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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 19 mai 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

FX Bellamy invité d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment définirez-vous le retailloïsme ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    À quoi ressemblera le partenariat avec Laurent Voquetier ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre les LR et le RN ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que le RN pourrait être le supplétif du DLR ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Sur la fin de vie, Bruno Retaillot mettrait-il sa démission en balance ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les gardes-fous de la loi sur la fin de vie vous semblent-ils suffisants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « Nous sommes la droite française. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

BFM TV face- à face à Pauline de Malerbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour François Xavier Bellami.

Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes député européen, vous étiez d'ailleurs le chef de fil LR au Parlement européen et vous êtes aujourd'hui numéro 2 du parti les Républicains, vice-président exécutif des des républicains.

Vous êtes l'un des premiers soutiens de Bruno Retaillot qui a donc, je le disais, plié le match hier. 74,3 % des suffrages des adhérents face à Laurent Voquier. Il est donc élu et très bien élu, président du parti.

Et maintenant et maintenant le travail commence parce que l'essentiel c'est ce qui va se passer à partir d'aujourd'hui. On a maintenant un immense travail devant nous, un immense chemin pour reconstruire une famille politique qui doit pouvoir réunir une majorité de Français pour relever ce pays. Parce que vous savez ce qui compte pour nous, ce qui compte pour Bruno Retaillot et je pense que les Français l'ont senti depuis qu'il est au ministère de l'intérieur.

Les Français l'ont connu, l'ont reconnu. Ce qui compte pour nous, ce qui compte pour lui, c'est pas d'abord un parti, c'est le pays. La France traverse une crise politique profonde et elle ne sortira pas de cette crise sans qu'on ait une vraie alternance, sans qu'on ait un vrai changement avec la politique menée depuis trop longtemps et qu'on puisse faire en sorte d'agir pour tout ce qui aujourd'hui préoccupe les français.

Comment vous définieriez ? On va rentrer évidemment dans le détail ce qu'on peut attendre ou pas d'ailleurs du partenariat avec Laurent Vier. À quoi ça va ressembler ?

Est-ce qu'il peut rester d'ailleurs au gouvernement Bruno Rota ? Est-ce que pour 2027 c'est évident ? En fait, je je me disais c'est quoi le retailloïme si je puis me permettre ?

C'est c'est quoi d'abord ? C'est une constance. Bruno, je le connais depuis des années.

Je ne l'ai jamais vu changer d'opinion au gré des circonstances, au gré des opportunités. C'est quelqu'un qui croit en ce qu'il dit et qui fait ce qu'il croit devoir faire. Et ça tout le monde l'a vu au ministère de l'intérieur.

Ça fait des années qu'on défend avec Bruno la nécessité de retrouver une politique migratoire qui nous permette de maîtriser nos frontières. C'est ce que Bruno est en train d'essayer de faire aujourd'hui à Bovau. Ça fait des années que nous disons que l'insécurité qui monte partout dans le pays est le signe d'un effondrement de notre vie civique, de notre civilité commune.

Et aujourd'hui, Bruno mène ce combat déterminé pour lutter contre ces dans le essayer de faire aujourd'hui. Est-ce qu'il peut se contenter d'essayer de faire ? Aujourd'hui, oui, parce qu'aujourd'hui, on hérite d'une situation infiniment difficile et cette situation fait que il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Nous ne sommes pas rentrer au gouvernement avec Bruno Rotaillot et les ministres qui représentent notre famille politique. Nous n'avons pas fait collectivement le choix de rentrer au gouvernement parce que nous aurions le sentiment d'avoir déjà gagné l'élection présidentielle. Nous savons très bien que ce n'est pas le cas.

Et donc dans ce contexte très incertain, il fallait assumer cette responsabilité pour empêcher que la gauche mélanchonisée ne soit le premier parti à l'Assemblée nationale susceptible de pouvoir revendiquer donc il y a été par défaut vous voulez dire bien sûr on y a été pour faire en sorte d'éviter le pire et pour faire en sorte que ces 2 ans soient aussi utiles que possible au pays maintenant on se fait aucune illusion pour réussir à changer en profondeur la politique migratoire pour sortir de la folie fiscale pour reconstruire un budget sérieux pour faire en sorte de libérer les entrepreneurs et tous ceux qui travaillent tous les jours et qui se sentent asphixiés par le poids des charges pour sortir les impôts de la folie fiscale qu'on connaît aujourd'hui. Pour faire tout ça, il va falloir une majorité claire et forte. Et cette majorité-là, il faut qu'on la construise entre aujourd'hui entre maintenant ce matin et alors jusqu'où est-ce qu'elle va cette majorité ?

