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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 avril 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsDéfenseInstitutions & élections

Cessez-le-feu en Iran, prix des carburants... Roland Lescure dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les prix des carburants vont enfin baisser ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous allez leur demander quoi concrètement aux distributeurs ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes d'accord avec ce chiffre 5 à 10 centimes, c'est l'objectif ?

  • 6:00OuverteÉludée

    Quand est-ce que les Français retrouveront ce prix là, ce prix d'avant ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Vous aviez prévu de nouvelles aides ciblées que vous deviez annoncer en début de semaine. Toujours pas d'aide qui se profile.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans votre réunion à 15h avec les distributeurs, vous allez leur demander de réfléchir à un plafonnement des prix ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Roland LescureChiffre
    « Ben c'est absolument indispensable. Vous l'avez dit, les prix du pétrole ont baissé. La baisse qu'on a eu en 24 heures, c'est historique hein. Plus de 15 dollars le baril en une journée. »
  • 4:00Roland LescureFait
    « C'est réaliste. Non, mais je je un, je donne pas d'objectif. Et de je dirais si on peut aller plus loin, il faudra aller plus loin. »
  • 6:00Roland LescureChiffre
    « Il est en moyenne à 2,37 € le litre aujourd'hui. Sur un plein, ça fait 30 € de plus par plein. »
  • 12:00Roland LescureFait
    « Les stocks stratégiques qu'on libère de manière parsimonieuse pour s'assurer qu'on ait de l'essence partout en France, ils sont aujourd'hui reconstitués au prix du marché. »
  • 14:00Roland LescureFait
    « Non, c'est fragile. Ça reste fragile. »
  • 16:00Roland LescureFait
    « La France n'est pas impuissante. On est dans une situation difficile où nous continuons à jouer le jeu de la diplomatie. »
  • 18:00Roland LescureFait
    « Ce que je peux vous annoncer aujourd'hui, j'ai les chiffres de 8h ce matin, vous avez les chiffres des pénuries, c'est que alors c'est pas des pénuries, mais c'est qu'effectivement des stations, je dirais qui font beaucoup de plein pour les automobilistes ont tendance à manquer d'essence le temps qu'on les réapprovisionne. »
  • 20:00Roland LescureChiffre
    « Ce que je peux vous dire à ce stade, c'est que en terme de finances publiques, la note, si ça dure toute l'année, sera aux alentours de 4,8 milliards d'euros. »
  • 22:00Roland LescureFait
    « Alors, alors c'est c'est contenu dans ce qu'on appelle le budget des opérations extérieures qui sont toujours provisionnées d'une année sur l'autre. »
  • 28:00Roland LescureFait
    « Il est imprévisible et ça je le disais à l'époque, je le dis encore aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Roland lescur. Bonjour. Bonjour à tous les deux.

Bonjour à tous. Bonjour Paul. Merci d'être avec nous sur France Info alors que le monde est suspendu à une trêve fragile entre l'Iran et les États-Unis.

Jour 2 aujourd'hui. Une trêve qui à peine annoncée a fait chuter les cours du pétrole. Roland l'escure.

Est-ce que les prix des carburants vont enfin baisser ? Ben c'est absolument indispensable. Vous l'avez dit, les prix du pétrole ont baissé.

La baisse qu'on a eu en 24 heures, c'est historique hein. Plus de 15 dollars le baril en une journée. En général, ça monte vite.

Là aussi sur les marchés et ça a tendance à à baisser plus lentement. Et vous l'avez dit, c'est l'annonce d'un cesser le feu. On est passé en 24 heures de la destruction d'une civilisation, un cesser le vœu qu'on espère durable.

Et donc évidemment, nous l'avions dit, je le répète et aujourd'hui on aura une réunion avec les distributeurs pour s'en assurer. C'est monter vite. Il faut que ça baisse vite.

Et donc on s'attend à ce que les prix à la pompe baissent dans les heures, dans les jours qui viennent. Vous allez leur demander quoi concrètement au distributeurs ? Je vais leur demander d'être aussi réactif à la baisse qu'à la hausse.

