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Podcast / conversationJournal l'Humanité· 12 novembre 2025 73 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bruno Le Maire (ministre de Macron 7 ans) se prend pour un lanceur d'alerte

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteÉludée

    Pourquoi Bruno Le Maire a-t-il écrit ces lettres sur le budget 2024 ?

  • 1:05OuverteÉludée

    Est-ce que Bruno Le Maire a été écouté par Macron ?

  • 2:17RelanceRéponse partielle

    Bruno Le Maire cherche-t-il à se dédouaner de ses responsabilités ?

  • 4:40OuverteRéponse partielle

    Quelle est la politique économique de Bruno Le Maire ?

  • 8:09OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Macron n'a-t-il pas suivi les recommandations de Bruno Le Maire ?

  • 11:59RelanceRéponse partielle

    Est-ce que Bruno Le Maire a menti aux Français sur les finances publiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:53Chiffre
    « La chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5 % au lieu des 4,9 % attendus. »
  • 11:16Fait
    « réduire les dépenses alors qu'ils auraient très bien pu taxer les riches à hauteur de 10 milliards »
  • 21:16Fait
    « la politique de l'offre de Macron ne fonctionne pas »
  • 29:14Fait
    « C'est qui celui qui a affronté l'impopularité ? C'est qui celui qui a pris les décisions décisives ? Ma c'est Emmanuel Macron qui a assumé l'impopularité. »
  • 37:17Fait
    « j'entends parler de projets de loi de finances rectificative je n'en vois pas l'intérêt. »
  • 37:59Fait
    « démissionner c'est capitulé et que ça faisait des mois que j'avançais pas à pas avec des petites victoires, des défaites aussi, mais des petites victoires pour le rétablissement des comptes publics. »
  • 43:57Fait
    « Nationaliser le salaire des Français. C'est quoi ? C'est presque communiste que de faire ça. »
  • 44:38Chiffre
    « à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an. »
  • 1:02:36Fait
    « Emmanuel Macron jusqu'à la fin de son mandat refusera absolument toute possibilité d'aller chercher des recettes. »
  • 1:03:08Fait
    « il a supprimé l'ISF. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bruno Lemire règle ses comptes avec la Macroni. Alors l'autre fois, on a fait une émission, on parlait de Manuel Vals, c'était déjà Manuel Vals règle ses comptes avec la Macronie. Comme quoi, il y a un pattern dès qu'il y a des gens qui sont passés chez Macron, dans l'écurie Macron et qui s'en éloignent, leur premier réflexe, le premier truc qu'ils font, c'est euh bah régler leurs compte quoi. Régler leur compte. Peut-être qu' moi, il y a un problème de l'ordre du structurel dans la macronie. Et donc là, c'est Bruno Lemer cette fois-ci qui révèle qu'il avait écrit une lettre une lettre fin 2023. En fait, il aurait même écrit deux lettres apparemment. euh fin 2023 pour prévenir Emmanuel et Macron que leur budget en fait bah c'était de la merde quoi, que

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leur budget était pourri et que en fait les prévisions économique notamment les prévisions de croissance qu'ils avaient sur lesquelles ils tablaient euh pour faire le budget 2024 et ben elles étaient elles étaient foireuses quoi. Et qu' y aurait moins de croissance que prévu et que du coup le le déficit allait être beaucoup plus élevé que prévu. Et d'ailleurs, c'est ce qui s'est passé, ce qui donne un peu raison à Bruno Lemer, même si on va détricoter un petit peu toute cette affaire. Et effectivement euh à peu près au moment des européennes, à peu près au moment de la dissolution, le gouvernement euh s'était prononcé en disant "Ah oui, effectivement là, il y a un gros gros problème de déficit." Et toute cette séquence budgétaire dans lequel on est depuis euh depuis la dissolution

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finalement à dire "On a un problème de déficit, là c'est plus possible, il faut faire une crise d'austérité sans précédent parce que là au niveau du budget, au niveau du déficit, c'est la merde." En fait, ça a commencé à peu près à ce moment-là. Et donc du coup, c'est un événement qui est quand même assez majeur dans on va dire dans la dans la dans l'histoire de la très récente de la politique budgétaire en France. Et donc du coup Bruno Lemire revient là, il éta assez dans l'air faire des révélations sur cette lettre qu'il leur a envoyé. Il aurait alerté la Macronie qu'ils allaient droit dans le mur. Il n'a pas été écouté par Macron. Sauf que le problème c'est que quand même Bruno Lemire a été ministre de l'économie pendant 7 ans. Donc est-ce que ça serait pas une manière de tenter

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de se dédouiner de sa responsabilité dans toute cette histoire ? La question est posée. En tout cas c'est de ça qu'on va réfléchir aujourd'hui. Ouais c'est ça. En fait il a il a voulu se défaire d'une étiquette qui commence à à le gratter un peu trop. C'est cette fameuse étiquette de l'homme aux 1000 milliards de dettes. 1 milliard c'est 1000 x 1 million. Donc 1000 milliards c'est 1000 fois 1000 fois 1 million. C'est à peu près le nombre d'étoiles dans notre système solaire. Petite petite précision, tu peux reprendre. voyait à quel point Bruno coûte cher mais voilà il il pas plus cette étiquette là qu'on qu'on peut lui mettre dans du côté de l'opposition évidemment en particulier mais aussi du côté de la Macronie parce que la Macronie se sert aussi de Bruno Lemer comme d'un

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paratonire si si on veut pour essayer d'épargner Bou émissaire pour essayer d'épargner Emmanuel Macron et aussi toute la responsabilité de toute la chaîne en fait de la responsabilité collective de l'ensemble de la de la Macronie de l'ensemble de ces ses projets, de ses budgets et cetera. Euh et donc voilà, donc là il part dans une espèce d'opération réhabilitation avec l'aide donc de ces dans l'air qui qui le reçoit. Voilà, on va voir on va voir la séquence. Deux extraits de ces c'est c'est intéressant de voir à quel point ça fait l'actu alors que Eric Cocrel était au courant, il en avait déjà parlé enfin il y avait tout tout un ensemble de député et président de la commission des finances depuis 2022. Ouais, tu fais bien de de replacer dans dans le dans le contexte et c'est vrai

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que euh c'était c'était à peu près connu, sauf que là Bruno Lemer a essayé de créer l'événement autour de autour de cette questionlà euh pour se pour se dédouiner. Et puis aussi, il faut dire que comme Manuel Vals, il doit ne pas avoir totalement avalé le précédent remanement. Euh voilà, parce que on le disait en en tout tout début d'émission, mais c'est le ministre le plus éphémère de la de la 5e République. Il a duré un jour, tu disais en combien ? 14h. Oui, voilà. Euh et donc forcément, il y a une volonté de de régler ses comptes et de sauver son honneur, de sauver son ego parce que ce qu'on dira jamais assez, c'est que la Macronie, même si c'est des coqu qui vient de politique, c'est souvent d'immenses égos euh qu'il faut qu'il faut sauver. Et puis en plus, on

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n'est pas loin de 2027. Alors, on sait jamais on sait jamais si euh si Bruno euh Bruno Le avait des ambitions présidentielles. En 2017, il a participé à la primaire de la droite. Bon, il a perdu il a fait 2 % donc il a bien bien perdu. Il a fait à peu près le même score que Annie Dalgo en 2022 finalement quoi. Et donc c'est vous vous en souvenez, c'est François Fillon malgré les scandales qui est devenu le candidat LR. Donc il y a peut-être un univers parallèle pas s'éloigné d'une autre où Bruno Lemer aurait gagné la primaire, il aurait pas eu de scandale à la François Fillon, çaurait pas laissé la place à un Macron pour émerger et peut-être il aurait pu être président de la République. En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'il avait des ambitions

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présidentielles à un moment donné. C'est un homme d'ambition et même il a un profil assez président finalement sur le papier puisque vraiment c'est le technocrate classique a été parachuté dans une circonscription et cetera et cetera. il a vraiment le profil pour être ministre, voir premier ministre, voir même peut-être président effectivement pour euh un homme de cette carrure politique finalement et carrure tout court parce qu'il est assez grand Bruno Leer. Voilà. Euh il faut laver son honneur peut-être pour préparer la suite de sa carrière mais à minima pour laver son honneur. Et là c'est ce qu'il est en train d'essayer de faire même si bon ne soyons pas dupe la politique économique de Macron en tant que ministre de l'économie de Hollandre, la politique économique de Macron en tant que

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président de la République et la politique économique de Bruno Lemè tout ça tout ça c'est un petit peu pareil au final. Donc bon, tout ça c'est ça reste un petit peu de la guerre d'G. C'est très politicien comme démarche mais c'est intéressant parce que ça peut nous permettre de revenir un petit peu et d'inscrire sur le temps long la politique budgétaire de Macron et voir que toutes les discussions qu'on a là actuellement sur le déficit et cetera et cetera, ça date pas d'hier et tout ça s'inscrit dans une dans une politique économique qui existe depuis au moins 2017 sous Macron mais même on peut remonter jusqu'à 2015-2 2016 à l'époque où il était ministre de l'économie. C'est vrai. Ouais. Ben du coup, on va regarder la la fameuse séquence parce que euh vous l'avez peut-être vu mais

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c'est bon en gros Bruno Lemer est invité de Caroline Rou euh elle cuisine même si bon c'est pas je crois que ça duré je crois que la séquence entier dure 50 minutes he c'est une interview un peu fleuve he c'est un feriew le bordel c'est ça et donc ben on va voir il explique il explique un petit peu un petit peu tout ça enfin c'est assez comment dire pas drôle mais enfin en tout cas c'est un peu cynique de le voir un peu comme un lanceur d'alerte quoi. en peu l'ession de regarder un complément d'enquête avec Bruno Lemer qui arrive avec les documents. Euh donc c'est enfin vous allez voir, je pense que c'est hyper intéressant à analyser comme séquence en terme de communication politique. Tout à fait. Alors juste avant de voir le la petite interview là de Bruno Lemer

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Facecam d'ailleurs très beau très beau travail de la direction de la de la photographie là je sais pas qu'il bosse assez dans l'air mais l'image est très très belle. Voilà Bruno Lemè mise en valeur c'est très bien mais avant on va regarder bah c'est toujours c'est Séd l'air qui avait fait un genre de petit résumé de ce qui s'est passé donc avant de voir la justification de notre cher Bruno on va regarder déjà le petit résumé et on va essayer de pas faire pause toutes les 10 secondes parce que ça dure quand même un peu 3 minutes 54 on fera pause vraiment que si on a quelque chose d'important à dire voilà d'ailleurs la souris au milieu hésite pas si jamais tu veux tu veux interr hop là le maire est convoqué une première fois par le Sénat le 30 mai 2024 pour rendre

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des comptes donc de notre mission. Alors juste pour replacer dans le contexte là on parle du budget 2024 donc c'est des fins de en gros le budget on le fait à la fin de l'année pour l'année suivante. Donc la fameuse lettre qu'il aurait envoyé qu'il l'a envoyé c'était fin 2023 par rapport au budget 2024. Ensuite ça a été mis sous le tapis tout ce dérapage budgétaire et c'est après les européennes seulement et la question des européennes joue évidemment là-dedans. Après les européennes seulement que le problème a ressurgi le problème du déficit le dérapage budgétaire et donc c'est pour ça que là on est mi 2024 et que la commission d'enquête a été que mi 2024. Voilà. replacer un peu dans en terme de temporalité quoi, que ça soit clair. Des accusations qui ont pu être formulé

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comme quoi j'aurais délibérément dissimuler au parlement des informations qui étaient à ma disposition sont graves infondées. Vous aviez pourtant des documents de votre administration qui vous invitent non seulement une grande prudence parce que c'est pas l'épaisseur du trait 35 milliards c'est pas l'épaisseur du trait d'euros. À cet instant le ministre jure encore que la situation est sous contrôle. de bouclier. Toutes les décisions nécessaires ont été prises en temps utile pour corriger les conséquences de recettes fiscal moins élevé que prévu. Il y a eu objectivement un exercice de dissimulation. On ne nous dit pas tout. Sauf qu'à la

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fin, qu'est-ce qui se passe ? C'est les Français qui payent. Ce que Bruno Le n'a pas dit ce jour-là au sénateur, c'est qu'il a déjà informé en secret le président de la République du dérapage incontrôlé des finances publiques.