On y reviendra dans un instant parce que Laurent Voquetier lui avait dit qu'il était prêt à gouverner avec des alliances qui iraient, je cite de Gérald Darmanain à Sarah Knafo. Mais d'abord Laurent Voquier précisément lui, il dit il a reconnu sa défaite, il dit "Nous devons nous ajouter et non pas nous diviser." Mais il pointe tout de suite un risque, je cite, de diluion dans le macronisme.

Qu'est-ce que vous répondez à ça ? La première chose que je voudrais dire, c'est que Laurent Veoquier aura évidemment un rôle à jouer dans cette famille politique. On a la chance d'avoir eu une élection démocratique, transparente, ouverte, à laquelle 122000 Français ont pu participer.

Cette élection, elle fait le point de départ d'un nouvel élan. Et moi, je voudrais dire d'ailleurs à tous les électeurs de droite qui veulent contribuer à ce travail de reconstruction, c'est le moment de nous rejoindre. On voit qu'il y a un nouvel espoir qui s'est levé et on sera tous unis pour porter cet espoir.

On nous a expliqué que ça allait être la division de la droite, que de nouveau on allait se déchirer, qu'il allait y avoir du sens sur les murs. Ça n'a pas été le cas. On a vécu un vrai débat, une vraie discussion à l'intérieur d'une même famille et maintenant cette famille est unie pour pouvoir reconstruire demain.

Laurent Voquetier, vous dites on est uni mais enfin il a tout de suite pointé ce qui à ses yeux est un problème chez Bruno Rota. C'est le fait d'être à la fois membre d'un gouvernement sous la présidence d'Emmanuel Macron et de l'autre côté président DLR quand il dit le risque c'est la diluion dans le macronisme. Moi je pense que tous les Français l'ont compris.

Bruno Rotaillot en rentrant au gouvernement n'a pas changé d'un yota le discours qu'il tenait et il n'a évidemment pas changé d'avis sur la nécessité des changements très profonds qu'il va falloir porter pour l'avenir du pays. Nous ne sommes pas devenus macronistes. Nous sommes rentrés dans ce gouvernement.

Je le répète, pour éviter que la gauche n'exerce le pouvoir d'une part et d'autre part pour faire en sorte que dans ce contexte où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on fasse au moins ce qui est possible et ce qui est possible c'est déjà beaucoup. C'est la loi narcotrafic qui a été votée à l'Assemblée et au Sénat, portée par le groupe LR initialement au Sénat. C'est bien sûr tout le travail qui se fait aujourd'hui pour la lutte contre la délinquence.

C'est ce que fait Annie Genevar pour soutenir aux agriculteurs. C'est ce que nous faisons aussi depuis le Parlement européen en accord avec euh nos parlementaires nationaux pour porter les changements profonds dont l'Europe a besoin pour que la France soit mieux. Vous avez dû de le renvoquer, il aura un rôle à jouer.

Lequel ? Mais il aura le rôle qu'il voudra jouer dans cette famille politique. Il il représente évidemment un un atout et et je partage totalement son avis lorsqu'il dit que maintenant il faut additionner plutôt que soustraire.

Je n'ai aucune inquiétude sur le fait que dès aujourd'hui nous sommes tous unis autour de Bruno qui est notre chef de fil pour mener ce travail d'ion. Vous lui faites toute confiance. Bien sûr, on a tous conscience et je crois que c'est ça qui fait que la droite a changé et qu'elle suscite un espoir.

Vous savez, on est aujourd'hui le premier mouvement politique en France avec ces 1200 adhérents. Et si les gens viennent et reviennent et certains, je l'ai vu partout dans le pays en allant faire campagne pour Bruno ces dernières semaines, des gens qui n'avaient jamais adhéré au LR, qui n'avaient jamais adhéré à un parti politique ont décidé de nous rejoindre. Pourquoi ?

Parce qu'il voi que la droite a changé et que le premier changement, c'est celui-là. c'est que nous avons tous une conscience très claire que ce qui nous engage ensemble, c'est l'avenir du pays. Et dans la crise politique que la France traverse aujourd'hui, personne ne peut se payer le luxe de division inutile.