On a vérifié parce que la confiance n'exclut pas le contrôle que à la hausse, il y avait pas d'excès sur les marges des distributeurs. Vous savez qu'on peut en théorie contrôler les marges des distributeurs et on leur a dit en théorie bah parce que on ne l'a pas fait même si je vais vous le dire le décret était prêt parce qu'on a considéré en observant la réalité qu'il y avait pas d'excès sur les marges. Vous savez qu'on a multiplié les contrôles et qu'effectivement à part les 5 % habituels d'abus qui d'ailleurs ont été sanctionnés, 95 % des station jouer le jeu à la hausse il y a pas eu d'excès.

Il faut qu'à la baisse on retrouve je dirais la même réactivité et c'est ce qu'on va leur dire aujourd'hui. Je dois reconnaître que certains se sont déjà engagés hein. Luffib qui est une organisation professionnelle annoncé hier.

Justement, ils annoncent que les prix pourraient baisser de 5 à 10 centimes. C'était Olivier Gantois, son président hier sur France info. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce chiffre 5 à 10 centimes, c'est l'objectif ?

C'est réaliste. Non, mais je je un, je donne pas d'objectif. Et de je dirais si on peut aller plus loin, il faudra aller plus loin.

Plus de 10 centimes. Non, mais pour l'instant, on a 24 heures. Le pétrole a baissé de 15 %, ce qui est énorme.

Si vous faites le travail, je dirais comptable, mécanique, ça fait effectivement à peu près 5 à 10 centimes. On va voir si la baisse du pétrole se poursuit. Moi ce que je m'attends, c'est à ce que la baisse de l'essence à la pompe et du gasoile surtout parce que vous savez que c'est ce qui a augmenté le plus.

Et 1,70 € avant la guerre pour le gasoil, il a pris 65 centimes. Il est en moyenne à 2,37 € le litre aujourd'hui. Sur un plein, ça fait 30 € de plus par plein.

Quand est-ce que les Français retrouveront ce prix là, ce prix d'avant ? Écoutez, j'allais dire demander au béérant. vous savez qu'on ne l'est pas et que nous on participe plutôt à trouver des solutions diplomatiques, y compris une fois que le c'est c'est le feu, j'espère sera durable pour libérer le détroit d'armouse.

Il manque aujourd'hui dans le monde 12 millions de barils tous les jours. Ces 12 millions de barils tous les jours qui manquent, il manquent essentiellement en Asie mais ils se traduisent par une forte hausse des prix qui nous affecte tous et tous. C'est c'est un choc, j'ai eu l'occasion de le dire, qui affecte l'ensemble de l'économie française, le rôle, la responsabilité du gouvernement, c'est un de s'assurer qu'on est de l'essence.

Et ce que je peux vous annoncer aujourd'hui, j'ai les chiffres de 8h ce matin, vous avez les chiffres des pénuries, c'est que alors c'est pas des pénuries, mais c'est qu'effectivement des stations, je dirais qui font beaucoup de plein pour les automobilistes ont tendance à manquer d'essence le temps qu'on les réapprovisionne. Au sortir du weekend de PAC, on était à 20 %, on est ce matin à 8h à 13 %. Donc ça baisse donc les mesures qu'on a prises pour s'assurer qu'on ait de l'essence dans les stations services, des dérogations pour que les camions puissent livrer la nuit, le weekend, le suivi au quotidien.

Je vous annonce aussi qu'à partir d'aujourd'hui, on aura sur le site carburant.gouv.fr la disponibilité des carburants une fois par jour dans toute la France.

Donc si vous arrivez à une station où il y a pas d'essence, cliquez sur le site, vous en trouvez une où il y en a. Donc premier point, information transparence. et de s'assurer que du côté des prix quand on a de l'essence il y a pas d'abus.

Et tro s'assurer que cette crise qui va nous coûter je dirais elle est pas supportée par les plus fragiles. C'est pour ça qu'on a privilégié les secteurs les plus exposés dans notre réponse par Roland l'escure. Là vous nous dites à court terme ça va baisser de 5 à 10 centimes.

C'est-à-dire j'espère qu'on ira plus loin mais ça dépendra du prix du béton. dire vraiment de pas grandchose aujourd'hui pour les gens qui vont faire leur plein. Vous aviez prévu de nouvelles aides ciblées que vous deviez annoncer en début de semaine.

