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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 5 janvier 2018 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

NDDL : "S'l faut faire usage de la force, il faudra avoir ce courage politique", estime le vice-président de LR, Damien Abad

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Vous trouvez pas que ça dure un peu quand même cette décision qui tarde à venir ?

  • 0:36RelanceRéponse directe

    Ça dure un peu trop pour vous ?

  • 1:04FerméeRéponse directe

    Cet aéroport, il faut le faire, c'est la position officielle des Républicains ce matin ?

  • 1:41OuverteRéponse directe

    Vous parliez de l'évacuation de la ZAD, l'opinion évolue sur le sujet, près de 6 Français sur 10 favorables à l'emploi de la force pour déloger les ZADistes, vous êtes d'accord pour un rapport de force ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Mais les ZADistes iront ailleurs ? Il y a une note des services de renseignement publiée dans le Figaro ce matin, qui dit qu'il y a 50 sites, 50 projets potentiels où les ZADistes peuvent venir se mobiliser.

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un maillon fort ou un maillon faible pour vous du gouvernement Gérard Collomb ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:16Invité politiqueFait
    « La position officielle des Républicains a toujours été la même, celle de respecter le suffrage, respecter le référendum, et respecter le choix des Françaises et des Français concernés dans cette zone-là, celui de réaliser cet aéroport »
  • 3:30Invité politiqueChiffre
    « C'est ce gouvernement qui a baissé de 7% les crédits sur la politique de lutte contre l'immigration irrégulière »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « C'est ce gouvernement qui a fait la sortie de l'état d'urgence en France »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « C'est ce gouvernement qui a prôné la politique du retour au cas par cas des djihadistes français »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Les policiers ont raison de demander ce rétablissement des peines planchées »
  • 4:49Invité politiqueFait
    « On revient à la charge pour une question très simple, c'est que les peines planchées permettent de sortir de ce sentiment d'impunité »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Ce serait une folie pure que d'appliquer cette doctrine-là »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « La réalité, la doctrine pour nous, elle est simple, c'est qu'il n'y a pas de retour possible pour les djihadistes français partis en Syrie ou partis ailleurs, en Irak »
  • 8:46Invité politiqueFait
    « Oui, pour une raison très simple, c'est que le droit à la sécurité des Français l'emporte sur les droits à la défense des djihadistes français »
  • 12:04Invité politiquePromesse
    « j'attends que le président de la République assume aussi cette promesse-là qui était de créer plus de 10 000 places de prison supplémentaires »
  • 19:30Invité politiqueChiffre
    « 23 milliards d'euros d'impôts supplémentaires »
  • 19:36Invité politiqueFait
    « les retraités seront effectivement les grands perdants parce qu'ils n'auront pas de compensation par les baisses de cotisations »
  • 21:39Invité politiqueFait
    « la liberté de la presse et des journalistes emprisonnés »
  • 21:45Invité politiqueFait
    « il n'est absolument pas question pour nous de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne »
  • 21:50Invité politiqueFait
    « nous ne voulons pas d'une Europe élargie et là aussi nous attendons que le président de la république dise clairement les choses »

Temps de parole

  • Damien Abad67 %
  • Invité23 %
  • Invité 23 %
  • Présentateur3 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Et l'invité de France Info ce matin est Damien Abad, député Les Républicains de l'Ain et vice-président des Républicains. Yael Gauze. Bonjour Bruce, bonjour M. Abad.

0:21
Invité

Bonjour. C'est reparti donc ce matin pour des consultations, et ça va durer toute la semaine prochaine à Matignon, sur l'avenir de Notre-Dame-des-Landes. Vous trouvez pas que ça dure un peu quand même cette décision qui tarde à venir ? On a compris, il y a eu un rapport au mois de décembre qui plaidait plutôt pour un plan B. Ça dure un peu trop pour vous ?

