JULIEN ODOUL est l'invité d'OLIVIER TRUCHOT et ALAIN MARSCHALL dans BFM STORY
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous ces affaires de racisme au RN ?
- 2:46RelanceÉludée
Qu'est-ce qui ne colle pas dans cette affaire ?
- 3:23RelanceRéponse partielle
Comment avez-vous identifié rapidement ce policier ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous convaincu par ces explications ?
- 6:02RelanceRéponse partielle
Vous manquez d'honnêteté politique ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Quelle image cette affaire renvoie-t-elle de la police municipale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30InvitéFait
« Ces propos qui ont été tenus sont abjects et intolérables. »
- 0:48InvitéFait
« Cet individu, puisque vous faites le lien avec le RN, on pourrait faire le lien avec tous les partis politiques en France, parce que malheureusement, vous avez des individus racistes dans tous les partis politiques en France. »
- 0:58InvitéFait
« Vous avez des partis politiques d'ailleurs qui mettent en œuvre des politiques racistes dans leurs discours, notamment la France insoumise. »
- 1:18InvitéFait
« Il a été immédiatement exclu. »
- 1:52InvitéFait
« Ce policier avait été engagé par la municipalité de Diverdroite précédente depuis de nombreuses années. »
- 2:01InvitéFait
« Ces faits remontent à novembre 2025, sous la municipalité précédente. »
- 2:06InvitéFait
« L'enquête remonte à janvier 2026. »
- 2:29InvitéFait
« Je pense qu'il y a derrière tout ça de la manipulation. »
- 3:42InvitéFait
« La réponse, elle a été immédiate. »
- 4:39InvitéFait
« À partir du moment où on l'a su, la réponse, elle a été immédiate dans la sanction et dans l'exclusion de cet individu. »
- 6:54InvitéFait
« Depuis des années au Rassemblement National, on a ce qu'on appelle les brebis galeuses. »
- 15:20InvitéChiffre
« Pour Marine Le Pen, au premier tour en 2022, il y avait 43% des policiers et gendarmes au premier tour qui avait voté Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Invité34 %
- Présentateur26 %
- Invité 212 %
- ?8 %
- Invité 38 %
- Invité 46 %
- Invité 54 %
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Julien O'Doul, député RN de Lyon. Le RN, depuis des années, nous dit qu
'on
a fait le ménage. Il n
'y a
plus de raciste dans nos rangs. Finalement, régulièrement, il y
a
eu une affaire de racisme concernant soit un élu, soit un proche comme ce policier qui était non seulement membre du RN, mais assurait parfois la sécurité de Jordan Bardella. Comment vous l'expliquez
?
Déjà, ces propos qui ont été tenus sont abjects et intolérables. On les a tous condamnés. Le maire de Carcassonne les a condamnés avec la plus grande force. Je tiens à dire, et c'est important de le dire, que les policiers n'ont rien à voir là-dedans. Les policiers ne sont pas des racistes en France. On a un comportement individuel qui est inacceptable et qui doit être condamné et puni. Et il va être puni. Cet individu, puisque vous faites le lien avec le RN, on pourrait faire le lien avec tous les partis politiques en France, parce que malheureusement, vous avez des individus racistes dans tous les partis politiques en France.
Vous avez des partis politiques d'ailleurs qui mettent en œuvre des politiques racistes dans leurs discours, notamment la France insoumise. Mais très clairement, sur cet individu qui n'était pas élu du RN, qui n'était même pas candidat du RN, qui
rendait des
services au sein de ce qu'on appelle le DPS, qui est le département de sécurité du RN. Certains membres des forces de sécurité bénévolement, effectivement, nous rendent des services. Il a été immédiatement exclu. Et pourquoi le maire ne l
'a
pas fait plus tôt ? Mais attendez, il y a deux choses. Le maire n'était pas au courant, puisque l'enquête n'avait pas permis d'identifier la personne.
C
'est ce qu'il a dit dans la conférence
de presse.
Et ce qui est choquant
dans
tout ça, c'est que...
Mais là, on l'identifie tout de
suite ? Ce policier, oui, justement, il
y a deux
questions. Ce policier avait été engagé par la municipalité de Diverdroite précédente depuis de nombreuses années. Donc depuis de nombreuses années, il était présent. Ces faits remontent à novembre 2025, sous la municipalité précédente. L'enquête remonte à janvier 2026. Et cette enquête n'a pas permis ni de divulguer la vidéo. On aurait aimé que la vidéo soit divulguée fin 2025 et qu'elle nous permette, et qu'elle permette justement à Christophe Barthez et à la municipalité RN d'exclure... On a voulu piéger le maire actuel ? Je pense qu'il y a derrière tout ça de la manipulation.
Il y a deux
choses. Il y a évidemment les propos intolérables, insupportables de cet individu qui n'ont rien à voir avec la police et qui doivent être sanctionnés, d'autant plus qu'il porte l'uniforme de la République, de la police municipale et qui doit être irréprochable.
