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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 14 juin 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseSécuritéInstitutions & élections

Frappes israéliennes sur l'Iran : "Notre opération a pour but de débarrasser le monde de la menace nucléaire iranienne", dit l'ambassadeur d'Israël en France

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    La riposte de l'Iran cette nuit après les frappes israéliennes.

  • 1:17RelanceRéponse partielle

    Quand vous dites plus chirurgicale et quand vous dites une réaction différente, ça veut dire des bombardements peut-être plus forts ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Jusqu'où ira l'offensive ? Quel est le but ? À quel moment vous considérez que l'opération est terminée ?

  • 4:08RelanceRéponse partielle

    C'est pourtant pas ce que dit votre allié américain, la CIA, qui dit que l'Iran continue d'enrichir l'uranium et les seuils de l'AEA sont dépassés mais on n'est pas sur une militarisation justement.

  • 5:00RelanceÉludée

    Les américains disent qu'il faudrait un à deux ans pour militariser. Non, c'est plus ce qu'il dit.

  • 5:32RelanceRéponse partielle

    Frapper un site nucléaire, une usine, ça n'avait jamais été fait. L'AEA à l'ONU dit cette nuit qu'on ne doit pas attaquer de sites nucléaires. Qu'est-ce qui autorise Israël à le faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiquePromesse
    « Notre opération a pour but de débarrasser Israël, de débarrasser le Moyen-Orient et le monde de la menace nucléaire iranienne. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Nous avons attaqué des centres nucléaires iraniens et nous avons attaqué les capacités iraniennes de développer l'arme nucléaire. »
  • 3:28Invité politiqueChiffre
    « à peu près à deux mois d'avoir suffisamment de matériel fissile pour un arsenal de huit bombes. »
  • 6:13Invité politiqueFait
    « Israël devait disparaître d'après leur plan en 2035. »
  • 7:28Invité politiqueChiffre
    « 350 missiles, 330 plus exactement la première fois et 180 la deuxième fois. »
  • 15:26Invité politiqueChiffre
    « 80% de la rue iranienne, du peuple iranien, veut se débarrasser de ce régime, déteste ce régime. »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur16 %
  • Invité12 %

≈ 5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Présentateur

France Info Joshua Zarka, bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info. La riposte de l'Iran cette nuit après les frappes israéliennes. Hier, nouvelles frappes israéliennes également sur l'Iran. On avait parlé et Benyamin Netanyahou avait parlé de guerre préventive contre l'Iran. On a plutôt l'impression ce matin d'être dans une guerre ouverte.

0:27
Invité politique

Ce n'est pas une guerre ouverte parce que c'était une guerre ouverte, ce serait bien pire que cela. Et effectivement, ça se développe en quelque chose qui pourrait être plus qu'une opération chirurgicale comme nous l'avons prévu. C'est-à-dire ? Notre opération a pour but de débarrasser Israël, de débarrasser le Moyen-Orient et le monde de la menace nucléaire iranienne. Et donc, nous avons attaqué des centres nucléaires iraniens et nous avons attaqué les capacités iraniennes de développer l'arme nucléaire. La riposte iranienne était une riposte qui a ciblé les civils. Donc, deux civils ont été tués hier nuit. Des bâtiments sont tombés à Dramatgan, à côté Tel Aviv.

Et il va y avoir une réaction à cela qui pourrait être différente que celle de l'opération au début.

1:17
Présentateur

Quand vous dites plus chirurgicale et quand vous dites une réaction différente, ça veut dire des bombardements peut-être plus forts, des bombardements peut-être aussi sur des cibles qui ne sont plus des cibles militaires ?

1:28
Invité politique

Non, d'abord, ce n'est pas notre façon de faire. Nous n'attaquons pas les civils. Notre but n'est pas d'attaquer des civils. Si jamais il y a des civils qui sont touchés, c'est terrible, c'est par erreur ou par erreur ou par... C'est des dommages qui n'étaient pas prévus. Et donc, il est possible qu'il y ait des attaques qui soient des attaques différentes dans leur caractère, qui n'attaquent pas seulement les dirigeants militaires de l'Iran, mais aussi peut-être des cibles qui seraient plus politiques, par exemple gouvernementales, etc. Vous n'exprimez ? Je ne sais pas. Il faut dire très clairement.