0:37
Damien Abad

Oui, ça dure un peu, et surtout on a le sentiment que le gouvernement veut biaiser dans cette question centrale. C'est une question de la mise en jeu de l'autorité de l'État sur Notre-Dame-des-Landes. Et la question de l'évacuation ne pourrait à elle-même suffire si dans le même temps l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne se réalisait pas, alors même qu'il y a eu un référendum, alors même que la population localement y est favorable. Et qu'une évacuation sans la mise en place de cet aéroport serait en fait une reddition en grâce campagne de ce gouvernement.

1:04
Invité

Cet aéroport, il faut le faire, c'est la position officielle des Républicains ce matin ?

1:08
Damien Abad

La position officielle des Républicains a toujours été la même, celle de respecter le suffrage, respecter le référendum, et respecter le choix des Françaises et des Français concernés dans cette zone-là, celui de réaliser cet aéroport, parce qu'on a besoin dans ce pays d'avoir des investissements pour développer économiquement l'ouest de la France, et parce qu'on a besoin tout simplement de respecter la légitimité populaire. D'ailleurs, le Président de la République lui-même s'y était engagé, et donc il faut avoir un respect de la parole donnée, et l'évacuation ne serait pas suffisante si dans le même temps il y avait un abandon de cet aéroport.

1:41
Invité

Vous parliez de l'évacuation de la ZAD, l'opinion évolue sur le sujet, près de 6 Français sur 10 favorables à l'emploi de la force pour déloger les ZADistes, résultat de notre enquête au DOXA d'Enso Consulting pour le Figaro et France Info, publié ce matin. Vous êtes d'accord pour un rapport de force ?

1:59
Damien Abad

Les Français ont raison, il faut respecter l'état de droit. L'état de droit, il y a des règles, et les règles doivent être respectées par tout le monde, et qu'on ne peut pas toujours satisfaire aux minorités à distance. Il y a une majorité, une majorité parfois silencieuse, qui s'exprime, qui s'est exprimée sur ce sujet, et que donc l'état de droit doit être respecté, et que si pour faire respecter l'état de droit, il faut en venir à l'usage de la force, et bien il faudra effectivement avoir ce courage politique.

2:21
Invité

Mais les ZADistes iront ailleurs ? Il y a une note des services de renseignement publiée dans le Figaro ce matin, qui dit qu'il y a 50 sites, 50 projets potentiels où les ZADistes peuvent venir se mobiliser. Oui, et c'est un vrai enjeu pour la France.

2:33
Damien Abad

Est-ce que la France est un pays qui finalement va à chaque fois abandonner ses investissements, ses projets à caractère économique aux mains des minorités agissantes, ou est-ce qu'on aura le courage d'aller jusqu'au bout de ses intentions ? Dans le même temps, quand vous voyez la Chine, quand vous voyez les Etats-Unis, d'autres pays qui eux se développent, qui très rapidement construisent soit des aéroports, des ponts ou des infrastructures majeures, dans ce pays en France, il n'y a plus d'infrastructures majeures depuis plusieurs années.

2:57
Invité

Et le ministre en première ligne sur ce dossier, on le sait, c'est Gérard Collomb, qui a beaucoup, beaucoup de dossiers sur son bureau en cette rentrée de janvier. Sa notoriété est faible d'après notre sondage, 6 Français sur 10 ne le connaissent pas. Popularité aussi relativement faible, 53%, c'est beaucoup moins qu'Emmanuel Valls à la même époque quand il était à l'intérieur. Est-ce que c'est un maillon fort ou un maillon faible pour vous du gouvernement Gérard Collomb ?

3:22
Damien Abad

Ce sondage est surtout le résultat de l'angélisme ambiant de ce gouvernement. C'est ce gouvernement qui ne veut pas rétablir les peines planchées. C'est ce gouvernement qui a baissé de 7% les crédits sur la politique de lutte contre l'immigration irrégulière. C'est ce gouvernement qui a fait la sortie de l'état d'urgence en France. Et c'est ce gouvernement qui a prôné la politique du retour au cas par cas des djihadistes français.

3:44
Invité

Gérard Collomb est-il un bon ministre de l'Intérieur ?