Il y a quelque chose
qui ne colle pas, M. Audoul. Qu'est-ce qui ne colle pas ? Parce que le maire, il met du temps à l'identifier et vous, vous l'identifiez et vous le limogez tout de suite. Il y
a
un souci, là. Attendez,
c
'est pas...
Non, mais je veux dire, ORN, vous savez tout de suite qui c'est et vous le virez. L'enquête, attendez. Et à
la
police municipale, à la
municipalité,
on met du temps à l'identifier, à
savoir qui c'est. Ils
ne sont pas
5000 à la police municipale. D'où les problèmes.
Donc on a enterré du côté de Carcassonne. Et vous, vous avez dit, attention, danger, on vire maintenant. L'enquête
interne a été diligentée par l'ancienne municipalité qui n'a pas su l'identifier. Qui n'a pas su l
'identifier. Mais comment vous l'avez
identifié, M. Audoul ? Qui n'a pas su l'identifier. Non, mais comment vous,
vous
l'avez identifié rapidement ? Et vous
l'avez
débranché ? Bon, après, c'est pas moi avec mes
petits bras. C'est d'accord, mais comment sur place, on a
réussi à l'identifier tout de suite alors que vous nous dites
que pendant des mois... Moi, ce que je vous
dis, c'est qu'il faut juger, encore une fois, nous, la réponse, elle a été immédiate. C'est-à
-dire,
à Carcassonne, on a enterré l'histoire. Non, mais oui, effectivement, vous avez raison. La municipalité précédente
a enterré l
'histoire.
Comme la
nouvelle.
Et peut-être,
et l'enquête déterminera, et peut
-être s
'en est servi à des fins électorales pour nuire à la municipalité de Christophe
Barthas. L'enquête
administrative, lorsqu'elle rend ses conclusions, c'est la nouvelle municipalité. C'est le 19 mai. Non, l'enquête administrative a été organisée. Pourquoi vous avez un petit sourire
? Non, non, je... Ah non, pas du tout, je vous pose la question. Non, non, si, si, peut
-être que ça vous a échappé.
Non, je souris
souvent.
L'enquête administrative est ouverte
en janvier, elle rend ses conclusions
le 19 mai. Janvier, vous êtes d'accord
que c'est l'ancienne municipalité
? Oui, elle est ouverte, mais elle rend
ses conclusions
le
19 mai. – Très bien, mais ce que vous le savez très bien, c'est pas la nouvelle municipalité qui a organisé et conduit cette enquête, donc qui n'a pas eu, encore une fois, les leviers nécessaires pour déterminer qui était ce policier. À partir du moment où on l'a su, la réponse, elle a été immédiate dans la sanction et dans l'exclusion de cet individu. –
Yacine El-Kadim est avec nous, bonsoir, vous êtes de Carcassonne, vous êtes coordinateur de
l
'association d'opposition du Carcassonne qui a été créée au lendemain de l'élection du maire RN actuel qu'on a vu sur nos images. Est-ce que vous êtes convaincu par ces explications ? Finalement, c'est une affaire qui concerne la précédente majorité municipale ?
–
Non, moi je pense que M. Oudou, le manque d'honnêteté politique finalement, soit transparent. –
Bah
voyons.
–
Bah voyons, oui,
bah
voyons. Vous arrivez au pouvoir aux alentours du 16 mars. Le gendarme, le policier municipal, reprend ses fonctions le lendemain d'élection de M. Barthès. Il faisait partie de l'équipe de protection de Jordan Bardella. Il était présent le soir de l'élection de Christophe Barthès à son QG de campagne pour faire la fête. On voit qu'il y a un lien très direct et très concret entre le Rassemblement national… –
Il a
été embauché par Christophe Barthès ? – Non, il reprend ses fonctions
le lendemain de l'élection de Christophe Barthès. – On ne connaissait peut-être pas ses propos
non plus à ce moment-là.
–
Oui, enfin je veux dire, il y
a
un lien très direct quand même entre ce policier et le Rassemblement national. Et quand je vois, moi, que vous dites que vous n'étiez au courant de rien, même pas de l'identité de ce personnage, et que ce matin, à peine le scandale éclatait, que vous parvenez soudainement à trouver l'identité de cette personne et que vous arrivez à l'élection du Rassemblement national, moi je trouve que vous manquez d'honnêteté politique. –
Vous
êtes de Carcassonne,
vous
le connaissiez, vous connaissiez l'égal à la police municipale, vous en avez entendu parler de cet homme ?
–
Non,
du
tout, du tout.
–
De cette affaire ?
