Lecornu II : un gouvernement en sursis ? | Chaque voix compte - 15/10/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi deux motions de censure distinctes ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Le gouvernement Lecornu va-t-il tomber demain matin ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les chances de survie du gouvernement après le vote ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Comment se déroule le vote d'une motion de censure ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les socialistes ne voteront-ils pas la censure ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quels sont les inconnus du vote de demain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Sébastien LecornuFait
« Une motion de censure est une motion de dissolution. »
- 9:00Sébastien LecornuFait
« Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. »
- 23:00Benjamin MorelFait
« Cet amendement est-il un cavalier législatif comme le dit le Rassemblement national ? Probablement pas. »
- 26:00Bénédicte FoucherFait
« Vous avez le doublement des franchises médicales. »
- 29:00Bénédicte FoucherFait
« La fin de la majoration des allocations familiales à partir de 14 ans, elle passera à partir de 18 ans. »
- 32:00Bénédicte FoucherFait
« Vous avez la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes qui sont en maladie de longue durée. »
- 39:00Bénédicte FoucherChiffre
« Le gel du barême de l'impôt fait que 200000 nouveaux ménages vont entrer dans l'impôt en 2026. »
- 45:00Anaïs Belloisa SheriffiFait
« Nous voterons tous ensemble la censure demain avec notamment des écologistes et le groupe GDR aussi. »
- 54:00Anaïs Belloisa SheriffiChiffre
« Nous avons réussi à avoir un budget à l'équilibre bien au-delà du déficit annoncé ce jour par monsieur. »
- 2:00Promesse
« La suppression de la réforme des retraites. »
- 6:00Fait
« Il faut aussi que vous les journalistes, vous puissiez dire que c'est comme si au collège on avait math français et sport en même temps. »
- 8:00Chiffre
« 19 milliards d'euros d'impôts nouveaux l'année prochaine. »
- 10:00Fait
« Nous assumons que ce chiffre n'est qu'une estimation. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Loup Fritel, journaliste à Paris Match. Bonsoir Loup.
Bonsoir. Et Laurent Guimier est là aussi. Bonsoir Laurent.
Vous allez bien tous les deux ? Ça va très très bien. Tant mieux.
C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir. L'Assemblée nationale qui reprend donc le cours normal de sa vie. Séance de questions au gouvernement cet après-midi, la première depuis le 8 juillet, mais tout peut s'arrêter dès demain.
Deux motions de censure RN et LFI sont examiné à 9h demain matin. Le gouvernement le Cornu est de toute façon en surcis. S'il échappe à la censure demain, quelles sont ses chances de passer Noël ?
Et bien, on va en parler ce soir avec Benjamin Morel, constitutionnaliste. Bonsoir et merci d'être là au côté de Benedicte Foucher, rédactrice en chef chez AO spécialiste des questions de retraite. Bonsoir Benedict.
Et Frédéric Daby, directeur du pôle opinion à l'institut Ifop. Bonsoir et merci d'être là. Nous en parlerons aussi dans les offs de loup avec Loup Fritel.
Ah bah c'est encore le cirque chez LR et la ligne devient de plus en plus illisible. Et puis à 20h ce sera quelle histoire avec Laurent Guimier ? ou j'ai passé au pf les premiers pas des des petits nouveaux du gouvernement ceux de la société civile et comme à chaque fois c'est pas évident de devenir une femme ou un homme politique du jour au lendemain.
C'est sûr. On poursuivra la discussion dans la deuxième partie de chaque voie compte avec la question qui fâche. Êtes-vous prêt à parlementer le gouvernement le Cornus il échappe à la censure va-t-il engendrer enfin un budget ?
Et bien on en débattra avec trois députés. Anaïs Belloisa Sheriffi député LFI. Arold Duvart député Liotte et Thbao Basin député LR.
Et puis ensuite à 20h30, ce sera Bourbon Express avec Marco Pomier, le journal de l'Assemblée nationale. Vous allez voir, ça a été chaud bouillant aujourd'hui. On attend évidemment vos questions ou vos réflexions.
Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche ici. Ça, c'est le menu du soir. Installez-vous confortablement.
Chaque voix compte, c'est parti. [Musique] Ils ne le savent sans doute pas mais les 577 députés et le gouvernement ne parle que de notre émission depuis hier. Si si, écoutez bien.
Dans une situation politique que vous décrivez vous-même comme fragile, chaque voie compte. À partir d'aujourd'hui, chaque vote va compter. Chaque parlementaire se prononcera.
Chaque vote sera un acte. Chaque groupe va être mis devant sa responsabilité. C'est on va être dans un moment où chaque voix, chaque vote va compter.
Chaque voix compte et je vois les invités de la tête ce soir. Ils ont bien raison parce que chaque voix va compter demain matin à 9h lors de l'examen de ces deux motions de censure déposées par la France insoumise et par le Rassemblement national. Et Emmanuel Macron a prévenu hier hein, une motion de censure est une motion de dissolution.
Le gouvernement Lecornu va-t-il tomber demain matin ? On va d'abord voir où on est la jauge de la censure ce soir avec Thbo Énoc. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028.
Une annonce de suspension et des applaudissements socialistes en complément en quelques mots des claquements de main et un satisfait site. C'est une victoire assurément. La perspective de la censure s'est éloignée hier pour Sébastien Lecornu.
Le PS ne la votera pas. Nous avons accepté l'idée de commencer à travailler sur le budget, de le faire donc sans voter la censure demain pour une raison simple, c'est que nous avons besoin d'un budget et que nous avons un gage donné par le Premier ministre de sa bonne foi. Un gage selon les socialistes, un leur selon ceux qui voteront l'ascensure malgré tout le RN en tête.
Vous croyez que nous on est comme le PS ? court après la babale qu'on nous lance mais on court pas après la babal cette fois-ci nous censurons parce que nous voyons bien que toutes les manœuvres consistent encore une fois à essayer d'échapper à l'élection retourner à l'élection via la dissolution c'est le but des motions de censure qui seront examinées demain la première déposée par le Rassemblement national la seconde par la France insoumise soutenue par les communistes et les écologistes. Nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer.
Desémotions qui sans les voix du PS n'ont quasiment plus aucune chance d'être adopté. Elle totaliserait 265 voix sur les 289 nécessaires. 24 voies seraient ainsi manquantes.
Seul espoir des senseurs dans ces conditions, être rejoint par des frondeurs. Moi, je j'invite ce matin les députés socialistes à désobéir. Des désobéissants qui devraient se compter sur les doigts des deux mains.
Au PS, cinq députés maximum pourraient voter la censure. Deux chez les républicains. À quoi s'ajouterait ? trois députés non inscrits, un total loin des 24 voies manquantes pour faire tomber Sébastien le cornu.
Alors, vous êtes tous les trois de fins observateurs de la vie politique. Je vous pose la question à tous les trois. Ça passe ou ça casse demain matin ?
Benjamin Mam Morel ? Alors, a priori, c'est toujours difficile en ce moment, c'est-à-dire qu'il peut se passer quelque chose pendant la nuit, un tweet d'un ou un d'autre et ça peut ne passer mais a priori en effet, votre sujet est parfait. Il y a de très grandes chances que ça passe.
Mais en revanche, pas parce que ça passe demain, enfin c'est pas parce que ça le gouvernement survit à demain qu'on est sorti de la crise politique. On va sans doute y revenir. Il y a très très très loin de euh la fin de cette de cette séquence au vote d'un budget.
Aujourd'hui, on n' jamais été aussi loin de trouver un compromis sur un PLF et un PLFS. Donc, on peut toujours avoir un gouvernement. Ça assure pas un budget.
Rodri Dabé, vous dites quoi ? Ça passe ou ça casse Je n'aime pas ce type de pristique mais comme Benjamin Morel s'il le dit, je vais dire également que ça passe. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui va se passer demain ?
Ce n'est pas une ce n'est pas une élection comme auprès d'un d'une circonscription de français ou d'un pays où il y a une campagne électorale, il y a eu des dynamiques et il y a des surprises. Là, on est sur une logique, il y a des sondages en plus. Là, on est sur une logique complètement arithmétique.
Effectivement, votre reportage est extrêmement clair. 24 voix à trouver, ça voudrait dire des méga frondeur quantitativement dans le groupe LR, dans le groupe PS. Alors, c'est du côté de l'air que on sent et je pense que Loufritel va en parler que c'est particulièrement liquide, qu'il y a une perte de clarté, de cohérence, mais l'impact est plus sur les électeurs peut-être que sur les députés, même si chaque député est allé en circonscription depuis quelques jours et il s'est peut-être pas fait engueuler, mais il a peut-être senti l'incompréhension de ces électeurs.
Je le répète, ça devrait passer mais on se réjouit d'un gouvernement qui va dépasser 3 ou 4 jours. On en est là aujourd'hui. On en est là.
Benedict Foucher, je dirais à peu près la même chose. Il faut quand même dire que les socialistes ont obtenu une avancée assez significative. C'est quand même la première fois qu'on revient sur une mesure d'âge en matière de retraite.
