Mathilde Panot explose en direct sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:06FerméeÉludée
Est-ce que vous lui donnez sa chance ?
- 2:44RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice du doute ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Est-ce que là-dessus vous dites "Bravo Emmanuel Macron" ?
- 4:02FerméeRéponse directe
Est-ce que s'il vous appelle, vous irez la semaine prochaine à Matignon ?
- 5:16OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous reconnaissez la possibilité de discussions ?
- 6:36ComplaisanteRéponse directe
Si il y a au moins un petit progrès social, est-ce que ce n'est pas déjà ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« envoyer 80000 gendarmes, c'est-à-dire un effectif de police ou de gendarmes sur trois dans ce pays »
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« quatre militants qui sont en garde à vue depuis plus de 24 heures pour avoir juste déplacé des poubelles sans rien avoir détruit »
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« plus de personnes mobilisées que dans toutes les mobilisations des gilets jaunes à l'exception de la première si on prend les chiffres de la police »
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« Sébastien Lecornu est le premier et le dernier soutien d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire que c'est le seul homme en France qui a été ministre d'Emmanuel Macron depuis 2017 »
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« la chute du gouvernement Bayrou puisque lui-même a admis que c'était la mobilisation du 10 qui lui faisait peur »
- 11:46non_speechFait
« ils abandonnent l'abrogation de la retraite à 64 ans pour dire "Nous sommes pour la retraite à 63 ans." »
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« nous ne sommes plus seulement 71 parlementaires insoumis à demander la destitution du président de la République, mais 104 parlementaires »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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envoyer 80000 gendarmes, c'est-à-dire un effectif de police ou de gendarmes sur trois dans ce pays avec une volonté de de maintenir à la fois la peur et la répression avec des scènes absurdes par exemple à Ivry-sur-Seine en ce moment, il y a quatre militants qui sont en garde à vue depuis plus de 24 heures pour avoir juste déplacé des poubelles sans rien avoir détruit. Donc il y a de la part de la Macronie une volonté de faire peur, une volonté de réprimer et d'empêcher un mouvement populaire de se faire.
Mathilde Panot, il y a eu ces faits mais il y a eu également à la verse à Paris euh des jeunes qui ont euh lancé des poubelles violemment contre des policiers, des jeunes qui ont sauté sur une voiture de police. Euh quand même là, comment ? Je réagis en disant que c'est scandaleux que après un mouvement et d'ailleurs même vous l'avez dit vous-même monsieur Pilla qui était un mouvement d'ampleur. Si vous regardez les chiffres que je conteste hein mais les chiffres de la police qui sont loufoques parce que il y a eu évidemment beaucoup plus de monde dans ce mouvement du 10 septembre.
Mais prenons les chiffres de la police pour regarder il y a eu dans cette manifestation et ce mouvement du du 10 septembre plus de personnes mobilisées que dans toutes les mobilisations des gilets jaunes à l'exception de la première si on prend les chiffres de la police donc à comparaison qui sont valables. Donc je vais vous dire peut-être y a-t-il eu ici ou là une poubelle qui brûlait et qui d'ailleurs se retrouvait généralement sur des chaînes d'information en continu de police assiégée, vous condamnez ces ces ? Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques ?
Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France. Résistance, le combat pour une nouvelle France maintenant à 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99. Mais écoutez, moi je suis contre la violence sur les personnes mais nous avons un problème en France, il s'appelle Emmanuel Macron, c'est un président de la République qui décide de n'écouter rien ni personne et qui ne répond que par la répression et dont d'ailleurs le le pouvoir ne tient que par cette même répression. Madame Panot, va se poser maintenant la question politique.
Sébastien Lecornu débute, on a montré en primeur sur notre antenne hier déjà un sondage pour LCI, on voit que oui, il y a une partie de méfiance, 66 % de Français qui pour l'instant sont très pessimistes. Mais enfin, est-ce que vous lui donnez sa ? Et pour être très concret, est-ce qu'il vous a appelé par ? Alors non, d'ailleurs je crois qu'en ce moment il appelle les chefs de parti, donc nous nous n'avons reçu aucun appel de sa part. Mais je vais vous dire, nous ne lui faisons aucune confiance et nous disons même que monsieur Lecornu est un Premier ministre illégitime. Mais déjà maintenant, attendez, pourquoi pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice quand ?
