"Il y en a marre de l'idéologie" - Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Renouvellement des générations : quelle aide pour l'installation des jeunes hors cadre familial ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Protection du pastoralisme vs gestion des prédateurs : quelle évolution réglementaire ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Choucas des tours : comment mieux protéger les cultures ?
- 11:00RelanceRéponse directe
Interdictions de produits phytosanitaires sans solution : que proposez-vous ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à une nouvelle loi égalime pour améliorer le revenu des jeunes agriculteurs ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Modèle de PAC : aides à la production ou aux surfaces ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RetailleauChiffre
« Il y a quelques années, on était excédentaire notre balance des paiements. On exportait plus que ce qu'on importait. C'est désormais l'inverse. »
- 10:00Bruno RetailleauFait
« On va voter un certain nombre de dispositions au Sénat qui parfois pourront, comment dirais-je, d'effrayer la chronique, mais il n'est pas question d'abandonner le pastoralisme. »
- 14:00Bruno RetailleauFait
« Je propose un principe, c'est que les grandes surfaces aujourd'hui contournent la loi égalime notamment sur la contractualisation en utilisant des plateformes à l'extérieur de l'Europe. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci. D'abord, je voudrais vous saluer tous. Je voudrais féliciter le nouveau bureau, le nouveau conseil administration Joselin, donc votre nouveau président. Je voudrais avant de commencer ce topo très court hein de 5 minutes simplement vous dire que je suis pas venu ici avec un discours que j'ai préparé uniquement pour vous servir ce que vous attendez de moi. Ce que je vais vous dire ça correspond à mes convictions.
Et parmi vous, certains me connaissent, il y a même des Vendéens qui viennent d'être élus vice-président et ils pourront témoigner de ce que j'ai toujours dit depuis des années, depuis des années, de ce que j'ai toujours fait comme président de conseil départemental, comme président de région ou comme président de groupe au Sénat puisque c'est moi qui avais fait inscrire la proposition de loi de Laurent Duplom. Donc mon discours s'est toujours accordé à mes actes. Ce que je vais vous dire aussi c'est que je suis un enfant de la ruralité. J'habite là où je suis né dans une commune de 1600 habitants et je viens de cette France qui sait parfaitement ce que signifie de travailler la terre.
Je connais vos inquiétudes, je connais vos colères. Mais ce que je veux vous dire ce matin, c'est que ces colères, ces inquiétudes, ça dépasse très largement le cercle des jeunes agriculteurs et même la seule dimension d'agriculture. Parce que ces inquiétudes et cette colère, ça devrait être celle de tous les Français. Parce que ce qui est en train de se jouer aujourd'hui et demain, c'est simplement la capacité de la nation française à se nourrir. Notre souveraineté alimentaire est en train de s'effondrer sous nos yeux. Vous connaissiez mieux que moi les chiffres, ils sont dramatiques. Il y a quelques années, on était excédentaire notre balance des paiements.
On exportait plus que ce qu'on importait. C'est désormais l'inverse. Il y a quelques années, c'était 12 milliards d'euros le sol de la balance des paiements et aujourd'hui c'est moins 13 si on exclut les 20 et les spiritux. Alors on peut dire "Mais c'est comme ça partout dans l'Europe." Non, c'est faux. L'Europe c'était l'inverse. Elle était déficitaire il y a 20 ans et aujourd'hui elle est excédentaire. de 50 milliards d'euros.
Ça veut dire que nous en France la situation, l'affaiblissement de notre agriculture, c'est pas le fruit d'une malédiction qui nous est tombée du ciel, c'est le fruit la conséquence de mauvaises décisions politiques d'une sorte d'alliance d'une idéologie avec la bureaucratie sont souvent d'ailleurs les mêmes qui nous ont fait entrer dans un chemin de décroissance et on en est réduit aujourd'hui à importer des molécules des pratiques agricoles par le biais des importations justement qu'on interdit en France. Voilà où on en est. Et ce que je veux prendre devant vous aujourd'hui solennellement, c'est quelques engagements que j'ai déjà pris d'ailleurs au salon de l'agriculture.
