Face à Face : Olivier Faure - 02/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Olivier Faure
Bonjour Apolline de Malherbe
Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes le premier secrétaire du Parti Socialiste Et dans 15 minutes, Bernard Cazeneuve sera reçu par Emmanuel Macron Ce sera d'ailleurs à vivre en direct son arrivée à l'Elysée Si Bernard Cazeneuve est nommé Premier ministre, est-ce que vous le soutiendrez ?
Mais Apolline de Malherbe, comprenons-nous bien La question n'est pas une question de casting La question c'est pourquoi faire ? Les Français n'ont pas voté simplement pour voir un espèce de bal Avec des gens qui chaque jour se présentent pour dire qu'ils seraient effectivement meilleurs que le voisin La réalité c'est qu'ils ont demandé du changement Des ruptures avec la politique qui était conduite pendant 7 ans par Emmanuel Macron et son équipe Et donc nous censurerons toute forme de continuité avec le macronisme
Vous censurerez toute forme de continuité avec le macronisme Bernard Cazeneuve est socialiste Vous censureriez Bernard Cazeneuve ?
Il a été, il est aujourd'hui à la tête d'un mouvement qui s'appelle la Convention Moi je ne sais pas au nom de quoi Bernard Cazeneuve va aller parler avec le chef de l'Etat Nous verrons bien Mais la réalité c'est qu'il y a une coalition Celle du Front Populaire qui est arrivée en tête de l'élection Et que la logique institutionnelle, la logique démocratique, la logique républicaine Comme dans toutes les démocraties européennes C'est en réalité de nommer la force qui est arrivée en tête Après c'est à elle de faire la démonstration qu'elle est capable de gouverner
Et est-ce que cette démonstration vous n'auriez pas dû la faire avant ? Vous dites toutes les démocraties Quand on regarde en Espagne par exemple Le parti qui est arrivé en tête n'a finalement pas gouverné Parce qu'il n'a pas été capable de se créer une coalition
Parce que quand vous avez un parti qui renonce en Espagne Vous avez raison de dire qu'au départ C'était le parti populaire, le parti de la droite espagnole Qui était arrivé en tête Il n'a pas réussi à trouver une majorité Et donc c'est Pedro Sanchez, le socialiste Qui est arrivé derrière Et qui a mené une coalition avec la gauche radicale Et avec les régionalistes Et donc il y a un exemple là Qui est évident C'est que c'est non pas le roi d'Espagne Qui a choisi le premier ministre C'est en fait le roi qui s'est plié au suffrage universel Qui a dit c'est le PPE qui est appelé en premier S'il n'y arrive pas, ensuite c'est les autres On va revenir sur cette... En Allemagne
Vous n'avez pas fait la démonstration pour l'instant Que vous étiez capable d'élargir la coalition Vous ne l'avez même pas souhaité
Mais qui en a fait la démonstration pour l'instant ?
