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interviewyoutube.com· 7 décembre 2016 22 min

Yannick Jadot face à la rédaction de Mediapart #4

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En fait, on va vous voir pour discuter des questions européennes. On va vous voir au Parlement européen interpeller Jean-Claude Junker sur un sujet qui vous a beaucoup occupé ces derniers mois, le CTA, c'est-à-dire le le négociation du traité entre l'Union européenne et le Canada. Madame la présidente, monsieur Junker, monsieur Tusk, vous parlez au nom des salariés sur le CTA.

Écoutez, les salariés, ils ne veulent pas du CTA. Vous prétendez parler au nom des consommateurs, écoutez-les, ils ne veulent pas du CTA. Les consommateurs, vous prétendez parler au nom des citoyens européens et qu'est-ce que vous leur direz, monsieur Junker, quand la Commission fera enfin son boulot sur les perturbateurs endocriniens et que Bayer et Monstau feront condamner l'Europe pour les mesures prises ?

Qu'est-ce que vous direz, monsieur Tusk, aux citoyens européens quand l'Europe refera son boulot de leadership sur le climat et que ce seront les firmes canadienne des sables bitumineux et du pétrole et des gaz de chiste qui attaqueront l'Europe ? Qu'est-ce que vous direz aux éleveurs européens quand ils seront détruits par l'élevage intensif, bourré aux antibiotiques maltraitant les animaux du Canada ? Avec ce modèle européen que vous portez de circulation sans entrapes, des biens, des marchandises, des investissements mais des barbelés, des murs et des camps pour les personnes, vous déroulez le tapis rouge de l'extrême droite et de tous les nationalismes.

Ayez le courage d'aller devant la cour européenne de justice sur le CTA. Soyez cohérents avec vos propos. Allez devant la cour européenne.

Alors Yannick Cha Yanick Jadu grand moment euh dans les petites courte intervention du qui est la règle au Parlement européen de votre travail de parlementaire européen. Il faut savoir que cette intervention a fait un buzz énorme. Plus d'un million de vues 3 millions ah nos chiffres alors là c'est nous qui faisons l'erreur.

J'ai pas pris le temps de vérifier 3 millions 3 millions de vues et cetera. Donc maintenant, c'est François Bonet qui est donc cfondateur et directeur éditorial de Média Part qui nous a rejoint. Maintenant, on va aborder l'Europe et savoir si vous êtes pas à vous les derniers à vous y intéresser.

Oui. Alors, c'est une intervention qui date du 26 octobre. Euh vous étiez en quelque sorte le Paul Magnette du Parlement européen, hein.

Paul Magnette qui était le président de qui est toujours le président du gouvernement Wallon et qui a bloqué pendant quelques jours, pendant finalement 72 heures, la la signature de ce traité qui va très probablement être ratifié en janvier ou en février par le Parlement européen. Ce qu'il y a d'intéressant dans votre intervention, c'est que vous dénoncez à travers monsieur Junker le modèle européen et il se trouve que ce modèle finalement vous n'avez cessé de le soutenir par exemple en étant pour la pour le référendum de 2005 puis pour le traité budgétaire de 2012. Le traité budgétaire, je rappelle c'est un compromis passé entre Sarkozy et Merkel en mars 2012 puis que devait renégocier François Hollande, qu'il n'a pas véritablement renégocié, qui a été ratifié par le Parlement français à l'automne 2012 et vous aviez fait une tribune à l'époque en disant il faut signer ce texte.

Ce que je voulais vous demander par là, c'est que en avalysant et en soutenant tous les traités européens, est-ce que vous ne vous ne vous réduisez pas des facto à ce qu'on a vu là, c'est-à-dire un ministère de la parole mais sans effet sur la marge de l'Europe ? Alors euh je vais me permettre de rectifier un peu ce que vous avez dit. On n' jamais soutenu le traité budgétaire européen au Parlement européen.

On a toujours voté contre. On parle d'un appel que vous avez fait dans libération avec les parlementaires français à signer le traité. Voilà un vous avez dit vous avez validé le traité budgétaire européen au Parlement européen.