3:46
Damien Abad

Donc à partir de là, Gérard Collomb applique la politique que le président de la République lui demande. Et cette politique aujourd'hui, c'est celle d'un angélisme laxiste que les Français refusent en masse.

3:57
Invité

Benjamin Griveaux, vous en parliez, porte-parole du gouvernement, a réagi sur la question des peines planchées. C'était hier matin chez nos confrères de RMC. J'ai entendu le débat sur les peines planchées. C'est à chaque fois qu'on a un fait, on fait une loi. Ça c'était la règle des 15 dernières années qui fait qu'on a eu un nombre de lois invraisemblable sur la question de sécurité et qu'on voit bien que ça n'a pas d'effet. Que les peines planchées, le syndicat de la magistrature vous l'explique, ça ne change rien aux attaques sur policiers.

Vous avez déjà des dispositifs dans la loi qui permettent de réprimer plus durement les atteintes pour les personnes qui sont dépositaires de l'autorité publique, en l'occurrence là, ces policiers. Elles ont été retirées en 2014 les peines planchées parce que ça ne fonctionnait pas. Pourquoi vous revenez encore à la charge aujourd'hui, Damien Abad ?

4:37
Damien Abad

D'abord, les policiers ont raison de demander ce rétablissement des peines planchées. On revient à la charge pour une question très simple, c'est que les peines planchées permettent de sortir de ce sentiment d'impunité. Et pour qu'elles fonctionnent, il faut aussi corriger la non-exécution des peines. Et donc il faut que les peines planchées soient accompagnées d'une meilleure exécution des peines. C'est ça l'enjeu. Mais quand je vois le gouvernement envoyer une fin de non-recevoir ce sujet, je dis que c'est une faute politique majeure parce qu'aujourd'hui, on a besoin effectivement de retrouver en France ce sentiment du respect de la légalité de l'autorité de l'État.

5:12
Invité

Autre dossier suivi de très près par le ministère de l'Intérieur, la Corse. Mais pas par Gérard Collomb, celui-là, par sa collègue Jacqueline Gourault, qui a donc été nommée Madame Corse du gouvernement pour mener le dialogue avec la nouvelle collectivité unique. L'accueil risque d'être assez froid. Si l'on écoute les mots de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, il veut des réponses rapides sur le rapprochement des prisonniers. On peut bien sûr discuter, on peut discuter de tout, on peut discuter des modalités, on peut discuter des priorités chronologiques.

Mais il est tout à fait clair que, s'agissant des prisonniers recherchés par exemple, il est impossible pour nous d'imaginer à un seul instant que ceux qui ont payé le prix fort pour défendre la Corse ne soient pas pris en compte dans une solution politique. Alors imaginons, vous seriez Jacqueline Gourault ce matin, vous prendriez l'avion pour la Corse. Dans quel état d'esprit vous iriez là-bas ? Comment vous mèneriez la négociation alors que les nationalistes ont maintenant tous les leviers du pouvoir là-bas ?

6:06
Damien Abad

D'abord, je crois que c'est le rôle du ministre de l'Intérieur que d'aller en Corse et d'expliquer la politique de l'État français en Corse et pas forcément de sa secrétaire d'État. Ensuite, je pense que la Corse a le droit à une identité, un droit à l'expérimentation et il y a cette fameuse insularité qui est importante à prendre en compte. Mais je le dis aussi, la Corse fait partie de la France et que donc le respect de l'État de droite doit s'appliquer partout, y compris en Corse.

Et que donc il ne faut pas qu'on aille sur une surenchère politique permanente, je pense que c'est sous l'autorité du Premier ministre, à l'État, de pouvoir accompagner la Corse dans son processus de développement économique. Ce que vous dites n'est pas plus clair que ce que fait l'exécutif aujourd'hui en la matière ? Non, c'est très clair. Concrètement, sur le rapprochement des prisonniers par exemple ? Concrètement, mais ce n'est pas un sujet. Il n'y a pas de prisonnier politique en France.