Justement personne
C'est pour ça que ça continue peut-être Mais enfin la réalité c'est pas en choisissant un premier ministre Qu'on y parviendra On y parviendra si on obtient en réalité une négociation Et la réalité, ce que je conteste parfaitement C'est qu'on nous dit Vous dites à l'instant, vous n'avez pas cherché Mais nous avons bien sûr cherché Puisque Lucie Casté a dit qu'elle était prête à rencontrer Tous les chefs de groupe et de parti Y compris de la droite Macroniste ou autre Et elle a aussi expliqué Que de toute façon Nous bâtirions des compromis Projet par projet Parce que nous n'en avons pas d'autre solution que celle-là Il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée Personne ne peut avancer sans bâtir des compromis Simplement la question c'est qu'aujourd'hui On voit bien que la tentation du chef de l'État Est plutôt d'installer à Matillon quelqu'un Qui serait en réalité son obligé Et qui lui permettrait de continuer Peu ou prou ce qu'il a fait pendant 7 ans
On va revenir sur la notion de compromis Parce que quand on dit On va faire tout le programme du NFP Rien que le programme du NFP
C'est une fable
C'est pas un très bon début de compromis
Mais c'est 20h03, Jean-Luc Mélenchon
20h03, Jean-Luc Mélenchon
Oui, le 7 juillet Avec autorité Peut-être que dans l'euphorie De ce qu'il a cru être une majorité absolue Il s'est un peu avancé Mais moi ce que je lis C'est que Mathilde Pannot
Mais c'était pas un péché originel Qui vous a empêché ensuite De créer justement ce dialogue
Un péché originel 20h03 comme vous dites Mais Jean-Luc Mélenchon N'est pas le leader de la coalition Autrement ça se saurait C'est lui qui serait le candidat pour Matignon Celle qui nous avons choisi C'est Lucie Casté Donc référez-vous Non pas à Jean-Luc Mélenchon 20h03 le 7 juillet Référez-vous à ce que Lucie Casté dit depuis
Qu'elle est prête à rencontrer
Et qu'elle est prête à partir des compromis
Je reviens quand même sur cette personnalité De Bernard Cazeneuve Parce que c'est vrai que c'est quand même assez saisissant Bernard Cazeneuve a été Ministre de l'Intérieur Il a été Premier ministre D'un président socialiste Et aujourd'hui vous avez l'air d'en parler Comme si vous le connaissiez à peine Ou comme s'il n'était plus du tout de votre famille
Je le connais très bien Et ce n'est pas du tout un problème personnel Je n'ai pas de problème personnel avec Bernard Cazeneuve Et ses qualités sont grandes Simplement le problème n'est pas là Le problème ce n'est pas de savoir Si tel ou tel est un personnage Un homme d'état etc La question c'est pourquoi faire Avec quel soutien Et dans quelles conditions Avec quelles garanties Aujourd'hui Quelles sont les garanties pour Bernard Cazeneuve Si ce n'est d'être demain En réalité prisonnier Par une majorité Une coalition Qui est la coalition ensemble Celle d'Emmanuel Macron Qui veut le porter au gouvernement Alors même qu'il n'a pas obtenu Le soutien Il a même cherché le soutien du Front Populaire Donc c'est quand même un peu particulier
Il ne vous a pas appelé ?
Non il ne m'a pas appelé
Donc ces derniers jours Vous n'avez eu aucun contact avec Bernard Cazeneuve Il n'a pas cherché à en parler avec vous ?
Absolument pas
Vous auriez pour le coup apprécié De pouvoir commencer cette discussion Et voir ce qu'il avait éventuellement
Ce n'était pas illogique Comment est-il possible que vous disiez Parce que je suis un homme de gauche Je pourrais devenir le Premier ministre Parce que c'est le Front Populaire Qui est arrivé en tête le 7 juillet Et pour autant Vous ne cherchez pas le soutien du Front Populaire Donc il y a quelque chose d'assez illogique Comprenez-moi Ce n'est pas tout à fait évident D'avoir quelqu'un qui arrive et qui dit Parce que je le vaux bien Non Personne ne le vaux bien La réalité c'est que Ce qu'il faut C'est arriver à avoir une négociation
Vous ne vous engagez donc pas ce matin Olivier Faure Vous ne vous engagez pas à ne pas censurer Bernard Cazin Vous verrez
Moi je m'engage à une seule chose S'il doit être censuré Vous le censurerez
Socialiste ou pas socialiste
Moi je m'engage à une seule chose C'est respecter le vote des Français Et ce à quoi j'appelle ce matin C'est non pas à choisir un Premier ministre Sur la base de ses qualités personnelles Ou de son curriculum vitae Ce que j'appelle C'est à une négociation Faire en sorte que nous puissions sortir de ce blocage Parce qu'il faut en sortir Par une négociation Qui permette d'associer Les groupes parlementaires Les partis politiques Toutes celles et ceux Qui sont prêts à négocier Et comme ça Nous saurons exactement Sur une durée limitée Dire par exemple Que pour l'année qui vient Quel est le projet Sur lequel nous pouvons nous accorder Et on part de quel projet On part du projet Du Front populaire Parce que c'est le projet Qui arrive en tête Et sur cette base là On négocie Après bien sûr Qu'il y aura des compromis Pourquoi ?
