Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 27 septembre 2025 19 min

"Ce ne sera pas le budget Lecornu, ce sera votre budget", assure Mathieu Lefèvre, député Renaissance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Mathieu Lefèvre et merci d'être avec nous sur France info. Sébastien le Cornu, on l'a dit, avance donc ses premières pistes sur le budget. On va revenir dans le détail sur ce qui peut bouger avant cela.

Parlons déjà des portes fermées hier soir par le premier ministre. pas d'ISF, pas de taxe. Zucman, c'était pourtant ce que demandaient les socialistes et forcément ça ne satisfait pas beaucoup Olivier Fort, le premier secrétaire du PS hier soir sur TF1.

Si on devait aujourd'hui se poser la question de savoir si on censure ou pas, je vous réponds très sincèrement, nous censurerons parce que aucun effort n'a été réalisé. Bon, Mathieu Le Fèvre, la messe est dite. Non, je ne crois pas.

D'abord, le budget n'a pas encore été présenté et Sébastien Lecnu hier a formulé une offre de méthode qui est une offre de méthode nouvelle. Il a dit notamment qu'il n'y aurait pas de 493 a priori, c'est-à-dire que le débat parlementaire allait se faire. Moi, je pense qu'on a besoin de trouver des compromis et pour trouver des compromis, il faut être deux, il faut rentrer dans une discussion.

Mais les postures consistantes à dire a priori ça ne me va pas, a priori je censure, a priori un casus bell, ça ne va pas beaucoup aider à faire progressivité. Il y a aussi de la posture de dire bah ça je n'en veux pas, ça je n'en veux pas, ça je n'en veux pas. Mais Sébastien Lecnu ne dit pas c'est mon budget au rien.

Il dit pas à la fin ce sera le budget. Alors ce qui est paradoxal, il dit c'est pas le budget le cornu mais en même temps je ne veux pas de taxe d'Uxman, je ne veux pas d'ISF. Il il met ses lignes rouges en fait. le gouvernement formulera une proposition, voilà, un cadre de départ, un point de départ et ensuite ce sera euh au Parlement d'essayer de trouver un point d'arrivée.

C'est comme ça que ça fonctionne dans la 5e République. Et moi, je souhaite qu'on puisse échanger avec l'ensemble des formations politiques sur la taxation des plus aisés, sur la justice sociale, sur la question de la compétitivité du pays. Mais pour ça, il faut qu'on puisse débattre, dialoguer.

C'est tout le travail qui nous attend. Vous savez, je veux dire, on a besoin de débattre. On a besoin de ce débat démocratique budgétaire. on a besoin de l'avoir, d'échanger mesure par mesure, peut-être de faire un petit peu moins d'esbrouff, un petit peu moins de grandeoquence et de rentrer dans le détail technique au service du pays.

Mais comment vous jugez la réaction des socialistes ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'en fait depuis plusieurs jours, on parle effectivement de de ces revendications socialistes, le premier ministre ferme la porte ? Est-ce qu'il ne se met pas en danger finalement en se montrant quelque part inflexible ?

Je ne pense pas qu'il soit inflexible. regarder par exemple sur la question des retraites qui formulent des ouvertures qui sont très importantes. Il t pas revenir en arrière sur la réforme des retraites mais il tend la main notamment aux partenaires sociaux notamment aux avancés qui avaient été portés par la CFDT qui avait refusé le patronat à l'été souvenez-vous sur la question de l'effort fiscal.

Le premier ministre dit une chose très intéressante. Il dit les impôts ne vont pas augmenter au global. Il va y avoir des hausses pour les uns et des baisses pour les autres.

Il s'agit de mieux répartir les forces fiscals. Est-ce que c'est un débat qu'on peut pas avoir notamment avec le Parti socialiste, avec les Républicains ? Moi, je le crois.

Donc vous continuez à leur tendre la main. Alors que vous avez vu Jean-Luc Mélenchon a immédiatement appelé la gauche et donc le PS a voté la motion de censure. Il a écrit sur son compte X les Nigo sont servis.

