suivi, on devrait sensiblement mais très sensiblement même réduire le le les difficultés que nous rencontrons actuellement. Monsieur le ministre, vous avez l'air d'être sûr de vous. Pourtant, vous êtes le 8e ministre en 10 ans. Est-ce que vous êtes vraiment confiant ?
Vous savez pardon ça comme ça mais je crois au service public de l'éducation nationale trouve que je lui ai dédié une partie de ma vie et je crois profondément élection je crois profondément au servic d'éducation nationale aux hommes aux femmes qui le composent c'est pour ça dire que je suis j'allais dire révolté quand je vois que 88 personnels ont été attaqués et révoltés parce qu'on a des hommes et des femmes qui se dévouent tous les jours pour faire en sorte que le service public fonctionne et fonctionne du service des élèves. Et en fait, oui, je si vous me posez la question, oui, je je crois profondément dans ce service public. J'ai confiance dans sa capacité à à évoluer.
Après, comme tout service public qui accueille accessoirement un français sur C dans ses murs, français, c'était ce que vous avez, il a des difficultés et de confiance en moi. Écoutez, je suis pas tout seul, c'est pour ça que je commence par parler de du service public que j'incarne mais oui, aujourd'hui, je suis assez confiant sur le fait qu'on va pouvoir répondre très concrètement aux différentes revendications des lycéens. Et enfin, je pose une dernière question parce que des élèves qui ont pas pu rentrer, ils ont dit, je cite, "Mais pourquoi le ministre est venu ici ?
Il a même pas eu de blocage ici ?" Alors, d'abord la semaine dernière ça a été suspendu, ensuite il y a eu un certain nombre de de troubles et d'événements sur lequels j'ai pas besoin de m'étendre. Et enfin, par définition, c'est vrai depuis un an, hein, je vais partout sur tout territoire, en rural, en urbain, en lycée professionnel, en lycée général technologique, en collège, en école, en éducation prioritaire ou en réducation prioritaire. Euh vous avez 60000 implantations en France et je vais partout euh où bon me semble et où il me semble nécessaire de rencontrer les élèves.
Édouard Geffray