Il vient d'arriver, il y a quelques heures. Lui dire OK, on va vous voir. Depuis 2022, c'est le 5e Premier ministre de monsieur Macron. Sébastien Lecornu est le premier et le dernier soutien d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire que c'est le seul homme en France qui a été ministre d'Emmanuel Macron depuis 2017. Donc depuis 2017, il a occupé différents postes et c'est le même visage de la brutalité sociale avec lequel s'exerce le pouvoir macroniste, c'est celui qui a réprimé en Guadeloupe, qui a enterré les revendications des gilets jaunes, c'est celui qui incarne peut-être la complicité de la France avec le génocide en cours de la part de Netanyahou.
Par exemple, il avait rencontré Yoav Gallant, vous savez qui est en ce moment poursuivi par la Cour pénale internationale comme d'ailleurs monsieur Netanyahou pour crime de guerre et il avait dit qu'il partageait avec lui en novembre 2023 des valeurs humanistes. vous accordez un petit crédit à l'idée que la France va reconnaître sans doute l'État de ? Beaucoup d'États en Europe ne le font pas. Est-ce que là-dessus vous dites quand même "Bravo Emmanuel Macron" par ? Mais non, il serait temps, je dis il serait temps et c'est d'abord une victoire de la mobilisation populaire.
Nous sommes à 23 mois de génocide, 23 mois de génocide avec des images insoutenables qui nous arrivent de Gaza où l'on voit des Palestiniens et Palestiniennes particulièrement, des enfants qui sont réduits à l'état de squelettes, où l'on voit les bombardements et l'attaque terrestre qui se fait sur Gaza ville et un plan soutenu à la fois par Netanyahu et Trump de déporter l'ensemble des 2 millions de Palestiniens vers des pays comme la on voit ces images. Si je peux me permettre, revenons à la crise politique. Je vous en prie. Elle est elle est elle est forte, elle est grave. Est-ce que s'il vous appelle, vous irez la semaine prochaine à Matignon rencontrer le Premier ?
Non, nous n'irons pas parce que nous voulons d'abord qu'il se soumette au vote de confiance comme l'a fait d'ailleurs récemment monsieur Bayrou ou s'il ne le faisait pas, alors nous déposerions immédiatement une motion de censure au titre de l'article 49-2 de la Constitution.
Il n'est pas possible qu'après ce qui s'est passé lundi où pour la première fois de toute l'histoire de la 5e République, un gouvernement est tombé, celui de monsieur Bayrou et ensuite avec 2/3 de parlementaires qui ont voté contre monsieur Bayrou mais aussi contre la politique macroniste qui a été battue trois fois dans les urnes avec le peuple de France qui a clairement exprimé qu'il voulait en finir avec la politique macroniste. Mais c'est une nouvelle séquence. C'est une nouvelle clone qui fera la même politique est un affront au peuple français et une provocation.
C'est pas très républicain de pas aller quand même au moins dire bonjour et discuter la semaine prochaine, c'est pas républicain. Justement, ce qui est très républicain, ce qui est l'usage dans toutes les démocraties, c'est que lorsqu'il y a un Premier ministre et un gouvernement, alors il se présente d'abord devant l'Assemblée nationale pour demander la confiance de l'Assemblée nationale, ce que la Macronie avait refusé de faire depuis 5 années. Madame la députée, est-ce que vous reconnaissez quand même la possibilité de ?
Le Premier ministre laisse dire, dit et laisse dire que oui, il y aura sans doute un certain nombre de discussions qui s'ouvrent déjà maintenant, y compris sur une fiscalité plus sociale. S'il fait un effort, vos vos camarades, on peut dire camarades ? Vous vous pouvez dire ce que vous voulez, allez-y, posez votre question. Quel nom vous utilisez pour les ? Ça ça dépend à quel moment de l'histoire, mais écoutez, aujourd'hui on comprend plus ce qu'ils sont en train de faire. Je veux dire, par exemple, quand quand ils défendent la retraite à 63 ans, parce que suspension de la réforme Borne aujourd'hui, ça veut dire la retraite à 63 ans, on comprend plus.
