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Podcast / conversationCNEWS (sur YouTube)· 10 octobre 2026 45 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Face à Michel Onfray (Émission du 10/10/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Quelle conclusion tirez-vous de ce mouvement lycéen ? Ces revendications d'élèves demandent plus de moyens mais peu de l'effondrement du niveau scolaire.

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous rappelle 68 ou pas du tout ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications des lycéens selon vous ?

  • 6:41RelanceÉludée

    Pourquoi les profs ne dénoncent-ils pas ces problèmes structurels depuis des années ?

  • 7:58FerméeRéponse directe

    Ces revendications sont-elles audibles pour vous ?

  • 10:23OuverteRéponse directe

    Où est la réponse du chef de l'État face à la crise éducative ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:02Fait
    « La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. »
  • 11:43Fait
    « Les écouter mais c'est comme Macron qui veut faire le Tour de France pour savoir ce que pensent les Français. »
  • 13:24Fait
    « Les profs ne veulent pas aller bosser dans les endroits où on va les insulter où on leur jette des tables dessus, des chaises dessus et où ils ne sont pas supportés par leur hiérarchie. »
  • 26:14Fait
    « La répression sauvage est le contraire de l'ordre républicain. À des revendications politiques, il faut une réponse politique et non policière. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour à tous et bonjour à toutes. Bienvenue dans Face à Michel Onf sur C News et sur Europain. Bonjour Michel, ravi de vous retrouver cette semaine. La révolte des lycéens Michel a pris une nouvelle dimension cette semaine avec des mobilisations d'ampleur dans toute la France et des heures entre forces de l'ordre et éléments radicaux d'extrême gauche. Au côté des lycéens, il y avait des profs, des parents, des syndicats et hélas donc des casseurs. Quelle conclusion tirez-vous de ce mouvement Michel ? Ces revendications d'élèves

0:27
Non speech

[musique]

0:28
Locuteur

qui demandent plus de moyens mais qui ne parlent pas ou peu de l'effondrement du niveau scolaire. On vous entendra. Le premier ministre Sébastien Lecnu a tenté de reprendre la main en s'adressant au français mais pour leur parler essentiellement de pouvoir d'achat est-on en train de basculer dans la chian ? Une expression appréciée du général de Gaules. Le prélude c'est désordre de ce qui nous attend lors de la campagne présidentielle 2027. Là encore on vous entendra. Autre élément [musique] notable dans cette séquence, la présence massive d'élus de la France insoumise sur les blocages et dans les manifestations.

Jean-Luc Mélenchon a abondamment pris la parole cette semaine dénonçant ce qu'il appelle les violences policières, soutenant les revendications, jouant le paternalisme. Une stratégie parfaitement calibrée que nous allons décrypter. On évoquera bien entendu cette colère aussi des forces de l'ordre qui se semble pointé du doigt en permanence [musique] pour leur gestion de maintien de l'ordre alors qu'il compte plus de 700 blessés dans leur rang. Le gouvernement Michel a décidé de suspendre l'emploi de certaines armes comme les grenades assourdissantes. Et les filles rêvent de désarmer la police. Est-ce que le gouvernement est en train d'exaucer les vœux de la France insoumise ?

Autre question que je vous poserai. Et puis le point philo bien sûr, Pierre Bourdieu qui a écrit avec [musique] Jean-Claude Passeron les héritiers, les étudiants et la culture. C'est c'est au programme cette semaine. Un livre de 1964 où Bourdieu montre que l'école reproduit les inégalités sociales et ne lutte pas contre. C'est bien cela ça c'est l'essentiel de ce que dit Bourdieu. On y revient à la fin de l'émission.

On commence Michel donc par ces mouvements lycéens avec des sonnes absolument tous les jours à la fois de blocage de lycée de on va regarder écouter quelques-unes des mobilisation [grognement] ce qui est assez intéressant sur l'ensemble du territoire avec des manifestations en France regarder cette première séquence que l'on va voir s'afficher à l'écran qui va être aussi perceptible pour nos auditeurs et on on explique ce qui se passe. Voilà donc on entend ses slogans Michel Onf tout le monde déteste la police on voit ses affrontements les forces de l'ordre qui prennent des poubelles qui de canaliser la jeunesse.

Est-ce que ça il y a la pauvreté des slogans, on y reviendra aussi, mais qu'est-ce que ça vous, est-ce que ça vous rappelle soyons clair, mais 68 ou pas du tout ? comparaison des par raison mais oui il y a des moments semblables ne serait-ce que parce que 68 n'est pas déclaré par un idéologue. C'est c'est Gabriel c'est c'est Daniel Conbendit qui veut le la mixité des dortoirs. Donc vraiment on est loin de la révolte métaphysique de la révolte politique, on est loin même de je sais pas de de Cuba, du Vietnam, on est loin de Marx, de Mao et cetera. Juste vouloir aller dans les dortoirs des filles, c'est un peu court. Enfin, de toute façon, la pensée de Con Bendit a toujours été un peu courte.

La preuve, il macchoniste aujourd'hui. Mais donc les les slogans étaient assez nuls. Il est interdit d'interdire jouir sans temps libre et cetera, jouir sans temps mort et cetera. Enfin bon euh et là ils sont pas mieux. Alors ce ils sont pas exact ce sont pas exactement les mêmes. D'abord il y a des fautes d'orthographe. Ça ça apparaît et ça confirme le classement PISA. Mais mais ensuite il y a pas de de projet positif. Euh on est contre. Alors ça c'est facile vous êtes contre. Qu'a fait mes 68 ? Pour rien. Les 68 ont toujours continué à faire contre. Puis ont détruit, détruit détruit détruit.

Donc là, ce sont les petits enfants ou peut-être oui, j'allais dire les arrières petits enfants mais des 68s. C'estàd où sont les propositions positives de des 68s ? Il y en a pas eu. On détruit la famille, on détruit l'école, on détruit l'autorité, on détruit l'ordre, on détruit l'archie, on détruit les examens, on détruit l'apprentissage, on détruit la mémoire, on détruit l'apprentissage à l'ancienne, les méthodes à l'ancienne, les méthodes syllabiques et cetera. Bon, d'accord, très bien, on a détruit. Pourquoi faire ? Rien. C'était on a fait des espèces de communauté où on gardait les chèvres, on fumait des pétards, il y avait l'amour libre et cetera. Ça n'allait pas. C'est c'est voilà.

Et vous avez exactement la même chose aujourd'hui, c'est-à-dire qu'avec une avec une absence de proposition ou alors si on si on liste à part les trucs, je sais pas, c'est euh j'ai vu un un panneau 8h 18h, j'ai plus le temps de me masturber pour dire un mot qui Oui, oui, c'est ça. Le garçon, je pense qu'il a besoin 8h 18h pour se faire du bien. Et donc d'autres qui trouvent qu'ils travaillent trop et cetera et cetera mais ils n'ont pas compris ces garçons que ils travaillent mal, peut-être qu'il travaillent trop.