Le Cornu fait du Macron ni plus ni moins. Au moins, c'est franc. Il est temps pour la gauche de l'hémicycle de raller la censure insoumise.

Le Cornu Sébastien Lecnu, il était en danger. Non mais je vous parlais de posture et de ce dont tous les Français n'en peuvent plus. Je pense que c'est ces postures a priori consistant à dire parce que c'est le budget qui sera proposé par Sébastien Lecornu.

Ce sera pas un bon budget. On en a pas vu la première ligne, il faut le censurer d'entrée de jeu. Le pays mérite mieux que ça.

Il mérite un peu de travail discret, sobre pour essayer d'arriver à des compromis pour les Français qui n'attendent que ça. Mais en effet, si chacun s'enferme dans ses lignes rouges, si chacun dit "C'est mon budget ou rien, on ne va pas y arriver." Sébastien Lecnu n'est pas du tout dans cette posture.

Il dit ce sera pas le budget François Baou, on parle d'une page blanche. Ce sera pas le budget le cornu, ce sera votre budget. Maintenant, c'est à nous qui est placé la responsabilité.

Ça veut dire pour bien comprendre Mathieu Le Fèvre que quand on parle de tax Zucman, quand on parle d'ISF et quand les socialistes quelque part en font une forme de ligne rouge, ça pour vous c'est de la posture. Je pense que il faut faire attention à la compétitivité du pays, il faut faire attention à nos entreprises, il faut faire attention à l'outil de travail, il faut faire attention également à nos capacités aux prédations souveraines qui peuvent y avoir sur les capitaux du pays. Moi, je souhaite qu'on ait plus d'entreprises françaises et qu'elles fonctionne le mieux.

Maintenant, est-ce que l'effort fiscal est juste et partagé aujourd'hui ? Ça n'est pas le cas. Est-ce qu'on peut trouver une voie qui soit euh qui ne dégrade pas la compétitivité du pays, qui répartisse mieux les forces fiscals ?

La la réponse est oui. Et on doit le faire en parlementaire responsable, pas en disant "nous c'est tout rien et pas les socialistes" en disant "C'estukman nous rien." Elle est où cette voix ?

On a des hypothèses qui qui sont pointées. Alors par exemple par le modem qui dit il faut un impôt sur la fortune improductive. Donc là, on est assez loin des biens professionnels.

D'autres qui disent il faut euh poursuivre la ce qu'on appelle la CDHR, la contribution sur les haut revenus. Euh bon, ça fait partie des c'est ce sont des bonnes pistes ou pas ? En tout cas, ce sont des pistes qu'il faut livrer au débat, qu'il faut examiner.

Mais moi, j'ai retenu du premier ministre qui voulait lutter contre toutes les situations de rendre tous les abus. Il y a par exemple des abus manifestes aujourd'hui la direction des finances publiques le sait quand dans des holdings sont stockés des actifs qui ne devraient pas y être et qui ne servent en réalité qu'à se rémunérer autrement. C'est davantage les holdings.

C'est ce que vous nous dit. Il faut en tout cas faire en sorte qu'il n'y ait plus de position de fraude ou d'abus au sein des holdings. C'est un débat qu'on peut avoir d'optimisation fiscale.

Ce débat-là, c'est un débat absolument sain. Et une fois que vous aurez enlevé les éléments d'optimisation fiscale dans les holdings, les holdings animatrices, peut-être que vous aurez un un élément de justice fiscale supérieur parce que ceux qui doivent payer l'impôt doivent payer l'impôt. On ne peut pas commencer un débat budgétaire où on demande beaucoup d'efforts aux français si ceux qui doivent payer l'impôt ne le font pas.

En revanche, on ne peut pas être dans une situation dans laquelle les entreprises de France seraient euh mises à contribution et saigné. Je reviens quand même sur l'interview de de Sébastien Lecornu et sur un aspect peut-être plus euh plus politique et plus, j'allais dire de de posture politique. Sébastien le Cornu a dit "Moi, je serai je ferai des ruptures.