Parce que nous pouvons faire Le cadre est à définir Je ne suis pas le chef de l'Etat Et je ne suis pas A moi seul Mais est-ce que ça veut dire
Olivier Faure Que quand Emmanuel Macron Dit J'invite tous les partis républicains A venir discuter D'un projet de gouvernement Ça ne correspond pas A ce que vous venez de dire ? Enfin je veux dire Ça vous dites non On n'y répond pas C'est un peu incroyable Pour l'instant
On n'a jamais été appelé A négocier sur quoi que ce soit Il faut que vous compreniez Que la seule chose Quand il vous a invité
A revenir discuter Pour vous ce n'était pas ça ? Est-ce que vous avez dit non ?
Vous voyez bien Que ce n'est pas ce qui s'est passé Même Laurent Wauquiez Qui a dit Que c'était très décevant Pourquoi ? Parce qu'en réalité On ne parle que de Est-ce que vous censurer Vous ne censurer pas Est-ce que machin vous va bien Est-ce que machine vous va mieux Non En fait le problème C'est pas Encore une fois Je reviens à ce que je dis Depuis le début C'est que le problème N'est pas le choix D'un homme ou d'une femme Le problème c'est le choix D'une politique Les français veulent Que ça change Qu'est-ce qu'on fait pour l'école ?
Ce matin les enfants Rentrent à l'école Est-ce qu'on a vraiment envie Que nos services publics Se cassent la figure Les uns après les autres Est-ce que pour l'hôpital On continue à accepter Que les services d'urgence Ferment tous pendant les vacances Parce qu'il n'y a plus de soignants Est-ce qu'on est d'accord Pour dire que La police aujourd'hui Devrait On a vu l'exemple Avec les Jeux Olympiques Ne devrait pas être Une police de proximité Ce qui permettrait peut-être aussi Les drames qu'on vient de connaître Ces heures-ci D'avoir des policiers Qui connaissent leur terrain Qui ne sont pas simplement Des policiers d'intervention Mais des policiers de proximité Et donc qui savent Qui connaissent Les loulous Qui font n'importe quoi Et qui peuvent en réalité Prévenir autant que sanctionner Voilà des questions Evidemment vous parliez
Vous évoquez Valorise Vous évoquez aussi sans doute Le drame de Mongein De la semaine dernière Mais Olivier Faure Pardon je reviens quand même Parce que vous dites maintenant Non mais l'important c'est la politique Sauf que vous avez quand même passé Un mois à parler du casting Et vous êtes arrêté Sur la personnalité De Lucie Castet Moi je voudrais quand même Prendre une chose Vous avez d'un côté
On a mis 15 jours Pour trouver Lucie Castet Elle s'appelle Lucie Moi c'est Apoli Voilà c'est ça On aurait pu vous choisir Non j'aurais dit non Mais allez-y Bon alors on a bien fait De ne pas vous choisir Très bien Donc on a choisi Lucie Castet On a mis effectivement 15 jours Mais ensuite Depuis les 15 jours Nous n'avons jamais Reparlé casting Nous avons uniquement parlé De ce que nous voulions faire Parce que notre problème
Mais moi il y a quand même Une question que je me pose Vous avez face à vous Vous avez quand même face à vous Un homme qui a été Premier ministre socialiste D'un président socialiste Qui a une expérience Au minimum Qui a été maire de Cherbourg Et vous préférez Quelqu'un qui n'a rien fait Enfin qui politiquement N'a rien fait C'est à dire comme si Finalement Ce qui vous arrange C'est le plus petit Dénominateur commun C'est à dire quelqu'un Qui n'a comme pédigrée Pour l'instant Que le fait qu'elle est Énarque Technicienne Tout ce que vous avez Détesté pendant des années Donc vous nous avez dit Qu'on n'en aurait plus Que c'était vraiment La vieille politique
Mais c'est pas du tout
Elle n'a jamais été élue Elle n'a jamais été maire Elle n'a jamais été procédé
Madame Borne Elle avait été élue quand ? Mais vous ne l'avez pas choisi Et vous ne l'auriez sans doute pas choisi
C'était pas vraiment votre casting Madame Borne
Bien sûr Mais ce que je dis simplement
Ou alors c'est peut-être votre modèle Mais moi ça m'étonne un petit peu
C'est parce qu'elle est En fait à la tête d'une association Qui s'appelle Nos services publics C'est aussi parce qu'elle n'a pas de bilan
Et donc vous ne vous engueulez pas Sur son bilan ?