On a jamais vu ça. Donc même si c'est une suspension, un gel, on l'appelle comme on veut, c'est quand même une quelque chose qui c'est la la réforme un peu totem du deuxème quinquena d'Emmanuel Macron. Donc ce n'est pas rien en terme de poids et donc ça devrait effectivement faire bouger les votes demain.
Alors le vote c'est demain matin à 9h. Benjamin Moral, vous voulez bien nous rappeler d'abord comment se déroule le vote ? Bah dans un premier temps, vous allez avoir les motions de censure qui vont être présentées.
Il y en a deux, hein, la FI et RN. Donc pourquoi est-ce que cette motion de censure et bien est présentée ? Les différents groupes l'exposent.
Ensuite, bah vous allez avoir un gouvernement qui va essayer de se débattre. Sébastien Lecornu qui va expliquer pourquoi il faut pas la voter cette motion de censure. Une fois que c'est fait, les différents groupes vont présenter la position qui est la leure sur la motion de censure.
Ensuite, on vote ce qui est intéressant et important dans une motion de censure, c'est que et bien chacun va voter lorsqu'il souhaite censurer le gouvernement. On dit beaucoup, je m'abstiens sur une motion de censure. Il y a personne qui s'abstient et il y a personne qui vote contre.
Soit on vote la motion de censure, soit on ne va pas à l'urne. Et donc si le total des personnes qui arrivent à l'urne fait 289 ou plus, et ben censure et on attendra le corps nu 3, le corps nu 4 ou quelqu'un d'autre. Mais c'est c'est nominatif, c'est pas un vote à bulletin secret.
On va savoir bulletin secr on va savoir exactement ce que des frondeurs, on aura les noms. On aura les noms de ceux qui éventuellement en effet auront voté contre le gouvernement. Ah tiens, question téléspectateur de Jeuneviève à Vénitieux.
Pourquoi deux motions de censure ? Pourquoi ne pas les avoir fusionné en une seule ? Bah parce que les le Rassemblement national s'entend assez mal avec la France insoumise pas faux.
Et que faire un exposé des motifs communs et s'allier ensemble officiellement sur une telle motion de censure aurait été politiquement délicat. On se souvient pardon d'un exposé des motifs de la France insoumis particulièrement musclé qui pour autant avait conduit à un vote du Rassemblement national pour la motion de cension. Mais c'est vrai que les exposés des motifs peuvent être une sorte de vision de la France, d'État du pays.
Et quoi de plus antithétique entre ce que celle du RN et celle de la France insoumise ? C'est la motion du RN qui sera présentée en premier et donc voté en premier aussi. Oui, parce qu'ils sont plus nombreux.
Et donc quand la gauche s'unit derrière une motion de censure, c'est sa motion de censure qu'à la primeur quand c'est le RN et bien c'est le RN qui est plus qui a plus de de troupes que la FI qui passe en premier. La motion du censure de censure du RN aura sans doute moins de voix par contre parce que les insoumis la voteront probablement pas. En revanche, la motion de sens on aura une député LFI tout à l'heure en plateau, on lui demandera parce que ça c'est pas c'est c'est évident ou pas ?
Bah jusqu'à présent, ils ne l'ont pas fait. En revanche, le RN lui vote les motions de censure y compris de la France insoumise. Et donc celle qui a peut-être éventuellement dans tous les cas qu'on a évoqué une chance de passer, ce sera paradoxalement la 2e.
Donc si la motion du RN est est euh échoue, euh ça ne préfigure pas du résultat de la motion de censure du LFI. Donc ce que vous nous dites ce soir, admettons maintenant, je vous suis dans votre raisonnement que les deux motions de censure échouent. Il se passe quoi ensuite ?
Et ben ensuite, il se passe qu'on a toujours pas de budget et donc à partir de là, on va avoir un texte et ce texte, il va être examiné à l'Assemblée nationale étant donné que Sébastien Lecornu a renoncé à la demande du PS au 493 pour que le budget passe, là il faut pas qu'il y ait 289 députés qui votent contre le budget, il faut qu'il y ait plus de députés qui votent pour le budget que de députés qui votent contre. Donc faites le total RN, LAAFI, ELV, PC qui voteront contre. Et bien ça fait que si les socialistes votent ne votent pas pour le budget, autrement dit s'ils s'abstiennent, le budget ne passe pas.
Or le problème si on prend uniquement le PLFSS, c'est qu'il n'y a pas que la suspension de la réforme des retraites. Il y a aussi plein d'autres trucs, par exemple le haut des franchises médicales. Et donc c'est tout rien.
Et en la matière, ben ça va être extrêmement compliqué. Si jamais ça passe, ça repart au Sénat qui va pondre un budget plutôt de droite. A priori, on va avoir une commission mixte paritaire.
Ensuite, cette député, cette sénateur qui se réunit en conclave. Le texte revient à l'assemblée. Si on oublie les apports du Sénat, Laurent Vequier risque d'être assez mécontent.
Et donc à partir de là, adieu probablement les LR. Et s'il y a pas de LR, bah pareil, il y a pas de budget. Donc il va falloir que le budget d'accord avec le Sénat soit avalable et par les socialistes et par les LR.
Autant vous dire que on n pas encore tout à fait fini cette séquence parce qu'on a tous en tête les 70 jours. Alors les 70 jours, ils ont commencé déjà les 70 jours. Le compte Harbour a commencé dès le moment où on a déposé le texte.
Tic tac tic tac tic tac. les 70 jours pour commencer, c'est 70 jours pour le PLF, le budget c'est 50 jours pour le PLFS, hein. Mais Infiné, on peut les déclencher les deux en même temps si on le souhaite.
Il faut voir que ces 70 jours ou ces 50 jours, c'est pas un délai qui ferait que si on les respectait pas, le conseil censurerait. Ça c'est pas vrai. En fait, c'est un délai pour permettre ensuite de déclencher le budget par voie d'ordonnance.
Autrement dit, le parlement s'est pas prononcé. OK, très bien. Qu'est-ce qu'on fait ?
Et bien, on déclenche le budget par voie d'ordonnance. La question c'est quel budget ? Et quelles ordonnances ?
Bah, les ordonnances en fait, c'est pas des ordonnances classiques où il faut habiliter le Parlement à prendre ses ordonnances. Dès le moment où vous épuisez le temps 70 jours en l'occurrence pour le PLF, vous pouvez dire en tant que gouvernement "Écoutez, vous êtes pas mis d'accord donc j'applique mon budget directement par voix d'ordonnance." Le problème c'est on parle de quel texte ?
En fait, on a deux options. Il y a jamais eu de précédent sur les ordonnances. Donc c'est très très important Exactement.
Mais on a deux options. Soit a priori le budget déposé à l'Assemblée nationale, le budget Bairou, il y a pas de suspension de la réforme de retraite ou bien la dernière version du budget qui a été voté, il commence sa vie à l'Assemblée qui a été voté à l'Assemblée nationale. Si on commence à l'Assemblée nationale, on commence toujours par l'Assemblée nationale pour un budget.
C'est la version du Sénat. Et donc soit on a un budget retaillo, soit on a un budget baou. Dans les deux cas, il est assez peu probable.
On connaît pas le budget qui sortira du Sénat, que vous ayez la suspension de la réforme des retraites. Vous voyez combien politiquement ça peut peser. Oui, Frédéric David.
C'est extrêmement intéressant. Je pense que ça passera au-dessus de la tête de beaucoup euh de Français qui vont voir qu'on échappe qu'ils échappent à une dissolution qui entre parenthèses il le souhaitait he sondage sé y a quelques jours où tiers des Français voulaient une dissolution pas pour aller furieusement aller voter une troisème fois en 16 mois mais parce que c'était vu comme le meilleur moyen de trancher le Nogordien de cette crise parlementaire et de cette crise politique. le gouvernement reste, il va y avoir une sorte de peut-être je fais une hypothèse de réflexe qui avait entre guillemets sauvé François Bairou.
On se souvient du slogan présidentiel de Giscardestin en 81. Il faut un président à la France. Les Français peut-être vont se dire voilà le gouvernement est en place, il a une espérance de vie plus longue que ce qui était prévu.
Il faut un budget à la France, il y aura peut-être une pression sur les députés d'opposition qui sera plus ou moins efficace sur le mode on peut pas revenir à une incertitude, à une forme de chantexte où il y a des forces pas seulement citoyennes. Je pense beaucoup aux forces économiques. On est dans un contexte où jamais les dirigeants d'entreprise dont beaucoup sont au gouvernement n'ont été autant ont autant bénéficier de la confiance des Français.
Donc il va y avoir cette bataille parlementaire que Benjamin Moral a très bien décrite avec toutes ses règles, mais aussi une influence de l'opinion publique avec peut-être l'image qui va sortir dans les prochaines enquêtes d'un Sébastien Cornu, le Cornu Louis X, c'est-à-dire particulièrement habile, rusé, qui est revenu du diable Vauv pour pouvoir rester alors que beaucoup avaient anticipé une chute très rapide dans les jours qui viennent. Alors, qu'en disent les électeurs de gauche ce soir ? Avant de continuer à vous écouter, nous sommes allés les interroger ces électeurs de gauche à Montreuil en scène Saint-N.
