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interviewLCP (sur YouTube)· 17 novembre 2024 92 min

Audition du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la situation au Liban - 13/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

euh monsieur le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour une nouvelle fois venir il est très présent à l'assemblée il a répondu extrêmement rapidement à à notre demande collective celle de président de la commission de défense et et et la mienne avec mon homologue donc nous a semblé utile mais mais urgent surtout de vous entendre dans le contexte actuel des bombardements de tsal au Liban depuis le 23 septembre dernier et un pays qui entretient d'étroites relations avec la France d'un point de vue diplomatique et des États mais aussi des parlementaires et des citoyens libanais et français donc l'affinité l'affection la complicité est très forte en notre nos deux pays nous préoccupons également dans cette audition du sort des quelques 700 militaires français intégrés à la force intérimaire des Nations Unies au Liban on dénombre aujourd'hui au Liban plus de 3000 victimes environ 15000 blessés plus de 1 1 300000 déplacés sur une population totale de 5 millions de personnes et ce bilan depuis qu'Israël a engagé ses opération contre la milice chite du hbollah la France ces derniers mois n'a pas ménagé ses efforts pour essayer avec ses partenaires de sortir le pays du Cèdre de sa paralysie institutionnelle et ses problèmes économiques liés à l'absence de réforme et aussi à la tragédie du port de Beyrouth le 4 août 2020 vous-même monsieur le ministre dans votre première mission dès le 29 septembre vous êtes allé au Liban avec du matériel humanitaire immédiatement dès que vous l'avez pu et vous étiez le Premier ministre je pense étranger en tout cas au Liban à aller faire cette mission depuis le 7 juin 2023 l'ancien ministre Jean leudrian nommé représentant personnel du Président de la République lui aussi développe des des efforts pour essayer de trouver une solution une stabilité à à à la situation antérieur bien sû sur l'attaque d'Israël dès le 25 septembre le ministre vous-même vous avez plaidé devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour un cesser le feu afin d'engager des négociations sur les paramètres d'une crise sortie de crise diplomatique reposant et c'est ça le le point solide vous en reparlerz certainement sur la résolution 1701 de 2006 poursuivant le double objectif de sécurisation du nord d'Israël mais aussi euh du pays au Sud Liban enfin je vrais Notter la conférence internationale de soutien à la population de souveraineté du Liban qui s'est tenue à Paris et que vous avez ouverte monsieur le ministre affffaires étrangères le 24 octobre cet événement auquel participaient plusieurs parlementaires notamment présent ici ma collègue lacrafi qui était présente également a marqué une forte mobilisation de la communauté internationale elle a permis de lever 800 millions d'euros d'aide humanitaire et 200 millions de d'euros destinés au soutien des forces de sécurité au Liban et ont été récolté donc à cette occasion la France mobilisant pour sa part 100 millions d'euros et 100 100 tonnes de frê humanitaire alors quelques éléments peut-être que vous connaissez sur les clés de la paix elles ont fait l'objet de la résolution 1701 dont je viens de de parler du Conseil de sécurité des Nations unies il est essentiel que cette réion résolution soit pleinement appliqué car les populations du nord d'Israël doivent aussi pouvoir vivre chez sans crainte des tirs de roquettes ou des missiles le Liban doit aussi sortir de l'ornière institutionnelle économique et foncière je laisse avant d'entendre monsieur le ministre et ensuite nous aurons par groupe un orateur sur 2 minutes si vous le voulez bien parce que le le le temps que nous donous disposons est d' 1h30 avec Monsieur le le ministre donc avant de de commencer le tour d'horizon des des groupes je bien sûr laisser la parole à Monsieur le Président de la Commission de la Défense merci beaucoup monsieur le Président cher Bruno monsieur le ministre mes chers collègues permettez-moi dans un premier temps de vous remercier Monsieur le Ministre pour votre présence et de vous remercier aussi monsieur le Président cher Bruno pour cette cette tenue de cette audition conjointe la première commission conjointe de cette législature euh c'est important aussi pour nos deux commissions de travailler ensemble parce que comme nous nous le voyons à travers le Liban beaucoup de choses sont communes et et c'est important ces temps d'échange commun la France et le Liban sont lié depuis des décennies singulièrement dans le domaine de la défense les les armées françaises sont d'abord présentes au Liban dans le cadre de l'opération Daman au titre de sa participation à la finule 700 militaires français ils sont actuellement déployés auxquels je souhaite rendre ici un hommage appuyé ils subissent depuis plusieurs semaines les conséquences d'affrontement ouverts entre Israël et le Liban nous ne les oublions pas et nous tenons nous nous tenons en tout cas à leur côté les armées françaises ont également sur réponde présente pour l'aide au Liban lorsqu'ils a été confrontés à la à l'explosion du port de beyouth le 4 août comme vous en parliez tout à l'heure monsieur le Président elle a porté à une assistante précieuse au libanais monsieur le ministre éta à œuvre hein dans le cadre de l'opération amitié pour toutes ces raisons la stabilité du Liban constitue un enjeu majeur pour l'armée française monsieur le ministre nous serions donc intéressés de connaître votre analyse de la situation sécuritaire au Liban de ces conséquences pour nos militaires sur place et des perspectives que vous discernez au-delà de la situation sécuritaire du Liban il me semble pertinent d'élargir l'analyse de à l'ensemble de la région il est en effet à craindre la dégradation de la situation au Liban soit aussi une étincelle qui embrase toute la région les foyers d'instabilité ne manquent pas guerre à Gaza instabilité en sjordanie tension en mer Rouge guerre civile au Yémen persistance de la menace terrorisme en Syrie et en Irak sans parler de la guerre larvée qui oppose désormais direct l'Iran et Israël et là encore la déstabilisation du MoyenOrient concernerait directement l'armée française elles y sont déployé au Levant contre daesh en mer Rouge dans le cas de l'opération ASP Aspide et vous savez que nos frégates ont neutralisé plus d'une fois des drones ou des missiles en direction de navire de commerce aux Émirats arabes unis et dans le golfe pers dans le cadre de l'opération AG Nord mais également en en Jordanie au sein de la base aérienne projetée H5 je ferai en cette date du 13 novembre un lien aussi n'oubliant pas que le 13 novembre est aussi une date des attentats du Bataclan et quand on peut en faire un lien direct avec la déstabilisation de cette région et de la sécurité aussi euh de notre pays ainsi sans plus tarder monsieur le ministre si vous voulez bien je vous cède la parole afin de pouvoir vous écouter avant les questions de nos collègues merci beaucoup messieurs les président cher Bruno et et Cher Jean-Michel je je vous remercie d'avoir convoqué cette audition conjointe qui est à l'image d'ailleurs du travail conjoint que nous menons avec Sébastien lecnu sur ces sujets évidemment de son côté une attention marquée aux questions sécuritaires