Nous sommes jeudi, toujours pas d'aide qui se profile. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que maintenant qu'il y a un cessé le feu, vous renoncez à ces nouvelles cibles.

Non, ça veut dire que cette crise, elle évolue tous les jours et que notre réponse, elle doit être flexible et adaptable. Mais donc pas d'aide pour l'instant, pas de nouvelles aides pour l'instant. À ce stade, on attend de voir comment évolue la situation internationale dans les jours qui viennent.

On est prêt à adapter notre réponse à l'évolution de la crise, mais reconnaissons-le. Depuis 48 he ça va plutôt mieux. Le carburant, j'espère va baisser 5 centimes.

Ben, on verra peut-être pour les infirmiers libéraux par exemple, vous vous dites vous pouvez continuer comme ça. Certains posent des arrêts maladies parce que ça devient trop cher pour eux de de prendre leur voiture pour aller travailler. Non, mais j'entends mais vous savez que quand le un certain nombre de pays ont met des baisses de taxes importantes, he des milliards d'euros, la baisse de l'essence à la pompe qui va avec, c'est aussi quelques centimes.

Donc là, en 24 heures, on a l'équivalent d'une baisse de la TVA qui oui ne coûte rien à l'État, qui permet de donner un peu d'oxygène. On espère que ça va durer et si ça dure pas, je peux vous dire, on sera prêt à mettre en place des aides qui resteront économ de public parce que c'est mon devoir, ma responsabilité ciblé sur ceux qu'on en a le plus besoin. Vous les avez préparé déjà ces aides ?

Mais bien sûr, on est prêt. J'allais dire sur une étagère, ça pourrait être quoi ? Non, non, non, je je vais pas rentrer dans le détail parce que on verra.

Ben oui, je sais mais je comprends. Mais aujourd'hui, moi ce que je souhaite, c'est qu'on puisse adapter la réponse de l'État à la situation réelle sur le terrain. J'aimerais vous interroger sur la réponse de Total qui a plafonné les prix alors qu'habituellement ils sont un peu plus tôt au-dessus.

Là, ils ont réussi à être au dessous, à plafonner les prix. Est-ce que dans votre réunion si importante à 15h avec le distributeur, vous allez leur demander de réfléchir à un plafonnement des prix si le D3 d'ormous met du temps à être débloqué ? Non mais depuis le début, on a décidé que le plafonnement des prix généralisé décidé par le ministre de l'économie, c'était une mauvaise idée.

Pourquoi ? Parce que soit vous plafonnez les prix trop haut et tout le monde va s'y mettre et là vous aurez une hausse de prix. Soit vous les plafonnez trop bas au sens où certains distributeurs intermédiaires vont perdre de l'argent en vendant de l'essence à ce prix-là.

Ils arrêteront de vendre de l'essence. Le plafonnement des prix généralisés décidé par le ministre de l'économie, c'est l'usine à pénurie. Ça, on veut l'éviter.

Ensuite, qui a des distributeurs qui a des stratégies qui nous permettent grâce à la concurrence qui existe en France de baisser les prix ou de les plafonner. Tant mieux. Et d'ailleurs, on parlait tout à l'heure des difficultés d'approvisionnement qu'on a eu dans les stations services, c'était essentiellement chez Total.

Ils étaient moins chers que tout le monde parce qu'ils ont plafondé les prix. Mais Mathil Pano, l'insoumise qui était à votre place sur ce plateau et qui réclame ce plafonnement des prix, un blocage des prix, elle dit "Mais ça se fait ailleurs, ça se fait à la Réunion, ça coûterait pas 1 € à l'État ?" Mais bien sûr que si.

Soit vous compensez, soit vous organisez la pénurie puisque vous vendez à perte. La raison pour laquelle on le fait dans certains pas d'outre mè c'est qu' il y a pas de concurrence là-bas. Donc effectivement si vous libérez les prix dans ces départements vous vous retrouvez avec des prix à la hausse.

Et le préfet change comme on l'a appris dans le vrai foot de l'info ce matin sur France info. Le préfet varie les prix selon les prix justement qui est organisé. C'estàd que il y a pas de formule magique.