Moi je veux bien j'ai tout est mélangé aujourd'hui c'estàdire les revendications légitimes et puis les récupérations de mélchon parce que on alors je vous propose qu'on écoute juste les revendications des lycéens justement parce qu'on parle de de ce qu'ils évoquent en plat du temps trop chargé manque de moyens prof qui qui manque prof qui manque et et vous allez nous dire est-ce que il parle du niveau scolaire non la réponse est non d'abord on les écoute quand même. Moi, je trouve qu'il est mal réparti.

C'est un employé du temps euh où un jour on peut les cours peuvent être bien répartis comme d'autres où euh on peut faire du 8h 18h mais avec allez 5h de trou dans la journée euh ou euh ou mal réparti quoi. Et d'autres journées on peut faire 8h 18h mais avec qu' 1 heure pour manger. Donc euh je trouve que oui, c'est mal réparti. En fait, il faut ben euh faire euh enfin changer les inégalités dans les lycées. Euh il y a des lycées où c'est les conditions elles sont pas faites pour travailler, où les classes elles sont trop surchargées et il manque des profs et du coup ben les inégalités de chance sont enfin elles sont présentes et ils font changer ça. On finit tous à 18h.

Moi je finis à 18h trois fois par semaine et je peux déjà dire que je j'arrive pas à faire mes pouvoirs. Je dors pas beaucoup et j'arrive à dormir pendant le cours et ça pas du tout. Voilà donc pour ces jeunes lycéens qui disent qu'ils sont surchargés par les cours. Michel on frais. Oui. Alors ça ce sont des éléments de langage. Les 5 heures de trous c'est partout dans tous les lycées de France. Pas possible que ça fonctionne comme ça. Et puis s'il y a 5 heures de trou parce que moi j'étais 20 ans prof, je voyais comment les emplois du temps étaient fait et nous aussi les profs nous avions des des heures de trous dans la journée parfois. Mais il y a pas 5h de trous. C'est pas possible.

Ça veut dire qu'il y a il y a des profs absents, il y a des profs qui ne se font pas remplacer. Alors tout ça, je l'entends euh mais on entend pas les profs depuis des années dire ça. On entend pas la dénonciation de ces problèmes de crise et structurel. Quand il y a le classement PISA, on voit aucun prof descendre dans la rue en disant ou aucun syndicat dire "Mais qu'est-ce qu'on peut faire pour remonter la pente ?" Pas du tout. Quand on nous dit il nous faut des lycées plus ceci plus cela, je rappelle quand même qu'ils ont mis le feu au lycée de Nant je crois qui était flamb neuf qui était écoesponsable comme on dit tout ce qui Oui. Oui. Oui. Et donc là il y avait rien à lui reprocher.

Je présume qu'on peut pas incriminer les canalisations, la ventilation. Personne ne dit par exemple que quand ils se plaignent de des températures excessives de en été, mais en été ils sont ils sont pas à l'école. L'été mais il là il y a eu des températures hautes en mai, juin. Oui. D'accord. À peu près partout. à peu près partout pour tout le monde. Je vous savez quand vous êtes maçon sur un chantier et que vous êtes charpentier sur un chantier et que pour le coup c'est 8h par jour et qu'il y a pas 5 he de trou c'est nettement plus difficile. Il y a un moment donné où il faut aussi penser la question du travail. C'est aussi ça qui est en jeu.

Si vous voulez dans cette espèce d'embrouillamini, il y a une espèce de mépris du travail. Dire on travaille trop. Ben je sais pas vous connaissez le monde de la musique, je veux dire si vous voulez interpréter une sonate, il faut avoir travaillé derrière. Si vous voulez avoir un prix Nobel, d'ailleurs je salue notre prix Nobel de chimique français. Euh le prix Nobel qui a passé 90 ans aujourd'hui, c'est pas quelqu'un qui estimait que il travaillait trop, qui se levait trop tôt, qui rentrait trop tard et qui voyait pas le jour et qu'elle ait pas le temps de se se donner du bon temps. Donc elles sont pas audibles ces revendications pour vous Michel ?

Moi, je on va parler tout à l'heure de Bourdieu, mais je veux dire que le c'est le travail qui rend possible le diplôme et puis surtout la compétence dans dans son métier. Tous ces gens que je vois parfois attabler le le le le vendredi soir ou parfois même le jeudi soir à quand est dans les rues où où ça boit, où il y a du il y a du il y a du vin, il y a de la bière et cetera. Je me suis dit mais où sont les les chirurgiens, les avocats, les notaires, les les architectes de demain, les gens qui ont besoin d'une formation qui plus avec un cerveau qui est disponible pour la formation. Quand on a cet âge-là, on a un cerveau très fragile, très très fragile. On y trouve que ce qu'on y met.

Et si on y met rien, il y a rien. Si on y met des bêtises, il y a des bêtises. Tout prof qui disait "On va apprendre quelque chose", vous allez mémoriser, vous allez apprendre par cœur était un fasciste. On avait pas compris, il fallait la pédagogie du plaisir. On apprenait avec joie et cetera. Non, on apprend pas avec joie la syntaxe, la grammaire, l'orthographe. C'est pas facile. Il faut apprendre les accords et il faut mémoriser. Jadis, on apprenait par cœur l'étapes de multiplication, on apprenait des poèmes et cera. On avait un cerveau disponible.

Et on voit d'ailleurs quand vous montrez des archives euh que on a affaire à parfois des des des gamins de 18 ans 19 ans, on a l'impression qu'ils en ont 25 30 mais ils ont un vocabulaire châtier, ils parlent correctement le français. Ils sont capables d'exprimer une idée, de la développer avec un début, un commencement, un début, une suite, une fin et cetera. On n plus là aujourd'hui. On est dans insulte. On est dans le doigt d'honneur, on est dans l'éctation, ça devient difficile. Alors oui, il y a des revendications légitimes. C'est ça me paraît normal, plus rien ne fonctionne en France.

Donc un [raclement de gorge] lycéen qui dirait tout est formidable, tout est bien, tout va bien euh c'est quelqu'un qui n'aurait rien vu. De là à croire que la solution, c'est ça qui est le problème. C'est-à-dire que le diagnostic, c'est là où est le problème. Pardon, le diagnostic est bon mais le pricuvais. Je vois quand même dans dans la rue, à chaque fois qu'il y a des plans sur des manifestations, il y a un drapeau palestinien. Ouais. Est-ce que vraiment la solution c'est le palestinisme ? Ce qui se passe actuellement, c'est effectivement un effondrement de la nation, un effondrement du pays, un effondrement de la culture, un effondrement de la civilisation.

Donc c'est civilisationnel, c'est une crise civilisationnelle. On avait avec le général de Gaulle quelqu'un qui a réfléchi, souvenez-vous, Baden, Baden et cetera, mais et on lui a reproché le temps de réflexion et puis qui a dit "Je dis sous l'Assemblée nationale et puis je reprends en main et puis et cetera et cetera." Ça c'était une réponse. Où est la réponse du chef de l'État ? Où est la réponse du ministre de l'éducation nationale ? Je l'ai vu il y a quelques jours faisant son petit tour dans un lycée. Ça pap pas poté. La France est à feu et à 100. Tout le monde se course, il y a du gaz lacrymogène partout et ça papoté en disant bah oui, ils ont dit des choses.

