Coronavirus: "Il y a environ 30 % de pratiquants qui ne sont pas retournés à l’église", estime Mgr Patrick Chauvet, invité du "8h30 franceinfo"
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Qu'est-il prévu pour la procession de l'Assomption cette année ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Avec des prières particulières pour le Liban cette année ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il fallait maintenir coûte que coûte le pèlerinage de Lourdes avec l'épidémie ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça a changé dans la pratique de la religion ?
- 3:44OuverteRéponse directe
Vous craignez qu'on se soit habitué à la messe à distance ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Comment l'Église compte faire revenir les fidèles physiquement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:08Invité politiqueChiffre
« Il y a en gros 30% de pratiquants qui ne viennent pas pour l'instant, qui ne sont pas retournés à l'église. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« Le recteur a dit qu'il y a au moins 8 millions de pertes. »
- 4:34Invité politiquePromesse
« Si on remet, j'espère qu'on va remettre quand même toutes les célébrations qu'on a supprimées. »
- 8:43Invité politiqueFait
« Oui, parce que nous ne recevons pas de dons de l'État. »
- 8:52Invité politiqueFait
« D'abord les quêtes, nous on vit des quêtes, du denier de l'Église. »
- 11:10Invité politiqueFait
« Ça sera, peut-être qu'on aura une demi-heure de retard, pour le Tédéum. »
- 11:15Invité politiquePromesse
« Mais non, non, non, ça sera bien en 2024. »
- 15:35Invité politiqueFait
« Que la Vierge Marie vous entende ! »
- 16:32Invité politiqueFait
« L'État, il faut dire depuis 1905, on est rodé. »
Temps de parole
- Patrick Chauvet68 %
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Bienvenue à toutes et à tous dans le 8h30 France Info, à la radio, à la télé, sur le canal 27 de la TNT. Donc en cette veille de 15 août, c'est Mgr Patrick Chauvet qui est avec nous, recteur archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Bonjour à vous. Bonjour. Merci d'être là et pour vous interroger à mes côtés, Neila Latrouze. Bonjour Neila.
Bonjour Julien, bonjour Mgr Chauvet. La fête de l'Assomption, le week-end de l'Assomption. Évidemment pas de messe à Notre-Dame de Paris, la cathédrale est en travaux et nous y reviendrons. L'an dernier, une procession était partie du chevet de la cathédrale vers l'église Saint-Sulpice. Qu'est-il prévu cette année ?
Eh bien nous partirons cet après-midi de la rue du Bac, qui est un lieu marial aussi. La rue du Bac, c'est la médaille miraculeuse. Et nous irons jusqu'au parvis de Notre-Dame en procession avec l'archevêque. Il y aura une statue de la Vierge avec M de Marie, ceux qui ont organisé, des jeunes surtout, qui ont organisé cela. Et puis arrivé sur le parvis, j'ai autour de la Vierge de Notre-Dame de Paris, nous dirons un chapelet. Voilà qui est la prière la plus simple, mais qui touche je pense beaucoup de cœur. Et puis voilà, ce sera notre façon de célébrer Marie.
Avec des prières particulières peut-être pour le Liban cette année ?
Alors je pense que nous prierons et nous porterons tous les drames du monde, en commençant effectivement par celui du Liban. J'avais célébré dimanche dernier une messe justement pour les Libanais. Et c'est vrai qu'il faut que nous nous soyons là, à la fois pour une solidarité, mais il y a une amitié spirituelle. Nous sommes très liés au Liban. Et je pense que c'est bien qu'on soit au rendez-vous. Et j'espère qu'il y aura des Libanais qui viendront prier Notre-Dame du Liban. Mais Notre-Dame du Liban ou Notre-Dame de Paris, c'est la même.
Cette année, ce contexte de fête sanitaire particulier à Lourdes, le sanctuaire célèbre la fête de l'Ascension avec un nombre de pèlerins simultanés. Et c'est un pèlerinage particulier qui engage le corps, le pèlerinage de Lourdes. Est-ce qu'il fallait le maintenir coûte que coûte avec l'épidémie actuelle ?