Je l'avais présenté, on l'a travaillé avec trois parlementaires qui sont importants au Sénatal, Laurent Duplomb, Céline Nimar au Parlement européen et Julien Dive comme député à l'Assemblée nationale. C'est une douzaine de propositions que j'avais révélé il y a plusieurs mois avant le salon de l'agriculture. Deux objectifs. Premier objectif, c'est produire plus, accepter et avoir la fierté de produire. Les agriculteurs sont pas des jardiniers. Les agriculteurs, ce sont des chefs d'entreprise. Ce sont d'abord des producteurs. Il faut baisser les importations et donc produire plus. C'est le premier engagement. Et le deuxième engagement, c'est produire pour tous les Français.
J'ai rien contre la montée en gamme. Mais la montée en gamme s'est révélée quand elle est trop exclusive. comme un piège. Un piège quand on a l'inflation, un piège quand on a des Français qui sont en train de se paupériser. Aujourd'hui, le niveau de vie des Français est inférieur au niveau de vie des Européens. J'étais en Pologne il y a quelques jours et j'ai vu que les Polonais qui étaient hier très loin de nous en niveau de vie sont en train de nous rattraper et demain nous dépasserons. Et donc quand il y a la pauvreté, la montée en gamme fait que des Français se sont tournés vers des produits qui ne sont plus produits en France et qui sont produits à l'étranger.
Parmi les mesures qui pour moi sont prioritaires, un que le politique reprenne le contrôle. J'en ai marre que l'agriculture soit gouvernée par des administrations, par des agences ou par des jurisprudences. Je modifierai la Constitution pour supprimer le principe de précaution. Je veux une agriculteur qui soit innovatrice. Je modifierai la constitution pour faire en sorte que l'agriculture soit comme un intérêt fondamental de la nation et je reprendrai la main sur les agences, certaines que je supprimerai comme l'OFB et d'autres comme l'AMSES où j'imposerai le principe de reconnaissance mutuelle.
Quand une molécule, quand un produit est reconnu par l'Europe, en Europe, et bien le principe de la reconnaissance mutuelle, c'est que on le reconnaît aussi en France pour arrêter les surtrampositions. Le stockage de l'eau fondamental, on peut pas l'hiver regarder l'eau tombé. On va arriver au terme monsieur, je suis désolé et j'arrive plein de choses à vous dire mais je vais profiter du dialogue que je vais engager avec vous pour continuer sur les priorités que je veux porter avec vous mais j'en ai marre et je veux une France qui demain assume sa capacité productive et soit fier de ses agriculteurs. Merci beaucoup. Voilà.
Alors on va tout de suite ouvrir pour 20 minutes les échanges avec Florian Pellegrin, Guillaume Gousseau et Julien Caillard. Messieurs, nous sommes tout. On vous écoute avec beaucoup d'attention. Voilà, interactivité bien sûr entre chaque candidat et nos intervenants. Bonjour monsieur Rota. Tout d'abord, une question d'une adhérente jeune agricultrice de Bauderie Mathilde. Le renouvellement des générations est une urgence. Un tiers des exploitants partira à la retraite d'ici quelques années. Quelle aide proposez-vous pour faciliter l'installation des jeunes hors cadre familial ? Euh, c'est exact. qu'en 2030, il y a à peu près 50 % la moitié des agriculteurs qui vont partir à la retraite.
Pour ça, il faut mieux former, former plus de jeunes agriculteurs. Il y a la loi de programmation avec les 30 % de plus de la 4e au BTSA. Deuxième chose, ce que je suis en train de dire, bien sûr, il faut des aides, mais les meilleures aides, c'est d'avoir un marché qui soutienne les prix. C'est d'avoir une agriculture qui soit libérée des contraintes et des normes et qui assume la production. C'est d'abord ça donner un avenir aux jeunes agriculteurs, c'est pas leur donner des subventions, c'est leur donner les moyens de vivre dignement de leur travail.