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Il l'écrit dans une lettre du 6 avril 2024 que nous dévoilons en exclusivité. Son contenu est explosif. Secret 6 avril 2024. Je suis obligé de couper parce que c'est quand même marrant avec la mise en scène assez spectaculaire de ces dans l'air la musique c'est très bien produit par ailleurs mais ça c'est vraiment en mode la lettre ultra secrète du lanceur d'alar Bruno Lemer. On a l'impression qu'on parle de Wikileak et de Julien Assange quoi. Alors qu'on parle de ce bon vieux Bruno Lemer qui était ministre de l'économie pendant 7 ans quoi. C'est je trouve ça assez formidable. J'ai pas compris pourquoi le fond de billet là, enfin on dirait un billet le la note de Bery enfin c'est c'est pas le filigr pour dire que c'est un courrier officiel de Bery du gouvernement.

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Ah oui non c'est un billet de vin. Ouais bon je sais pas c'est le rabillage. Secret 6 avril 2024 note pour le président de la République. La chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5 % au lieu des 4,9 % attendus. Les 10 milliards d'euros d'économie du décret d'annulation doivent être rigoureusement exécutés à l'euro près. Nous devons enfin dégager 15 milliards d'économie supplémentaires en 2024. Bruno Lomè en gros ce qu'il dit dans cette lettre c'est la situation est hors de contrôle. Donc il valide le fait que

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ce qu'il a dit le 18 février à la télévision euh on va quand même y arriver en gelant 10 milliards de crédit le 6 avril sait que ça ne marche pas. C'est pas suffisant. Bruno le maire si je me souviens bien il avait dit on fait 10 milliards maintenant mais il va falloir y aller encore plus par la suite he déjà à l'époque il l'avait un peu dit hein. Ouais c ça donc au final ça va Bruno le maire sincère good guy le maire. Euh je sais qu' à ce moment-là, il avait dit euh il avait commencé à se prononcer mais c'était plus en tant que comme politique, en tant que ministre de l'économie, c'était un peu son avis personnel. Mais lui, il commençait déjà à dire "Ah l'état providence, ça va être fini en fait. Le modèle social est intenable." Il a dit à demiot, il va

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falloir commencer à privatiser un peu la SQ parce que là, c'est pas possible en terme de déficit. Ouais. Ouais. Voilà. L'homme de droite, Bruno Lemire a été relativement plus sincère que certains autres déjà à ce moment-là. En vrai, l'honnêteté intellectuelle me pousse à le dire. Mais en tout cas, c'est clair qu'il annoncé une vague d'austérité à venir ensuite. Enfin, c'est ce que tu ce que tu disais. Euh après, François Baou bien plus tard a voulu se montrer comme le garant dieu du sérieux entre guillemets budgétaire avec tous les guillemets possibles et imaginables. Euh mais voilà, c'était pas il voulait pas se contenter que de 10 milliards. Donc en fait le témoignage de de de la personne que je ne connais pas est tranquée, elle oublié cet élément là qui est assez important aussi.

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Ouais. Mais bon, après on dit pas ça juste pour défendre Bruner, mais c'est vraiment voilà pour essayer de bien rappeler l'histoire dans son intégralité parce que là on remonte un peu en arrière puis c'est des trucs je sais que la politique budgétaire certains ça vous ça vous saoule peut-être un petit peu ou en tout cas c'est un petit peu technique. Donc là, voilà, c'était il y a eu le budget 2024 mais au début 2024, il y a eu un projet de loi de financement rectificatif qui a dit on va rééconomiser 10 milliards parce que là le compte il est pas et le but ça serait de rééconomiser encore plus de milliards par la suite et ça on en parlera après mais d'ailleurs c'est tout le temps la même solution pour combler le déficit réduire les dépenses alors qu'ils

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auraient très bien pu taxer les riches à hauteur de 10 milliards c'est hors de propos pour toute cette petite bande là et ça on en parlera un petit peu plus après je pense. press qu'en dissimulant la vérité aux français, l'exécutif pourrait être accusé d'un scandale d'État. Nous risquons de nous faire accuser de cacher notre copie et des économies douloureuses pour le lendemain des élections européennes. Le flou sur le calendrier et la nature des économies nécessaires sera mis à notre débit. Il entretiendra le soupçon sur nos intentions. Nous ouvrirons immédiatement un contentieux avec toutes les oppositions qui feront bloc contre nous et nous accuseront d'insincérité.

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L'avenir lui a donné raison. L'avenir lui a donné raison parce que là on le verra après. Mais que ça soit le RN ou la gauche, bah la gauche sauf le PS. Ouais effectivement ils sont un petit peu accusés d'insincérité. A raison, j'ai envie de dire. Ouais. Oui. Mais c'est là qu'on voit toute l'expérience je dirais de Bruno Lemè aussi. C'est un vieux lou de la politique. On peut pas imaginer que qu' qu'il rédige cette cette lettre sans se dire qu'il se couvre aussi pour les mois et les années à venir. Il sait très bien qu'il a cette carte Joker un petit peu à dégainer en se disant bon ben je connais je vois bien que ça va déraper dans tous les cas. Euh Emmanuel Macron est dans le déni parce que les élections européennes arrivent. Il imagine pas qu'il y aura

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une dissolution après. Mais malgré tout on sent bien qu'il se qui se couvre aussi parce que là il y a il y a ces propos là. Donc en fait voilà, on va ouvrir un contentieux, euh on va on va le retenir contre nous, ça va être notre bilan et cetera. Et il a une autre phrase que j'ai noté. Oui, il dit toute stratégie d'évitement, il voit l'échec. Il dit ça aussi dans cette dans cette dans cette lettre. Donc en fait, il y a aussi la volonté de se montrer comme regardez, je suis encore une fois euh un lanceur d'alerte. Moi-même j'en ai eu conscience, je l'ai su, j'avais pas le pouvoir suffisant. Donc pourquoi pas me donner plus de pouvoir à l'avenir notamment par une présidentielle pour euh pour euh pour renouer avec le sérieux entre guillemets encore une fois

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budgétaire. Donc euh ouais, c'est une manœuvre politique je dirais de Bruno Mer qui est complètement réfléchie à l'époque où il l'écrit mais aussi maintenant où il la où il la partage. Sachant que c'est pas le seul en réalité avoir commencé à lancer l'alerte. Par exemple, il y a le haut conseil aux finances publiques dont c'est littéralement le métier d'écrire un rapport pour juger de la du réalisme des prévisions du gouvernement. C'est littéralement le but du haut conseil aux finances publiques. He d'ailleurs, j'ai un j'ai un ami qui travaille pour le Haut Conseil des finances publiques à qui j'ai discuté de tout ça juste avant la révélation de cette lettre là. Il m'en a reparlé. Il m'en avait reparlé de cette histoire là. Je moi je voulais plus parler du budget, la taxe Zucman

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avec lui et cetera et cetera. Mais direct il m'a reparlé du truc de 2024 et qui était en mode genre bah voilà tu te souviens de cette histoire, nous typiquement on avait alarmé. Voilà. H et donc Pierre Moskov près alarmé de la même manière que Bruno le haut conseil aux finances publiques a fait un rapport qui disait bon bah a priori il y aura plus de déficit et moins de croissance que prévu et on en parlera aussi après Cocr le président de la commission des finances à l'époque disait la même chose et même Jean-Philippe Tangy euh je sais pas si je vais faire l'imitation si ça part tout seul je la ferai mais même Jean-Philippe Tangi avait alerté en disant en 2024 ça a mal finir en 2023 ça a mal finir cette histoire vous nous avez menti. Vous êtes des vous faites

14:14

n'importe quoi. Donc en vérité c'était un secret de polyinel dans le milieu. Donc là que ça soit Bruno Lemire, ministre de l'économie de l'époque qui a lancé l'alerte. Vous étiez quatre ou cin à lancer l'alerte et même quand on était de gauche et qu'on suivait ça un petit peu de loin, il y avait des articles dans la presse de gauche qui en parlaient déjà quoi. Donc bon, Bruno Leemer, tu es bien mignon. Euh soutien extrêmement critique au fait que tu t'en prends à la Macronie, mais bon euh reste à ta place quand même. 7 ans à Bercir. Voilà, petit rappel.

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On parle de Jean-Philippe Tangui et Bruno Lemer. Donc pour ceux qui suivent ma chaîne depuis longtemps, effectivement là, je suis dans mon élément. C'est parfait. Nous sommes quand même 2 mois avant les élections européennes. Il y a un risque constitutionnel que les oppositions, les députés accuse le gouvernement d'avoir caché sa copie. Je le mets entre guillemets, caché sa copie. Il lui dit "De toute manière, la situation elle va éclater au grand jour." Bruno le maire conclut avec ses quelques mots écrits à la main comme une dernière mise en garde au président. Notre intérêt politique est de garder l'esprit d'audace et de courage qui est à marque de fabrique. Toute stratégie

15:26

d'évitement est vouée à l'échec avec ma fidèle amitié Bruno Lemè. L'esprit d'audace et de courage malgré la vertice. Ça ça c'est un conseil des ministres. Du coup on voit Emmanuel Macron qui est juste là, Bruno Lemire, fidèle bras droit. Là on voit Ellisabeth B. Donc c'était au moment du gouvernement àal ou sud d'avant, je me souviens plus là. Du coup, ce bordel, si c'était le gouvernement Atal à partir de 2023. Euh, bonne question. Si c'était le gouvernement Atal, j'en suis quasiment sûr parce que justement je sais qu'après l'affaire Naë, il y a Gabriel Atal qui a été nommé jusqu'à la dissolution du coup. Donc c'était Ouais. C'était sous le gouvernement Atal au conseil des ministres de cette époque. Souvenir souvenir. Bon, il y a des voilà là c'est Sébastien Lecnu, il me semble.

16:04

Ben ouais, je ouis je crois. Ouais. Donc Sébastien Lecnu, Elisabeth Born, il y en a deux trois qui sont encore là au gouvernement. Voilà, ça rappelle les souvenirs mais ça rappelle aussi le présent. Le président Macron n'a jamais suivi les recommandations de son ministre. OK. Bon euh Emmanuel Macron n'a jamais suivi les recommandations de son ministre. Non, il a pas non plus suivi les recommandations du au conseil, aux finances publiques, ni de n'importe qui. En fait, Macron a décidé d'en faire qu'à sa tête. Donc la question qui se pose effectivement, c'est est-ce qu'il voulait faire ça pour cacher cacher son mauvais bilan par rapport aux européennes ? Bah c'est bah clairement oui, je pense que le le l'échéance rapprochée des élections européennes euh

16:45

a fait que ben enfin en tout cas a fait le jeu disons de de l'inaction. Il fallait pas fallait pas forcément trop bouger. Il fallait pas non plus montrer euh clairement qu'un dérapage allait euh allait euh arriver. Euh après ce qui a renforcé euh le ce dérapage là, c'est évidemment le la l'instabilité politique aussi qui a été provoquée par la par la dissolution ensuite. Mais c'est vrai qu'à ce moment-là, oui, en tout cas, il y a une volonté d'Emmanuel Macron de mettre ça un peu sous le tapis. on le traitera un petit peu plus tard. Euh d'autant que tout le crédit euh je mets encore une fois plein de guillemets, vraiment j'utilise les guillemets très souvent mais tout le crédit politique euh d'Emmanuel Macron en particulier à droite, c'est de se montrer un petit peu

17:21

quand même le père de l'austérité et donc d'un d'une responsabilité d'un sérieux d'un sérieux budgétaire et qui assume l'impopularité auprès des Français. Si c'est pour sauver l'économie, c'est ça ? Donc là, de voir qu'il y a un dérapage alors que ces troupes sont sans cesse en train de montrer en particulier la gauche comme le camp qui veut cramer la caisse. Je crois que c'était une expression qui avait été utilisée, je ne sais plus par quel député plus, je ne sais plus. Mais du coup, il y aurait il y aurait une contradiction évidemment euh alors que voilà, on était juste avant les élections européennes et le RN était déjà donné largement favori. La gauche était en pleine pleine pleine pleine efferves mais en pleine désunion. Ça c'était les européennes c'était le

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moment où la gauche était peut-être le plus désuni pas de France mais de l'histoire récente parce que c'était le moment où vraiment que ça se tapait sur la gueule pour les européennes où il y avait zéro union. En plus c'était c'était pas très très longtemps après le 7 octobre.