Si vous voulez qu'il y ait des acteurs qui distribuent de l'essence à la Réunion à Mayotte ou ailleur il faut que ce soit en ligne avec les prix de marché. Comme il y a pas de concurrence, contrairement à la métropole, l'hexagone, on a vu effectivement des prix plutôt tenus, c'est le préfet qui les tient, je dirais, à la place du marché. Mais quand le pétrole augmente, les prix à la Réunion à Mayotte ou ailleurs, ils augmentent aussi.

C'est un choc extérieur qui affecte l'ensemble des pays mondiaux. Un choque pétrolier. Les seuls pays qui gagnent, ce sont des pays qui produisent du pétrole.

On produit pas de pétrole. Il faut qu'on trouve d'autres solutions et j'espère qu'on aura l'encê. stock que vous avez payé moins cher, est-ce que ça peut pas servir à faire baisser les prix ça ?

Mais non, parce que les stocks stratégiques qu'on libère de manière parsimonieuse pour s'assurer qu'on ait de l'essence partout en France, ils sont aujourd'hui reconstitués au prix du marché. Donc si le pétrole est à 100 dollars, faut les reconstituer à 100 dollars. Donc c'est une on a on a deux enjeux.

On a un enjeu de volume. Premier objectif très clair, s'assurer qu'on ait pas de choc pétrolier en France pour reprendre votre question et qu'on ait du volume, qu'on a de l'essence. pour tout le monde et ensuite qu'on essaie de limiter l'impact de la hausse sur l'économie française parce qu'on veut préserver la croissance mais qu'on préserve aussi le déficit public parce que ça c'est ce qu'on doit à nos enfants.

On vous entend et c'est pour ça que vous dites ce matin à court terme pas de nouvelles aides alors que ces nouvelles aides avaient été promises par le gouvernement ces derniers jours. Qui j'espère va se traduire à la pompe. Alors pardon Roland l'escur mais vous connaissez bien la politique américaine.

Vous avez été député des Français d'Amérique du Nord. Vous nous dites, on a une amélioration réelle. Quand on voit la versatilité de Donald Trump que vous avez rencontré d'ailleurs, vous pensez vraiment qu'on est tiré d'affaires avec ce cé le feu ?

Non, c'est fragile. Ça reste fragile. Évidemment, ce qui se passe au Liban est absolument inacceptable.

Vous le savez, la France souhaite que le Liban soit intégré au cesser le feu dans la région. Il y a pas de raison que le Livban soit une victime euh j'allais presque dire expiatoire de ce qui se passe au golf aujourd'hui. Le Bolain attaqué Israël, c'était inacceptable.

La réponse aujourd'hui d'Israël est disproportionnée. Vous dites elle est disproportionnée aujourd'hui moi, c'est le ministre des affaires étrangères qui le dit. Mais évidemment, je reprends ces mots.

Des attaques israéliennes, bombardement massif au Liban ont fait 182 morts. Hierè, on écoute Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, invité de France ce matin. Le gouvernement libanais fait un choix par crainte d'une guerre civile de ne pas faire l'effort de désarmer le Esbola.

Ça fait des années que l'esbola a pris en otage ce pays en entier et le Esbola a fait un choix de ne pas se désarmer malgré les résolutions de conseil de sécurité et malgré l'accord de C feu qu'il a lui-même signé. Cette guerre au Liban, nous l'avons pas demandé. Elle nous a été imposée.

Le président Macron a pourtant appelé à inclure le Liban dans le cess le feu. Les Israéliens répondent que c'est complètement hors de question. Est-ce que la France est impuissante ?

Non. Euh non, je peux vous dire pour suivre tout ça de très près, la France n'est pas impuissante. On est dans une situation difficile où nous continuons à jouer le jeu de la diplomatie.

Nous parlons à tout le monde. Je pense qu'il y a personne au monde aujourd'hui qui est capable de parler à tout le monde. On va pas tout régler tout seul.