C'est pas une question de bilan La question c'est une question De qu'est-ce qu'on veut faire On est dans une situation inédite Elle incarne La société civile organisée Les gens qui en dehors des partis Ont fait le choix de s'engager Et de s'engager sur des causes Qui sont des causes claires Et en l'occurrence La cause des services publics Est une cause qui nous motive Toutes et tous Parce que nous savons Que dans les prochaines années L'effort qui est à envisager aujourd'hui Il est d'abord sur les services publics Pourquoi ?
Vous avez aujourd'hui Je reviens à la rentrée Vous avez un problème De recrutement des enseignants Majeur On voit bien majeur Et donc vous comme moi On aimerait que tous nos enfants Aient l'assurance Que toute l'année Ils auront dans chaque matière Un professeur en phase 2 Et donc la question Qui est posée aujourd'hui C'est comment est-ce qu'on fait Pour remettre de l'ambition Sur nos services publics Et je parle de l'école Je pourrais parler de l'hôpital Je pourrais parler de la justice De la police Bref de tout ce qui fait Que ce pays tient debout Et pour qu'il tienne debout Il faut encore Qu'il y ait une politique Qui corresponde à cela Et pour l'instant Ce n'est pas le cas Et donc voilà un exemple Mais les exemples Ce ne sont pas se multiplient Sur les retraites On fait quoi Pauline de Malherbe ?
Alors Bernard Cazenam Lui il dit carrément Qu'il est pour la fin De cette réforme des retraites Et il y en a d'autres Qui pourtant Et pourtant sont dans Le nouveau front populaire Et il l'a exprimé Par ses proches dans la presse
Ah ses proches dans la presse Non mais moi je ne veux pas C'est vrai que ça aurait été mieux
Qui vous appelle pour vous le dire Ça j'ai bien compris
Même qui vienne vous le dire à vous S'il ne veut pas le dire à moi Il s'exprime C'est vrai
C'est pas faute de l'avoir invité Comme vous pouvez l'imaginer
Comment voulez-vous Que vous me posez une question Sur est-ce que vous voulez Monsieur Cazeneuve Ou monsieur Bertrand Mais j'en sais Sur quoi ? Sur quelle base ? Sur quel projet ? Normalement quand on est Dans une démocratie On vient avec un projet Devant des électrices Et des électeurs On leur dit Voilà ce qu'on voudrait faire Et ensuite les électeurs choisissent
Mais vous-même au sein du Parti Socialiste Il y a quand même des divisions J'entendais Jérôme Guège Alors pour le coup il l'a dit A un micro officiellement Lui il prône un gel De la réforme des retraites Non pas une abrogation Ça veut quand même dire Qu'au sein même du Parti Socialiste Vous n'êtes pas tous d'accord
Mais ce serait rare
Vous vous êtes pourquoi ?
C'est assez rare Que vos partis socialistes On soit tous d'accord Oui Enfin en ce moment
C'est quand même très divisé
Très divisé non C'est pas très divisé Il y a une majorité Et puis il y a des gens Qui s'expriment Et qui disent Qui donnent un avis Et ils ont le droit de le faire
Les restons sur les retraites Le gel ou l'abrogation ?