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aussi max plus européen donc ça un petit peu plusinational que d'habitude donc c'était peut-être les moments où ça s'est plus envoyé de fion quoi, les différents parties de la gauche aux européennes. Et c'est aussi pour ça que Macron s'est dit e si je dissou il y aura plus de gauche, je remplace la gauche par le RMP majorité absolue. Voilà et en plus du coup je sais pas c'est peut-être une manière de noyer le poisson aussi par rapport à ce fameux déficit budgétaire. En tout cas, ça n'a pas marché et Macron vraiment mouve très très pourri parce qu'il y a un gros problème de déficit. Il décide de dissoudre l'Assemblée nationale à ce moment-là et du coup après, il y a plus de majorité du tout. Avant, il avait plus ou moins une majorité absolue, lui plus LR. Et si c'était pour faire une

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crise, une cure d'austérité, ils aur ils auraient pu se mettre d'accord. Mais là, on arrive à un point où du coup c'est ultra difficile de faire passer un budget. Ce n'est pas possible. Alors que même qu'il aurait dû prévoir normalement selon ses propres plans une bonne cure d'austérité qu'il aurait présenté comme être responsable et du coup bah il s'est vraiment tiré une balle dans le pied comme un concron quoi. On est d'accord. C'est ça. Et alors mais juste Ouais, complètement mais juste avant les européennes au moment où il dissimulent du coup ses résultats, il y a aussi il faut aussi rappeler que Raphaël Gusman est en pleine augmentation qui est le principal concurrent de la Macronie sur le sur le centre comment on peut appeler ça en tout cas le le voilà le bloc bourgeois le couloir

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libéral appelez-le comme vous voulez mais mais il y a aussi ça il y a aussi cette concurrence qui est en train de se mettre en place pour Emmanuel Macron et donc ouais il y a une volonté dans cette course politique de de de préserver de se préserver en tout cas en économisant des des bad buzz quoi. C'est sûr, c'est sûr. Et euh bon, on en parlera un petit peu après parce que là voilà, on parle vraiment, on remet un petit peu les choses dans leur contexte pour que qu'on comprenne un petit peu de quoi on parle parce que c a déjà un petit bout de temps. Et après du coup, on essaiera de parler plus de en quoi c'est représentatif de la politique économique et budgétaire, que mène la Macronie depuis le début. Mais ce que je te propose avant de parler un petit peu

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de ça, c'est de regarder ce fameux alors c'est c'est un extrait normalement je crois que c'est quasiment enfin l'émission de C dans l'air dure 50 minutes. L'interview est assez longue mais là on a pris les 3 minutes où du coup voilà Wo le maire décide de régler ses comptes avec Macron et dire ah ben non c'est pas ma faute tout ça. Donc on va un petit peu aller observer ces arguments et puis on va essayer aussi un petit peu les détricoter quoi tout simplement et voir que de toute manière tout ça c'est un peu du flanc parce que la la politique économique proposée par Bruno Lemèire, proposé par Macron, proposé par à peu près tout le monde dans ce bloc là c'est exactement la même et que justement ce dérapage budgétaire, cette mauvaise croissance et justement le symptôme de l'inifficacité de la

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politique budgétaire et économique des macronistes. Et ça, il se garde bien de le dire Bruno Lemè et c'est du coup de ça dont on va essayer de parler juste après. On est la France. Beris, c'est quand même une énorme machine qui marche bien. Ber c'est le ministère d'économie et finances comme il est comme le le le bâtiment est à Ber, on appelle ça Bery. Voilà. Comment on peut découvrir que les recettes fiscales de 2024 sont inférieures de 42 milliards d'euros ? Comment on en arrive à une situation comme celle-ci ? Ça veut dire que Merci ça Merci ça ne marche plus. J'aimerais avoir une réponse à vous apporter et apporter au français. Vous l'avez pas ? Je ne l'ai pas. Moi je l'ai. J'ai deux éléments de réponse. J'ai deux éléments de réponse. Voilà, je coupe. Au bout de 20 secondes,

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on s'en fiche. Hop là. J'ai deux éléments de réponse. Premièrement, la politique de l'offre de Macron ne fonctionne pas, quoi. Euh, en gros, comment ils étaient censés un petit peu combler le budget ? C'est quoi l'idée de la politique budgétaire de Macron ? c'est de se dire on va faire une politique pro business, enfin une politique de cadeaux fisc entreprises hein. On pense par exemple au fameux 211 milliards par an d'aide aux entreprises. La fameuse commission d'enquête sénatoriale de Fabien Gem qu'on salue d'ailleurs, directeur de BMA et euh et donc voilà, c'est la politique de Macron, c'est on gave d'argent public les entreprises et en particulier les grosses entreprises plus que les petites en se disant "Bon bah super, ils payent moins d'impôts, ils ont des aides, du

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coup ils vont pouvoir créer de l'emploi." C'est le but. C'est vraiment l'idée. L'idée c'est créer de l'emploi pour faire baisser le chômage. Qui dit emploi créé dit plus de consommation populaire parce que du coup des gens qui étaient par exemple, je sais pas au RSA, au chômage en tout cas sans emploi, ils vont passer de pas une tune pour vivre à un salaire. Et donc du coup bah je sais pas, imaginons qu'il gagne 2000 € net par mois. Tu gagnes 2000 € net par mois, tu parles un tout petit peu mais quand tu parles du RSA à 2000 balles net par mois, tu dépenses quasiment tout ce que tu as logiquement. Et qui dit consommation dit TVA qui rentre. Donc ça veut dire qu'en fait euh faire ses cadeaux aux entreprises, ces cadeaux fiscaux aux entreprises sont censés créer de

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l'emploi. Le fait que ça crée de l'emploi, ça crée de la consommation populaire. La consommation populaire crée de la TVA qui rentre dans les caisses de l'État et la consommation populaire augmente le PIB et crée de la croissance finalement. Et étant donné que le déficit se calcule en point de PIB et ben à déficit égal en valeur absolue, disons qu'il y a je sais pas 100 milliards de déficit sur une année, si le PIB est plus élevé et ben ça veut dire que le déficit est plus faible. Et c'est comme ça qu'on calcule à l'échelle de l'Union européenne et cetera et cetera. Et donc il y a à la fois ça, ça fait rentrer de la TVA, ça crée de la croissance, donc ça fait baisser le déficit. Problème quand on fait des cadeaux fiscaux aux grands entreprises, bah il crée pas d'emploi et gard la tune

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pour eux en gros. Voilà, c'est aussi simple que ça en fait. Ils partent du principe qui est un peu ce principe de ruissellement, ce principe de premier de cordé comme disait Emmanuel Macron. Mais en fait, ça marche pas. Et ça fait 7 ans, ça fait plus de 7 ans qu'on le voit parce que déjà c'était euh la doctrine économique sous François Hollande. Macron était déjà ministre de l'économie à cette époque-là et on voit que quand on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au lieu de créer de l'emploi, elle se barre avec la caisse et euh il y a jamais autant de dividendes qui ont été versées, il y a jamais eu autant de d'inégalité, il y a jamais eu autant de bénéfices chez les multinationales quoi. Et donc du coup, c'est la veu de leur échec économique

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tout simplement. Et donc ils vont pas dire "Bon, notre politique budgétaire, c'est de la merde. Du coup, on va changer de politique budgétaire. Vaut mieux mettre sous le tapis leurs échecs et leurs erreurs pour après revenir à un moment opportun et dire on n pas fait assez d'austérité, il y a un problème de dépenses publiques, les retraites et les soins et l'école ça coûte trop cher quoi. Voilà. H non mais ça c'est c'est mais c'est exactement ça et c'est la lecture qu'on devrait tous en faire. Lecture économique et lecture politique parce qu'évidemment les deux se rejoignent. C'est le produit de choix idéologique. Tu parlais de la politique, de l'offre et ce qui et ça ça me le le comment dire le contraste me m'interpelle entre bah ce que tu viens de dire qui est dans le juste et

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Caroline Rou qui elle préfère dire mais Berti ça marche pas. Enfin vraiment c'est la dépolitisation absolue du sujet alors que c'est pas la question en fait la question c'est quels choix ont été faits à partir de quelle doctrine de quelle idéologie de quelle vision du monde et quelles conséquences ça a pu ça a pu ça a pu amener et plutôt que ça on se dit mais le jouet est cassé non mais vous seriez pas un peu incapable Ber qu'est-ce qui s'est passé vous avez eu un problème sur vos fiches Excel vous avez mal rempli vos formules sur Excel non c'est pas c'est pas l'histoire d'être incapable c'est une vision politique un projet politique qu'ils ont porté il se trouve que ça marche très très bien pour les milliardaires, ça marche très très bien pour les multinationales D'ailleurs, le MEDEF a

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salué le bilan de Bruno Lemire à sa sortie hein. Euh après 7 ans, c'était Patrick Martin, président du MEDF. Donc le MEDF, c'est le c'est le syndicat patronal par excellence, le plus gros syndicat patronal. Et on parle pas des petites entreprises hein, c'est le les patrons patrons quoi, vraiment euh à vraiment chaleureusement remercié Bruno Lemire pour son action. Donc en fait, c'est pas que leur politique marche pas, ça marche pour le MDEF, ça marche pour les multinationales, ça marche pour les grandes entreprises, ça marche pour les multimillionnaires et les milliardaires quoi, tout simplement. Donc c'est c'est pas un aveau de leur c'est un aveu d'échec de leur politique par rapport à la majorité des Français et par rapport au déficit. Mais en vérité, leur

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politique budgétaire économique marche très bien pour les milliardaires quoi. Et bon évidemment qu'il va pas dire ça Bruno Lemire, évidemment qu'il va pas le dire mais bon soyons un petit peu honnête c'est ça quoi. Et donc en gros, ils étaient trop optimistes. Ils pensaient que oh les grandes entreprises de bon cœur allaient créer de l'emploi et créer de la relance alors que non. Bah le principe d'une entreprise toute entreprise hein, c'est de faire du pognon. Si tu as l'occasion de maximiser tes bénéfices, tu maximises tes bénéfices. Si c'est directement Bruno Lemer qui arrive et qui t'offre 3 milliards d'aide aux entreprises, bah tu les gardes pour toi et tu te barre avec la caisse. C'est normal, ce sont des entreprises, il n'y a aucune raison pour qu'elles agissent pas comme ça, quoi.

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Ouais, complètement. Et c'est vrai que si on écoute les macronistes, on a l'impression que ça réussit parce qu'en fait, ils mettent en place leur politique. C'est une politique qui repose sur une idéologie et ils vont te dire "Ouais, mais on a créé des emplois." Sauf qu'en fait quand on quand le le chômage a baissé par exemple, mais quand on regarde la nature des emplois, c'est des emplois plus précaires, il y a un grand nombre d'emplois cré alors que c'est de l'intérêt mais ça dépasse pas de semaines le plus le plus souvent. Après, ils vont te dire "Oui, mais regardez le pays vit une un moment de vitalité exceptionnelle. On a jamais eu autant de création d'entreprise." Sauf qu'en fait, c'est des auto-entrepreneurs qui créent qui créent leur activité mais

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qui se rémunèrent pas plus de 500 € par mois en moyenne. Euh, ça c'est pas c'est pas nous qui sortons ces chiffres du chapeau. Enfin, il y a tout un ensemble de rapports qui le qui qui le document. Et puis enfin, comme tu comme tu le dis, les riches sont sont plus riches. Les les les grandes entreprises échappent de plus en plus dans l'impôt. Enfin, bah sur sur ce sur ce volet là, il faut rappeler la suppression de de l'ISF et la suppression de ce qu'on appelait le PFU. Alors, je sais plus exactement ce que ce que ce que ce qu'il y a derrière ces lettres, mais le principe c'était un bouclier fiscal qui permet en gros d'exonérer une part du revenu du capital. Donc en fait c'est ça en fait le bilan en place de la flat taxe et voilà dès le début c'était une politique

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budgétaire très très pro business et au service même pas des riches mais des ultra riches quo complètement et dans le dans le lot on pourrait aussi parler de la suppression de la de la taxe sur les sur les sur les super dividendes et qui était à l'origine ben c'est Bruno le mer donc voilà on le rappelle il ne sait pas ce que c'est qu'un super profil mais ouais c'est c'est la ve d'échec de leur politique. Il y a un autre argument qui a été avancé mais on en parlera peut-être un peu plus tout à l'heure notamment Éric Cocrel, président de la commission des finances l'avait avancé c'était de dire que en gros il regardait ce qui s'est passé en 2022 2023, il disait "Oh, c'est bien, oh il y a de la croissance, c'est super, mais il va continuer avoir de la croissance." Alors