Il y aura des ruptures." Là, quand on lit cette interview, où est-ce que vous les voyez ces ruptures ? Ah bah, je pense qu'il y a une rupture de méthode qui est première, c'est qu'il dit au parlementaires, "Vous avez le pouvoir.

C'est à vous de travailler, de me proposer une copie." Il dit pas je vais faire un 493 a priori sur mon budget ou rien. Il dit travaillez, bossez, faites des amendements, faites vos propositions.

C'est c'est notre rôle. On est élu pour ça. Ça c'est une rupture qui me semble fondamentale.

Ensuite, il y a des ruptures, je vous l'ai dit, sur la répartition de l'effort fiscal. Il y a des ruptures sur la dépense publique. Il propose de réduire substantiellement la dépense publique sans pour autant verser dans l'austérité.

Et puis une rupture, me semble-t-il également dans l'approche politique de ce budget. Ce budget doit être abordé avec beaucoup d'humilité. Voilà, c'est difficile.

Euh nous, on n'a pas tout bien fait. On doit faire un monde honorable et on doit entrer en discussion en disant que euh les autres aussi peuvent avoir raison. On avait compris, monsieur Leff, que la stratégie politique en tout cas, c'était d'aller chercher un accord plutôt avec les socialistes.

Dans cette interview qu'Adrien mentionnait, le premier ministre parle d'une évolution concernant l'aide médicale d'État, l'AME. et on sait que c'est une revendication plutôt euh de la part de de la partie droite de l'échiquier politique, voire du Rassemblement national. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Est-ce que ça veut dire que euh vous misez aussi sur par exemple une non censure de Marine Le Pen et de ses députés ? Non, mais moi je souhaite qu'on travaille avec le Parti socialiste et les partis de gouvernement, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'on doit avoir des tabous sur des sujets qui sont des sujets d'intérêt public. Euh la question de l'aide médicale d'État, Sébastien Lecnu l'a rappelé, il ne s'agit pas du tout de la supprimer pour des raisons euh mais de la faire évoluer pour rentrer dans les cadres euh qu'ont nos partenaires européens.

C'est ce qu'avait proposé Ellisabeth Band puis Gabriel Atal. Est-ce qu'il faut le faire maintenant tout de suite dans le budget ? Je ne sais pas.

Mais euh n'ayons pas de tabou, mais disons-le très clairement. nos partenaires de jeu, nos partenaires de travail, ce sont les Républicains et le Parti socialiste qui sont des partis de gouvernement et qui savent que la France doit avoir un budget raisonnable et solide pour être crédible au plan européen. On on voit ce matin que le porte-parole du Rassemblement national, le député Thomas Ménager, dit "Le premier ministre fonce droit dans le mur.

S'il n'y a pas de changement de cap clair, il devra refaire rapidement ses cartons. Donc de toute évidence, vous ne pouvez rien attendre du Rassemblement national. Vous ne pouvez même pas le envoyer de gage.

Non, mais moi je pense que de toute façon le Rassemblement national ne veut pas un budget. Il veut des élections pour le pays, voir la démission du président de la République. Vous parliez de LFI, il y a une forme de parallèle entre les extrêmes qui dans le fond rêvent plus de chaos institutionnel que d'offrir au pays la stabilité dont il a besoin.

Mais moi, les gens dans ma circonscription, ils me disent quoi ? dit "Monsieur le député, bossez, mettez-vous d'accord avec les gens raisonnables pour offrir un budget au pays." Peut-être qu'on entende un petit peu moins parler de vous, que vous travaillez, que vous soyez utile.

Mais le chaos institutionnel, ce serait une folie pour le pays. Monsieur Leff, vous siégé au sein de la commission des finances à l'Assemblée nationale et vous connaissez très bien Berc Sébastien Lecornu fixe un objectif de 4,7 % de déficit en 2026. Alors, on rappelle qu'on espère 5,4 % cette année et que François Bairou préconisait un tout petit peu moins, 4,6 %.