Quand je parlais du stockage de l'eau, le stockage de l'eau d'abord c'est écologique parce que on peut lorsqu'il pleut beaucoup retenir de l'eau. Je vous en parlerai tout à l'heure en conclusion, mais c'est aussi une assurance pour nos récoltes. C'est un chantier global qu'il faut changer. Il y a pas une aide spécifique.
Bien sûr, il faut renouveler les aides à l'installation, mais un des dispositifs innovants que j'ai proposé, c'est de bouleverser complètement le régime fiscal de la transmission et de faire en sorte que pour la transmission, il y ait pas d'impôt tant que l'entreprise dure, tant qu'elle produit, l'impôt sera reporté de génération en génération et il ne sera prélevé qu'à partir de du moment où il y aura liquidation ou session de l'entreprise. Comme ça, la fiscalité ne pèsera pas, ne renchérira pas la transmission d'entreprise aux jeunes agriculteurs. Merci.
Et du coup, quel objectif chiffré fixez-vous justement pour pour ce taux de de jeunes installés d'ici 2030 à peu près avec vos leviers fiscaux ? le renouvellement des générations comme je viens de le dire hein puisque je je parlais on a perdu en 10 ans on a perdu 100000 exploitations. Il en reste 360 365000. Mon objectif à moi c'est de faire en sorte que on puisse renouveler euh les générations et que on puisse former. Là encore, je le disais tout à l'heure, c'est vraiment l'objectif que la nation française doit se fixer pour les années à venir. Merci. Bonjour. Bonjour monsieur Rotaillot.
Moi, j'ai j'ai deux questions concernant les ravages que peuvent avoir que ce soit la partie animale ou la partie végétale. Donc pour la partie animale, c'est une question de Margaot Lermi, membre du bureau départemental des J des Hzalpes. Comment comptez-vous concilier protection du pastoralisme et gestion des prédateurs sans laisser les éleveurs porter seul la charge économique et psychologique ? Quelle évolution réglementaire précise défendez-vous sur ce sujet et sur la partie plutôt végétale ? C'est une question de Guillaume Lésia SG Ja29. Le choucasse des tours envahit le finistère toutes les années. Les arrêtés préfectoraux sont attaqués et cassés.
Quel est l'intérêt de protéger cette espèce ? Comment mieux protéger les cultures face à ces ravages ? D'abord sur la prédation, sur l'gelevage. Ça tombe bien puisque la loi d'urgence va arriver dans peu de temps au Sénat et on va évidemment enrichir le texte que ont voté les députés notamment sur la prédation. On a des pays européens qui nous montrent la voix. Moi ce que je veux c'est que on accorde une priorité non pas aux loups mais aux éleveurs et à leurs troupeaux.
Les choses sont très claires et on va voter un certain nombre de dispositions au Sénat qui parfois pourront, comment dirais-je, d'effrayer la chronique, mais il n'est pas question d'abandonner le pastoralisme simplement pour ces gens qui veulent profiter de la nature et c'est très bien, mais qui viennent de la ville sans penser que la terre on en vit aussi. Donc, on fixera des objectifs et des prélèvements qui permettront au pastoralisme de se développer. Il y a le choua mais il y a bien d'autres choses. Et la question que vous posez c'est aussi la question puisque je viens d'y répondre notamment sur le loup avec ce qui peut se passer en Pologne ou ailleurs.
Mais ce qu'il faut aussi c'est arrêter les surtranspositions européennes. Nous allons sans doute dans quelques jours au Sénat rétablir le débat notamment sur les phyosanitaires et les sur la citabrine. Il est incroyable que sur 27 pays européens, là c'est à M pride puisque là c'est la même chose, c'est exactement la même lignée de des questions qui m'ont été posées. Il est incroyable que dans 27 pays européens, la molécule soit autorisée et que en France on ne l'autorise pas. Alors, de deux choses, l'une où on l'interdit partout sur les 27 pays, mais à partir du moment où c'est autorisé dans les autres pays, je ne vois pas pourquoi on indique après la production et les agriculteurs français.