–
De cette affaire, non ? –
De
propos racistes au sein de la municipalité, au sein de la police municipale, pardon. –
Ce
qu'on
voit nous à Carcassonne,
c
'est que depuis l'élection de Christophe Barthès, il
y
a une vraie libération de la parole raciste. Il y
a
un lien entre l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir et la libération de
la parole raciste. – Vous, vous manquez d'honnêteté tout court en fait. – Mais non, je ne manque pas d'honnêteté, c'est la réalité. – En novembre 2025,
non mais vous racontez n'importe quoi.
Vous avez le droit d'être
un opposant à la politique de Christophe Barthès. Bon, malheureusement pour vous, il a gagné. Mais ce que je veux dire, c'est qu'en novembre 2025, ce n
'est
pas lui qui est aux responsabilités. Or, ce policier commet ses propos à ce moment-là. Et visiblement, il les commettait avant et il a été embauché par l'ancienne municipalité. Donc à un moment donné, il faut être responsable aussi dans ce qu'on dit. Il faut être factuel. On n'a aucune
responsabilité.
On n'a aucune responsabilité dans l'embauche de ce policier. – Depuis des années au Rassemblement National, on a ce qu'on appelle les brebis galeuses. C'est vous qui utilisez ce terme-là. Là, aujourd'hui, on n
'est
plus sur un cas de brebis, on est sur un cas de troupeau. Ce qui est véridique, c'est qu'au Rassemblement National, à chaque fois qu'il
y a
une échéance électorale qui approche, on découvre des personnes avec des propos problématiques, racistes, antisémites, homophobes,
misogiles. – Que
répondez-vous à ça ? C'est brebis galeuses, vous n'arrivez pas à vous en débarrasser ?
–
Alors,
cher monsieur, il y a une grande différence entre, à mon avis, les partis que vous devez soutenir, de la mouvance Mélenchon. Je pense que… – Mais là, on parle du RL.
–
Non,
non, non, mais attendez,
il y a deux différences. C'est que vous avez des partis qui font du racisme une politique, comme vous avez M. Mélenchon, tout blanc, tout
boche.
– Parlez-nous des brebis galeuses du RN.
–
Mais
il n'y
a
pas de brebis
galeuses. – Bah si, à chaque fois, c'est même pas de brebis galeuses. – Jean-Denis Bardella lui-même l'avait reconnu. –
Il n'y a pas de brebis galeuses, il faut arrêter ces bêtises. –
Bien
sûr, bien sûr, bien sûr. Ce que je veux dire, c'est que quand il s'agit de propos racistes de Jean-Luc Mélenchon, ça passe comme une lettre à la poste. Aucune difficulté, visiblement, ça ne vous choque pas. – Mais je ne
suis
pas là pour défendre
qui que ce soit. – Mais là, vous parlez de Mélenchon, ça n'a rien à voir. – On a bien
compris, le cas de Carcassonne, j'ai l'impression, on vous occupe énormément. Pendant que vous parlez de Carcassonne, on ne parle pas du
drame. – Parce que les propos sont choquants, on parle d'un policier. – On ne parle
pas
du drame de
la Défense, où un jeune Français de 31
ans… – On parle de tout. – Là, on parle d
'un
policier municipal qui tient des propos de l'administration.
–
Ça
ne vous intéresse pas, visiblement. – Vous contourez le sujet simplement. –
Non, je ne contourne pas le sujet. – Vous parlez des brebis galeuses, vous ne pouvez pas répondre sur la question. – Je ne
contourne pas le sujet. Je vous dis que nous, nous sommes exemplaires dans la réaction quand il y
a
des individus qui sont incompatibles
avec nos valeurs. –
Grégory Bion, compatibles avec nos statuts, c'est tout. – Vice-président Grégory Bion, bonsoir. Vous êtes vice-président de la Fédération nationale des policiers municipaux de France. Quelle image que renvoie cette affaire de la police municipale ? Il y
a
des racistes dans vos rangs ?
–
Je l'apprends, ce n
'est
pas une surprise non plus, mais j'espère qu
'ils
vont être écartés.
–
Ce
n
'est pas une surprise non plus
? –
Oui, vous en avez tous.
– Je
l'apprends,
mais ce n'est pas une surprise non
plus. Ça veut dire que vous avez connaissance qu'il y
a
des racistes dans
la police municipale ? – Aujourd'hui, j'en ai eu la connaissance,
monsieur.
– Non, non, vous m'avez dit,
ça ne me surprend pas non plus. – Monsieur, je vais le terminer.
–
Non, mais allez-y. – Ça ne me surprend pas, pourquoi ? Parce que nous aussi, on est victime de racisme. Quand on est dans notre uniforme, il y
a
du racisme partout, et il va falloir le soigner. Et là, je suis bien content, on est tous unanimes autour de la table pour le soigner, ce mal-être. Moi, je suis aussi membre d'une association où je fais des rapprochements police-population pour justement casser toutes ces barrières-là. Ça me prend beaucoup de temps. Et quand je vois des images comme ça ce matin… – Ça fait du mal à
votre profession.
