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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 6 avril 2024 18 min

Adolescent tué à Viry-Châtillon, fin de vie, élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Thomas Ménagé

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Thomas Ménager. Bonjour à vous, merci de votre invitation. Nous avons appris hier la mort du jeune adolescent de 15 ans qui avait été roué de coup jeudi à la sortie de son collège à Aviris-Châtillon. Une enquête est ouverte pour assassinat et violence en réunion aux abords d'un établissement scolaire. Il y a une forme d'unanimité sur le constat aujourd'hui qu'il vient du Rassemblement National avec Jordan Bardella qui parle de barbarie, mais aussi la porte-parole du gouvernement qui parle d'un acte barbare. Tout le monde est d'accord sur ce constat de l'émergence d'une ultra-violence chez les plus jeunes ?

0:32
Thomas Ménagé

Oui, certains ouvrent les yeux parce que nous, nous le dénonçons depuis un certain nombre d'années au Rassemblement National. On le constate, on a eu crépole il y a quelque temps. Pierre Romathionnet, le président des jeunes de notre mouvement, avait parlé d'une crépolisation de la société. On le constate, c'est-à-dire des bandes de jeunes qui vont attaquer d'autres jeunes sans forcément des raisons que nous on comprend. Il y aura une enquête sur ce cas présent.

0:49
Présentateur

Oui, ce n'est pas toujours des bandes.

0:50
Thomas Ménagé

Ce n'est pas toujours des bandes, mais on voit que souvent ça agit quand même en meute, c'est-à-dire qu'il y a quelques sauvages qui vont attaquer, qui vont tabasser à mort. Il y a le cas de la jeune Samara il y a quelques jours. A chaque fois, il y a quand même un effet de meute qui se crée. Et donc, il y a une violence qui est croissante dans notre société et sur laquelle il faut agir, il faut arrêter de fermer les yeux et tant mieux si le gouvernement ouvre enfin les yeux face à la violence que nous constatons.

1:12
Invité

Justement, qu'est-ce que vous proposez, vos rassemblements nationaux ?

1:14
Thomas Ménagé

Si on avait mis en place un certain nombre de mesures ces dernières années, on n'en serait pas là. Mais il y a un package qui est un package aussi de droits communs. Alors, il y a un package qui est lié à l'école, sur la fermeté à l'école, le retour de l'autorité à l'école, le fait de soutenir les professeurs, la hiérarchie. On a eu le cas aussi du proviseur qui avait demandé à cette jeune fille d'enlever son voile et qui n'a pas été soutenue par la hiérarchie. Il y a, bien entendu, aussi toutes les mesures de droits communs. Il ne faut pas croire que le problème de l'école n'est que celui de l'école.

En fait, l'école, c'est un effet loupe de tous les problèmes que nous avons dans la société, de la violence. Et donc, ça passe par les mesures que nous avons en droits communs, des peines planchées, des peines courtes, des incarcérations, et c'est-à-dire des peines qui sont exécutées. Et aujourd'hui, force est de constater qu'avec Éric Dupond-Moretti, on ne va pas vers cela. On continue vers un laxisme ambiant, généralisé. Et l'école, les jeunes, la nouvelle génération, malheureusement, c'est que le reflet de la société qui va vers plus de violence aujourd'hui. Je voulais rebondir sur un mot que vous avez prononcé.

2:03
Présentateur

Vous avez dit, ce sont des sauvages. Mais justement, est-ce qu'on voit quand même dans certaines affaires que ce sont des jeunes collégiens, des jeunes collégiennes, que ça commence par des affaires de harcèlement, d'invective, et que ça se termine par des coups dans la rue ? Est-ce que ce sont justement des sauvages qu'il faut les mettre à part ? Ou au contraire, est-ce que ça guette un peu tout le monde dans ce phénomène de harcèlement qu'on voit grandir ?

2:21
Thomas Ménagé

Bien entendu, il faut être dans la prévention, avant tout, c'est certain. Parce que ça peut concerner tous les parents qui nous écoutent. Mais ça concerne tous les parents, ça peut concerner. Après, il y a aussi des parents qui ont parfois leur part de responsabilité. Et ça, nous l'avons toujours dit, il faut aussi responsabiliser les parents et les punir. Et le Code pénal le prévoit aujourd'hui quand ils ne font pas preuve de l'autorité et des devoirs parentaux qui sont les leurs. Mais derrière, il y a aussi, au-delà de la prévention, aussi d'être ferme et d'enlever ces jeunes. C'est le travail qu'a fait notre collègue Roger Chudot dans le groupe Rassemblement National.