On a toujours voté contre. Je parlais du Parlement français. D'accord.

Après vous étiez pour en France et contre parlement européen. Je comprends pas bien là pour le qui suivent parce que Oui mais justement je j'ai m'expliqué. On a toujours été contre cette austérité.

Simplement en 2012, il se passe quoi ? Il se passe que François Hollande arrive, il a la légitimité du vote français, il a la force de sa promesse de réorienter l'Europe. L'accord selon l'analyse que nous faisions à ce moment-là, le seul moyen d'obtenir la réorientation de l'Europe sur l'investissement, c'était selon nous avec l'Allemagne tel que ça se faisait de d'accepter ce qui avait déjà été voté et mis en place.

C'était dans l'équilibre européen à ce moment-là la seule possibilité en cours de ratification, c'était pas militaire. Et c'était déjà c'était déjà on il y avait des parties déjà mises en place mais il était pas ratifié par si si le six pack c'est le tout pack enfin pour pas faire trop de technique mais c'était déjà mais c'est ça un problème d'ailleurs qu'on débat de l'Europe on dit on va faire trop technique et on se cré budgétaire était un pas supplémentaire dans le contrôle budgétaire par Bruxelles. On est d'accord on est d'accord.

Je dis que à ce moment-là, l'analyse que nous faisions c'était que le point d'équilibre pour arracher un grand plan d'investissement en Europe, c'était ce cette partie-là, plan que nous n'avons jamais vu ensuite. Ré, mais voilà, c'est ça le problème. Non, mais je retrouve des j'ai trouvé des citations de vous à l'époque hein, où vous disiez effectivement en lui-même ce n'est pas un bon traité mais la question est celle de la dynamique lancée.

B oui, c'était que ben je pensais que Hollande allait quand même tenir ses promesses. Enfin, excusez-moi mais la promesse avait déjà été piétinée si vous permettez. Elle a été piétinée dé Non mais oui mais là on parle de 2012, on parle de l'automne 2012.

Non mais attendez, on est on est en train de s'installer. Non mais attendez, moi je veux bien je je j'assume ce que j'ai fait. Simplement ce que je suis en train de dire, c'est que Hollande arrive au pouvoir.

Il a l'accord de Monti qui à l'époque est le le le le le Premier ministre italien. Il a l'accord de Raroy, premier ministre espagnol pour dire il faut aller euh se confronter avec Merkel pour réorienter l'Europe. Mais à l'époque, on a quand même déjà une série de crises et Merkel dit moi vu les crises et vu que potentiellement ça va coûter, ça engage chacun, je veux qu'il y ait de la discipline budgétaire.

Donc la dynamique c'est est-ce qu'on a ce grand plan d'investissement qui permet de fait de réorienter l'Europe ? La réalité, vous l'avez dit, c'est que Hollande comme sur le reste ne l'a pas fait. Et je l'ai dit après, j'ai dit bah évidemment à partir de là, l'équation est totalement déstabilisée mais plus profondément.

Oui. Alors, pardonnez-moi parce que je prenais cet exemple pour plus profondément puisque le thème c'est finalement les écologistes sont-ils les derniers européens ? vous êtes très proche de Conbit et toute la stratégie de long terme des écologistes et toute l'analyse des écologistes, toutes ces positions européenne, ça a été de dire finalement pour schématiser un peu, on renforce la commission, on renforce le parlement pour passer par-dessus les égoïsmes nationaux et par-dessus ce qu'on appelle dans le jargon européen l'intergouvernemental.

C'est-à-dire, on fait pas une Europe de négociation des chefs d'État de gouvernement. On fait une Europe intégrée fédérale. C'est dans l'ADN des écologistes et dans un tandem commission parlement.

Ce qui se passe depuis 10 ans ou depuis la crise de 2008, c'est quand même la démonstration contraire, c'est que cette Europe là nous amène justement au Cét, nous amène au traité transatlantique. Est-ce que vous êtes pas dans une impasse conceptuelle là de défendre ? à tout coup une intégration via la commission et via un parlement dont on a vu que il ne produit toujours rien ou très peu.

