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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 7 mai 2023 18 min

Immigration, RIP, loi anti-casseurs, 8-Mai, fin de vie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Julien Audoul, plus que jamais la Méditerranée est un cimetière, près de 500 morts depuis le début de l'année, c'est un des comptes macabres inégalés depuis 6 ans maintenant à ce moment de l'année. Ces dernières heures, une quarantaine de migrants ont été repêchés en mer au large de l'île italienne de Lampedusa, 3 personnes manquent à l'appel, comment faire pour arrêter ça ?

0:25
Julien Odoul

Déjà il faut dire que c'est un drame, l'immigration c'est un drame, c'est effectivement des morts en Méditerranée, c'est des souffrances, c'est des pleurs et c'est un phénomène qui est alimenté, qui est instrumentalisé par à la fois des gouvernants irresponsables et aussi des complices de trafiquants d'êtres humains puisque s'il y a des morts en Méditerranée, il faut le dire et il faut le redire, c'est aussi la responsabilité d'associations d'extrême gauche comme SOS Méditerranée qui font le jeu des passeurs, qui font le jeu de trafiquants d'êtres humains pour mettre en danger, pour mettre en danger, non ils ne les sauvent pas, ils instrumentalisent et ils alimentent un commerce qui est détestable.

Donc il faut dire que l'immigration massive c'est ce drame là, c'est le drame aussi pour les français qui la subissent, qui la subissent pour leurs comptes sociaux, qui la subissent pour leur sécurité, donc vous voyez que la politique de fermeté c'est la politique d'humanité pour tout le monde, à la fois pour les migrants et à la fois pour les français.

1:21
Présentateur

Ce sont ces ONG et puis les pêcheurs on le voit bien qui viennent secourir ces migrants, vous dénoncez une forme de complicité avec les passeurs si ce ne sont pas ces ONG, alors qui doit les sauver ? La marine française par exemple ?

1:31
Julien Odoul

Mais tout le monde, vous savez quand quelqu'un est en détresse, quand quelqu'un se noie, tout le monde doit aller le sauver, le secourir, c'est évidemment le principe même de l'humanité. Pour autant l'objectif n'est pas de les ramener chez nous, l'objectif c'est de les raccompagner vers les ports les plus proches. Les ports les plus proches ne sont pas les ports européens ou les ports français, c'est surtout les ports de départ, c'est surtout les ports africains. Et vous voyez bien le piège que nous tendent les trafiquants d'êtres humains, qui sont des véritables mafias, qui alimentent la misère humaine, qui en vivent, qui en bénéficient.

Ce piège-là c'est justement de jouer sur les sentiments, de laisser ces pauvres gens en difficulté, en perdition en mer Méditerranée, pour qu'on aille les recueillir et qu'on les accueille chez nous.

2:21
Invité

Vous parliez Julien Audoul de fermeté, la fermeté c'est ce qu'a promis Giorgia Meloni quand elle est arrivée au pouvoir, enfin en tout cas avant son arrivée au pouvoir en Italie. Résultat, sur cette année 42 000 migrants arrivés en Italie, c'est 4 fois plus que l'année dernière. Est-ce que finalement la réalité n'a pas rattrapé Giorgia Meloni et est-ce que ce n'est pas la preuve qu'elle n'y arrive pas ?

2:43
Julien Odoul

Écoutez, la situation italienne est très complexe, mais moi je ne sais pas...

2:48
Présentateur

Il y a eu des promesses, il y a eu une réalité de fermeté et ça n'a pas fonctionné visiblement.

2:52
Julien Odoul

Moi je juge d'abord la politique française, moi je ne suis pas un député italien, le gouvernement italien fait ce qu'il peut, moi je n'ai pas à le juger. Je juge en revanche les échecs, les fiascos, les désastres de la politique française en matière de lutte contre l'immigration panestienne.

3:10
Invité

Je ne juge pas la politique italienne, mais il y a quand même une proximité entre le parti de Giorgia Meloni et le Rassemblement National. Vous n'êtes pas directement allié, mais il y a quand même une proximité, la fois dans les promesses et dans la volonté de limiter, voire de stopper l'immigration.

3:26
Julien Odoul

Vous avez bien fait de relever qu'il y ait une proximité, mais que nous ne sommes pas alliés. Notre parti frère, si je puis dire, est celui de M. Salvini, qui est au gouvernement de Giorgia Meloni. En Italie, mais très clairement, la situation aujourd'hui, déjà, nous oblige à une coopération avec l'Italie, pour réguler ces flux migratoires, pour enrayer ces phénomènes qui sont en train aujourd'hui de nous submerger. C'est une réalité. Et il est vrai que les coups de menton de M. Darmanin, les leçons de morale de M. Darmanin, compte tenu de son bilan qui est désastreux...