Bien sûr, faut les écouter. Alors, on va écouter Sébastien Lecnu justement parce que c'est il fait partie des voilà il a pris la parole cette semaine à l'occasion solennelle depuis l'hôtel de Matignon. Écoutez ce qu'il a dit à propos de cette colère des jeunes qui ne vient pas de nulle part. La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Ces lycéens, on le sait, étaient enfant ou en tout cas entré dans l'adolescence pendant le Covid. Nous leur avons demandé des efforts considérables. Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté.

Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance. Et la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance et cela commence évidemment et déjà par les écouter. On est dans face à Michel Onf sur ces news et sur Europain. On vient d'écouter Sébastien Lecornu. Est-ce que vous pensez que ce discours est de nature à calmer les esprits Michel ? Non pas du tout. Les écouter mais c'est comme Macron qui veut faire le Tour de France pour savoir ce que pensent les Français.

C'est quand même si dérant d'avoir un chef de l'État qui avoue qu'il ne sait pas ce que veut la France ou là d'avoir un premier ministre qui nous dit "Je ne sais pas ce que veulent les élèves, on va les écouter." Mais il a qu'à regarder ses news toute une journée et puis regarder ce que disent les gamins avec leur pancartes. Il n pas besoin de faire des réunions, de banaliser des fins de semaine, de leur dire "Continue même pas travailler, on va discuter plateforme démocratique ou je ne sais quoi." On voit bien ce qu'ils veulent.

Alors, quand il nous dit euh l'angoisse et cetera, les guerres, bah déjà qui qui commencent par ne pas nourrir les guerres dont il nous dit qu'elles ne peuvent pas ne pas avoir lieu euh avec la Russie en l'occurrence. Euh par la suite, la politique étrangère de Macron, donc de ce monsieur et des autres n'est pas une politique de paix, c'est une politique de guerre. Tous ces gens veulent des guerres partout en permanence.

Donc si effectivement ils veulent commencer par abaisser l'anxiété des des jeunes avec la guerre, qu'il commence par ne pas nourrir les guerres, qu'il commence par éviter de nous envoyer un chef d'étatmajur nous disant "Préparez-vous à envoyer vos enfants au front et cetera." Et puis ils sont coupables et responsables. Je veux dire que tous ceux qui ont rendu possible le système éducatif français depuis 50 ans, depuis un demi-siècle sont coupables et responsables. Tous ceux qui sont allés au pouvoir, j'en exclus aucun sont coupables et responsables. Alors parfois il y a un mauvais procès qui est fait à Gabriel Atal en disant vous y étz, vous n'avez rien fait et cetera.

Il est resté assez peu. On peut pas non plus voilà, on peut pas incriminer quelqu'un en peut-être un an à l'éducation. Oui, voilà. Mais je suis pas forcément ataliste, mais enfin je pense que la vérité est importante de dire que il a fait des choses pendant le temps où il s'y est trouvé. et que on peut pas arrêter quelque chose qui est emballé depuis depuis un demi-siècle de avec ses petits bras pendant 6 mois ou 1 an. Donc donc arrêter d'accabler à tal mais en revanche à Cablon un système total qui pour le coup a rendu possible c'est un culture généralisée. Pourquoi est-ce qu'il y a des profs qui manquent ?

Parce que les profs ne veulent pas aller bosser dans les endroits où on va les insulter où on leur jette des tables dessus, des chaises dessus et où ils ne sont pas supportés par leur hiérarchie. C'estàd que quand vous avez regardé enfin le film sur Samuel Pati, comment comment les choses fonctionnent, comment les profs se comportent, comment les responsables se comportent, comment les directeurs ne veulent pas avoir d'ennui, pas de vague, rien du tout. Et si vous êtes fait insulter, que vous en faites part à tel ou tel, c'est une théorie hein, mais euh comment appelle-ton ces gens-là ?

Je dis on appelait ça des préfets de discipline, les CPE, les conseillers principal d'éducation, calmez le jeu, pas de problème et cetera. si vous qui êtes coupable ou qui êtes responsable, comment avez-vous pu laisser et cetera ? Vous êtes mal payé, vous êtes insulté, vous ne pouvez pas avoir l'autorité dans la dans dans dans la classe, vous ne pouvez pas transmettre votre propre savoir.

Vous avez fait des études supérieur, vous avez décroché un capè, une agrégation, enfin le diplôme qui vous permet d'enseigner et puis vous retrouvez avec des gens qui vous tuto qui vous insultent, qui vous méprisent, qui font le bazar, qui téléphanent en cours et qui viennent vous menacer en vous disant qu'on va vous violer quand ils viennent pas vous toucher la poitrine et qui viennent quand vous êtes une femme et qui viennent votre propre voiture ou vous faire des menaces chez vous en expliquant quand vous pouvez faire la peau et vous êtes payé rien du tout pour ça. la même chose pour la police. Et après on dit mais vous voulez plus être enseignant, comment se fait-il ?

Donc on a on a plus d'enseignant, on a parfois des mauvais enseignants. Euh on a des inspecteurs qui ne font pas de vague. L'inspecteur c'est quelqu'un qui vient qui regarde et qui qui et qui peut faire remonter les problèmes. Ça ne marche pas du tout comme ça. Moi, j'ai été plusieurs fois inspecté dans ma carrière de prof et et après j'avais des discussions avec l'inspecteur. Il me disait "Moi, mon problème c'est pas de vague, on peut faire remonter des informations peut-être au ministère si vous avez des choses à dire et cetera." C'est votre boulot, vous êtes payé pour ça.

Donc oui, il y a une crise dans l'éducation nationale, il y a une crise de l'enseignement, il y a une crise des contenus et ça ne sert à rien de dire "Réunissons-nous quand on est premier ministre pour savoir ce que sont vos problèmes." On sait ce qu'est le problème. On sait ce qui est le problème. Michel Onet, j'aimerais qu'on évoque avant le rôle de la France insoumise l'état d'esprit des policiers, les forces de l'ordre. Je disais dans le sommaire que ils étaient forts mécontents d'être pointés du doigt en permanence parce qu'ils sont chargés du maintien de l'ordre.

C'est extrêmement compliqué quand on a des mineurs en face de soi, des lycéens avec des éléments radicaux hein évidemment qui ont des cocktails molotops, qui leur lancent des pavés, qui leur lancent des tirs de mortiers 700 blessés, plus de 700 blessés actuellement du côté des forces de l'ordre. Et un président de la République qui visiblement les pointes du doigt dit en privé mais il manque d'empathie. On le retire l'usage de grenades assourdissante parce qu'il y a eu un accident dramatique à Lance, un jeune de 15 ans qui a eu la main arraché. L'enquête est en cours. Il y a beaucoup de slogans antipoliciers aussi dans dans les manifestations.

On va écouter un policier qui s'appelle Redabat que vous avez entendu sur notre antenne qui dit qu'il y a un un vrai découragement dans les rendez policiers. Écoutons-le. Mais je pense que l'État est enfin je pense que la France elle est en train de s'effondrer. Moi j'arrive pas à accepter ça parce que 7 forces de l'ordre blessé parce que c'est cette personne ces personnes tiennent ce genre de propos. Mais je pense qu'en fait c'est le but au final. Mais ils vont peut-être y arriver parce que je vais vous dire une chose Pascal s'il y en a un dans nos rang qui tombe on lâchera. On lâchera les boucliers, on lâchera tout et on laissera tout brûler.