Eh bien moi je suis pour l'abrogation Et ensuite une conférence sociale Qui permettent de dire Comment nous le financerons Mais vous vous rendez compte Que sur ce sujet là Il y a une majorité à l'Assemblée Il y a une majorité Une ultra majorité dans le pays Et il faudrait là Renoncer Alors même que le Front populaire Est arrivé en tête Et qu'il s'est prononcé lui-même Pour l'abrogation Quelque chose d'inouï Comment voulez-vous Qu'est-ce que vous voulez Que les Français continuent à voter ?
Si Bernard Cazeneuve vous appelle là Dans une heure Quand il sort de l'éluvée Et qu'il vous dit Sur les retraites Olivier Moi je suis pour l'abrogation Déjà ce sera une victoire pour vous Est-ce que dans ces cas là Vous vous dites Bon On peut discuter ?
S'il obtient l'abrogation Je réfléchirais bien sûr Ce serait un énorme pas en avant Mais moi ce que je vous dis C'est que pour l'instant Je ne sais pas Ce que dit Bernard Cazeneuve Je ne sais pas Si c'est un gel Une suspension Une abrogation Ce que je vous dis C'est que là Il y a quand même Un sujet démocratique Est-ce que vous voulez Que les Français Reviennent aux urnes Ou est-ce qu'on leur dise Que désormais De toute façon Quoi qu'ils votent Ça ne changera rien
Vous avez dit Olivier Faure La solution C'est de se remettre A discuter Absolument A partir du programme Du nouveau Front Populaire Avec d'autres Quand Raphaël Luxman Qui était quand même Le candidat du parti socialiste Aux dernières élections européennes Dit dans le journal Le point La gauche ne pourra gouverner Que si elle accepte De négocier des compromis Si elle renonce A sa radicalité Ce qui se pose Dit-il De tourner la page A la fois Macron Et Mélenchon Est-ce que vous êtes d'accord Avec cette technique-là Avec cette stratégie-là
Mais que viens-je de vous dire Depuis 10 minutes Je vous dis que Nous sommes toutes et tous D'accord pour dire Qu'il faut bâtir des compromis C'est une obligation
Sur quoi s'ils seraient prêts A faire un compromis ?
Mais sur tous les sujets Nous serons contraints
Est-ce que sur le SMIC A 1600 euros Vous seriez prêts A faire un compromis Au moins un étalement Dans le temps A y aller progressivement ?
Il faudra de toute façon Nous l'avons dit aussi Compenser Parce que Si on fait le SMIC A 1600 euros Sans compenser Pour les PME Et les TPE Ce sera très difficile Pour nombre d'entre elles
Mais compenser avec quels sous ?
Compenser avec les sous Que nous allons prendre Là où ils se trouvent Et donc Vous savez très bien Qu'aujourd'hui Dans notre projet Il y a la volonté D'aller chercher l'argent Sur les très grandes fortunes Sur les très grands patrimoines Parce que vous avez Un creusement des inégalités Aujourd'hui Qui est incroyable Le CAC 40 Chaque année Bat des records Quand ils font 100 milliards De distribution De dividendes Ou de rachats d'actions Vous pensez Qu'on ne peut pas En prendre une petite partie Pour la redistribuer Sur les Français Qui aujourd'hui tire la langue Moi je crois que si
Donc vous avez dit On peut éventuellement Discuter sur les compensations Encore une fois Sur quel point Vous êtes prêt à faire Des compromis Des ajournements
Mais dans une discussion Et dans une négociation On ne vient pas en disant Écoutez
On est prêt à lâcher là-dessus Je vais tout lâcher Non mais je ne vous dis pas Tout lâcher Mais enfin je vous dis D'arriver avec au moins Quelques points sur lesquels
Moi je viens avec un projet Et j'accepte l'idée Que ce projet Ne sera pas intégralement Vous pourriez discuter
Avec les républicains De Laurent Wauquiez
Mais on discutera Avec toutes celles et ceux Qui sont prêts à discuter
Donc y compris Non mais je veux Je veux que les choses Soient très claires Vous êtes prêts à discuter Avec les macronistes Les députés macronistes Jusqu'aux républicains Éventuellement