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c'était juste la sortie du Covid. Il y a un immense ralentissement d'activité économique en 2020 et même aussi en 2021, surtout en 2020 pendant le Covid. Donc les années juste après le Covid, bah évidemment la croissance est repartie en haute parce qu'on part on sortait du creux de la vague. Donc en 2022 2023, il y avait une belle croissance très très bien. Mais c'était pas grâce à la politique budgétaire de le maire, pas du tout. C'était pour des raisons qui étaient vraiment extérieures à la politique du gouvernement quoi. Et donc ils sont dit bon ça va continuer comme ça et puis ça va porter nos fruits. Notre politique de l'offre et bah ça va pas continuer comme ça parce que bah vous en sorti plus du Covid, c'était derrière. Et leur politique de l'offre bah elle marche pas et c'est de

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la merde. Donc bon qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise le maire ? On peut on peut mat la suite là. Il a pas encore sorti sa punchline en plus. Je reconnais avec beaucoup d'humilité, nous nous sommes planté sur les recettes et planté big time. Très sincèrement encore une fois avec la sincérité que vous avez aujourd'hui, est-ce qu'il y a parfois des informations sur l'état des finances publiques qui sont cachées aux français ? Mais on ment pas au français. Je n'ai jamais menti au français. Alors moi j'ai un mensonge de Bruno Lemer une fois il a dit c'est une phrase qu'il a vraiment prononcé à l'Assemblée nationale je la ressors tout le temps he ceux qui qui me regardent souvent vous allez vous allez deviner de quoi je parle il a quand même

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sorti cette phrase qui est hallucinante. Il a dit le le pénisme est un nouveau marxisme. Donc déjà j'ai un mensonge une fois où une fois où Renoler a menti. Il a dit le le pénisme est un nouveau marxisme. Moi, j'appelle ça un mensonge. Il a dit nous ne mentons pas au français. Bon bah contrexemple objection. Je suis toujours celui qui leur a dit la vérité sur la nécessité de rétablir les comptes. Celui qui a fait le 20h de TF1 pour annoncer de manière très impopulaire que la situation des finances publiques exigeait qu'on renonce à l'allégègement des factures d'électricité. C'est qui ? C'est qui celui qui a affronté l'impopularité ? C'est qui celui qui a pris les décisions décisives ? Ma c'est Emmanuel Macron qui a assumé l'impopularité. C'est pas le ministre des finances.

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Il y a une très bonne expression française. Il n'y a pas pire sour que ceux qui ne veulent pas entendre. On reprend le fil de notre discussion. C'est un peu intéressant parce que là c'est c'est ce qu'on disait tout à l'heure quoi. Macron et Macron et les autres. Mais c'est là qu'on voit que Bruno Lemer et Macron, c'est précisément la même chose. C'est que c'est toujours la même stratégie de dire "Oh là là, on a un problème de dérapage budgétaire, on a un problème de déficit qui explose, ça va être impopulaire mais j'assume l'impopularité parce que il faut remettre la France sur les rails de l'orthodoxie budgétaire et de l'équilibre quoi." Et en vrai, Macron, il dit exactement la même chose. Bruno Lemer dit exactement la même chose. C'est toujours pareil avec la droite

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puisque là on parle clairement de la droite. Il vient de la droite Bruno Lemer c'est se dire "Non, moi je suis un populaire mais j'assume parce que ces comptes français ne comprennent rien à l'économie de toute manière. Faites-moi confiance quoi. Alors que je tiens à le rappeler, Bruno Lemer n'a aucune formation en économie whatsoever. Il a fait un bac L. Après, il a fait une prépa Hippocagne Cagne euh à Henri si je dis pas de bêtises ou Louis le Grand. Ensuite, il a fait l'en lettre moderne et à la base il était parti pour en gros faire une thèse sur Marcel Prou quoi et du et mais après il a décidé de faire carrière en politique. Il a fait il a passé le concours de l'ENAT brillamment un profil vraiment profil de haut fonctionnaire. Après, il a été travaillé euh al je sais plus quel

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cabinet, mais il a été très vite dans le cabinet de Dominique de Villepin à l'époque. Voilà, Dominique de Villepin qui a un peu une hype dernièrement, ne jamais oublié que Dominique de Villepin est la personne et le mentor et la personne qui a formé politiquement Bruno Lemire. Bruno Lemire était presque plus ou moins l'héritier de Villepin à un moment donné. Voilà. Et donc du coup après il a été dans les ministères mais pas les ministères de l'économie par ailleurs, il a été dans des ministères affaires étrangères pas mal. Ensuite il s'est fait parachuter dans la circonscription de Debré. Ouais dans l' pareil dans l'heure exactement euh dans le 27. Et puis après il a décidé après il a essayé d'avoir des ambitions présidentielles au sein des républicains. Ça a pas marché. Il s'est

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rallé à Macron en tant que ministre de l'économie. Mais je dire il a pas de connaissance en économie. Il a pas une espèce de vision économique personnelle qu'il aimerait bien amener dans la Macronie. C'était un exécutant. C'était vraiment un exécutant finalement dans la Macronie. Donc là qu'il soit là à dire non mais moi moi j'ai toujours dit la vérité aux français même quand c'était impopulaire. Premièrement c'est un peu faux. Deuxièmement, Macron dit précisément la même chose. Troisièmement, il n'y a aucune différence en terme de doctrine économique entre Bruno Lemer et Macron. Ouais, notamment par le fait que Bruno le c'est un random technocrate qui a fait que appliquer la politique d'austérité, la politique de l'ofre, la politique néolibérale qui existait déjà avant lui

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parce que Macron était le c'est le prédécesseur de Bruno Lemer, c'est Macron en tant que ministre de l'économie et puis voilà quoi. Et même sous François Hollande, c'était déjà la politique qu'on appliquait quoi. Donc il se contente d'appliquer la politique de l'extrême centre, la politique que à peu près tout le monde en Europe fait et après il dit non mais moi je je dis la vérité aux français, je suis impopulaire. Il y a aucune différence entre Bruno Lemer sur les questions économiques par rapport à tous leurs homologues de tous les pays d'Europe où c'est tous des néolibéraux qui font tous la même politique. La seule différence entre la France et les autres pays, c'est que on est une tradition plus sociale-démocrate. On a un État qui est plus central en économie, c'est tout.

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Mais après vraiment Bruno Leer, il fait que appliquer la même formule qu'on applique depuis 15 ans et pas qu'en qu'en France quoi. Donc je tenais à le rappeler. Voilà, je suis un peu spécialiste de Bruno Lemer, je connais toute sa live par cœur. Je pense que c'est important de le rappeler aussi quoi. Chacun ses patients hein. J'adore le foot, tuadore Bruno Lemer. Enfin ça c'est non mais pour rajouter sur Bruno Lemer, tu parles de son absence de compétence en économie, c'est vrai que ça l'empêche pas du tout de d'assumer certaines responsabilités. notamment j'ai vu queour dans le chat souff qu'il avait été ministre de l'agriculture. C'est vrai et il y a cette séquence du coup que j'ai vu enfin que je me suis rappelé grâce à ta vidéo sur Broner d'ailleurs bah allez voir sur la chaîne de Ribo

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voilà et et qui est bah qui est vachement bien pour le coup et et il y a cette séquence là où tu as Bruno Lemer c'est au grand journal je crois il est face il est face à Arian Massné qui lui dit c'est combien hectare et il dit bon un nectar c'est un hectar non non mais c'est c'est combien et donc à côté tu as un mec qui lui dit bah c'est 100 m/ 100 m il fait oui mais ça fait combien 100 m sur 100 m 100 fois 100 alors il faut menac c'est les nombres de zéro donc c'est enfin enfin c'est c'est juste La question d'un hectar, évidemment, c'est pas ça qui fait que on va être un bon ou un mauvais ministre de l'agriculture, mais ça là ça montre à quel point euh il s'est mis dans un costume par opportunisme, enfin dans différents costumes parce que comme tu dis, il a été secrétaire d'état sous

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Sarkozy aux affaires européennes tu crois, aux affaires étrangères, je sais plus exactement. Ensuite à l'agric, il a bossé aux affaires étrangères avec de clair. Et euh et donc mais à chaque fois, il y a tout un ensemble de de de gaffes qui rappelle quand même à quel point à quel point il est c'est pas forcément l'homme de la situation. Et et un dernier un dernier point aussi sur son opportunisme parce que tu tu parlais de du moment bah 2017 justement où en fait euh entre Fillon et Macron euh juste avant Fillon donc il promet de pas soutenir de candidats au 2e tour. Bah finalement quelques jours après finalement il soutient Fillon donc déjà premier retournement de veste et puis ensuite après avoir dit euh que Sarkozi que Macron est déton sans projet sans conviction finalement il il va voir

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Macron. Donc en fait, on voit que c'est quelqu'un qui est euh qui n'a pas forcément les compétences pour occuper les fonctions qui l'occupent, mais par opportunisme, bah en fait, il est prêt à accepter tous les retournement de veste. C'est très euh macroniste et on comprend qu'il est rejoint ce camp-là. Mais voilà, ça dit aussi quelque chose de de l'ADN de Bruno Lemer. De l'ADN de Bruno Lemer. Et au final, Bruno Lemer, c'est pas du tout une exception euh des Bruno Lemer, euh tu secoues un arbre au cabinet de l'Élysée, il y en a 10 qui tombent quoi. Comme on dit, Bruno Lemer justement représente très très bien par exemple l'interchangeabilité. Attention, j'utilise un mot un peu compliqué, l'interchangeabilité des différents ministres et le fonctionnement de la 5e

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République, quoi. C'est les gens ne sont pas là pour leur expertise, les gens sont globalement interchangeables, ils ont des petitte mains dans leur cabinet, enfin pour le ministère de l'économie euh qui bossent. Alors si je dis pas ça pour dire c'est l'état profond qui gouverne dans ce pays. C'est pas du tout ce que je veux dire. Mais en gros, la politique économique typiquement, elle est impulsée par le président. Point. Et après souvent le ministre de l'économie en gros c'est un exécutant plus qui a plein de petites mains qui bossent pour lui quoi. Donc c'est pour ça que tout ce circ avec Bruno Lemer le lanceur d'alerte tout ça c'est un peu du flanc mais c'est rigolo. Moi je trouve ça quand même assez divertissant de voir Bruno Lemer dans ce rôle Bruno Assange he presque

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quasiment les les budget Jelx. Je moi personnellement en tant qu'observateur de la vie politique je me régale. Voilà. Après moi je je note qu'il se renouvelle parce qu'il y avait Bruno Demande. Maintenant il y a Bruno Lanceer moi j'ai hâte du de l'épisode 3. Bruno dénonce ça sera peut-être Bruno Bruno se lance Bruno se lance pour 2027 ou 2032 on verra. Et si pour et si le premier ministre NFP c'était lui finalement peut-être voilà moi tant qu'il critique la Macronie si de Villepin est pas dispo et Alain Damel. Bon c'est ça exactement. Venir au 6 avril 2024. OK juste 6 avril 2024 c'était où ? C'était avant les européennes du coup. Juste avant les Européennes. Ouais. Plein de campagne. Ouais, c'est ça. Ouais, c'était pendant la campagne des européennes. Sachant qu'après il y a eu

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la dissolution. C'était fin juin, c'était vers le Ouais, c'est ça. C'était le 9 juin les européennes. Donc c'est le 9 juin dissolution. C'est ça. Non, 9 euh Oui, c'est ça. Oui. Oui, c'est ça. Parce que c'est le soir des européennes de tour de législative, c'est 7 juillet. Donc c'est ça. C'est ça. OK. Donc là, c'est bah c'est juste avant le résultat des européennes du coup. Donc c'est au moment où on commençait à en parler et ce fameux secret malgardé du déficit commença à à être révélé au grand jour. que vous vous souvenez ce que vous avez fait le 6 avril 2024, vous écrivez au chef de l'État pour lui dire warning, alerte rouge, il y a une une alerte sur les finances publiques. Pourquoi est-ce que vous le faites par courrier, par lettre avec cette mention ? C'est une

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discussion qu'on ne peut pas avoir en conseil des ministres ? Non, le le conseil des ministres, c'est un lieu où on ne discute pas. Non, non, c'est un lieu où on ne discute pas. C'est un lieu où euh on fait passer des paraphers, on fait passer des nominations mais comme il y a pas de secret conseil des ministres et que dès que vous dites quelque chose, ça se retrouve dans le canard enchaîné, il vaut mieux se terre. Pourquoi est-ce que je sais elle super marrante cette séquence ? Il a décidé de dénoncer le système. Là, on est même pas sur du lanceur d'alerte là. Il a décidé vraiment de dénoncer le système, dénoncer la 5e République. Là, c'est Ran Branco. Ouais. Ouais, c'est ça. Un mélange Ran Branco et Juliene. Ah, la séquence c'est impréci. J'avais pas regardé, j'avais