On a bien vu que le Pakistan avait joué un rôle important, que le sultana Doman a joué un rôle important dans la libération des otages français mais la capacité qu'à la France à la fois a montré qu'on a des moyens le porte-avion Charles de Gaulle, des fréganes dans la région qui pourront une fois que la désescalade sera en œuvre contribuer à sécuriser le détroit d'Ormous mais aussi une capacité à parler à tout le monde et notamment évidemment au Liban où c'est essentiel. Mais ce qui est vrai aujourd'hui, c'est que les États-Unis vont jouer un rôle très important dans les heures, dans les jours qui viennent sur la capacité du cesser le feu à concerner aussi le Liban. Malgré les exactions du Esbolain, nous demandons à ce que le Liban soit intégré dans ce cesser le feu et qu'on puisse aller vers un processus de paix pour l'ensemble de la région. pas seulement évidemment pour des raisons économiques, mais ministre de l'économie aujourd'hui, il vous le dit, il sera à Washington la semaine prochaine.

Je vais présider un G7 des ministres des finance mercredi prochain. Je vous l'annonce également parce que si on n'est pas capable aujourd'hui de se coordonner, d'échanger de l'information, d'évaluer les diagnostics et d'agir, vous savez que grâce à l'action du G7, grâce à l'action de la France, on a libéré des stocks stratégiques de manière à s'assurer qu'on donne un message au marché de de volonté de s'assurer qu'il y a du pétrole partout. même s'il y a des zones qui en manquent.

Donc non, la France agit. Mais la France n'agit pas seule. On est dans un monde équilatéral.

On est dans un monde on le sait. Les États-Unis jouent un rôle très important. La France joue un rôle essentiel et il faut qu'on continue à le faire.

Vous vous nous annoncez ce matin que vous allez présider un G7 à Washington mais vous pensez vraiment que et les Américains et les Israéliens vont vous écouter ? Alors les Israéliens sont pas membres du G7. Bien sûr, bien sûr.

Mais par par communiquer interposé, voulais dire. Mais mais je pense que je enfin j'espère en tout cas que ça va être le cas. Le rôle de la France, c'est de rappeler euh que le gouvernement libanais fait face à une tâche extrêmement difficile, hein.

Il a encore des forces armées du Esbola en enfin dans dans son sur son territoire qui sont qui sont très difficiles à éradiquer et qui doivent cesser leurs exactions. Mais mais on est au côté du gouvernement libanais. Sans la France, on aurait sans doute pas de gouvernement libanais du tout.

Je rappelle quand même que c'est grâce à l'action de la France qu'on a pu mettre en place un gouvernement et surtout on est au côté du peuple libana. Oui, mais Roland l'escur quelques heures après que Emmanuel Macron hier a appelé à inclure le Liban dans le cesser le feu, il y avait des frappes massives d'Israël sur le Liban, des bombardements qui ont fait 182 morts. Donc pour l'instant, être au côté des Libanais ne change pas la réalité des Libanais sur place.

Ah mais je peux vous dire cette situation va pas se régler en 24 heures, elle est extrêmement. Alors elle va pas se régler en 24 heures, elle va se régler en combien de temps là ? Parce que vous dites ce cesser le feu est fragile.

La situation du banan va pas se régler non plus. Quelle est quelles sont les perspectives aujourd'hui ? Vous pensez que ça va durer combien de temps ?

Ça compte en semaine en mois à ce stade de cesser le feu il est annoncé pour 15 jours. À ce stade, sauf au Liban, il est respecté. À ce stade, on a un marché, notamment un marché de l'énergie qui se calme.

On va voir si dans les 15 jours qui viennent, on peut mettre en place les conditions pour péréniser. Vous savez qu'il y a des conditions de négociation qui sont aujourd'hui bah clairement en face de négociation et on espère qu'on va pouvoir péréniser ce cesser le feu. Mais la situation est fragile.

C'est la raison pour laquelle nous on suit les choses de très près. C'est la raison pour laquelle que tout ce qui est fait n'est plus à faire. La baisse du pétrole sur les marchés doit se retrouver à la pompe et j'espère qu'on va rentrer dans un espèce de cercle vertueux qui va nous amener à une désescalade durable et à une paix durable.

Mais aujourd'hui, évidemment, rien n'est acquis. On a un premier rayon de soleil mais il est plutôt, je dirais clair obscur. Euh, on a encore beaucoup de nuages à l'horizon.

