Universités : audition de présidents d'université
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la rapporteur, chers collègues, nous avons le plaisir cet après-midi d'accueillir une nouvelle table ronde. Vous avez suivi les présidentes, les précédentes, pardon. Et donc j'ai le plaisir de recevoir madame Farinc.
Vous êtes directrice de l'Institut national universitaire Jean-François Champelon, qui a accueilli la commission de la culture à plusieurs reprises. Vous êtes un institut national qui a toujours été pour nous un exemple de la façon dont une petite université, on va dire ça comme ça, arrive à à promouvoir des talents qui n'iraient sans doute pas à l'université. si vous n'étiez pas là mais Jean-Pierre Jean-Pierre, je suis désolé sur les questions.
Ensuite, monsieur Philippe Brillant, vous êtes président de l'université Savoie Montblanc et puis monsieur Édmond Abiad, président de l'université du littoral Côte d'Opal. Madame la directrice, messieurs les présidents, je vous rappelle que nous vous entendons dans le cadre d'une commission d'enquête qui a été demandée par le groupe les républicains et qui en a confié le rapport à madame Laurence Garnier. Son objectif est d'identifier les leviers permettant d'améliorer la qualité du service public de l'enseignement supérieur dont l'université constitue le socle.
Il est essentiel pour nous de recueillir surtout votre tour d'expérience par rapport à ce que vous vivez dans votre territoire. Nous progressons dans cette commission d'enquête et nous comprenez nous comprenons bien quelles sont les spécificités des unes et des autres. Donc, nous aimerions bien avoir votre avis sur euh les vos spécificités, même si euh bien évidemment euh on serait intéressé par euh vos idées générales sur le modèle universitaire euh français et la concurrence que vous pouvez subir des établissements privés et je salue la présence de notre rapporteur parmi nous qui a qui a dû rapporter sur la loi lundi à propos de la régulation de l'enseignement. privé lucratif, je précise les choses.
Et puis on aimerait aussi avoir votre votre avis sur les marqueurs de l'excellence académique des des universités, comment vous les appréhendez et comment on peut les comment on peut y répondre. Ce que je vous propose c'est un proposiminaire entre 5 et 10 minutes. Essayez de pas trop déborder.
Voilà. Et ensuite, je passerai la parole à à ma collègue rapporteur pour vous poser des questions auxquelles je vous demanderai aussi de répondre de façon extrêmement synthétique pour que ça soit vivant et qu'on puisse enchaîner comme ça questions et réponses. Avant, je dois vous rappeler les formalités d'usage d'une commission d'enquête et le fait qu'un faux témoignage devant cette commission et pas silen prévu aux articles 434-13-14-15 du code pénal.
Et je vous invite tous les trois à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure madame Farak, monsieur Briant, monsieur Habiad, j'ai pris note de vos serments. Je souhaite par ailleurs que vous nous fassiez part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête. Je suppose que vous n'en avez pas aucun.
J'ai pris acte aussi de votre déclaration. Je vous rappelle enfin que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. On va commencer par vous madame madame Farin vous avez la parole.
Allez 5 minutes et un petit peu plus. Merci beaucoup monsieur le président, c'est promis. Je vais essayer d'être un synthétique.
Donc monsieur le président, madame la rapporteur, messieurs les sénateurs, j'aurais bien dit mesdames et messieurs les sénateurs, mais je vais dire messieurs les sénateurs. Alors, tout d'abord, je vais vous remercier pour votre invitation évidemment et pour votre travail pour votre travail au service des universités, au bénéficence académique de système d'enseignement supérieur. Donc merci, merci pour vos travaux.
Alors, vous avez, monsieur le président, euh noté que vous intéressiez à nos spécificités. C'est peut-être ce qui nous amène aujourd'hui toutes ces nos trois nos trois établissements dans cette commission. Donc, je vais essayer euh d'être synthétique pour décrire les spécificités de champion, de l'inu champion, mais ça risque de prendre un peu de temps parce que elles sont vraiment nombreuses ces spécificités.
Déjà, c'est un établissement très récent. Vous avez certainement entendu cette phrase dans d'autres commissions, mais très récent, c'est qu'il a été créé en 2002 en tant qu'établissement public autonome. Il est EPSCP depuis 2015.
Ça veut dire qu'il a à peu près 10 ans d'existence dans une forme d'université. Il a été euh il a été créé en regroupant les formations qui avaient été implantées sur le territoire de l'ex-région Midi Pyréné par les universités toulousaines. Donc on a regroupé tous établissements, on a créé un nouvel établissement.
Pourquoi on a fait ça ? L'enjeu initial très clairement c'était de alors de lutter contre la désertification, la phrase est un peu forte, mais en tout cas de favoriser la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur dans une région qui est fortement métropolisée. Vous l'exrégion médipénée avec Toulouse et un petit peu un désert en terme de ville aux alentours puisque la plus grande ville après Toulouse, elle fait 50000 étudiants.
Il y avait cet enjeu politique de favoriser la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur. Le résultat, c'est que nous sommes un établissement pluridisciplinaire hors santé. Nous avons 4000 étudiants, ce qui est une taille moyenne et nous sommes positionnés dans trois villes moyennes du TN et de l'Aviron Albi, Castrodes.
À noter que sur le campus de Castre, nous avons une école d'ingénieur en santé numérique qui a été créée il y a 20 ans et qui a été la première école en santé numérique positionnée enfin créée en France et qui a été positionné à Castre puisque c'est un un territoire qui a un une économie importante autour de la santé. C'est notamment là que sont les laboratoires Pierrefre. Euh nous avons dans les spécificités un statut particulier.
Nous ne sommes pas une université, nous sommes un institut national universitaire. Le statut a été créé euh spécifiquement pour l'établissement euh et nous n'avons pas accédé au RCE. Ça aussi c'est une spécificité.
Alors euh nos enseignants chercheurs euh alors on va dire l'offre de formation pour dire rapidement, c'est une offre de formation en licence qui est très large avec l'idée que chaque étudiant du territoire puisse effectivement trouver son parcours et trouver sa voix professionnelle. une offre de master qui est euh très spécifique et surtout complémentaire de celle de Toulouse et qui a plutôt tendance à accueillir des étudiants euh extérieur à à la extérieur à la à la région. Ce qui veut dire que notre offre de licence, 60 % des étudiants de la licence, ils sont du Tarnel Avyon.
Plus de la moitié des étudiants de master, ils sont ils ne sont pas de la région Occitanie. Donc on voit qu'on a un petit peu de niveaux comme ça. Nous avons des enseignants chercheurs qui ont bien évidemment une activité de recherche très importante et nous avons fait un choix qui a été de euh créer uniquement trois unités de recherche euh et six groupes de recherche pluridisciplinaires dans l'établissement, mais de s'investir également et de de de qu' enseignants chercheurs travaillent dans les laboratoires et les les unités mixes de recherche de Toulouse.
Ils viennent donc contribuer et renforcer la recherche à l'Université Toulouse pour laquelle nous avons de deux UMR en côtitel. Pour finir, nous sommes fondateurs de la commune Université Toulouse. Nous sommes pleinement impliqués aujourd'hui et engagés dans le projet de création du grand établissement Université Toulouse dans lequel nous nous sommes établissement associés aujourd'hui à le PE et nous pourrions demain être établissement composant de l'Université de Toulouse.
Donc notre stratégie c'est justement à la fois d'être profondément ancré sur le territoire, de d'être en collaboration et de travailler avec l'écosystème local au bénéfice du développement du territoire, mais tout en s'inscrivant dans une dynamique universitaire euh et participant en participant et en œuvrant pour la dynamique universitaire et pour une stratégie scientifique unique de site. C'est c'est euh voilà notre enjeu aujourd'hui. Je finirai juste avec quelques chiffres rapidement.
Euh en jeu de démocratisation de l'enseignement supérieur, nous avons plus de 50 % de boursiers, ce qui veut dire qu'un étudiant sur deux est boursier qui rentre en licence. Euh nous nous situons systématiquement dans le top 10 des universités en France dans le classement du ministère sur le taux de réussite et évidemment sur la valeur ajoutée compte tenue du pourcentage de boursiers. Et si je puis me permettre, au vu taux d'encadrement faible et de la dotation de l'État qui est très très largement inférieur à la moyenne, je pense qu'avec mes camarades, nous partageons le fait que nous avons certainement le coût de l'étudiant diplômé le plus bas de France.
Ce qui me fait dire et je terminerai là-dessus que euh on est particulièrement efficient tous les trois. Euh évidemment, ces propos n'engagent que moi. Voilà, je me tais pour laisser la parole à mes collègues et puis pour surtout garder beaucoup de temps pour échanger.
Merci madematrice. C'était très synthétique et vous avez dit l'essentiel. Monsieur Brillant, c'est à vous.
Monsieur le président, madame la rapporteur, messieurs les les sénateurs, ben je m'associe au remerciements qui vous ont été formulé au début, hein, parce que je pense que c'est vraiment très important que la représentation nationale et bien porte sur regard sur l'enseignement supérieur et la recherche. Je pense c'est vraiment très très important pour nous. Euh alors, je vais essayer de vous présenter de manière succinte l'université Savoie Montblanc.