Je suis euh je m'inscris en fou avec ça. Pourquoi ? Parce que depuis 2008 et depuis la crise, on n' jamais autant et depuis très longtemps vu de l'intergouvernementalité.

Oui. Sur tous les sujets essentiels, aujourd'hui, les États ont repris la main, contrairement à la logique communautaire qui vise à choisir plutôt la majorité qualifiée pour éviter que ce soit toujours celui qui mette le véto qui décide et pour justement avoir les débats pour l'intérêt général au sein du Parlement européen. Ce qui s'est passé depuis, c'est qu'au contraire, c'est le retour des égoïsmes nationaux.

Mais à contrario, est-ce que quand on voit la commission Junker, ça donne envie de renforcer le pouvoir de la commission ? Mais pardonnez-moi, on n' jamais été pour le renforcement du pouvoir de la commission. Le pouvoir la commission est le le rôle de la commission est inscrit dans les traités, c'est le rôle d'initiative.

Et quand on voit le Parlement européen avec un Martin Schulz qui plaide, vous avez raison, vous vous pouvez critiquer l'Europe et je pourrais critiquer encore plus l'Europe que vous. Je vous interroge sur votre stratégie notre stratégie. OK.

Attendez si je peux répondre parce qu'il y a que vous qui parlez. Donc si je peux pas répondre ça va pas. OK donc moi ma ma ma conception de l'Europe c'est quoi ?

C'est nous sommes si l'Europe je le dis là n'est pas un vecteur de la régulation mondiale on sera tous balayés. On parle on aura même plus besoin de venir ici parler du modèle social français. Si l'Europe est pas plus intégrée, si les États européens ne mettent pas plus en partage leur souveraineté, ce seront les entreprises comme les personnes les plus riches qui joueront la compétition sur le point de vue fiscal, les entreprises, sur le point de vue social, en mettant en concurrence des territoires, en mettant en concurrence des droits.

Si l'Europe est pas plus intégrée, on n'arrivera pas à lutter efficacement contre le dérèglement climatique et toutes les questions environnementales qui nécessitent non pas des Poutines, des Erdogan, des Trump ou des Quinzinski qui est le vrai dirigeant de la Pologne ou des Erdogan. Il faut de la souveraineté partagée. Attendez, attendez, je vais répondre.

Donc, il faut de la souveraineté partagée. Est-ce que ça marche aujourd'hui ? Non.

Est-ce que ça marche aujourd'hui ? Non. Est-ce que la politique européenne va bien ?

Non. Est-ce que la démocratie fonctionne bien à l'échelle de l'européenne ? Non.

Est-ce que ça fonctionne à l'échelle de la France ? Ça fonctionne tout aussi mal. Ce sont des majorités politique.

Moi, ce que je je réfute, pardonnez-moi dans votre argumentation, c'est que vous êtes en train de me dire que l'Europe c'est une conception, c'est une c'est une c'est un choix politique et que le seul espace démocratique de la confrontation, c'est l'État nation. Non, pass les mêmes majorités les mêmes majorités qui sont en Europe libérales conservatrices, ce sont les mêmes dans nos pays qui appliquent les mêmes modèles. Pourquoi voulez-vous que les résultats soient différents ?

Je combat la technocratie, je combat l'austérité, je combats le le le le le néolibéralisme, mais il est dans nos sociétés comme il est à l'échelle européenne. C'est un espace démocratique. La seule question qu'on doit se poser, vous et moi, est-ce qu'on a besoin de cet espace démocratique pour retrouver de la souveraineté ?

Est-ce qu'on a besoin de cet espace démocratique pour être capable d'accueillir les migrants ? L'Europe que je dénonce, c'est justement celle des égoïsmes nationaux. Regardez ce qui s'est passé sur les migrants.

C'est pas l'Union européenne qui a échoué sur les migrants, c'est les égoïsmes nationaux. C'est ceux qui combat l'Europe aujourd'hui. C'est l'Europe des anti-Européens qui a gagné sur les migrants.