Il faut qu'on arrive à les à les dégager. À les dégager et et vraiment, j'insiste là-dessus, c'est pas facile aujourd'hui, mais la France joue un rôle essentiel. Soyons-en, je disais en conscient si ce n'est fier.

Oh là, on l'ure dans un instant. On va vous demander combien cette guerre a coûté aux Français mais pour l'instant il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. Le ministre des affaires étrangères parle d'un choc et dénonce des attaques intolérables qui fragilent le fragilise le cesser le feu.

L'armée israélienne continue de bombarder le Liban ce matin. Hier, ce sont 182 personnes qui ont été tuées dans le pays. L'ambassadeur d'Israël en France affirme sur France Info que le Liban ne fait pas partie de l'accord de cesser le feu conclu avec l'Iran et les États-Unis hier.

La situation reste très tendue. Donald Trump annonce de son côté que l'armée américaine va rester déployée à proximité de l'Iran tant qu'un réel accord n'est pas conclu. Par ailleurs, Terran annonce que les bateaux situés dans le D3 d'Ormous doivent passer par deux routes alternatives.

L'Iran affirme qu'il y a possiblement des mines sur l'itinéraire habituel. 800 bateaux sont bloqués dans le D3 à cause du conflit. Le chauffeur de poids lourd impliqué dans une collision avec un TGV mardi dans le Pas de Calais et mise en examen pour homicide routier.

Il est soupçonné de ne pas avoir respecter les signaux d'un passage à niveau. Le conducteur du train âgé d'une cinquantaine d'années est mort. Rendez-vous mardi prochain pour le match retour.

Hier soir, c'est le PSG qui s'est imposé face à Liverpool de buts à 0 au Parc des Princes en quart de finale aller donc de la Ligue des Champions de football. France info le 830 France info Agath Landr Paul Larouturou avec Roland l'escure ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle énergétique et numérique. Cette guerre dure depuis 40 jours et a des conséquences aussi pour le porte-monnaie des Français Paul.

Monsieur le ministre ce matin sur France info, est-ce que vous pouvez nous dire combien cette guerre a coûté aux Français ? Non, c'est trop tôt. Ce que je peux vous dire à ce stade, c'est que en terme de finances publiques, la note, si ça dure toute l'année, sera aux alentours de 4,8 milliards d'euros.

C'est beaucoup d'argent et que sur la croissance à ce stade, euh l'impact est relativement modéré, mais tout va dépendre de l'évolution du conflit. Pourquoi ? Parce qu'on est rentré dans ce conflit plutôt, je dirais, en bonne forme.

On avait une croissance qui était plutôt au-dessus de ce qu'on attendait. On va avoir un ralentissement lié à cette crise et si ce que j'espère cette crise s'estombe dans les semaines qui viennent, on restera sans doute en phase. On attendait 1 % de croissance pour 2026.

La Banque de France vient de sortir à 0,9 % de prévision. L'INC dit si tout se passe bien à la fin du premier semestre, on aura déjà 0,9 % de croissance embarquée. Donc on est à peu près en phase avec ce qu'on attendait.

Le 21 avril, on réunit ce qu'on appelle le comité d'alerte des finances publiques où on va échanger notamment avec les parlementaires pour leur donner l'état de la croissance et des finances publiques à la fin du premier trimestre. Ça avait été mis en place l'année dernière pour s'assurer qu'on arrive là, on avait prévu d'arriver. Vous savez que l'année dernière, on a fait un déficit public plutôt meilleur qu'attendu.

On veut rester à 5 % de déficit cette année. Justement, le coût de la dette risque d'exploser à cause de la guerre. C'est une vraie préoccupation pour vous. 4,8 milliards dont je parlais tout à l'heure, c'est essentiellement et là encore ça bouge tous les jours, les taux ont baissé depuis 24 heures, le niveau des taux d'intérêt qui renchérit le coût de la dette.