Pour moi, c'est clair. Il faut une concurrence qui soit loyale. Regardez ce qui s'est passé dans la dans la serise. Regardez ce qui s'est passé sur les graines de moutarde. Il y a eu la graine, il y a eu la guerre en Ukraine et les gens ne trouvaient plus de moutarde de Dijon. Pourquoi ? Parce qu'on produit plus les graines de moutarde en France. On les produit en Ukraine et dès qu'il y a un pépin, une crise sanitaire ou une crise géopolitique, c'est nous qui sommes handicapés. Les choses sont très claires. Moi, je veux la justice et l'équité partout. Merci. Je relance. Alors, une question de Yann Legac, président de G Finister.
Euh vous y avez déjà répondu parce que vousz déjà pas mal parler du des des phyosanitaires. Euh nous chez G, on est pour pas d'interduction sans sans solution. Euh chaque année, il y a de plus en plus de produits phyosanitaires euh qui sont qui sont interdits et euh la conséquence en fait c'est un cercle vicieux, c'est que du coup on passe de plus en plus euh dans les champs pour euh pour répondre des phyosanitaires. Donc comment qu'est-ce que vous nous proposez ?
ce que vous nous dites, vous nous avez proposé des choses sur les phyosanitaires, mais si même si c'est interdit au niveau européen et qu'il y a pas de solution agronomique pour nous, qu'est-ce qu'on fait nous pour sortir de cercle victueux, des interdictions sans solution ? On a toujours été favorable et on a toujours voté au Sénat ce principe et les conséquences de ce principe. Pas d'interdiction, sans solution. Je viens de m'exprimer sur la cétamiprie et sur le principe cardinal à mon avis parce que déjà vous savez si on obtenait d'arrêter les surtranspositions, c'est important.
Ce que moi je propose concrètement dans le débat présidentiel c'est qu'on fasse comme les Italiens, c'est qu'on vote une loi organique qui interdise les surtranspositions. Où on aime l'Europe où on l'aime pas, où on se sent européen où on ne se sent pas européen. J'ai parlé tout à l'heure de l'ANCES et de principes de reconnaissance mutuelle. C'est la même chose. Hier, je m'exprimais devant des représentants notamment pharmaceutiques. Et vous savez que aujourd'hui les malades français n'ont pas les mêmes champs de survie que les malades en l'Allemagne ou ailleurs. Pourquoi ?
Parce qu'à cause de la bureaucratie française, les délais de mises sur le marché des nouvelles molécules notamment sur le cancer qui permettent de sauver des vies et bien ces délais sont trois quatre fois plus importants en France. Même question, pourquoi est-ce que un médicament autorisé en Allemagne ne le serait pas aussi en France automatiquement ? Le principe de reconnaissance mutuelle, c'est un principe cardinal qui doit être un principe européen et qui en fait nous lit les uns avec les autres dans une chaîne de solidarité. Il y a pas dans les autres pays européens plus de malades que nous.
Donc euh je crois qu'il faut se battre ensemble vraiment pour que effectivement il y ait le principe pas d'interdiction sans solution mais d'abord qui est le principe suprême pas sur transposition on se met au même niveau que les partenaires européens et vous verrez les jeunes agriculteurs déjà avec ce principe là vous sentirez concrètement la différence. Vous avez parlé du revenu pour notamment sur la partie de l'installation des jeunes qui est qui est indispensable. Euh pour cela, êtes-vous favorable à une nouvelle loi égalime ? Il y en a déjà plusieurs qui ont été votés, on narrête pas de la de la corriger.