Ils crèvent en Méditerranée. Il y a quelques pays qui assument leur responsabilité dans la difficulté et tous les autres qui s'en lavent les mains. Tous les Européens qui a été incapable de définir des plans d'ensemble alors acceptés par tous les chefs d'état et du gouvernement.

Mais c'est parce que l'immigration, excusez-moi, l'immigration n'est pas une compétence européenne. Soit on a une compétence européenne et effectivement le Parlement européen a son moi à dire et pardonnez-moi sur la question des migrants, le Parlement a fait son boulot et même la Commission européenne a fait son boulot. La Commission comme le Parlement, on s'est battu pour qu'il y ait un accueil de des réfugiés et qu'il y a un partage des réfugiés.

C'est Hollande qui a refusé. C'est Vals qui va à Munique et qui se fout de la tête de madame Merkel parce qu'elle accueille des réfugiés et qu'elle connaît quelques difficultés et c'est Voquier qui dit "Je peux pas en accueillir 1800 en Ronal Pauverne une région de 8 millions d'habitants ça c'est la politique telle qu'elle se fait aujourd'hui." Et moi, pourquoi vous posez pourquoi ne posez-vous jamais à ce moment-là la question démocratique ?

Je relisais des citations de vous par exemple sur le cas de Cypras en où vous déclariez vous-même Cypras la commission lui a mis le pistolet sur la te signe l'accord. Bon mais comment on fait dans contattitude de Est-ce que vous êtes content de l'attitude de Hollande ? Non non mais pas de moi je pas être content ou pas content, c'est pas mon problème.

Je je vous je vous interroge simplement sur comment on surmonte cette crise multiforme européenne. Jusqu'à maintenant les écologistes avaient une proposition qui était ce qu'on appelait une sorte de grand saut fédéral plus d'intégration. On on s'aperçoit au vu des crises successives que cette solution du grand saut fédéral ne fonctionne pas.

Vous vous ne vous êtes jamais prononcé par exemple sur la question de l'euro. Vous êtes pour rester dans la zone euro. Tout ce débat qui a eu qui a eu lieu à l'occasion de la de la crise grecque, c'est-à-dire est-ce qu'on peut construire des politiques alternatives dans la zone euro telle qu'elle est formatée aujourd'hui ?

C'est un débat dans lequel dans lequel vous n'avez jamais voulu véritablement rentrer. Donc c'est une question vous faites un procès d'intention sur les débats dans lesquel je rentre je interrogez-moi mais dites pas que je veux pas rentrer dans le débat. Je suis là avec vous.

Non, non, mais justement, je Allez-y. Oui, la trik est un scandale. On l'a dénoncé du jour 1 au dernier jour, on continue à le dénoncer.

Ce qui s'est fait avec la Grèce, c'est dégueulasse. C'est l'humiliation d'un peuple. C'est des des taux de de y compris aujourd'hui de contamination sur le sida, de réduction de l'accès au médicaments, de de nourriture qui sont profondément scandaleux.

Mais c'est ces majorités politiques que je les que je combats. Je les combat en France. au niveau européen mais parce que c'est un est-ce que est-ce qu'on considère mon point de départ c'est est-ce qu'on considère que l'Europe est un espace de souveraineté à construire nécessaire ou pas ?

Moi, je considère qu'il est indispensable. Comment on le construit ? Excusez-moi, j'ai pas la majorité au Parlement européen, mais je l'ai pas non plus en France.

Moi, je veux bien qu'on dise "On sort de l'Europe et je vais faire quoi ?" Je vais dire en France, "Je suis pas content, je rentre en Île-de-France." Et je suis pas content en Île-de-France, je rentre dans mon quartier ou je vais jusqu'où.

H donc moi ce que je veux convention régionale citoyenne sur c'est quoi la souveraineté nationale c'est quoi la souveraineté européenne qui est un grand débat citoyen sur l'Europe. On remonte au niveau des pays. On va sur une constituante à l'échelle européenne avec une constitution courte sur la responsabilité de l'Europe.

