Prorogation de l’état d’urgence : Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Invité politiqueFait
« nous payons très cher la fin du contrôle des frontières et le système Schengen qu'il faut supprimer. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Dans la quasi-totalité des pays, un étranger qui commet des crimes et des délits est expulsé du territoire. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Nous payons cher aussi le laxisme judiciaire de la loi Taubira, qui a outrageusement favorisé des peines alternatives jamais appliquées. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Loi qui s'explique tout simplement par votre refus de construire les places de prison nécessaires. »
- 2:01Invité politiqueFait
« de la complaisance de l'État à l'égard du financement étranger de nos mosquées. »
- 2:17Invité politiqueFait
« cette complaisance aussi en matière de politique étrangère à l'égard des pays qui ont toléré le groupe État islamique et l'ont laissé prospérer. »
- 2:24Invité politiqueFait
« Oui, il fallait choisir entre la Syrie et l'État islamique. Vous ne l'avez pas fait, vous avez perdu contre les deux. »
- 4:31Invité politiquePromesse
« je propose, par exemple, l'arrestation systématique des Français qui reviennent de Syrie, en vertu de l'article 411-4 du Code pénal, qui prévoit, vous le savez très bien, une peine de 30 ans de détention criminelle pour les actes d'intelligence avec l'ennemi. »
- 4:50Invité politiquePromesse
« De même, je propose, comme d'autres, l'assignation à résidence ou le port systématique du bracelet électronique, selon le degré de dangerosité pour les fichiers S, et bien sûr l'expulsion des étrangers, fichiers S. »
- 4:56Invité politiquePromesse
« Je plaide aussi pour la création d'un centre de rétention éloigné pour les plus dangereux des djihadistes. »
- 5:13Invité politiquePromesse
« il y a urgence à prévoir une cour de sûreté de l'État qui a existé pour les affaires terroristes, afin de mettre en place une justice, oui, osons le mot, d'exception. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan91 %
- ?9 %
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La
parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan.
M.
le Président, M. le Premier ministre, mes chers collègues, Gloire au pays où l'on parle, honte au pays où l'on se tait, Georges Clemenceau.
Nous
sommes les représentants du peuple, alors cessons de nous taire, cessons de jouer la comédie aujourd'hui.
Combien
d'attaques armées,
de
meurtres barbares,
d
'attentats ignobles faudra-t-il subir dans notre pays
pour
que votre gouvernement se donne enfin les moyens de vraiment protéger les Français
? Des
frères Kouachi à Amédi Koulibaly,
en
passant par le kamikaze de Nice et les monstres du Bataclan,
tous
les terroristes,
je
pèse mes mots, tous les terroristes qui ont fait couler le sang sur notre sol auraient dû, dans un pays normal, au moment de leur acte, de leur crime, être
soit
sous les barreaux en prison, soit hors du territoire national à l'étranger expulsé.
Si
l'on suit leur parcours, et je vous invite, mes chers collègues, à regarder les parcours, on comprend qu'ils sont passés entre les mailles du filet en raison de la faiblesse de l'État.
Oui,
nous payons très cher
la
fin du contrôle des frontières et le système Schengen qu'il faut supprimer.
Très
cher aussi la suppression de la double peine.
Dans
la quasi-totalité des pays, un étranger qui commet des crimes et des délits est expulsé du territoire.
Nous
payons cher aussi le laxisme judiciaire de la loi Taubira, qui a outrageusement favorisé des peines alternatives jamais appliquées. Loi qui s'explique tout simplement par votre refus de construire les places de prison nécessaires.
Je
pourrais aussi évoquer le coût exorbitant pour la cohésion nationale dont vous vous réclamez tant,
de
la complaisance de l'État à l'égard du financement étranger de nos mosquées.
L
'argent de l'étranger ne doit plus financer les cultes.
Nous
payons cher enfin
cette
complaisance aussi en matière de politique étrangère à l'égard des pays qui ont toléré le groupe État islamique et l'ont laissé prospérer. Oui, il fallait choisir entre la Syrie et l'État islamique. Vous ne l'avez pas fait, vous avez perdu contre les deux.