Euh l'objectif de 3 % quant à lui pour 2029 est maintenu. Euh concrètement, qu'est-ce que ça veut dire cette trajectoire en terme d'effort et en terme de de du montant d'économie à réaliser ? Ça veut dire que d'abord, on s'engage sur une trajectoire baissière.

Ce qui est important, c'est que les déficits baissent et ce qui est important, c'est de le faire essentiellement par la réduction de la dépense publique. Ce à quoi s'est engagé Sébastien Lecornu et ces chiffres ne sortent pas de nulle part. Il visent à ce qu'en 2029, on ait un déficit qui soit à 3 % du PIB.

Pourquoi 3 % ? Pas par fétichisme bruxellois, mais parce qu'à 3 % notre dette n'augmente plus et les intérêts de notre dette n'augmentent plus. Donc, il faut s'engager dans cette trajectoire.

Après, c'est au parlementaires de débattre de la façon d'atteindre cette trajectoire. Est-ce qu'il faut le faire plus en 2026 plus en 2027 ? C'est un débat qu'on peut avoir et qu'on doit avoir 4 milliards de François Baou, c'est la borne sur laquelle il faut rester ou 30 ça peut être acceptable.

Je vais vous dire la question c'est pas d'avoir un fétichisme du chiffre. La question c'est d'avoir un budget solide et sérieux. Et à la fin si on a pas budget parce qu'un chiffre montre aussi une trajectoire.

Vous l'avez dit mais c'est très important. Mais je vais vous dire une chose, si on n pas de budget, on sera pas à 46 ou 47, on sera à 6 % de déficit, on pourra plus investir dans le pays et on aura un budget qui sera en mode donc quoi qu'il en coûte, j'allais dire, il faut avoir un budget même s'il faut renier 10 15 milliards d'économie. Non, non, pas quoi qu'il en coûte, mais ne pas avoir de budget, c'est beaucoup plus grave que d'avoir un budget dont la trajectoire est légèrement différé.

Et justement, vous disiez qu'on va davantage en passer par des économies et par une réduction des dépenses. Sébastien Lecnu, il a parlé de 6 milliards d'euros d'économie sur le train de vie de l'État. Est-ce que vous savez comment on y arrive ?

Bah d'abord Sébastien Lecorn dit une chose très importante pour le pays. Il dit qu'il va lancer des réformes de long terme qui prodiront peut-être pas des économies tout de suite mais qui servveront peut-être les gouvernements futurs avec notamment un grand acte de décentralisation. Voilà, pour sabrer un petit peu dans le 1000 feuille territorial, les doublons de compétences qu'on peut avoir partout dans le pays et puis faire en sorte que chaque strade de collectivité corresponde une véritable compétence avec un financement qui lui soit dédié.

Ça c'est une réforme qui peut euh générer euh les 6 milliards directement dans le budget là de de 2026 sur le train de vie de l'État. Là par exemple dans le le budget 2026, il y a des efforts substantiels qui sont consacrés pour la défense. Il faut payer nos charges d'intérêt et on a également des dépenses qui sont contrainte. et tous les autres ministères seront évidemment mis à contribution mais pas pour faire moins pour avoir un service public qui soit de meilleure qualité en dépensant un petit peu moins sortir.

Oui, mais il faut regardez quand Emmanuel Macron quand Emmanuel Macron a supprimé les contrats aidés et a mis en place l'apprentissage de façon très très forte en 2017, ça a coûté moins cher au contribuable et à la fin on a eu un service public qui était de meilleure qualité. C'est en engageant des réformes de ce type qu'on arrivera à dépenser moins et pour dépenser mieux. Mais croire que la situation peut-être tenable dans la durée, que la France peut-être le champion d'Europe de la dépense publique pendant des années sans en payer les conséquences, ça n'existe pas.

Vous restez avec nous, Mathieu Le Fèvre, on va euh se retrouver juste après le le fil info de Dianne Ferchit. Il est 9h moins le car le siège de l'association SOS chrétien d'Orient perquisitionné dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet national antiterroriste. C'est une information France info.