et du mien au aux questions diplomatiques parce que pour la France le Liban n'est pas un pays comme les autres dans tout cœur de français le nom seul du Liban fait remuer quelque chose de très particulier les Libanais ont été à travers les siècles le seul peuple dont jamais le cœur n'a cessé de battre au rythme du cœur de la France ainsi parlait le général de Gaulle en 1941 de la relation entre la France et le Liban l'identité même de ce pays si singulière s'est construite en assimilant notre langue et notre culture avant que la France ne vienne donner en 1920 à la nation libanaise l'état auquel elle aspirait aujourd'hui encore c'est au Liban que nous trouvons le plus grand nombre d'écoles françaises homologuées au monde c'est au Liban que se trouve notre principal poste diplomatique au Proche et au Moyen-Orient cette enracinement fait du Liban tout à la fois notre ancre et notre relais dans la région ce pays qui nous est ch vous l'avez rappelé Messieurs les Présidents est aujourd'hui menacé d'effondrement par la guerre une guerre qui le frappe alors qu'il était déjà terriblement fragilisé par la succession des crises qui l'ont secoué ces dernières années je pense d'abord à la crise économique l'effondrement depuis 2020 du système financier libanais qui était devenu un une véritable pyramide de Ponzi a engendré une crise dont les anales de l'histoire économique connaissent peu d'équivalent le PIB a été divisé par 3 depuis 2020 les libanais ont perdu la quasi-ttalité des économies placées dans les banques et l'hyperinflation a réduit à peu de chose les retraites et les salaires une vague d'émigration sans précédent depuis la guerre civile a touché le pays seules les remises de la diaspora et l'aide internationale ont permis une stabilisation qui ne serait toutefois déboucher sur un redressement en en l'absence de réformes indispensa que la classe politique a rejeté avec constance je pense ensuite à la crise politique avec la vacance de la présidence de la République de depuis plus de 2 ans maintenant faute d'accord entre les forces politiques sur la désignation d'un nouveau président processus qui suppose un large consensus le Liban n'a plus ni chef de d'État capable de le rassembler et de le représenter ni gouvernement de plein exercice ni Parlement capable de légiférer l'État lui-même dont les responsables partent les uns après les autres à la retraite sans pouvoir être remplacé est paralysé je pense enfin bien sûr à la terrible explosion qui a dévasté le 4 ao 2000 Beyrouth tuant 235 personnes dont plusieurs ressortissants français et dont la capitale porte encore l'estigmate c'est donc un pays au bord de la rupture que le hzbollah a choisi à la faveur de calculs régionaux d'entraîner dans la guerre au lendemain des terribles massacres antisémites du 7 octobre 2023 une guerre d'abord contenue pendant près d'un an au sud du pays et qui même si elle faisait des morts chaque jour n'atteignait pas le niveau d'intensité et de destruction du conflit de Gaza une guerre qui s'est brutalement accélérée et amplifiée mi-septembre avec le lancement d'une opération israélienne de très grande envergure qui a éliminé l'essentiel du commandement du hzbollah largement détruit ses infrastructures et ses stocks d'armes mais une guerre qui a aussi ravagé le sud la BKA et la banlieue de Beyrouth qui n'a épargné ni la population ni les infrastructures civiles vous la vous l'avez rappelé 3000 morts dont deux de nos compatriotes plus de 15000 BL et près d'un million de personnes plus d'un libanais sur 5 qui ont dû quitter leur foyer 5000 hectares détruits 500000 élèves qui n'ont plus accès à leur école le bilan humain et matériel de cette guerre est déjà sans commune mesure avec celui de la guerre de 2006 la solidarité dont font preuve les Libis les Libanais est remarquable mais il est évident que des déplacements de population aussi massif déstabilise gravement des équilibres communautaires fragiles au risque de tension interne dangereuse dans ce contexte dramatique la France se tient au côté du Liban et des Libanais elle se tient au côté du Liban et des Libanais en apportant à la population l'aide dont elle a besoin pour tenir face aux conséquences de la guerre quelques jours après ma prise de fonction j'ai effectué à Berouth mon premier déplacement bilatéral porteur de deux postes sanitaires mobiles qui soignent actuellement 1000 blessés graves à l'Hôtel Dieu et à l'hôpital raficaririe et de 10 tonnes de médicaments et de matériel médical j'ai débloqué 10 millions d'euros pour financer des projets d'urgence portés par des ONG et des agences des Nations Unies le 24 octobre c'est-à-dire un mois après le début de l'incursion terrestre israélienne au Liban nous avons organisé à Paris une conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban qui a rassemblé plus de 70 états et organisations internationales et qui a permis de mobiliser 1 milliard de dollars dans 800 millions d'aide humanitaire au bénéfice des Libanais affectés par la guerre la France a pris toute sa part dans cet effort en annonçant un engagement de 100 millions d'euros complété par l'envoi de 100 tonnes de fretes une première livraison de 30 tonnes de tentes de couverture et d'autres biens de première nécessité a été effectué le 1er novembre et d'autres suivront cette mobilisation ne concerne d'ailleurs pas uniquement l'état ce sont toutes les forces vives de la nation association entreprise collectivité territorial élu qui s'engagent à nos côtés j'ai lancé un appel au don il a été entendu et déjà les groupes CMA CGM BNP par iiba ngj Sanofi et Tulip se sont mobilisés apportant leur soutien aux opérations humanitaires et des millions d'euros de contributions additionnelles à l'efforts collectifs qu'ils en soi profondément remerciés nous sommes également mobilisés pour venir en aide à nos 21000 ressortissants qui résident au Liban et je salue leur députés ici présentes un dispositif dédié a été mis en place par notre ambassade à Beyrouth dont je salue l'engagement exemplaire avec le soutien du Centre de Crise de mon ministère des vols spéciaux ont été affraités pour Pier la disponibilité limiter des vols commerciaux et permettre à ceux qui le souhaitent de regagner la France des moyens financiers ont été dégagés pour soutenir nos compatriotes les plus vulnérable et je veux avoir un mot pour les agents de notre poste à Beyrouth qui exercent leur métier dans des conditions particulièrement difficile la France se tient c'est le deuxième point que je voulais partager avec vous au côté du Liban et des Libanais en soutenant leurs institution politique et sécuritaire la conférence du 24 octobre que j'évoqué a permis de mobiliser 200 millions dollars pour les forces de sécurité libanaises et en premier lieu l'armée il s'agit aujourd'hui de donner aux forces de sécurité les moyens de préserver la paix civile dans un contexte tendu par la guerre et par les déplacements de population il s'agira demain de permettre à l'armée de prendre toute sa part un règlement diplomatique dont nous savons bien qu'il passe par son déploiement renforcé au sud du Liban en coopération avec la finu conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Uni la France prend toute sa part dans ce soutien direct à l'armée libanaise en l'équipe en la formant en assurant la pérennité de son service de santé et nous resterons à ses côtés nous avons également formé avec l'Italie et le Royaume-Uni également présent