Donc c'est aussi une université qu'on pourrait qualifier de relativement jeune puisqu'elle a été créée en 1979. À l'heure actuelle, il y a environ 15000 étudiants. Euh pour être un peu plus précis, c'est plutôt 14500.
Et au niveau thématique, en fait, nous couvrons ben l'ensemble du spectre thématique à l'exception du domaine de la santé. Euh donc voilà, c'est environ 1500 personnels, 1550 précisément. Et donc pour faire fonctionner l'université Sava Montblanc, nous sommes organisés en sep composantes de formation.
Donc quatre sont dérogatoires. On a deux IUT, euh donc un institut d'administration des entreprises et puis une école d'ingénieur interne donc qui est membre du réseau Polytech Polytech pardon et donc Polytech Ansy Chambéry. Et nous avons également 18 laboratoires de recherche euh dont 10 sont des unités mixes de recherche, 9 avec le CNRS et une unité mixe de recherche en partenariat avec INRAY.
Ce que j'aurais peut-être dû commencer par dire, c'est que nous sommes implantés sur les deux départements de Savoie, donc la Savoie et la Haute Savoie qui sont quand même des départements qui ont une dynamique économique et encore démographique assez forte. et ça structure quand même beaucoup la stratégie que nous portons au sein de au sein de l'établissement. Donc je crois qu'il y a vraiment deux piliers fondateurs à l'heure actuelle de de cette stratégie de cette politique de développement.
C'est d'une part l'excellence, donc l'excellence académique, j'y reviendrai en quelques mots de tout à l'heure. Et puis l'autre l'autre aspect qui est tout à fait qui est tout autant important, c'est la proximité et en particulier ce que ma collègue a déjà dit, c'est l'ancrage territorial qui se matérialise de manière très concrète au travers d'action qui nous aident dans le développement. Alors, je commence peut-être par les résultats dont nous sommes relativement fiers.
Le le premier qui nous satisfait tout particulièrement, c'est qu'on arrive à avoir des résultats visibles qui portent sur l'ensemble de l'activité des universités, c'est-à-dire aussi bien en formation qu'en recherche ou dans le domaine de de l'international. Donc pour ce qui est de la formation, donc on a un regain d'attractivité très fort de nos formations. Donc entre les deux dernières années, on a eu une hauste des vœux confirmés à la fois sur Parcours Supaster extrêmement forte.
Donc 25 % pour parcours sup, un peu moins de 20 % pour mon master. Donc ça c'est quand même un élément très important. Et je crois que pour rebondir sur ce qui a été dit, on est aussi très satisfait d'avoir des taux de réussite euh donc au diplôme en particulier pour nous en licence qui sont très élevés et qui nous situent pour la licence pour l'université Saumant Montblanc en 5e position nationale.
Et ça c'est quelque chose qui est bien parce que dans cette mission quand même d'accompagner les jeunes de la nation, je crois faire réussir le diplôme, c'est quand même quelque chose de très important. C'est pas le seul élément hein parce que au-delà du diplôme, je crois qu'il y a aussi le fait de s'insérer professionnellement facilement. Donc c'est c'est vraiment le cas donc je crois d'arriver à couvrir ce spectre hein réussite au diplôme, insertion professionnelle et je rajouterai peut-être un troisème élément qui est la réussite de son parcours étudiant ou de vie étudiante je devrais dire hein, c'est-à-dire de faire en sorte que les étudiantes et les étudiants que nous accueillons et bien ils s'épanouissent aussi en tant que jeune au sein de au sein de nos universités.
Ça je crois que c'est quand même quelque chose de de très important. Donc ça c'est le volet formation. le volet recherche.
Donc et bien on a comme je vous l'ai dit 18 laboratoires de de recherche qui ont euh des résultats très visible en particulier. Bon même si tous les classements sont critiquables, comportent des biaiss, je pense qu'on est quand même très fier quand on figure dans ces classements. Donc c'est mon cas, je vais pas m'en cacher.
Nous figurons dans le classement de Shanghaiï donc dans la tranche 800 900. Et ce qui nous rend particulièrement fier de ce résultat, c'est d'abord que ça récompense un travail collectif, hein. C'est vraiment évidemment le résultat des enseignants chercheurs, des enseignants, mais aussi de tous les personnels d'appui et de soutien qui contribuent vraiment à ces résultats.
Donc ça c'est quelque chose de de vraiment important. Et puis donc il y a à l'heure actuelle uniquement 28 institutions d'enseignement supérieur et de recherche française qui figurent dans le classement de Shanghaiï. Et pour une université de notre taille, y être c'est quand même un marqueur vraiment important.
Et voilà, donc on est très attaché à ça. Et puis l'autre élément, je veux pas être trop long, donc l'autre élément sur le dont dont se satisfait, enfin dont on est relativement content, c'est le développement à l'international. Donc deux aspects, je crois qu'au niveau mobilité sortante, on est vraiment une université qui envoie beaucoup d'étudiantes et d'étudiants faire une partie de leur cursus euh à l'étranger.
Et puis là, on travaille euh donc à construire euh une unité une université pardon européenne euh donc euh en s'appuyant sur l'Alliance européenne que nous avons UNITA. Et ce qu'on essaie de préfigurer euh donc en ce moment avec nos partenaires, c'est une sorte de commu ou de PE mais vraiment à l'échelle universitaire d'essayer de faire en sorte de mutualiser une partie de notre activité même si je dois vous dire qu'évidemment c'est quand même un parcours qui est relativement semé dans bûche mais enfin néanmoin c'est l'objectif qu'on qu'on se fixe. Donc ça c'est vraiment le pilier don le premier pilier de de l'université savon-blance, c'està dire la force de ces résultats académiques.
Après il y a un deuxième pilier je crois qui est vraiment tout aussi fondamental, c'est la proximité et en particulier la proximité qu'on entretient avec le territoire, notre écosystème qui se traduit enfin qui est de longue date vraiment. Donc c'est pas dû du tout à mon action en tant que président d'université. On a un club des entreprises qui a 35 ans désormais.
Et pour rebondir sur ce que je disais tout à l'heure, notamment au niveau de l'insertion professionnelle, donc ce club des entreprises qui réunit quand même plus de 1000 entreprises qui sont sur les deux départements de Savoie et de Ha Savoie et bien favorise et même œuvre à l'insertion professionnelle de nos jeunes des étudiantes et des étudiants. Donc ça, je crois que c'est vraiment un atout extrêmement fort et une richesse très forte. euh pour pour notre université.
Et là, plus récemment et bien on a travaillé à une fondation donc à la création d'une fondation universitaire qui elle est davantage positionnée sur le volet de la recherche et de l'innovation. L'idée c'est d'accompagner les nos laboratoires de recherche pour peut-être valoriser et transférer plus facilement donc aux entreprises. Donc et en particulier donc il y a des actions assez visibles de cette fondation qui sont le financement de chair de chair partenarial, c'est-à-dire qui viennent accompagner des recherches qui ont un intérêt pour le territoire et donc c'est évidemment dans des domaines scientifiques la plupart du temps puisque vous savez que bah autant le le département de la Savoie développe une activité extrêmement importante autour du tourisme, autant en haut de Savoie, il y a aussi et bien un secteur industriel qui est qui est très marqué hein notamment dans la vallée de l'arve avec la mécatronique.
Donc on a beaucoup d'activité qui sont qui est positionné là-dessus mais et bien cette fondation finance aussi et bien des projets qui sont un peu plus originaux comme une chair autour des communs. Et donc voilà donc c'est voilà et donc ça c'est ce sont vraiment les deux piliers fondateurs de de l'université Savo Montblanc arriver à conjuguer donc l'excellence académique et puis vraiment cette proximité ou cet ancrage territorial qui fait vraiment quand même la marque de fabrique des établissements qu'on représente. Et peut-être juste en un mot donc puisque quand même j'ai pris mes fonctions il y a pas très longtemps.
C'était en janvier 2025. Donc en amont de ces prises de fonction, il y a toujours alors je sais pas s'il faut parler d'une campagne électorale mais en tout cas il y a quand même une confrontation d'idées et donc il y a en général un programme en tout cas des axes stratégiques qui qui sont avancés mis en avant à ce moment-là et nous vraiment je crois qu'on a un projet qui est qui est très clair et qui fait écho à ces deux piliers. Donc le premier axe, c'est effectivement de conforter la place de l'université Savo Montblanc dans le premier tiers des universités française puisque la position dans le classe dans les classements de Shanghï et bien positionne l'USNB autour de la 25e place nationale hein en terme de de résultat.
Ça c'est vraiment le premier axe. Le deuxième c'est d'accroître l'impact de l'université sur la société. Donc un peu de manière générale mais bien évidemment plus particulièrement sur les deux territoires de Savoie et de Haute Savoie.
Donc ça cet impact territorial je crois que c'est vraiment quelque chose de très important. Et puis après, il y a un axe qui est peut-être plus interne qui vous intéressera peut-être un peu moins. Mais l'idée, c'est quand même aussi de travailler à un pilotage renforcé, hein, c'est-à-dire d'avoir un suivi bien plus marqué mais un peu dans tous les domaines.
Donc pour ce qui est des coortes étudiantes, mais aussi sur le volet financier ou en terme de gestion du patrimoine ou de ressources humaines. Voilà. Donc en clair, l'USMB c'est l'excellence et la proximité.
