Violences urbaines en France : David Lisnard invité du 20H de TF1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Bonsoir David Lisnard. Bonsoir. Vous êtes président de l'Association des maires de France et aussi candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que vous allez instaurer dans votre ville de Cannes, dont vous êtes le maire, un couvre-feu comme certains de vos collègues l'ont ?
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Alors, parlons de ces mesures-là, mais commençons à analyser pourquoi un tel fiasco des services de renseignement. Comment une telle impunité de groupuscules d'extrême gauche formés sur le plateau de ?
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Quelle est la mesure que vous prendriez aujourd'hui si vous étiez au ?
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Dans l'arsenal législatif, il y a l'instauration de l'état d'urgence. Est-ce que vous y êtes ?
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Faut-il interdire ces manifestations ? C'est l'expression démocratique de leurs revendications.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Non, pour l'instant, j'en exprime j'en exprime pas le besoin, hein, je constate pas le besoin. »
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« derrière les annonces parfois martiales euh de l'État, euh il faut regarder la réalité des moyens. Euh, on a assisté à ce qui est devenu une fiction, l'État est devenu une fiction. »
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« Je je le vois sur le terrain. Je vois les et alors notamment dans les villes moyennes, où on a très peu de police nationale, on a des bons policiers nationaux, il faut les soutenir, hein, mais ils sont très peu nombreux. »
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« Le temps qu'ils arrivent, qu'ils se regroupent, que les ordres soient donnés, l'embrasement a déjà eu lieu. »
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« Dans l'arsenal législatif, il y a l'instauration de l'état d'urgence. Est-ce que vous y êtes ? Au titre de la loi de 55, ça peut être utile pour permettre des perquisitions administratives. »
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« Un instant un instant. instant Il y a des collectifs de gilets jaunes qui ont appelé à des rassemblements le 24 octobre, c'est samedi prochain, le 31 octobre. Il y a également les syndicats qui ont pignon sur rue qui ont appelé à des rassemblements le 5 novembre. »
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« Il faut pas que ça devienne une sorte d'exutoire pour les dirigeants, pour les exonérer de leurs propres responsabilités dans les manquements de l'État. »
Temps de parole
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Bonsoir David Lisnard. Bonsoir. Vous êtes président de l'Association des maires de France et aussi candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que vous allez instaurer dans votre ville de Cannes, dont vous êtes le maire, un couvre-feu comme certains de vos collègues l'ont ? Non, pour l'instant, j'en exprime j'en exprime pas le besoin, hein, je constate pas le besoin. Euh, je je laisse chacun faire comme il entend, mais vous savez, derrière les annonces parfois martiales euh de l'État, euh il faut regarder la réalité des moyens. Euh, on a assisté à ce qui est devenu une fiction, l'État est devenu une fiction. Moi, je suis très attaché à l'État, à l'État qui protège. J'étais à Limoges hier. J'ai j'ai vu euh ce cette cette folie d'avoir un hôtel de ville qui a brûlé,
des commerçants dévastés. J'ai eu des commerces à Limoges avec ma famille. Quand vous êtes commerçant, vous payez les impôts pour réparer les dégâts et vous perdez une vie à cause d'exactions et à chaque fois vous entendez les mêmes déclarations. L'État serait intraitable, la République serait impitoyable. Donc, OK, parlons de ces mesures-là, mais commençons à analyser pourquoi un tel fiasco des services de renseignement. Comment une telle impunité de groupuscules d'extrême gauche formés sur le plateau de ? Euh, comment retrouver une symétrie de moyens face aux ? Face à ces hordes d'émeutiers. Vous savez ce qu'on dit, monsieur Lisnard, euh la critique est aisée mais l'art est difficile. Qu'est-ce que vous ? Quelle est la mesure que vous prendriez aujourd'hui si vous étiez au ?