Mais bien sûr En fait Qu'avons-nous fait Même dans la précédente législature
Est-ce que vous pourriez Leur proposer De faire un gouvernement Tous ensemble
Quand on discutait Sur la réforme des retraites Nous discutions aussi bien Avec des gens Qui étaient chez les républicains Qu'avec des macronistes Dont on espérait Qu'ils pourraient Ne pas tout suivre Comme un seul homme Malheureusement Ce fut même pas le cas Puisqu'il y a eu 49-3 Mais bien sûr Qu'on discute avec tout le monde Avec qui voulez-vous Que nous passions des accords Pour pouvoir trouver Des majorités au Parlement C'est là où il y a Quelque chose qui est insensé C'est que dans le débat On nous dit en permanence Il y a ceux qui veulent Des compromis Des gens raisonnables Et puis les autres Qui seraient Les fous furieux Est-ce que vous êtes prêts Aussi à dire Est-ce que vous êtes prêts Aussi à dire
Écoutez Lucie Castet C'était une option Mais ça n'est pas la seule Nous sommes prêts A envisager d'autres personnalités Pour diriger ce gouvernement De compromis
Mais encore une fois Vous replacez toujours tout Sur la question de la personnalité Qui sera Qui dirigera Matignon Non c'est pas moi C'est une question
D'incarnation du gouvernement Vous le savez très bien
Très bien Enfin Commençons par discuter Voyons qui ensuite Incarne le projet
En tout cas vous ne dites pas Ce matin C'est Lucie Castet Ou rien
Mais j'essaye de trouver Une solution pour ce pays J'essaye de faire en sorte Que nous puissions avancer Et Lucie Castet Elle-même Est prête à avancer Donc nous sommes Dans une situation Où on n'a jamais dit C'est tout ou rien On a toujours dit Ce sera des compromis Simplement respecter Le suffrage des français Fait en sorte De ne pas pratiquer Un hold-up démocratique Qui serait incompris Et qui conduirait Une part d'entre eux Soit après A se reporter Sur l'extrême droite Soit à renoncer A voter Et dans les deux cas Ça veut dire Que c'est un affaiblissement Considérable De la démocratie Et même un danger Pour la République
Est-ce qu'il faut avancer La rentrée à l'Assemblée nationale Elle est prévue le 2 octobre C'est loin ?
C'est loin
Est-ce que vous faites partie De ceux qui disent On appelle à ce que La rentrée soit Beaucoup plus rapide ?
Oui comme Fabien Roussel L'a proposé il y a quelques jours Session extraordinaire On en avait parlé ensemble D'ailleurs quelques heures Auparavant Moi je souhaite Effectivement Qu'on ait une session extraordinaire Ne serait-ce que parce que Nous ignorons le moment Où il sera formé un gouvernement Et qu'il ne serait pas anormal D'avoir des questions d'actualité Par exemple De pouvoir interroger Le gouvernement Sur ce qu'il fait Là on a un gouvernement Qui est réputé Démissionnaire Et pour autant
Pour autant il pourrait répondre D'ailleurs à vos questions
Il pourrait répondre aux questions Et notamment sur ce qu'il fait Sur le budget par exemple Parce que là il y a quand même Une anomalie démocratique aussi On est dans une situation Où vous avez un gouvernement Qui est censé se traiter Les affaires courantes Et pour autant Qui prépare le budget De l'année prochaine Et vous savez très bien Que le budget C'est l'acte essentiel De savoir ce qu'on fait
Vous appelez à ce que L'Assemblée nationale Reprenne ses travaux Y compris Même s'il n'y a pas de nouveau Premier ministre tout de suite Là-dessus vous êtes d'accord Avec Marine Le Pen Marine Le Pen Elle envoie ce matin Une lettre au président de groupe Pour demander une session extraordinaire Elle ajoute aussi Qu'elle voudrait deux thèmes À l'ordre du jour Les finances publiques Et la sécurité
Mais ce n'est pas elle Qui fixe les thèmes Mais en tout cas Moi je suis favorable À l'idée D'une session extraordinaire Mais vous pourriez