Voxpop signé Clément Perot et Eva Béli soir [Musique] Montreuil la rouge. À l'est de Paris, c'est la ville de gauche par excellence. La mairie est communiste.
Aux dernière législative, la gauche a dépassé les 75 % au premier tour. Ici, la suspension de la réforme des retraites arrachée par les députés socialistes est bien sûr très commentée. Alors, belle victoire ou trahison ?
Les socialistes étaient un grand parti de gouvernement autrefois et que je me réjouis plutôt de voir que ils sont capables de faire un pas vers le centre. plutôt que d'être dans la rupture sans arrêt, dans la radicalisation. En prenant cette position, ils vont à l'encontre de tous ceux qui ont voté pour pour eux sur le le projet du du Nouveau Front populaire.
Ouais. Oui, je pense que c'est une trahison. Bien sûr.
Oui, oui. J'aurais pas dû rentrer là-dedans. Là, ils se sont mis à ils se sont tirés une balle dans le pied en faisant ça à mon avis pour les prochaines élections.
Non, je pense pas qu'il est trahi. Je pense que c'était intelligent de le faire. Euh maintenant, je sais pas si la solution proposée elle est réellement efficace.
Je suis pas sûre. C'est déjà bien. Ouais, c'est c'est déjà avoir posé des graines mais bon, faudrait que ça puisse changer les choses.
Pour l'instant, la bataille, elle fait que commencer, je crois. Et la bataille porte un nom, le budget. L'heure est à son examen et sur la place Jean Jorè, les premières pistes dévoilées par le gouvernement sont loin de séduire.
C'est un austéritaire. L'idée, c'est d'épargner les gens euh qui ont de l'argent. En fait, j'ai des prestations sociales, les médicaments.
Enfin, en fait, moi je suis pas du tout d'accord avec le budget actuel, donc rien ne me convient. Je trouve qu'on devrait taxer plus les riches. En l'occurrence, il faut réduire le déficit de milliers de milliards qui a augmenté considérablement, mais je pense que l'argent, on ne va pas le chercher au bon endroit.
Bah ceux qui sont les perdants, ce sont les travailleurs, la classe ouvrière, la classe moyenne surtout qui va payer le plus. La gauche parviendra-t-elle à peser sur ce budget ? C'est ce qu'attendent désormais ses électeurs et particulièrement sur la taxation des plus riches.
Bénedicte Foucher, elle a raison la dame du reportage qui dit "On va pas chercher l'argent au bon endroit." Alors ce qu'on peut dire c'est qu'on a certes obtenu enfin le Parti socialiste une suspension de la réforme des retraites mais il y a en face un budget qui est très dur. Je pense notamment au budget de la sécurité sociale qui prévoit des économies massives sur le budget de la santé notamment avec tout un tas de de dispositions qui pèseront effectivement sur les mén sont les mesures les plus urtantes, j'allais dire dans le dans le projet de loi de la SQ vous que vous avez identifié ?
Alors, vous avez le doublement des franchises médicales. Vous avez une taxe par exemple sur les contrats santés qui pourront qui qui certainement aura des répercussion sur les les cotisations que devront payer les personnes sur leur mutuel. Vous avez des petites mesures qui ont pas encore été très commentées, mais par exemple la fin de la majoration des allocations familiales à partir de 14 ans, elle passera à partir de 18 ans.
Euh vous avez euh dans le dans le budget de l'État, vous avez la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes qui sont en maladie de longue durée. Enfin, vous avez énormément de mesures comme ça qui sont faites pour faire qui qui risquent petit à petit au fur et à mesure des débats de d'émerger, de peser sur le moral des personnes et j'imagine que le les députés socialistes vont être assez embêtés puisque euh après avoir obtenu effectivement une avancée assez symbolique, ils vont devoir ils vont se retrouver à enteriner ou pas euh des mesures compliquées à faire avaler au français. Alors, on avait un petit doute sur la façon dont ça allait être présenté, Benjamin Morel, sur la réforme des retraites, la suspension, on on ignorait de quelle façon enfin beaucoup de députés s'interrogaient sur la façon dont sur le véhicule législatif comme on dit, c'est la façon dont dont cette suspension des retraites allait être présentée.
Je sais pas si on peut rientendre Sébastien Lecornu qui a apporté cette précision cet après-midi lors des questions gouvernement. Si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyal, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre. Bah, dès le début du la discussion du PLFSS comme chaque année depuis des décennies.
Si le gouvernement dépose cet amendement, je l'ai suffisamment dit hier pendant la déclaration de politique générale, ça sera au parlement de le décider. Donc Benjamin Morel, ce sera un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale. C'est technique mais c'est important.
Cet amendement est-il un cavalier législatif comme le dit le Rassemblement national ? Probablement pas tout bêtement parce que en matière de PLFSS projet loi de subvention la sécurité sociale on parle de cavalier social. Qu'est-ce qu'un cavalier social ?
C'est un amendement qui ne n'impacte pas le budget de la sécurité sociale. Je parle sur ma voisine qui n'a pas de rapport et qui n'a pas d'impact financier. Je tiens à préciser que la réforme des retraites était un une loi de financement de la sécurité sociale rectificative.
Donc quelque part bon on est dans le dans le véhicule quel véhicule à Séidouine et comme a priori cet amendement va avoir un coût pour les finances de la sécurité sociale, je vois pas en quoi ça peut être un cavalier social. Donc ce ne sera pas anticonstitutionnel. A priori, non.
Et si ça allait ça viendrait d'une jurisprudence du Conseil constitutionnel que je ne vois pas encore et je ne vois pas le Conseil constitutionnel être créatif au point de censurer ce type de disposition contre toute sa jurisprudence en mettant le feu au pays. Donc non, encore faut-il et on y revient mais que le projet de loi soit voté avant que le conseil se prononce et là il y a loin de la coupe aux lèvres. Bénédict Fouché, on parlait des mesures de de ce projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Il faut aussi parler des grandes mesures du projet de de financement de 2026. le budget. Roland Lescur a confirmé ce matin qu'il y aurait une hausse des impôts pour 2026.
Il a pas donné le détail de cette hausse des impôts, mais euh il a promis par exemple de s'attaquer à des niches fiscales, à une vingtaine de niches fiscales sur les 474 qu'il y a aujourd'hui. Est-ce que vous avez identifié certaines niches qui peuvent faire bondir ou la gauche ou la droite ou les Français ou tout le monde ? Il y a effectivement tout un tas de petites niches qui sont évoquées.
Alors, j'ai j'ai évoqué la la l'histoire de la fiscalisation des indemnités journalia. Vous avez aussi par exemple la suppression de la réduction d'impôts pour les frais de scolarité des études supérieures. Il propose aussi de tailler dans les avantage fiscaux sur les biocarburants.
Euh vous avez euh enfin vous avez tout un tas de petites mesures comme ça euh et des petites taxes. Des petites taxes. On a on a vu les les petits colis exactement euh qui vont potentiellement peser sur les ménages.
Et euh vous avez aussi cette fameuse histoire du barem. Gel du barem. Exactement.
Le gel du barem. Euh00 français plafond sur le revenu. Exactement.
Qui avait fait déjà euh couler de l'encre en 2000 l'année dernière en 2025. Finalement le gouvernement était revenu sur sa sur cette disposition. Il est possible.
Ça c'est hurtant. Voilà le gel du barême de l'impôt fait que 200000 nouveaux ménages vont entrer dans l'impôt en 2026. Alors oui, c'est vrai.
Quand j'entends ce que dit madame Fouchet, je me dis que le une logique d'opinion qui s'était mis en place mais immédiatement au moment du budget Bairou, des annonces du 15 juillet, à savoir ça s'était focalisé, ça avait été cannibalisé par les fameux de jours fériers supprimés, mais il y avait l'idée et c'est une logique d'opinion toujours très dangereuse pour un pouvoir, Nicolas Sarkozi l'a connu avec le avec le bouclier fuscal fiscal pardon. C'est ce que j'appelle le clivage gros petit, c'est-à-dire que toute mesure, toute décision, tout budget d'un pouvoir est vu comme un cadeau au gros. Et le gros de manière très large, c'est un dirigeant d'entreprise qui n'est pas euh touché, un restaurateur qui échappe à la TVA et cetera.
Et c'est vrai que c'est une logique d'opinion dévastatrice parce que ce qui va être sans doute quelque chose qui va être compliqué pour le gouvernement à je dirais déconstruire, c'est l'idée que les efforts ne sont pas équitablement répartis. C'était très forcément, il faut pas oublier des annonces de François Baouvait été jugé courageux sur les constats, réaliste par rapport à notre situation en terme de lettre. On ferait la même enquête pour Sébastien le Cornu qui sans doute une meilleure image, ça c'est encore plus fort mais injuste et avec l'idée que les efforts sont mal répartis avec cette imaginaire.