Voilà pour ce syndicaliste porte-parle du syndicat police unité île- de France qui répondait à Pascal pro Michel Onfay ils en ont marre les policiers en fait. Oui parce que vous savez si on fait un peu de philosophie de la de la police de l'armée, il faut un contrat social pour faire naître la police. C'est-à-dire que tout le monde dans l'état de dans l'état de sauvagerie qui est un peu celui dans lequel on se trouve peut utiliser la violence à son propre usage. Une espèce d'ubérisation de la violence aujourd'hui. On fait ce qu'on veut quand on veut comme on veut.

On a vu des haches, on a vu des cocktails molotofs, il y a des il y a des gens qui ont été aspergés d'acides chlorhydriques, des prof aspergé d'essence aussi. Oui, il y a des des profs aspergés d'essence. Ça veut dire qu'il suffit juste de mettre l'allumette pour faire un brasier avec un enseignant. En il se passe tout ça. Donc ça c'est l'état de nature. C'est c'est ce que disait HS. C'est ce que c'est pas ce que ditousseau en revanche, mais c'est c'est ce que dit HS. Et puis il dit, on renonce à un moment donné au pouvoir de nuire que chacun a. Et en renonçant à ce pouvoir, on le donne et on le confie à la police et à l'armée qui va faire la loi.

C'est-à-dire que la police, elle elle ne tabasse pas parce que ce serait dans son dans son ADN comme il est dit et la police ne tue pas. Et on a besoin de gens qui disent "Non, c'est nous qui allons faire la loi." Et simplement le policier, c'est pas quelqu'un qui dit "Le matin, je me réveille et je vais aller tabasser de de l'étudiant. Le le matin, il se réveille et il dit "Mon chef va me demander de faire ou de ne pas faire, de taper ou de ne pas taper, de taper fort s'il s'agit des gilets jaunes ou de taper fort s'il s'agit des pêcheurs, mais de ne pas forcément taper fort s'il s'agit des des des lycéens et des étudiants.

Puisqu'on a fait savoir qu'il fallait qu'il reste discret puisqu'on leur dit qu'il faut qu'il ne soit pas visible puisqu'on leur dit qu'il ne faut pas utiliser des armes qui ne sont pas des armes létales. J'entends l'utilisation des armes létales mais enfin est-ce qu'on comprend le français ou pas ? Une arme létale, c'est une arme qui tue, c'est-à-dire un tir tendu, à balle réelle, ça ça s'appelle une arme létale. Mais tout ce qui est utilisé pour désencercler, pour faire pour faire quitter un espace qui doit être quitté, je veux dire la la possibilité aujourd'hui de manifester est inscrite dans dans la loi.

Donc on a le droit de manifester, on dépose, on manifeste, on ne casse rien, on ne détruit rien, on bousille pas des vitrines, on met pas le feu à des poubelles. Dans obstant, la police de dirigée par monsieur Macron fait tout ça. Puis à un moment donné, la police dit "Bon, maintenant c'est fini, la manifestation est terminée, donc dispersez-vous" et il ne se disperse pas. C'estàd qu'à ce moment-là, il commence à être hors la loi. Si on rentre chez soi, on a eu l'occasion de dire et puis après on voit comment les choses se passent. Donc là, c'est du du jeu de chat et de souris avec des risques pris par des par des policiers qui ne tuent pas.

Je vous avais donné le chiffre des policiers blessés. Donc, il faut arrêter. Le décomte est provisoire, hein. Oui. Donc euh si aujourd'hui on dit "Non, non, on laisse il y a la la police reste chez elle, l'armée reste chez elle, d'ailleurs, je je j'avais prévu de le dire et j'ai entendu que la chose était dite et je le redis parce que je trouve que l'idée est juste. Quand il y a eu des manifestations des gilets jaunes et que ces gilets jaunes se dirigeaient vers l'Élysée, il a eu très peur monsieur Macron et quand il disait "Venez me chercher, vous n'avez qu'à venir me chercher." Quand on vient le chercher, là il y a un hélicoptère qui dit "Si vous venez me chercher, moi je m'en vais hein.

C'est un hélicoptère de la gendarmerie ou de la police." Enfin, c'est un hélicoptère des des des forces qu'il critiquent en temps normal. Donc, on peut pas d'un côté dire protégez-moi mais je ne veux pas protéger la France et les Français. Il y a un tas de gens qui ont envie d'être d'être protégé. Je veux dire, c'est ça me paraît légitime. Moi, je vois des des des manifestations pendant des heures et des heures avec les rideaux baissés, mais personne ne pense à ces commerçants ou aux artisans qui ne veulent pas qu'on leur massacre leur vitrine ou à tous ces gens qui ne peuvent pas travailler et qui ne peuvent pas se déplacer en ville. Et ces gens-là, où est le droit pour eux ?

ces jeunes qui veulent aller quand même au lycée après tout vous voulez manifester d'accord majorité d'Ex mais c'est ça le problème mais ces gens n'aiment pas n'aime pas la démocratie ils n'aiment pas les élections si vous si vous croyez au peuple ce qui est mon cas comme chacun sait et bien vous le sollicitez le peuple vous dit on fait on va en amie on fait une assemblée tout le monde se parle vous avez l'UNI vous avez le GUD si ça existe encore vous avez l'UNEF vous avez toutes les toutes les tous les syndicats étudiant vous dites voilà grève pas grève on fait la grève pour ceci on fait la grève pour cela, on vote et tout le monde vote. Et puis la démocratie c'est ça.

Si la majorité dit bah non, on manifeste mais on fait une manifestation d'une heure puis on prend le travail et cetera, et bien on se comporte comme ça et on fait pas comme les PCes de bolchevique en octobre 17 de dire la minorité va avoir raison. D'abord bolchevique ça veut dire les majoritaires, c'était des minoritaires. Et Manchevique, ça voulait dire les minoritaires alors qu'ils étaient majoritaires. Déjà, il y avait des problèmes sémantiques dans la révolution russe. Mais là, simplement, on a la tyrannie de la minorité. Quand Hogville disait que les dangers de la démocratie, c'était la tyrannie de la majorité, il avait tort.

Hélas, moi j'aimerais bien qu'il y a une tyrannie de la majorité, ça s'appelle la démocratie, mais là il y a une tyrannie des minorités. Donc les policiers, ils obéissent aux ordres qu'on leur donne. Bien sûr que je je suis du côté des policiers, on n'incrimine pas les policiers puisque eux c'est le bras armé d'une décision qui elle passe par le préfet, passe par le ministre de l'intérieur mais est décidé par Emmanuel Macron. Mais je trouve qu'il faut arrêter de rendre responsable. Vous savez, c'est l'histoire du sage qui montre la lune et de l'imbécile qui regarde le doigt.

On regarde le doigt quand on ne voit pas que derrière l'action policière, il y a une volonté politique, que cette volonté politique, elle est pour le coup présidentielle. Allez, on fait une petite pause Michel. On frait on va s'intéresser au rôle de la France insommise pendant toute période avec des députés et les filles omniprésents devant les lycées bloqués dans les manifestations et aussi ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon à propos des policiers. À tout de suite sur C News et Europ. On se retrouve pour la seconde partie de face à Michel Onfay sur C News et sur Europain.