Je l'ai dit je veux une Europe qui soit un vecteur de régulation de la mondialisation. les droits humains, les droits sociaux, les droits environnementaux avant les droits du commerce. Évidemment sur la zone euro, j'ai toujours je suis toujours battu pour qu'il y ait un parlement mixte de la zone euro qui est à la fois des députés nationaux et des députés européens pour qu'il y ait un contrôle démocratique de ce qui se fait dans la zone euro et que ce soit pas la troica qui est une sorte de coup d'état démocratique qui c'est qui qui se soit emparé des choses.

Je veux transformer cette Europe parce que je pense qu'elle est indispensable et je suis pas satisfait de l'Europe telle qu'elle telle qu'elle est. Mais justement parce qu'elle n'est pas dans le saut fédéral, qu'est-ce qui échoue dans la zone euro ? C'est pas assez de gouvernance économique, pas assez de contrôle démocratique ou trop ?

Vous êtes en train de dire qu'il y a trop. Moi, je pense qu'il y a pas assez. Non mais si parce que vous dites qu'on a échoué sur notre vision fédérale.

Quand on est au milieu du gay, il y a deux solutions. Soit on recule sur la plage où on était avant et je pense que ça sera la catastrophe. C'est le choix des antie-uropéens.

C'est la victoire de Le Pen, c'est les frontières. C'est la l'effondrement de notre modèle social en quelques années. Soit on a le courage et c'est ce que font pas les responsables politiques européens de se dire qu'est-ce que je suis capable de partager comme souveraineté pour faire sens pour tous les Européens ?

Donc ce que je comprends c'est que c'est plus le grand saut fédéral mais c'est que c'est un nouveau traité ou une nouvelle constitution européenne. Tour été enfin regardez notre programme de moi je suis candidat à l'élection européenne depuis 2009. On était déjà sur la question de la constituante.

Bien sûr qu'il faut remettre de la démocratie. Bien sûr qu'il faut euh casser les égoïsmes nationaux. Mais franchement, vous conviendrez avec moi que ces égoïsmes nationaux, ils sont aujourd'hui à tous les étages, que aujourd'hui, malheureusement, on n'est pas majoritaire politiquement sur l'accueil des réfugiés, sur la relance économique, sur la transition énergétique, sur la régulation de la globalisation, sur les sociétés ouvertes, sur le le l'absence de compromis avec Erdogan, Poutine, les tous les autres.

Donc on moi je suis sur ce schéma-là mais je pense que l'espace européen n'est surtout pas un espace qu'il faut abandonner parce que c'est trop facile parce que notre imaginaire politique c'est l'État ntion dans notre pays et que c'est ce cadre qui existe depuis longtemps. On accepte de perdre quand c'est dans l'Étatnation parce qu'on considère que c'est le cadre historique du combat démocratique mais on refuse de perdre quand c'est à l'échelle européenne et on dit comme on perd là-bas on s'en va et ben non moi je veux gagner là-bas aussi. Alors, une question précise et ça sera la dernière euh qui m'essoufflé du reste par Ludovic Laman qui est euh notre correspondant à Bruxelles.

Euh Martin Schulz, le président du Parlement européen, quitte le par la présidence du Parlement le 17 janvier et euh il va y avoir trois candidats. Une candidate du PPE, le Parti des droites européennes, euh une candidate, un candidat de Lagoué et un candidat socialiste. les échos qu'on a, c'est que la GU, c'est les c'est les gauches unitaires européennes qui rassemblent un peu ce qu'on va appeler les gauches radicales pour dire très rapidement.

Les échos qu'on a et un peu plus que ça, c'est que les verts s'apprêteraient à voter dès le premier tour pour la candidate, en l'occurrence une irlandaise, la candidate du PPE, c'est-à-dire de la droite. C'est pas les échos que j'ai moi. Et vous, je voterai pas je voterai pas pour la candidate du PPE.

Moi, on a encore on est encore à Strasbourg la semaine prochaine et j'espère je me bat pour qu'il y a une candidature écolo à la présidence du parlement. C'est logique. On dévisagé c'est qu'il y a pas de candidature écologie.