On l'a vu dans une enquête pour euh le PS sur 80 % des gens, j'ai plus le chiffre en tête, mais dans dans ces eau-là favoraables à cette taxe Zucman, pas en tant que tel, mais avec l'idée que il fallait mieux répartir les efforts la litanie que vous avez euh égrainé si je puis dire va apporter pas beaucoup d'eau mais des petites carafes si je puis dire, des petites rivières à cette logique d'opinion qui peut être dévastatrice. On a une une autre question téléspectateur qui nous vient de Charlotte de Strasbourg pour Benedict. Y a-t-il des mesures en faveur du pouvoir d'achat dans ce projet de budget ?
Alors, il y a des il y a quelques mesures en faveur du pouvoir d'achat euh mais qui sont pas forcément applicables immédiatement. On a par exemple alors c'est pas c'est une mesure sociale plus qu'une mesure en faveur du pouvoir d'achat. C'est par exemple la mise en place d'un congé de naissance.
Bon, mais c'est qu'à partir de 2027. Euh, on a aussi les mesures issues du con. Donc pour les bébés qui naissent maintenant, on peut oublier he voilà le le le la relance nataliste par le président.
Voilà, je cherchais l'expression. Effectivement, c'est pas pour tout de suite. Euh on a euh on a également des mesures sur les sur quelques mesures sur les retraites qui étaient issues du du conclave euh en faveur des des pensions des femmes euh donc qui doivent être mises en œuvre.
D'ailleurs, reste à savoir comment elles vont s'articuler exactement avec le le la suspension, hein. Tout ça, ça c'est des sujets qui vont se poser au fur et à mesure du débat parlementaire. Hm hm.
Débat parlementaire si et seulement si le gouvernement le cornue 2 n'est pas censuré demain matin. Et on a beaucoup parlé des inconnus du soir avant cette avant ces deux motions de censure. Parmi les inconnus, il y a ce que vont faire les LR qui sont en pleine implosion.
C'est les offs de loup tout de suite. Non mais non mais Lou c'est encore le psychodrame chez les républicains. Ah bah oui un de plus hein.
Écoutez chez LR à chaque jour suffit sa peine les crises s'accumulent. La dernière en date, on la doit bah au mot de Laurent Voquier hier à la tribune de l'assemblée. Je vous propose de l'écouter.
Nous nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Cette position, nous l'avons défini collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres.
Nous ne ferons pas partie de ceux qui font tomber les premiers ministres. Bon, on imagine bien que la pique est directement adressée à Bruno Rotaillot. Ce que dit Laurent Voquet donc c'est qu'il n'y aura pas de censure chez l'air malgré et c'est là le cœur du litige la suspension de la réforme des retraites annoncé par Sébastien Lecnu promise au PS pour réussir à avoir une non censure.
Et là chez LR c'est le drame. Mais pardon pourquoi Lou 19 députés LR on rappelle avaient voté contre la réforme et même tenté de censurer Ellisabeth Borne en 2023 il devrait être content non ? Ah bah les députés oui hein.
Sur le terrain 64 ans ça passe pas très bien surtout quand votre adversaire euh est estampier Rassemblement national. Mais chez les sénateurs, bah c'est pas tout à fait pareil. Ils l'entendent pas de cette oreille parce que eux bah à la loi il y a 2 ans, ils l'ont voté.
Et qui est-elle le patron des sénateurs LR il y a 2 ans ? Laissez-moi réfléchir avant des Bruno Rotaillot. Ah tout à fait.
Bingo. Et en soit c'est le meilleur ennemi he depuis la campagne interne de de Laurent Voquet. Et son avis bah c'est il diverge un petit peu he contrairement à ce que dit Laurent Voquet, il s'est pas fait attendre et dans un communiqué publié 2 heures plus tard il indique la suspension de la réforme des retraites et le silence du premier ministre sur l'immigration prouve que ce gouvernement est l'otage des socialistes.
Pour éviter la censure, le gouvernement fait payer aux Français un prix considérable. Il a réitéré aujourd'hui, il a dénoncé donc un revirement historique sur les retraites. Euh aucune des exigences de la droite que la droite avait formulée euh par à Sébastien Lecnu n'a été n'a été respecté.
Bon, lui c'est encore soft he mais quand on va chez ses lieutenants, notamment le premier d'entre eux, François Xavier Bellami, là ça tire de façon plus franche. Je ne suis pas député à l'Assemblée nationale mais si je l'étais aujourd'hui, je voterai pour la censure. Ça c'était dans le Figaro.
Pas la peine de préciser que pour les députés, c'est ils sont furax. Ouais. Et ça creuse d'autant plus le fais le fossé qui existe aujourd'hui entre Bruno Rotaillot et ses députés.
Mais sauf que Bruno Rota il a quand même été élu avec 64 % 74 % des voix lors de la primaire internoire. C'est un score écrasant. Vous pouvez pas me dire que personne ne censurera demain alors que c'est lui le patron, c'est lui le chef ?
Ah bah franchement très à la marge parce que plus que la légitimité, le principal moteur chez LR en ce moment, c'est la trouille. la trouille de la dissolution, hein. Euh et en même temps, quand vous écoutez le président de la République en conseil des ministres, voilà ce qu' a rapporté Maon qui est porte-parole du gouvernement.
Les motions de s'ens surdéposer contre le gouvernement et discuter jeudi sont des motions de dissolution et doivent être vues comme tel. Donc autant vous dire que chez les députés LR ça se bouscule pas au portillon pour les voter. Résultat, les retaillissent ne prennent même pas la peine d'essayer de temporiser.
Au contraire, il se boquerise, me disait un député LR ce matin au téléphone. Je je continue. Certains disent même qu'ils sont dans une dynamique d'union des droites avec le RN.
J'ai peur que nous soyons pris dans une spirale de radicalisation de Bruno Rota. Mais un petit instant, juste une petite devinette comme ça pour vous. Un président de LR qui se claquem, qui a une fibre régalienne, refuse d'assaler avec les macronistes, euh semble donner des signes positifs sur sa droite contre les socialistes.
Ça vous rappelle pas grand-chose ? Alors là tout de suite, j'ai l'image de Éric Tioti qui s'était enfermé dans le bureau des Républicains au siège en en juin 2024. Et bien, vous êtes fortiche.
Ouais, c'est ça. Mais ça va finir de la même façon. Écoutez là, moi j'ai du mal à voir clair he sur la situation.
Alors, il se dit que Gérard Larchet a été mandaté pour calmer Bruno Rota. Mais si c'est pas le cas, et bien on peut se poser la question de comment finir ce parti. Comment ça va finir ?
Frédéric Dabi, il se trouve que l'IPOP a publié ce matin son tableau de bord mensuel des personnalités politiques. Alors on va pas dire préféré des Français, on va dire les les moins malaimés. On est bien d'accord.
Quels enseignements tirez-vous de ce nouveau baromètre ? Et ben, c'est ce baromètre Fidissal Préparer Match et Sud Radio. C'est le spectacle de la de la défiance.
Il n'y a aucune personnalité qui dépasse 42 % de bonnes opinions. En 2012, c'est pas il y a si longtemps que cela, on avait 22 personnalités qui avaient une majorité de bonnes opinions au-dessus de 50 %. Puis la question posée, hein, c'est bonne mauvaise opinion.
C'est pas la code d'avenir, c'est pas la confiance pour régler tous les problèmes du pays et qu'on soit tous heureux. C'est la question d'opinion la plus simple. En 2017, on en avait h on en avait après deux ou trois et maintenant il n'y en a plus aucune.
Et c'est Jean Parlot qui est retiré d' politique qui arrive en tête parce que lui avec Dominique de Villepin à égalité de VP, on a un duo de personnalité Dominique de Bilpin a fait plus de pas peut-être vers une candidature mais surtout ce baromètre montre que pour qui sonne le Gla Macron qui sort du classement qui est 51e. Alors oui, c'est ça. Il est plus dans le top 50 et je crois que c'était ça n'est jamais arrivé depuis que ce baromè a été cré par Matchop en 2003, ça fait quand même un petit moment.
On a toutes les personnalités du bureau central qui s'effondrent chez l'air dans l'électorat d'Emmanuel Macron. La plupart des ministres qui chutent également. une gauche qui sentira un petit peu mieux, mais on voit très bien que ce baromètre reflète ben cette éclipse du politique à l'échelle nationale, le sentiment pour les Français que le politique dysfonctionne, qu'il ne joue plus son rôle à savoir le résultat, agir pour le bien euh des Français et puis surtout ce qu'on vit en ce moment, c'est la crise de l'écoute où les Français ont l'impression que le monde politique se parle à lui-même pour monter des mécanaux budgétaires, des mécanaux électoraux, éviter une motion de censure.
On ne parle plus le dialogue représentant des en même temps Frédér et son contraire dans la bouche des députés notamment des des hommes et des femmes politiques en général. On entend les français veulent revenir aux urnes. C'est ce qu'ils me disent quand je vais dans ma circonscription.
On entend les français vous nous demandent de de nous entendre. Les Français vous vous voulez sonder vous ? Oui.