4:02
Présentateur

Giorgia Meloni, incapable de gérer les migratoires, on rappelle sa sortie de la semaine.

4:06
Julien Odoul

C'est des leçons qui viennent de l'homme qui n'a pas réussi à expulser l'imam Mikyusen. Des leçons de l'homme qui a laissé échapper 230 migrants de l'océan viking. Des leçons de l'homme du gouvernement qui a donné le plus de titres de séjour, 320 000 titres de séjour l'an dernier. Mais je veux dire, stop, à un moment donné, il faut se faire tout petit, il faut se mettre la tête dans le sable.

4:27
Invité

Quand même, Julien Audoul, Giorgia Meloni promettait un blocus en Méditerranée qui n'a pas eu lieu. Elle a créé par ailleurs des centaines de places d'accueil pour les immigrés. Est-ce que finalement Gérald Darmanin n'a pas raison ? Quand on est au pouvoir, quand on est dans l'opposition, on dénonce et c'est facile. Quand on est au pouvoir, c'est beaucoup plus compliqué parce qu'il y a des règles européennes, il y a du droit international et donc on est obligé de se confronter à la réalité. Est-ce que ce n'est pas ce qui vous arriverait si demain vous arrivez au pouvoir ?

4:51
Julien Odoul

Gérald Darmanin n'a certainement pas raison aujourd'hui d'allumer une crise avec l'Italie, comme il a failli allumer une crise diplomatique avec nos amis britanniques à la suite du fiasco du Stade de France où il avait accusé injustement les supporters britanniques d'être les fauteurs de troubles. Mais sur le fond, quand on est le gouvernement français qui est un gouvernement qui alimente l'immigration massive, qui ne fait rien pour lutter contre l'immigration clandestine, qui a des résultats qui sont désastreux, on ne donne pas de leçons à son voisin.

5:27
Invité

Mais là vous êtes dans la critique, je suis dans le constat objectif. Est-ce que le principe de réalité, malgré tout, peut être une contrainte lorsqu'on arrive au pouvoir quand même et qu'on promet des choses qui ne sont pas forcément faciles à tenir à cause du droit européen, du droit international ?

5:43
Julien Odoul

Mais le principe de réalité, c'est d'abord aussi le principe de volonté. Est-ce qu'on a la volonté d'arrêter les flux migratoires ? Est-ce qu'on a la volonté d'instaurer la priorité nationale ? Est-ce qu'on a la volonté de fermer le robinet des aides sociales ? Est-ce qu'on a la volonté de rendre nos pays inhospitaliers pour les migrants ? Parce que c'est ça le véritable souci.

6:01
Présentateur

C'est l'enjeu. Vous, vous voulez rendre la France inhospitalière aux personnes qui veulent s'y rendre ?

6:05
Julien Odoul

Et faire profiter les Français les plus modestes, ceux qui souffrent le plus.

6:09
Présentateur

Demandeurs d'asile aussi ou vous faites une distinction ?

6:10
Julien Odoul

Le droit d'asile doit être revu de fantôme comble. Aujourd'hui, c'est une filière d'immigration massive. Le droit d'asile, ce n'est pas des populations entières qui viennent. Le droit d'asile, je m'arrête juste un instant parce que c'est très important. Le droit d'asile, ça s'applique pour des individus qui sont persécutés dans leur pays, pour des raisons religieuses, pour des raisons politiques ou autres.

6:28
Invité

Et ça doit être étudié dans les pays de départ. Deux députés, LR Aurélien Pradié et Pierre-Henri Dumont, signent ce matin dans le journal du dimanche une tribune pour déposer un référendum d'initiative partagée avec comme thème l'immigration, amélioration du retour des clandestins, condition de l'accès aux prestations à 5 ans de présence en France, rétablissement de la double peine. Est-ce que vous soutenez cette initiative ?

6:48
Julien Odoul

Ça ne coûte pas cher parce que le référendum d'initiative partagée n'a aucune chance d'aboutir. Et nous le savons, c'est une arnaque démocratique. Le seul référendum qui vaille, c'est l'article 11 de la Constitution. C'est d'ailleurs ce grand projet de référendum que souhaitait déclencher Marine Le Pen. Elle l'avait proposé lors de sa campagne présidentielle. Un grand référendum sur l'immigration pour parler à la fois de l'accueil, pour parler de l'expulsion. Mais donc c'est quoi ? C'est de la communication que font ces députés ? Ah bien sûr qu'il faut...