Je pense qu'ils vont prendre des mesures sanitaires pour éviter un cluster. Ce serait dommage quand même à Lourdes. Mais je comprends qu'on maintienne un beau pèlerinage. C'est le pèlerinage de l'année, le 15 août. C'est le cardinal Parolin qui va venir pour présider. C'est un signe aussi à la fois de l'attachement du Vatican avec ce sanctuaire qui vit une épreuve. Vous savez, le recteur a dit qu'il y a au moins 8 millions de pertes. Et quand on traverse Lourdes, on voit les hôtels fermés, les magasins fermés. C'est comme si on était en hiver. Vous savez, à Lourdes, l'hiver, il y a la grotte, 3 personnes, 4 personnes. C'est impressionnant.
C'est un contexte particulier cette crise sanitaire pour les catholiques. Qu'est-ce que ça a changé dans la pratique de la religion ? D'abord, des croyants moins présents peut-être déjà physiquement ?
Alors, je constate qu'effectivement, il y a en gros 30% de pratiquants qui ne viennent pas pour l'instant, qui ne sont pas retournés à l'église. 30% pourquoi ? Sans doute par peur de la transmission de ce virus. Il y a des personnes âgées. C'est vrai qu'il faut qu'elles soient prudentes. Pendant deux mois et demi, il n'y avait plus de célébration. Ça fait dix week-ends. Dix week-ends, j'ose espérer qu'on ne prend pas le rythme en disant « Bon, finalement, on allait à la messe, on était dans notre lit, dans notre lit, oui, ou dans la fauteuil. »
Justement, vous craignez qu'on se soit habitué à la messe à distance, à la télévision, sur Internet ?
Il faut se poser la question. Il faut se poser la question. Vous savez, moi, j'ai célébré tous les jours pour KTO. Et c'est vrai que les gens, j'ai reçu beaucoup de témoignages disant « C'est formidable, on a la messe chez nous. » Mais c'est très bien, la communion spirituelle, c'est très bien. Mais enfin, il vaut mieux quand même retourner pour avoir une relation, j'allais dire, physique avec le Seigneur.
Comment l'Église compte les faire revenir, justement, physiquement, concrètement ? Ça veut dire que sur les communions, les baptêmes, les messes, vous changez tout un tas de rites ? On ne donne plus l'hostie, par exemple ?
Ah ben, c'est-à-dire que si on est malade, les prêtres peuvent aller voir les malades ou les laïcs aller voir les malades. Si on remet, j'espère qu'on va remettre quand même toutes les célébrations qu'on a supprimées. Les mariages, les pauvres, ils attendent, les communions, les confirmations, tout ça sont des grandes célébrations qu'on n'a pas pu faire.
Et vous dites qu'on peut les faire avec des gestes barrières ?
Ben, je crois qu'il faudra organiser de cette façon. C'est-à-dire qu'actuellement, dans nos églises, il y a une chaise sur deux, il y a le masque, il y a le gel. Voilà, donc peut-être que... Et est-ce que vous craignez de perdre des fidèles, Mgr Chauvet ? Je ne pense pas. Je ne pense pas. Ça a été une épreuve pour les chrétiens, vous savez. Deux mois et demi de confinement, certains l'ont vécu, j'allais dire, de manière positive. D'autres ont été impressionnés par... Mais pourquoi ? Pourquoi ? Vous savez, moi, tous les jours, je sortais pour aller à Saint-Germain-l'Auxerrois. Et donc, je voyais bien les gens qui me disaient, qui m'interpellaient, qui me reconnaissaient.
Alors, mon père, mais qu'est-ce qu'il fait, votre bon Dieu ? Ben, je lui ai dit, attendez, il ne fait rien, mon bon Dieu ! Le virus, ce n'est pas lui qui nous l'a renvoyé. Mais, vous voyez, il y a toujours, et c'est normal, comme après l'incendie, j'ai toujours... Même moi, je posais la question, mais pourquoi, Seigneur ? Vraiment, pourquoi ? Et donc, je crois qu'il faut accompagner tous les gens qui sont, parfois certains, perturbés par cette situation.