Euh sur le sur le terrain, le souhait de dissolution était absolument massif parce que c'était pour trancher cette crise. Maintenant, si Sébastien le Cornu reste, si on a le sentiment qu'on revient un petit peu à la normale, sans doute ce souhait va dégonfier. la crise de l'écoute, la crise de la considération qui date d'é citer le référendum du 29 mai 2005, les gilets jaunes, le Covid, la réforme des retraites rejeté par 2/ tiers des Français et 3/4 des personnes actives.
C'est en ça que il y a eu un bouget. J'aime pas ce terme très Vous savez qu'on fait un bingo du bouger. À chaque fois qu'il est prononcé sur ce plateau, on fait un cette évolution, cette rupture avec le macronisme du second mandat va peut-être donner le sentiment d'être plus écouté mais il n'y a quasiment pas un parti qui échappe à un mouvement qui échappe à cette défiance.
Un peu moins l'ERN qui joue la carte de l'alternative et encore bon c'est parti pour le parlementarisme. Benjamin Morel la France est prête. Bah en fait le parlementarisme si vous voulez ça implique d'abord et désolé d'y revenir mais des majorités.
Ces majorités, elles peuvent être composées à la suite d'une délibération en mode 3e République. Elles peuvent être construites entre des partis mais ça implique des majorités. Quand on dit le pouvoir est revenu au Parlement, jearais pas dire ça sur cette chaîne mais c'est pas nécessairement vrai.
Celui qui tient le pouvoir sur la 5e République, c'est celui qui dispose d'une majorité. C'est le président et ben on a cette présidence impériale qu'on a connu sous les précédents quinquena. Si c'est le gouvernement et qu'il est pas de la couleur politique du président, et bien c'est ce qu'on appelle une cohabitation.
Quand il y a pas de majorité, c'est pas que le pouvoir revient à l'assemblée, c'est que le pouvoir s'évapore. Et là, actuellement, on n'arrive même pas à faire passer un budget. Ce qui montre que ce pouvoir aujourd'hui, il est évanaissant.
Et là, en effet, ça crée une crise de confiance parce que dans la crise de représentation, il y a pas seulement ressembler à, il y a également agir. Agir au nom d'eux et agir efficacement. Et là, on est en on est en panne d'action.
Et bien c'est une formidable transition pour la question qui fâche qui viendra dans un instant sur justement le parlementarisme. Êtes-vous prêt à parlementer mesdames et messieurs les députés ? On va leur poser la question.
Il y a trois députés qui sont en coulisse qui vous ont écouté religieusement parlé de du parlementarisme. On va attendre leur réponse. Mais avant cela, bah c'est quelle histoire ?
Et c'est Laurent Guimier. [Musique] Et ce soir, Laurent, vous vouliez nous parler d'un mot d'excuse. Un mot d'excuse d'un des petits nouveaux du gouvernement.
Et oui, c'est le message que le nouveau midistre du travail et des solidarités a dû publier très tard hier soir vers 23h20 sur les réseaux sociaux après son passage au 20h. Je le lis hein, vous le voyez sur l'écran, je cite, "En utilisant le terme d'autiste, mes propos ont blessé et ce n'était pas mon intention. J'en suis sincèrement désolé et je présente mes excuses.
Alors, au moment où il écrit ce message, Jean-Pierre Farandou, c'est le ministre, est pris au piège dans un énorme incendie médiatique, des milliers de critiques après cette réponse à Léa Salamé au 20h qui lui demandait tout simplement pourquoi la réforme des retraites est suspendue. Regardez. Ben la réforme après voilà, je crois que le premier ministre l'a dit, on n'est pas sourd, on n'est pas autiste, on voit bien que elle passe mal cette réforme.
Il y a des il y a des réactions, il y a des il y a des a des inquiétudes, il y a des mécontentements qui s'expriment. On le voit bien, c'est un sujet central. Alors, on n'est pas autiste, cela ne se dit pas en 2025.
Des milliers de rédactions de réaction indigné sur X notamment de familles qui estiment qu'on stigmatise leurs enfants qui présentent ce trouble du comportement. Voyez, il y a beaucoup d'associations qui ont réclamé des est un trouble du développement cérébral. Exactement.
En revanche, j'ai pas relevé beaucoup d'appels à la démission, hein, purement et simplement en provenance de la classe politique. N'empêche, Jean-Pierre Farandou a dû choisir de faire amende honorable sur son compte X rapidement. Mais alors, des excuses sur les réseaux sociaux après une bourde dans un journal de 20h, c'est la bonne posture Laurent ?
En fait, c'est la seule. Dans la France de 2025 et j'ajoute dans un gouvernement le cornu, on va en reparler, ne rien faire, c'était prendre un double paris extrêmement risqué. D'abord un Paris numéro 1, un sujet chasse l'autre, ça va se tasser, vous savez, on entend ça de temps en temps.
Alors ça c'était la contamination assurée et le risque d'une question de gouvernement cet après-midi qui aurait sans doute enflammé les choses. D'ailleurs, Jean-Pierre Farandau a répondu à une question et ça s'est plutôt bien passé. Paris numéro 2, c'est ce que j'appelle le le pari du mépris antinumérique.
Dire gros, c'est sur les réseaux sociaux, cette polémique n'existe pas dans la vraie vie. Et ça c'est plus possible aujourd'hui notamment dans un gouvernement d'un premier ministre Sébastien Lecornu qui a fait lui-même beaucoup d'annonces politique directement sur les réseaux sociaux. On l'a vu il y a il y a quelques jours.
Il y a quelques jours encore Jean-Pierre Farandou était le patron de la SNCF. Il est donc issu de ce qu'on appelle la société civile. Est-ce que ça ça entre en ligne de compte ?
Alors, pas forcément sur le fond à ce stade, je pense que la phrase "On n'est pas des autistes" dans la bouche de Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF aurait provoquer également une polémique sur la forme. Je pense que c'est plutôt un avantage pour lui parce qu'en fait, il vient d'un job et d'une entreprise qui sait ce que c'est que la comm de crise, euh d'où je pense sa réaction très rapide hier soir. En revanche, pour nos autres ministres issus de la société civile, comme on dit, je crois que certains sont pas totalement entrés dans l'atmosphère politique, comme on dit dans les phrases à la mode.
Alors, on va les citer. Il y a Monique Barbu qui est devenu ministre de la transition écologique. Il y a l'ancien patron de Système, Serge Papin, qui est maintenant au PME.
Qu'est-ce qui se passe avec eux ? Bah, à ce stade, je reste sur le champ numérique. Leur profil, leur double digital est soit en sommeil, soit rester complètement coincé dans la vie d'avant.
Regardez Serge Papin par exemple, regardez son compte X laissé à l'abandon en 2019 avec pour dernier poste cet article où notre nouveau ministre des PME euh clame que l'avenir se joue chez les cavistes des grandes villes. Euh sur LinkedIn maintenant, vous le voyez, euh monsieur Papin est toujours conseil en leadership, conférencier et auteur. Autre exemple, la ministre de la transition écologique n'est pas sur X.
Quant au nouveau ministre de l'éducation nationale, monsieur Jeffrey, un haut fonctionnaire, son compte X à lui est purement et simplement interdit au grand public. Ces tweets sont protégés comme on dit. Alors, c'est un compte privé.
Ouais, c'est un compte privé. Alors, j'imagine que tout ça va se mettre en ordre, hein. Les cabinets de de ces ministres vont mettre les choses à jour.
Mais je me permets un conseil gratuit gratuit euh en cas de pépin comme celui qui a vécu Jean-Pierre Farandou hier soir. Ceux qui ne seront pas rapidement d'attaque sur le champ de bataille numérique bah vont rester des amateurs en politique pour un bout de temps. C'est important.
Oui, c'est très important. C'est cardinal aujourd'hui. Merci beaucoup Laurent.
On passe à la question qui fâche. [Musique] C'est une séquence totalement inédite sous la 5e République, une Assemblée nationale qui redevient le centre de gravité politique du pays et qui va devoir s'entendre pour voter un budget avant le 31 décembre. Les députés sont-ils prêts à cette reparlementarisation ?
Et bien, j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Anaïs Belloisa Shériffi. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes député la France insoumise du Rô. Harold Duvart, député Liotte de Réloir. Bonsoir.
Et Thbao Basin, député les Républicains de Meurt et Mooiselle, bonsoir. Merci d'être là. On a du mal à inviter des députés droite républicaines ces derniers temps.
Donc je je vous remercie en particulier. Moins de 48 heures après sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu va donc affronter demain matin deux motions de censure déposées par LFI et par le RN. Euh Anaïs Belloisa Sheriffi, d'abord, où en sont vos compteurs ce soir ?
Il y a bien 71 députés insoumis qui voteront la censure demain matin. Oui, tout à fait. Nous voterons tous ensemble la censure demain avec notamment des écologistes et le groupe GDR aussi. et j'ai entendu tout à l'heure sur votre antenne que vous évoquiez le fait que ce soit le RN qui soit en première lecture de cette motion de censure.
Et donc pour vous dire que les dernières informations que nous avons y compris sur la feuille verte et que c'est bien la motion de censure de la France insoumise des écologistes et des communistes qui sera examinée en premier en premier finalement. Donc la feuille verte c'est l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Il avait été question que ce soit celle du RN qui soit examinée en premier.