Quelle est la différence entre les LR de Bruno Rétaillot et le RN de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ? Mais d'abord, on n'a pas besoin de se comparer pour se définir. Nous, nous sommes la droite française.

Ce que Marine Le Pen n'a jamais réussi à dire d'ailleurs jusqu'à la dernière élection législative et encore aujourd'hui, elle passe son temps à expliquer que le RN n'est pas un parti de droite. Finalement, elle a un point commun avec Emmanuel Macron et elle a parfaitement le droit. C'est la cohérence de sa ligne.

Je lui reconnais d'être totalement clair sur ce point. Elle ne croit pas au clivage droite gauche. Elle ne croit pas qu'il faille qu'à la gauche qui s'assume dans ce pays et qui reconnaît qu'elle est de gauche et qui l'affirme haut et fort, elle ne croit pas qu'à cette gauche-là, il faille qu'un parti politique réponde en disant "Nous sommes la droite." Et bien moi, je crois cela.

Je crois que le clivage gauche- droite structure la vie démocratique dans tous les grands pays, dans toutes les grandes démocraties occidentales. Et je le vois en Europe, vous savez. Mais c'est ça la différence.

C'estàd que quand je vous demande c'est quoi la différence avec le RN, vous me dites "Ben en fait elle elle dit pas que c'est la droite, nous on dit que c'est la droite." Mais c'est pas une question de dire, c'est une question de cohérence, de vision. Au Parlement européen, ce que je vois c'est que les deux grandes forces politiques qui structurent le débat politique, c'est d'un côté nous, la droite européenne, le PPE, de l'autre côté les sociaux-démocrates.

Et le problème, c'est que moi je n'ai pas été macroniste parce que je n'ai jamais cru en même temps et je pense pas qu'on sortira la France de la crise par d'autres en même temps, notamment sur la question du rapport au travail, du rapport à la liberté, du rapport à l'économie. Ce ne sont pas des sujets anecdotiques. Quand Marine Le Pen a le même discours que Jean-Luc Mélenchon sur ces sujets-là, je ne crois pas qu'elle puisse incarner l'espoir dont notre pays a besoin pour sortir de cette crise qui est une crise globale.

La question migratoire, elle est liée aussi aux impasses de notre modèle social. Et si on touche pas aux impasses de ce modèle social qui est devenu un modèle antisocial parce qu'il punit ceux qui bossent, il punit ceux qui travaillent. Marine Le Pen dit la même chose.

Ben pardon. Non. Quand Marine Le Pen à l'Assemblée nationale vote contre la proposition de nos députés pour conditionner le RSA à 15h de travail ou de formation par semaine, c'est tout simple. 15h vous touchez des aides de l'État et bien vous devez en contrepartie vous réengager pour pouvoir trouver un emploi.

C'est la moindre des choses. Marine Le Pen vote contre ça. Donc non, pardon, ça n'est pas la même chose.

François Xavier Bellami, lorsque le prédécesseur au fond de Bruno Rotaillot qui était Eric Set Sie puisqueentre-temps il y a eu une sorte de vac de LR, Eric Setoti lui il a dit "On va s'allier avec le RN. Est-ce que cette option là est absolument totalement refusée par Bruno Rutaillot et par vous ou est-ce que elle est envisageable selon les circonstances ? Mais je pense qu'on a montré très clairement quel était notre choix à ce moment-là.

Et moi je crois que le rôle de notre famille politique qui a traversé bien des difficultés, qui a souvent déçu, qui a souvent manqué à ses responsabilités, c'est de se reconstruire aujourd'hui pour mériter de nouveau la confiance des français. Et c'est ça cette nouvelle page, parce que l'avenir de ce parti, c'est pas de devenir le supplétif d'une autre formation politique, c'est pas de devenir euh l'auxiliaire ni du RN, ni de qui que ce soit d'autre. L'avenir de cette formation politique, c'est de réunir demain de nouveau une majorité de Français autour d'une ligne qui soit claire.

Et je redis et je le redis, je dis pas ça pour un parti, je dis ça pour le pays parce que c'est le seul chemin possible pour que la France se relève. J'ai bien compris mais François Xavier Bami, vous dites "Nous ne serons pas les supplétifs du RN. Euh est-ce que le RN pourrait être le supplétif du du DLR ?

C'est est-ce que à un moment ou un autre, s'ils veulent vous rejoindre, s'il vous propose des alliances, est-ce que vous dit vous pourriez dire oui ? Mais en fait euh la 5e République, c'est pas une logique d'alliance d'appareil et c'est ce qu'il y a de plus important. Non, est-ce que le RN c'est non ?