Merci monsieur le président. Monsieur Abyad. vous avez la parole.
Merci. Je je m'associais à mes deux collègues pour vous remercier et pour l'invitation et pour la thématique qui qui que vous avez voulu la vous avez voulu explorer monsieur le président, madame la rapporteur et monsieur le sénateur. Et ça me donne l'occasion également de vous présenter l'université du littoral que se situe en âge entre les deux. créé en 91, première entrée 1992, 10800 étudiants et implanté sur quatre villes trois ports qui sont très complémentaires Dquerc, Calé et Boulogne surmer, je reviendrai, et une ville plus vers l'intérieur qui est Saintomer.
Donc le port de Dunker qui est un port industriel, celui de Calé, il est le premier port français voire européen pour le transport des personnes avec le tunnel, le tunnel sur la manche et les feries et puis le port de Boulon sur mer, premier port de pêche et de transformation des produits de la pêche, essentiellement la valorisation des produits de la pêche. L'université s'est construite sur ce territoire en prenant une spécialisation intelligente qu'on appelait à l'époque puisque on s'est collé dans nos laboratoires de recherche et dans nos formations avec cette typologie territoriale et nous avons créé des formations essentiellement en lien avec le tissu socio-économique de notre territoire. Donc on va retrouver de la logistique en lien avec le port, du management portuaire, on va retrouver des valorisations des produits de la pêche, j'y reviendrai, mais on va retrouver des formations.
Nous sommes une université pluridisciplinaire hors santé et on va retrouver exactement des profils de formation en lien avec ce qu'on ce qu'on est ce qui est notre typologie. On va retrouver au sein de l'université. Nous avons également une école d'ingénieur, une école de commerce qui eux deux ont absorbé deux écoles privées.
Donc on a intégré au sein de notre école d'ingénieur et au sein de notre école de commerce deux écoles privées et nous avons un IUT donc différentes composantes. Nous avons une spécificité nationale, nous n'avons pas du FR. Donc nous avons des univers des départements disciplinaires et des laboratoires de recherche structuré dans trois grands pôles de recherche qui sont la mutation mutation technologique et environnementale.
Le deuxième c'est mer et littoral qui fait un peu notre spécificité puisque l'université s'étale sur 210 km de côte de la frontière belge jusqu'à la baie d'oti. que nous couvrons ce ce territoire là côté côté maritime. Et puis un troisème pôle qui est humanité et territoire intégré.
Donc le lien avec le territoire donc nous avons un territoire où il y a 700000 habitants, 11 EPCI qui sont regroupés au sein d'un pôle métropolitain avec lequel nous avons contractualisé six thèses par an. Donc, il y a six thèses tous les ans qui explorent des domaines en lien avec les spécificités territoriales. Je peux vous donner quelques exemples hein.
Submersion marine, trait de côte, ressources aliotiques, transformation des produits de la pêche, impact sur la santé, les que ça soit AVC ou les problèmes de glycémie. plein de sujets qui sont explorés en recherche qui sont en lien direct avec le territoire. Donc nous sommes aujourd'hui à plus d'une centaine de thèses qui ont été soutenues et mené et soutenu en lien avec des spécificités territoriales dans nos laboratoires de recherche, notamment en partenariat sur tout ce qui est produits aliotique de la pêche et et sécurité alimentaire.
Nous avons des labos avecemè avec l'aness unités mixtes qui sont avec le le CNRS notamment. Donc côté côté formation nos formations. Je donne un exemple parce que je vais pas vous citer tout ce que nous avons comme formation.
Nous avons une école d'ingénieur notammenterque par exemple elle est sur le génie génie énergétique et environnemental. Nous avons trois parcours énergie nucléaire. Nous avons une centrale nucléaire à Graveline et deux en construction de nouvelle génération.
Donc partenariat très fort avec EDF. Un deuxème qui est décarbonation de l'industrie d'Inker premier port industriel de France. 22 % des émissions de CO2 sont à Dinkerc.
Nous avons un projet PIA CMA décarbonation de l'industrie de demain qui s'appelle c'est décidé et 3è filière sur les batteries avec les notamment une start-up française Vercor qui est devenue maintenant Giga Factory installé à Dkerk et un opérateur taïwanais et un autre chinois. Donc 3 G factory qui viennent s'installer à DC pour les batteries. Donc voilà un exemple, je peux donner l'exemple de Saintomer sur le génie industriel, celui de caler sur l'intelligence artificielle, l'optimisation et le traitement de signal ou les véhicules autonomes ou bien boulon sur mer notamment sur l'aliotique, l'agroalimentaire et la valorisation des produits de la pêche.
Donc voilà et on a vraiment des formations en lien direct avec ce territoire et sa spécificité et son profil socio-économique. Nous avons fait le choix depuis quelques années de réduire le spectre de notre offre de formation notamment en licence pour assurer un continuum et que l'ensemble de nos formations soit en lien avec nos laboratoires de recherche. Je donne juste un exemple.
Nous avions des licences sur l'intervention sociale. On n pas de labo dans le domaine. On a préféré ne pas poursuivre ce domaine-là et se concentrer sur un continuum où on peut aller de la licence jusqu'au doctorat parce que on est convaincu que la formation universitaire doit s'appuyer sur une recherche qui est faite également qui est reconnue.
Pour continuer sur la recherche en connue, par exemple sur la partie marine qui est notre qui est un des points forts de notre signature. Nous avons eu plusieurs projets européens, trois IUF à l'université ces trois dernières années plus un ERC, ce qui est qui sont les les graines européens, les budgets, les comment dire les projets européens les mieux évalués sur la recherche donc sur la partie science marine. Donc voilà quelques exemples de ce qu'on souhaite faire, comment on voit l'université, comment on la construit.
Je peux bien sûr revenir sur la vie étudiante, sur tous les dispositifs qu'on met en place pour accompagner la réussite, sur les blocs de compétence, mais je pense on aura l'occasion de les de les explorer lors des questions, mais j'ai voulu donner un peu la spécificité de notre université. Je vous remercie. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, je vous cède la parole pour une série de questions et de réponses.
Merci monsieur le président. Merci à tous les trois pour ces présentations de de vos établissements. Je dis toujours en préalable que beaucoup de choses très belles se font à l'Université française.
Vous en avez été les témoins lors de vos interventions liminaires et que le travail de la commission d'enquête est de s'intéresser à ce qui fonctionne moins bien pour voir comment l'améliorer. Donc ne soyez pas surpris si mes propos se focalisent sur des interrogations que nous avons. Si ça fonctionne bien, vous nous le direz.
Si ça ne fonctionne pas bien, dites-nous ce qu'il faut améliorer puisque c'est l'objectif de la commission d'enquête de faire en sorte que les choses fonctionnent le mieux possible. Ce propos étant posé, vous avez les uns et les autres présenté les spécificités de vos universités avec une un prisme territorial très fort qui vous réunit les uns et les autres. Le choix d'implantation multiple.
Vous avez donné le nom des villes dans lesquelles vous êtes implanté. Est-ce que vous pouvez nous dire, vous avez aussi parlé de réussite étudiante. Est-ce que vous vous pouvez nous donner quelques chiffres sur la réussite de ces étudiants notamment en licence ?
C'est peut-être le plus parlant et c'est là que d'une manière générale au sein des universités françaises, le taux d'échec est le plus élevé. Donc si vous avez des chiffres, on est intéressé. Et puis euh est-ce que vous pouvez nous dire ce qui pour vous fait que vous avez des taux de réussite meilleur qu'ailleurs ?
C'est ce que vous avez souligné les uns et les autres. Euh est-ce que vous diriez que Small is beautiful ? C'est une vraie question.
On a euh des modèles universitaires qui sont de dimension internationale mais qui euh euh amènent parfois avec eux des dizaines de milliers d'étudiants avec ce que ça pose comme difficulté d'encadrement, d'orientation, de suivi personnalisé. Là aussi, vous avez dit que vous vouliez avancer précisément sur ce sujet-là. Donc, est-ce que vous pouvez nous donner vos taux de réussite en licence et nous expliquer pourquoi et comment vous considérer qu'ils sont meilleurs que dans d'autres établissements ?
Bien sûr. Bien sûr. Juste un tout petit point.
Est-ce que vous pourriez nous préciser aussi le le taux de sélection votre taux de sélection de pardon de pardon, je suis désolé le taux de sélection via parcours sup pour les filières en fonction du taux de de réussite. Parfait. Tout à fait.
Allez-y, les-y, je vous en prie. [grognement] Alors concernant les éléments, les chiffres sur alors je m'appuie sur les données 6. Alors 6, c'est c'est le service du ministère de l'enseignement supérieur de la recherche de l'espace euh 2024-2025, ce qui sont les données les plus récentes.
Voilà. Donc sur alors vous savez qu'il y a plusieurs indicateurs dans la réussite. Il y a la réussite en 3 4 ans, il y a le passage en L2 et il y a les sorties en cours de parcours.
En règle générale, on parle de la réussite en 3 4 ans qui est l'indicateur de référence. Donc le la moyenne nationale est à 39,8 pour 2024-2025 et [grognement] nous nous sommes 10 points au-dessus à 49,4. Voilà pour les aspects réussites.