Ces genres de décisions opératives qui sont prises par le Premier ministre, par le ministre de la Défense et dont je n'ai pas les détails. Alors donc, on parle théoriquement, mais je pense qu'aujourd'hui, après la réaction iranienne, ce qu'il va se passer, c'est peut-être lever d'un niveau, ça va relever le niveau de nos échanges avec les Iraniens.

2:27
Invité

Jusqu'où ira l'offensive ? Quel est le but ? À quel moment vous considérez que l'opération est terminée ?

2:32
Invité politique

Une fois que les Iraniens n'auront pas de capacité de développer l'arme nucléaire. Vous savez, dans chaque programme nucléaire militaire, il y a trois éléments. Le premier élément, c'est les vecteurs. Le vecteur, c'est les missiles. Les Iraniens ont développé depuis de longues années des missiles qui sont capables d'arriver jusqu'en Israël, mais non seulement d'arriver jusqu'en Israël avec une bombe nucléaire sur eux, mais aussi d'arriver, d'atteindre l'Europe, une partie de l'Europe et ils développaient des capacités d'atteindre l'Europe de l'Ouest, donc la France, l'Angleterre et d'autres. Ça, les Iraniens l'ont.

Le deuxième élément qu'il faut avoir pour un programme militaire nucléaire, c'est le matériel fissile. C'est l'uranium enrichi à haut niveau. Les Iraniens... Ils y sont presque. Ils y sont presque. Ils ont aujourd'hui le rapport de l'AIEA des aides d'une façon très claire. Ils sont à une semaine d'avoir suffisamment une semaine d'avoir suffisamment de matériel fissile enrichi à 90% pour une bombe, pour une première bombe et à peu près à deux mois d'avoir suffisamment de matériel fissile pour un arsenal de huit bombes. D'accord ?

L'élément nouveau que nous avons découvert ces derniers mois et qui est la raison pour laquelle cette opération a eu lieu, c'est que les Iraniens avaient décidé de s'armer, de se doter de l'arme nucléaire, c'est-à-dire de prendre ce matériel fissile qui théoriquement pourrait être utilisé à des fins civiles mais il n'y a aucune raison civile d'avoir de l'uranium enrichi à 60% qui théoriquement donc de prendre ce matériel fissile et d'en faire une bombe. Et dès que les Iraniens ont fait ce choix, nous étions obligés de les arrêter.

4:08
Invité

C'est pourtant pas ce que dit votre allié qu'on peut considérer comme quand même comme toujours un allié américain, la CIA qui dit que oui, l'Iran continue d'enrichir l'uranium et les seuils de l'AEA sont dépassés mais on n'est pas sur une militarisation justement.

4:30
Invité politique

Si vous parlez du dernier rapport de la CIA qui avait été à ce sujet, c'est un rapport qui date de depuis assez longtemps. Je me suis occupé pendant de longues années du sujet iranien, je le suivis de très près. Je peux vous dire que ces derniers mois, il y a eu un développement qui n'y avait pas auparavant. Et justement, une partie des personnes qui ont été ciblées, qui ont été éliminées en la première attaque, c'était des personnes qui faisaient partie de cette prise de décision.

4:59
Présentateur

Pardon monsieur l'ambassadeur, les américains disent qu'il faudrait un à deux ans pour militariser. Non, c'est plus ce qu'il dit.

5:07
Invité politique

Je ne peux pas rentrer.

5:08
Présentateur

Des informations que vous avez, ce n'est plus

5:10
Invité politique

ce que les américains disent. Ce n'est plus le cas, ce n'est plus ce que les américains disent, mais sans rentrer dans les détails.

5:15
Présentateur

D'après vous, ce que vous en savez, quand on parle d'imminents, ça veut dire qu'on n'est pas à deux ans, visiblement, de ce que vous nous dites. On n'est pas à un an, ça pourrait être fait à quelle échéance ? On parle deux mois. D'accord.

5:28
Invité politique

Deux mois, entre quelques mois et un an en plus.

5:30
Invité

Frapper un site nucléaire, une usine, ça n'avait jamais été fait. L'AEA à l'ONU dit cette nuit qu'on ne doit pas attaquer de sites nucléaires. Qu'est-ce qui autorise Israël à le faire ?