Et écoutez, je vous le redis, c'est très clair. La 5e République, c'est la proposition politique portée par une formation, par une personnalité qui rencontre une majorité de Français. Et notre devoir, c'est d'être cette formation politique et de porter celui ou celle qui demain réunira une majorité de Français autour d'un projet.

Dites pas le Non, mais on n'est pas dans une situation de toute façon quoi qu'il arrive, on n'est pas dans on n'est pas en Italie, on n'est pas en Allemagne, on n'est pas dans une logique de coalition en France. La situation que le général de G plus pour des raisons de méthodes, c'est plus pour des raisons de méthode que pour des raisons de conviction. Non, mais je viens de vous expliquer nos différences de fond avec le Rassemblée national.

Je vais passer mon temps à expliquer pourquoi on n'est pas dans le même camp. Si j'avais pensé que le RN était l'avenir du pays, moi je porte pas de jugement moral. Je passe pas mon temps à insulter les électeurs et j'irai pas vous expliquer que les gens qui ont voté pour Marine Le Pen sont coupables de l'avoir fait.

Je crois que notre devoir, c'est de les convaincre de revenir. Notre devoir, c'est de montrer que nous méritons leur confiance et que nous pouvons sortir ce pays de la crise. C'est ça le sujet.

Mais maintenant, encore une fois, on va passer 1000 ans à expliquer pourquoi on est différent d'eux. Si on avait dû penser que le RN était l'avenir du pays, on aurait été au RN. On l'a pas fait.

Voilà, on va reconstruire la droite, on est passé par bien des difficultés et maintenant un nouvel espoir se lève et c'est nouvel ce nouvel élan, il va devenir, j'en suis sûr, une promesse pour la vie. Ça veut dire que pour vous, les choses sont évidentes. Désormais, Bruno Retaillot a la légitimité qui lui permet d'avoir le chemin pour 2027.

J'imagine qu'il y aura des étapes supplémentaires, mais au fond, pour vous, il y a une légitimité. Cette élection a donné une légitimité à Bruno Retaillot. Bah, une légitimité forte.

Quand vous avez le premier parti de France en nombre d'adhérents qui vote à 75 % pour élire quelqu'un à sa tête, bien sûr que sa légitimité est très forte. La question de savoir ce qu'il voudra faire lui-même pour l'élection présidentielle, cette question là, elle lui appartient bien sûr. Mais une chose est absolument certaine depuis hier soir, c'est que Bruno Rotaillo sera l'un des artisans absolument déterminants de cette reconstruction de la droite et surtout de la France. au moins trois officiellement en Lis pour représenter une sorte de grande droite et encore trois si on ne compte pas Laurent Voquet qui de fait depuis hier est en plus mauvaise position c'est Édouard Philippe notamment c'est Gérald d'arrmanin c'est Xavier Bertrand tous les trois ont dit leur souhait d'être candidat en 2027 est-ce que ces trois personnages là Édouard Philippe Gérald de Darmanin Xavier Bertrand sont des gens avec qui vous pourriez travailler est-ce qu'il faudra à un moment se départager mais mettons les choses à l'endroit ce qui compte le plus C'est le projet.

Ce qui compte le plus, c'est la ligne, c'est la vision. Et moi, je vous le redis, je n'ai jamais été macroniste parce que je n'ai jamais cru en même temps. Et je pense que il suffit d'écouter les Français.

Je vais partout dans le pays et je les entends parler de la situation de la France pour comprendre que demain, ils vont choisir en 2027 une alternance au macronisme et pas sa continuité. Le but c'est de faire en sorte qu'on arrive à sortir de la crise que le pays traverse. Et je dis pas ça pour distribuer les mauvais points.

Le but n'est pas de juger le passé. Le but c'est de se tourner vers l'avenir. Mais pour incarner l'avenir, il faudra quelqu'un et je crois que Brono a montré la voix hier par la confiance qu'il a suscité quelqu'un qui n'est jamais varié.

Bruno n'a jamais varié. Et cette constance-là, elle est la clé de la confiance retrouvée. François Xavier Bellami, dans le travail qu'il fait avec son autre casquette, celle de ministre de l'intérieur, il y a comme vous le disiez, il essaie de faire, je reprends l'expression que vous avez euh que vous avez utilisé, parfois il n'y arrive pas.