Alors le taux de sélection à parcours sup, ce qu'on dit souvent c'est on ramène le nombre de places au nombre de candidatures. On est autour nous on on recrute 1530, on a 1530 places et on est autour de 29 candidatures cette année. Puis j'ai regardé les chiffres avant de venir.
Ce qui fait on est entre 19 20 places 20 candidateurs parla. Voilà. Euh pour pour ces deux deux éléments chiffrés, euh alors c'est une grande question de pourquoi euh pourquoi on on arrive à faire mieux réussir ou pourquoi euh l'établissement alors est-ce que c'est l'établissement, est-ce que c'est les territoires ?
Est-ce que c'est les étudiants ? Donc c'est une question qu'on c'est qu'on nous a souvent posé et c'est une question aujourd'hui sur laquelle on n pas scientifiquement des éléments pour répondre mais par contre on a essayé de mener des études. Donc à Champ Lyon on a notamment recruté un postdoc l'année dernière et on lui a confié la mission d'essayer de donner des explications.
Alors on lui a confié cette mission pour deux bonnes raisons. La première, c'est quand on est un scientifique et qu'on est bon quelque part et qu'on sait pas pourquoi, c'est ça gratte quelque part. C'est-à-dire que euh on voilà, ça interroge toujours et on a toujours envie de savoir pourquoi.
La deuxième, c'est aussi pour pouvoir faire perdurer cette caractéristique dans le temps. C'est si on maîtrise pas le pourquoi, on on a on n pas les moyens de garantir dans le futur qu'on va pouvoir conserver cette cette caractéristique. Donc on a fait une étude, on a pris un postdoc sociologue donc qui a qui a mené cette étude là, je pourrais vous l'envoyer, qui vaut ce qui vaut qui vaut alors évidemment en un an, on nétudie pas complètement la question.
Donc il a d'abord regardé ce qui se faisait nationalement sur ce sujet et il a euh essayé d'identifier des facteurs de réussite et notamment en comparant avec des d'autres universités euh pour vérifier les caractéristiques sur qui étaient fonction de la taille, de la réussite et cetera. Il en a tiré trois euh trois éléments euh trois critères qui semblent être euh facteur de réussite. Donc le premier c'est les liens de proximité de confiance entre enseignants et étudiants.
Donc qui limite les ruptures, qui favorisent le passage du C à l'université et qui génère un fort engagement des étudiants. Proximité qu'on a évidemment euh du fait aussi de la taille. Euh on est on est d'accord.
Je pense qu'il y a nos équipes pédagogiques arrivent à avoir un accompagnement des étudiants qui qui est peut-être qui est évidemment différent euh de ce qu'on peut avoir quand on a un nombre d'étudiants bien plus important. Le deuxième facteur, c'est la mobilisation pour accompagner et faire réussir de l'ensemble de la communauté de l'établissement. Donc c'est une espèce de culture d'établissement qui fait que il y a une culture d'accompagner l'étudiant mais une culture qu'on trouve sur les équipes pédagogiques mais qu'on va retrouver sur tous les personnels en fait et y compris les secrétariats pédagogiques, y compris les guichets d'accueil, y compris les services vie étudiantes et cetera.
Donc c'est une mobilisation de l'ensemble des personnels euh sur ce sujet. Et le troisième c'est la cohérence de l'action pédagogique. Euh le fait d'avoir effectivement des équipes pédagogiques sur ces licences là. euh qui partagent des pratiques communes et qui ont une cohésion.
Voilà. Alors, c'est les trois leviers. Je ne je ne prétends pas avoir répondu clairement, enfin complètement clairement, j'espère, mais complètement à la question.
Euh mais je crois qu'on est euh on effectivement la taille est un élément facilitateur, mais il me semble qu'on est on est aussi euh dans une culture de l'accompagnement. Il y a on a évoqué aussi la question de la vie étudiante, de la qualité de vie, de la de la de l'épanouissement des étudiants, de le de leur donner la possibilité de s'engager et et je pense que je pense que c'est c'est ces éléments-là aujourd'hui, je dirais qui euh euh qui sont un petit peu les raisons, en tout cas les levier de la réussite de nos étudiants. Alors, j'ai pas on n pas eu de postc en sociologie, donc pardon si on a pas peut-être d'éléments aussi détaillé.
Donc peut-être pour vous donner les chiffres que que vous demandiez. Donc nous la réussite en 3 ans c'est 44 % et la réussite en 3 4 ans c'est 52 %. Légèrement inférieure à 52 %.
Donc ce qui donc positionne d'après le le classement effectivement qui est publié par le ministère en 5e position. Euh alors dans les facteurs de succès, je crois que l'élément quand même central, c'est vraiment de mettre la réussite étudiant au cœur du dispositif. Donc ça, je pense qu'il y a eu ces appels à projet donc NCU.
Donc nous nous avons été bénéficiaire, je pense que c'était en peut-être en 2018 et où vraiment le cœur de ce projet-là c'était vraiment de faire réussir les étudiants et de mobiliser comme ça a été évoqué toute la chaîne en fait, c'est-à-dire pas uniquement l'équipe pédagogique mais il faut que en fait tout le monde soit mobilisé en faveur de cette réussite étudiante. Donc nous parmi les actions qu'on a mis en place donc il y avait en effet de transformer notre offre de formation en introduissant de l'approche par compétence, ça c'était un élément mais également d'avoir de l'accompagnement. Je crois que ça c'est peut-être le facteur qu'on identifie le mieux, hein.
C'est-à-dire nous, on a un système où bah du déjà, il y a du tutorat entre les étudiants et puis il y a aussi des collègues qui ont été recrutés pour faire vraiment de l'accompagnement, du repérage aussi, c'est-à-dire d'essayer d'identifier relativement tôt les étudiants qui sont en difficulté. Et là, depuis 3 ans, on a essayé de mettre en place un diplôme, enfin on a mis en place, pardon, un diplôme d'université qui vise la réorientation. C'est-à-dire pour des étudiants qui après le font un premier semestre, on s'aperçoit bah effectivement que ça ne fonctionne pas et au lieu de les laisser en situation d'échec et bien on leur propose bah ce diplôme d'université qui vise soit peut-être à les réorienter sur un autre secteur disciplinaire, ça peut être une erreur d'orientation de leur part, mais y compris de faire en sorte que des étudiants qui ne sont peut-être pas adaptés à l'université et bien se repositionne ailleurs dans l'enseignement supérieur, hein, par exemple en faisant un BTS ou une autre formation, hein.
Donc, puisque c'est-à-dire de pas laisser dans l'échec complet les étudiantes et les étudiants. Et ça, je crois que cet accompagnement global, c'est quand même bah une [raclement de gorge] des clés euh du succès. Vraiment, je pense.
Voilà, il y a ça, il y a les quand même le fait d'avoir des taux d'encadrement qui sont relativement bons, ça participe hein, de sortir un peu des grands amphithéâtres et puis de pouvoir avoir des enseignements qui sont peut-être plus dans des enfin en tout cas avec un nombre d'étudiantes et d'étudiants qui est plus faible hein puisque là on voit quand même notamment que la capacité de de concentration quand il y a des des enseignements qui sont trop longs, ben c'est très compliqué. Donc du coup, d'avoir des enseignements dynamiques, ça c'est vraiment un facteur important. Pardon, juste pour avoir une idée, vos vos grands amphis, votre plus grand amphi de cours Ah, je pense que c'est en droit ou en psycho et je pense que ça doit être quand même de l'ordre de 300.
D'accord. Oui. Oui.
Ça donne un ordre d'idée, c'est pas 2000. Non, c'est pas 2000. Il y a pas 2000.
Non, non, ça je crois qu'on a pas. Voilà. Et puis le dernier élément peut-être dont on n pas encore qu'on a pas évoqué je crois et ce qui fait peut-être la caractéristique et la force des universités, c'est quand même d'avoir des enseignements qui sont nourris de la recherche.
Je pense que ça c'est vraiment quelque chose de très important. Donc cet apport de la recherche aux enseignements, d'avoir un corps d'enseignant chercheur qui intervient, même si c'est évidemment pas toute l'équipe pédagogique he qui est qui est des des qui est formé par des enseignants chercheurs, mais d'avoir cet apport de la recherche et là bah c'est vraiment un axe très important. nous qu'on travaille, c'est vraiment de développer le lien formation recherche.
Donc évidemment de manière vraiment extrêmement marqué en master, mais également d'aller en licence et notamment de d'essayer de faire des sortes d'initiation à la recherche. Voilà. Et ça, je pense que l'accompagnement, ce lien formation recherche effectivement la taille puisque la proximité c'est aussi quand même pas uniquement la proximité avec notre territoire ou avec les collectivités locales hein où je pense qu'on est tous les trois sur des dans des situations on a quand même des liens étroits aussi avec les collectivités qui nous soutiennent beaucoup.
Je pense que ça c'est vraiment quelque chose d'essentiel, mais cette proximité, elle se décline aussi entre peut-être les équipes pédagogiques, les étudiants, les étudiants entre eux, hein. Je pense qu' ils ne son sent sans doute pas isolés. Donc enfin voilà, donc c'est et c'est en ce sens que la vie étudiante, je pense, c'est un facteur de réussite quand même.