Enquête ouverte pour complicité par aide ou assistance de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Objectif savoir si les milliers d'euros de dons reçus par l'association ont pu servir à des milices pro Bachar Al-Assad. Elles sont accusées d'exaction en Syrie.

La CGT dit avoir l'impression d'être dans un jour sans fin alors que le Premier ministre Sébastien Lecnu met de côté certaines demandes de la gauche pour son prochain budget. La taxe Zucman est le retour de l'ISF notamment, il le dit dans le Parisien aujourd'hui en France. Le MEDF lui se réjouit de la priorité donnée à la réduction des dépenses publiques.

Sébastien Lecornu qui doit nommer son gouvernement dans le courant de la semaine prochaine. Deux enquêtes distinctes ouvertes après des messages menaçants visant la présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy. Je dis des menaces de mort ou de violence graves.

Les investigations sont confiées au pôle national de lutte contre la haine en ligne. Pour l'Iran, le rétablissement des sanctions de l'ONU contre Teran est nul les avenus. Après le rejet de la prolongation de l'accord sur le nucléaire hier par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, l'Iran qui rappelle ce matin pour consultation ses ambassadeurs en France, en Allemagne, ainsi qu'au Royaume-Uni. [Musique] France info le 830 France info Adrien Bec Mathilde Sirot Mathieu Lefèvre, vous êtes toujours avec nous député Renaissance du Val de Marne, on le disait membre de la commission des finances.

Alors, vous nous disiez qu'il fallait effectivement réduire cette dépense publique. Euh est-ce que il faut réformer notre modèle social ? Finalement, c'est quelque part une sorte d'impensé de notre débat public et politique depuis quelques semaines.

Oui, vous avez raison, le financement de notre protection sociale repose aujourd'hui beaucoup trop sur le travail. On a une dévographie qui est grandissante, vieillissante et on doit s'en réjouir parce que précisément notre modèle social nous le permet. En revanche, elle repose sur 30 millions d'actifs.

Donc ça ne peut pas fonctionner ainsi dans la durée. Et à côté de ça, pardon euh Mathieu Leff, Sébastien Lecnu dit 5 milliards de plus pour euh la protection sociale et 6 milliards de plus pour le système de retraite, ça fait déjà 11. C'est bien la preuve que c'est pas un budget d'austérité, c'est pas la cure d'austérité que certains prétendent.

Vérité, c'est que notre modèle social, il dépense mécaniquement et croire mécaniquement chaque année un petit peu plus parce que les Français vieillissent, parce que les dépenses d'assurance maladie coûtent plus cher et tant mieux. Est-ce pour autant qu'il ne faut pas faire des efforts pour que la dépense soit un peu plus rationalisée ? Prenons le cas par exemple des transports sanitaires, est-ce qu'on ne peut pas faire autant avec un petit peu moins ?

Moi je pense fondamentalement franchise médicale également. Je pense fondamentalement mais ce sont des débats qu'on peut avoir mais fondamentalement enfin c'est c'est pas le budget François Baou qui va être présenté. Non mais on repart d'une feuille blanche, il faut construire.

Est-ce que c'est la franchise médicale ? Est-ce que c'est la rationalisation du transport sanitaire ? Travaillons ensemble à des compromis construisons ensemble. touche pas au système de retraite 400 milliards d'euros par an ça.

Ah ben moi je pense que on peut avoir des avancées en matière de pénibilité en matière parle du montant enfin là on est sur là là je parle de la somme des des retraites 400 milliards d'euros par si on est honnête la situation politique ne permet pas d'évoquer ces grandes questions aujourd'hui. Ces grandes questions sont renvoyées à l'élection présidentielle et c'est légitime. Les Français auront à se prononcer sur l'avenir de leur modèle de retraite.

Moi par exemple j'ai travaillé avec Gérald Darmanin sur la question de la capitalisation. capitalisation aujourd'hui. C'est un débat qui doit être tranché par les Français dans dans 2 ans.