Quand vous avez monsieur Glucksmann qui explique tranquillement, au moins c'est clair, que lui veut construire des consensus justement et des compromis, voilà, avec à la fois les macronistes et la droite, bon ben nous ne sommes pas du tout dans cette optique là. d'accord. Ex-camarade, vos ex-camarades socialistes disent disent parfois "Si il y a au moins un petit progrès, un petit progrès social, une fiscalité un peu plus égalitaire, c'est pas mal déjà, ?" Mais déjà, les socialistes devraient apprendre de leurs leçons.
Je rappelle que la dernière fois ils avaient expliqué qu'ils avaient obtenu des grandes concessions sur le budget qui avait d'abord été présenté par monsieur Barnou Barnier, puis monsieur Bayrou qui a tenu 8 mois grâce à leur motion de censure, je le rappelle. Et ensuite, ils avaient expliqué qu'ils avaient obtenu un conclave sur les retraites, dont tout le monde a vu que il n'a absolument rien fait et qu'il n'a surtout pas abrogé la réforme de la retraite pour laquelle il y a une majorité pour l'abroger à l'Assemblée nationale. Sébastien Lecornu veut le rouvrir ce débat sur les retraites. Mais oui, ben on va refaire encore un conclave qui mènera au même résultat.
Je vais vous dire, la Macronie est au pouvoir depuis maintenant 8 ans. Nous avons eu un baromètre aujourd'hui de Secours Populaire qui dit que une personne sur trois dans ce pays ne mange régulièrement pas à sa faim, qui dit que une personne sur deux dans ce pays peine à aller en vacances ne serait-ce qu'une fois par an ou et que 40 % de nos concitoyens peinent à payer leurs factures d'électricité. Donc maintenant, ça suffit. Lorsque dans les urnes, les Français et les Françaises ont clairement exprimé qu'ils ne voulaient plus de la politique macroniste, alors il n'y a aucune légitimité à continuer cette politique en l'adaptant un peu ici par là.
Non, les Français ont voté pour des investissements massifs dans les services publics, pour l'augmentation du SMIC, pour la bifurcation écologique, bref tout autre chose que ce que [grognement][raclement de gorge] fait Emmanuel Macron. Et donc monsieur Macron doit partir, c'est ça notre proposition. On va revenir à vos propositions en la matière, mais quand on voit les sondages restent aux sondages hier sur LCI alors il était pas très favorable Sébastien Lecornu il faut l'avouer il est pas très favorable à vous non plus si vous me permettez.
On regarde le sondage quel parti souhaitez-vous voir au gouvernement RN 52 % LR 45 Horizon 40 PS 39 Renaissance 35 et les filles 18 alors vous direz les sondages sont les sondages mais est-ce que ça ne montre pas que la stratégie de de rupture complète que vous assumez que vous revendiquez et peut-être qu'elle elle resserre bien vos troupes mais elle provoque beaucoup d'opposition chez tous les autres. Mais monsieur Rochbin ça vous rappelle rien ce que vous êtes en train de ? Ça ne vous rappelle pas [raclement de gorge] une certaine époque en juin et en juillet 2024 où 27 sondages sur 27 nous ont expliqué à longueur d'antenne que l'extrême droite allait gagner dans ce pays. ?
Il y a eu entre deux le barrage anti-RN républicain le Front républicain. C'est le nouveau Front populaire sur un programme de rupture qui a gagné. Donc je vais vous dire ce qui s'est exprimé et ce qui s'est exprimé Je vais vous je vais vous répondre là-dessus mais ce qui s'est exprimé y compris hier dans le pays beaucoup d'entre vous s'ils sont des observateurs attentifs ont noté qu'il y avait beaucoup de la jeunesse qui était dans les rues hier et aussi beaucoup de femmes ce qui est d'ailleurs assez extraordinaire dans dans un dans un mouvement. Mais pas mais très peu salariés. La France n'a pas été bloquée hier.