Donc la raison pour laquelle depuis 24 heures, je dirais je trouve que ça va mieux, c'est évidemment le pétrole, mais aussi les taux d'intérêt qui baissent. des taux d'intérêt qui baissent, il y a euh la l'augmentation des taux d'intérêt, donc il y a la guerre, il y a les aides ciblées du gouvernement, il y a aussi le déploiement de la marine française en Méditerranée, notamment notre porte-avion Charles de Gaulle, quelle est la part des dépenses militaires pour les Français ? Parce que ça coûte très cher de déployer ces moyenslà.

Alors, alors c'est c'est contenu dans ce qu'on appelle le budget des opérations extérieures qui sont toujours provisionnées d'une année sur l'autre. Évidemment, on prévoit pas les guerres mais on s'y prépare au cas où. Euh donc elles sont je dirais provisionnées dans le budget.

Là encore il est trop tôt pour savoir Non non je peux pas vous le dire et j'allais dire même si je l'avais je ne vous le donnerai pas parce que ce sont des sujets confidentiels. Donc il nous arrive de rendre des comptes devant Non mais là quand vous faites face à des enjeux de défense nationale vous vous demandez pas si c'est bon ou si c'est mauvais si c'est c'est soutenable. Non mais bien sûr on a voté une loi de programmation militaire.

La ministre des armées a présenté son actualisation hier et quand on programme les dépenses militaires sur les 5 ans qui viennent, infina, on aura doublé les dépenses militaires en France de 2017 à 2027, hein. Donc on a investi dans nos armées. Je dirais malheureusement l'avenir nous a donné raison puisqu'on fait face aujourd'hui à une conflictualité plus forte que jamais.

Et dans ce contexte, Roland Lescur, est-ce que le budget 2027 sera plus dur que le budget 2026 ? Alors, il sera pas facile, mais surtout ça devra être un budget de priorité. La priorité à la souveraineté évidemment militaire, la priorité à la souveraineté énergétique parce qu'une fois de plus, on voit bien qu'une crise comme ça, ça doit nous forcer à accélérer comme la France l'a fait dans les années 70 avec le programme électronucléaire, donc la programmation pur de l'énergie, forte hausse de l'électrification.

On était à 90 % d'hydrocarbure dans les années 70. On est à 60 % aujourd'hui. Tant mieux, on est mieux protégé que d'autres face à cette crise.

Faut qu'on continue à baisser notre dépendance aux hydrocarbure pour des raisons écologiques, pour des raisons économiques et pour des raisons géopolitiques. Donc la programmation purale de l'énergie et l'électrification. Aujourd'hui à 11h réunion chez le premier ministre avec les ministres concernés dont votre serviteur pour accélérer le plan d'électrification.

On a besoin d'une France électrique pour éviter que ce soit une France dépendante et ce sera le dernier budget d'Emel Macron qui plus en pleine élection présidentielle. Donc on aura l'occasion d'en reparler. Ça s'annonce compliqué.

Une réforme d'é tickets restaurant qui concerne 5 millions de salariés en France. Votre gouvernement va déposer un projet de loi qui va péréniser la possibilité d'utiliser ces tickets resto pour payer ses courses alimentaires en supermarché. Ouvrir la possibilité aussi de les utiliser le dimanche.

On va écouter ensemble Johnny. Johnny, c'est le patron de la Félicita à Boulogne Bill en cours et il répond à Marc Bertrand. Ça s'appelle ticket restaurant.

C'est destiné normalement pour les restaurants, pas pour faire les courses dans supermarchés ou dans des boucheries. C'est une perte énorme pour nous les restaurateurs. Déjà qu'on souffre, on est en train de ramer pour payer le personnel et tout ça.

Autant que responsable, on prend même pas de salaire. Et je comprends, les temps, ils sont difficiles, les gens ils préfèrent faire les courses avec. Mais on enlève pas pour certains pour soutenir d'autres.

Il faut que le gouvernement trouve vraiment une solution favorable à tout le monde. Pourquoi vous prenez le risque de fragiliser les restaurateurs ? Bon, d'abord les restaurants, vous savez qu'ils sont pas mal aidé en France he la TVA 5,5 %, on sait que ça coûte beaucoup d'argent à l'État et que c'est un des moyens de les soutenir.

Eu aujourd'hui, on le sait, les habitudes alimentaires des Français. Les français, elles ont évolué. On va pas forcément au restaurant le midi manger un plat et boire un demi comme c'était le cas il y a 20 ans ou il y a 30 ans.