La réalité aujourd'hui, très concrètement, c'est que le sujet pour la Corse, c'est le droit à la différenciation, c'est le droit à l'expérimentation, c'est de prendre en compte l'insularité des particularismes locaux importants. Justement, il y a une réalité géographique, bien entendu. Il y a une réalité géographique qui peut concerner,

7:13
Présentateur

qui pourrait justifier un rapprochement des prisonniers.

7:15
Damien Abad

La réalité géographique, en tout cas, justifie certainement une adaptation de la fiscalité sur tel ou tel aspect, justifie telle mesure économique et qu'il soit pris en faveur de la Corse. Mais je ne crois pas que le premier sujet et le sujet principal et le plus important soit celui de la question des prisonniers.

7:32
Présentateur

L'invité de France Info ce matin est Damien Abad, député de l'Ain et vice-président des Républicains.

7:37
Invité

Et un autre dossier qui concerne à la fois l'intérieur et la justice, que faire des revenants ? Ce sont ces djihadistes français qui ont combattu et qui ont été arrêtés en Irak ou en Syrie. Certains écrivent au président, Émilie Koenig par exemple, arrêté en Syrie, demande à être rapatrié pour lui demander d'être jugé en France. Ce serait du cas par cas, nous disait l'Élysée. Mais en écoutant Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement hier sur RMC, on se dit que la doctrine évolue. S'il y a des institutions judiciaires qui sont aujourd'hui en capacité d'assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés, elles seront jugées là-bas.

Les jugés de préférence sur place, c'est ce que dit aussi la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Mais vous êtes d'accord avec ça ? Il n'y a pas un risque de procès inéquitable là-bas ?

8:21
Damien Abad

Je demande solennellement au nom des Républicains à ce que le gouvernement français et le président de la République reviennent sur sa doctrine du cas par cas sur les djihadistes français. Ce serait une folie pure que d'appliquer cette doctrine-là. La réalité, la doctrine pour nous, elle est simple, c'est qu'il n'y a pas de retour possible pour les djihadistes français partis en Syrie ou partis ailleurs, en Irak. Pourquoi ? La porte est fermée. Oui, pour une raison très simple, c'est que le droit à la sécurité des Français l'emporte sur les droits à la défense des djihadistes français.

8:54
Invité

Ce ne sont plus des Français pour vous qui ont des droits de défense ?

8:57
Damien Abad

Bien entendu, ce n'est pas ce que nous disons. Nous disons simplement qu'il ne peut pas y avoir une fermeté à géométrie variable sur ce sujet aussi important pour la sécurité des Français. Surtout quand, dans le même temps, la secrétaire d'État, Mme Gourault, nous explique à l'Assemblée nationale que tous les djihadistes qui sont revenus sur le territoire français ne sont pas eux-mêmes emprisonnés.

Donc la réalité, c'est que nous demandons au président de la République de clarifier sa position parce que la position du porte-parole, même si je salue le fait qu'elle aille davantage dans notre sens et elle évolue, elle n'est pas si claire que cela parce qu'on sait très bien que dans la partie nord-est de la Syrie qui était tenue aujourd'hui par les Kurdes, tout le monde sait qu'il n'y a pas un respect d'un procès, je dirais, au sens de la Convention internationale des droits de l'homme. Donc il faut clarifier cette situation et sortir de cette politique du cas par cas qui a été présenté par la présidente. Ceux qui sont déjà revenus doivent repartir ?

Mais pour ceux qui sont déjà revenus, non, on le sait très bien, ils doivent être jugés en France, ils doivent faire l'objet d'être jugés pour ces crimes-là et surtout, ils doivent être mis sous contrôle et emprisonnés. Mais vous voulez une justice d'exception pour eux ? Non, ce n'est pas une justice d'exception. Nous disons simplement une chose, c'est que quand on part en Syrie ou en Irak pour le djihad, on se sort soi-même de la communauté nationale et des principes de cette communauté-là. Il n'y a pas de retour possible, pas de réparation possible ?