Oui mais attendez attendez le 18 où j'espère bien qu'il y aura une jonction c'est l'acte 2 du mouvement septembriste et où l'ensemble des syndicats appellent justement à faire grève et donc j'espère bien que la jonction entre la grève massive dans le pays et la jeunesse permettra de faire en sorte que on arrive à un moment encore plus important que celui que nous avons vécu hier. Restez bien avec nous et restez bien vous aussi avec nous d'abord je rappelle que dans quelques instants on ouvrira notre soirée spéciale je rappelle cette information très importante la France ce soir ça date d'il y a quelques minutes.
On voit trois Rafale en Pologne on va voir le branle-bas de combat militaire 40000 soldats polonais à la frontière bordant la Russie et la Biélorussie une branle-bas de combat dans toute la région. On entendra la chef de la diplomatie européenne sur LCI dans quelques instants et d'abord donc la situation en France avec vous Mathilde Panot, on parlera dans quelques instants de la suite des événements et vous le disiez vous-même [musique] le 18 septembre notamment. À tout de suite. Merci d'être avec nous. Nous sommes toujours avec Mathilde Panot et Renaud Pila. Projetons-nous sur l'avenir, les jours qui viennent après le 10 [musique] septembre, viendra le 18 septembre.
Quelle est l'ampleur du blocage que vous espérez ? On a souvenir dans l'histoire de France de grands blocages de mai 68 où vraiment la grève devenait une grève générale. Est-ce que c'est cela que vous ? Oui, on espère on espère que le peuple puisse se faire entendre sur les revendications qu'il a et je veux faire remarquer à tout le monde qu'avant même que le mouvement du 10 septembre commence, donc qui connaîtra son acte 2 le 18 septembre, ils ont déjà obtenu deux victoires très importantes. La première c'est évidemment la chute du gouvernement Bayrou puisque lui-même a admis que c'était la mobilisation du 10 qui lui faisait peur et qui l'a amené à demander ce vote de confiance.
Mais aussi aujourd'hui, le gouvernement qui a décidé démissionnaire donc d'enlever les les décrets sur le doublement des franchises médicales qui voulait prendre 2 euros sur chaque boîte de médicaments et 8 euros sur du transport sanitaire et ça aussi c'est une victoire de la mobilisation populaire. Donc il faut continuer tant que Emmanuel Macron ne comprendra pas qu'il ne peut pas continuer une politique qui a été défaite par la souveraineté populaire. On voit bien que le 18 vous voulez à la fois marcher et mobiliser vos troupes. Il y aura également tous les syndicats, ce qui est assez rare, toute la gauche peut-être mais le PS.
Alors moi j'ai absolument pas compris ces dernières heures, ces derniers jours, votre divorce public acté avec le PS. Jean-Luc Mélenchon dit s'il y a des un premier ministre socialiste, on censure. Rendez-vous on censure. Les électeurs qui il y a un an ont voté en commun. Les socialistes disent si c'est un premier ministre LFI, on censure. Ce divorce, si jamais il y a des élections anticipées, ce divorce. On va on va prendre les choses dans l'ordre. D'abord, euh c'est d'abord les les socialistes qui ont expliqué qu'ils ne voulaient pas de ministre insoumis dans leur gouvernement, mais surtout qu'ils laissaient tomber le programme sur lequel ils ont été élus il y a un an.
Nous, et ce n'est pas étonnant, nous resterons fidèles au programme sur lequel nous avons été élus et aux convictions que nous portons. Lorsque par exemple, ils abandonnent l'abrogation de la retraite à 64 ans pour dire "Nous sommes pour la retraite à 63 ans." Lorsqu'ils ils abandonnent le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, comme ils l'ont fait dans leur contre-budget. Lorsque ils abandonnent la garantie universelle pour les étudiants, et cetera, on pourrait continuer.