Vous évoquez l'incendie de Notre-Dame. Un autre incendie s'est déclaré dans une salle de prière musulmane à Lyon jeudi. Deuxième incident de ce type en une semaine. Vous craignez que, sur fond de crise économique, il y ait exacerbation des tensions interreligieuses ?
Non, je ne le crains pas. Je pense que même, il faut qu'on soit solidaires entre les musulmans, les juifs et les chrétiens, et qu'on soit ensemble. Je pense qu'on a un rôle à jouer précisément au moment de cette pandémie. Je pense qu'on a quelque chose, il y a une parole d'espérance. Je suis frappé qu'on vit ça comme... Bon, ben voilà, c'est une fatalité. Mais non, ce n'est pas une fatalité. Je veux dire, il faut que nous, on puisse ensemble pouvoir travailler pour dire, mais comment nous allons répondre aux questions ? Le président disait, il y a un avant, un après, moi je travaille sur l'après.
Il y a une initiative interreligieuse qui se prépare, ou c'est un appel que vous lancez ?
C'est plutôt un appel. Monseigneur Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, est notre invité en cette veille de 15 août sur France Info. On le retrouve juste après le fil Info. Il est 8h40, c'est avec Mourine Sunniar.
Il y aura des mesures de réciprocité, assure le gouvernement français. Réaction face à l'annonce des autorités britanniques qui impose dès demain une quatorzaine à tous ceux qui arrivent sur son sol en provenance de France. Mesures liées à l'augmentation du nombre de cas de coronavirus dans notre pays. Plus de 2600 nouveaux malades encore hier, mais le nombre de patients hospitalisés reste globalement stable. Deux adolescents de 16 ans mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour violences aggravées soupçonnées d'avoir frappé une infirmière dans un bus de Seine-Saint-Denis mardi. Elle leur demandait de porter un masque.
C'est un hommage solennel national qui va faire du bien aux familles. Frédéric de Saint-Cernin, le directeur général délégué d'Acted, qui sera à l'aéroport d'Orly cet après-midi pour assister à la cérémonie pour les six humanitaires de son ONG tué au Niger dimanche. Invité de France Info ce matin, il dit espérer un discours fort du Premier ministre pour soutenir l'aide humanitaire. Après les vacances, il faut bien rentrer. Des embouteillages aujourd'hui pour les retours. C'est rouge sur toute la façade méditerranéenne. Orange pour le reste du pays. Pour ce qui est des départs, c'est orange sur une grande partie du sud de la France.
Le 8.30 France Info, Julien Anglais, Néhla Latrousse. Avec Mgr Chauvet, recteur archi-prêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Invité aujourd'hui, Mgr, est-ce que vous craignez avec cette crise, une crise financière également de perdre des dons ? On sait qu'ils sont importants pour l'Église.
Oui, parce que nous ne recevons pas de dons de l'État. Donc c'est à la fois notre liberté, et elle est importante, et aujourd'hui on est confronté effectivement à une baisse, j'allais dire des revenus. D'abord les quêtes, nous on vit des quêtes, du denier de l'Église, et les gens, j'allais dire, sont généreux, mais il y a une peur de l'avenir. Et je vois bien que les quêtes, les fidèles sont là, on leur rappelle qu'il n'y a pas eu de quêtes pendant dix semaines, qu'on a besoin de leur argent, donc ils sont quand même généreux, je pense qu'on n'aura pas de soucis à avoir, et la générosité des fidèles sera là. Mais c'est vrai qu'il y a une peur, comme je vous le disais, un manque d'espérance.
D'autant que la crise économique menace, est-ce qu'elle se traduit déjà au niveau des activités caritatives de l'Église ?
Il y a une forte demande de gens qui ont faim. Et là, donc on est au mois d'août, Paris n'est pas encore rempli, bien loin. Mais en revanche, moi je crains en septembre, octobre, à la rentrée, parce qu'on va avoir une forte demande, et bien pour faire un partage, le caritatif, ça marche s'il y a des fonds pour pouvoir partager. S'il n'y a plus rien, s'il n'y a plus de fonds, on ne peut pas partager.