Et aujourd'hui de plus en plus les déjeuners, les repas rapides sur le pouce se font par des courses au supermarché. Donc faut que je pense on adapte les outils. Cet outil il vise à aider les Français qui travaillent à déjeuner quand il y a pas de cantine.

C'est ça l'objectif. Vous n'avez pas de cantine, vous avez des tickets restaurants qui remplacent qui vous permettent d'aller déjeuner à l'extérieur. Salaire Roland, c'est encore du sens de donner.

En fait, ça c'est une bonne question qui je pense se pose plutôt dans le cadre je dirais d'une campagne politique, c'est est-ce qu'on garde des aides ciblées qui permettent sur les chefs vacances, les restaurants et cetera d'aider des professions ciblées ? Option A, ça a été l'option de la France depuis longtemps, le chèque énergie et cetera. Soit on dit on simplifie tout ça, ce qu' aura sans doute des vertus administratives mais conduira à des gens qui vont pas être très contents parce que c'est ciblé.

Et donc ça je pense qu'il y a il y a il y a un défi un peu pour la la société France de savoir comment on organise l'appui. On a tendance à faire des trucs très ciblés qui coûtent un peu d'argent à l'État et qui sont peut-être pas les plus efficaces. Parlons-en.

Mais en attendant, adaptons ces outils aux habitudes de consommation des Français et des Français. On dégêne plus de la même manière qu'il y a 10 ou 20 ans. Il faut que les outils s'adaptent.

Roland l'escure. Comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux aujourd'hui. La question qui déstabilise.

Il y a 1 an exactement sur France info, vous disiez ceci à propos de Donald Trump. Il est fou Donald Trump ou pas ? Parce que vous avez parlé de raison psychiatrique.

Ah moi je pense qu'en tout cas il y a une partie de son comportement qui est lié à un dysfonctionnement personnel. C'est sûr. Est-ce que la question de la santé mentale de Donald Trump se pose comme vous sembliez le dire à l'époque Roland Lesc ?

C'est pas au ministre de l'économie et des finances de la France de commenter ça. Il y a des Vous pouvez plus le dire aujourd'hui ce que vous aviez dit. Bah j'avais plutôt posé une question qu'apporter une réponse.

C'est pas un parlementaire. Ouai mais c'est pas un parlementaire d'apporter la réponse et c'est à forceuriit pas un ministre de le faire non plus. Donc vous le pensez pas le dire aujourd'hui mais aujourd'hui la question se pose.

Vous me la posez et elle se posis et elle se pose aux États-Unis. Euh il y a aux États-Unis comme ailleurs des procédures, une démocratie qui fonctionne encore malgré ses vicissitudes et parfois ses aléas et il y a un congrès, il y a un Sénat et ce seront à eux d'y répondre s'ils souhaitent y répondre. Qu'il vous paraît rationnel pour le dire différemment ?

Il est imprévisible et ça je le disais à l'époque, je le dis encore aujourd'hui. Et c'est difficile quand vous êtes un décideur public euh de gérer cette imprévisibilité. La France, elle souhaite rester prévisible.

On a un cap. Les valeurs de la démocratie, le multilatéralisme, la diplomatie, la volonté de faire en sorte que notre économie se développe. Il y a un certain nombre de choses qui nous animes.

C'est une espèce de boussole. Et à partir du moment que cette boussole écla, nous on essaie d'être prévisible. imprévisible et impoli aussi Donald Trump quand il Macron.

Ouais, ça ça c'est je pense que le président de la République a eu l'occasion de le dire. C'est s'était placé pas la hauteur du moment qu'on vit. Le moment qu'on vit aujourd'hui, il appelle à une certaine gravité.

C'est un moment grave. Il appelle à une certaine rigueur, à une vision, à une boussole. Et je pense que la France en a une dans ce monde où on en manque cruellement.

Pour le reste, j'allais dire c'est presque anecdotique. Personnellement, je trouve ça malheureux mais c'est anecdotique. Merci beaucoup Roland l'escur d'avoir répondu au question de France info.

Merci Paul. Vous restez avec nous tout de suite les informés avec Renault.