Je je vais pas répéter ce qu'il viennent de dire, je souscris. Donc que ça soit le lien avec la recherche, le tutora étudiant parce que un étudiant de 2e année qui conseille un étudiant de première année, je pense il l'écoute plus qu'un prof notamment sur la méthodologie de travail et sur comment faire et lui comment il a fait pour réussir. C'est c'est très important je pense l'aspect tutora et on le développe énormément. la proximité des équipes de recherche, la proximité des enseignants chercheurs, la taille des groupes.
Il y a quand même un facteur assez important qu'on a observé. Nous étions parmi les 10 premiers il y a 5 6 ans et on a baissé même si on reste au-dessus de la moyenne. Pourquoi ?
On a changé nos MCC, nos modalités de contrôle de connaissance. Nous sommes passés toute notre offre de formation de licence en bloc de compétences. Je m'explique ce qui était compensé avant les modalités de contrôle de connaissance, c'est-à-dire tout module compensait à nôtre.
Pour être simple, on avait 12 dans l'un, 8 dans l'autre, ça se compensait. Aujourd'hui, avec les blocs de compétence, ce n'est plus le cas. Il faut réussir chaque bloc à part pour valider sa licence.
Donc on a observé un phénomène de chute lié à ça parce que si on prend la moyenne générale, l'étudiant a réussi sauf qu'il a pas validé l'ensemble des blocs de compétences. Et ça c'est lié quand même aux modalités de contrôle de connaissance quand on passe au bloc de compétences. C'est une bonne chose puisque là les diplômés ils ont acquis la compétence nécessaire pour ce diplôme là.
Néanmoins, ça joue partiellement sur le taux de réussite. On est en train de travailler là-dessus pour les accompagner et retrouver les niveaux qu'on avait avant. C'est quand même assez technique les modalités de contrôle de connaissance, mais ça a un impact assez fort et on l'a observé suite à ça.
Merci. Euh vous nous avez pas donné vos sélections à l'entrée. Oui.
Ni l'un ni l'autre. Je vais le dire. Il y a que la présidente qui a été [rires] et euh et votre et votre taux de réussite en licence 413 413 donc avec l'explication que vous venez de nous donner.
D'accord. Voilà. Alors qu'on était à 46 il y a quelques années.
D'accord. OK. Donc on est tr et sur la sélection à l'entrée, ça c'est sans sélection quand on prend les buts, donc où il y a une sélection à l'entrée.
Donc si je prends les UT puisque nous avons un UT, les taux de réussite montent à 87 %. OK, très bien. Une même punition.
Alors la pression nous c'est environ 20 21 candidatures par place sur Parcours Sup là où voilà un peu du exactement du même ordre et puis en master c'est entre autour de 15. OK, très bien, parfait. Merci beaucoup.
Un mot maintenant sur donc on a déjà beaucoup parlé des conditions d'accès au aux formations à vos formations universitaires. Un mot sur la fixation des capacités d'accueil qui a fait l'objet de beaucoup d'échanges avec un certain nombre de vos homologues puisqu'elles sont aujourd'hui fixées exclusivement par les rectorats. comment est-ce que vous fonctionnez avec eux et vous avez un dialogue puisque vous avez beaucoup insisté sur l'ancrage territorial et sur les entreprises de vos territoires avec une volonté assumée de préparer les étudiants à des métiers qu'ils vont pouvoir exercer ensuite en fonction des besoins spécifiques de vos territoires.
Est-ce que vous avez aussi un dialogue avec les acteurs économiques pour ajuster, en tout cas proposer au rectorat d'ajuster ses capacités d'accueil ? Est-ce que vous seriez favorable à ce que vous puissiez les fixer vous-même en lien avec l'ensemble des acteurs qui ont un apport dans ce domaine ? Alors, vous n'êtes pas enfin, on va comme vous êtes trois euh soit vous répondez tous les trois mais vraiment succintement, soit on avancera sans prendre tout le monde à chaque question, sinon ça risque d'être un peu laborieux pour tout le monde.
Très bien. Je je peux commencer et puis j'ai essayé de compléter les réponses de mes collègues, je pense de ils feront la même chose. Je pense que les capacités d'accueil doivent être du ressort de l'université tout simplement parce que ça doit être en adéquation avec sa capacité d'encadrement. nombre d'enseignants chercheurs, nombre de labos, disponibilité des enseignants chercheurs.
Il faut pas non plus que ça vienne impacter la recherche et la qualité de la recherche. Je pense ça doit être du ressort de l'université. Néanmoins, ça doit être fait dans un dialogue à l'échelle d'une région académique pour accompagner l'insertion professionnelle pour qu'il y en ait pas trop dans un domaine et pas assez dans l'autre.
Mais je pense l'université doit être elle-même capable de dire combien je peux former d'étudiants en bonnes conditions. Voilà pour pour dire clairement le lien avec les industriels. On a développé beaucoup de formations avec les industriels.
Souvent on les a développé en apprentissage. Donc nous avons à peu près 15 % de nos étudiants qui sont des apprentis. Donc ils acquièrent en même temps une une connaissance de l'entreprise, la culture de l'entreprise.
Ça facilite leur insertion professionnelle à l'issue de leur diplôme et ils ont été créés beaucoup plus dans ce sens-là que en formation initiale ou que juste d'une façon exnilo. Donc ça a été fait avec eux avec une participation des entreprises à hauteur entre 25 et 30 % où nous avons des ingénieurs ou des techniciens de ces entreprises qui viennent faire un retour d'expérience et une connaissance du terrain avec le système de d'apprentissage connu. Donc voilà un peu en résumé la réponse.
Je en un mot donc je souscris totalement. Je pense que la les capacités d'accueil devraient être de la compétence des des universités pour les raisons qui qui ont été évoquées, même si effectivement la tendance est un peu moins tendue dans les discussions avec le rectorat où il y a quelques années c'était vraiment place par place dont on qu'on devait discuter hein. Donc là ça s'est un peu relâché. juste peut-être euh alors nous on n'est pas au stade encore où effectivement les capacités d'accueil sont euh discutées avec euh le tissu économique hein pour pour faire large.
En revanche, le point que je voulais souligner euh c'est effectivement euh la présence des entreprises dans les conseils de perfectionnement hein qui vise quand même l'amélioration bien des diplômes hein où là effectivement il y a un échange à ce niveau-là. Mais si voilà donc euh c'est le point que je voulais je valide tout ce qui a été dit. Je n'ai rien à rajouter.
Parfait. Merci beaucoup. On va enchaîner précisément avec les questions de gouvernance.
Vous avez commencé à les évoquer en filigrane de vos propos. Est-ce que le cadre actuel de la gouvernance de vos universités vous vous paraît approprié, efficace ? Je pense notamment aux spécificités que vous avez évoqué.
De quelle manière est-ce qu'il y a une manière un peu un peu structurée officielle d'association d'associer pardon les acteurs économiques de vos territoires ou est-ce que ça relève plutôt du dialogue informel ? On a auditionné il y a quelques semaines Philippe Agon, prix Nobel d'économie qui plaide lui pour une présence renforcée des acteurs économiques du territoire au sein des université. On peut discuter des modalités, vous pourrez nous en parler.
Euh quelle est la place des univers des collectivités au sein des au sein de de vos de votre gouvernance spécifique d'université très ancrée au niveau territorial ? Vous avez évoqué le PCI de 700000 habitants tout à l'heure. Comment est-ce que vous articulez tout ça et quelles évolutions vous souhaiteriez dessiner ?
Je si si je reprends notre cas, nous avions un partenariat avec le MEDEF et la CCI et le PMCO que j'ai cité tout à l'heure qui date depuis quasiment la création de l'université. Donc avec le le MEDEF et la CCI avec les acteurs économiques, il datait de 2014 et avec le syndicat MIG, le pôle métropolitain, il existe depuis la création de l'université quasiment. la gouvernance actuelle, nous avons réservé nous des places dans notre CA.
Nous avons cinq places qui sont réservées pour les acteurs économiques. Donc nous avons une représentation des PME, une représentation du MEDEF, une représentation de la CCI et quelques acteurs économiques territorial. Donc au global, nous avons cinq places sur les 12 extérieurs qui est réservé au monde économique.
Nous avons parallèlement des places réservées à la représentation territoriale, notamment le PMCO et 4 EPCI des 11 mais pas la totalité des 11. Parallèlement, ce qui est un peu moins commun, c'est que l'université siège au CA du MEDEF et de la CCI dans notre territoire. Donc il y a une réciprocité et nous avons une place dans leurs instances de de gouvernance et on participe quasiment à toutes leur tout leur CA et leur assemblée générale.
Donc c'est c'est une relation qui s'est tissée dans le temps et on travaille beaucoup beaucoup ensemble notamment sur l'insertion des jeunes sur l'insertion professionnelle des jeunes. Alors, concernant Champoulon, comme nous avons un statut d'institut, euh nous sommes sur un format de conseil d'administration qui est euh qui est différent, qui est qui est le même que qu'un institut extérieur aux universités, c'est-à-dire que nous avons un tout petit peu moins de la moitié des membres du CA qui sont des extérieurs. [grognement] Un petit peu moins de la moitié sont des personnels et ce qui fait la la jonction entre les deux, c'est les étudiants.