Mais l'Église arrive aujourd'hui, ou en tout cas arrivera, vous avez confiance en sa capacité à répondre à cette aide ? C'est des packages alimentaires qui sont réclamés, c'est ça ?
C'est surtout ça. C'est-à-dire qu'on a besoin de partager surtout les repas. Moi je me dis, en septembre, octobre, les gens vont se rendre compte qu'ils vont être au chômage, plus partiel, mais au chômage, parce qu'il y a bien des boîtes qui vont fermer, obligatoirement. Je vois bien dans mon quartier, Notre-Dame, qui a été marqué par l'incendie, et maintenant qui est marqué par la pandémie. Je vois bien tous les magasins fermés. Et donc, qu'est-ce qu'on a à faire ? Nous, il faut qu'on soit là, au rendez-vous, pour partager, donner à manger. Je ne pourrais pas supporter de voir des gens qui sont en train de crever de faim, et que nous, on ne fasse rien.
Alors on va en parler de la cathédrale Notre-Dame, justement avec ce chantier qui a déjà été arrêté deux fois, à cause de la décontamination, de la pollution au plomb, et puis lors, évidemment, du confinement, est-ce que ça veut dire d'ores et déjà que la réouverture ne se fera pas à la date prévue ?
Non, non, non, comme dit le général Georges Lain, ça sera, peut-être qu'on aura une demi-heure de retard, pour le Tédéum. Mais non, non, non, ça sera bien en 2024. Non, ils travaillent actuellement jour et nuit sur le chantier. Alors c'est vrai que c'est un peu impressionnant, la nuit, de voir ces cordistes, ces gens qui découpent l'échafaudage, qui est bien maintenant, qui a bien baissé, donc ça veut dire qu'on termine...
C'est l'échafaudage autour de la flèche ?
Voilà, cet incendie avait, j'allais dire, cassé naturellement l'échafaudage et surtout scellé. Donc c'est un travail dangereux, parce qu'il ne faut pas faire bouger la cathédrale. Donc on est en train de le faire, et donc je vois, même aujourd'hui, en attendant de venir vous voir, je rencontre un ouvrier qui partait, il avait travaillé 8h cette nuit, sur le chantier, sur l'échafaudage, et je remerciais. Et il me dit, ah non, non, non, ne me remerciez pas, c'est ma maison. Ah ben je lui dis, c'est la mienne aussi. Je lui dis, c'est notre maison. Ah oui, il fait, j'aime Notre-Dame. C'est merveilleux, c'était un bon Africain, mais c'est merveilleux qu'il puisse dire ça.
Et cette flèche qui doit être reconstruite,
à l'identique, c'est une bonne nouvelle ?
Pour moi, oui. Pour moi, oui. Je pense que notre cathédrale est un lieu de transmission. Ça aurait été dommage de ne pas pouvoir transmettre l'œuvre, d'abord, en dessous de la flèche, la charpente, c'est l'œuvre des, quand même, des bâtisseurs de cathédrales, du Moyen-Âge. Il faut apprendre ce savoir-faire. Il faut le passer. Il faut que des jeunes puissent se rendre compte de ce qu'est un charpentier, un compagnon du devoir. Ensuite, la flèche, c'est violer le duc. Donc, c'est peut-être un hommage à violer le duc, qui s'est représenté, d'ailleurs, dans la flèche, au bas de la flèche. Donc, ces statues, il va falloir les remettre.
Donc, de toute façon, je n'avais pas trop peur, parce que je dis, les statues, on va les mettre, ou pas dans un musée, elles ont 3 mètres de haut, c'est énorme. Donc, il y aura toujours violer le duc, qui sera là, qu'on canonise quasi, mais enfin, il faut bien faire des choses depuis le temps, je pense que...