C'est que nous, nous avons une proposition de loi pour que tous les jeunes qui harcèlent, harcèlent pour des harcèlements de droits communs ou des harcèlements liés parfois à des revendications religieuses, à une idéologie, celle qui a été celle de la jeune fille Samara à Montpellier. Ce n'est pas encore établi.

3:07
Présentateur

Il y avait un phénomène de harcèlement au long cours. C'est la seule chose qui a validé le procureur de la République.

3:11
Thomas Ménagé

Il y a des propos de la maman qui dit que sa fille était traitée de pute, excusez-moi de le dire, parce qu'elle s'habillait à l'européenne. Elle a aussi dit qu'il y avait beaucoup de harcèlement. Parce qu'elle ne mettait pas le voile. Il y a des harcèlement de droits communs, bien entendu.

3:22
Invité

La maman demande aussi, est-ce qu'on n'instrumentalise pas cette affaire ? Et elle a dénoncé une instrumentalisation de la part de l'extrême droite. C'est prudent pour l'instant.

3:29
Thomas Ménagé

Ce motif n'est pas retenu par le parquet. Aujourd'hui, on va voir ce que dit l'enquête. Mais je pense que quand même, c'est assez limpide. Et il y a d'autres cas. Peut-être que celui-ci ne sera pas avéré. Ce qui est certain, c'est que ce n'est pas instrumentalisé que de mettre des mots sur un phénomène de société, sur une idéologie. Et c'est en refusant, en fait, de nommer le mal.

3:46
Invité

Mais c'est la seule raison, pour vous, Thomas Ménager ? Tout est réductible à une idéologie.

3:49
Thomas Ménagé

Ah non, je vous ai dit qu'il y avait bien entendu du harcèlement de droits communs. Il y a du harcèlement de droits communs. Mais il y a aussi un pan de ce harcèlement qui est lié à une montée de l'idéologie islamiste. Je t'écoutais, M. Renner, qui est à la Fondation Jean Jaurès, qui est à la tête de l'Observatoire de l'Éducation, et qui le disait très clairement aujourd'hui, à l'école, l'école est un terreau. Et ce terreau se développe aujourd'hui, celui de l'idéologie islamiste.

4:11
Invité

Est-ce qu'il faut réguler les réseaux sociaux pour les jeunes ? Parce qu'on a vu que ce harcèlement, les insultes, commencent souvent sur les réseaux sociaux, comme pour Samara, 13 ans à Montpellier.

4:21
Thomas Ménagé

C'est une des raisons. Parce qu'elles se développent à l'école, mais elles s'étendent, et le harcèlement ne s'arrête pas à l'école. Il fut un temps où il y a toujours eu du harcèlement. Ça existait de tout temps. Mais ce harcèlement s'est développé, et il s'étend maintenant, il ne s'arrête plus à la porte de l'école, il s'étend aussi à la maison, et l'un alimente l'autre. Donc bien entendu, il y a une réflexion à avoir pour qu'à certains âges, on ne puisse pas accéder à tous les réseaux sociaux, n'importe comment, parce que les écrans, ce n'est pas la seule raison, mais ça fait partie aussi de cette montée de la violence dans notre pays.

4:50
Présentateur

Thomas Ménager, on reste dans le domaine de l'éducation, mais sur l'aspect de la formation des enseignants, annonce d'Emmanuel Macron à ce sujet cette semaine, avec cette idée d'un concours à Bac plus 3, idée de la formation pour l'accélérer. L'idée, c'est bien sûr de créer peut-être plus de vocations en rendant ce métier plus accessible. Est-ce que ça va dans le bon sens, selon vous ? Parce qu'on sait qu'il manque des postes.

5:09
Thomas Ménagé

Alors, en fait, on aurait dû se poser la question de pourquoi il y a un problème de vocation dans notre pays ? Enfin, à parler avec des professeurs. Bien sûr, il y a des améliorations à faire sur la formation, mais aujourd'hui, le problème, c'est le problème du salaire et le problème des conditions de travail. Et on en revient à la première question et au premier sujet de notre échange, qui est celle de la violence, des difficultés de certains professeurs qui ont la boule au ventre. Et donc, il peut y avoir une réflexion.