Euh et si oui, quelle mesure phare pour améliorer le revenu des jeunes agriculteurs ? La loalim donc l'alegalim depuis 2018 en fait consacre trois principes qu'il faut vraiment sanctuariser. D'abord la sanctuarisation de du prix de la matière agricole, deuxièmement le principe de la marche en avant du prix et troisièmement la contractualisation. Je propose un principe, c'est que les grandes surfaces aujourd'hui contournent la loi égalime notamment sur la contractualisation en utilisant des plateformes à l'extérieur de l'Europe qui sont des plateformes des grandes centrales d'achat européens.
Ce que je propose moi, c'est de porter justement un texte et on peut le faire puisque mon parti à parti en PPE, c'est le parti majoritaire aujourd'hui au Parlement européen et c'est le parti majoritaire aussi au niveau du Conseil de l'Union puisque désormais depuis la Slovénie 17 gouvernements sont gouvernés par le PPE changer la loi européenne pour interdire ce genre de pratique et le contournement des lois égalines par justement la grande distribution. C'est un rapport de force. Vous avez d'un côté 3600 exploitations, 15000 industriels et qu ou c euh centrales qui monopolisent, si j'ose dire, le marché, qui imposent leur loi au reste. Pas de contournement.
La loi française doit être appliquée au GMS en France mais sans passer par des contournements européens. Voilà, on vient de basculer donc après la première moitié de ces 20 minutes. On a encore évidemment du temps. Les jeunes vous écoutent bien sûr pour d'autres questions. Alors la prochaine PAC approche à grand pas. Il y a eu beaucoup de modèles de PAC nous chez J. On souhaite vos éclaircissements sur le le modèle de futur pack que vous souhaitez et notamment si vous préférez cibler les aides sur de la production ou cibler les aides sur des surfaces et des hectares. Première chose, dans le prochain cadre plurannuel financier, il faut sauver la Pâque et pour l'instant c'est pas fait.
C'est pas fait pour une bonne et simple raison, pas seulement pour une raison financière, mais c'est pas fait parce que le modèle qui a été proposé par la commission est un grand paquet fourtout où vous retrouvez des financements pour l'immigration. Enfin bref, on mélange les serviettes et les torchons. Donc le premier principe ce sera de sanctuariser la PAP. Le deuxième principe, c'est que la Pâque reste sur Fassique bien sûr à l'hectare. Moi, je proposerai euh je suis pas à quelques dizaines d'hectares près, mais le principe de dégressivité, je le passerai de 52 pour tenir compte des évolutions des surfaces à environ 100 hectares.
Et je veux que la PAC puisse nous aider et aider l'agriculture française à être plus productrice, à être plus innovatrice. Et là encore, je garde à la fois les aides à la surface, mais j'encourage la production et je veux qu'on garde un premier pilier qui soit un pilier fort. Voilà. Encore une fois, les agriculteurs sont pas des jardiniers, sont d'abord des producteurs. On leur fait confiance parce que c'est aussi leur porte-monnaie. Moins il y a d'entrant, moins il y a d'entrant et plus il y a de résultats.
que il faut une pâque qui soit d'abord envisagée sous un une dimension économique bien sûr en nous corrigeant la production mais sans se déconnecter de la surface parce que la spécificité française par rapport aux autres pays européens c'est qu'on a une moyenne en surface plus faible plus petite parce qu'on a un modèle qu'il nous faut protéger c'est le modèle familial et ce modèle familial qui est le modèle que je connais bien moi je vis dans la maison dans la ferme que mon grand-père avait acheté avant la guerre. Ce modèle familial, c'est le modèle français par excellence. Il faut le garder et y compris à travers les aides de la Pâque. Il reste 7 minutes pour nos échanges messieurs.