Mes
chers collègues, les terroristes islamistes
sont
les enfants des lâchetés, des dirigeants successifs français qui ont oublié que l'histoire se venge toujours. Des naïfs,
des
faibles,
des
cyniques.
Alors
que faire maintenant ?
Il
faudra du temps, c'est vrai, pour reconstruire un État régalien abîmé.
Mais
faut-il encore s'en donner les moyens
? Qu
'attendez-vous pour lancer un plan massif de recrutement pour compenser la perte de 70 000 militaires, gendarmes, policiers depuis 2007, 47 000 sous le quinquennat précédent, 22 000 sous le vôtre ?
Mais
avant que ces mesures, bien évidemment, ne portent leurs fruits,
il
y a urgence à agir.
Vous
avez parlé, monsieur le Premier ministre, à juste titre, de guerre.
Mais
vous ne pouvez pas la gagner, car vous êtes prisonnier d'une vision idéologique de l'État de droit, vision idéologique sectaire de l'État de droit de votre président de la République, du président de la République, comme de votre majorité, gagner la guerre,
gagner
la guerre contre un ennemi, gagner la guerre contre un ennemi aussi déterminé, aussi dissimulé, aussi lâche, n'est pas possible dans le cadre d'un État de droit de temps de paix. C'est un non-sens absolu. Prisonnier de cette contradiction, vous vous arc-boutez en ne supportant aucune critique, ni aucune proposition alternative. Il ne s'agit pas, il ne s'est jamais agi,
d
'abolir l'État de droit,
mais
tout simplement de l'adapter à la menace, pour mettre hors d'État de nuire l'ennemi avant qu'il ne nous massacre.
Tous
les gouvernements de guerre, de toutes les démocraties ont osé le faire. Faute de vouloir le faire, vous allez d'échec en échec. C'est pourquoi
je
propose, par exemple, l'arrestation systématique des Français qui reviennent de Syrie, en vertu de l'article 411-4 du Code pénal, qui prévoit, vous le savez très bien, une peine de 30 ans de détention criminelle pour les actes d'intelligence avec l'ennemi. Ce sont des bombes volantes qui sont sur notre territoire. De même, je propose, comme d'autres, l'assignation à résidence ou le port systématique du bracelet électronique, selon le degré de dangerosité pour les fichiers S, et bien sûr l'expulsion des étrangers, fichiers S. Je plaide aussi pour la création d'un centre de rétention éloigné pour les plus dangereux des djihadistes. Les cellules 4 étoiles pour nos assassins, cela suffit.
Enfin, face
à une justice engorgée, il y a urgence à prévoir une cour de sûreté de l'État qui a existé pour les affaires terroristes, afin de mettre en place une justice, oui, osons le mot, d'exception. Procédure accélérée, remise de peine, aucune remise de peine possible. Monsieur le Premier ministre, pour conclure,
il
y a tout juste un siècle, un siècle, moi pour moi,
dans
cet hémicycle, un homme que vous admirez pourtant, Georges Clémenceau, un grand républicain, osait mettre en cause la responsabilité d'un gouvernement de guerre dont la mauvaise stratégie nous conduisait à la déroute sanglante.
Il
ne faisait pas bon à l'époque rompre la fameuse unité nationale. Mais quand cette unité nationale n'est que le prétexte à la démission nationale, c'est un devoir pour nous les représentants du peuple d'obliger un président de la République par la censure de son gouvernement a changé de politique. Quand l'ennemi, quand l'ennemi, et je conclue, monsieur le Président,
Il
faut conclure. Je conclue. Viens égorger nos enfants dans nos bras. Il faut prendre les armes. Prenez garde,
à
force de ne pas les saisir, au nom de l'État, que les Français ne les prennent
eux-mêmes
dans le désordre et l'improvisation.
Merci. Alors
commencera
un cycle infernal. Monsieur le Premier
ministre. Merci, monsieur Dubon.
La
parole est à monsieur François de Rugy.
Nicolas Dupont-Aignan