Que vous ont inspiré les débats sur la charpente, justement, qui a priori sera reconstruite en bois, comme celle de la cathédrale de Nantes, où un incendie s'est déclaré début juillet. Est-ce qu'il faut réutiliser du chêne, du bois, pour la charpente de Notre-Dame ?
Oh, je ne vais pas me faire des amis. Moi, je crois. Je crois qu'il faut refaire cette charpente. On va essayer, naturellement, j'imagine, que les ingénieurs, les architectes, vont voir comment on peut arrêter l'incendie. Vous savez, les bâtisseurs du Moyen-Âge, quand ils ont... ils savaient bien que la charpente pouvait brûler. Elle devait. En huit siècles, il valait bien un jour où il y a un incendie. Les voûtes, elles sont faites de telle façon que le feu ne puisse pas rentrer dans la cathédrale. Qu'est-ce qui s'est passé ? Nous, c'est la flèche. C'est la flèche qui est tombée sur la cathédrale et qui a cassé la voûte. Il n'empêche que le feu n'est pas entré dans la cathédrale.
Rien n'a été brûlé dans la cathédrale. Aucune oeuvre d'art qui restait. Les grands tableaux, ils sont là. Donc, ce n'est pas la peur de l'incendie. Je voudrais qu'on puisse susciter des vocations de gens qui puissent refaire. On sait la refaire. Au millimètre près. Donc, en bois. En bois.
Justement, vous évoquez aussi la voûte. À plusieurs reprises, vous avez dit mais de toute façon, on ne connaît pas l'état réel de la voûte tant qu'on n'a pas démonté l'échafaudage. C'est-à-dire qu'à ce jour, on peut encore découvrir des dégâts sur la voûte de Notre-Dame ?
Vous savez, quand nous aurons terminé d'enlever l'échafaudage, on ne sait pas très bien ce qu'il y a en dessous. Donc, c'est là où il va falloir effectivement travailler et découvrir l'ampleur des dégâts. Je pense que c'est là où on va pouvoir faire une analyse exacte de toutes les pierres qu'il va falloir changer, par exemple. Parce que ça, les tailleurs de pierres, ils vont travailler.
On vous a beaucoup entendu vous agacer pendant cette année, ces 16 mois, des lenteurs administratives, notamment lorsque vous aviez voulu installer une statue de la Vierge sur le parvis. C'est réglé les problèmes administratifs ?
Oh ! Que la Vierge Marie vous entende ! Mais non, je pense que c'est la France. La France, c'est que quand vous voulez faire quelque chose, c'est normal. Chaque administration concernée doit... Il faut s'entendre et c'est lent. C'est lent, mais moi, je suis un homme impatient.
la France et son gouvernement qui doit présenter à la rentrée une loi contre le séparatisme religieux qu'en attend l'Église, Monseigneur.
Ouh là ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qu'il y a par derrière ? Voilà. Est-ce que ça vise d'abord l'islam ? Est-ce que ça vise le christianisme, les juifs ?
Qu'est-ce que vous en comprenez pour l'instant des déclarations qui sont faites par le gouvernement ?
Je pense, moi, je vais parler de... J'allais dire pour ma paroisse, je pense que nous, nous sommes en relation avec l'État, j'allais dire de manière positive. L'État, il faut dire depuis 1905, on est rodé. Et je ne pense pas que au Bernardin, le président nous avait encouragé, nous les chrétiens, à faire des propositions et tout. Donc, c'est normal que l'Église soit là.
Vous ne pensez pas être visé ? Vous ne pensez pas être visé par cette loi ?
Non, je ne pense pas.
Et vous pensez qu'une religion en particulier est visée par cette loi ?
Je pense que c'est une façon de dire que attention, quels sont les pôles financiers, quels sont... Nous, il y a une transparence totale. Donc, je pense que pour toute Église, c'est ça qu'ils demandent. Enfin, je pense, mais vous savez, je ne suis pas à la présidence de la République.
Merci beaucoup. Monseigneur Chauvet-Recteur, archi-prêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info ce matin. Merci aussi, Neila Latrousse.
Patrick Chauvet