– J'ai mal à ma profession, j'ai mal au plus profond de moi-même parce que c'est tout ce que je lutte depuis plus de 20 ans de carrière. Par contre, je vous rejoins encore tous sur le plateau, décidément, c'est la temporalité des
faits,
la problématique d'identifier quelqu'un qui
a
une caméra piéton. Il faut savoir qu'on a des choses à respecter. Une caméra piéton, elle est individuelle. Donc, on doit savoir qui l'a prise individuellement. Elle est traçable avec un numéro. L'extraction des images est traçable. Horaire, date, lieu, personne. Il y
a
un registre à remplir. Quand moi, je vais prendre ma caméra tous les matins, je remplis le numéro de ma caméra. Je remplis qui je suis, ma patrouille. Je suis surpris d'apprendre qu'on a eu du mal à identifier cet individu. – On fait croire qu'on a eu du mal, mais on aurait pu l'identifier depuis longtemps en fait. – Je pense si les protocoles étaient bien remplis. Donc, on aurait pu identifier ce qu'elle soit individuelle, elles sont numérotées, elles sont normalisées avec une date, une heure, une horaire, un jour. Donc, j
'ai
un peu de mal de me dire…
– Vous dites que
l'affaire sort à un moment choisi ?
– Je
ne
sais
pas. Moi, je ne rentre pas du tout dans les débats politiques. Je suis apolitique de ma déontologie de
Mme
Pompose. Mais je trouve des choses très anormales dans toutes ces temporalités. Le temps d'attente. Demain, je suis chef de service de police municipale.
J
'apprends des propos comme ça. Je le disais d'ailleurs dans vos couloirs. Je le suspends tout de suite à être conservatoire trois mois. On n'attend pas. C'est grave. Il porte une tenue. Donc, j
'ai
du mal avec tout ça.
– Pourquoi est-ce
qu'on a laissé faire, selon vous ? – J'attends avec impatience les résultats de cette enquête. Qu'elle soit administrative.
Ça
me paraît un peu légère pour ne
pas
avoir réussi à
trouver
cet individu. Mais j'attends aussi des résultats sur le terme
judiciaire.
–
Alors là,
on parle de la police municipale. –
Mais
on va regarder d'une manière un peu plus générale maintenant avec Raphaël Grabli. Savoir si on a des cas récents, ou si on a des données factuelles. Dans l'effet Grabli, Raphaël, bonsoir.
–
Bonsoir. Savoir s'il y a du racisme dans la police, alors.
– Oui, mais c'est un thème qui fait régulièrement irruption dans le débat politique, notamment lors de la mort de Naël, c'était en juin 2023. Et décrire la police comme raciste, qu'ont fait effectivement certains politiques, ça avait choqué un homme, Laurent Nunez, ministre actuel de l'Intérieur, qui à l'époque était préfet de police de Paris. Écoutez-le.
–
Je suis quand même, là pour le coup, M. Duhamel, assez choqué par l'utilisation de ce terme. Assez choqué, voilà. Donc il n
'y
a pas de racisme dans la police. On lutte contre des délinquants qui mettent en danger la vie d'autrui, et on continuera à le faire.
– Alors
si on sort du débat politique, on peut aussi s'intéresser aux chiffres et aux données, notamment ceux du défenseur des droits, qui a publié un rapport sur le sujet, c
'était
il n
'y a
pas longtemps, c
'était
en 2025. Et voici ce que déclarait Claire Hédon, qui a occupé le poste jusqu'en juillet dernier. Elle était auditionnée à l'Assemblée nationale, c'était il y a 4 mois.
– Les
jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes font 4 fois plus l'objet de contrôle que les personnes perçues comme blanches. Ils sont plus exposés aux contrôles poussés, ainsi qu'en comportements inappropriés, du tutoiement aux insultes.
– Alors
je vous affiche les chiffres qui sont évoqués par Claire Hédon, qui sont basés sur des contrôles d'identité au cours des 5 dernières années. Ils sont assez clairs, c'est vrai. Les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins sont 4 fois plus susceptibles d'avoir été contrôlés que le reste de la population, 12 fois plus susceptibles de faire l'objet d'un contrôle poussé, par exemple une fouille ou d'être conduit au poste, et 2 fois plus exposés à des comportements inappropriés, par exemple le tutoiement que les personnes perçues comme blanches. Alors ces chiffres peuvent être liés à deux choses, une pratique discriminatoire sur le terrain, mais aussi
un
déploiement plus important de la police dans certaines zones où vivent davantage de personnes non-blanches. Malgré ces critiques et malgré les affaires comme celles qu'on commente aujourd'hui, la police peut compter sur une chose, le soutien absolument massif des Français. 73% des Français lui font confiance, c'est le dernier baromètre Sevipov, et c'est un chiffre record depuis décembre 2018 et le début du mouvement des Gilets jaunes.