Justement, une petite relance. Vous voulez à la fois garder les aides surfassiques et augmenter les aides à la production. ce que la propos quoi ce que la commission pour le moment nous propose c'est pas forcément une augmentation de budget mais vu ce que vous nous dites il va bien falloir que le que le que le budget augmente. Vous avez aussi dit qu'il fallait qu'on qu'on soit de plus en plus européen. Êtes-vous pour une solution simple pour l'augmentation du budget du fait que finalement chaque Étatmembre, s'il est vraiment européen, contribue à une plus forte hauteur et on aurait peut-être comme ça euh réglé le problème du budget. Euh je comprends pas la question.
Vous voulez dire que vous voulez baisser la compétition française si on veut plus de budget et puis si on se sent vraiment européen, chaque pays pour régler le problème de budget qui est en diminution, il suffirait finalement que chaque pays augmente sa contribution à l'Europe pour que le problème du budget qui est en diminution soit réglé. Si chaque pays, chaque état m donnait plus, le problème de budget ne se poserait plus. Première chose, je sais qu'il y a des partis et des candidats l'élection présidentielle qui vont proposer quasiment l'annulation de la contribution française au budget européen. Mesdames, messieurs, faites vos comptes.
La France obtient plus que ce qu'elle ne gagne, que ce qu'elle ne donne. et annuler ou diminuer la contribution française, ce serait vraiment se tirer une balle dans le pied en matière de politique agricole commune. Simplement ce que je veux, sans augmentation de la contribution des États, c'est que l'Europe ne parte pas dans toutes les directions. Moi, je veux pas une Europe qui essaie de tout faire. Je veux une Europe recentrée sur quelques grands projets.
Et ça ça permet de concilier justement un investissement là où c'est nécessaire parce que on sait aujourd'hui on est dans un monde de plus en plus dangereux où vous avez des empires, des grands empires, la Russie, l'Iran, mais aussi la Turquie, la Chine qui nous dispute justement le le pouvoir. Donc la réponse à ce monde qui est en train de se parcéliser, se fragmenter sur des plaques continentales, c'est une autre plaque continentale. C'est l'Europe justement. Mais il faut justement une Europe qui soit une Europe subsidiaire qui ne fasse pas tout et qui fasse de la géopolitique. Et bien la géopolitique commence par la souveraineté alimentaire. C'est ce qu'il faut que l'Europe comprenne.
Souvenez-vous les premières actions de la Russie a été d'essayer de couper l'Ukraine de ses débouchés internationaux. là où il envoyait le blé justement avec notamment par euh Odessa et cetera et ça a été l'action de la Russie. Donc on voit bien qu'aujourd'hui cette notion souveraineté alimentaire c'est une notion de géopolitique. Donc il faut que l'Europe s'en saisisse et il faut que l'Europe n'abandonne rien sur la politique agricole commune. Voilà, il reste 4 minutes euh lié au sujet de l'Europe et à des sujets d'actualité.
Euh quelle position euh euh auriez-vous sur les traités de libre échange et euh notamment voilà, il y a le Mercosur récemment, mais il y en a une une ribelle d'autres avec des intérêts parfois européens de pouvoir commercer avec le reste de la planète, mais comment avoir des traités justes sans écraser les agriculteurs avec des produits non réglementaires ? J'ai toujours été clair dans mes votes. Euh, j'étais président du groupe majoritaire au Sénat quand on a refusé le CTA. Euh, on a aussi voté contre le Mercoso. Moi, je suis pas contre le libre échange, je suis pas contre les accords de libre échange. Je suis contre les accords, les mauvais accords de libre échange.
Avec un principe, c'est pas de concurrence déloyale. On peut pas vous demander d'interdire telle ou telle molécule, telle ou telle pratique et contourner justement ces interdictions en les autorisant via les importations. Ça ça n'est pas possible. Désormais, jusqu'à présent, l'agriculture, c'est toujours la variable d'ajustement dans les accords, dans les traités, notamment de libre échange. Il y a un nouveau traité que la commission d'ailleurs a conclu avec l'Inde. Ça c'est à mon avis le futur des traités des accords de libre échange parce que on n pas fait, on a laissé l'agriculture de côté en disant attention, on la préserve, on en fait pas une variable d'ajustement.