On continue à évoquer ce mouvement lycéen mon cher Michel qui a été en grande partie récupéré, instrumentalisé par certains partis politiques. Je pense à la France insoumise, omniprésente à la fois dans les cortèges devant les lycées bloqués. On va écouter peut-être d'abord ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon à propos des policiers qu'on évoquait juste avant la pause et après on écoutera ce qu'a dit Mathil Panot à l'Assemblée nationale. D'abord Jean-Luc Mélenchon, l'insupportable violence policière. Vous ne m'avez pas écouté comme je vous ai dit. Pourquoi j'ai dire un jour la police tue ?

Il y a pas mec plus tranquille que moi mais je crois pas à des gens qui abattent quelqu'un d'autre parce que il refusent d'obtempérer. Cette troupe n'est plus tenue, elle n'en fait qu'à sa tête. Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes. C'est c'est absolument terrible ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Heureusement qu'il prend la précaution de nous dire qu'il y avait pas un type plus sympa que lui parce que franchement s'il était pas sympa, on serait pas on serait un peu inquiet.

Oui, ben on connaît le personnage, il y a il y a cette espèce de faconde qui a fait rire tout le monde pendant très longtemps et là il est dans la rue du côté du pire des étudiants puisque il y a plein d'étudiants qui qui sont légitimes à demander un certain nombre de choses et puis il y a ceux qui veulent en découdre et puis il y a les black block les black ils sont instrumentalisés par Mélenchon. On sait d'ailleurs qu'avec la jeune garde, il dispose d'une d'une troupe armée qui a un mort sur la conscience actuellement et j'ai vu l'autre jour des pancartes de la jeune garde qui était au côté de des gens de la France insoumise. Donc il y a des signatures.

On n'est pas paranoïque quand on dit que les gens qui arborent l'insigne de la jeune garde ou ceux qui arborent un drapeau palestinien, je ne parle pas de ceux qui franchement ont le drapeau de la France insoumise sont des gens qui nous disent franchement que ils sont là avec cette signature politique. On sait bien que l'agenda de de Mélenchon est un agenda personnel, égotique, narcissique. Monsieur a défendu les socialistes pendant 20 ans. Monsieur a voté oui à Mastrich et monsieur insulté les Danois quand il refusait Mastrich. Et aujourd'hui, il a changé de casac parce qu'il se dit ça va être peut-être changer de cheval. C'est peut-être celui qui va me conduire à l'Élysée.

Et puis il est en train de mener ce combat. Mais ils se font abuser ces jeunes et c'est facile d'abuser des jeunes quand on est dans la démagogie. Je vous aime les gamins et cetera. Enfin, tout ce vocabulaire du genre je suis avec vous paternaliste. Oui, c'est oui, c'est de la c'est de la séduction pour le coup. On a utilisé n'importe comment le mot de démagogie, mais là, elle est la démagogie. Elle se trouve la démagogie, c'est de dire au peuple ce qu'il attend qu'on lui dise et pas forcément la vérité. Le contraire de la demagogie, c'est la démocratie. C'est de dire la vérité au peuple.

lui c'est très exactement "Je suis venu pour vous dire ce que vous attendez qu'on vous dise." Vous êtes formidable, vous êtes fantastique. Et quand on a avec leur leurs écharpes de députés, des députés qui se mettent au devant de la manifestation en disant que il faut protéger ces pauvres et cetera, Thomas Guénolé qui fait tout pour qu'on puisse parler de lui. Et alors n'en parlons pas. Non, mais si parce que il a envoyé un tweet en disant qu'il fallait que les Black Block protègent les étudiants des policiers, black block à qui on demande de faire la protection policière pour le coup.

On peut pas mieux dire cet homme prétend de gauche qui pense qu'il est le d'aujourd'hui, il l'a dit et que aujourd'hui la milice doit pouvoir remplacer la police. Je rappelle à tous ces gens qui estiment que le que le que que l'Algérie par exemple c'est le sommet de la démocratie, c'est madame Rima Hassan. et que d'autres qui estiment que le Maroc est fantastique, d'autres qui est que euh Gaza est formidable et cetera et que la Palestine est est l'horizon indépassable ou que l'horizon que le le l'Iran est aussi l'horizon indépassable que si la police devait se comporter en France comme elle se comporte dans ces pays-là, il verrait autre chose.

Et là, on pourrait voir la police qui tue, la police qui tabasse gratuitement, la police qui tire à balle réel sur des étudiants qui descendent. Vous avez noté que l'Iran a remonté a fait une remontrance à la France sur le traitement des manifestants. L'Iran qui a massacré sa jeunesse par centaines ou par milliers, on ne sait pas exactement le bilan. Bah les amis de mes amis sont mes amis. C'est-à-dire que quand vous voulez savoir qui sont les amis de monsieur Mélenchon, ben vous avez les Iraniens par exemple, vous avez le Venezuela de jadis d'Hugo Chavez, vous avez le le Cuba de jadis la famille Castro et cetera.

Donc vous dites "Et là-bas la police, elle ne tue pas." Et dans ces pays-là, il est formidable la police. Je vous assure que vraiment si on devait les prendre à leur propre mot serait pas terrible avec les des démonstrations. Alors, autre extrait que je voulais vous faire écouter, cet échange assez vif entre Mathilde Panot, présidente du coup la France a soumise à l'Assemblée nationale et Sébastien Lecornu, justement sur le thème toujours de la sauvagerie soit-disant de la police. Écoutez, la répression sauvage est le contraire de l'ordre républicain. à des revendications politiques, il faut une réponse politique et non policière. Ceci est une alerte solennelle.

On ne brutalise pas les enfants. On ne dresse pas la jeunesse comme un adversaire militaire. Juste une question, pourquoi le député Raphaël Arnaud qui a été condamné pour violence en réunion [applaudissements] dont les deux assistants parlementaires ont été placés en détention pour meurtre du jeune Quentin ? Pourquoi le député Raphaël Arnaud est toujours membre de votre groupe ? Madame la présidente Pano, pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence, madame la présidente Pan ? La réalité c'est que vous êtes ambigu avec la violence car la violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle.

Et je vais vous dire une chose, madame la présidente, mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du vouvent les séan est un scandale et je vais vous dire même la présonneau, nous ne vous laisserons pas faire. Voilà pour Sébastien le Cornu avec Mathilde Panot. Monsieur Lenf, je souscris à 100 % ce qu'a dit monsieur le Cornu. Je n'enlève aucune virgule. Tout est formidable et tout est parfait. Il y a juste une petite un petit problème, c'est que quand il s'agit de voter et il vote avec eux, monsieur le cornu, c'est ça le problème.