Monsieur Pradié fait de la communication comme il en fait depuis longtemps, comme il en a fait sur les retraites, comme il s'est renié 10 fois. Très clairement, effectivement, l'immigration est un sujet majeur qui doit être tranché par les Français. Tout à fait. Mais le référendum d'initiative partagée, que ce soit sur ce sujet ou sur un autre, n'a aucune chance d'aboutir. Donc ça ne coûte pas cher.

7:36
Présentateur

Dans un instant, on va parler de la suite du dialogue social qui reprend peut-être. C'est à voir ces prochaines semaines après la bataille contre la réforme des retraites entre les syndicats et le gouvernement. Ce sera juste après le Filinfo. 8h40, Sophie Echenne. Au Texas, un homme a ouvert le feu dans un centre commercial d'une petite ville près de Dallas, hier, faisant 8 morts. Il a été abattu par un policier qui se trouvait sur les lieux à cet instant. Le gouvernement veut mieux protéger les mineurs contre la pornographie et va confier à l'Arcom, le régulateur des médias, le pouvoir d'ordonner le blocage et le déférencement des sites par les opérateurs sans passer par un juge.

Près de 11 tonnes et demie de cigarettes de contrebande saisies dans la Loire sur la Nationale 7 à une vingtaine de kilomètres de Rouen. La cargaison se trouvait dans un camion immatriculé en Lettonie. Son conducteur placé en garde à vue doit être présenté à un juge ce matin. En football, cela faisait 16 ans que ce n'était pas arrivé. Le RC Lens fera son retour en Coupe d'Europe l'année prochaine après son succès contre Marseille hier soir 2 à 1. Les 100 heures remontent à la deuxième place du classement à trois points seulement du Paris Saint-Germain qui se déplace à trois ce soir. France Info. Avec nous, Julien Audoul, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National.

Quatre des cinq syndicats invités par Elisabeth Borne à Matignon d'ici du jour ont dit oui. Ils vont se rendre à cette rencontre, la CGT notamment. Est-ce que c'est une bonne chose que le dialogue social reprenne ?

9:08
Julien Odoul

Oui, bien évidemment. Dans notre démocratie, le dialogue social est indispensable. Il doit être permanent, j'allais dire, quelles que soient les réformes qui sont mises en œuvre. Après, cette discussion, c'est pour en faire quoi ? Pour dire quoi ? À partir du moment où...

9:24
Présentateur

La CGT dit qu'on va réaffirmer notre exigence d'un retrait de la réforme, mais on va aussi parler de la suite parce qu'on a des combats à mener.

9:29
Julien Odoul

Oui, bien sûr. Encore une fois, que le gouvernement rencontre les syndicats, c'est banal, c'est la norme. Ça ne devrait même pas faire une ligne. Il n'y a pas cette idée qui s'impose que ça y est, maintenant, la réforme est passée, c'est fini ? Non, je ne le pense pas. Les Français sont toujours majoritairement opposés à cette retraite à 64 ans. Et le match n'est pas terminé. Et comment vous allez le jouer, ce match ? Écoutez, nous avons déposé une proposition de loi qui reprend le programme de Marine Le Pen en matière de justice sociale.

9:59
Invité

Elle sera examinée quand, cette proposition de loi ?

10:01
Julien Odoul

Nous verrons s'il est à l'ordre du jour de l'Assemblée. Mais en tout cas de cause, elle nous permettra d'amender la proposition de loi du groupe Lyot lors de sa niche parlementaire pour que le débat sur les retraites puisse se poursuivre et qu'il puisse y avoir un vote, puisque c'est ça, encore une fois. Il faut rappeler que cette retraite à 64 ans n'a pas été validée, n'a pas été votée par l'Assemblée nationale du fait de l'obstruction, il faut bien le dire, des députés NUPES.

10:28
Invité

Emmanuel Macron, lui, se rendra à Lyon. Demain, vous parliez de poursuivre, d'une certaine façon, le combat, commémoration du 8 mai et des 80 ans de la mort de Jean Moulin. Et justement, demain, il y a à Lyon des appels à manifester, des appels à des casserolades. Est-ce que vous soutenez ces appels ?

10:44
Julien Odoul

Ce n'est pas que nous les soutenons, c'est que nous les comprenons. Quand le peuple n'a aucun moyen de se faire entendre, quand il est méprisé, quand ses représentants à l'Assemblée sont méprisés à coup de 49-3, quand on sent bien que le pouvoir est totalement aveugle et sourd à ce qui se passe dans le pays, à tous les niveaux, retraite, inflation, insécurité, immigration, ben oui, effectivement, il y a des manifestations, il y a des casserolades.