Il y a une mission d'information à l'Assemblée nationale en ce moment pour voir comment on peut faire évoluer la formation pour que nos professeurs soient mieux formés, pour mieux former nos jeunes. Mais il y a surtout à régler le problème de la vocation à la racine, en permettant le retour de l'autorité, le respect du professeur et des augmentations des professeurs. Parce qu'aujourd'hui, les augmentations promises par le Président de la République à hauteur de 200 euros n'ont pas été respectées. Toutes les études ont montré qu'il y avait environ 90 euros.

5:55
Présentateur

Donc ça va dans le bon sens, mais ça ne changera rien au problème d'après vous. Qu'est-ce qu'il faudrait faire alors ?

5:58
Thomas Ménagé

Je vous dis, il faut revenir à l'autorité à l'école. Alors ça va peut-être faire un peu vieux jeu, mais c'est, on vous voit son professeur, on se lève quand le professeur rentre à l'école, la hiérarchie soutient le professeur, le proviseur, préventivement, sans le jeter, le clouer au pilori, en le suspectant quand il y a des affaires entre les professeurs et les élèves. C'est-à-dire de faire en sorte que le maître, le professeur, soit au centre du jeu et ne soit pas aujourd'hui souvent pointé du doigt par une hiérarchie qui malheureusement ne les soutienne pas assez.

6:29
Invité

Thomas Ménager, vous serez membre de la commission spéciale sur la fin de vie en tant qu'élu du Rassemblement National. Le projet de loi prévoit une aide à mourir sous certaines conditions. Il doit être présenté mercredi en Conseil des ministres. Et en parallèle, Catherine Vautrin, la ministre du Travail, annonce ce matin que les soins palliatifs vont être renforcés. Efforts financiers de 1 milliard d'euros sur 10 ans. Elle revendique un texte qui repose sur deux piliers. Est-ce que pour vous, c'est le bon équilibre, ça ?

6:54
Thomas Ménagé

Ce qui est certain, c'est que nous le disons depuis des années avec Marine Le Pen, on a voté des lois, la loi Claes-Léonetti, on a voté des lois de bioéthique et on n'a pas mis en application les lois que nous avons votées. Il y a aujourd'hui 21 départements en France qui ne disposent pas d'unités de soins palliatifs. Dans ma région, la région Centre-Val-de-Loire, la moitié des départements ne disposent pas d'unités de soins palliatifs. Donc c'est le préalable nécessaire avant d'aller vers une évolution de la loi. Ce qui est incroyable dans notre pays, c'est qu'on vote les lois, on ne les applique pas et on se pose déjà la question d'aller plus loin.

7:22
Invité

Et quelle sera la ligne du Rassemblement national sur cette loi, sur la fin de vie ?

7:25
Thomas Ménagé

Alors, sur les soins palliatifs, bien entendu, nous soutiendrons. Sur la fin de vie, nous, nous considérons que c'est un sujet de société. Donc nous allons avoir, nous, en tant que parlementaires, une liberté de vote. Parce que vous savez, il faut respecter les opinions de chacun sur ce domaine. Dans ce domaine, ça touche à l'intime, à nos histoires, à nos histoires personnelles, familiales, qui nous sont propres. Et il ne faut pas juger chacun en fonction de ses opinions vis-à-vis de cette question. Donc il y aura une liberté de vote. Moi, à titre personnel, je ne suis pas fermé à une évolution de la loi. Mais chacun de mes collègues seront libres de pouvoir s'exprimer.

Et puis nous allons entendre voir le texte. Parce qu'être pour ou contre la fin de vie et une évolution de la loi, ça ne veut rien dire. Il faut voir concrètement quelles bornes, quelles limites. Et les expériences étrangères, par exemple le cas de M. Théo Boer, qui avaient mis en place aux Pays-Bas la fin de vie, aujourd'hui, est le premier à le regretter. Parce qu'en fait, ce qui peut apparaître comme une bonne idée au début, avec un certain nombre de garde-fous, de limites, s'est étendu. Et aujourd'hui, par exemple, dans des pays comme les Pays-Bas, les enfants ont accès à l'aide à mourir. Et ça, c'est une limite, une ligne rouge que nous ne pouvons accepter dans notre pays.