Donc ça veut dire qu'on a une large représentation des collectivités, région, communauté d'aglo, département. Euh on a effectivement MEDEF euh euh CPME, les représentations des syndicats euh aussi euh des des salariés, voilà et euh et et des entreprises locales. Donc on a on a une représentation très très large.
Donc, ils ont une place importante aussi et ils ont aussi des places dans d'autres instances de l'université, la CFVU aussi, la commission recherche, on l'a dit aussi dans les conseils de perfectionnement d'un certain nombre de formations. Alors, si je prends les collectivités, ça peut être sur des formations en lien avec l'aménagement du territoire ou la politique publique et cetera. Donc, ils vont ils peuvent aller jusque là.
Et effectivement, nous sommes euh nous siégeons alors euh souvent dans euh des structures euh de type technopole, de type euh voilà de de groupes de réflexion qui sont qui sont liés aux instances. Donc on a on a une forme de réciprocité euh avec les collectivités, on on met en place aussi ce qu'on appelle des des contrats alors c'est pas des contrats d'objectif et de moyens de performance, c'est espèces de contrats d'objectifs qu'on partage en tout cas euh et qui sont pluriannuels, qui sont revus régulièrement donc et qui finalement institutionnalisent et et nous permettent aussi de prendre du recul et de l'analyse sur l'apport de l'université, comment elle peut effectivement s'encrer ou ou répondre aussi à des enjeux. Donc, on a de multiples espaces en fait de dialogue et aussi des éléments de formalisation de de ce partenariat là.
Euh alors, ben nous c'est on est sur le statut classique des universités. Donc évidemment les membres dans les différents conseils sont régis par le code de l'éducation. Donc ça laisse peu de place. euh à l'imagination.
Euh mais néanmoins effectivement il y a il y a des représentants des des collectivités toriales mais territoriales pardon. Ce que je voulais dire, c'est que la relation clairement, elle se fait en dehors de ces conseils, hein. Ça c'est euh euh enfin voilà, je pense que euh ben moi, j'ai cité tout à l'heure euh c'est l'existence de ce club des entreprises et de la fondation, hein.
Euh donc euh euh donc qui où on a vraiment énormément d'échanges, on crée des événements communs, euh on a ce partenariat pour l'insertion profession, enfin au bénéfice de l'insertion professionnelle et donc c'est quand même bah des rencontres, des échanges qui se font vraiment au fil de l'eau. tout tout au long de l'année et pas uniquement à l'occasion des des conseils d'administration comme je l'ai dit. Je [raclement de gorge] voudrais quand même souligner aussi puisque les les collectivités territoriales ont été évoquées.
Donc pour nous c'est vraiment un appui essentiel, je crois qu'il y a pas d'autres mots essentiel au niveau financier à l'heure actuelle puisque bon je reviens pas sur le CPER où les deux départements de Savoie et de Haute Savoie ont quand même mis la moitié de la somme. Donc c'est c'est vraiment un apport très très important. Et on a aussi un contrat euh où comme Edmond l'a dit, donc c'est un contrat un peu autour de de projets.
Donc on a des axes qu'on travaille avec les deux départements. Donc nous il y a le financement de de bourses de thèse, il y a les mobilités des étudiants à l'international que j'ai évoqué, il y a aussi des axes de réussite étudiante. Ça ça crée quand même une dynamique qui est vraiment importante et euh et vraiment c'est d'essayer de porter en commun des projets, hein.
Je crois que c'est c'est ça l'idée. Et là, je crois que ça fonctionne plutôt bien. Alors, après, vous avez posé une question, c'est difficile d'y répondre en en 2 secondes, c'est sur la gouvernance.
Alors, je sais pas où s'arrête la gouvernance. Euh c'est c'est vrai que le sentiment que j'ai donc je là on s'est pas concerté, c'est euh peut-être on est un peu au milieu du gay, je trouve hein, très clairement. C'est-à-dire on a fait un pas vers l'autonomie, mais on voit que là à l'heure actuelle bah évidemment c'est une autonomie que je califit de théorique, hein.
Vous avez cité l'exemple des capacités d'accueil hein. Je crois que voilà euh on est dans dans l'illustration de ce que je viens de dire et peut-être il faut choisir dans quelle direction on veut aller. C'est-à-dire est-ce qu'on va vers une réelle autonomie des universités ou euh au contraire on revient un peu en arrière.
Mais ce système intermédiaire dans lequel on est finalement bien n n'est pas très facile à gérer. Enfin en tout cas c'est c'est mon expérience. De temps de temps à autre et bien on doit être autonome.
Par exemple quand il y a une augmentation du cas pension. Donc c'était pardon [rires] c'était c'est coupé. Voilà mais voilà et à d'autres moments on les pas et je crois que voilà ça crée un peu de l'ambiguité une clarification.
C'est dit. C'est dit. Bon, tant pis.
Si je peux juste compléter un peu, votre question est très large et c'est très difficile d'être exhaustif. Juste pour compléter pour notre cas par exemple, nous avons trois composantes L7313-9. Les trois présidents de ces trois conseils sont issus du monde socio-économique et on l'a voulu, c'est-à-dire MEDEF, CCI, c'est des chefs d'entreprise qui président le conseil de l'école d'ingénieur, le conseil de l'école de commerce et le conseil de l'UT.
J'ai oublié un élément et un partenariat très fort avec la région pour les bourses tout ce qu'on dit. Mais comme je vous ai dit, c'est très difficile avec une place au CA et dans les les deux autres commissions recherche et et vie étudiante. Mais c'est très difficile d'être exhaustif développer les relations.
Je pense qu'il y a quand même un lieu et euh c'est vraiment c'est l'apprentissage. Enfin là, je crois que vraiment la l'apprentissage, enfin nous, on a fait le choix d'avoir deux CFA partenari et je crois que ça là vraiment c'est là où il y a une collaboration qui s'instaure de et on apprend à mieux se connaître et voilà, je je crois que c'est vraiment très efficace. Une question puisque c'est vrai que le sujet est très large et qu'on peut pas évoquer l'ensemble des problématique de gouvernance, mais vous évoquez madame la présidente les étudiants.
Au sein de cette commission d'enquête, nous avons ouvert la réflexion sur la place des étudiants au sein des conseils d'administration sans remettre en cause l'intérêt d'une représentation étudiante pour réfléchir justement à l'organisation de la vie étudiante, modalité de répartition de la CVOC ou autres. Est-ce qu'il est pertinent selon vous ? Ça aussi, je prolonge une réflexion qu'a posé Philippe Agon que les étudiants des universités élisent le président de l'université.
Ne vous battez pas. Alors [rires] euh alors nous c'est le c'est le cas à l'heure actuelle hein. Il contribue il contribue à l'élection parce que c'est une élection indirecte.
Donc euh donc ils ont un certain nombre de représentants au conseil d'administration et ensuite c'est le conseil d'administration qui qui élit le les présidents. Alors ce qu'on constate, je pense que ça c'est pas propre à à notre université, c'est que bien au début il y a une certaine motivation après les après les élections. Les les étudiants assistent au conseil et puis après on voit une éion malheureusement parce que bah les sujets sont parfois un peu arides pour eux, un peu abstraits.
Donc à la CFU où ils sont les plus nombreux, en effet, ben je pense qu'il y a eu quand même une assiduité plus forte et parfois des prises de parole qui sont qui sont très intéressante. Donc moi, je pense que c'est quand même bien donc à la CVU, l'apport des étudiantes et des étudiants me semble évident. Au conseil d'administration, c'est c'est enfin moi je trouve très bien qu'ils y soi mais je comprends quand même ce phénomène d'érosion qu'on voit je pense de manière assez classique dans les universités.
Vous comprenez qu'il puisse y avoir une question si je résume s D'accord. Merci. Alors, il me semble qu'il peut y avoir une question parce qu'on a vu après la mise en place de la Lru, je dis pas de bêtises, on a vu arriver des situations où les acteurs en présence ont considéré que c'est les étudiants qui ont fait basculer l'élection d'un côté ou de l'autre.
Je j'ai souvenir de cette période où on avait cette sensation de dire "Mais on a revu euh les modalités d'élection euh et et finalement les étudiants euh voilà. ce qui peut générer effectivement des euh des questions. Donc c'est c'est cette question, elle me semble légitime.
Je je j'ai pas d'avis sur la question, sur la réponse, mais en tout cas euh c'est des situations qu'ont connu les universités. Effectivement, je veux juste faire un petit complément à la dernière élection. Quand j'étais élu en décembre 24, nous avions mené vraiment une campagne pour la participation des étudiants aux élections de leurs représentants dans les conseils.
Euh nous observions jusque-là une participation qui est entre 2 et 3 %. Nous avons utilisé tous les médias, les réseaux sociaux et et notre VP étudiante avait fait un formidable travail pour les motiver et nous avons eu une participation de 14 % aux élections pour les représentants des étudiants. Nous étions ravis, ils étaient là vraiment au début mais après ils sont élus pour 2 ans et souvent soit ils changent de parcours, soit d'orientation et tous ne sont pas là notamment au CA ou même à la CFU parce que les sujets parfois les intéressent moins et malheureusement cette éion de présence nous concerne je pense tous mais on était content qu'ils ai été motivés pour réellement élire le représentant.