5:43
Invité politique

D'abord, ce n'est pas précis. C'est au Zirac qui a été attaqué. D'Irasour a été attaqué. C'était deux réacteurs nucléaires. C'est vrai que c'était des réacteurs nucléaires qui n'étaient pas encore chauds. Mais c'était quand même deux réacteurs nucléaires.

5:54
Invité

Là, c'est le risque d'une miracle. Si on clairement franchit un pas.

5:57
Invité politique

Parlons d'une façon très claire. Les Iraniens, depuis de longues années, depuis la révolution, disent une façon très claire qu'il faut débarrasser le Moyen-Orient d'Israël. Non seulement ils le disent, mais concrètement, ils essayent de le faire. Ils ont un plan même qu'ils ont mis en place. Israël devait disparaître d'après leur plan en 2035. Non seulement ils ont un plan et ils arment toutes les forces autour de nous, mais en plus, ils ont décidé de développer la capacité militaire de le faire, donc l'arme nucléaire.

Alors, un pays comme le mien, un peuple comme le mien, avec notre histoire, on ne peut que prendre très au sérieux quand un régime comme les Iraniens qui ressemble à un régime qui a essayé de nous détruire dans le passé, quand un régime comme le régime iranien dit d'une façon très claire on va tuer les Juifs et on se dote de la capacité de le faire.

6:46
Présentateur

Monsieur l'ambassadeur, vous êtes un diplomate, vous savez qu'il y a le droit international. La question était qu'est-ce qui vous donne le droit, et je parle bien en droit, d'agir et donc d'attaquer l'Iran ?

7:01
Invité politique

Quand un acteur, n'oublions pas que quand même le 7 octobre est un événement iranien. Le 7 octobre n'aurait pas pu se passer si les Iraniens n'avaient pas armé, n'avaient pas doté les groupes terroristes autour de nous.

7:12
Présentateur

Donc c'est une forme de légitime défense ?

7:14
Invité politique

J'essaie de répondre.

7:16
Présentateur

Je vous en prie.

7:17
Invité politique

N'avaient pas armé, n'avaient pas doté les groupes autour de nous de la capacité de le faire. En plus, les Iraniens ont tiré sur nous deux fois à deux occasions un grand nombre de missiles.

7:27
Présentateur

Au printemps et à l'automne.

7:28
Invité politique

Exactement. 350 missiles, 330 plus exactement la première fois et 180 la deuxième fois. Alors, c'est pas que nous sommes en paix avec les Iraniens. Il faut dire, quand j'utilise le terme iranien, il faut préciser, avec les Iraniens, nous n'avons aucun problème. C'est avec le régime iranien. C'est avec le régime iranien. Alors, c'est pas que nous sommes en paix avec ce régime des Mola qui déstabilise la région et qu'un jour, on s'est réveillé, on a dit on va les attaquer. Non, c'est pas le cas. C'est un régime qui essaye de nous détruire, qui développe la capacité de le faire et qui nous a attaqué plus d'une fois.

8:00
Présentateur

Donc, vous diriez que c'est une forme de continuation d'une guerre qui est déjà entamée ?

8:05
Invité politique

Nous sommes déjà depuis longtemps dans une situation de guerre avec les Iraniens. Le 830 France Info et Rangère Bonte, Adrien Beck.

8:14
Invité

Bon matin, Joshua Zarka, l'ambassadeur d'Israël en France. Question sur le rôle des Etats-Unis dans cette offensive. Donald Trump, ces derniers temps, privilégiait clairement la négociation. Là, les Américains indiquent qu'ils ont aidé Israël à abattre des missiles israéliens. Vous le confirmez ?

8:32
Invité politique

Iraniens. Iraniens, pardon. Oui, effectivement, la défense israélienne, la défense du territoire israélien n'est pas seulement une défense israélienne, mais une défense d'un certain groupe de pays, entre autres, les Etats-Unis.

8:45
Invité

Donc, vous confirmez qu'ils interviennent également pour du renseignement ? Les médias américains disent

8:50
Invité politique

que vous avez des relations

8:51
Invité

des renseignements pour les frappes ?