Alors, nous l'avons déposé très tôt, lundi euh matin. Euh, ça s'est joué à quelques heures. Ça s'est joué à quelques heures effectivement, mais nous avons déjà entamé euh le travail dans le weekend pour aller chercher des signataires et donc c'est la raison pour laquelle nous avons déposé en premier euh cette motion de censure.
Est-ce que vous voterez les deux motions vous ? Euh, personnellement, je pense que la question est plutôt ce que contient ces motions de censure. Vous savez, avant les motions de censure, il y a l'exposé des motifs avec lequel on est en accord ou en désaccord.
Malheureusement, ça ne doit pas vous échapper que nous ne sommes pas en accord avec l'exposé des motifs du Rassemblement national et ce qu'il évoque dans ces exposés des motifs. Donc vous ne voterez pas la motion de censure du Rassemblement national. Tout à fait.
Est-ce que vous espérez que le Rassemblement national vote votre motion de censure ? J'espère rien du rassemblement du Rassemblement national. Je pense que si ils l'ont déjà fait auparavant.
Donc je vois pas pourquoi il le il le ferait pas. Nous, on le fait pour des raisons idéologiques et parce qu'il y a des choses qui sont marquées dans l'exposé des motifs avec lesquels nous ne sommes pas d'accord. Dans nos derniers décomte, dans notre jauge du vote de la motion de censure, il manque 24 voix.
Tho Basazin, vous voterez ou vous ne voterez pas la censure demain matin ? Je ne voterai pas la censure demain matin. H J'ai bien réfléchi.
J'appartiens au groupe de la droite républicaine. On a fondé un nouveau groupe, des nouveaux statuts. Dans les statuts, il y a la liberté de vote.
Euh on est très enraciné dans nos territoires et on votera chacun en liberté. Mais l'immense majorité du groupe, on s'est beaucoup beaucoup parlé. Euh et on veut revenir au fond et à notre boulot de députés.
Notre boulot, c'est de discuter et de travailler et travailler le fond. La question est très claire. Si on censure le gouvernement demain, il n'y a plus de gouvernement.
S'il n'y a plus de gouvernement, on ne peut plus discuter du budget puisqu'on ne peut pas se réunir pour discuter du budget s'y a pas de gouvernement. Et on ne peut pas donner à la France un budget pour l'année prochaine. Et les conséquences de l'absence de budget pour nous seraient pire que des mesures qui font aujourd'hui débat et qui peut-être pour certaines seront atténuées si on a ce travail parlementaire.
Et donc par responsabilité, mais aussi par conscience du pire, euh on veut apporter une stabilité gouvernementale euh et surtout donner un budget à la France. Et ce budget, il va falloir le travailler pour qu'il soit le plus juste possible, le plus le plus efficient possible et essayer de protéger les Français. Voilà ce qui nous anime comme état d'ou.
Alors, deux questions, une très simple. Vous êtes un parti légitimiste chez LR, c'est un parti légitimiste. Moi, j'appartiens au groupe de la droite républicaine.
Vous êtes sorti des LR. Je sais pas, c'est pas ce qui intéresse mes concitoyens. Il y en a aucun qui me pose cette question.
Je comprends que des journalistes s'intéressent au po la question c'est Bruno Retaillot lui en tout cas envoie ses principaux lieutenants défendre une censure. Pourquoi le ce qui est demandé par Bruno Rota n'est pas respecté ? Je vous savez moi j'ai été élu par des électeurs et et ces électeurs c'est à eux à qui je rendais compte sur sur mes tractes, sur mes bulletins, sur mes affiches, il n'y avait pas le logo LR.
Tout le monde sait que j'appartiens à la droite républicaine et plus de l'immense majorité des députés n'avaient pas le logo LR. On on nous on est très clair sur notre positionnement politique. On n'est pas Le Pen, on n'est pas Macron, on n'est pas Mélenchon, on est d'une famille politique, on a Est-ce que dans votre groupe droite républicaine, vous avez quand même identifié des membres qui ont eux choisi de voter la censure demain matin ?
À ce jour ? Non. Euh mais vous savez, on a on respecte la liberté de chacun et on sait jamais autant parler.
Et donc est-ce que je suis légitimit légitimiste ? Oui, mais j'appartiens à un groupe où on a une liberté de vote dans ces statuts et euh les consignes de ceux qui voudraient qu'on censure, euh bah à un moment euh on le fait aussi par rapport à l'intérêt général et l'intérêt, vous l'avez mal pris que François Xavier Bellami ou David Lissard vous donne des conseils de vote alors qu'ils ne sont pas dép. m'ér c'est ce que disent mes électeurs et aujourd'hui j'ai une grande inquiétude.
Il disent c'est le bazar faites votre boulot entendez-vous et et travailler pour que ça soit le budget le moins pire possible mais donner un budget à la France et c'est et c'est ce pourquoi je veux me battre aujourd'hui. Donc, j'ai pas peur de j'ai pas peur d'aller de nouveau devant des élections parce que des élections, on y a été dans des contextes pourris pour notre famille politique en 2017, en 2022, en 2024 et pour autant on est là et on veut rester et incarner notre famille avec une pensée qui est cohérente avec tout ce qu'on a pu porter. Ça veut pas dire qu'on n'est pas prêt à des compromis, à des concessions mais toujours dans le sens de l'intérêt général.
Vous aviez voté la motion de censure à Ellisabeth Bord en 2023 ? Non. Et mais donc la monsieur le la suspension des retraites c'est pas un casus béli.
La suspension des retraites déjà aujourd'hui elle a été annoncée par le premier ministre, elle n'a pas encore été débattue. En commission, on se retrouvera pour discuter de comment ça va être amené, comment ça va se traduire. Euh on est très soucieux de l'équilibre de notre système de retraite parce que derrière il y a la question du pouvoir d'achat des retraités et des actifs.
La question de la la de ce gel pendant 15 mois. Je pense que le gel de 15 mois c'est moins pire que l'absence de budget et que le coût pour les Français serait terrible. Bon je me tourne vers les députés Liot si vous voulez bien.
Harold Duvard, finalement vous avez aussi vous un peu la clé de la censure de main chez Liot vous-même vous la voterez ou non ? Non non je ne la voterai pas. Euh et je à ma connaissance aucun de mes collègues ne la votera.
J'ai encore quelques incertitudes j'ai quelques incertitudes encore sur quelques-unes qui n'ont pas je ne sais non mais je pense qu'il n'y aura pas à la fin de la discussion de de députés qui votera la censure. Nous on est un groupe d'indépendants. Chacun vote en conscience en fonction de ce qu'il estime être l'intérêt du pays. et globalement qui ait des députés de sensibilité de gauche ou de droite ou dans notre groupe, il y a une commune acceptation du fait que bon la nomination de Sébastien Lecnu et le choix de Sébastien Lecnu comme premier ministre était quand même sans doute en tout cas c'est mon choix mon opinion personnelle une forme d'erreur de la part du président de la République et procède à mon sens d'une forme d'obstination qui est inquiétante vis-à-vis de nos institutions démocratiques.
En revanche, comme ça a été dit précédemment, nous avons tous la responsabilité de devoir mesurer nos actes par rapport aux conséquences de nos votes. Je pense que le le blocage qui précipiterait l'absence de budget aurait un coût exorbitant pour nos finances publiques, que par ailleurs, il y a vraiment à la fois un intérêt à garder de la stabilité dans nos institutions et que dans les conditions où le premier ministre s'est exprimé, nous aurons toute l'attitude pour faire l'essai loyal d'un débat parlementaire dans lequel le rapport des forces démocratiques s'imposera. Bon, il se trouve aussi que le chef du groupe Liot, Laurent Panifous est parti au gouvernement. il minist ministre des relations avec le parlement.
Du coup, vous avez déjà désigné votre nouveau ch un groupe d'opposition et euh vous restez dans l'opposition constructive mais d'opposition quand même. Absolument. Je crois que euh on lui souhaite bonne chance dans la voix qu'il a choisi.
En revanche, euh le positionnement, c'est pas une peau de banane, mais c'est Non, non, mais je mesure mes mots euh j'ai de la de l'amitié pour lui, mais ce qui se joue en ce moment dépasse largement ses sujets personnels. Donc, vous restez dans l'opposition, vous vous êtes désigné un nouveau chef peut-être aujourd'hui. Ça viendra mois un mois, je crois.
C'est ça. Non, non, non, non. mo bien avant mais ah comment dire dans les priorités qu'on se fixe à l'intérieur de notre groupe, il y a d'abord trouver des solutions politiques à la situation et je pense que aujourd'hui tout le monde est plutôt soulagé que le premier ministre se soit montré ouvert ouvert à la discussion et qu'il ait fait des gestes qui sont entendables y compris par les Français.