Et quand en 94, voyez, j'étais jeune député, j'avais été sans doute un des seuls à droite à refuser de voter les accords de Marrakech qui étaient les accords qui construisaient la future organisation mondiale du commerce avec l'entrée de la Chine au début des années 2000. Donc ce que je vous dis aujourd'hui, je l'ai fait et je l'ai voté hier à chaque fois et vous pourrez relire à la fois mes votes et mes déclaration. Les choses sont claires, pas de concurrence illégale et euh l'agriculture n'est pas une variable d'ajustement. un peu moins de 2 minutes.
Peut-être la dernière question très rapidement du coup, comment vous accompagnez l'agric ou là comment vous accompagnez l'agriculture et vous faites pour soutenir les jeunes dans les zones où l'agriculture elle est le plus en difficulté ? Comme je vous ai dit tout à l'heure, euh le problème de l'agriculture en France, c'est que elle est en train de subir le sort qu'on a fait subir à l'industrie. Ce qui s'est passé pour l'industrie, c'est que on a dérégulé complètement en Europe et on a surfiscalisé, on a ajouté des taxes, des normes et des contraintes à l'intérieur.
Moi, je veux l'inverse, on se protège à l'extérieur et plus de liberté à l'intérieur, moins de taxe, moins de contrainte, moins de normes. Et il faut d'abord donc moins les handicaper et les soutenir évidemment à travers la PAC, à travers une politique aussi nationale puisque la PAC fera l'objet encore une fois d'une stratégie nationale et je pense que en France et moi je suis un rural, on a ça de plus par rapport aux autres pays européens. Ce que nous avons en plus, c'est notre territoire. Et bien ce territoire là, il faut le porter et il faut en prendre soin. Il y a pas Paris et la France périphérique et bien il y a plusieurs agriculture, il faudra continuer à soutenir.
Mais le meilleur soutien qu'on peut donner à l'agriculture, c'est d'arrêter d'emmerder les agriculteurs. C'est la première chose et le premier engagement que je prends. Voilà, il reste un peu moins de 30 secondes. Alors vraiment une ser je pense qu'on va arriver presque au terme effectivement donc de ces 20 minutes. On va vous laisser maintenant conclure, monsieur Retaillot donc puisque le principe était de laisser une minute à chacun des intervenants avec des images illustration au choix justement de l'intervenant. Vous avez choisi bah quelque chose qui va apparaître à l'écran dans quelques instants et vous allez pouvoir conclure. Voilà.
Les amis, vous savez pourquoi j'ai choisi cette image ? Ça c'est pas une bassine, c'est une réserve de substitution. Il y en a 25 en vend et depuis 25 ans, c'est moi élu local qui m'en suis occupé au côté des amis agriculteurs, au côté de la profession. On a obtenu une gestion collective de l'eau qui est un bien qui est un bien commun, une gestion transparente et on est on a des résultats extraordinaires, des résultats en terme économiques, des résultats en terme de biodiversité. Donc il y en a marre de l'idéologie que je veux dénoncer. Demain, on aura de plus en plus chaud. Demain, on aura de plus en plus de sécheresse. Si on interdit l'accès à l'eau, à nos agriculteur, c'est fini.
Et bien ça, c'est un modèle. C'est le modèle que j'ai fait en vender. Ce modèle-là, je le généraliserai en France, le stockage de l'eau. Les projets seront déclarés d'intérêt général majeur. C'est par là qu'on reconstruira, les amis, avec l'accès à l'eau. C'est ce que fait l'homme de du néolithique, hein, tout simplement. Et bien on va remettre la France et fait reverdir la France avec une nouvelle politique agricole qui sera offensive et qui acceptera cette production nationale. Merci de votre attention. Merci Bruno Rotaillot. Merci à Florian Pellegrin, Guillaume Gousseau, Julien Caillard. Voilà. Yeah.
Bruno Retailleau