8:21
Présentateur

Avec cette question du curseur entre suicide assisté, euthanasie, aide à mourir, on sera fixé assez vite en présentation du projet de loi. À partir de mercredi, on conseille des ministres. Thomas Ménager, on se retrouve dans un très court instant. Le temps de dérouler le fil-info, l'essentiel à retenir en ce samedi. Diane Ferchit.

8:36
Invité

Des températures exceptionnelles aujourd'hui en France 20, à 27 degrés dans le nord du pays, jusqu'à 30 degrés dans le sud-ouest. Des records mensuels vont être battus. Une chaleur qui nous arrive d'Afrique du Nord, accompagnée de sable du Sahara. Le député Renaissance de l'Essonne dénonce une indifférence sauvage à la vie humaine. Quatre mineurs et un majeur de 20 ans sont en garde à vue après la mort d'un adolescent de 15 ans à Viry-Châtillon. Dans son département, le jeune homme, violemment roué de coups, à la sortie de son collège jeudi, il a succombé à ses blessures. New York a légèrement tremblé. La nuit dernière, séisme de 4,8 de magnitude suivi d'une réplique.

Pas de dégâts ni de blessés. Le tremblement de terre qui a interrompu un conseil de sécurité de l'ONU qui était dédié à Gaza. Les autorités appellent toutefois les habitants à rester vigilants. L'OM, bien loin de ses ambitions européennes. Les footballeurs marseillais s'inclinent 3 buts à 1 à Lille en ouverture de la 28e journée de Ligue 1 de football. Lille, de son côté, prend provisoirement la 3e place du classement ce matin. Comme aménagé député du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, le gouvernement envisage de réduire la durée de l'indemnisation chômage pour encourager les personnes à essayer de reprendre du travail plus vite.

Est-ce que ce n'est pas du bon sens ?

9:56
Thomas Ménagé

Alors, ça serait du bon sens s'il y avait suffisamment d'offres d'emplois pour les 5,5 millions de chômeurs dans notre pays. Aujourd'hui, les chiffres sont clairs. Il y a 300 000 emplois non pourvus versus 5,5 millions, 6 millions de chômeurs. Donc, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il y a certains secteurs, et je le vois dans le Loiret, à Montargis, sur mon territoire, où des personnes ne trouvent pas d'emplois. Donc, c'est profondément injuste, socialement, que de forcer des personnes à réduire leur indemnisation parce qu'elles ne le trouveront pas. J'ai le cas notamment de femmes à partir de 55, 60 ans.

Nous faisons tout dans ma circonscription pour essayer de trouver un emploi pour elles, mais nous ne le trouvons pas.

10:35
Invité

Mais Thomas Ménager, le paradoxe, c'est que 78% des sympathisants ARN pensent que les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment. C'est un sondage Ipsos en 2022. Donc, en fait, vous assumez de ne pas être en phase avec vos sympathisants ?

10:48
Thomas Ménagé

Nous assumons d'expliquer à ceux qui nous soutiennent que c'est une fausse bonne idée. Il y a bien entendu des cas de fraude, de personnes qui ne veulent pas aller vers le travail. Et ça, il faut bien entendu être très ferme. Mais faire une réforme générale qui est dans la suite des réformes précédentes, on est passé de 24 à 18 mois, et maintenant peut-être de 18 mois à 12 mois, alors même qu'il y a des personnes qui veulent réellement travailler mais qui ne trouvent pas en ruralité, quand il y a des problèmes de mobilité en fonction de l'âge. Et aussi parce que c'est un gouvernement qui a créé le problème que nous connaissons aujourd'hui.

En repoussant l'âge de la retraite à 64 ans, nous le voyons, il y a aussi un chômage des seniors qui est en hausse et il n'y a pas les offres d'emploi. Donc il faut recréer plus d'emplois, il faut réindustrier les autres pays.

11:26
Invité

Gabriel Atta dit que vous, vous avez la même position que Jean-Luc Mélenchon. Il dit Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, même combat, ils sont contre le travail et ils défendent le tout allocation. Finalement, vous êtes sur la même vue.

11:36
Thomas Ménagé

C'est une caricature, c'est une volonté de détourner, c'est une volonté de cliver la société, d'opposer ceux qui travaillent et ceux qui ne trouvent pas de travail. On ne dit pas qu'il n'y a pas des cas de fraude, qu'il n'y a pas des cas d'abus, mais la majorité des personnes qui sont aujourd'hui au chômage, les 5,5 millions de chômeurs, ne trouvent pas d'emploi. Et le rôle des politiques, c'est de s'attaquer au chômage plutôt que s'attaquer aux chômeurs.