On va continuer d'évoquer cette affaire dans un instant, on parlera aussi de la baisse du salaire des ministres. Restez avec nous sur BFMTV, on en tirerait aussi des enseignements politiques, parce qu'il y a peut-être effectivement un moment opportun pour sortir cette affaire, on en parlera avec Amandine Attalaya.
On
continue de discuter de cette affaire de Carcassonne qui fait grand bruit,
vous
savez, cet équipage de la police municipale
qui
était en pleine patrouille, on était au moment de novembre 2025 avec les propos de ce chef de patrouille raciste, on les a entendus tout à l'heure, un extrait encore, au moment où il parle de, je mets des guillemets, Kirikou.
— J
'espère que c'est pas un gamin ou
quelqu'un qui a percuté, par contre. — Non, c'est peut-être un migrant.
Un
petit Kirikou. — Kirikou dans la savane. Il est percuté. Il est venu en France, il est percuté par un véhicule. — Merde, non. — Imagine, il vient en France, il se fait buter par une voiture communiste. — Il vient relancer un hôpital. — Le gamin d'Eriac.
—
Une vieille, elle a percuté un bonnul, apparemment.
— Oh, c'est bien. — Alors
ce policier était donc membre du RN, proche d'ailleurs du maire actuel Rassemblement National. Ça tombe mal en pleine campagne présidentielle pour le Rassemblement National, pour Marine Le Pen ?
—
Oui, qui essaie toujours de montrer qu'elle est plus sérieuse qu'avant, que le parti est plus professionnel qu'avant, et que précisément ce type de profil désastreux pour l'image du Rassemblement National sont évacués, à défaut d'avoir disparu. Parce qu'il est vrai qu'il y a quand même des problèmes récurrents. Et là, on repense aux élections législatives de 2024, où ça avait beaucoup nuit au Rassemblement National, parce qu'il y avait eu, c'est pas moi qui le dis, c'est le monde qui avait travaillé dessus assez longtemps, plusieurs dizaines, selon eux.
Mais en tout cas, on en avait vu de façon évidente, parce qu'il y avait des tweets, des vidéos de profils, plus que problématiques, avec des propos soit racistes, soit homophobes, soit antisémites. Alors, dans ces cas-là, il est vrai que le RN réagit toujours fermement, les évacue, les sort. L'idée, c'est vraiment de pousser dehors ces brebis galeuses. Mais non seulement au niveau local, il en reste, et qui passe les mailles du filet et qui arrive à être candidat quand même à des élections. Et après, de toute évidence, il en restera toujours parmi les sympathisants, les militants du RN. Et la police, excusez, vote beaucoup pour Marine Le Pen.
Ça ne dit en rien que la police est raciste, mais elle vote beaucoup, c'est un fait, point. Pour Marine Le Pen, au premier tour en 2022, il y avait 43% des policiers et gendarmes au premier tour qui avait voté Marine Le Pen, et 16% Zemmour, donc à peu près la moitié d'entre eux sont sur ce champ politique. Mais ça ne dit pas que Marine Le Pen est raciste
non plus.
Je n
'ai
jamais dit
ça.
– Mais là, on vient de voir les images qui ricouent, on parle beaucoup du chef de patrouille, enfin on ne
s
'offusque pas beaucoup dans la voiture quand même. – Oui. – Enfin, il me semble, à travers tout ce qu'on voit et tout ce qu'on entend, donc ça va au-delà quand même de ce chef de patrouille.
–
Oui, encore une fois, moi je suis d'avis qu'il ne
faut
pas généraliser.
– Non, non, non, mais je parle simplement de ce qu'on voit
et ce qu'on entend. – Mais ça retrouve ce que j'ai dit tout
à
l'heure sur la généralisation, la libéralisation de la parole raciste à Carcassonne. Enfin, il y
a
un vrai lien depuis l'arrivée de l'extrême droite. Et ce n
'est
pas moi qui le dis, c'était tout à l'heure votre enquête.
– Tout ça s'est
passé
avant l
'arrivée
du maire, il faut préciser ça. – C'est en
2025, mais je veux dire, aujourd'hui, comme le disait le reportage tout à l'heure, il y
a
bien des citoyens qui ont honte. Moi j'ai honte de la tournure que prend Carcassonne à titre personnel depuis l'arrivée de l'extrême droite dans la ville. Il y
a
une vraie libération de la parole raciste. –
Vous l
'entendez à
ciel ouvert dans
la rue ?
– Ce n'est
pas moi qui le dis, tout à
l
'heure dans votre reportage, il y avait bien des gens qui témoignaient de cette libération-là, de la parole raciste et xénophobe. Et c'est en lien avec votre programme,
monsieur. – Donnez-nous un
exemple de politique raciste à Carcassonne depuis l'arrivée de Christophe Barthes. – De politique raciste ?