C'est dire bon tout ça c'est bien, c'est formidable, c'est une jolie tirade, ça peut rentrer d'ailleurs dans les dans les annales des des des trib de la de l'Assemblée nationale. Son texte était formidable. Mais après, ils vont voir du fascisme partout où il n'est pas. Ils estiment que par un antifascisme qui n'est pas euh défendable. Je veux dire, d'un point de vue sémantique, il y a pas de fascisme aujourd'hui. Euh, il faudrait de toute façon finir par voter pour eux. Donc moi, je veux bien tous ces gens qui nous disent en gros, vous composez avec la violence, mais eux, ils composent avec ceux qui composent avec la violence quand il s'agit de voter.

Donc, laisser les Français voter ce qu'ils veulent. Arrêtez de leur dire qu'il y a du fascisme partout. Je suis désolé. L'autre jour, j'entendais euh le fascisme. On a déjà connu ça, il avait 15 ans le gamin. On a déjà connu ça en 40. Oui, d'accord. Ça recommence aujourd'hui et cetera. Mais où et Vichi, il y avait quoi ? Pétin revient, tes chiens sont encore dans la rue ou quelque chose comme ça. J'ai vu une pancarte l'autre jour, il y a cette espèce de de de d'effondrement des cerveaux de jeunes qui pensent que Vichi, Pétin, le nazisme et cetera et Marine Le Pen, c'est la même chose. Où sont les projets de chambre à gaz ? Ou même où sont les chambres à gaz ?

Où sont les projets de déportation ? Où sont les 6 millions de juifs morts ? Où sont les millions de morts qui ont été induits par la guerre voulue par Adolf Hitler ? Il faut raison garder. On peut ne pas être d'accord avec tel ou tel, mais on arrête d'avoir ce genre d'argument. Et que monsieur le cornu puisse après la théorie passer à la pratique et inviter à voter pour ceux qui défendent la République et inviter à ne pas voter pour ceux qui ne défendent pas la République. Alors Michel, on vient de faire un constat assez sombre depuis le début de cette émission de l'état de notre pays et ça risque de continuer encore un moment. Est-ce que nous sommes en pleine chiant ?

Et la question que je vous pose évidemment et c'est au gaulistes qui est en vous que je m'adresse parce qu'on sait que c'est une phrase qui a été attribuée au général de Gaulle. Alors c'était exactement le 19 mai on va écouter cet archive qu'on a retrouvé à LINA où c'est en fait c'est George Pompilou son premier ministre qui sort du bureau du général Gaul et qui est interrogé par un journaliste. Écoutez cette question. Monsieur le Premier ministre le président de la République s'adressera-t-il aujourd'hui à la nation ? Je ne pense pas, n'est-ce pas ? Mais si je puis vous résumer l'opinion du président de la République, c'est la réforme oui. La chien li voilà la réforme oui. La Chan non.

C'était une journaliste qui lui posait la question. Euh on est en pleine Chan ou pas Michel ? D'abord euh il dit si je peux résumer la la position du président, donc pas sûr que le mot soit du général. Chioli, on peut imaginer que cet agrégé de lettre qui était Pompidou a fait une synthèse. Je vous fais un petit résumé. La Chan Non, mais la Chan oui, c'est le désordre généralisé, c'est-à-dire c'est l'effondrement de l'État, c'est l'impossibilité de de contenir la rue qui est légitime à revendiquer. La rue est légitime à revendiquer. Je rappelle que les enfin tout le monde est d'accord sur ce sujet, sauf des gens qui seraient pour le coup d'extrême droite, mais les manifestations sont libres.

la possibilité de descendre dans la rue en disant bah la préfecture, nous allons de tel endroit à tel endroit, le motif de la manifestation c'est ça et cetera. personne ne veut, enfin j'ose espérer, personne ne veut revenir là-dessus mais après c'est ce que certains font de ces manifestations et il va falloir finir par d'expliquer de donner raison de à cette espèce de d'interrogation qu'on peut se poser. Pourquoi ces ces ces ces gens qui sont à l'origine de la Chanie ne sont jamais arrêtés et ne sont jamais poursuivis ou quand ils sont poursuivis, c'est pas moi, c'est pas de ma faute. J'avais oui, j'avais une hache dans la poche mais je sais pas qu'il y a mise. Elle ne m'appartient pas.

J'avais du vitriol mais j'ai cru que c'était de la grenadine. Enfin, et puis à chaque fois, on dit "Ah ben vous êtes un primo un primo délinquant donc il va pas falloir recommander recommencer hein, vous allez faire un petit stage de réinsertion. Le stage de réinsertion, si vous le faites pas, personne ne viendra vous chercher et cetera." Donc c'est très facile aujourd'hui de de séparer le bon grain de livret un certain nombre d'étudiants un certain nombre d'étudiants abusés. Je ne parle pas des étudiants qui eux voudraient manifester mais euh en continuant à faire des cours. Euh et puis les blacks qui sont problématiques.

Ceux que euh ce ce celui dont je parlais tout à l'heure là a estimé qu'il devait être la milice de remplacement de euh l'armée française ou de la police nationale. Je suis désolé parce que je quand j'entends madame Panot de de de d'entendre ces gens nous dire que la police c'est pas bien, c'est peut-être le régime le plus policier que nous aurions si Mélenchon était au pouvoir. C'est pas faux. Je pense que s'il arrivait au pouvoir, les libertés fondamentales comme il est dit, je rappelle la formule du général de Gaulle, mais elle disparaîtrait. On voit déjà quand ils sont dans l'opposition comment ils se comportent.

On voit comment dans ce parti il n'y a pas d'adhérent, comment il n'y a pas d'adhésion, comment il n'y a pas de courant, comment les gens qui discutent la position de Mélenchon se font mettre à la porte. Ils retrouvent leur intelligence. Après, monsieur Corbière, madame Garida et quelques autres ou monsieur Ruffin. Quand ils ont commencé à s'entendre dire "Vous ne pensez pas comme moi dehors. D'un seul coup, l'intelligence leur est revenue.

Dis-moi comment tu diriges ton parti et je te dirai comment tu diriges la France." Donc que ces gens-là ne fassent pas les loges de de de de la démocratie, ils ne sont pas démocrates dans leur propre parti et il fonctionne avec le tyran autoritaire qui décide "Je prends, je garde, je jette, je ne veux que des gens qui m'obéissent au doigt et à l'œil". Je pense qu'il y aurait des vrais problèmes pour la démocratie. Si Mélencho arriva au pouvoir et si monsieur le cornu voulait aller jusqu'au bout de ces démonstrations, il dirait que si cordon sanitaire il il faut faire, il faut le faire autour de monsieur Mélenchon, des siens et de ceux qui le soutiennent.

Ça va jusqu'à Fort jusqu'à Segolen Royal et quelques autres. Et ben on pourrait faire un vrai bloc républicain ce que j'ai déjà dit ça plus de mes vœux en appelant ça front populaire un vrai Michel On est sur ses news et sur européen dans votre émission. Un dernier mot là-dessus, est-ce que vous croyez une convergence des luttes notamment avec les agriculteurs ? On a beaucoup parlé euh de du fait que les agriculteurs pourraient se joindre à ce mouvement de protestation parce que ils estiment, ils sont mécontents aussi, ils estiment que le plan de relance qui leur est proposé n'est pas suffisant. Ils ont eu un été catastrophique avec canicules, sécheresse et et mauvaise récolte.