au sein de la finule un comité militaire technique pour soutenir de façon très concrète ce renforcement de l'armée libanaise pourquoi et bien parce que l'horizon pour le Liban c'est un État fort souverain disposant du monopole de la force légitime et capable d'assurer la protection de toutes les communautés aucune puissance extérieure ne peut imposer durablement l'hégémonie d'une communauté le Liban est pluriel et le restera et la communauté chiite qui est aujourd'hui la plus directement touchée par la guerre à toute sa place au Liban elle doit pouvoir vivre en sécurité sous la protection de l'État cet état doit avoir un chef et que la guerre se poursuive ou que des négociations s'ouvrent il est inconcevable de laisser aujourd'hui le Liban sans président qui puisse le rassembler et le représenter c'est la condition de la préservation de l'unité du Liban et de son existence même en tant qu'État c'est la mission qu' a confié le président de la République à mon prédécesseur et ami jean- Yv ledriillan qui poursuit ses démarches auprès de l'ensemble des forces politiques libanaises et de nos partenaires du quintê groupe formé par la France les États-Unis l'Arabie saoudite le Qatar et l'Égypte pour faciliter l'élection d'un nouveau président libanais nous allons continuer nos bons offices collectifs pour pousser les Libanais à s'accorder il est plus que temps et puis troisième point la France se tient au côté du Liban et des Libanais en œuvrant à une solution diplomatique permettant de mettre un terme à à cette guerre et d'assurer une sécurité durable aux populations en Israël comme au Liban que la force seule ne garantira pas cette solution est connue c'est la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies il s'agit de faire cesser les hostilités d'une part et d'autres de la frontière de cette ligne bleue de déployer massivement les forces armées libanaises au sud du pays de renforcer les capacités de la finule à mettre en œuvre son mandat et de régler le contentieux sur la frontière terrestre le hzbollah qui je le disais porte une lourde responsabilité dans cette guerre doit cesser ses attaques et se conformer aux résolutions des Nations Unies je continue mes efforts en ce sens et j'étais jeudi en Israël pour la deuxième fois en un mois où j'ai pu approfondir les échanges de façon détaillée et concrète sur les paramètrre d'un accord permettant la cessation des hostilités sécurité pour Israël souveraineté pour le Liban je me suis entreteni dimanche avec mon homologue américain sortant Tony blinken et j'ai des contacts réguliers avec les acts libanais et mon homologue iranien car nous sommes la seule puissance qui parle à toutes les parties nous tenons la plume au Conseil de sécurité s'agissant du Liban nos militaires forment l'épine dorsale de la finule à laquelle je rends hommage pour son courage et son professionnalisme alors qu'elle a fait face ces dernières semaines à des des attaques inacceptables violant le droit international tout ceci nous donne un rôle particulier dans ses efforts diplomatiques alors Messieurs les Présidents mesdames et messieurs les députés la France restera au côé cé du Liban parce que cet engagement est conforme aussi bien à ses valeurs qu'à ses intérêts parce que comme l'a dit le président de la République ce qui se joue dans ce Liban pluriel ce Liban message C existe chrétiens et musulmans Orient et Occident ce n'est pas seulement le destin de ce pays qui nous est si cher mais peut-être bien la possibilité d'une civilisation je vous remercie et je me tiens à votre disposition pour toutes vos questions merci beaucoup monsieur le le ministre on va donc prendre un orateur par groupe qui soit la la défense ous la commission Affaires étrangères euh contenu du format c'est 2 minutes et et 2 minutes on a bien compris bien sûr ça a été rappelé qu'on se fonde sur la résolution 1700 mais c'est une résolution qui date de 2006 donc peut-être au cours des questions pourrez-vous nous dire comment aujourd'hui presque 20 ans après on peut faire autrement on peut aborder la question différementment on peut faire des pressions différentes comment la France peut agir différemment dans le conser international pour qu'enfin cette résolution trouve des chances d'être mise en œuvre premier orateur euh cet après-midi euh pour le rassemblement national monsieur Kevin fffer oui merci monsieur le président monsieur le ministre depuis le 10 octobre dernier le contingent des casques bleus des nations- unies au Liban au sein duquel la France compte 700 soldats a été la cible de plusieurs attaques de la part de l'armée israélienne cinq casques bleus de nationalité malaisienne ont été blessés le 7 novembre cinq autres l'avaient déjà été ces dernières semaines à la suite d'attaque israéliennes délibéré comme le précise un communiqué du Cadoret ces attaques doivent être fermement condamnées depuis maintenant plus d'un an Israël s'est lancé dans une campagne d'éradication des mouvements terroristes islamistes qui minent le Proche Orient et nous nous réjouissons que l'offensive israélienne ait conduit à la neutralisation de haut dirigeants terroristes du hzbollah à la sole de de Liran hzbollah qui sème depuis plus de 40 ans la peur et la pauvreté au sein du peuple libanais parmi les têtes dirigeants de ce mouvement terroriste qui ont été abattu se trouvaient d'ailleurs les commanditeurs de l'attentat contre nos 58 parachutistes français qui furent lâchement assassinés le 23 octobre 1983 lors de la guerre civile au Liban notre groupe tenait ici à leur rendre hommage n nous n'oublierons jamais leur sacrificees mais à nouveau 40 ans plus tard le spectre d'une deuxième guerre civile n'est malheureusement plus éloigné ami du Liban et protectrice des chrétiens d'Orient depuis Saint-Louis la France ne peut pas permettre une destruction du Sud Liban et de civil innocents des villages chrétiens non liés au hzbolah y ont été totalement détruits puissance des équilibre la France doit être une muraille pour empêcher un conflit généralisé au Proche Orient dont les conséquences seraient non seulement désastreuses pour le Liban mais aussi pour l'Europe qui pourrait alors assister à une nouvelle vague migratoire dans ce contexte la France ne peut pas se consenter de de proposer l'arrêt des combats et le Liban devrait utiliser cette situation comme un catalyseur pour rétablir pleinement l'État libanais cela doit passer par l'organisation de l'élection d'un président de la République libanaise dans les meilleurs délais et par l'affirmation de l'armée libanaise comme seule institution à être autorisée de disposer d'armes de guerre monsieur le ministre aucune solution positive ne semble se profiler au Liban qui est la proie de plusieurs pays de la région nous sommes convaincus que l'arrêt des bombardements et la paix ne pourront advenir que quand le Liban aura retrouvé une pleine souveraineté sur son territoire débarrassé de la main mise des puissance étrangère et du désordre sommé par le hbola alors comment la France puissance d'équilibre se positionne-t-elle pour aboutir à un tel plan politique de sortie de crise dans toute la région merci monsieur le ministre c'est à vous merci monsieur le Président et peut-être pour répondre à la fois à la question monsieur pefer et celle que vous m'avez posé si la résolution 1701 n'a pas été appliquée de manière pleine depuis 2006 c'est c'est peut-être parce qu'elle a été prise de manière isolée du