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gardé au show. C'est OK, d'accord. C'est ça montre bien aussi l'état de délitement de la Macronnie quoi. On se retrouve avec le plus éminent représentant de la du canal historique de la Macronie qui arrive et qui dit conseil des ministres, c'est juste on fait passer des papels, on les signe, il faut bien fermer sa gueule parce qu'il y a des mouchards qui vont tout aller aller dénoncer au canard enchaîné. Ah ouais, on en est là, on en est là dans Macroni. Ah que c'est OK, très bien. Un punk, j'écris la dégradation à grande vitesse de la dette de la France risque d'exploser à la fin. C'est grave. Il faut écrire quand vous avez beaucoup discuté, que vous avez à plusieurs reprises en conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres

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soutiennent et que vous voyez tout autour de la table des sourires narcrois genre cause toujours et à un moment donné vous prenez votre plume parce que c'est votre responsabilité de ministre des finances. 2 jours après le 8 avril le chef, il aurait dû le publier dans le journal l'Aurore en vérité parce que là il avait l'air d'accuser très fort de participe à une réunion des présidents des groupes de la majorité qui se tient tous les lundis à l'Élysée et il dit j'entends parler de projets de loi de finances rectificative je n'en vois pas l'intérêt. Bruno et le maire quand vous entendez ça pourquoi vous dites pas très bien merci je m'en vais je prends mes responsabilités et je démissionne. Oui bonne question une fois encore très sincère avec vous. C'est pas

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la démission ne m'a jamais traversé l'esprit pour une raison très simple. J'aime le pouvoir. Il va le dire, il va le dire. c'est que démissionner c'est capitulé et que ça faisait des mois que j'avançais pas à pas avec des petites victoires, des défaites aussi, mais des petites victoires pour le rétablissement des comptes publics. Oui, il a fallu convaincre tout le monde. Oui, on en a reçu des coups de poignard dans le dos de personnes qui disaient oui, il faut rétablir les comptes mais qui allaient faire une émission pour annoncer des dépenses supplémentaires. Oui, les oppositions opposé à ce rétablissement des comptes mais il y avait des petites victoires et je considère que il vaut mieux combattre

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que se résigner. OK. Donc pour lui démissionner ça peut pas être rentrer dans un rapport de force, ça peut pas être la manière la plus efficace de dénoncer les magouilles d'un gouvernement. Il est en mode non, moi je préfère faire le les petits pas dans la bonne direction plutôt que renverser la table quoi. Qui lui fait un point comment avec le Parti socialiste par ailleurs. Ouais, mais c'est vrai qu'on aurait pu jouer à Bruno de enfin Devine Bruno plutôt. Euh et moi je pensais qu'il allait dire oui mais bon je suis dévoué au français donc évidemment je je ne vais pas abandonner ce poste d'autant qu'on entend beaucoup de moi et cetera, mais il il préfère avoir cette espèce de de de champ lexical. Ouais presque martial. Enfin, en tout cas, enfin, en tout cas, on retrouve une espèce de fibre

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golienne, on va dire. Enfin, il y a un peu ce côté-là. je ne déserterai pas. Je suis je suis sur le champ de bataille et puis j'ai une mission, je dois la mener à terme et cetera qui est assez résum ce que je disais tout à l'heure sur ses ambitions potentiellement présidentielles. Enfin, il y a encore une fois la volonté de se montrer comme quelqu'un qui n'abandonne qui ne m pas au français, il l'a dit, qui n'abandonne pas même dans même dans la tourmente même voilà, même face à l'adversité et même quand autour de lui il n'y a que des sourir narquis alors qu'il hurle dans le silence entre les paraffeurs. Enfin, du coup, il y a il y a toutes tout ce storytelling là qu'il essaie d'imposer. Ce qu'il prendra dans l'opinion, j'en sais rien. J'imagine pas. Mais mais en tout cas, il est

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vraiment dans cette dans cette comédia dearté. Enfin, c'est c'est c'est fascinant à regarder et à analyser en terme de communication politique. Après, je sais pas si ça portera ses fruits quoi. Enfin, il y a un côté un peu sûr. Je suis pas sûr que ça porte ses fruits. Alors, après, ceci étant dit, effectivement, il a beaucoup il a une responsabilité gigantesque dans tout ça parce que c'est l'homme au 1000 milliards de dettes comme tu le disais tout à l'heure, 7 ans à Berti. Mais si on part du principe que sous Macron, le ministre de l'économie n'est qu'un simple exécutant, un pauvre gros grat de papier qui se fait qui qui exécutait les ordres qui viennent d'en haut. Bon à ce moment-là, si on admet ça, ça voudrait dire qu' on peut lui reconnaître une certaine sincérité. Effectivement

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d'ailleurà moi, je n'étais qu'un rouage dans cette machine. Mais à ce moment-là, il devrait dire le vrai responsable, c'est Macron qu'il vienne le chercher quoi s'il était sincère. Macron d'émission. Ouais, Macron d'émission. Parce que Macron explosion, ça j'attend qu' dis Macron explosion. Ah peut-être Al duamel, on l'a bien vu tout à l'heure dire bravo bravo à Média part pour ce vrai travail de journalisme. Ça peut très bien avoir Bruno Lemer qui qui appelle à la démission d'Emmanuel Macron. On serait plus à sa près en réalité. Bah Philippe avait annoncé enfin avait demandé des des une présidentielle anticipée enfin a programmé. Donc ce serait pas impossible mais c'est vrai que le vrai courage de Bruno ce serait ce serait ça. Après, est-ce qu'il est encore lié par une amitié, par une par

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une fidélité ? Parce que c'est vrai que dans le courrier qu'il a écrit, qu'il a adressé à Emmanuel Macron et à la fin donc il termine il termine à la main et il met ma fidèle amitié, enfin un truc du genre amitié sincère. Voilà. Euh donc qu'est-ce qu'il est lié par ce par ce par ce lienlà ? Je sais pas, je connais pas assez la nature de la relation entre Bruno Lemer et Emmanuel Macron. Je l'ai bien étudié mais je saurais pas dire ça. Il y a des choses qui restent secrètes l'intervention confidentielle. C'est ça son petit jardin secret. Mais mais voilà, enfin c'est la question qu'on peut se poser. Pourquoi pourquoi il pousse pas le curseur à ce pointl ? D'autant qu'en face il y a des macronises qui sont prêts pour le coup à mordre Bruno Lemolé pour défendre Emmanuel Macron.

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Et oui comme par exemple Maot de Brejon. Alors là quand même on voit qu'il y a un pattern qui se répète. Il y a les anciens macronistes qui sont tous d'accord pour chier sur Macron et les Macronistes qui sont encore dans le gouvernement sont tous d'accord pour défendre Macron. Donc moi ça m'étonnerait pas que d'ici 1 an Brejon elle fasse une Bruno Lemer finalement alors que là elle est en train de défendre Macron. Donc vraiment encore une fois c'est ça vraiment ça ça en dit beaucoup sur la nature profonde de ce que c'est que la Macronie et sur le niveau d'effondrement de ce camp qui est totalement en train de de se briser quoi. Et tout à l'heure tu disais peut-être qu'il prépare des ambitions prévidentielles ou à minima en tout cas une reconversion politique pour l'après

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Macron. En vrai on en parle à chaque fois je crois que c'est enfin c'est la 4e émission. Je crois que dans chaque émission qu'on a fait, on a toujours dit hm on sent que ça prépare l'après Macron dans le dans le bloc central, quoi. Donc là, Bruno Lemer, ça peut s'inscrire là-dedans. Mais même brugeon qui là est encore une dernière des dernières fidèles au président de la République, finalement. Bon, même elle, il y a un moment donné, je pense qu'elle va finir par préparer l'aprèsMon. D'ailleurs, il y a un point commun entre mot Brejon et Bruno Lemer, c'est que les deux viennent de LR, ils sont de ces macronistes issus de LR. Donc peut-être que d'ici euh 2 ans, quand la Macronie aura fini de péricliter, ils vont se retrouver dans le même parti à nouveau

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euh Bratsu Bratsu à vouloir privatiser la sécurité sociale quoi. Oui, très clairement. Très clairement. Donc euh regardons sa réaction mais voilà. Bon là ça va pas forcément être la plus intéressante mais elle dit le contraire de Bruno Lemire, elle dit "Non, non, nous on est honnête, on est sincère donc c'est vraiment en mode des gens qui ont défendu la même politique pendant 7 ans qui qui étaient dans dans le même camp politique pendant 7 ans qui se renvoient la patate chaude pour dire non on a menti. Non, on n pas menti. Tout ça, c'est ridicule mais tout ça est quand même divertissant." On l'a déjà dit. Stop à toutes les polémiques et je reprendrai la phrase qui a été donc porte-parole du gouvernement. Voilà, celle de Pierre Moscovici. Il n'y avait pas de volonté de tromper. Dès mars

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2024, Bruno Lemire et le président de la République ont procédé à 10 milliards d'euros de gel. Je m'en souviens très bien, j'étais parlementaire. Euh ça a beaucoup créé de débats, ça a suscité des mécontentements. On l'a fait et on l'a fait avant l'élection européenne alors même que c'était impopulaire. Bruno Lemire dit euh dans cet entretien, je voulais aller beaucoup plus loin. Il y avait encore 15 milliards à trouver. On ne m'a pas écouté. Résultat, les comptes ont dérapé de 42 milliards. J'écouté le débat avant de venir en plateau. Euh d'où viennent ces dépenses ? Ces dépenses, elles viennent notamment de la crise du Covid. Je rappelle qu'on a nationalisé le salaire des Français. Nationaliser le salaire des Français. C'est quoi ? C'est presque communiste

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que de faire ça. Nationaliser le salaire des Français. OK, d'accord. Donc c'était on on est on est passé sous régime de capitalisme d'État comme en Chine. Le temps du Covid, je tiens à vous le rappeler, c'est pas tout à fait ce qui s'est passé 2024, on n plus dans le Covid, la mémoire courte. Et ensuite de la crise de l'énergie où l'État est allé jusqu'à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an. Donc cet argent a été utilisé pour protéger les Français parce que la première mission du président de la République, c'est de protéger les Français. OK. Alors tu avais quelque chose à dire ? Non très très rapidement parce que je vois que sur le sur le chat Asméchant dit cite la guerre en Ukraine mais c'est

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vrai que ça ça me rappelle toutes les cartes magiques de la Macronie. C'està dire que les cartes magiques de la Macronie, tu as soit le Covid donc ça c'est la première évidemment. La deuxième c'est oui mais la crise la guerre en Ukraine et troisème c'est la crise énergétique à chaque fois. Euh et ça rappelle SarkoZi aussi avec la crise économique. Enfin à chaque fois en fait oui mais c'est le contexte international, c'est le contexte géopolitique, c'est le contexte économique. Ouais, c'est ça. Mais on a fait ce qu'on a pu. On a fait ce qu'on a pu. Donc voilà. Enfin, je voulais réagir. Moi je voula moi ce que je vous sur quoi je voulais réagir, c'est que ça ne parle que de dépenses he toujours à chaque fois c'est oh non il nous manque 100 on a 10 milliards de déficits

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en trop vite coupons les dépenses publiques. C'est toujours le but c'est couper les dépenses publiques. Couper les dépenses publiques. Alors que Macron a baissé les recettes, a supprimé tout un tas d'impôts, c'est ce qu'on disait. euh fait tout un tas d'exonérations d'impôts et de cotisation sociales aux grandes entreprises sur ces fameux 211 milliards d' en parlait tout à l'heure. Pourquoi ne pas aller chercher les 10 milliards là-dessus ? Pourquoi pas arrêter de prêter des milliards à des multinationales qui font des bénéfices records ? C'est impensable pour eux. Et s'il y a un point commun entre Maon, Emmanuel Macron, Bruno Lemire et tous ceux dont on va parler ici, sauf bon on verra après, c'est que il ne voit des ajustements budgétaires quand ils doivent ajuster