Vous mettez tous d'accord En disant On demande tous À reprendre plus tôt À reprendre la semaine prochaine
Oui absolument Ça n'arrive pas De ma compétence C'est Boris Vallot Le président du groupe socialiste Qui en fera la demande Explicite lui-même Et nous nous allons Bien sûr demander aussi À pouvoir revenir Il n'est pas normal Que la démocratie Soit en congé Et l'endroit Où elle s'exprime C'est le Parlement
Le père de la petite fillette Qui a été tué A Valoris Je voudrais quand même Revenir sur ces mots Parce qu'ils sont très forts Il dit merci La justice française Merci de manière Terriblement ironique À partir de demain C'était hier Les citoyens Qui n'ont pas été arrêtés En flagrant délit Sauf qu'ils savent Qu'ils peuvent rouler Comme ils veulent Faire les fous sur la route Tuer Aucun respect pour notre fille Ni pour nous-mêmes Parce que le motard du rodéo Qui a tué sa petite fille A été remis en liberté Il est juste sous le coup D'un homicide involontaire Et encore Ça n'a été que blessure involontaire Puisque c'était avant Le décès officiel de la fillette C'est possible ça Que cet homme soit en liberté ?
La preuve que c'est possible Mais je comprends
C'est acceptable
Je comprends la famille Je comprends le père C'est absolument invivable Vous venez de perdre votre enfant Sept ans Pour Dans l'inconscience D'un jeune homme Qui Fait des rodéos urbains Pour faire le malin Et Qui Evidemment Involontairement Tue cette petite fille Et donc Il faut Trouver des solutions Pour que cela s'interrompe Et Je reviens à ce que je disais tout à l'heure La police de proximité C'est un C'est un des éléments Qui permet De Justement Prévenir ces situations Pourquoi ?
Et est-ce qu'il faut saisir les véhicules ? J'avais le maire de Valence tout à l'heure en direct Sur RMC Qui a réussi à faire baisser considérablement Le nombre de rodéos sauvages dans sa ville Parce qu'il saisit Parce qu'il détruit même Bien sûr Les motos Ou les engins Qui ne sont même pas rendus Aux Criminels
Bien sûr Saisir Détruire Moi j'avais proposé Il y a quelques années Malheureusement sans succès Au gouvernement Macron Que la vidéosurveillance Puisse être Un élément Aussi de sanction Pour arriver à Mettre Devant Leur responsabilité Les auteurs De ces rodéos Et faire en sorte Que comme pour le port du casque Et bien la vidéosurveillance Puisse s'appliquer Puisque très souvent Le problème de ces rodéos urbains C'est que La police hésite A se lancer Dans des écoles Dans des écoles De peur que l'auteur
Lui-même Puisse être renversé Et qu'elles en soient Portées responsables
Alors que l'auteur Soit renversé Ou qu'il renverse Quelqu'un d'autre Comme c'est le cas En l'espèce Donc on a effectivement Des situations Où du coup Les contrevenants Se sentent dans une forme D'impunité Et roulent Sans Voilà Donc il faut effectivement Être d'une sévérité absolue Ces rodéos urbains C'est quand même une plaie Pour l'élu De Savigny-le-Temple Que je suis Et de Sénard en général Je peux vous dire Qu'on subit ces rodéos Et que c'est insupportable Et que les populations N'en peuvent plus Heureusement La police municipale Quand elle est là Eh bien elle permet D'y remédier Mais une police de proximité Ce serait aussi une façon Parce qu'on sait très bien Qui sont les auteurs On les identifie On les connait On reconnait les gens On les connait dans ce genre
De villes moyennes Mais c'est vrai que c'est difficile Dans d'autres Mais merci Olivier Faure En tout cas d'avoir répondu À mes questions ce matin Premier secrétaire Du parti socialiste Bernard Cazeneuve Est à l'Elysée On l'apprend à l'instant Au moment où l'on se parle Il y est Il est 8h53 Sur AMC BFM TV
Olivier Faure