Vous pensez qu'il peut y avoir comme ça une convergence ou pas du tout ? C'est quand même pas du tout les mêmes combats. Non, ce sont pas les mêmes combats. D'abord, je pense que les les enfin, je veux pas parler pour les paysans, mais je veux dire que les les paysans, ils veulent autre chose que ce que veulent les lycéens. Et d'ailleurs souvent et très exactement le contraire, l'islam gauchisme qui inspire les les les lycéens, il est très très écolo, très anti antipaysan. Les paysans sont des chasseurs, sont des salots, sont des pollueurs et cetera. Il en va de même avec les pêcheurs et cetera et cetera. Donc après, les convergences peuvent se faire.

Enfin, je dirais qu'il y avait une plus grande proximité entre le Parti communiste, la CGT et les étudiants de mai 68 parce queil y avait déjà même chez les communistes, surtout chez les communistes et la CGT, un respect de la culture, un respect des lettres, un respect des diplômes, un respect du travail et cetera et cetera. Donc, on pouvait s'entendre plus ou moins avec certains étudiants mais il y a eu les accords de Grenel. Enfin, on va pas refaire l'histoire. Je ne veux pas parler à la place des pêcheurs ou des ou des paysans.

Moi ce que je connais, je suis pas très sûr que qu'il voit les lycéens disant "On veut pas travailler, on est fatigué, on a envie de se tripoter et on n pas envie d'avoir autant de de travail." Des gens qui travaillent 10 12 heures par jour tous les jours qui ne gagnent rien du tout, je pense qu'ils se disent sont des petits bourgeois qui sont bien installés de là avoir des des convergences. Je pense que on est en période présidentielle, chacun le sait.

Il y a des gens qui veulent mettre le bazar tout de suite et puis il y a des gens qui se disent "On s'exprimera le temps venu, c'est dans quelques mois avec un bulletin avec un bulletin de vote." Michel, cette semaine, c'était aussi les commémorations du 7 octobre, ce massacre, ce pogrome parpétré en Israël le 7 octobre 2023. Il y a des cérémonies, des commémorations à la fois en France, en Israël. Est-ce que vous avez le sentiment que peu à peu ce ce cet événement dramatique est en train d'être silencié ? parce queon est en train de tenter de bon, il y a une inversion victimaire, ça on le sait.

Mais est-ce que vous pensez que cet événement petit à petit le mouvement général veut qu'on l'oublie, qu'on passe à autre chose ? Moi, je ne dirai pas à peu. Je pense que c'est arrivé très vite, très vite et que très vite on a inversé les choses en faisant savoir que il avait bien cherché, c un pe de colon et cetera et cetera. Le le mot génocide réapparaît en permanence. Il y a plein de gens qui pensent que c'est un peu plus génocidaire. Alors jadis le le le le génocide était défini d'une certaine manière et il fallait effectivement éradiquer un peuple dans sa totalité.

Évidemment ceux qui veulent absolument pouvoir utiliser ce mot-là s'appuyent sur des définitions de l'ONU qui disent que c'est l'extermination en partie d'un peuple. La possibilité, s'il s'agit de en partie d'un peuple de dire bah voilà, on a commencé à à tuer des gens dans un dans un peuple. C'est donc le début d'un génocide. Si c'est le début d'un génocide, c'est un génocide et on a la logique génocidaire et cetera. Donc, il y aurait une explication sémantique à faire de ce de cette de ce retournement en disant "Mais non, on n pas ils n'ont pas agressé enfin le Hamas n'a pas agresser les juifs.

C'est les juifs qui ont agressé les Palestiniens parce qu'ils ont volé leur terre, parce que et cetera les colonisations les colonisations qui ont lieu encore actuellement. Je je ne défends pas les colonisation. Faut aussi arrêter à un moment donné de mettre de lui sur le feu. Mais on a on a très vite vu parce que d'abord la il y a une majorité de musulmans sur la planète et une minorité de juifs et qu'il y a une majorité de de pays qui condamnent Israël du simple fait qu'il existe et là il a fallu très peu de temps pour pour dire de d'Israël qui était qui était victime que c'était Israël qui était coupable.

Et aujourd'hui euh ça s'est pas fait euh euh tranquillement sur le temps, ça s'est fait très vite et aujourd'hui on a un porte-voie enfin on a des porte-vois un peu partout en France. On a le porte-voie de cette thèse-là qui est qui est Mélenchon et puis je vous dis ça va jusqu'à une certaine gauche. Vous avez vu sur les débats euh des primaires de la gauche que il y a une ligne de fracture entre GG par exemple et d'autres. Très bien. Alors, on va maintenant passer au point philo, Michel, puisque vous avez évoqué un livre de Pierre Bourdieu euh écrit avec Jean-Claude Passeron, les héritiers, les étudiants et la culture. C'est un livre de 64. C'est ça.

Qu'est-ce que démontre Bourdieu dans ce livre ? l'entr je voudrais vraiment parler de bourdieux parce que plein de gens qui en parlent disent des sautises et et parlent des bourdiusiens sans être capable de dire qui sont des bourdiusiens en l'occurrence et que je vois même parfois certains qui sont essayistes ou philosophes faire des consacrer des pages des pages opinion dans les journaux à à taper sur Bourdieu mais ils n'ont pas lu Bourdieu. Je voudrais qu'on lise Bourdieu et notamment cet ouvrage.

Alors, il est pas facile à lire parce que il est rempli de chiffres d'analyses et que ces chiffres là dans un livre de 64 donc ce sont des analyses des années 60, on se dit c'est que tout ça est quand même très loin mais la tendance majoritaire reste la même. La thèse de Bourdieu, c'est que quand vous êtes fils de pauvre, fils ou fille de pauvre, un enfant de pauvre, vous avez peu de probabilité d'entrer à l'université et que moi quand je suis rentré en 1976, mon père était ouvrier agricole, 0,7 % des fils d'ouvriers agricoles entraient à l'université. Alors, je ne vous dis pas combien en sortait parce que entrer à l'époque c'était dire j'ai eu mon bac, vous vous inscrivez et cetera.

Donc Bourdieu dit quand vous arrivez à l'université, vous êtes déjà un produit de votre propre milieu et ce milieu fait que vous avez un certain type de rapport à la langue, au savoir, à la culture, à l'expression et cetera et cetera. Et il dit, il dit quand on arrive à l'école, quand on arrive à l'université et et bien on est le produit de son milieu et l'université elle ne fait pas le travail qui permettrait de remettre à niveau.

Donc s'il y a des Bourdusiens et j'aimerais savoir qui ils sont, et les Bourdiusiens n'ont jamais dit euh il faut une école dans laquelle il y a une chirurgie totale et généralisée où tout se val où il y a plus de latin, il y a plus de grecs pas dit ça du tout, il a juste dit d'ailleurs c'était un sociologue plus qu'un philosophe. C'està dire, c'était quelqu'un qui faisait un état des lieux de la société plutôt que de dire je fais des propositions civilisationnelles, l'école ça devrait être ceci ou ça devrait être cela. En 1985, il est au collège de France et et Mitéran qui est au pouvoir lui demande un rapport sur ce que l'éducation devrait être et faire véritablement.