contexte et si nous ne voulons pas reproduire les erreurs du passé il nous faut à la fois bien définir les paramètres sécuritaires pour que le sud du Liban ne cesse d'être le lieu où s'affronte ù ce où se livre toutes les querelles de la région avec des conséquences sécuritaires très préoccupantes pour Israël je rappelle que 60000 déplacés ne sont toujours pas en situation de rentrer chez eux côté israélien et que ce sont des centaines de milliers de Libanais qui ont dû fuir le sud d'Israël mais que ça n'est pas indépendant de la résolution de la crise politique au Liban parce que la sécurisation du sud d'Israël c'est-à-dire le déploiement eu des forces armées libanaises que nous soutenons pour les renforcer au côté d'une finule renforcée pour être capable d'exercer pleinement son mandat n'est possible que si les autorités politiques appuient très largement cette nouvelle dynamique et accepte d'assumer le rôle d'un État fort et souverain euh qui dispose du monopole de la force et qui prend sur lui plutôt que déléguer ou sous-traiter aux milices la sécurisation du Liban et donc eu le le le le deuxième élément de de de notre effort diplomatique à côté de celui qui consiste à à apporter une résolution je dirais au au défi sécuritaire c'est la dimension politique et puis il y a une troisième dimension qui est la dimension régionale parce que vous le savez bien le le le Liban ne ne pourra pas trouver de résolution euh définitive au au conflit qui le mine si euh les les protecteurs des groupes armés en particulier du Hezbollah et je pense à à à l'Iran bien évidemment euh continue de faire du Liban autre chose que ce qu'il doit être c'est-à-dire un pays souverain mais plutôt un théâtre pour ces conflits avec Israël et donc vous le voyez l'élément sécuritaire l'élément de politique libanaise l'élément de politique régionale si nous faisons avancer les trois en parallèle alors nous avons des chances de réussir là là où nous avons échoué si je puis dire en 2006 merci Monsieur le Ministre la parole est à a lacrafie pour le groupe Ensemble pour la République merci messieurs les président monsieur le ministre mes chers collègues vous revenez d'un déplacement en Israël et vous en avez parlé et dans les territoires palestinens qui a notamment fait très grand bruit suite à l'arrestation des des gendarmes français à qui je veux témoigner toute ma gratitude un événement qui ne contribue malheureusement absolument pas à l'apaisement nécessaire dans un contexte plus qu'explosif sur le proche orient je profite du passage de mon suppléant Joseph moncarzel ici à Paris qui est établi à Beyrouth pour vous interroger en priorité sur le Liban pris dans l'engrenage de ce conflit désormais régional qui s'est embrasé suite aux attaques du Hamas du 7 octobre comment comprendre les frappes massives et meurtrièr sur le Liban qui terrorise la population provoque des destructions insensées y compris en plein cœur de beyouth ville décidément toujours meurtris comment les comprendre puisque ces frappes d'Israël n'éliminent pas le hbolah même si elle l'affaiblissent et donc sont contre-productives elles font également courir des risques graves à la société libanaise déjà éprouvé par tant de lutte fratricide par le passé démoralisé par l'explosion du 4 août que vous avez cité et anéantie par la situation économique et l'incurie politique qui règne dans ce pays notre inquiétude est que le peuple libanais se fragmente une nouvelle fois dans le cadre de violence intercommunautaire comment comprendre la logique de ces frappes et surtout comment les arrêter que vous ont dit vos interlocuteur en Israël sur les objectifs de leur et leur logique jusqu'au bouhiste qui détruisent un pays ami de la France quel est le poids de la France aujourd'hui dans cette région et comment faire terre les armes et obtenir un cesser le feu je peux vous assurer monsieur le ministre que les Libanais désespéré voi en la France leur seule planche de salut ne les décevons pas de manière plus générale sur le plan humanitaire je souhaite aussi vous interroger sur l'aide apportée au Liban suite à la conférence organisée à Paris il y a 3 semaines et que vous avez cité aussi où en est-on de la mise en place des soutiens décidés et par quel organisme cette aide sera-t-elle supervisée la France ne pourrait-elle pas dédié une partie de son aide aux 20000 ressortissants en très grande majorité des franco-libanais plus particulièrement à ceux qui sont des déplacés et qui dorment aujourd'hui pour certains dans la rue Monsieur le Ministre cela fait beaucoup de questions c'est vrai et j'espère du fond du cœur que vous saurez y apporter des réponses je vous merci merci madame la députée cherre Amélia et je salue votre action et et celle qui est menée par votre suppléant à à Beyrouth euh l'armée israélienne a-t-elle engrangé des succès militaires et tactiques dans ces dernières semaines la réponse est est oui incontestablement les frappes qui se poursuivent au Liban sont-elles aujourd'hui justifiées de notre point de vue la réponse est NON et nous le nous le disons parce que nous nous contemplons l'histoire et nous nous souvenons que lorsque Israël en 1982 a chassé l'OLP du sud du Liban bien qu'à force de destruction de perte civil de bombardement s'est créé un Terrero à partir duquel en dépit de de la du départ de l'OLP et est né le le hzbollah il y a un moment où il faut savoir faire taire les canons et cesser le feu et ce moment est est est arrivé en réalité nous avons déjà dépassé ce ce moment depuis un long depuis un long moment dans l'intérêt du Liban mais aussi dans l'intérêt d'Israël et de sa propre sécurité c'est pourquoi nous parlons des solutions diplomatiques que j'évoqua à l'instant mais que nous appelons à un cesser le feu immédiat parce que les violences ont trop duré sur les suites de la la conférence qui s'est tenue à Paris comme je le disait nous avons déjà engagé un tiers des sommes nous avons fait parvenir le 1er novembre 30 tonnes de tempes de ouverture et d'autres bien de première nécessité 50 millions d'euros supplémentaires ont déjà été fléchés vers des projets des agences humanitaires des nations- Unies et et et d'ONG de confiance engagé sur le terrain le reste des crédits nécessaires pour tenir notre engagement 17 millions d'euros sera engagé en 2025 merci la parole pour la France insoumise est à Nathalie ool et puis nous entendrons Olivier fort et michel Herbillon merci monsieur le Président Monsieur le Ministre jeudi 7 novembre dernier des agents de la police israélienne se sont introduits en armes et sans autorisation de la France sur le site de pèlerinage de l'éleona l'un des quatre domaines français à Jérusalem quelques instants plus tard deux gendarmes français pourtant sous statut diplomatique ont été arrêtés et retenu plusieurs heures par les autorités israéliennes cette arrestation était une provocation intolérable et une évidente violation de la souveraineté française elle intervient dans le contexte que l'on connaît celui d'une guerre génocidaire à gaz on parle de plus de 43000 morts d'une intensification de la colonisation et de la généralisation du conflit au Liban quand on en est à 3000 morts et plus de 15000 blessés comme vous l'avez dit au Liban il ne s'agit pas d'une guerre faite au hzbolah il s'agit d'une guerre contre le Liban et pour vous paraphraser netanahou qui porte une très lourde responsabilité dans le conflit qui a lieu au proch Orient doit être mis