Je pense quand même qu'il faut voilà, je voudrais pas qu'on qu'on ait l'air de de penser que c'est compliqué. Non, je pense que c'est important qu'il y ait des représentants étudiants à nous peut-être de ou alors voilà, il faut qu'on s'addate effectivement, qu'on soit plus accompagnant, je sais pas, il faut qu'on trouve des solutions, mais je pense qu'on partage en commun effectivement la difficulté d'avoir des étudiants en mesure de s'engager dans le fonctionnement de l'établissement. Je pense qu'on partage ça mais c'est pour autant je je trouve que la participation des des et l'implication des étudiantes, elle est très bien et elle est importante pour notre pour nos établissements.
Merci. Merci beaucoup. Une dernière question puisque nous avons auditionné euh hier le l'agence Campus France.
Est-ce que le programme est-ce que vous est-ce que vous accueillez beaucoup d'étudiants internationaux au sein de vos universités et est-ce que le programme Bienvenue en France est selon vous à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire de la capacité des universités françaises à accueillir les meilleurs étudiants étrangers ? Je j'avais suivi un peu les questions comme on passe quasiment en dernier et j'avais vu que c'était une question qui revenait souvent. Donc, j'ai récolté les chiffres de études en France de cette campagne-ci et je me suis focalisé un peu sur étude en France.
Donc euh étude en France mais notamment master. Donc nous pour notre établissement, nous avons cette année 458 candidatures de master qui sont passées par étude en France. et nous en avons sélectionné 324 acceptés chez nous.
Donc un taux d'acceptation qui est de 7 % avec des critères purement académiques parce que nous n'avons accès qu'au dossier académique avec un avis positif de étude en France de campus France. Donc quand l'avis est négatif, on prend pas d'office et on exige également un niveau B2 pour pour le français. Donc aujourd'hui, nous avons des purs critères académiques pour les sélectionner.
Néanmoins, parfois la question nous est posée sur leur solvabilité, leur capacité d'y vivre, sur la carte de séjour, les légib mais on a aucune donnée et je trouve nous renvoyer ces questions là où la responsabilité souvent quand ils sont là et ils sont en difficulté dire bah vous les avez pris mais nous on les prend sur critères pédagogiques pur et notre taux de sélection il est très sévère et on prend voilà, je vous dis 7 % sont admis chez nous, sont acceptés chez nous et par contre on n' pas accès à ces données-là pour lesquelles après des remarques ou ou des reproches sont faits à l'université en disant il y a trop d'étudiants étrangers notamment en difficulté ou internationaux en difficulté. Je pense que là, je vous ai donné les chiffres, voilà un peu comment on procède et et et j'aimerais qu'on sort du du mauvais procès qui est fait à l'université dans dans ce domaine-là. Alors moi merci.
Je je enfin vos explications sont très claires. Il c'est en ce qui nous concerne, on fait pas un mauvais procès à l'université. On essaie de comprendre.
Vous avez juste je vous donne la parole tout de suite. C'est au niveau master les chiffres que vous nous avez donné. OK.
Merci. Oui. Oui.
Oui. Que master. Alors j'ai pas des chiffres aussi précis.
Donc sur les 15000 étudiants que nous accueillons donc à l'université Sava Montblanc donc environ 1800 étudiantes et étudiants internationaux. Effectivement je pense que l'enjeu de l'attractivité au niveau du master et du doctorat et bien est extrêmement important. Donc je pense qu'enfin en tout cas nous c'est vraiment un axe qu'on essaie de de travailler cette attractivité en master et en doctorat et c'est vrai que peut-être on a encore des freins.
Alors ça c'est des freins internes à l'université je pense notamment au niveau des enseignements en langue anglaise hein puisque si on veut quand même renforcer l'attractivité je crois qu'il faut avoir proposer une offre de formation euh en langue anglaise qui soit suffisante. Et là, c'est vrai que on sent que la communauté et bien est encore un peu réticente à aller vers ça. Donc ça c'est clairement un levier qu'on doit essayer de travailler de notre côté.
Alors concernant Champoulon, on est à en licence à 11 % d'étudiants étrangers en master 17. Donc on en a plus en plus plus en master effectivement qu'en licence. Euh je voudrais alerter sur le fait qu'il y a aussi des étudiants étrangers qui rentrent parcours [rires] sup.
On parle beaucoup de effectivement la plateforme Campus France mais nous on note par exemple que les formations de la licence d'informatique par exemple euh accueille beaucoup d'étudiants étrangers mais c'est pas par parce qu'on est passé par la plateforme Campus France pour les valider. Ils arrivent aussi via la via Parcours Supers étrangers ne passent pas par la plateforme Parcours Sup. Par étude en France, vous voulez dire ?
Oui. Et ceux qui viennent parcours sup, ce sont les intra communautaires. Oui.
Pas nécessairement. Et d'autres d'autres pays avec lequels la France a des collaborations. Alors voilà, j'ai pas révisé correctement.
Euh c'est quoi les les ceux qui passent par hors parcours sup ? Oui, c'est un certain nombre de pays mais il y en a d'autres effectivement qui vont passer parcours supé mais d'autres d'autres pays je pense plus largement. Je vous donnerai pas la définition mais on peut je pense la trouver rapidement.
Euh c'est plutôt les formations sciences et techno sciences techno qui qui dans lequel on a des étudiants qui veulent rentrer en informatique, en math euh voilà, c'est enfin en tout cas c'est nous nous c'est sur ces disciplines là que que qu'on les accueille qu'on les accueille plus et et c'est un peu la demande qui est là. Voilà. Après, je vais pas répondre à des une question que vous n'auriez pas posé, mais voilà, cette question là, elle est très vaste sur la question voilà la enfin je avant avant que qu'on ne se préoccupe des droits différenciés, je me rappelle d'une période il y a quelques années où on mesurait la qualité des universités au pourcentage des étudiants étrangers qu'elles accueillaient et on disait "Mon dieu, comme elles sont attract attractive ces universités, elles ont beaucoup d'étudiants étrangers et nous à Champolon, on disait bon, on baissait un peu la tête en disant bon, on en a des étudiants étrangers mais finalement on n'est pas complètement inattractif mais bon voilà, c'est pas notre point fort.
Et du jour au lendemain, on est sur ce sujet là et on a ouvert une nouvelle dimension du débat puisqueon on s'était focalisé sur finalement le le symbole de l'attractivité et aujourd'hui on on on élargit le débat en se posant d'autres questions sur autour des étudiants étrangers. C'est très je pas d'avis là-dessus. Je dis juste euh que c'est que que peut-être un jour il faudrait justement le poser et ouvrir toutes les dimensions, y compris celle euh du recrutement des entreprises aujourd'hui qui vont qui sont parfois aussi assez contentes de pouvoir embaucher des jeunes dans des secteurs euh des un peu où où on a des difficultés à recruter comme l'informatique par exemple et que peut-être voilà mais il y a toutes ces questionsl soft power que tout le monde a a évoque aussi peut-être qu'il faudra tout poser en même temps, l'attractivité, le coût, le les enjeux euh les enjeux de de d'influence de la France, les enjeux économiques et et qu'on réfléchisse et qu'on voilà et qu'on ait une politique qui prenne en compte et qu'on mesure aussi l'impact.
Je trouve qu'on a on n pas alors je je sais j'imagine que c'est pas facile de mesurer l'impact d'accueillir des étudiants à l'étranger. Mais je pense qu'il faudrait quand même essayer de le faire notamment pour voir si l'investissement et si peut-être que l'investissement vaut le coup et peut-être que la France investit mais gagne derrière plus. Et c'est une question sur lequel serait intéressant de d'avoir des éléments me semble-t-il. sortir de la logique un peu numérique qu'on a eu ces ces au cours de ces dernières années quoi, qui était effectivement la seule jauge y compris de l'attractivité des universités françaises.
Un tout petit point, même si on s'éloigne un peu du sujet, je pense que la la place des sciences a été évoquée et c'est vrai que là, je pense qu'on a un enjeu collectif quand même à à relever hein pour ramener des étudiantes et des étudiants et renforcer l'attractivité quand même au niveau des sciences, hein. Donc c'est donc évidemment la place des femmes dans les sciences c'est encore un autre sujet mais même globalement maintenant on a un déficit quand même d'étudiantes et d'étudiants qui qui viennent en science et quand on pense si on vise quand même de rester d'avoir une souveraineté quand même importante. Mais ça c'est un élément quand même majeur.
Quelques euh quelques questions pour euh pour euh pour finir. Euh monsieur Brillant, vous avez évoqué et j'ai grand plaisir à à vous entendre sur ce sujet la chair des des communs fonciers et j'ai organisé moi-même ici deux fois avec monsieur Jean-François Jo des événements parce que votre université sur un domaine extrêmement pointu qui pose des problèmes tout à fait essentiels dans les territoires ruraux a réussi à porter des compétences exceptionnelles. à des parlementaires, la représentation nationale et plus largement à des à des élus.
Aujourd'hui, on parle de l'excellence académique et tout le monde nous l'a dit, l'excellence académique, elle est malheureusement peut-être évaluée principalement par rapport à la production scientifique, c'est-à-dire au nombre d'articles, parfois de façon même un peu brutale et très quantitatif. L'excellence, c'est aussi être en capacité d'apporter à la représentation nationale à un moment donné des éléments de réflexion, pas un choix, le choix c'est le politique qui fait, mais des éléments de réflexion qui sont déterminants dans les les projets politiques. Comment on pourrait faire queil y ait une meilleure prise en compte des de ce que vous apportez pour les collectivités, pour la représentation nationale dans l'évaluation des de la qualité scientifique des enseignants chercheurs.