– Pas dit politique, il a dit libération de
la parole.
– Non, non, si vous voulez, je vous donne un exemple assez simple.
Quand Christophe Barthes condamne ses propos qui ne sont pas que racistes, racistes, misogynes, homophobes, transphobes…
– Il l'a dit ? – Il l'a dit, il l'a condamné,
oui. Mais quand il dit en 2023, face à Sandrine Rousseau et à Marine Tondelier, « va faire la soupe salope » quand il pose devant une pancarte qui dit « va faire la soupe salope », je suis désolé, mais niveau, vous me pardonnerez l'expression, mais niveau insultes, misogynes et sexistes, on est bien haut. Il ne
me
semble pas que monsieur Barthes soit revenu sur ces propos-là. – Quel rapport avec l'affaire qui nous occupe ? – C'est qu'il y avait aussi des propos sexistes et misogynes
dans l'arrivée. – Justement, le lien est tiré
par les cheveux.
– Non, le lien n'est pas tiré par les cheveux. – Monsieur O'Doul, c'est un
personnage jouant en couleur.
– On a quelques exemples avec vous, François Gapillant. –
Carcassonnez l'adore. Fin mars, alors fraîchement élu, le maire de Cacassonne retire le drapeau de l'Union Européenne du fronton de la mairie. On va voir les images, dehors les drapeaux européens à la mairie, dehors les drapeaux européens à la mairie, place au drapeau français, écrit-il sur les réseaux sociaux en appui de la vidéo. Avec ce geste, le nouvel édil ne risquait en réalité pas grand-chose, il faut le rappeler,
puisque
seul le drapeau tricolore a pour obligation
d
'être présent devant chaque mairie de France. Trois mois plus tard, l'élu RN se filme arrosant des syndicalistes réunis devant la mairie. Ils dénonçaient leur expulsion d'un local municipal. Regardez. Propos controversés, décision clivante qui rythme le début du mandat de Christophe Barthès. Quelques autres exemples. En avril, il supprime le bureau et la subvention de la Ligue des droits de l'homme après que l'association a attaqué en justice son arrêté anti-mondicité. Le même mois, il s'en prend violemment aux médias locaux. La dépêche, l'indépendant, le midi libre qui, d'après lui, manque de neutralité.
En juin, Christophe Barthès refuse de prêter ses locaux pour le vote de ressortissants algériens appelés aux urnes pour les législatives en Algérie. Quelques jours plus tard, l'élu RN fait fermer un squat dans la ville en montant un mur de parpaing. Il publie une vidéo dans laquelle il pose lui-même le mortier de ciment avec un slogan « Les squatteurs ». C'est terminé.
Pas
les polémiques, apparemment.
Julien Oudoul, quel personnage
? Oui, il a été élu
pour mener cette politique. Et là, on montre effectivement certaines de ses actions emblématiques d'un point de
vue
de la communication. Certains pensent que c'est Jacques Léventreur. Mais excusez-moi, c'est un élu qui a à cœur de défendre ses habitants, ses concitoyens. Il a été élu pour ça. J'observe qu'il a été très bien élu, qu'il est soutenu par une très large majorité de la population de Carcassonne. et qui va continuer à redresser cette ville qui en a bien besoin. Et notamment la police municipale, puisque depuis que la nouvelle majorité est aux responsabilités, il y a une refonte totale de la police municipale sur la discipline, sur la rigueur, sur les valeurs, sur le professionnalisme qui a été initié et engagé par Christophe Barthès.
Parce qu'il y avait, et visiblement, cette affaire nous le montre encore une fois, il y avait de graves problèmes au sein de la police municipale avant l'arrivée du RN au pouvoir.
Merci à tous. On va garder Julien Audoux, le député, parce qu'on va s'intéresser à la rémunération des responsables politiques maintenant. Ou plutôt des ministres. On est en pleine préparation du budget 2027. Le chef du gouvernement envisage de diminuer l'indemnité, mais aussi les indemnités des conseillers dans les cabinets ministériels. La dernière baisse de l'indemnité remonte à 2012 lors du mandat de François Hollande. Alors, il faut quand même donner quelques chiffres. Un ministre de plein exercice perçoit actuellement une rémunération brute mensuelle de 10 700 euros. Le Premier ministre, oui, bien sûr, 16 038 euros. Brut,
hein.
Donc, si on fait 10 % de 10 000, on sera à 1 000 à peu près. Oui. Et on parle du bruit, parce qu'en net, ça doit faire 8 000. Amonnie, Nathalia, pourquoi Sébastien Lecornu veut baisser le salaire de ses ministres
?