face à sa responsabilité et doit être soumis à des mesures pour qu'il respecte le droit international la convocation de l'ambassadeur d'Israël en France est une première réponse mais elle est insuffisante il est évident que le gouvernement de netanyiaou n'entend pas les rappels au respect du droit international et au cesser le feu exprimé par la France donc il faut des réponses plus fortes hier mon collègue David guireot vous a posé une question lors de la séance de question au gouvernement ce sujet mérite une réponse sérieuse il s'agit de se faire respecter la France doit se faire respecter de la même façon que la France doitire faire respecter le droit international pas d'une voix timide mais par des actes pourquoi par exemple l'ambassadeur de France en Israël n'a-t-il pas été rappeler comme le réclame une tribune signée par plusieurs dizaines de députés y compris issu du groupe macroniste quelle mesure la France compte-elle prendre face à un gouvernement qui ne respecte ni le droit international ni les Nations Unies ni la souveraineté territoriale de ces voisin dont le Liban pourquoi la France n'a-t-elle pas elle-même interdit la présence sur son sol du ministre d'extrême droite se motriche lors du Gal du gala qui a lieu ce soir soutien embargo sur les armes imposition d'in cesser le feu sont les réponses indispensables à opposer à ce gouvernement d'extrême droite la France doit impérativement prendre des mesures merci madame la députée monsieur le ministre c'est à vous merci madame la députée vous l'avez rappelé l'incident qui s'est produit au domaine de l'ééona à Jérusalem est inacceptable d'abord parce que la France refuse que quiconque entre armée sans son autorisation dans les domaines placés sous sa responsabilité sa protection à Jérusalem et ensuite parce que le traitement qui a été réservé aux deux gendarmes comme vous l'avez dit au mépris de leur statut diplomatique est proprement scandaleux et indigne de la relation que nous entretenons avec Israël c'est pourquoi après avoir veillé à leur libération j'ai euh euh pris la décision d'activer ce premier degré dans l'échelle des sanctions diplomatiques qui est la convocation de l'ambassadeur d'Israël en France qui a été reçu hier matin au kéorsé et avec lequel euh bon qui qui s'est vu signifier que la France considérait ses agissements comme inadmissibles et qui attendait que ces incidents ne se reproduisent plus ce qui a été convenu et j'échangerai demain matin avec mon homologue euh israélien c'est que nous puissions convenir par exemple par un échange de lettrre sur les les les procédures dans le cadre de ces visites officielles pour que ces incidents ne se reproduisent plus s'agissant des violations par Israël du droit international et du droit international humanitaire nous les condamnons systématiquement lorsque nous le pouvons nous les sanctionnons nous l'avons fait dans le cadre ou en tout cas s'agissant de la colonisation en sanctionnant à titre national 28 individus coupables de fait de colonisation euh agressive et nous avons euh créé un régime de sanction au niveau européen que nous avons activé à deux reprises qui a permis de sanctionner des entités et des individus coupables et complices de fait de colonisation et que nous envisageons d'activer une troisième [Musique] fois ne quand je vous entends parfois prendre la parole dans l'hémicycle ou dans cette salle de Commission on a le sentiment que la France ne ne prend pas ses responsabilité et s'éloigne de son rôle de Vigi de du respect en toutes circonstances et pas seulement par Israël du droit international et de la justice je vous invite la prochaine fois à ce que que je me déplacerai dans la région à m'y accompagner et vous verrez le les réactions que certaines paroles de la France ont pu susciter à à Israël d'irritation mais nous n'en avons que faire puisque nous serons toujours du côté du droit international et de la justice merci Monsieur le Ministre la parole est à Olivier fort pour le groupe socialiste et apparenté merci monsieur le Président et donc je prends note du fait que dans le prochain déplacement que vous organiserez vous emmènerez la Commission et ce serait effectivement très intéressant de pouvoir assister à ces rendez-vous en tout cas pour ceux qui sont accessibles bon moi j'ai deux questions en réalité à vous poser quand on regarde l'histoire du Proche-Orient c'est l'histoire d'un jour sans fin et si on reprend l'histoire récente 82 Arafat quitte Beyrouth 2006 Israël propose de détruire les infrastructures de l'OLP et finalement en 2024 c'est le c'est le hbola qui a largement remplacé l'OLP et même c'est le hbola qui n'est pas simplement une organisation terroriste qui est aussi une organisation gouvernementale et qui gouverne qui participe au gouvernement du Liban donc quel est selon vous l'objectif de guerre poursuivi par Israël quel est en fait l'objectif qu'il se fixe parce que éradiquer le hzbola comment on fait quand le hzbola est lui-même l'un des gouvernants de cet état première question deuxième question c'est quelles sont les lignes rouges que que la France fixe à Israël en cette matière vous avez fort bien réagi sur donc le je prends vos mots vous avez dit que l'incident diplomatique à eléona était scandaleux et indigne ce sont vos mots à l'instant mais ce qui est scandaleux est indigne c'est aussi ce qui se passe aujourd'hui à la fois au Liban et à Gaza et donc quelles sont les lignes rouges de la France comment considérez-vous ce qui se passe aujourd'hui et puisque vous êtes parmi nous votre homologue il y a 2 jours homologue israélien jidéon SAR a expliqué que la création d'un État palestinien n'était pas une position réaliste il a même opposer l'idée que ce serait un état hamass mais donc si moi j'avais compris que la guerre avec Gaza permettait d'éradiquer le Hamas qui permettait au Liban d'éradiquer le hzbollah si maintenant même après les milliers de morts on nous explique que créer un État palestinien ce serait aussi créer un état hamasse on a du mal à comprendre à quoi sert la guerre et donc la question qui est posée et c'est celle que finalement Pierro Sanchez Premier ministre espagnol socialiste a posé aux Européens c'est de savoir si nous sommes toutes et tous prêts dans un geste diplomatique puissant à reconnaître que la France reconnaisse un État palestinien et permettre de fixer un cap et de donner une ligne de conduite aux Européens en la matière merci à vous monsieur le ministre merci merci beaucoup pour ces deux questions qui en réalité n'en forme qu'une c'est-à-dire qu'est-ce que doit être le l'objectif le but de la guerre et bien le seul objectif pertinent du point de vue de la France et de bien d'autres pays c'est de créer les les conditions d'une paix durable cette paix durable au Liban elle passe par le retour d'un État fort souverain disposant du monopole euh de la force c'est-à-dire le désarmement des milices et la capacité de l'état du avec un président de la République nommant le Comand commant en chef des armées de l'armée libanaise nommant un Premier ministre qui forme un un un gouvernement de prendre en main son son propre destin c'est la meilleure garantie de sécurité pour Israël parce que si le Liban venait à s'effondrer si les risques de guerre civile évoqué ça et là venaient à se manifester que se passerait-il et bien au nord d'Israël vous trouveriez un état failli qui ressemblerait bientôt à à la Syrie c'est-à-dire un foyer où prospère