Euh et il y a un certain nombre de points. Il avait demandé, il avait effectué une une liste de personnes sous OQTF jugées particulièrement dangereuses qu'il fallait renvoyer. Au moment où l'on se parle, ils n'ont pas pu être renvoyés.

Jusqu'à quand est-ce que ça peut tenir le essayer de faire ? Mais encore une fois euh la situation politique elle ne change pas et il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Aucun gouvernement aujourd'hui n'aura les moyens de faire exactement ce qu'il voudrait parce qu'aucun gouvernement n'aura une majorité claire au Parlement.

Donc la situation elle est respons à vos yeux. Enfin le moi je vous dire je suis je suis reconnaissant à Bruno Rotaillot d'une chose et je pense que les Français partagent exactement mon sentiment c'est que il n'a sans doute pas gagné tous ses bras de fer, mais il mène des bras de fer. Vous parliez de ces OQTF que l'Algérie refuse de reprendre.

On peut dire que Bruno Retaillot n'a pas encore gagné son bras de fer avec l'Algérie. C'est vrai, mais il mène le bras de fer. Il mène le bras de fer et tant d'autres avant lui ne l'avait pas mené.

Pendant tant d'années, vous avez entendu des gens vous expliquer que tout était normal, que tout allait bien, que tout était sous contrôle. Bruno, lui, ne fait pas comme si tout était normal. Et quand le gouvernement algérien en refusant de reprendre ses ses ressortissants sous au Qutf se rencomplisse d'un attentat à Mulous il y a quelques semaines qui en deuil le sol français parce que celui qui a commis cet attentat, le gouvernement avait tenté par 10 fois de le reconduire en Algérie.

C'est donc le refus du gouvernement algérien qui produit cette insécurité qui ensuite frappe la France. Et bien je vais vous dire une chose très simple. Tant de gouvernants avant Bruno Rotaillot aurait expliqué circuler, il y a rien à voir.

Lui dit c'est inacceptable et on va tout faire et on va mettre la pression. Et la pression elle continue d'être mise par tout le gouvernement d'ailleurs parce que les diplomates qui ont récemment été expulsés d'Algérie diplomat donné lieu à une riposte du gouvernement français. Il faut qu'on continue dans cette voie jusqu'à ce qu'on obtienne jusqu'à ce qu'on obtienne les succès dont on a besoin.

Vous estimez donc là-dessus que Bruno Retaillot a fait plier en quelque sorte puisque plusieurs lignes euh étaient euh euh en concurrence en quelque sorte sur l'attitude à adopté vis-à-vis de de l'Algérie. Vous estimez qu'aujourd'hui c'est la ligne de Bruno Rotaillot qui l'a emporté ? Et ben pendant très longtemps, on prenait des claques et on disait merci.

Aujourd'hui c'est terminé. Et cette ligne là c'est celle du gouvernement. En effet, c'est certain.

Vous ne tendez pas la la joue gauche. Ah ben non, en politique il vaut mieux pas. Vous savez, Max Weber dans le métier et la vocation de politique explique que il y a une chose qui est la la la beauté du de de des des messages de de l'Évangile et une autre chose qui est la réalité.

Donc, il y a le chrétien d'un côté et il y a le philosophe de l'autre et l'homme politique est plutôt du côté du philosophe. Non, ce qui est sûr, c'est qu'il y a d'un côté euh évidemment les convictions qu'il faut défendre, dit Max Weber. De l'autre côté, il y a l'expérience de la responsabilité.

Et la responsabilité, ça implique si on veut vraiment défendre nos convictions, ça implique de mener des combats. Et si nous voulons défendre nos convictions, il va falloir mener des combats dans les qu-il sur la fin de vie ? On sait vos convictions, elles sont aussi celles de Bruno Rotaillot.

Vous estimez que la loi telle qu'elle est en train d'être adoptée par l'Assemblée, la loi sur la la fin de vie est pour vous une loi qui refuse d'accompagner les plus faibles. C'est comme ça que Bruno Rota le dit. Si toutefois elle était adoptée, est-ce que ça fait partie des points sur lesquels Bruno Rotaillot se fait je je devrais mettre presque ma ma démission en en balance ?

Est-ce que elle n'est pas adoptée ? Et moi, je veux dire ma gratitude, ma reconnaissance à tous les parlementaires les Républicains, en particulier à tous les parlementaires de tous les bords d'ailleurs, parce que dans tous les bords, il y a des élus qui aujourd'hui à l'Assemblée nationale alertent sur la dérive que représente cette loi. Et ça n'est pas pour des raisons qui appartiendraient à des convictions particulières.