Mais nous, au Rassemblement National, nous voulons nous attaquer au chômage, créer plus d'emplois, des emplois créateurs de richesses, des emplois qui ne seront pas pour des travailleurs pauvres parce qu'aujourd'hui, le peu d'emplois qui ont été créés dans notre pays ces dernières années, malheureusement, ont entraîné la pauvreté. Et donc, on s'attaquera au chômage plutôt qu'aux chômeurs. Et c'est le choix inverse qui est fait par le gouvernement aujourd'hui.

12:15
Présentateur

Mais pour autant, Jordan Bardella avait jugé que ça avait du sens, par exemple, de demander aux allocataires du RSA de travailler une quinzaine d'heures quand le gouvernement a mis cette mesure en place, que ça pouvait avoir du sens.

12:27
Thomas Ménagé

Non, non, c'est pas ce qu'il avait dit. Il avait dit qu'il y ait des droits et des devoirs dans notre pays, Il avait dit ça alors que le groupe avait voté contre.

12:37
Invité

On a du mal à comprendre votre ligne

12:38
Thomas Ménagé

comme aménager en matière d'économie. La ligne est très claire. Quand on écoute en détail, nous, nous considérons dans la philosophie générale qu'il y a des droits et des devoirs. Et bien entendu, il faut lutter sévèrement contre ceux qui fraudent, contre ceux qui ne veulent pas travailler. Qu'il y ait, par contre, une obligation générale qui crée, en fait, des bullshit jobs, comme on dit en anglais, c'est-à-dire des emplois payés peu cher qui vont concurrencer des emplois au SMIC. Comme ça a été mis en place avec cette obligation de 15 heures pour le RSA, ce n'est pas une bonne chose.

Que l'on lutte contre les fraudeurs au RSA, bien entendu, mais que l'on fasse des lois générales qui vont s'attaquer à ceux qui sont de bonne foi et qui veulent travailler dans notre pays, ça, ce n'est pas juste.

13:15
Invité

Et les économies, vous les faites où alors, Thomas Menel ?

13:16
Thomas Ménagé

Nous, nous avons fait un certain nombre de propositions, notamment Jean-Philippe Tanguy, lors des dialogues de Bercy. Nous avons des économies sur le train de vie de l'État. Aujourd'hui, 8 milliards. Si l'on baisse de 10% le train de vie, notamment toutes les agences, si l'on supprime un élément du millefeuille territorial, c'est-à-dire que l'on change le système entre les régions et les départements au profit d'un conseiller territorial qui siégerait dans les deux entités, il y a aussi des économies à faire sur le train de vie et le budget de l'Union européenne.

Nous voulons que l'Union européenne, que la France participe à hauteur de 5 milliards, donc faire une économie de 4 milliards net par an.

13:50
Invité

Et augmenter les impôts, taxer les superpays.

13:51
Thomas Ménagé

Non, alors, augmenter les impôts sur les classes moyennes, sur les retraités, sur les classes populaires, augmenter et créer une imposition des sur-profits, pas des super-profits, c'est-à-dire des profits induits, des profits des profiteurs de crise, pas des profits des entreprises, de ceux qui ont innové, des grands groupes comme LVMH ou Hermès qui travaillent, qui exportent, qui font rayonner le pays. Mais les énergéticiens, le rapport de la Cour des Comptes...

14:13
Présentateur

Ça, c'est déjà le cas ?

14:14
Thomas Ménagé

Non, c'est à hauteur de 600 millions. 600 millions versus 30 milliards dans le rapport de la Cour des Comptes que vous avez surconsulté.

14:21
Invité

Mais l'exécutif est prêt à renforcer cette taxe sur les énergéticiens ?