Il n'y a pas de retour possible pour celles et ceux qui prônent le djihadisme armé, pour celles et ceux qui ont fait de la propagande à l'étranger.

10:34
Présentateur

Ça signifie que vous ne faites pas confiance à la justice française ? Elle ne serait pas exemplaire et sévère ? Absolument pas. Moi, j'ai un grand respect

10:41
Damien Abad

pour la justice française. Ce n'est pas une question de confiance à la justice française. C'est une question de sécurité pour les citoyens français. On le sait.

10:49
Présentateur

La justice doit assurer la sécurité aussi par ces décisions ?

10:52
Damien Abad

Oui, malheureusement, on le sait. Quand vous avez des personnes qui reviennent comme cela, il y a parfois des personnes qui puissent se retrouver plus ou moins, pas forcément emprisonnées et que donc, on ne peut pas accepter cette politique du cas par cas. Je le dis très clairement, la politique du en même temps en matière de terrorisme n'est une politique

11:13
Invité

qui n'est pas acceptable aux yeux des Français, aux yeux des Républicains. On parlait de Nicole Belloubet, garde des Sceaux. Beaucoup d'annonces dans son ministère cette semaine, dont le lancement d'un appel d'offre pour équiper en téléphone plus de 50 000 cellules en France. Y êtes-vous favorable chez les Républicains à ces téléphones en cellules ? Mais là encore,

11:27
Damien Abad

il y a un décalage entre la réalité que vivent les Français et ce que propose le gouvernement. On sait très bien que ce n'est pas en mettant en installat des téléphones fixes qu'on va résoudre le problème des difficultés en prison. La réalité, c'est quoi ? C'est que moi, je me mets à la place de celles et ceux qui nous écoutent, qui nous disent moi, je n'ai pas accès à la 4G, je n'ai pas accès à la fibre optique, je n'ai pas accès forcément aux téléphones portables et dans le même temps, on va équiper les prisons. La réalité, c'est quoi ? C'est pour éviter les trafics, vous savez.

Non, enfin, mettre des téléphones fixes pour lutter contre les trafics pour les téléphones portables, c'est quand même jeter le bébé avec l'eau du bien. La réalité, c'est quoi ? La réalité, aujourd'hui, c'est que nous manquons de place en prison. Et donc, nous devons, j'attends que le président de la République assume aussi cette promesse-là qui était de créer plus de 10 000 places de prison supplémentaires. Je crois davantage aux cellules individuelles comme un moyen de réinsertion des personnes qui sont en prison, davantage que sur l'installation des téléphones fixes.

12:18
Invité

Et on reste dans le domaine judiciaire avec ce projet de loi dont Emmanuel Macron a parlé lors de ses voeux à la presse mercredi. C'est un projet de loi avant la fin de l'année pour lutter contre les fake news, la propagation de fausses nouvelles. On pense à Hillary Clinton aux Etats-Unis, mais aussi Emmanuel Macron lui-même qui avait été victime de fausses rumeurs pendant la campagne notamment diffusée par l'agence de presse russe Spoutnik. Est-ce que vous avez des craintes par rapport à ce projet de loi ? Marine Le Pen a tweeté ceci hier. La France est-elle toujours une démocratie si elle muselle ses citoyens ? Très inquiétant. Fin de citation.

12:50
Damien Abad

D'abord, Emmanuel Macron n'a pas été le seul candidat à l'élection présidentielle malheureusement à être victime de fake news. Vous pensez à qui ? Je pense à d'autres candidats à l'action présidentielle. Je pense à d'autres candidats à l'élection présidentielle. Vous savez comment ? La deuxième chose que je veux dire c'est qu'on pourrait... La deuxième chose que je veux dire c'est qu'on pourrait... Quelle fake news sur François Fillon ? Vous pouvez juste préciser en effet. Le cas d'arranger c'était fake news ? Non, non, c'est pas ce que j'ai dit. Non, encore une fois. Il y a eu des fake news sur plusieurs sujets et pas forcément sur la question de l'affaire Fillon en tant que tel.