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ajuster un peu au dernier moment, vite, on doit aller trouver 10 milliards quelque part, c'est toujours sur la réduction de la dépense publique et sur jamais sur autre chose, jamais sur l'augmentation de la fiscalité. Alors que bon, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, leur politique marche pas. Cette politique de l'offre n'a pas les effets compterés. C'est pour ça que la croissance stagne. C'est pour ça que la création d'emploi est beaucoup moins par rapport à leurs prévisions, se fait beaucoup moins et souvent des métiers que ça soit de l'apprentissage, des livreurs, enfin des travails uberisés ou ce genre de choses, ça fonctionne pas. Et ça, ils ne reviennent jamais là-dessus. Ils ne reviennent jamais là-dessus quoi. Ils ne réfléchissent qu'en terme de dépenses comme si le seul

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la seule manière de d'agir sur les finances de la France c'était baisser les dépenses. Alors que tu peux aussi augmenter les R7 ou tu peux aussi sinon tout simplement avoir une politique euh à même de créer de l'activité économique dans le pays, pas uniquement par rapport à à des ajustements budgétaires mais qui serait à même de sur le long terme justement assaignir un petit peu les finances publiques en relançant la machine économique quoi. Et ça jamais de la vie ils vont commencer à l'évoquer quoi. Ils se renvoient tous la balle en disant non c'est pas de ma faute. Non c'est c'est de la faute à l'autre. C'est de votre faute à vous tous parce que votre politique économique ne marche pas et vous ne voulez répondre à des problèmes que vous avez vous-même créés

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uniquement par la réduction de la dépense publique alors que c'est un des leviers que vous pouvez utiliser mais c'est pas le plus évident surtout dans notre économie où euh on a la sécurité sociale, l'école publique, l'hôpital public et ce genre de choses. Mais complètement sur Ouais. Et puis ce que tu disais sur les sur les recettes, il y a il y a des possibilités de recettes à aller chercher. D'ailleurs, la commission des finances présidée par Eric Cocrel depuis un certain nombre de mois propose des alternatives chiffrées parce que c'est vrai que c'est aussi un des arguments de la Macronie, c'est de dire en fait vous nous parlez d'ET mais allez-y, faites une proposition constructive et cetera. Ben, il y a un travail très concret qui est effectué par Eric Cocrel et pas seulement par

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tous les parlementaires de euh de de gauche et et aussi par le par Liot, par les indépendants plutôt centristes autour de de Charles Decourson. Donc, il y a des il y a des il y a des leviers à aller activer. et plutôt que ça en fait on se réfugie absolument dans une politique qui fait comme première victime les services publics encore une fois parce que c'est aussi ça le bilan de la macronie c'est étouffer enfin est comment dire couper absolument dans la dépenses publique pour étouffer les services publics et donc pour réduire les les possibilités comment dire de de de d'accéder à des services minimums pour les plus précars en particulier. Oui. Ah ouais parce que des services publics qui profitent le plus des services publics en France. Il y a un truc quasiment enfin c'est

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linéaire quoi. Plus on est pauvre, plus on bénéficie, plus on a le comment dire une utilité à utiliser les services publics. Quand tu es milliardaire, tu t'en fous des services publics. Tu peux faire tout par le privé, la retraite par répartition, tu t'en fous parce que de toute façon tu as des milliards de côté. La question ne se pose même pas. Tu mets tes enfants dans l'école la plus chère de France pour préparer leur avenir. Bah tu peux y aller. Tu as pas besoin des services publics. Plus tu es riche, moins tu as besoin des services publics. Donc c'est vrai, c'est ce qu'on l'a déjà dit dans cette émission. Les premiers à trinquer euh en cas de réduction des dépenses publiques, c'est les plus pauvres et parfois dans le détail, c'est aussi le milieu associatif, le milieu

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culturel, tout un tas de choses et typiquement le milieu associatif et il y a un tissu associatif qui est au service des Français les plus précaires et pas au français au service des Français les plus riches quoi. Donc derrière tout ça, derrière toute leur politique de l'offre en fait se cache une politique de classe au bénéfice de la classe bourgeoise. Voilà le terme est lâché face au prolétariat relire Marx. Non mais c'est complètement ça. C'est une politique de classe, une politique de de casse aussi pour pour la joue à la rue fin. On va faire des petites rimes comme ça. Mais euh j'essaie de conclurer ces imitation. Maintenant, faut le faire avec la voix tremblotante, ça sera parfait. C'est ça. Et en butant sur les mots. Euh non, mais il y a il y a cette il y a

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cette politique là. Euh donc en fait, on étouffe les services publics, donc c'est le bout de la chaîne et tu le disais sur le fait que les plus les plus précaires, les plus pauvres sont les premiers bénéficiaires de ces services publics. Il faut aussi dire que le bilan de la macronie, c'est aussi une explosion de la pauvreté. Aujourd'hui, près de 10 millions de Français euh vivent sous le seuil de pauvreté. Et il y a une autre statistique qui est aussi alarmante, c'est que 10 % de la population l'année dernière a eu recours à aux distribution alimentaire. Euh donc euh enfin tout tout ça est à mettre aussi en en en relation quand on fait le bilan de la de la Macronie pour prendre un petit peu l'ampleur de la classe globale de de la politique monée depuis 2017.

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H tout à fait. Alors, je vois quelqu'un qui dit "Les riches ont la SQ aussi." Oui, mais les riches en profitent moins. Si tu es très très riche, tu vas donner beaucoup entre guillemets à la SQ euh parce que bah tu as tes cotisations, ça va faire quand même une bonne partie de ton salaire qui part en cotisation et c'est très bien, je le précise, euh mais voilà, tu donnes plus que tu récupères comme c'est mutualisé, c'est le principe de la solidarité nationale et de la solidé solidarité intergénérationnelle dans le casre de la réforme des retraites. Donc effectivement, si tu es très très riche, tu gagnes beaucoup d'argent, bah tu vas donner beaucoup entre guillemets bon il te reste beaucoup mais tu vas quand même donner beaucoup à la sécurité sociale pour au

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final en profiter un petit peu moins. Voilà, c'est c'est le principe de mutualiser finalement quoi. Donc oui, les riches aussi ont la sécu et de toute façon la sécu c'est censé être universel. C'est censé être pour les plus pauvres comme les pour les plus riches. Et c'est comme ça. C'est très bien que ce soit comme ça, mais force c'est de constater que plus tu es riche, moins tu as intérêt à profiter de cette sécurité sociale, quoi. Voilà pour pour revenir là-dessus. Mais c'est c'est vrai effectivement, c'est aussi pour les riches la sécu et même si on généralise la sécurité sociale, on parle de la sécurité sociale de l'alimentation par exemple en ce moment, il y a des débats qui commencent à émerger là-dessus, bah ça sera aussi pour les riches. Voilà, c'est le principe de le de

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l'universalité de la sécurité sociale. C'est comme ça et on peut pas effectivement revenir sur ces principes là. Tout à fait. pour les plus riches. Alors ouais, plus on est riche, moins moins on en profite. Ça veut pas dire qu'on en profite pas et qu'on y a pas accès par ailleurs, quoi. Bah avant de passer à la suite, justement là, on va passer après à Éric Cocrel, président de la commission des finances. Là, tu en parlais juste avant mais j'aimerais bien regarder quand même cet extrait d'Élisabeth B parce qu'il y a un mot de Brejon qui est tombé qui est monté à la rescousse, pas de Bruno Lemer mais du coup bah du gouvernement actuel Ellisabeth Born aussi alors que franchement le binôme Elizabeth Born Bruno Lemer name a mort iconique du haut wait, j'ai envie de dire.

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de parmi les représentants les plus historiques de la Macron dans tout ce qu'on va dire quoi. Donc làab qui dit "Oh non, Bruno Bruno le il dit de la merde." Bon c'est tout ça est vraiment ridicule quoi. Donc donc on va regarder ça. Bien bronzé pour un mois de novembre d'ailleurs. Elle est bien bronzée pour un mois de novembre d'ailleurs. C'est vrai. C'est vrai. Un super point de soleil à côté du ministère de l'éducation. Bruno le maire encore lui décidément là il vous prend notamment à partie aussi vous n'êtes pas la seule c'est vous le président de la République sur cette note d'avril 2024 qui l'a envoyé on est donc juste avant les européennes et Bruno le maire dit j'ai sonné l'alarme et on n' pas réagi. Il est il est sympathique Bruno mais je pense qu'il peut se rappeler que moi

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j'ai quitté Matignon le 8 janvier 2024 donc je n'étais plus premier ministre j'avais un successeur Gabriel Atalends le le budget 2024 il a été voté fin 2023 on le sait là on est dans plein les discussions budgétaires pour le budget 2026 on n pas en 2026 donc elle était encore totalement première ministre c'est elle qui a fait passer le 43 sur le budget et les lettes de Bruno Lemer datent de fin 2023 si je dis pas de bêtises ça donc làdessus elle est vraiment en train de voter en touche en disant ah Euh moi j'étais plus là à ce moment-là. Bah oui, quand l'affaire a commencé à émerger, j'étais plus là. Qu'est-ce qui se passe Weldorge ? Euh Weldorge là, qu'est-ce que tu nous fais là ? Il s'est endormi sur le clavier. Tu t'endormis sur le clavier ? Est-ce que quelqu'un peut juste time out

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Weldorge qui a un problème technique ? Après, je le vois souvent. Ouais, merci. Je vois souvent Worge, c'est pas c'est pas un trô ou quoi que ce soit mais là il y a eu un problème sur le chat. Euh donc voilà, Ellisabeth Band qui dit un peu n'importe quoi. Vous cite-il ? Ah ben je ne sais pas, il faut lui demander. Je ne sais pas. Vous avez une idée quand même. Non non mais je pense que écoutez c'est enfin c'est à lui de c'est à lui de s'expliquer. Je je crois qu'il doit manifestement se mélanger dans le calendrier mais les faits sont là. En avril 2024 je n'étais plus premier ministre. Bruno bon j'ai répondu à son argument de toute manière. Oui. Bah tu étais premier ministre au moment où le budget a été voté quoi. Oui. Puis la question c'est pas qui est

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premier ministre au moment de la lettre quoi. Enfin comme tu dis c'était au moment du du budget à tal il arrive juste après. Il fait sa déclaration de politique générale à à la mi-janvier. Donc enfin c'est pas contestable. Donc elle est gentil Ellisabeth mais elle se trompe dans son calendrier aussi. Oui voilà exactement tout le monde se trompe dans le calendrier finalement tout ça est assez pathétique mais divertissant. Ça fait 40 fois qu'on le dit mais parfois je sais pas quoi. D'ailleurs d'ailleurs on notera aussi la petite balle perdue pour pour Atal parce qu'elle renvoie le truc vers Atal et c'est intéressant parce qu'il y a un peu un pingpong en ce moment. Enfin, c'est vraiment c'est du côté de la macronie entre Atal et Born, enfin en ambiance se s'envoyait des petites des petites

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balles. Euh Atal récemment a fait une sortie en disant que Ellisabeth Borne avait défait tout ce qu'il avait voulu faire au ministère de l'éducation nationale. Là, tuas Ellisabeth Born qui à plusieurs reprises met des petits tirs à Atal et là là en gros dit "Attendez, attendez, vous parlez de ce dérapage." Moi j'étais plus là, c'était Gabriel Atal. Donc c'est une façon aussi encore une fois de de poursuivre ce duel à distance palpitant. On attend la réaction de Gabriel Aal qui peut-être va dire bah non, le budget a été voté la dernière fois. Moi j'ai hâte de voir la suite mais qui est Ouais, exactement. Exactement. Euh alors du coup là, on a vu un peu la réaction des macronistes. Il y a pas grand chose à commenter à part de dire que tout ça est assez ridicule. Par

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contre, du coup, ce qui est peut-être plus intéressant, c'est de voir la réaction d'Éric Cocrel qui à la fois représente la commission des finances. Il était président de la commission des finances, bah fin 2023 quand le budget a été voté. Il fait partie des personnes qui ont alerté et cetera et cetera. Donc c'est pas le seul hein parce qu'il y a aussi le Pierre Moscovici euh le haut conseil aux finances publiques Bruno Lemer du coup vraisemblablement et après d'autres même au RN certains ont commencé à jaser déjà à ce moment-là comme Jean-Philippe Tanguide dont on parlait tout à l'heure mais voilà il va parler en tant que président de la commission des finances mais aussi en tant que représentant de la gauche française et qui connaît bien toutes les questions budgétaires et économiqu et