Mais qui envisage qu'il y ait pas de candidature ? Puisque vous vous en voulez une ? Mais écoutez parce que il y a toujours un débat dans le groupe.

Vous savez, il y a ceux qui considèrent que il est d'usage qui est l'alternance à la présidence du Parlement européen et socialisté. Voà. Moi, je m'inscris en faux avec cette grande coalition.

Cette grande coalition est en train de tuer l'idée d'Europe. Mais vous savez ce qui m'inquiète profondément, c'est que on est voilà les les Européens sont bombardés de de de de signaux de nationalisme, de repli et tout ça. C'est tellement facile le fantasme de la frontière.

C'est tellement facile à dire. Vous dites "On va mettre les frontières, tous les problèmes seront réglés." On sait que ça n'a c'est totalement faux, mais c'est facile de véhiculer ça.

Et ce qui me gêne, c'est que y compris dans le camp proeuropéen, hm hm aujourd'hui, il y a une incompréhension extraordinaire notamment entre la plupart des socio-démocrates, les conservateurs, les libéraux et ce que je considère être la voix pour l'Union européenne. Il y a, je le vois sur les questions commerciales, mais également, il y a une incapacité à rompre avec un modèle qui est en train d'exploser complètement l'Union européenne et de servir tous les extrémismes. Il y a il y a Mais même ce qui est étonnant, c'est que on se comprend plus.

Il y a une réalité, c'est qu'on se comprend plus. Et c'est un vrai souci sur la reconstruction démocratique de nos sociétés parce que si on se comprend plus sur ce qu'est un projet de civilisation au sens très noble du terme, l'Europe pour le reste du monde c'est encore l'état de droit, c'est encore les libertés publiques, c'est encore la démocratie même si elle est menacée et on voit que d'ailleurs vous pouvez pas vous avez pas évoqué ça. Pourquoi Hollande Iral pas sur Orbane et sur et sur la Pologne ? parce que quand il fait une loi sur le renseignement, quand il maltraite les Romes, ce gouvernement là comme le précédent ou quand il fait l'état d'urgence, il sait qu'il est peut-être pas toujours totalement clean du point de vue des droits humains.

Et donc on va pas taper sur Urban puisque nous on va peut-être prendre quelques distances, quelques dérogations avec ce qui devrait être le cœur de l'Europe. Il faut que ce soit ça de nouveau l'Europe. Il faut que les jeunes aient envie de l'Europe.

Moi je je propose qu' très très loin de la question si je peux me permettre. Mais non parce que c'est ça l'Europe. L'Europe c'est pas simplement gérer la zone euro.

On s'en fout de la zone euro. L'euro c'est une monnaie. L'euro c'est pas un but.

Question c'est que v mais j'ai répondu je veux qu' un candidat écolo au sein des ver pour éviter qu'il vote pour le PPE. Non non ça je peux vous dire qu'il y aura le groupe vert en tant que tel ne votera pas pour le PPE. Vous savez j'exclus pas qu'il y a des personnes, j'en sais rien encore, on est encore loin du scrutin.

Je veux qu'il y a un candidat écolo pour porter notre vision. Mais attention, l'Europe c'est pas l'euro. L'euro c'est un moyen.

C'est un moyen de de construire ensemble une société où on a envie d'être. Moi, je je propose qu'il y ait 1 million de jeunes par an qui aillent en formation, qui fassent de la culture, qui fassent de l'apprentissage, qui fassent un métier dans un autre pays pour que il y a un incroyable métissage européen qui se fasse, qu'on construise la société et la citoyenneté européenne. Et vous savez quand il y a un million de jeunes qui se baladent ou quand il y a un jeune quand il y a un jeune, non mais c'est beaucoup plus large qu'Erasmus, vous l'avez compris.

Quand il y a un jeune qui va 1 an dans un autre pays, dans 25 % des cas, il tombe amoureux. Et ben ça, c'est l'Europe qu'on construit. qu'on puisse tomber amoureux d'un enfant ou d'un syrien qui vient d'arriver et qu'on puisse construire une société du métissage.

La dégénérescence, ça vient toujours de la consanguinité, jamais du métissage. Cad.