11:12
Invité

Donc vous soutenez des appels à manifester le jour d'une commémoration nationale, d'une commémoration pour Jean Moulin ?

11:18
Julien Odoul

Non, je ne vous dis pas ça, je vous explique. Si ? Non, je viens de vous expliquer que c'était légitime que ces dernières semaines, le peuple français, opposé à la réforme des retraites, se manifeste. Il n'a pas d'autre moyen, aujourd'hui encore, il n'y a pas d'élection, pour se manifester. Demain, il aura des moyens, notamment avec les élections européennes, de sanctionner le gouvernement. Après-demain, il aura un moyen de changer de politique avec les élections présidentielles. Mais là, aujourd'hui, on ne va pas lui reprocher de manifester, on ne va pas lui reprocher de manifester son rejet de cette réforme qui lui a été imposée.

11:51
Invité

Y compris donc un jour de commémoration.

11:53
Julien Odoul

Et en revanche, vous savez, on va être très clair sur les commémorations. Vous savez, moi, je suis très très attaché au respect que nous devons à la fois à nos aïeux, aux soldats qui ont combattu pour la France. Donc, effectivement, il y a des journées, comme le 8 mai ou autre, où il faut, j'allais dire, faire une pause. Faire une pause au niveau de la contestation. Emmanuel Macron, comme tous les responsables politiques, commémorera la victoire du 8 mai 1945. Il faut respecter ce moment.

12:19
Invité

Là où, en revanche, je ne comprends pas bien la position du Rassemblement National, c'est qu'on vient de vous entendre, mais on entend aussi Sébastien Chenu, qui dit ce n'est pas en tapant sur des casseroles qu'on fera reculer les chefs de l'État. Donc, c'est un de vos collègues députés RN. Laurent Jacobelli, qui dit les casseroles, donc un peu comme vous, les casseroles sont le seul moyen d'expression. Quelle est la position du Rassemblement National ?

12:35
Julien Odoul

C'est exactement la même position. Ah bon ? Non, quand même pas. Mais si, je vous dis, aujourd'hui, je vous ai exactement dit cela. C'est-à-dire que, quand nous aurons des élections, effectivement, le bulletin de vote aura beaucoup plus d'incidence, sera beaucoup plus efficace qu'un bruit de casseroles. Ça, c'est vrai. Pour le moment, compte tenu de la situation qui est bloquée, et compte tenu du mépris qui est manifesté par Emmanuel Macron et par le gouvernement, il est légitime que le peuple souverain s'exprime par le biais de manifestations, par le biais de casseroles pour accompagner les déplacements ministériels. Encore une fois, ça fait partie de la démocratie aussi.

13:13
Présentateur

Le gouvernement travaille, réfléchit à l'élaboration d'une loi anti-casseur. C'est notamment la tâche à laquelle s'attelle Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, dit lui qu'il faut réfléchir dans l'action, pas forcément dans l'émotion. Est-ce que vous êtes pour, vous ? Une nouvelle loi anti-casseur ?

13:29
Julien Odoul

Mais ce n'est pas d'une loi anti-casseur dont nous avons besoin. C'est tout simplement de la dissolution des milices d'extrême-gauche. Qui, excusez-moi l'expression, foutent le bordel en permanence, depuis des années, pourrissent tous les mouvements sociaux.

13:42
Présentateur

Les dissoutes, vous pensez que ça éliminerait tout débordement dans les rues ?

13:44
Julien Odoul

Mais bien sûr, il faut une fermeté totale vis-à-vis de ces mouvances anti-républicaines qui ont comme seul programme politique la violence, la dévastation, le saccage, la haine anti-flics, la haine de nos institutions.

13:56
Présentateur

Ça va jusqu'à où, ça ? Est-ce que vous mettez dans le même lot les associations écologistes, par exemple ?

14:02
Julien Odoul

Il y a des fanatiques extrémistes, écologistes, effectivement, qui aujourd'hui sont proches de l'éco-terrorisme. On l'a vu à Sainte-Soline. qui ont envie d'en découdre, qui ont envie d'attaquer nos forces de l'ordre. Oui, donc il doit y avoir une répression vis-à-vis de ces mouvements.

14:17
Invité

Mais pour bien comprendre, vous soutiendrez ou pas une loi anti-casseur avec, par exemple, qui prévoirait des interdictions administratives de manifester.

14:24
Julien Odoul

Mais par rapport à des mouvements qui sont anti-républicains, mais qui sont connus, ça ne fait pas... On ne les a pas connus avec la réforme des retraites. On les voit, notamment depuis 2016, la loi El Khomri. À chaque mouvement social, chaque 1er mai, vous avez ces black blocs, ces antifas, ces milliers d'extrême-gauches qui font preuve de violence.