Alors, dit-il, parce que comme il va demander des efforts aux Français, et peut-être notamment aux retraités, par exemple, les ministres ne peuvent pas vivre différemment, sans être concernés par les efforts qui sont demandés au reste de la population. Et il multiplie les gestes comme ça pour essayer de montrer que les ministres sont comme tout le monde. Vous savez, récemment, il y
a
eu aussi les tests de drogue, là, auxquels doivent se soumettre les conseillers des ministres. Donc, il veut donner l'image...
Sans qu'on connaisse
le
résultat pour les dépistages.
Tout à fait, vous avez raison. Donc, il veut donner l'image d'un gouvernement qui serait, bon, à l'image de la France, qui fait lui aussi des efforts. Mais
il
y a deux paradoxes. Le premier, c'est que là où on pourrait vraiment faire des économies, la réforme de l'État, ben là, le gouvernement ne met pas les mains dans le cambouis et ne fait pas les efforts qu'il faudrait faire. Qui rapporterait, pour le coup, vraiment beaucoup d'argent ? Deuxièmement, la qualité, disons, du personnel politique a baissé ces dernières années, globalement. Et on peut aussi penser que ce n'est pas en baissant de façon un peu
démaneuse qu
'on va faire venir maintenant les meilleurs.
Alors, on parle même peut-être aussi d'un effort demandé aux députés, peut-être aussi, de faire baisser de 10% vos indemnités. Vous seriez d'accord, Julien Audoul ?
Moi, je n
'ai
rien contre le fait de faire des efforts et de baisser son indemnité. Et je considère que c'est tout à fait normal compte tenu de la période que nous traversons. Mais il faut éviter la démagogie à outrance. C'est-à-dire qu'on pourrait baisser les indemnités de tous les parlementaires, de tous les ministres. Ça ne représenterait qu'une infime partie de ce que nous devrions récupérer pour combler les déficits. Là, on parle de millions d'euros, alors que ce sont des milliards qu
'il faut.
Là, ce serait de l'ordre du symbole. Non, mais ce serait effectivement... Si on baissait, je crois, les indemnités des ministres d'un tiers, on récupérait seulement 30 millions d'euros. Vous voyez bien que par rapport au gouffre que représente le train de vie de l'État, agence, comité théodule, structure totalement inutile, le gouffre que représente la fraude sociale, près de 50 milliards d'euros, le gouffre que représente l'immigration de guichets sociaux, plus de 20 milliards d'euros par an, c'est dérisoire.
Oui, mais vous savez très bien que ça va être populaire, parce que les Français disent souvent, oui, on nous demande des efforts, ne payer plus d'impôts, mais les ministres sont bien
payés, ils
sont dans des hôtels particuliers, ils sont souvent logés, parce qu'il y a aussi des avantages en nature, il faut bien le reconnaître, ils ont une voiture de fonction, donc à eux aussi de montrer l'exemple. Je
pense que M.
Lecornu, il a ça en tête. Très bien,
moi
je pense qu'il y a beaucoup à faire en termes de sobriété, sobriété des pratiques, sobriété des cabinets, sobriété des déplacements, quand je vois qu'on a accueilli dans ma ville de Sens, le laboratoire de la République, Jean-Michel Blanquer, toute la ville était bouclée, il y avait des tonnes de voitures de fonction ici et là, parce qu'il y avait quelques ministres qui étaient présents, et quelques anciens présidents. C'est vrai que les Français ne peuvent pas comprendre.
Ça vous le ferez
plus ? Est-ce que vous changerez vous dans la
pratique politique ?
Je pense qu'il faut être beaucoup plus simple, beaucoup plus sobre et beaucoup plus accessible. Ça ne
veut
pas dire renoncer, encore une fois, à
la
sécurité, bien évidemment, et à l'efficacité. Mais ces gens-là sont au pouvoir depuis 10 ans. Ils ont creusé des déficits, c'est près de 1 500 milliards d'euros de dettes supplémentaires, rien qu'avec ces politiques désastreuses. Et alors qu'ils vont quitter le pouvoir dans quelques mois, alors que les Français, je le souhaite, vont leur dire bye bye. Très clairement, ils se mettent à vouloir faire des efforts au sein de la classe politique et des ministères. Il faut dire que c'est un peu gros.
Alain rappelait que la dernière réduction de salaire des ministres, c'était en 2012. François Hollande, à l
'époque,
avait baissé leurs émoluments par décret de 30%. Ce n'était pas rien. C'est plus sévère que Sébastien Lecornu. Bon, ça n'a pas empêché la France de continuer à s'endetter.
Et
on l'a oublié. Et en plus, peut-être comme vous l'avez dit, on a peut-être plus de mal aujourd'hui à attirer les meilleurs. Il
y
a un autre exemple où au contraire, on a augmenté le salaire du Premier ministre. C'est à Singapour, parce qu
'on
le trouve très bon. Et on s'est dit,
il
faut le garder. Alors là, le salaire est impressionnant. Plus 62%. Ça, ça peut faire rêver. Ça fait
200
000 euros par mois à Singapour. C'est
un paradis fiscal.