Après, à titre personnel, je je conserve une forme d'inquiétude sur le fait que la renonciation au 493 euh dont tout le monde se gargarise et se félicite est quand même euh un risque aussi et nécessite de la part des parlementaires un niveau d'engagement qui est Quel Quel risque vous parlez-vous ? Bah simplement le fait que pour avoir une majorité et pour voter un budget à la fin, voter un budget, ça consiste quand même à formuler une forme de de soutien au gouvernement, même si on sait pas quel sera le budget à la fin dans les équilibres qu'il aura dans lequel il aura été voté. Ça demande une forme de courage politique, ça demande une forme de capacité à voter pour des choses avec lesquelles on n'est pas d'accord, qui n'est pas totalement dans l'usage euh de de cet hémicycle depuis euh depuis quelques années.
Et donc nécessairement ce que je voudrais éviter c'est que à la fin tout cela ne soit qu'un un calcul cynique du président de la République ou de l'exécutif pour organiser le blocage et finalement gouverner par ordonnance. Renoncer au 493 pour finalement gouverner par ordonnance ser quand même le comble. Mais ça voudrait dire que pendant 70 jours, le parlement n'aura pas réussi à s'entendre.
Oui, mais je je le dis parce que il y a un risque d'obstruction. Il y a effectivement le risque le parlement ne s'entend pas. Mais je je dis simplement parce que derrière les scènes pathétiques auxquelles nous assistons et qui quand même il y a quand même le discrédit et la décrédibilisation du par l'émergence, je le vois chez mes chez mes chez mes électeurs, l'émergence quand même la tentation d'un réflexe autoritaire qui est profondément inquiétant pour la suite.
Anaïs Béoisa Shérifi, imaginons que les motions de censure demain soient rejetée. Quelle sera la ligne des insoumis dans l'hémicycle ? Et bien c'est bien évidemment combattre ce budget austéritaire et délétaire pour les Français et les Françaises.
Vous accepterez de mener la bataille du budget ? Nous l'avons déjà mené la bataille l'année dernière, je vous le rappelle, nous étions bien seuls sur ces bans de l'Assemblée nationale lorsque les macronistes avaient peut-être piscine ou aquaponné. Nous étions là pour batailler et par ailleurs, nous avons réussi à avoir un budget à l'équilibre bien au-delà du déficit annoncé ce jour par monsieur Donc allons-y.
Vous vous battrez sur quoi en particulier ? Bah, je veux dire, il y a quand même énormément de choses qui sont délétaires dans ce budget. euh si on prend juste le budget de la sécurité sociale, puisque ça nous concerne avec monsieur Basin, nous sommes en commission des affaires sociales et par ailleurs, permettez-moi de vous dire que votre argument sur la censure euh en disant que l'absence de budget serait délétaire, euh il y a une loi spéciale qui serait prévue en cas de non budget, en cas de non censure. et me semble-t-il déjà l'année dernière vous étiez rapporteur général du budget de la sécurité sociale et donc vous avez contribué à ce budget et vous savez la loi spéciale c'est juste la continuité exactement donc cet argument sur la censure c'est pas trop entendable maintenant moi ce qui m'intéresse c'est de savoir comment le budget ne trans enfin arrête de de faire reposer l'effort sur les nos concitoyens vous allez déposer des amendements mais bien sûr c'est notre travail parlementaire Je veux dire aujourd'hui mais vous est-ce que vous êtes déjà en train de travailler à ces amendes ?
Bah bien sûr, bien sûr que nous travaillons à ces enfin déjà parce que mais par exemple Olivier Fort a dit dès ce matin oui on prépare un amendement taxe Zucman. Ben en tout cas nous on a des amendements qui sont déjà prêts parce que la date limite de l'épôt de dépôt d'amendement est bientôt. Donc bien sûr que nous sommes sérieux et que nous anticipons le travail budgétaire parce que c'est un travail qui est central dans toute l'année qui va se découler et nous allons bien sûr combattre ce budget.
Vous savez euh en terme de pauvreté dans notre pays, cette année c'est l'année record. Plus de 15 % de personnes vivent avec moins de 1200 € par mois. Comment on fait en sorte que en fait ce budget, il doit améliorer la la vie des gens et arrêter de faire reposer euh les enfin les recettes de l'État sur les plus précaires, sur les plus en difficulté, sur nos aînés qui choisissent entre se soigner ou augmenter le chauffage chez eux.
C'est ça la réalité aujourd'hui de notre travail en tant que parlementaire. Thbain, vous vous battrez sur quoi ? Alors non, dans ce dans ce débat qui s'ouvrira peut-être si la censure est rejetée demain sur la réforme des retraites, sur le budget.
On a parlé tout à l'heure dans la première partie de l'émission du gel du barê de l'impôt. Est-ce que vous aurez des totems ? Vous savez, moi j'ai j'ai je suis pas dogmatique, je suis pragmatique.
Euh si on n' pas de budget, on a'ura pas d'investissement, de subvention à l'investissement pour nos collectivités, pour les hôpitaux, pour les maisons de retraite. Les taux de reconduction, ce qu'on dit à travers Londam, euh s'il y a pas de budget, bah il y a pas de croissance des moyens. On pourrait toujours avoir plus, mais en tout cas ce qui est prévu euh et qui fait débat, c'est mieux que la reconduction des moyens.
C'est la réalité. Euh et donc quelles sont nos priorités pour nous ? La revalorisation du travail par rapport à l'assistana, c'est la lutte contre les fraudes, c'est la baisse euh des dépensement de médicament c'est le doublement de la franchise méale alors par exemple prenons l'exemple de la franchise médicale monsieur mais ce n'est pas dans le PLFSS directement.
Il y aura pas de mesures directes puisque c'est des mesures réglementaires qui font des bas y compris au sein de ceux qui soutiennent la stabilité. Euh on a un certain nombre de mesures dans le PFSS pour lesquelles nous sommes en désaccord comme sur le budget d'État. On souhaite préserver le pouvoir d'achat.
Euh on est plutôt euh frileux sur tout ce qui va être augmentation de taxes et et cotisation. Euh mais on est beaucoup plus allant sur la question de la revalarisation euh du travail. Donc on pense qu'il faut avoir un point de vigilance sur chacun et sur la notion d'effort juste.
Oui, je je crois que c'est la demande de justice sociale qu'on entend dans nos territoires que vous soyez plus efficace, que au derniers kilomètres dans nos territoires, on nit euh pas d'abandon. en terme d'investissement, mais que ce qui est dépensé parfois inutilement sur des missions redondantes dans des agences, on puisse enfin s'y s'y attaquer. Quand vous avez une fraude qui est détectée par l'assurance maladie, qu'elle pu que les complémentaires puissent être prévenus, quand les complémentaires détectent une fraude, qu'elles puissent prévenir l'assurance maladie.
Voilà des éléments très concrets qu'on veut porter. Nous, on va essayer pas à pas d'améliorer ce budget, de le corriger pour qu'il soit le meilleur possible. Arol Duvart, vous vous voterez la suppression de la réforme des retraites ?
La suspression, voulait dire oui oui, tout à fait. Je pense que le qu'il faille travailler plus compte tenu de l'allongement, de la durée de la vie, de l'équilibre démographique, c'est une évidence. Après le le coû prêt à 64 ans est créateur d'injustice profonde.
Et il y a d'autres façons d'envisager l'allongement de la durée de cotisation, la nécessité de travailler plus sans forcément pénaliser ceux qui sont déjà les plus fragiles. Et donc je pense que sur ce sujet-là, comme sur le budget, euh les on ne peut pas faire peser en permanence l'effort de redressement de nos finances publiques, toujours sur les travailleurs, les classes moyennes et les retraités les plus modestes. Je pense qu'il y a un besoin de justice qui a été largement oublié au fil des années et que à ce que ce soit sur les niches fiscales, sur les les plus grandes fortunes ou sur un certain nombre de dépenses, il y a un débat de fond à avoir et 70 jours ne seront pas de trop pour pour l'aborder.
Justement, on l'a appris juste avant cette émission. Le début de la discussion budgétaire, ce sera lundi en commission et dans l'hémicycle à partir de vendredi prochain. Vous vous avez prévu quelque chose pour Noël ?
Non, rien. Vous êtes prêt à ne pas repartir dans vos circonscriptions jusqu'à Noël parce que ça veut dire ça veut dire un débat budgétaire jour et nuit euh jusqu'à ce que jusqu'à la jusqu'à ce Madame, on l'a on l'a déjà fait. En tout cas, nous nous l'avons fait euh l'année dernière, nous avons été euh présents dans l'hémicycle pour justement euh faire passer euh ces amendements et justement là, il va falloir tous y être.
Monsieur Basin, il est pas d'accord. Non, c'est pas que je suis pas d'accord, c'est que faut pas caricaturer. Ça sera avant Noël, c'est autour du 23 décembre puisque après on a les all les 8 jours de de d'examen par le conseil constitutionnel pour la recevabilité des des des mesures.
Le budget de la sécurité sociale, on le commencera jeudi de la semaine prochaine et en séance le 4 novembre. On est prêt. Enfin, je crois que ma collègue peut en témoigner.