les trafics où prospère le terrorisme d'où d'où émigre des centaines de millions de personnes fuyant l'insécurité et la violence et ce serait évidemment un un foyer durable d'instabilité à à la frontière nord et donc dans l'intérêt d'Israël le le cesser le feu doit intervenir euh et la la mise en œuvre effective de la résolution 1701 doit être accomplie euh et accompli cela suppose de la part de la France et des autres pays euh participants à la finule mais évidemment de la France qui entretient avec le Liban des relations particulières ça veut dire justement de tirer les leçons de 2006 et de faire en sorte que sur le plan sécuritaire politique et régional les conditions soient réunies et puis euh à Gaza et en sjordanie si l'objectif est la paix bien il n'y aura aucune paix juste et durable tant qu'il n'y aura pas d'état palestinien et nous l'avons dit notre objectif c'est bien que à l'issue de cette année tragique pour la région et bien euh on on on aboutisse à une solution à deux états avec des reconnaissances mutuelles des garanties de sécurité et deux peuples vivant côte à côte ça veut dire quoi ça veut dire qu'il y a trois étapes selon nous la première c'est le C c'est le feu immédiat parce que la tragédie humanitaire est insupportable la deuxième étape c'est euh la solution politique euh qui qui va associer effectivement des États de la région des états comme la France qui peut à ce moment-là apporter euh le sa sa reconnaissance à l'État de Palestine ainsi créé je je soulingne qu'il y aura une troisème étape même si nous en sommes loin qui est celle de la réconciliation et j'ose à peine prononcer ce mot tant la guerre a tendance aujourd'hui à durcir les esprits dans la région merci Monsieur le Ministre la parole pour les la droite républicaine et pour michel Herbillon un format de 2 minutes qui peu nouveau mais auquel vous allez merci Messieurs les Présidents je vous remercie monsieur le ministre pour de nous avoir présenté le bilan de la conférence internationale de soutien à la population à la souveraineté du Liban et au nom du groupe de la droite républicaine je veux exprimer notre soutien au peuple libanais qui subit une guerre dévastatrice et pour laquelle le hzbollah porte une très lourde responsabilité je veux aussi apporter le notre soutien à la FINUL et notamment aux soldats français qui composent la Fule l'heure est à la résolution diplomatique du conflit vous l'avez dit et vous avez pris en ce sens une initiative avec votre homologue américain le secrétaire d'État sortant Anthony blinken pour appeler à une solution permettant d'assurer la sécurité d'Israël et aussi de garantir la souveraineté du Liban vous vous êtes entretenu la semaine dernière avec votre homologue américain qui intensifie ces derniers jours ses efforts diplomatiques pouvez-vous nous dire quelle chance vous entrevoyez au au au succès de ces missions diplomatiques et les conditions qu'il faut réunir d'autre part monsieur le ministre je profite de votre présence pour vous poser une question sur un tout autre sujet le directeur général de l'Agence française de développement Rémy rillou dans un entretien au point la semaine dernière a jugé excessive je cite la baisse de l'aide publique au développement fourni par notre pays cette prise de parole la veille de l'examen du budget de l'aide publicque au développement par notre commission des affaires étrangères est inacceptable venant de la part d'un dirigeant d'une institution financière publique qui méconnaît son devoir de réserve en cherchant à simisser de la sorte dans le débat parlementaire en exerçant ainsi une pression intolérable vis-à-vis de la représentation nationale et vis-à-vis du gouvernement je souhaite savoir Monsieur le Ministre quelle a été tout simplement votre réaction vis-à-vis de cette prise de position du directeur général de l'Agence française du développement et quelles sont les conséquences que vous en avez tiré merci beaucoup michel Herbillon merci chers collègues monsieur ministre deux questions la deuxième n'est pas tout à fait dans le format donc je vous laisse libre de de répondre non on est vraiment là sur un format pere l'évacuer rapidement j'ai j'ai relevé les observations nombreuses qui ont été formulées par les parlementaires de la commission car vos auditions sont diffusées et nous les suivons jusqu'au ministère de l'Europe et des affairires étrangères nous avons fait part avec Antoine Armand de nos propres observations directeur général de lafd et je je voudrais vous annoncer que la commission ou le décret créant la la commission d'évaluation de l'aide publique au développement issue de du du texte examiné en début d'année et désormais en passe d'être signé je je janvier 24 bon sur la première question sur le qui est une qui est effectivement une question très importante que peut faire une AD administration sortante et bon il y a une question plus large qui est sous-jacente c'est-à-dire que feraon mais on va pas jouer au devinet que peut faire une administration sortante et bien je dois vous dire que une administration sortante à condition bien sûr de ne pas entrer de manière frontale dans les sujets avec la l'administration entrante à des marges de manœuvre après les élections qu'elle n'avait pas forcément auparavant autrement dit elle peut prendre un peu plus de latitude un peu plus de risque qu'auparavant et j'ai senti euh chez mes interlocuteurs américains de l'administration sortante euh la volonté de mettre à profit les 10 semaines qui les séparent euh de la prise de fonction de la nouvelle administration pour euh cheminer le plus rapidement possible vers le cesser le feu que ce soit au Liban ou encore à Gaza nous verrons si ces discussions ou en tout cas si c'estes si ces intentions sont suivi des faits merci la parole est à Dominique voineet pour le groupe écologiste et social merci Messieurs les Présidents monsieur le ministre mesdames et messieurs 2018 2020 2021 et encore le 24 octobre dernier la France a souvent pris l'initiative de conférence sur la stabilité du Liban Cendant ces initiatives attirent de moins en moins de participants de haut rang comme on l'a vu il y a quelques jours la formule est peut-être à bout de souffle et on produit plus de beaux discours qu'unengagement sonnant et tribuchant à la hauteur des enjeux euh d'autant qu'il s'agit pour l'essentiel d'appliquer des pensements sur des plaies ouvertes sans perspective de sortie avec toujours les mêmes objectifs répondre aux urgences humanitaires garantir la paix civile restructurer et renforcer l'état former et équiper l'armée libanaise avec bien peu de résultats en vérité vous l'avez bien dit la crise actuelle démontre une fois de plus l'incapacité totale de l'État libanais en voie de décomposition avancée à répondre aux besoins de sa population je ne vous envie pas monsieur le ministre vous nous dites que la France pèse toujours d'un point conséquent qu'elle tient la plume à l'ONU sur la question mais en même temps on a l'impression que il nous est autorisé de parler mais que de nombreux signaux indiquent une perte d'influence de notre pays dans cette région je pense évidemment aux attaques contre les soldats de la finule euh qui montre que le mandat des casques bleus est négligé mais je pense aussi bien sûr à ce qui s'est passé à et Leona il y a quelques jours je n'ai rien ajouté à ce qu'ont dit d'autres collègues avant moi la seule question qui vaille au fond euh c'est