8:53
Invité politique

Nous avons des relations très approfondies avec les Etats-Unis dans tous les domaines. Et le dossier iranien est un dossier dans lequel nous coopérions, nous avons coopéré, nous continuons de coopérer. C'était un leurre, pardon, je vous interromps,

9:07
Invité

mais c'était un leurre, cette soi-disant mésentente, désaccord Trump-Netanyahou des dernières semaines. C'était une ruse pour donner aux Iraniens un faux sentiment de sécurité ?

9:15
Invité politique

Il faut dire, quand on m'a posé la question sur les différents plateaux, j'ai toujours dit qu'il n'y a pas de différence entre nous et les Etats-Unis. Il n'y a pas de, cette tension qui était décrite comme une tension qui existait entre les deux dirigeants. Je le dis d'une façon très claire auparavant. Mais ce qui se passait...

9:32
Invité

Vous n'avez pas repassé par Israël, par exemple, lors de sa dernière tournée au Proche-Orient ?

9:36
Invité politique

Non, mais c'est vrai à dire ça.

9:36
Invité

Ce n'est pas le signe d'une grande proximité ?

9:38
Invité politique

Non, ça ne veut rien dire. Netanyahou avait été invité deux fois à la Maison-Blanche avant que tout autre dirigeant ait été invité. Il était le premier dirigeant qui était invité par le président à venir à Washington et ça s'était très bien passé. Alors, il ne faut pas chercher le fond des relations dans ce genre de choses. Le fond des relations, c'est vraiment à tout niveau. Au niveau militaire, au niveau civil, au niveau diplomatique, à tous les niveaux. Les relations entre nous, les Etats-Unis, sont des relations qui sont très profondes. Et donc, les Etats-Unis, nous travaillons avec les Etats-Unis sur le dossier iranien depuis très longtemps.

Le président avait choisi la diplomatie, avait donné aux Iraniens 60 jours. Il avait dit d'une façon très claire, vous avez 60 jours pour vous mettre d'accord avec nous sur un accord. Et pendant 60 jours, nous n'avons rien fait du tout. Nous sommes au 62ème aujourd'hui. Nous sommes au 62ème aujourd'hui. Mais des négociations

10:33
Invité

étaient prévues demain.

10:33
Invité politique

Les choses sont tellement vite. Oui, hier.

10:37
Invité

Des négociations étaient prévues demain. Elles n'auront pas lieu ?

10:40
Invité politique

Les Iraniens ont annoncé qu'ils ne comptaient pas venir.

10:43
Invité

Ce qui est une bonne nouvelle, c'est ce que vous vouliez ?

10:45
Invité politique

Non, c'est pas... Non, non, non. Soyons clairs. Alors, Israël a toujours préféré l'option diplomatique. Parce que vous voyez ce qui se passe. Nous sommes ciblés. C'est nos citoyens qui meurent. Et c'était clair que les résultats de cette opération seraient que nous payons le prix. Mais alors donc, nous avons toujours préféré l'option diplomatique. Mais seulement, cette option diplomatique dure depuis 25 ans. Ça fait 25 ans que le monde, diplomatiquement, essaye d'empêcher l'Iran d'avoir des capacités nucléaires militaires.

Et nous sommes arrivés, aujourd'hui, après le rapport de l'AIEA, après le fait que le président américain leur a donné 60 jours pour arriver à un accord, nous sommes tous arrivés à la conclusion que la diplomatie n'avait pas abouti.

11:27
Présentateur

Joshua Zarka, vous avez dit il y a quelques secondes que les États-Unis avaient donc aidé à l'interception et pour abattre des missiles iraniens cette nuit. Vous avez parlé d'autres pays. Est-ce que la France a participé ?

11:40
Invité politique

Le président a dit d'une façon très claire que la France participerait à cela. Je n'ai pas de détails d'informations directes à ce sujet. Mais le président l'a dit d'une façon très claire hier. Et je peux vous dire que d'abord, j'ai remercié ses équipes personnellement, c'est quelque chose qui est extrêmement apprécié et qui est la preuve d'une relation qui va bien au-delà des différentes différences qu'on aurait pu avoir jusqu'à présent.

12:03
Présentateur

Pourtant, vous aviez dit, et c'était hier encore, que la France n'est plus aussi proche de nous qu'elle l'était auparavant. Est-ce que ces déclarations du président de la République rapprochent ?