Quand il s'agit d'être du matin au soir, du lundi au dimanche, on est prêt et on le fera avec beaucoup. Moi, j'ai pas j'ai rarement loupé des séances et et sur et sur les mesures qui seront prises. Enfin, faut qu'on soit point par point concret aussi sur ce dont on parle parce que derrière s'il n'y a pas de budget, on n pas de visibilité et le chaos, les pertes de points de croissance, ça coûterait plus cher à notre pays.
Mais je vous pose la question parce que il y a une image qui est souvent délétaire dans l'opinion, c'est de voir un hémicycle vide en pleine nuit quand des amendements importants sont examiné. Oui, mais on a par exemple, vous allez voir quand on sera en train d'étudier en commission des affaires sociales le budget de la sécurité sociale, en même temps dans l'hémicycle, on a la partie recette du budget de l'État et en même temps dans un certain nombre de commissions, on examine les parties dépenses. Euh vous prenez la commission de la défense, ils auditionnent les chefs d'étatmajor dessus.
Donc à un moment, il faut aussi que vous les journalistes, vous puissiez dire que c'est comme si au collège on avait math français et sport en même temps. Mais dans ces cas-là, moi je vais voir l'approviseur et je lui dis calmos. Donc est-ce qu'à un moment il me semble qu'il y a eu des réunions aujourd'hui autour de Yelb ?
Non mais je vois Laurent qui se moque de moi. Mais c'est vrai quand on peut pas être dans de cours à la fois. Il y a Elb Bron Piv a mené je crois des réunions dès ce matin sur justement la façon d'orchestrer le travail parlementaire dans les prochaines semaines.
Bon qu'est-ce que vous dites ? Vous dites à un moment on peut pas être au fouret au moulin et on donne l'impression de pas être dans l'hémicycle parce qu'en fait on est en commission donc on fait comment ? On est d'abord en commission parce que c'est c'est là où on on est on a un travail spécialisé.
Mais monègue, mais le règlement de l'Assemblée nationale est très contraignant. Mais il faut aussi analyser que le gouvernement et la présidence de l'Assemblée nationale ne facilit pas les choses et crée aussi les conditions d'un débat sous pression qui n'est pas forcément propice à la clarté du résultat des votes. Et bien, on va en parler à la proviseur.
Merci en tout cas à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Motion de censure demain matin à 9h et ça commencera par la motion de la France insoumise. Merci encore.
Vous pouvez rester là tout de suite, c'est Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier. Bonsoir Marco. Ce soir dans Bourbon Express, le retour d'une série bah qui nous avait manqué hein depuis le 8 juillet, le dernier épisode daté.
C'est les questions au gouvernement. Les fameuses KAG sont de retour les premières du gouvernement de de Sébastien Lecornu. Épisode 1 aujourd'hui à 14h depuis l'hémicycle de l'Assemblée.
Vous l'avez peut-être suivi sur LCP évidemment et ça a commencé très fort avec un procès en illégitimité. Monsieur le Premier ministre, votre présence sur ces bancs est une anomalie démocratique car vous êtes illégitime. Vous perdez les élections mais vous continuez à confisquer le pouvoir.
Nous vous ferons partir comme vos prédécesseurs jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron parte car le problème c'est bien lui. Nous on propose le débat. Vous vous voulez le désordre.
Vous vous voulez le désordre. Il n'y a il n'y a madame la députée aucun coup de force. Il n'y a que le respect de la constitution.
Et pendant la séance, j'avais l'œil sur un petit nouveau, enfin un petit nouveau façon de parler. Michel Barnier, ça vous dit quelque chose ? L'ancien premier ministre élu député de Paris fin septembre et visiblement, il avait zappé certaines règles de la maison au point de se faire couper la parole 2023 avec pour le seul trimestre.
Donc ma question est monsieur Non, je suis désolé monsieur le député, la parole est à monsieur le premier ministre. Je rappelle que le temps de parole est 2 minutes sauf pour le premier ministre. Donc il avait oublié qu'il n'était plus premier ministre.
Il a même pas pu poser sa question. Michel Barnier, il a pas posé sa question. Enfin, il a posé sa question mais il a été coupé sur le fond.
Maintenant, on a beaucoup parlé de budget 2026. Jean-Philippe Tangy du RN a dénoncé les mensonges du Premier ministre avec selon lui à 19 milliards d'euros d'impôts nouveaux l'année prochaine pour la députée communiste Elsa Faussillon. Le gouvernement vise les plus modestes, deux groupes qui appellent à la censure.
Réponse cache de la ministre. J'entends que dans quelques heures, certains d'entre vous veulent nous censurer. Et bien, si vous nous censurez, il y aura plus de gouvernement et je peux vous dire, il y aura pas de débat.
Le seul débat qu'on aura ce sera un débat sur l'incertitude économique, sur le désordre économique. Et demain sur LCP, vous pourrez suivre l'examen des deux motions de censure contre le gouvernement. Motion déposée par les insoumis et par le Rassemblement national.
À suivre dès 8h50 sur LCP. Bien sûr, dès 8h50 pour suivre en intégralité et en direct ces deux motions de censure, leur examen et le vote. On poursuit Marco avec ce rapport parlementaire qui qui préconise de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, l'accord migratoire.
Oui. Voilà. Qui pourrait raviver les tensions entre Paris et Alger, c'est Charles Rodwell, député macroniste, qui tape du point sur la table.
Pourquoi ? Et bien parce que cet accord cet accord coûte trop cher selon lui 2 milliards d'euros. Alors il veut remettre en cause les dérogations accordées aux Algériens pour s'installer et se maintenir en France.
C'est l'une des conclusions de son rapport parlementaire adopté aujourd'hui en commission des finances. Mais 2 milliards d'euros vraiment. la gauche émet quelques doutes.
On a donc l'impression finalement que ce rapport n'est pas financier. Davantage finalement un rapport de commande politique avec à la fin un chiffre qui est fait pour faire la une de ces news mais on se demande bien d'où il vient. Et de son côté Charles Rodwell assume même le flou autour des 2 milliards.
Nous assumons que ce chiffre n'est qu'une estimation. Pourquoi une estimation ? tout simplement parce que l'État n'est pas outillé, n'a pas les données disponibles factuelles à nous donner lors de ce rapport là.
Donc nous assumons un d'avoir défini le chiffre le plus strict possible et de d'assumer que ce chiffre n'est qu'une estimation très probablement au rabet. Et le débat devrait revenir à l'Assemblée le 30 octobre prochain dans la niche parlementaire du RN avec une proposition de loi pour dénoncer cet accord franco-algérien de 68. Et Marco, on reste en commission des finances où l'on va examiner le budget 2026.
Et examiner le budget, bah ça creuse. Oui. Ambiance piqueenque hier pour l'audition des ministres de l'économie et des comptes publics.
Ils sont venus les bras chargés de douceur. Ah bon ? Oui.
Pour décontracter le débat, les la ministre nous a amené c'est quoi ? Alors, je crois de tradition. Euh, il fut un temps où les ministres du budget apportaient une douceur de leur contrée.
Il se trouve que ma contrée éessonienne et euh c'est un petit plateau de charcuterie et fromage de la ferme qui est la ferme familiale euh du plateau de sa cl où euh mon oncle a préparé ça pour vous euh dans la journée. Et le ministre Roland l'escur, lui, il avait apporté du sirop d'érable. Alors, pas suffisant pas suffisant pour Amadouer les députés de l'opposition hein qui critiquent plutôt le pain sec budgétaire et les agents de l'assemblée, eux, ils ont tické parce que normalement manger en salle de commission et bien c'est interdit.
Et vous pouvez peut-être en témoigner, vous êtes d'accord ? C'est interdit. Même un café, c'est interdit.
Un café, on a le droit de boire que de l'eau. MF Alors, on a enquêter hein parce que l'an dernier, figurez-vous que les ministres ont apporté des macarons l'année d'avant des canelés. Ah, donc c'est bien une tradition.
Donc c'est une tradition. C'est une tradition même si c'est interdit de manger en salle de commission. Chacun sa spécialité, je le disais et vois ligne, je crois que c'est la pâte de coin.
Mais oui, vous l'avez. Mais oui, bien sûr. Je je fais de la pâte de coin.
Voilà. Et elle est délicieuse plateau. Elle est délicieuse parce que je l'ai goûté.
Mais oui, voilà, c'est ma pâte de coin. Merci beaucoup Marco Pomier et merci à vous trois d'être venu ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. On vous donne rendez-vous demain à 19h30 pour chaque voix compte.
On vous rappelle que demain, vous avez rendez-vous à 8h50 sur LCP Canal 8 pour suivre l'examen des deux motions de censure déposées par LI et par le RN. Nous donc on se retrouve à 19h30 demain. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 et elle est disponible aussi en en replay sur lcp.fr. fr.
Merci à Laurent, merci à Loup que l'on peut lire dans Paris Match, la une de Paris Match demain. Ah bah c'est un jeune actif qui a toujours pas décidé de prendre sa retraite. Hugo oui, c'est pas à 60 ans lui la retraite.
C'est pas 60 ans. On n pas d'âge. Merci à vous de nous avoir suivi dans un instant.
C'est débadoc avec Jean-Pierre Gracien. Passez une très belle soirée. À demain. [Musique]