C'est quelque chose qui est communément partagé et qui n'est pas le seul fait et le seul appanage d'Emmanuel Macron. Vous avez un exemple de fake news qui aurait touché François Fillon ? Non, mais par contre je dis que si on va aller jusqu'au bout de ce projet de loi alors étendons-la aussi aux membres du gouvernement parce qu'une des fake news c'est de dire par exemple que le pouvoir d'achat des français va augmenter en 2018 alors que l'INSEE nous a démontré qu'il y aurait 4 milliards et demi d'impositions supplémentaires. On parle de la fake news en campagne électorale. Au-delà de ça je me méfie de tout ce qui concerne deux remarques.

La première c'est que je me méfie de la stratégie de diversion qui a été quand même une stratégie de François Hollande qui est de vouloir je dirais monter sur un certain nombre de sujets pour éviter les grands problèmes des français que sont la lutte contre le chômage la lutte contre l'immigration ou la question de la lutte contre le terrorisme.

Deuxième chose de remarque c'est que oui il y a un enjeu bien entendu sur les rapports entre les médias la politique et on voit bien aujourd'hui cette évolution avec cette instantanéité des réseaux sociaux mais je dis attention attention à ce que la liberté de la presse soit bien entendu préservée et attention à ce que l'autorité de l'état c'est de faire respecter la légalité ce n'est pas de contrôler la vérité et que donc là il y a un enjeu démocratique très important. Que feront les républicains quand le texte arrivera à l'Assemblée ?

Écoutez nous verrons vous savez qu'on est une opposition libre et responsable qui choisissent en fonction de l'intérêt général et l'intérêt des français donc nous verrons ce qu'il y a dans ce texte pour je vous le dis très clairement il y a deux lignes rouges à ne pas franchir celle de la liberté de la presse et celle du fait qu'on n'aille pas sur le contrôle de la vérité et la deuxième chose c'est que ça ne soit pas une loi qui soit une loi de réaction justement mais que ça soit une loi qui à ce moment là réfléchisse à ce sujet sachant que le droit existe déjà et que la loi sur la liberté de la presse de 1881 est finalement très claire sur un certain nombre de sujets et donc c'est l'avantage pour nous un problème d'application de la loi que de mise en oeuvre

15:06
Invité

d'une loi supplémentaire. Donc sceptique la semaine prochaine Matignon veut aller vite comité interministériel sur la sécurité routière Edouard Philippe souhaite que la route que la vitesse sur les routes nationales et départementales passe de 90 à 80 km heure est-ce que les républicains sont sur la même ligne ?

15:21
Damien Abad

Non parce que les études l'ont montré il n'y a pas malheureusement de corrélation entre la réduction de la vitesse et la réduction du nombre de morts sur les routes C'est pas ce que dit la sécurité routière qui évoque entre 300 et 400 morts de moins c'est une évocation théorique ce que disent les pays qui l'ont appliqué le démontre très clairement je dis aussi que si on veut aller sur cet enjeu-là qui est un enjeu fondamental de la sécurité routière il y a aussi la question de l'état de notre réseau routier j'ai été président d'un département le président du département de l'Ain qui a un réseau routier très important et bien aujourd'hui l'une des plus grandes causes d'accidentologie en France c'est le mauvais entretien des routes ou le manque d'investissement dans ces routes et bien que l'état finance et accompagne les collectivités locales dans un meilleur entretien des routes pour éviter les accidents

16:03
Invité

Vous trouvez que c'est une mesure anti-rurale anti-campagne pour les gens qui vont au travail c'est ça que vous défendez chez les républicains ? C'est pour ça que vous ne voulez pas

16:11
Damien Abad

que la vitesse soit réduite ? Non je n'ai pas dit que c'était une mesure anti-rurale je dis simplement que c'est une mesure qui ne répondra pas à l'objectif affiché et qui finalement sera vécue comme une partie des français comme une taxation supplémentaire donc à partir de là je crois que la sécurité routière c'est un enjeu prioritaire d'ailleurs à l'époque Jacques Chirac l'avait lui-même fait comme cela et qui mérite qu'on l'accompagne pas simplement par une mesurette mais par un panel de réformes