Tout le monde dit que c'est très important, mais quand on regarde après de façon précise les critères de sélection, euh les critère d'évaluation, les critères de recrutement, systématiquement on retombe sur les mêmes choses, c'est-à-dire une vision un peu quantitative. Oui. Alors, c'est pas une question simple.
Je pense qu'il y a il y a quand même un mouvement qui est opéré. En tout cas, il y a une prise de conscience, je crois. Ça c'est un peu je pense que c'est vraiment avéré.
Donc une prise de conscience qu'il faut vraiment conserver des éléments qualitatifs dans l'évaluation. Je crois qu'il y a quand il me semble une amélioration euh du vraiment du dispositif et aussi je pense peut-être la prise en compte que les carrières elles doivent être ou elles sont et elles vont l'être de plus en plus varié et c'est-à-dire que peut-être il faut savoir avoir des critères d'évaluation qui sont pas uniquement sur de la production académique pure ou enfin comme moi j'ai une carrière linéaire tout ce qu'il y a de plus linéaire et donc là effectivement c'est facile à évaluer et cetera Mais on voit qu'on est confronté quand même et je trouve que ça très bien à des parcours maintenant qui sont très variés, des échanges avec euh entre le privé, le des gens qui font un bout dans les collectivités ou enfin voilà. Et ça, je crois qu'on est quand même on peine un peu, c'est vrai, mais quand même on prend on prend en considération je crois cette variété.
Et je pour revenir à votre question vraiment l'aspect qualitatif, je crois que c'est vraiment désormais une préoccupation et notamment on voit que désormais il y a une multiplication de journaux scientifiques qui est extrêmement importante et je pense que les communautés s'aperçoivent quand même que dans ces journaux enfin il y a il y a quelques journaux qui sont vraiment d'une qualité exceptionnelle. Donc ça, je parle évidemment pas de cela, mais il y a quand même un grand nombre de journaux où voilà la la qualité est moindre et je crois qu'il y a il y a cette volonté de rester quand même sur des aspects qualitatifs. Et dernier élément, je pense qu'il est il est vraiment important pour rebondir un peu sur cette expérience de la chair Valcom, mais je pense c'est vraiment quelque chose qu'on qui est pas propre à ce domaine là.
Euh c'est c'est peut-être euh ce que vous avez évoqué tout à l'heure, l'éclairage euh de euh des des instances politiques ou des des décideurs. Et je crois que vraiment euh d'avoir des contributions euh scientifiques scientifiques est en pris au sens large euh vraiment qui éclaire le débat public, ça me semble vraiment essentiel. pas évidemment pour décider.
C'est pas le rôle des scientifiques de prendre des décisions, mais je pense que c'est le rôle des des des scientifiques d'amener des éléments qui permettent ensuite aux décideurs de prendre des décisions éclairées. Et je crois que cet aspect vraiment ce développement de la science et du lien entre la science et la société, c'est vraiment désormais un enjeu je pense majeur hein parce que on voit quand même que circulent des idées désormais qui sont des contrevérités. Enfin, absolu, je veux pas prendre d'exemple.
Il suffit de regarder le nombre de platistes ou enfin des choses qui complètement surréalistes. Euh voilà. Donc et là, je crois qu'il y a vraiment des enjeux majeurs, pas uniquement pour l'université, je crois que c'est vraiment pour toute la société.
Et quand je disais tout à l'heure, un des axes là de notre programme, c'est renforcer l'impact de de l'université sur la société, c'est ça aussi, c'est-à-dire c'est que les universités deviennent un acteur engagé engagé au sens noble du terme. Mais une petite question tout à fait complémentaire et si vous voulez répondre euh l'impact de l'intelligence artificielle sur l'excellence académique de vos établissements. C'est c'est exactement le complément que que je voulais aborder.
Si on reste juste sur la mesure quantitative aujourd'hui avec l'intelligence artificielle et les les les fausses publications, tout ce que vous voulez qu'on peut voir et qu'on voit dans l'université, elle est sur un domaine de déontologie qu'elle se construit, qu'elle construit et qu'elle essaie d'inculquer à son personnel mais également à ses étudiants. Donc il y a une certaine éthique, il y a une une intégrité scientifique qu'on inculque, qu'on se l'applique à nous-même et qu'on l'inculque aux étudiants. Et l'intelligence artificielle forcément, elle vient perturber ce système.
Entre autres, juste ça me permet de faire une parenthèse, nous avons construit une alliance territoriale dans le cadre des ordonnances 2018 avec l'université de Picardi Julverne et l'université d'Artois. Et on porte plusieurs sujets ensemble. On a porté plusieurs PA qu'on a réussi dans les vagues PIA et aujourd'hui on porte un projet sur l'intelligence artificielle au niveau de la formation, au niveau de notre administration et au niveau de la recherche. en utilisant l'intelligence artificielle parce qu'on pourra pas interdire son utilisation, comment l'utiliser d'une façon éthique, comment conserver la déontologie et comment l'université peut-être un centre de ressources et un centre d'experts pour les partenaires, pour la société, pour le monde socio-économique parce qu'on entend beaucoup de choses.
Et une des questions, on a une conférence dans deux jours là-dessus qui est ouvert à tout à tout le public, il me semble c'est le 19 juin. Est-ce que l'intelligence artificielle peut mentir ? Et donc voilà, c'est une conférence grand publique.
C'est le rôle de l'université d'éveiller le monde qui nous entoure, notre société en disant faites attention, il y a des des difficultés, il y a des des mauvaises utilisations d'univers de l'intelligence artificielle et l'université, elle est là pour être vraiment un centre de ressources et un éclaireur sans être un décideur. Nous avons été dans plusieurs enquêtes publiques pour les offshore, pour les pour les EPR, pour différents sujets industriel. On participe à chaque fois à l'enquête publique avec une note de l'université éclairée par nos laboratoires de recherche mais on n'est pas décisionnaire, on est juste un éclaireur.
Oui, c'est c'est débat public. Juste pour rebondir là-dessus, c'est vrai que c'est c'est extrêmement bien et je trouve que le rôle des universités, c'est vraiment d'éclairer bon souvent les deux côtés, hein. C'est-à-dire nous là, on a l'extension du du collisionneur là au CERN et c'est vrai que bah effectivement les physiciens vent eux peuvent expliquer pourquoi quel est l'intérêt scientifique pour la pour le développement de la physique et il y a tout l'impact environnemental qui est aussi à prendre en compte.
Je crois que vraiment le rôle d'apporter les deux éléments pour l'université me semble central. Oui, juste je vais pas dire la même chose mais euh quand quand effectivement plus on est sur des territoires, la question de sciences et société, elle est majeure. C'estd que si aujourd'hui c'est pas les universités qui le font dans les territoires ils sont, personne d'autre le fera.
Voilà. Donc on a vraiment un enjeu de lutter contre voilà l'obscurantisme, les idées et et effectivement d'expliquer aussi d'expliquer l'IA de l'expliquer à nos étudiants en premier lieu. Alors après il faut qu'on se débrouille avec aussi parce que nos étudiants sont on a on n pas eu le choix, on est tombé dedans en même temps que nos étudiants.
Donc sur le plagia, sur le la protection des données en recherche aussi euh nos administrations. Donc voilà, on traite le sujet mais au-delà de ça, je crois qu'on a on a un enjeu d'expliquer d'expliquer à la société, aux entreprises aussi ces outils là aujourd'hui et voilà d'aider un peu à ces transitions et après on a effectivement des chercheurs qui essaient de penser encore plus demain. Je voulais juste revenir sur la question de l'impact des publications scientifiques.
Il y a quand même une communauté. Alors, je sais qu'aujourd'hui Lindra est très impliqué pour mesurer l'impact sociétal des publications scientifiques et est très engagé et dit voilà moi je veux plus mesurer uniquement combien de fois une une publication scientifique elle est citée par les autres. OK, c'est un indicateur mais voilà mais ce que je veux c'est qu'on soit en mesure de de de mesurer l'impact sociétal.
ça l'utilité. Alors, je sais pas s'il faut dire utilité mais en tout cas en quoi la publication elle va faire avancer un savoir au service et et va elle va finalement accompagner la transformation de la société. J'essaie de le reformuler un peu proprement mais c'est cette idée-là.
Donc, il y a quand même une mobilisation de la communauté de recherche de grands centres de recherche et je pense que ces démarchesl vont vont se renforcer. Madame la directrice, messieurs les présidents, merci beaucoup pour cette pour cette audition. C'est absolument passionnant et euh et ça montre qu'il y a pas seulement les grosses universités qui peuvent apporter des réponses précise et très intéressante à la représentation nationale.
Donc on est on est très heureux de vous avoir entendu et c'est à chaque fois des modèles qui sont tout à fait intéressants avec des relations qui sont passionnantes et puis bon on est au Sénat donc quand on valorise la relation avec les territoires, nous on est on est ravi. Voilà. Merci beaucoup à vous.
Merciour. Un grand merci à vous.
Laurence Garnier