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donc là on va voir que le son de cloche est un petit peu différent et bah c'est un peu moins se passé la patate chaude ce qui est normal cela dit parce qu'il était pas au gouvernement à ce moment-là mais voilà donc écoutons ce qu' ce qu'à dire Bruno Eric Coel, président de la commission des finances. D'ailleurs, il est toujours président de la commission des finances malgré malgré la dissolution et tout ça tout ça, il y est resté. Voilà, ce qui lui permet d'avoir euh une posture un peu différente sur BFM TV. Et j'ai remarqué al j'ai réact déjà à toutes ces interview lundi, je crois que c'était ouais c'était lundi. Éric Okrel souvent il interrogé en tant que président de la commission des finances et du coup il se fait un petit peu moins chier dessus par

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les présentateurs que le gauchiste moyen ou le lfiste moyen à la télé. C'est assez assez intéressant. C'est vrai. Et puis en plus il bénéficie de comment dire d'un espèce de légitimité parce qu'il a formé un duo un petit peu avec Charles Decourson donc qui est député Liot donc indépendant plutôt centriste. Et donc Charles de Courson était son rapporteur général au budget dans la commission des des finances. Et donc en fait le fait que CCK arrive à travailler avec quelqu'un qui par les médias mainstream disons est vu comme modéré, ça a aussi joué dans cette espèce de de de droit ou en tout cas de légitimité à minimum. Voilà. Alors après il faut noter que Charles Decourson a perdu son poste au profit de Philippe Juvain qui est LR. On va voir comment ça va se

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passer entre les deux. C'est vrai que tu as raison, il y a c'est le seul insoumis presque qui bénéficie de ça. Il y avait un moment, il y avait Aie trouvé aussi quand elle était présidente de commission des affaires économiques et bon maintenant c'est c'est un peu moins le cas et étrangement quand Clémence Gué est sur les plateaux on parle pas de on l'appelle pas vice-présidente de l'Assemblée nationale. Là par contre il y a on la diabolise un peu plus. Ouais ouais après pour quelle raison ? Voilà je sais pas peut-être peut-être un c'est un fond de misogynie aussi je sais pas trop. Tu as dit le mot Ouais. Je voudrais dire une chose, il y a eu cette lettre mais il y en a une autre qui est passée plus inaperçue. OK. En deuxème révélation, alerte exclusive, il y avait une deuxième

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lettre de Bruno Le crois pas que c'est Bruno Lemer là. Il me semble qu'il va parler de Moscovici mais je suis pas sûr. Moskovici qui était au commissaire à je sais plus quoi, je me souviens plus. Il était à la Cour des comptes en gros cit le chef de la Cour des comptes quoi. Sachant que le fameux haut conseil aux finances publiques dont je parlais qui justement doit juger la crédibilité des scénarios du gouvernement, c'est littéralement son rôle, son métier en faisant un rapport qui est public par ailleurs et qui qui était raccord avec ce que dit Cocrel ici ce qu'a dit Bruno Lemire dépend de la cour des enfin ça dépend de la Cour des comptes le conseil aux finances publiques. Donc Pierre Moscovici en tant que président, il me semble chef de la Cour des comptes à cette époque-là,

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effectivement logiquement il aurait donné l'alerte aussi comme le président de la commission des finances et comme le ministre de l'économie. Donc encore une fois, c'était vraiment un secret de polichinel quoi. Sachant que le rapport du haut au conseil aux finances publiques est public. Donc même n'importe qui pouvait la regarder et c'était écrit noir sur blanc. Attention, vos prévisions, elles sont un peu pourries quoi. Voilà. Quelle et une lettre qu'il a écrit en novembre 2023. Excusez-moi, je remets les moments avant à Ellisabeth Borne, juste avant qu'Élizabeth Borne annonce un 493 sur le budget de l'État. Bah alors Ellisabeth Born, alors Babette, qu'est-ce qu'elle nous fait là ? Elle a dit "Non, non, c'était pas moi." Bon bah OK, d'accord. Gabriel. Ouais.

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Et dans cette lettre, il dit la même chose. Il annonce même qu'il va très certainement falloir annuler 10 milliards d'euros supplémentaire par rapport au budget qu'on était qu'on était en train de de on était en train de discuter euh à ce moment-là dès le mois de janvier ou février et il y a pas eu un mot d'Élisabeth Bord dans cette présentation de son budget à l'Assemblée. Elle avait connaissance de cette lettre. Elle avait connaissance de cette alerte. Tout comme ensuite Emmanuel Macron et Gabriel Atal qui était le nouveau premier ministre avait connaissance de ces alertes réitérées par Bruno Lemire. Est-ce que vous considérez que le fait que ça n'ait eu aucune conséquence, qu'en effet ça n'a été ni mentionné par les uns ni mentionné par les autres, qu'il n'y ait

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pas eu ce projet de loi rectificative qui aurait donc assumé en quelque sorte cette dérive. Est-ce que Est-ce que vous estimez euh certains disent c'est une hésitation là, il y a pas eu de projet de loi de finance rectificative. Donc les 10 milliards c'était quoi ? C'était des ordonnance quelque chose comme ça ? Euh si si c'était si si c'était un projet de parce que enfin il y en a eu un avant les européennes là ou alors j'ai décroché, j'ai peut-être lu le chat, j'ai mal compris ce qu'ils ont dit parce qu'il y a un il y a eu 10 milliards d'économies c'est n'ont pas été débattu de gel oui de gel. Ouais, je t'avoue que c'est plus très frais dans mes souvenirs mais ou alors je sais pas, ils ont fait un 493 instantanément coupé au début. Si quelqu'un l'info dans le chat parce que

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pour moi c'était un projet de votre finance rectificative. Ces fameux 10 milliards d'économies début 2024 qui correspond à la lettre de Bruno Leire et cetera et cetera mais du coup ça correspond bon je vais retourner un peu en arrière peut-être. J'ai mal entendu he je suis fatigué j'is 5h cette nuit je suis à deux doigts du burnout pardon. Décret c'était par décret. OK donc c'était pas un un PLFR. Ah ouais d'accord. OK. Ou un PFR qui est passé par décret. Bon je sais pas. Ah oui le maire a appelé à un projet de leur rectification pas eu lieu. Ouis c'est ça. Il y a pas eu lieu à la place. Ils l'ont passé en décret sans débat du coup. Ce qui est encore une fois une caractéristique de la Macronie de ne pas débattre, passer outre l'Assemblée nationale et passer en France. Voilà,

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encore une fois à travers toute cette séquence de un peu de retour en arrière, on voit au final la nature profonde de la Macronie à tous les niveaux quoi, qui aurait donc assumé en quelque sorte cette dérive. Est-ce que est-ce que vous estimez certains disent c'est une forme de mensonge ? Clairement, ça veut dire qu'il y a un mensonge d'état omission. Oui. Bah, il y a une omission d'état. Euh donc c'est pas c'est dans vu la situation, c'est-à-dire empêcher finalement l'assemblée de discuter d'une situation concrète réelle dès 2023 évidemment il y a euh en partie on peut me dire que rétrospectivement ça veut dire que le budget qui était présenté était insincère. Je sais pas si vous vous rappelez mais le il le dit dans la dans la lettre noir sur blanc. Voilà ce qu'il écrit

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notamment nous pourrions être accusés d'inscérité. Il l'écrit à Emmanuel Macron. Il dit "Monsieur le président euh je demande notamment une euh loi de finance rectificative sinon on nous accusera d'un sinincérité." Bien sûr. Donc euh donc du coup je peux le faire aujourd'hui puisqu'il il l'expliquait. Mais mais il faut se rappeler qu'à ce moment-là Pierre Moscovici pour le haut commissaire des finances publiques n'avez pas parlé d'incissaire des pour le haut conseil des finances publiques. Il s'est trompé ? Non. Ça existe le haut commissaire des finances publiques qu'il a dit pour le haut. Bon bref, peu pas importe sincérité parce que c'est un peu l'arme nucléaire. Si vous parlez d'insincérité, ça veut dire que constitutionnellement faut arrêter ce qu'ils est en train de se passer.

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Mais avait dit que pour lui c'était pas très crédible ce que ce qu'on nous proposait. Donc il y a eu des alertes. Enfin faut pas faire comme si on a entendu après les les le gouvernement nous dire mais non on ne pouvait pas savoir. Il y a eu des alertes en tous les sens. Le ministre, l'économie, c'est ce qu'on apprend, lui-même à alerter, la première ministre, a alerter le président de la République et rien n'a été suivi des faits. Et oui, effectivement, on continue. C'est intéressant parce que là cefin errel fait comment dire met une petite petite pique quand même à Maler en disant ben voilà du coup je peux le dire parce que Bruno Lemè l'a dit enfin bah oui ça fait des mois et des mois et des mois que que qu'Ericoel comme toute la gauche parle de de de mensonge au

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français d'homission de de d'irresponsabilité et cetera personne n'a voulu entendre maintenant que c'est Bruno Lemè qui arrive avec un courrier marqué secret euh là ça y est on entend mais Mais mais c'est dommage parce que ça fait bien longtemps qu'on aurait pu réagir notamment en cherchant des recettes comme tu le disais. Ouais mais dans tous les cas enfin limite je me dis s'ils ont pasf c'est quoi le pire pour la France là tout de suite ? Alors après là c'est politique, il y a pas de réponse mais bon comme nous ici on est de gauche, on va quand même y répondre à cette question. C'est quoi le pire pour la France ? Creuser augmenter le déficit de quelques 0,5 % alors que c'était pas prévu ou casser les services publics ? Ouais la question se pose s'ils avaient

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vraiment réagi, leur réaction ça aurait été quoi ? Ça aurait été de faire une cure d'austérité comme ils essayent de nous faire passer justement depuis la dissolution. Ils y arrivent pas trop parce qu'ils ont pas la majorité. Mais je veux dire, il y a un côté où bon euh si au final le lanceur d'alerte Bruno Lemer avait été entendu, ils auraient fait quoi ? Ils auraient économisé 40 milliards sur le dos de l'école publique, de l'hôpital public, du remboursement des soins et de la retraite par répartition quoi. Donc est-ce que ça aura été vraiment une bonne chose au final que Macron ait préféré a préféré et mis ça sous le tapis et qu'ils aient préféré creuser un petit peu le déficit plutôt que casser nos services publics ? Est-ce que c'est vraiment une si nouvelle que ça quelque part ? Alors

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non, dans ce sens c'est clair que non. Ouais. Ouais. Non, c'est clair. C'est clair. C'est vrai que si on se dit que dans tous les cas, ils iront pas chercher de recettes qui ne vont pas imposer les plus riches, qui vont pas qui qui qui vont pas taxer les les les les dividendes de capital en général, oui, forcément, il vaut mieux il vaut mieux encore qu'il a mis ça sous le ta vie. Mais c'est mon avis en tout cas. Mais oui, mais je pense que tu as malheureusement raison parce que évidemment Emmanuel Macron jusqu'à la fin de son mandat refusera absolument toute possibilité d'aller chercher des recettes et surtout qu'en plus ce serait aussi ce dé parce que il a supprimé l'ISF par exemple. C'est juste une mesure symbole mais mais ça fait partie aussi de sa de sa de sa politique

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globale et donc forcément oui c'est l'austérité que l'austérité toujours l'austérité et on aurait pas eu autre chose. On aura pas autre chose parce que comme tu viens de dire ça serait un aveu d'échec de sa de sa politique. Alors en vérité le fait que il y a que il y ait pas assez de croissance et qu'il déficite enfin tout ce qui s'est passé en 2024 là leur mauvaise prévision est déjà un aveu d'échec de sa politique. Mais au lieu d'acter cet échec pour tenter une autre politique économique, premièrement le déni puis après quand c'est plus du déni, c'est dire "Ah oui ben on va aller encore plus loin dans cette politique, si on arrive à le faire assez fort cette fois-ci ça marchera quoi." Donc encore une fois tout ça est extrêmement révélateur de ce que c'est

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que la Macronie et ce que c'est que la Macronie depuis 2017. Voilà. Alors sachant qu'à un moment donné leur politique semblait avoir plus ou moins porté un petit peu ses fruits parce qu'il y a quand même eu sous Bruno Leer du coup c'était quoi la deè ou 3è année avant le Covid ? une année où le déficit avait été contenu, mais ça a été à court terme, ça a été contenu, mais après comme leur politique, ça a été contenu parce qu'ils ont vraiment raboté dans les dépenses et ce genre de choses quoi. Donc ça a marché une année où on est passé sous les 3 % de points de PIB en déficit annuel. Il y a eu une année où ça l'a fait chez Macron mais de toute façon c'était du très court terme parce que les effets économiques concrets sur l'économie réelle de sa politique n'ont