14:24
Thomas Ménagé

Eh bien, nous le soutiendrons. Mais que tant perdus ? Que tant perdus ? Depuis 2020, depuis le début du Covid, depuis le début de ces crises qui ont permis aux énergéticiens, qui ont permis aussi à la grande distribution, quand les petits commerces étaient fermés, de s'enrichir indûment, parce qu'il y avait un élément conjoncturel qui leur permettait de faire des surprofits, on aurait dû prendre ces surprofits pour pouvoir les redonner aux Français. Et vous voyez, 30 milliards d'euros en plus

14:48
Présentateur

dans les poches des énergéticiens, ça devrait être dans la poche des Français. Thomas Ménager, la campagne pour les élections européennes. Jordan Bardella est en meeting ce soir à l'Ecluse, pas très loin des Nimbomont, je crois. Il y a aussi les débats télévisés, ça se passe aussi à la télévision, cette campagne. Et Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement National, qui avait refusé un premier débat à la télévision. Il ne voulait pas se rendre à la télévision. Et puis là, rebelote pour un débat sur France 24 et RFI. Pourquoi est-ce qu'il ne va pas lui-même sur les plateaux pour défendre face à ses adversaires, ses idées ? Alors, Jordan Bardella a annoncé

15:22
Thomas Ménagé

sept débats où il sera présent, dont un sur France Télévisions, je crois sur France 2 dans quelques semaines. Donc, il fait des débats, mais c'est un scrutin de liste. Il y a d'autres personnalités, il est représenté. C'est bien aussi la qualité de notre liste. Peut-être que nous, on est en capacité d'avoir des personnalités de talent. Ça sera le cas de Fabrice Légeri, l'ancien directeur de Frontex, qui représentera Jordan Bardella. Il va aussi sur le terrain. Vous le disiez, il est en meeting ce soir. C'est le chef du premier parti de France. Il y a toujours un représentant. Il fera sept débats. Il y a des chaînes trop petites pour lui.

15:49
Présentateur

Public Sénat, RFI. Ce n'est pas une question

15:51
Thomas Ménagé

de taille de chaîne, c'est une question d'agenda. Vous savez, Mme Hayé, par exemple, hier, il y avait un débat pour les chefs d'entreprise avec le mouvement éthique. Elle était absente. Ça, c'est une question des agendas.

15:59
Invité

C'est Public Sénat. Il a dit pourquoi pas Coquelicot TV tant qu'on y est. Et certains disent qu'il a le melon. Est-ce qu'il a pris la grosse tête, Jordan Bardella ?

16:06
Thomas Ménagé

Vous êtes à 30% d'un sondage. Le seul problème de Jordan Bardella, c'est qu'il est en tête dans les sondages et que quand on monte en politique, on a de moins en moins d'air. C'est un peu comme quand on fait de la montagne. Et donc aujourd'hui, il est juste, bien entendu, au proie des attaques des concurrents parce que vous l'avez dit, le 9 juin prochain, aujourd'hui, les Français nous placent en tête de ces élections et il faut qu'ils se mobilisent parce que ça sera un moment crucial pour envoyer un message tant au niveau de l'Union européenne pour réformer cette Union européenne au profit d'une Europe des nations et puis aussi pour envoyer un message très clair à Emmanuel Macron.

16:36
Invité

D'un mot, Thomas Ménager, vous avez rallié un homme, Fabrice Leggeri, qui était un pilier du système européen que vous aborrez. Une femme, Malika Sorel, qui a été promue par Nicolas Sarkozy avant de soutenir François Fillon puis de faire des offres de services à Emmanuel Macron. Aujourd'hui, le système, c'est vous, non ?

16:51
Thomas Ménagé

Non. Aujourd'hui, on rassemble toutes les personnes qui veulent travailler pour redresser le pays, toutes les personnes de qualité et les deux personnes que vous avez citées sont des personnes qui ont été engagées de longue date sur la lutte contre l'immigration massive que connaît notre pays et notamment l'Union européenne avec Fabrice Leggeri, sur la question de l'intégration, de l'assimilation et on le voit avec ce qui se passe encore en ce moment sur la question des jeunes avec Malika Sorel et on est très heureux d'avoir ces personnes de talent qui vont nous aider à redresser le pays tant pour 2024 pour les élections européennes qu'en 2027 pour les élections présidentielles.

17:23
Présentateur

M. Leggeri qui travaillait chez Frontex auparavant, en effet, merci beaucoup. Merci à vous. Thomas Ménager, député du Loiré, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale, d'avoir répondu aux questions de France Info en ce samedi matin. Sous-titrage Société Radio-Canada

Adolescent tué à Viry-Châtillon, fin de vie, élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Thomas Ménagé — Thomas Ménagé · Pourquijevote