quelle piste pour mettre un terme à cette nouvelle guerre certains appellent à l'application de la résolution 1701 mais est-ce qu'Israël est prêt à quitter le sud Liban dans un avenir proche est-ce que l'État libanais est en situation euh avec l'armée libanaise de prendre la place du Hezbollah tout-puissant entre la ligne bleue et le fleuve litanie c'est une question importante même question pour la bande de Gaza où la situation est tout bonnement indescriptible qui héritera de la gestion des ruines de Gaza que pensent vraiment vos homologues d'un éventuel retour d'autorité palestinenne dans l'enclave on connaît en fait la réponse est-il question de confer la gestion de la bande de Gaza aux grandes familles Gazaoui exilé en Égypte bref quels sont les piste de sortie que partenair israélien sur le sujet merci beaucoup madame la la député sur ce deeme point euh au Liban euh Israël n'a pas d'intention de d'occupation exprimé comme telle mais la la responsabilité qui est la nôtre pour plein de raisons euh pour plein de raisons mais la responsabilité qui est la notre nous qui sommes les amis et les partenaires du Liban et bien c'est de créer les conditions pour que l'État libanais reprenne possession avec la finule du sud du Liban pour que la sécurité d'Israël soit assurée de même que la souveraineté du Liban à Gaza il n'y a aujourd'hui aucune justification possible pour reporter encore un cesser le feu aucune et bon voilà ça c'est ensuite sur ce que vous avez dit auparavant je voudrais simplement faire deux précision vous dites oui vous faites des conférences et cetera non on fait des on a on a tenu un mois après le 1 mois après le 7 octobre l'année dernière c'est la France qui a accueilli conférence humanitaire pour Gaza 1 milliard de d'euros lev euh en avril dernier c'est la France qui a accueilli la conférence internationale pour le Soudan principale crise humanitaire dans le monde aujourd'hui 2 milliards d'euros levés et un mois après le début des des hostilités israéliennes au Liban c'est une nouvelle conférence internationale et c'est la France qu' l'accueille 1 milliard de de dollars levé alors oui le meilleur remède c'est la paix euh les l'aide humanitaire ne viendra jamais résoudre le problème à la à la racine mais si nous nous désintéressons euh du sort euh des de la tragédie que vivent les civils les femmes les enfants euh de de ces régions-là alors nous sommes pas à à la hauteur de de notre histoire et de ce que c'est que la France et de la même manière j'entends parfois les gens nous dire oui mais vous y allez vous parlez et il ne se passe rien mais ça compte de parler ça compte de dénoncer systématiquement et je sais que vous êtes beaucoup à le faire les le les violations au droits international humanitaires le simple fait de rappeler que la perspective dans un conflit comme celui-là c'est un État palestinien ces deux états vivants côte à côte le simple fait de le dire et de le rappeler ça a de la valeur donc ne euh assumons assum on le reconna non mais chacun chacun le fait et et j'ai et j'ai tout à fait conscience de l'importance je l'ai déjà dit lors de ma première audition de de l'importance de la de la diplomatie parlementaire mais ce que je veux dire par là c'est que euh ne ne sous-estimons pas l'importance que peut pe avoir les mots et la parole qui est celle de la France même si parfois effectivement les situations sont compliquées et qu'elles appellent la mobilisation de plusieurs acteurs pour être résolu merci Monsieur le Ministre réponse à à Madame Dominique voineet à présent pour le groupe les démocrates m de Petit Louis Kran se prépare merci monieurs les présidents monsieur le ministre le Liban est un territoire exan marqué par des crises successives qui sappent la stabilité de ce pays si précieux pour la région depuis le mois de septembre le Liban se trouve pris au piège du conflit entre Israël et le Hezbollah subissant les conséquences de cette escalade qui menace sa stabilité et affecte durablement sa population le 24 octobre lors de la conférence internationale pour le Liban vous l'avez rappelé monsieur le ministre il est essentiel que le pays dispose d'une armée nationale forte et unifiée capable de garantir la sécurité sur l'ensemble de son territoire l'époque où le hbola jouait ce rôle doit prendre fin pour restaurer une paix durable le long de la ligne bleue et permettre à la finule de remplir sa mission sans entrave le traumatisme laissé par l'explosion du port de Beyrouth survenu le 4 août 2020 reste vif dans nos mémoires cette catastrophe a causé la perte des pertes humaines tragiques infligé des dommages économiques qui institutionnel pardon colossaux elle a mis en lumière les dysfonctionnements de l'État libanais et les failles d'un système qui depuis lur peine à se relever depuis 2022 cette crise s'est aggravée avec une impasse institutionnelle alarmante marquée par une vacance présidentielle qui paralyse le gouvernement le liba est sans chef d'État et cette absence compromet encore davantage la résilience du pays monsieur le ministre la situation du Liban interpelle notre conscience et notre responsabilité le Liban est plus qu'un partenaire plus qu'un partenaire c'est un pays frère porteur d'une riche diversité culturelle et religieuse qui incarne une véritable chance pour la région c'est un pays qui par sa composition même symbolise l'unité dans la diversité une valeur fondamental que la France partage et s force de promouvoir donc je voudrais vous demander monsieur le ministre de bien vouloir nous éclairer sur les actions que la France envisage de mettre en place pour aider le Lim à surmonter cette crise au niveau de la défense vous l'avez rappelé au niveau humanitaire aussi mais sur les points économiques culturels et sanitaires je voudrais bien vous entendre je vous remercie merci madame la députée pour cette question qui est effectivement très importante parce que le le coût de la guerre les ravages de la guerre ne se limit pas au champ de bataille ni même au aux hôpitaux et aux conséquences humanitaires touche aussi le patrimoine euh le patrimoine culturel le patrimoine historique et nous avons tremblé lorsque nous avons vu les bombes tomber à côté du temple de Balbec qui est l'un des principaux complexes euh euh archéologiqu du bassin méditerranéen et nous avons salué l'appel de l'UNESCO à épargner ces ces sites qui font partie de notre patrimoine commun et vous avez raison de rappeler aussi peut-être n'ai-je pas suffisamment insisté sur ce point que ce qui qui fait justement la singularité la particularité du du Liban c'est la coexistence des communautés maronites chiit sunnit drus au travers d'une architecture institutionnelle tout à fait originale et et inédite et qui aujourd'hui mis sous une pression considérable pourquoi mais parce que vous avez des centaines de milliers de chiites notamment qui qui qui fuit la plaine de la BCA qui fuit le sud du Liban et qui se retrouve accueilliis dans des villages chrétiens des villages villages sunnites qui se retrouvent à occuper des écoles si bien que les enfants chrétiens les amphisunnites sont privés d'écoles pour cela qui se retrouvent aussi à emboliser parfois les les hôpitaux de utilisé habituellement par d'autres communautés et donc si nous voulons préserver ce qu'il reste de ce modèle qui a déjà été très largement éprouvé par des des décennies de de violence et de et de conflits opposant des communautés qui qui sont dressés les