Alors, nous nous ne participerons pas, et nous l'avons dit, nous n'avons pas dit "Nous censurons immédiatement." Nous avons dit "Pour qu'il y ait un gouvernement socialiste, cela veut dire que derrière, il y aurait une grande coalition avec les macronistes et les LR, et nous nous ne participerons jamais à cela." Mais m'a-t-il pas dit "Attendez, en cas de dissolution, parce que vous souhaitez à la fois une dissolution et un départ du président de la République." En cas de dissolution, dans les circonscriptions, accord ou ? Mais alors, je vais dire perdre des des dizaines de députés.
Non, on demande d'abord qu'il y ait un départ du président de la République, on lui laisse le choix entre démission et destitution, et je veux juste faire remarquer, parce que ça me semble important, que tous ceux qui parlent d'unité à tout va sur la question de la gauche, il se trouve que aujourd'hui nous s'est produit un événement assez historique, nous ne sommes plus seulement 71 parlementaires insoumis à demander la destitution du président de la République, mais 104 parlementaires, c'est-à-dire plus que la moitié des députés du Nouveau Front Populaire qui avaient été élus sur un programme de rupture. Donc c'est nous qui sommes majoritaires dans ce cadre-là. Question ça ?
Vous savez très bien que c'est sa décision souveraine, et objectivement, il y a très peu de chances qu'il vous écoute. Enfin, vous vous pouvez parier, mais enfin, il y a peu de chances. Au fond, pardon, c'est un peu terre à terre, mais à quoi ça ? Mais ça sert parce que vous aurez remarqué qu'il y a deux tiers des parlementaires, ça commence par l'Assemblée Nationale. Il y a deux tiers des parlementaires qui ont ont contre Bayrou et sa politique. Et donc, s'il y avait deux tiers des parlementaires qui votaient pour la destitution du président Emmanuel Macron, alors on aurait franchi la première étape de l'Assemblée.
Et bien et bien ça n'aura pas lieu, vous n'en savez rien parce que je vais vous dire par exemple Emmanuel Macron expliquait fièrement que François Bayrou continuerait son mandat jusqu'en 2027. Et puis je rappelle qu'il y a seulement trois semaines, vous expliquiez lorsque nous disions que nous allions déposer [raclement de gorge] une motion de censure dès le 23 septembre contre François Bayrou et sa politique, que cette censure ne fonctionnerait pas. Pardon alors allez où allez ? Est-ce que vous espérez est-ce que vous espérez que la grève générale causera une situation telle que est-ce que ça fait partie de votre ? Oui, j'espère que le peuple se fera entendre.
Vous savez aujourd'hui nous sommes le Jusqu'à bloquer le pays pendant 10 jours 20 ? le 11 septembre c'est la mort de Allende en au Chili en 1973 par un coup d'État qui a provoqué 17 ans de dictature au Chili.
Et bien Allende disait "L'histoire nous appartient, ce sont les peuples qui la font." Donc il n'y a pas [raclement de gorge] d'avenir tout écrit, nous pouvons écrire notre propre histoire et quand vous avez un président de la République qui est autant détesté dans le pays à 15 % d'opinion favorable, alors oui j'estime que aujourd'hui celui qui est responsable de l'impasse et du blocage c'est Emmanuel Macron et que c'est une issue positive que nous offrons au pays, celle de choisir entre de grandes options qui s'offrent pour le pays qui permet de sortir de l'impasse. Oui mais j'ai une mini question si si Emmanuel Macron partait à cause de son impopularité. Hmm hmm.
C'est ouvrir une brèche extrêmement grave dans les institutions de la 5e République, vous voulez passer à la 6e République mais sous la 5e demain présidentielles anticipées Jean-Luc Mélenchon est élu. Au bout d'un an un an et demi, pardonnez ma trivialité, il se plante. Ça veut dire que tous les présidents qui seront très impopulaires, on va tous les deux ans les faire ? vous attendez Mais attendez c'est extrêmement grave. Alors d'abord il y a deux choses. Vous avez des exemples dans l'histoire de France, De Gaulle est déjà parti de lui-même en disant qu'il rendait service au pays après un vote qui avait été perdu. Or, Emmanuel Macron n'a pas perdu un vote mais trois.
Ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, là où vous avez raison, c'est que nous, dans le cadre de la 6e République, nous voulons organiser les choses. C'est-à-dire, ce n'est pas en se basant sur des sondages de popularité, mais nous voulons faire ce qui s'appelle le référendum d'initiative citoyenne qui était déjà porté par les gilets jaunes avec notamment le référendum révocatoire. on est dans la 5e. Et oui, mais si vous aviez Si nous avions même dans la 5e République, si nous avions un référendum révocatoire possible, alors Emmanuel Macron serait déjà parti.
Et il est sain, dans une démocratie, que par le vote on puisse organiser des choses qui permettent de sortir, là aussi, d'une issue d'une impasse. La stratégie de la gauche à long terme. Vous êtes où vous êtes ? Il faut le dire, un grand parti de gauche. De fait, vous êtes un grand parti de la gauche. Vous marquez l'histoire de la gauche. Mais si on remonte, 1936, les Fronts populaires, Blum, euh Mitterrand 80, il y a des moments dans l'histoire où la gauche a été au pouvoir, où les socialistes ont accepté d'être modérés, ont accepté de traiter, d'avoir des majorités qui n'étaient pas exclusives. Et il y a eu des acquis sociaux considérables. Pourquoi est-ce que vous refusez ce pari ?
Pourquoi aller à la rupture ? Mais monsieur Rochebin, si refaites l'histoire, c'est toujours nous qui avons fait l'union. Regardez, 2022, Jean-Luc Mélenchon fait 22 %. Tous les autres font moins de 5 % et je vais rappeler le score du Parti socialiste qui fait 1,67 %. Que ? Nous disons nous jetons la rancune à la rivière, alors que nous avons manqué le second tour à 420000 voix. Nous créons à cette époque la NUPES, rompue par les socialistes juste après.
Puis ensuite, nous créons le nouveau Front populaire en donnant 100 circonscriptions aux socialistes pour un petit écart aux Européennes qui n'a rien à voir entre 1,67 et 22 % et à ce moment-là, nous faisons là encore la démonstration que les socialistes s'assoient sur le programme. Ce n'est pas possible.
[musique]
Dans cet entretien, Mathilde Panot défend une position de rupture avec la majorité présidentielle. Pour elle, la chute du gouvernement ne constitue pas une crise à craindre, mais la conséquence logique d'une politique qui aurait perdu le soutien populaire. Cette vision rejoint la réflexion de Jean-Jacques Rousseau, selon laquelle la légitimité du pouvoir dépend du respect de la volonté générale exprimée par les citoyens. Elle insiste également sur le rôle de la mobilisation sociale, estimant que les manifestations et les mouvements populaires peuvent peuvent influencer les décisions politiques.
Cette conception rappelle les travaux de Charles Tilly qui considérait les mobilisations collectives comme un levier essentiel de transformation démocratique lorsque les citoyens cherchent à peser sur les choix des gouvernants. Sur le plan économique et social, Mathilde Panot plaide pour une hausse du pouvoir d'achat, des investissements publics et une remise en cause de certaines réformes menées depuis plusieurs années. Cette approche s'inscrit dans une logique proche des analyses de John Maynard Keynes, pour qui l'investissement public peut soutenir l'activité économique et répondre aux périodes de ralentissement.
Enfin, elle défend l'idée d'une évolution des institutions avec davantage de participation citoyenne, notamment à travers des mécanismes de contrôle démocratique. Au-delà des oppositions partisanes, une question : comment concilier stabilité des institutions, expression populaire et alternance politique dans une démocratie confrontée à une forte ? Et si la colère du peuple français avait enfin un ? Résistance, le combat pour une nouvelle France décrypte les médias, les élites, la crise sociale et le réveil citoyen. Disponible maintenant à seulement 9,99 euros au lieu de 14,99 euros. Le lien est en description. L'information spectacle vous ? Reprenez le pouvoir sur votre réflexion.
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