12:12
Invité politique

Ces déclarations du président de la République prouvent que j'étais peut-être... Je n'allais pas... Je déclarais quelque chose qui n'était pas extrêmement précis.

12:22
Invité

Est-ce que c'était lié à la conférence qui est l'autre initiative diplomatique qui va tomber avec cette offensive qu'organisent la France et l'Arabie Saoudite qui était prévue la semaine prochaine sur la Palestine ?

12:33
Invité politique

Dans les relations entre les pays, il y a plusieurs dossiers qui sont toujours importants, disons, sur la table. Sur le dossier iranien, par exemple, qui est le dossier le plus important pour Israël, nous avons toujours été complètement alignés avec la France. La France a toujours été complètement alignée avec Israël. Nous avions la même politique, pratiquement. il y avait quelques détails qui étaient différents. Je dirais même que notre position, nos positions, celle de la France et d'Israël, étaient beaucoup plus proches que celles que nous avions, par exemple, avec les Etats-Unis sur le dossier iranien.

Par contre, il y a un dossier avec lequel nous n'étions pas d'accord avec le président Macron. C'était le dossier palestinien, mais pas sur le fond, plutôt sur comment arriver au résultat auquel nous voulons tous arriver. Et c'est effectivement la raison pour cette question de la conférence. C'est une question avec laquelle nous n'étions pas d'accord avec la politique que proposait le président.

13:26
Présentateur

Monsieur l'ambassadeur, on a évoqué cette guerre. Vous avez évoqué peut-être un monté en niveau de votre réaction à la suite de la riposte iranienne cette nuit. Cette guerre, vous l'imaginez, durait combien de temps ? Ça se compte en semaines ? En mois ? Davantage encore ? Un petit nombre de semaines. Un petit nombre de semaines. Est-ce que les Israéliens doivent s'attendre à des jours peut-être qui vont être compliqués ?

13:55
Invité politique

Les jours sont compliqués.

13:56
Présentateur

Ils le seront peut-être davantage. Non, mais je vais vous dire. Ils l'ont déjà effectivement été hier soir.

14:00
Invité politique

Je reçois les sirènes, disons,

14:04
Présentateur

les alertes

14:05
Invité politique

quand mes enfants sont bombardés. On n'a pas dormi cette nuit. On n'a pas dormi cette nuit. Entre hier matin et ce matin, il y a eu 4 salades différentes qui ont été tirées par les Iraniens. Je peux vous dire que mes enfants et mes petits-enfants ont tous passé la nuit dans des abris.

14:22
Invité

Sans dormir. Combien de temps les Iraniens peuvent-ils tenir à votre connaissance ?

14:27
Invité politique

Pas beaucoup. Justement, vous savez, une des premières choses que nous avons faites, c'est nous débarrasser de leur capacité, d'une partie de leur capacité de missiles balistiques. Et ce que nous avions fait quand les Iraniens nous ont attaqué en octobre, c'est de toucher leur usine de production de missiles balistiques, d'une partie de missiles balistiques. C'est pour ça qu'ils ont acheté des Chinois énormément de matériel, de produits chimiques qui permettraient justement de produire le moteur de missiles balistiques qu'ils n'avaient pas. Alors donc, ils n'ont pas toutes les armes qu'ils aimeraient avoir.

15:03
Invité

A votre connaissance, la rue iranienne risque, ou a des chances, ça dépend de quel point de vue on se place, de se le soulever ?

15:10
Invité politique

Vous savez, nous savons que la rue iranienne déteste le régime. Nous avons fait comme l'Iran était le pays avec lequel nous avons le plus de problèmes, la plus grande menace, nous suivons exactement ce qui se passe en Iran depuis très longtemps. Et nous savons que 80% de la rue iranienne, du peuple iranien, veut se débarrasser de ce régime, déteste ce régime. Vous savez, c'est un régime qui tue ses civils, qui tue ses propres citoyens. Alors nous le savons, notre but n'est pas, avec cette opération, n'était pas de faire tomber le régime. Mais si c'est un produit, si c'est quelque chose qui se passera, nous ne pourrons qu'applaudir.

15:48
Présentateur

Merci beaucoup Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France. Merci d'avoir été l'invité du 830 France Info et merci à vous, Bérangère Bonti.