C'est seulement parce que nous voyons aujourd'hui la réalité dans la vie de notre pays, dans notre système de soins. Moi ce qui me révole, c'est qu'aujourd'hui, on voudrait faire croire aux Français que le choix est entre souffrir et mourir. On est au 21e siècle.

On a plus de moyens que jamais pour soigner et soulager la souffrance. Et le vrai choix, ça n'est pas celui-là. Le vrai choix, il est pour notre société tout entière entre soigner ou laisser mourir.

Moi, je crois que notre société, elle sonorait aujourd'hui de réinvestir dans notre système de soins, de soutenir les personnels soignants sur le terrain. Deuxème loi, c'est l'objet de la loi sur les soins palliatifs. Mais le comité consultatif national d'éthique qui s'était pourtant prononcé en faveur de l'euthanasie avait dit qu'il serait absolument impossible de légiférer sur l'euthanasie avant d'avoir mis en œuvre une vraie application de la loi existante, la loi une vraie inégalité du territoire face à la question de l'accès au squel.

Inégalité est une injustice révoltante. Encore une fois, vous vous rendez compte qu'on parle là de ce qu'il y a de plus essentiel, comment on est et comment on meurt. Ce sont les moments les plus importants de la vie humaine.

La mort la mort aujourd'hui en France est le lieu d'une injustice immense. Vous avez 21 départements dans lequel il y a pas un seul lit de soins palliatifs. Vous avez des gens tous les jours qui auraient besoin des soins palliatifs qui pourraient être soulagés de leur souffrance et qui n'y ont pas accès.

Et quelle est la réponse que certains voudraient leur offrir aujourd'hui ? Et ben vous inquiétez pas, on va vous montrer la sortie. Moi je crois pas que ce soit ça l'humanité, la dignité.

Je crois pas que ce soit ça la justice dont notre pays a besoin. Vous avez entendu la la ministre de la santé qui elle dit "On va mettre un certain nombre de garanties de garde fou, s'assurer que la personne est totalement lucide, que ce n'est pas le médecin seul qui décide, que est-ce que ces gardes fou comme elle dit vous paraissent suffisant ? D'abord, dans tous les pays où l'euthanasie a été légalisé, tous les gardes de fous ont sauté.

Et c'est d'ailleurs ce que promet aujourd'hui des promoteurs, ce que promettent des promoteurs de ce texte. Je pense par exemple à Jean-Louis Touren qui est l'un des artisans de longue date de cette réforme et qui le disait de manière totalement explicite devant les caméras. Ne vous inquiétez pas, au début il y aura quelques contraintes mais ensuite on l'élèvera dans les étapes qui suivront.

Donc on le voit bien. Moi je je suis euh maintenant je passe beaucoup de temps en Belgique au Parlement européen. En Belgique on discute de l'euthanasie des mineurs, de l'euthanasie des détenus.

Donc vous avez redouté que cette loi ne soit que le début. D'abord, c'est certain. Et même dans ce texte de loi tel qu'il est discuté aujourd'hui, je suis désolé mais les gardes fous, j'ai du mal à les voir.

J'ai le sentiment d'ailleurs qu'ils ont tous sauté. Le délai de réflexion pour pouvoir être opéré de de de d'une opération de chirurgie esthétique, c'est généralement autour de 2 semaines en France. Là, ce sera 2 jours.

Vous pourrez avoir accès à la fin de vie sans avoir vu un deuxième médecin, un seul médecin suffira sans collégialité. les les finalement aujourd'hui on le voit bien d'ailleurs les soignants qui sont aujourd'hui à l'Assemblée nationale notamment chez les républicains, je pense à à Philippe Juvin par exemple nous disent aujourd'hui la gravité ce que ça représente pour notre système de soins. Pour faire une opération des dents de sagesse, vous avez besoin de signer un formulaire de décharge.

Là, vous aurez pas besoin de signer un papier pour la mort administrée. Il suffira seulement d'un consentement oral. Est-ce qu'on est vraiment certain de vouloir s'engager dans cette voie ?

Pour ma part, je crois que c'est au contraire le danger qui est devant nous. Merci François Xavier Bami d'avoir répondu à mes questions ce matin. Député européen, vice-président des Républicains.