16:36
Présentateur

Damien Abad est l'invité de France Info ce matin député de l'un vice-président

16:44
Invité

des républicains Yael Gauze Ne le prenez pas mal Damien Abad mais il y a un homme qui est vivement recherché en France aujourd'hui dans la classe politique il s'appelle Laurent Wauquiez

16:51
Locuteur non identifié

Nous avons perdu et nous avons beaucoup déçu nous avons même parfois écoeuré les français je veux construire une nouvelle droite avec des nouveaux visages une nouvelle génération tout changé

17:05
Invité

C'est un extrait de ses voeux dimanche avec un militant pianiste peut-être derrière je ne sais pas vous savez qui joue du piano derrière Laurent Wauquiez non je ne sais pas du tout depuis dimanche plus rien ou presque deux tweets j'ai compté c'est comme ça que votre chef espère devenir le premier opposant Emmanuel Macron

17:20
Damien Abad

bah écoutez en tout cas c'est pas forcément en étant tout le temps à Paris 7 jours sur 7 qu'il considère que la droite va retrouver le coeur des français

17:28
Invité

vous avez vu la rentrée elle est là quand même il y a des dossiers lourds on ne l'entend pas

17:31
Damien Abad

Laurent Wauquiez d'abord c'est exprimé par un réseau social ensuite il est au plus près des français je vous rappelle qu'il est président il est en vacances non je vous rassure c'est vous qui l'est le père en ce moment il est président il est président de la région qui est la grande région Auvergne-Rhône-Alpes et la volonté de Laurent Wauquiez non absolument pas il est au travail la volonté de Laurent Wauquiez et bien il est au travail vous savez que c'est la deuxième région de France que c'est une région où il y a beaucoup de mesures à mettre en oeuvre après la gabégie socialiste qui a été celle vécue par cette région là et qu'au delà de cela il y a aussi la volonté de retrouver que la droite retrouve les français à partir de nos territoires et ça c'est une grande différence effectivement avec La République En Marche c'est que nous nous croyons en la France des territoires nous croyons en l'ancrage territorial et nous pensons qu'il faut parler à tous les français et que donc Laurent Wauquiez et bien c'est pas parce qu'il n'est pas 7 jours sur 7 à Paris qu'il est absent de ces grands débats bien au contraire il prend le pouls auprès des français et je pense que sur ce sujet là comme sur d'autres il a clairement raison parce que la droite reviendra par la France

18:34
Invité

des territoires et par les classes populaires ce qui était frappant dans les deux vidéos mises en ligne dimanche par Laurent Wauquiez et par Marine Le Pen vidéo de vœux c'était la proximité des thématiques abordées le respect des valeurs de civilisation de la France la défense des classes moyennes des territoires vous le disiez pourquoi ne pas vous retrouver un jour sur des élections locales par exemple avec des alliances

18:54
Damien Abad

je vous le redis c'est Marine Le Pen qui vous le propose je vous le redis ici très clairement il n'y aura jamais d'alliance avec le Front National

19:01
Invité

mais quand le fond du propos se rapproche

19:04
Damien Abad

non mais attendez ça veut dire quoi ça veut dire qu'on n'a pas le droit dans ce pays de parler des classes moyennes sans être accusé finalement de plagier avec Madame Le Pen la vérité c'est que la droite elle a trop reculé sur ses convictions elle a trop reculé sur ses valeurs et c'est comme ça que le Front National est monté et que la volonté que nous avons avec Laurent Wauquiez c'est de reparler au cœur de notre électorat et le cœur de notre électorat c'est notamment les classes moyennes qui vont être matraquées fiscalement encore ce mois-ci par la mise en place de la CSG 23 milliards d'euros 23 milliards d'euros d'impôts supplémentaires ça concerne tous les français et pas seulement les retraités les retraités seront effectivement les grands perdants parce qu'ils n'auront pas de compensation par les baisses de cotisations mais la réalité c'est quand même celle-là et 23 milliards d'euros supplémentaires ça va se sentir sur la feuille d'impôt et sur la feuille de paix et donc face à ce matraquage des classes moyennes Laurent Wauquiez a raison de dire que nous défendons celles et ceux qui travaillent celles et ceux qui paient toujours tout et qui n'ont jamais droit à rien dans ce pays et que ça c'est un enjeu de société qui est un enjeu très important pour préserver le lien social entre les français