Oui, et puis c'est un tout petit pays. Voilà,
c'est un petit pays. Et puis, ils sont en croissance à Singapour. Bon, on est un petit peu dans l'excès inverse. Mais est-ce que finalement, il ne faudrait pas augmenter le salaire des ministres pour attirer les meilleurs ?
Alors, vous auriez du mal à faire passer ça auprès des Français en ce moment. Je pense que ça ne sera pas très populaire.
Et les meilleurs, je vais vous dire, ils sont déjà partis. La plupart font carrière dans le privé. Ça serait difficile de les faire revenir, même si on les augmentait de 2 000 euros. Là, c'est vrai que ça verse un peu dans la démagogie. Là où, en revanche, il y
a
des efforts à faire, en effet, c'est par exemple sur le train de vie de certains anciens premiers ministres ou ministres qui utilisent encore des dizaines d'années après.
– Alors ça, M.
Lecornu
a réduit ça.
–
Voilà, sur ce point-là, quand il
le fait, on peut comprendre.
– Il y a quelques
dérogations.
– Quand il y
a
des images
vraiment sur les Français. – On pourrait réduire
le nombre de ministres
aussi. – Oui,
ils le disent à
chaque fois. À chaque
fois, avant
les campagnes électorales, on a dit on va faire un gouvernement resserré pour faire des économies efficaces, etc. Il commence avec une équipe de 15, il termine avec une équipe
de 45. – Et alors, si Marine Le Pen
est élue présidente, il n'y aura que 15 ministres ?
– Ah ben ça,
c
'est elle qui le dira. Encore une fois, je ne parlerai pas sa place. Et moi, je considère effectivement que vu la période dans laquelle nous sommes, il faut limiter le nombre de ministres, sachant que vous avez des administrations derrière. Et ce qui est sûr, c
'est
qu'avec Marine Le Pen, le nombre de comités, d'agences qui ne servent à rien, si ce
n
'est à pondre un seul rapport par an et qui, comment dirais-je, sont des aspirateurs à argent public, à fonctionnaires et tout, tout ça, ce sera évidemment réduit et supprimé.
–
Pour revenir sur cette mesure Lecornu, c'est que ça cache quand même des choses qui ne vont pas être très sympathiques pour les Français. Parce qu'ils demandent à faire un effort partagé, donc ils demandent à 6 ministres de faire des efforts. Ça veut dire que les Français vont devoir aussi faire des efforts. C'est pour mieux faire passer notamment le fait qu'on va peut-être faire, entre guillemets, les poches de certains retraités ?
– Oui, et on ne sait pas très bien lesquels, mais ceux peut-être qui ont des pensions supérieures à 2 000 à 3 000 euros. Sébastien Lecornu assume complètement là-dessus de vouloir changer la donne. Autant les années d'avant, ils ne s'en sont pas pris aux retraités, autant on comprend que cette année, ils vont passer à la caisse. Il veut aussi faire des efforts sur les arrêts maladie. Il y a déjà eu des efforts sur le déremboursement des médicaments, notamment en partie pour les Français. Donc ça va être d'autant plus peut-être sévère que cette année, il n
'a
pas d'enjeu politique à rester vraiment Premier ministre. Il peut se permettre de faire des ordonnances et de sauter en disant mission accomplie.
– Julien Audoul, prêt à censurer le budget Lecornu ?
– Bon, on va regarder la copie du gouvernement de près, et effectivement, si elle inflige aux Français…
– Mais si
par exemple sur les retraités ? – Bien sûr, il est intolérable que les retraités soient punis par M. Lecornu et par son gouvernement, alors même que les efforts que nous demandons à l'État, au gouvernement ne sont jamais faits. Je veux dire, on pourrait accepter, et les Français sont assez matures pour comprendre que la période est difficile, mais il faut que l'État mette bon ordre dans ses comptes, dans ses dépenses, dans la dépense publique en général.
À partir du moment où vous avez un seul centime qui part à l'étranger dans des projets dispendieux, à partir du moment où vous avez un seul centime qui part pour accueillir des populations et entretenir et soigner des populations étrangères chez nous, il est totalement intolérable de demander aux retraités
des efforts supplémentaires. – Vous
êtes
prêts à prendre le risque de mettre la France dans une position très compliquée ? On parle de crise financière si le budget ne passait pas ?
–
Et dissolution
est continuelle. – Qui est responsable de la crise ? – Conséquences politiques, mais
conséquences économiques même encore plus graves.
– Qui est
responsable de la crise depuis 10 ans ? Qui a cramé la caisse ? Qui, encore une fois, a conduit à ces déficits énormes
?
– Justement,
on essaie de la
remplir un peu la
caisse. –
Ce sont les macronistes, et il y a bien besoin de changements justement, mais vous pouvez compter sur nous en 2027.
–
Merci Julien Audoune, merci.