14:42
Invité

Donc beaucoup viennent de l'étranger, donc vous ne pouvez pas les dissoudre, ces gens-là. On peut les arrêter, peut-être.

14:47
Julien Odoul

On peut les arrêter. Aux frontières ? Oui, bien sûr. Vous savez que ces gens-là bénéficient depuis bien longtemps d'une forme de complaisance, d'une forme d'impunité. Ils peuvent se déplacer tranquillement. Encore aujourd'hui, par exemple ?

15:02
Présentateur

Vous pensez qu'il y a une complaisance du ministère de l'Intérieur ?

15:05
Julien Odoul

Mais bien sûr qu'il y a une complaisance. Vous savez, on l'a vu notamment lors des Gilets jaunes. Il y avait une volonté du pouvoir de discréditer le mouvement social avec les black blocs, en les laissant faire, en les laissant dévaster les rues de Paris. Ça permettait aussi de discréditer les Gilets jaunes.

15:20
Présentateur

S'il y a des mesures du genre, juste pour qu'on comprenne bien, vous voteriez un texte, même si vous trouvez qu'il ne va pas assez loin, ou de toutes les façons, c'est non ?

15:27
Julien Odoul

On l'a déjà fait. Vous savez, sur le volet pouvoir d'achat l'été dernier, ça n'allait pas assez loin, c'était imparfait. Pourtant, nous l'avons voté, parce que ça allait dans le sens de l'intérêt des Français. Peut-être, peut-être un vote pour une loi du casseur. Et nous, nous n'avons qu'une seule boussole,

15:38
Invité

c'est l'intérêt des Français, et notamment leur sécurité. En quelques mots, Julien Audoul, hier, nous recevions ici, sur ce plateau, la ministre chargée de la Santé, Agnès Firmin-Lobodot, qui s'occupe aussi du dossier de la fin de vie, et qui nous a donc confirmé qu'une loi serait présentée à l'été, loi co-construite, a priori, avec les parlementaires un petit peu de tous bords. Déjà, est-ce que vous, au Rassemblement National, vous estimez qu'il faut une loi sur la fin de vie ?

16:00
Julien Odoul

En tout cas, il faut un débat. Effectivement, il faut un grand débat sur la fin de vie.

16:05
Présentateur

Encore, même après la Convention citoyenne, qui s'est bien tenue ?

16:07
Julien Odoul

Non, mais la Convention citoyenne, excusez-moi, j'ai beaucoup de respect pour les citoyens qui ont été réunis. Tout le monde dit qu'ils ont bien travaillé. Oui, mais elle n'a aucune légitimité. Enfin, ils n'ont pas été... C'est la parole du peuple, non ? Non, non, non, non, ce n'est pas la parole du peuple. Ils ont été tirés au sort, ce n'est pas la parole du peuple. La parole du peuple, elle s'exprime par la voix de ses représentants, ou par la voix du peuple lui-même, par référendum. Excusez-moi, il ne faut pas dénaturer nos institutions et notre démocratie, donc ils n'ont aucune légitimité.

Donc oui qu'il y a un grand débat, et nous souhaitons que sur ces questions centrales, sensibles, ce soit le peuple français qui puisse trancher par le biais d'un référendum.

16:38
Invité

Vous voulez un référendum ? Il n'y a pas de position officielle du Rassemblement national sur est-ce qu'il faut aller plus loin, peut-être, sur le suicide assisté ou l'euthanasie ?

16:44
Julien Odoul

La position officielle, c'est qu'il y ait... Ce débat doit être tranché par le peuple, et sur ces questions... Marine Le Pen voulait un moratoire, donc ça veut dire qu'il n'y aurait pas de loi pour vous. Moratoire sur les questions sociétales. Tout à fait, parce qu'il fallait une pause. Et normalement, votre position, vous en avez une, vous l'exprimez ? Pour le suicide assisté, euthanasie ? Non, mais moi j'ai une position personnelle, comme tous les Français, mais j'attends qu'il y ait un vrai débat, parce que, vous savez, c'est des questions qui sont tellement sensibles, où l'émotion, quelquefois, peut amener à telle ou telle position.

On a tous des exemples dans sa famille qui incitent à prendre telle ou telle mesure, mais pour la société, pour notre pays, il faut qu'il y ait un vrai débat, clair, apaisé, et que ce soit tranché par référendum.

17:27
Présentateur

Loi attendue d'ici la fin de l'été, a priori pas de référendum prévu sur cette question par l'exécutif. Merci à vous, Julien Audou, l'invité du 8.30 ce matin, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National.