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pas créé de cercle vertueux à même de relancer la machine économique et cetera et cetera. Donc ça je veux dire même s'ils ont contenu le déficit pendant un an ou deux, dans tous les cas c'est sur le temps long qu'on peut juger d'une politique économique. C'est pas évident de penser l'économie sur le temps long dans un monde hyper financiarisé comme le nôtre mais c'est comme ça qu'on le fait. Et logiquement voilà, justement on a 10 ans de Macron, là on peut commencer à réfléchir un tout petit peu en terme de temps long. Et sur le temps long, sa politique de l'offre, sa politique prousiness, sa politique néolibérale, tout ce que vous voulez d'austérité est un échec et c'est justement tout c'est ce que précisément ce que cette séquence montre quoi. Ouais. Ouais. Et puis tout dépend aussi

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sur quel indicateur enfin à partir de quel indicateur on juge une réussite ou pas d'une politique économique parce que si on se contente uniquement de certains indicateurs comme le taux de chômage, la croissance, taux de d'inflation, je ne sais quoi, le déficit, on peut on peut attribuer une réussite à une politique qui casse en fait qui crée une casse sociale absolue. Enfin, ça veut dire que c'est dire que aujourd'hui, enfin, c'est un peu ce que je disais tout à l'heure, mais la Macronie se targue de bons résultats, enfin en tout cas s targué à certains moments de bons résultats, sauf qu'il y a jamais autant de pauvre, il y a jamais autant de mal logés, il y a jamais autant de précaires. Donc enfin voilà, tout ça est à mettre en perspective et c'est vrai que juger de

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de la réussite ou pas d'une politique économique, c'est quelque chose de diminemment complexe et c'est aussi pour ça que bien souvent la Macronie arrive à tordre certains indicateurs pour dire "Voyez, on réussit mais sauf que c'est plus compliqué que ça évidemment." Il y a de la politique derrière ça c'est pas tu arrives avec une vérité absolue. Ça dépend de ton prisme de lecture politique. Un libéral pourrait très bien dire non je suis très satisfait regarder ça marche. Là où un communiste pourrait dire il y a rien qui va quoi. Je veux dire il y a de la politique derrière quoi. Donc faut arrêter de dire comme quoi il y a des indicateurs précis et c'est comme ça et c'est pas autrement. Il y a pas enfin c'est c'est pas comment dire il y a pas qu'une seule manière

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d'apprécier la situation. Et ça pareil c'est une des grandes caractéristiques pardon caractéristiques de la macronie mais en fait une des grandes caractéristiques de ce qu'on appelle souvent l'extrême centre. J'ai vu quelqu'un en parler tout à l'heure dans le chat parler de Margarette Toucher qui disait "There is no alternative". Il n'a pas d'alternative. C'est ils disent non, c'est nous qui avons raison, c'est comme ça et c'est pas autrement. C'est nous qui avons compris les règles. En fait, c'est nous même qu'on définit règles entre guillemets et puis les autres vous savez pas de quoi vous parlez quoi. Et donc pareil à travers toute cette histoire, on ressent cet aspect-là, l'aspect extrême centre zerisno alternatif Tina. Voilà, exactement. Euh chez la Macronie quoi. Alors, je voulais

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justeirer un petit message avant de passer à à la toute fin. Là, on va parler vite fait du communiqué de Marine Le Pen, même s'il y a pas grand chose à dire dessus. Euh là quand je disais tout à l'heure, Macron en gros ce qu'il dit c'est "Ah ça marche pas notre politique économique, du coup on doit aller plus loin. Euh c'est pour ça que ça marche pas." Quelqu'un a répondu alors il y a un petit capa, mais c'est je trouve que c'est intéressant. Longost qui a répondu remember le communisme marche pas car on n pas été assez loin dans le communisme. Alors comme quoi oui effectivement il y a plein de communistes qui diraient ça qui diraient non c'était pas du vrai communisme. Si on faisait le vrai communisme ça marcherait. Mais alors là où je suis pas d'accord avec toi, c'est

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que c'est pas comparable. Et moi, j'ai des exemples de tout petits bouts de communisme qui fonctionnent alors qu'on a pas été très très loin comme par exemple la sécurité sociale dont on parle depuis tout à l'heure. La sécurité sociale, c'est mutualiser la richesse créée par les travailleurs dans un grand pot commun et pour le redistribuer dans une forme de solidarité intergénérationnelle et internationale qui assure une un niveau de vie minimum pour tous, y compris les plus pauvres des travailleurs. Donc ça c'est un communisme qui pas qui a pas été si loin que ça. C'est un tout petit bout. C'est une petite une petite croquette de communisme dans la brioche France. Il y a une pépite de communisme dans la brioche France. Bon, l'analogie Voscavo, mais on voit que ça peut marcher. Donc

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non, je suis pas je suis pas d'accord avec toi longosse. Même si tu avais mis un capa, peut-être que c un peu pour rigoler mais voilà, je veux dire c'est quoi un petit bout d'austérité qui marche ? Bah montrez-mois enen un petit bout d'ostérité qui fonctionne. Moi j'ai un exemple de petit bout de communiste qui fonctionne, ça s'appelle la SQ. Voilà. Ouais. Et puis il y a des petits bouts aussi dans les municipalités hein parce qu'il y a du communisme municipal qui vient encore. Voilà, il mutuel municipal notamment qui se crée euh enfin il y a il y a il y a tout un ensemble d'initiatives. Donc là pour le coup oui, je te rejoins sur la pépite communiste dans la brioche français mais je crois qu'il est midi c'est pour ça qu'on a faim comme ça qu'on parle de brioche.

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C'est ça. Oui, j'avoue. Je veux dire on a encore largement dépassé de quasiment 1 heure. C'est aussi le problème tech presque 2 he je parle de mid presque 2 he oui on est d'accord. C'est plutôt que cet argument pété. On le connaît depuis longtemps à gauche. Oui. Voilà c'est je vois ce que tu veux dire. On est d'accord. On est d'accord. Très bien. On est tous communistes ici évidemment. On a l'humanité finalement. OK. Bah pour terminer, je te propose de lire le la déclaration de Marine Le Pen, le tweet de Marine Le Pen, ce qui est pas hyper intéressant. Moi, je voulais retrouver un extrait de Jean-Philippe Tangy qui parle tout ça parce que c'est le monsieur budget du RN. J'ai retrouvé que des extraits de il y a longtemps où il alertait déjà. Bon, on a déjà parlé

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en fait, tout le monde était d'accord pour dire que il allait y avoir plus de déficit que prévu. C'était effectivement un secret de polichinel. Mais voyons ce que Marine Le Pen av en dire pour voir un petit peu la posture que peut avoir l'autre opposition à Macron. J'ai un truc dans la bouche. L'autre position à Macron, pas de gauche mais d'extrême droite. Du coup, en vérité, il propose des solutions économiques qui sont beaucoup plus proches de Macron. En vérité, c'est quasiment les mêmes en terme de de de politique budgétaire qui ce qu'il propose. Mais voyons voir les éléments de langage de Marine Le Pen. Donc je je vais lire tout ça. Le tweet est un peu lourd. La confirmation que Bruno Lemire avait informé Emmanuel Macron par une lettre sur l'état désastreux des finances publiques alors

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que lui-même et l'ensemble du gouvernement en parallèle menta au Français montre bien à quel point notre démocratie est malade. Le Rassemblement national avait au contraire dit la vérité aux Français et dénoncé publiquement ses mensonges organisés pour couvrir des dérapages insensés du déficit public. Donc quand elle dit ça, voilà, elle pense à Jean-Philippe Tangy qui lui aussi aurait alerté en réalité absol C'est ce qu'on disait tout à l'heure que ça soit Pierre Moskovici, Éric Cocrel, Jean-Philippe Tangi, tout le monde a à peu près alerté en vérité. Tout le monde Bruno le maire lui-même, je veux dire on a tout le champ politique quoi. Un technocrate à travers Moscovici, le centre libéral du bloc bourgeois à travers Bruno Lemer, l'extrême droite nationaliste à travers

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à travers Jean-Philippe Tangui et la gauche et la vraie gauche entre guillemets à travers le président de la commission des finances Éric Coerrel. Donc je veux dire au norment dire voilà, on avait dit la vérité. Bah oui, mais tout le monde avait dit la vérité à ce compte-là. Le 3 juin 2024, alors que nos alertes et demandes de correction du budget restaient sans réponse du gouvernement pendant des mois, nous avions déposé une motion de censure pour exiger une loi de finance rectificative en 20. Nous l'avions clairement annoncé, le maquillage des comptes publics à quelques mois seulement des élections de 2024 devait nécessairement mener à une véritable purge fiscale et sociale imposée par la Macronie au contribuable. Nous y sommes. Ces mensonges ont évidemment porté atteinte à la sincérité

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des élections européennes de 2024. Mais pourquoi elle dit ça ? Vous avez gagné les européennes de 2024 le RN ? Ouais. Donc euh ça veut dire quoi ? Ça veut dire "Ah, on nous a volé l'élection avec ces histoires." Bah vous pouvez pas dire ça. Bon bref. Pire encore quand Emmanuel Macron dis sous l'Assemblée nationale, il agit en parfaite conscience de l'état désastreux des comptes publics. Il l' dit mot à l'image de tout un système politico-médiatique qui cache la vérité aux français pour faire barrage au RN. Donc tout ça c'est pour faire barrage au RN. Alors que moi, moi la question que j'aimerais bien poser à Marine Le Pen et aussi à Jean-Philippe Tangi, c'est qu'est-ce que vous proposez concrètement comme politique économique et budgétaire qui pourra avoir des résultats

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différents de celle de Macron et de Hollande avant lui quoi ? Ben ouais, surtout qu'elle parle de purge fiscale et sociale du coup qui serait la conséquence de ce maquillage. Sauf qu'en fait bah l'ERN, on le voit dans les différents votes autour du autour du budget, enfin des différents budgets, porte à chaque fois une politique austéritaire, similaire en fait à à la Macronie, à la différence que elle, la politique du Aren s'occupe fait en particulier comme victime au-delà des plus pauvres aussi les minorités et les et les et les structures enfin tous les dispositifs qui peuvent venir en aide. Euh par exemple à la suppression de la ME qui propose qui une mesure économique qui est une mesure budgétaire parce que eux ils disent c'est pour économiser un petit milliard quoi. Et ça typiquement

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euh voilà c'est ils ont du sang sur les mains s'ils le font quoi. Clairement clairement. Donc en fait du sang de personnes du sang de migrants sur les mains, du sang d'exilés, d'étrangers, de personnes qui ont pas de nationalité française, donc des personnes déjà qui sont les plus fragiles sur le territoire français quoi. complètement et du coup c'est plutôt euh coaucasse enfin le mot est pas bien choisi, mais en tout cas de l'entendre parler de regardez vous avez créé une purge sociale et fiscal alors qu'en fait c'est évidemment leur projet qui s'il s'ils avaient été retenus leur projet euh qui aurait provoqué ça et puis en fait et on retrouve toute la toute la toute la ligne du RN permanente à se montrer du du côté de la démocratie du côté du français et le tout avec un

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immense complot antienne bien sûr et oui faut l'oub c'est pour empêcher le RN d'accéder au pouvoir. Il reviennent là-dessus en boucle quoi. Mais ouais. Bon, rien de nouveau. On aura volé les élections. Les européennes s'étaient faussé alors même qu'ils les ont gagné. Les médias, ils font que chier sur le RN toute la journée. Ouais. Puis c'est un disque ré et puis en plus on se souvient que enfin tout à l'heure je parlais des travaux de la commission des des finances qui a créé une sorte de budget alternatif avec des possibilité de recette ça ils l'ont fait sur différents budgets. Le RN n'a jamais soutenu ses ces possibilités de de recettes et puis on en parlait déjà la semaine dernière et la semaine précédente mais sur la possibilité d'aller taxer les plus riches le RN est

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à systématiquement contre notamment sur la taxe du Kman. Donc en fait euh sils veulent faire des petites mesurettes symboliques, ce qui leur fait un autre point commun avec la Macronque. Ouais, c'est ça. Donc en fait, enfin c'est c'est assez ridicule de voir le RN et Marine Le Pen là se montrer comme garante de de l'ordre des finances publiques et cetera et de l'ordre fiscal et social et cetera alors que c'est évidemment tout le contraire. Yeah.