Dans ce futur gouvernement, Mathieu Le Fer, est-ce qu'il faut que les que les macronistes dont vous faites partie soient davantage représentés ? Mais vous savez, la question des personnes, moi je pense qu'elle est secondaire. Objectivement, ce qui compte, c'est que on ait des ministres qui soient prêts à négocier pied à pied à la fois avec les parlementaires, avec les élus locaux, avec les partenaires sociaux qu'on s'inscrivve dans ce climat de dialogue.

Ce qu'il faut, c'est que dans ce gouvernement, il y a des gens qui acceptent de passer d'une culture du conflit à une culture du compromis, culture du dialogue politique qui nous a manqué et objectivement, on doit nous aussi faire un monde honorable. Euh et donc euh je pense que ce qui importe c'est avant tout la copie plutôt que les personnes. Alors dans l'actualité, le premier ministre israélien euh Benjamin Netous est monté euh à la tribune des Nations- Unies euh hier sous les applaudissements de ses partisans, mais aussi sous les UE de certaines délégations qui ont choisi de quitter la salle.

On l'écoute. [Applaudissements] Israël doit finir le travail et le faire le plus vite possible. Votre décision scandaleuse encourage le terrorisme contre les juifs et contre les citoyens innocents partout dans le monde.

L'ombre de la honte vous suivra désormais. Israël doit finir le travail. Mathieu Le Fèvre, vous êtes le président du groupe d'amitié France Israël à l'Assemblée.

Qu'est-ce que vous comprenez dans ces déclaration et comment est-ce que vous qualifiez ce qui se passe à Gaza ? Moi, je suis meurtri par ces déclarations et quand on est amis avec quelqu'un, on lui dit les choses et on dit très clairement les choses, c'est que rien ne justifie plus la guerre à Gaza aujourd'hui. Voilà, il faut te cesser le feu, il faut que l'aide humanitaire euh intervienne et je pense que les mots qu'il a eu contre le président de la République sont euh tout à fait euh honteux et injustifiés pour une raison très simple, c'est qu'il n'y aura pas de paix en Israël s'il n'y a pas vivant côte à côte un état palestinien dans des frontières sûres et reconnues.

Et à la fin, Israël doit pouvoir bénéficier de la reconnaissance de ses voisins. C'est ce sont des reconnaissances mutuelles qui sont indispensables à la sécurité de long terme. L'un ne va sans doute pas sans l'autre.

L'un ne va pas sans l'autre. Et s'il n'y a pas de perspective politique comme l'a dessiné le président de la République, alors en effet, ce sera une logique de guerre sans fin. Mais des mots consistant à dire finir le travail quand on voit le massacre des populations à Gaza, l'absence d'aide humanitaire, c'est absolument insupportable.

Et moi, j'ai préféré évidemment euh voir la communauté internationale, les 10 pays qui se sont rallés au président de la République lundi dernier plutôt que ces EU qui sont objectivement justifié. C'est difficile d'être président du groupe d'amitié France Israël en ce moment ? Bien sûr, c'est difficile parce que le débat est extrêmement polarisé et parce que c'est un débat qui traverse évidemment notre pays.

Mais encore une fois, je pense que quand on est ami, on doit se dire les choses. Mais vous savez, la société israélienne comme les juifs de France ne sont pas Benjamin etou. Benjaminou.

C'est Benjaminou. Est-ce qu'il faut aller plus loin dans les sanctions européennes ? C'est évoqué.

Oui, c'est une possibilité. Je parler une chose mais est-ce qu'il faut agir aussi ? Oui, il faut ne fermer aucune porte.

En tout cas, moi je pense que le président de la République a porté une voix qui est une voix indispensable et on voit bien à quel point les dirigeants israéliens aujourd'hui sont gênés par cette voix parce que c'est la voix de la paix. Merci beaucoup Mathilde Fèvre, député renaissance du Val de Marne d'avoir été avec nous ce matin. Merci Mathilde Sirot.

Rester avec nous sur France Info. [Musique]