Alors, c'est pas la mesure, ce sont les mesures qui qui conviennent de prendre. ? C'est évidemment d'abord revoir tout le protocole d'utilisation de la police, ça c'est immédiat. Je je le vois sur le terrain. Je vois les et alors notamment dans les villes moyennes, où on a très peu de police nationale, on a des bons policiers nationaux, il faut les soutenir, hein, mais ils sont très peu nombreux. Le temps qu'ils arrivent, qu'ils se regroupent, que les ordres soient donnés, l'embrasement a déjà eu lieu. Or, on sait que sur toute crise, sur tout risque majeur, plus on intervient vite auprès de ceux qui qui qui détruisent, qui nuisent, mieux on protège l'ordre public, mieux on permet la liberté d'expression et de manifester à laquelle nous sommes attachés. Euh, les Pays-Bas, par exemple,
qui est une démocratie, ont appliqué une une théorie et et dans la réalité de de coup par coup, c'est-à-dire de revoir totalement le protocole d'intervention des forces de l'ordre. Là, elles interviennent, vous l'avez vu place de Bellecour, je l'ai vu sur votre antenne. Place Bellecour, en plein Lyon, 2e ville de France, on voit pendant 1h, 2h les émeutiers en plein centre casser, piller, incendier et ensuite les forces de l'ordre qui interviennent 2h après avec des gros moyens. Euh mais mais c'est beaucoup trop tard. À Limoges, comment on peut expliquer que dans la le pays qui a le record du monde de la dépense publique et des impôts et des charges, à 15h35, 2e ville de l'Aquitaine, ancienne préfecture de région, il y a plus une ? Les Français, je termine là-dessus,
pardonnez-moi, mais qui se sont réunis devant les mairies aujourd'hui de de toute couleur politique, de toute condition, c'est pas euh pour marquer simplement un effroi ou une colère. C'est des gens qui nous nous nous résignons pas. Nous ne voulons pas accepter l'effondrement de la France. C'est une grande détermination qui s'est exprimée à Limoges hier soir ou ou devant nos communes aujourd'hui. Dans l'arsenal législatif, il y a l'instauration de l'état d'urgence. Est-ce que vous y êtes ? Au titre de la loi de 55, ça peut être utile pour permettre des perquisitions administratives. C'est euh à ceux qui dirigent de le dire. Le garde des Sceaux disait tout à l'heure c'était pas utile. Ça peut être utile. Mais là aussi, euh le droit, il faudra le revoir, le droit pénal des mineurs,
euh condamner à des travaux d'intérêt d'intérêt général parallèlement au pénal, y compris les parents des mineurs responsables, par exemple pour rénover le patrimoine. On recréer un peu d'esprit civique, un peu de bon sens dans dans dans tout cela. Mais au-delà de cela, c'est véritablement les moyens, les la façon dont la chaîne de commandement est organisée. On saura, je suis sûr que des groupuscules d'extrême gauche ont organisé l'incendie euh de de l'hôtel de ville de Limoges. Il Il Il y a des camps d'entraînement terroristes sur le plateau des Millevaches. Qu'est-ce que Qu'est-ce que l'on ? Face aux émeutiers, comment on maîtrise ces ces ces ? Mais monsieur Lissart, oublions un instant les les gens d'extrême gauche. Euh il y a des avez raison de le dire.
Un instant un instant. instant Il y a des collectifs de gilets jaunes qui ont appelé à des rassemblements le 24 octobre, c'est samedi prochain, le 31 octobre. Il y a également les syndicats qui ont pignon sur rue qui ont appelé à des rassemblements le 5 novembre. Faut-il interdire ces ? C'est l'expression démocratique de leurs revendications. Moi je suis je plus moins l'État est capable de punir ceux qui cassent et qui détruisent, plus il entrave nos libertés, y compris de manifester. Donc donc il y a un problème. Donc soit ces manifestations sont identifiées comme porteuses de graves troubles à l'ordre public, et évidemment il faut pas être niais et mièvre, il faut les prohiber, mais c'est un échec. Et vous avez raison de dire que c'est un peu aussi une
facilité de toujours évoquer l'extrême gauche. Il y a une grave responsabilité de Jean-Luc Mélenchon et l'extrême gauche, je l'ai dit urbi et orbi. Mais mais il faut pas que ça devienne une sorte d'exutoire pour les dirigeants, pour les exonérer de leurs propres responsabilités dans les manquements de l'État. Il faut pas que ça devienne aussi euh le le le le le paravent de de l'éclatement civilisationnel et culturel dans lequel nous sommes aujourd'hui. L'éclatement civique. Merci Daniel Schneidermann.
David Lisnard