Et ça brille pas par forcément de grandes forces propositionnelles. Il nous dit juste l'école devrait mettre à niveau les enfants qui ne sont pas à niveau parce qu'ils proviennent d'un monde dans lequel effectivement on les a pas éduqué à la peinture, à la musique, à la littérature, à la conversation. au beau langage euh à l'art de bien parler le français. Moi, je fais partie de ceux qui d'une certaine manière ont dû apprendre le français comme une langue étrangère parce que on la pratique dans des dans des milieux simples, on la pratique pas avec tout le vocabulaire nécessaire. Donc Bourdieu Bourdieu se contentait de dire ce genre de choses et il a toujours raison.

Il a plus que jamais raison. aujourd'hui c'est ce que j'allais vous dire justement vous disant que ces jeunes qui descendent dans la rue n'ont pas compris qu'à vouloir la la fin du travail, la fin de de de de du du de la sélection, la fin de du tri qui permettrait de dire bah non tout le monde ne peut pas faire des études supérieures, tout le monde ne peut pas être chirurgien, tout le monde ne peut pas être pilote de ligne et il va falloir y consentir.

Il faudra aussi des boulangers, il faudra aussi des plombiers ou ce genre de choses et tous ces jeunes qui pensent qu'il suffirait juste de de d'aller à l'école et puis de de traverser tout ça et puis on aurait jadis le BPC puis après le bac et puis après des diplômes universitaires puis après pas de boulot.

Et c'est ça le problème qui nourrit d'une certaine manière le l'électorat de Mélenchon, c'est qu'on a là plein de gens diplômés, parfois surdiplômés ou des artistes sans sans sans art ou des ou sans œuvres, des comédiens sans contrat ou des acteurs sans films ou des ou des peintres sans sans œuvre ou sans exposition et qu'ils sont tous dans la souffrance parce qu'ils sont aidés et considérablement aidés, ils estiment que finalement on leur devrait plus que ça. Ils sont quand même les Picasso d'aujourd'hui.

Ils sont quand même les je sais pas quoi les Claudes Sauté d'aujourd'hui, ils sont les Marcel Prou d'aujourd'hui et tout de même et d'un seul coup, il y a une espèce de ressentiment dont Ten nous a déjà dit qu'il était moteur de la révolution française de les origines de la France contemporaine. Il nous explique comment les gens qui font 1789 sont des ratés avant la Révolution française. Des gens qui n'ont pas produit grand-chose. Robespospierre il trousse de trois le héros de la France insoumise c'est un petit poète, un écrivaillon.

Il trousse des verrs de Miriton pour avoir un prix littéraire dans sa bonne ville d'Aras et puis il décroche un prix littéraire, il a il est avocat, il défend des petites causes de rien du tout puis devient le Robespierre que nous savons. Donc le ressentiment on on le fabrique aussi, on le construit. Marc Ferro avait écrit un très beau livre sur le rôle du ressentiment dans l'histoire. Il est moteur le ressentiment dans l'histoire. Et là on a dans la rue pas mal de gens qui sont dans le ressentiment. Des gens qui auraient voulu une autre place. Vous avez fait une je sais pas quoi, une un master d'ethnologie sur le rôle de l'étipénien.

dans la forêt amazonienne et vous dites "Mais moi je suis universitaire, j'ai pas de boulot, je suis obligé de vendre des pizzas et c'est pas normal. C'est pas juste changeons la société vu les capitalistes nous pourrissent la vie, les milliardaires sont insupportables." Non, il faut faire une relation de cause à effet. On ne peut pas faire rêver les enfants pendant très [raclement de gorge] longtemps.

Et le jour où ils voient que leur rêve ne se réalisent pas et qu'ils se mettent en colère de dire, on va faire un débat, on va s'écouter, on va se parler puis on va essayer de voir ce qu'on peut faire en est-ce que le problème c'est pas aussi de promettre à tout le monde l'université parce qu'on a 80 % désormais d'une classe d'âge qui arrive au bac.

H donc ça veut dire embouteillage évidemment pour aller à l'université parcours sub qui est une abomination avec des algorithmes mais est-ce que c'est pas là le problème c'est qu'on amène trop de gens au bac qui à l'époque alors là vous parlez des années 60 il y avait pas 80 % d'une classe d'âge qui arriv au bac hein il y a eu un problème avec Jean-Pierre Chevement auquel je garde toute mon affection mais qui nous disait qu'il fallait mettre une classe d'âge toute 80 % d'une classe d'âge au bac. Alors, il y a deux hypothèses.

La première, c'est que vous baissez le niveau euh jusqu'à jusqu'au tout le monde et tout le monde a son bac et ça n'était pas la proposition républicaine de Jean-Pierre Chevenement. Ou alors l'autre proposition, c'est on va isser les élèves jusque euh au niveau du bac. Touche pas. C'était l'idéal. Simplement, vous avez plein de gens à gauche qui ont estimé que c'était beaucoup plus facile et beaucoup plus rapide de dire on va simplifier les exigences d'ailleurs on va supprimer les exigences et comme ça tout le monde doit avoir son bac. C'était là le cas. ce que proposait Bourdieu qui était prof au collège de France, c'était pas une invitation le Collège de France à ne pas travailler.

Euh on y parvenait parce qu'on avait beaucoup travailler, parce qu'on avait produit, parce qu'on avait écrit, c'était jadis le cas avec le cas de monsieur Boucheron et quelques autres aujourd'hui. C'est plus vraiment le cas. C'était c'est une espèce de garage pour les gens qui sont des porte-vois du politiquement correct. Mais c'était déjà un peu le cas à l'époque du Bourdieu, mais au moins il y avait une œuvre derrière, une œuvre digne de ce nom. Et donc je pense que le bourdieu, il aurait voulu justement que qu'on aristocratise les foules et les masses. C'est ce que voulait d'ailleurs Jean Jorè quand il voulait euh aristocrater aristocratiser les foules, les peuples ou le le les masses.

Et je pense qu'on doit pouvoir redonner à l'école son sens qui est de dire apprenez à lire, à écrire, à compter, à penser. Et ça c'est très simple. Il faut pas vraiment avoir fait des des hautes études pour savoir qu'il faut apprendre à lire avec une méthode qui produit ses effets, apprendre à compter avec une méthode qui fonctionne et apprendre en faisant fonctionner sa mémoire en faisant du par cœur, en répétant, en apprenant la grammaire, la syntaxe, l'orthographe et cetera. Et Bourdieu proposait ça. C'est pas quelqu'un qui proposait la destruction de l'école. C'est juste un tableau de du fonctionnement de l'école comme d'une machine.

Il a écrit d'ailleurs d'autres livres qui s'appellent les héritiers ou Homo Académicus où il fait exactement le même travail avec la reproduction sociale. Et je pense que l'école aujourd'hui est devenue pire encore que ce qu'elle était en 1964, c'est-à-dire comme chacun l'aura compris avant 1068. Merci beaucoup Michel Onf, c'était passionnant. Donc bourdieu, les héritiers, un petit clin d'œil aussi à Front populaire qui est toujours en kos sur le complotisme. C'est ça effectivement votre revue. Merci beaucoup Michel, c'était passionnant. On se retrouve la semaine prochaine sur C News et sur Europ.