20:01
Invité

en 2009 je crois vous étiez le Benjamin ou l'un des Benjamin du parlement européen c'est ça ? oui il paraît que ça ne dure pas ça ne dure pas pro-européen jeune centriste à l'époque pour arriver à grimper dans la garde rapprochée de Laurent Wauquiez est-ce que vous avez dû mettre en sourdine ces convictions-là europhiles ? absolument pas

20:16
Damien Abad

et moi je n'ai changé sur aucune conviction quand j'ai soutenu Bruno Le Maire je prenais déjà la baisse de la CSG que je défends je vous parle du projet européen je vous prends un exemple concret que je défends toujours avec Laurent Wauquiez et sur le projet européen je suis très attaché à ce que les républicains défendent l'Europe avec quelle tête de liste

20:33
Invité

pour les européens ?

20:34
Damien Abad

ça nous verrons bien mais pas l'Europe technocratique béate et fédéraliste telle que la république en marche va le faire mais une Europe des projets une Europe concrète qui répond aux grands enjeux de ce monde la lutte contre le changement climatique la question des réfugiés la question des flux migratoires la question du développement économique la question de l'énergie et plein d'autres questions encore et je vous rassure là-dessus nous défendrons l'idée c'est pas la campagne des européennes ça ne sera pas pour ou contre l'Europe parce que l'Europe elle est un fait la question ça sera quelle Europe nous voulons et bien nous nous voulons une Europe des projets et une Europe au concret

21:03
Invité

ce midi Recep Tayyip Erdogan reçu à l'Elysée déjeuner en l'honneur du président turc avec Emmanuel Macron lors de ses voeux à la presse il a dit qu'il fallait parler à tout le monde elle vous choque cette visite d'Etat vous ? non elle ne me choque pas

21:15
Damien Abad

je crois qu'il n'y a pas à polémiquer sur ce déjeuner la Turquie est un pays important géographiquement stratégiquement un partenaire économique non un partenaire économique important mais par contre nous demandons deux choses la première c'est qu'il y a une exigence absolue du président de la république sur la question des droits de l'homme et sur la question bien entendu de la liberté de la presse et des journalistes emprisonnés et la deuxième ligne rouge que nous fixons c'est qu'il n'est absolument pas question pour nous de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne d'ailleurs ni de la Turquie ni des Balkans nous ne voulons pas d'une Europe élargie et là aussi nous attendons que le président de la république dise clairement les choses

21:54
Invité

toute dernière question malaise à droite chez certains qui ne savent plus très bien où ils habitent s'ils doivent soutenir Laurent Wauquiez ou se rapprocher d'Emmanuel Macron Christian Estrosi sur France Inter ne tarie pas d'éloge sur la politique migratoire d'Emmanuel Macron

22:07
Locuteur non identifié

force est de constater que là où souvent la droite a prétendu réclamé pris quelques mesures elle n'est jamais allée aussi loin dans ce domaine très vite vous comprenez ce positionnement

22:22
Damien Abad

écoutez moi j'ai connu le Christian Estrosi proche de Nicolas Sarkozy qui défendait le rétablissement des peines planchers qui défendait le rétablissement de la double peine donc je demande simplement est-ce qu'il y a une constance et une cohérence dans cela je dis tout simplement qu'aujourd'hui moi je souhaite que notre famille de républicains soit à nouveau unie et rassemblée autour de Laurent Wauquiez qui a acquis une légitimité populaire et démocratique incontestable avec cette élection à la tête des républicains

22:44
Présentateur

merci beaucoup Damien Abad bonne journée