unes contre les autres par des acteurs extérieurs au Liban et bien nous devons sur le plan régional sur le plan politique intérieur au Liban et sur le plan sécuritaire avec les forcesarmées libanaises et la finule construire les conditions d'une paix juste et durable et d'un Liban fort et maître de son destin merci Monsieur le Ministre la parole est à Louis carvrand pour le groupe horizon et indépendant merci Monsieur le monsieur le Président au nom du groupe horizon je veux commencer par redire la la place toute particulière qu'occupe le Liban dans le cœur de la France des Français et de notre groupe d'abord parce que j'appelle le sang mêl notre histoire commune qui est très présente dans les monastères de wadiadisha la vallée sainte la plaque du passage des troupes napoléoniennes à narel khaleb à d'autres endroits euh dans le présent avec ce réseau d'école et cette langue que l'on a en commun euh et j'ai aussi euh souvenir de ses premiers pas avec le président de la République le 6 août 2020 sur le site de l'explosion du du port et et agmaïisé dans le l'accueil qu'on a reçu par cette jeunesse libanaise désespérée mais c'est aussi euh le sans verersé je n'oublie pas nos nos 58 parachutistes du draca et j'ai une pensée et euh des remerciements aussi pour tous ceux qui aujourd'hui servent la finule au nom du groupe je veux dire notre préoccupation d'abord devant l'ampleur du bilan et des destructions aussi devant la montée des tenension et vous l'avez très bien dit Monsieur le Ministre du fait des déplacements et de l'obligation que certaines communauté honte à vivre ensemble alors que elle ne faisait pas nécessairement jusque-l y compris dans des régions qui étaient très homogènes jusqu'à cette guerre donc c'est une une vraie source de préoccupation pour nous nous pensons qu'il y a une véritable urgence à restaurer la souveraineté du Liban ça doit passer par deux choses et et sont mes deux questions d'abord que vous disent vos interlocuteurs israéliens sur les conditions du cesser le feu et de l'arrêt des hostilités quel est leur but de guerre je reprends un peu la question de de mon collègue fort la deuxième chose c'est que peut-on faire concrètement pour renforcer l'armée libanaise au-delà des des chiffres qui sont donnés si vous pouviez nous nous apporter quelques précisions là-dessus je vous remercie monsieur le ministre merci euh merci beaucoup et et merci comme d'autres l'ont fait avant vous de de saluer le sacrifice des 58 parachutistes du dracar et et de saluer le courage des 700 soldats français du contingent de notre contingent dans la FINUL euh vous pouvez imaginer euh dans quelles circonstances ils exercent aujourd'hui leur métier et circonstances extrêmement difficiles euh sur le Liban euh quels sont les but de guerre je le disais tout à l'heure euh le le le le les les buts de guerre sont sont sont pas tout enfin sont pas tout à fait précis à l'horizon il y a bien un état libanais avec lequel vivre en paix un voisin qui ne serait pas une menace pour Israël mais à court terme on a vu et c'est les logiques de la guerre les position se durcir euh des des positions qu'il y a encore un mois quelques semaines après le début de l'incursion terrestre était fixé sur les les conditions les paramètres sécuritaires votre deuxième question permettant au au au à Israël de cesser les hostilités la le le territoire entre la ligne bleue et la et le Litan étant sécurisé aujourd'hui on entend en Israël des voix qui s'élèvent pour dire qu'après tout le plus important c'est qu'Israël à tout moment puisse conserver une capacité à frapp au Liban voire entrer au Liban comme c'est le cas avec le voisin du Liban qui est la Syrie c'est évidemment une perspective qui n'est pas compatible avec la souveraineté que j'évoquais avec un un un État fort disposant du monopole de la force légitime et donc tous nos efforts diplomatiques sont précisément j'en viens à votre deuxième point de réussir le plus rapidement possible à faire monter en en en puissance les forces armées libanaises donc j'ai parlé tout à l'heure de la conférence qui a permis de lever 200 millions d'euros des efforts de formation d'équipement de l'armée libanaise il y a euh de la de la part des des autorités libanaises et du gouvernement la nécessité aussi de prendre un certain nombre de décisions sans attendre un cesser le feu permettant des déploiements permettant même peut-être des redéploiements euh de certaines forces déployées ailleurs que sur la ligne de front et puis en complément une évolution et on en parle beaucoup avec Sébastien le cornu de la de la posture de la finule à mandat constant sans avoir nécessairement à modifier le mandat euh sur euh les les équipements que la finule pourrait mobiliser pour surveiller euh l'application du cesser le feu le cas le le moment venu sur la fréquence des patrouilles euh sur euh sur sa capacité aussi à intervenir puisque quand on lit le mandat de la finule tel qu'il est rédigé dans la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies on s'aperçoit quand même que en principe et à condition que les autorités politiques sur place l'autorise la finule dispose d'une marge pour assurer en quelque sorte la sécurité du territoire qui lui a été confié et donc c'est cette discussion que nous avons avec les principaux avec les pays qui ont des contingents au sein de la finule pour que d'un côté les f les forces armées libanaise renforcée de l'autre une finule renforcée dans sa posture puisse garantir la sécurité au sud d'Israël et donc justifier pleinement le retrait des forces israéliennes merci Monsieur le le ministre à présent donnant la parole pour liberté indépendant outre mer et territoire à Laurent mazori monsieur le ministre merci pour la qualité la préion de vos propos les fr les frappes israéliennes ciblées sur le hzbollah pro-iranien continuent donc au Liban un Liban déjà largement affaiblie par la PR la crise économique qu'il subit depuis plusieurs années et la tragédie du port de beyroutth en juin 2024 la direction général du Trésor français indiquait notamment les perspectives d'une stabilisation macroéconomique à court et moyen terme sont très incertaines et dépendent notamment de l'évolution du conflit au Sud Liban pourtant cette situation s'est encore dégradée il y a un mois au moins 21 personnes ont été tuées par une frappe israélienne sur un village situé cette fois-ci au nord du Liban la première dans cette région et nous connaissons la suite les frappes continuent donc et au-delà des hommes et des femmes qui en sont victimes quotidiennement elles menaceent aussi vous en avez parlé le patrimoine historique du Liban des archéologues mais aussi des députés libanais ont alerté l'UNESCO sur la situation nous assistons maintenant à une guerre contre notre histoire notre patrimoine Notre culture c'est un crime d'effacer la mémoire d'un pays et d'un peuple considère bachcord le gouverneur de Balbec dans ce contexte à la demande du Liban le comité spécial de l'UNESCO chargé de la protection des biens culturels en cas de conflit armé se réunira à Paris le 18 novembre prochain pourriez-vous nous donner plus d'éléments sur ce sujet et nous indiquer comment notre pays peut aider le Liban sur cette question particulière qui ne saurait rester un angle mort du conflit en cours quand on veut détruire un pays on détruit sa mémoire son histoire comme d'ailleurs daesh l'a fait en Syrie par exemple de plus de façon plus globale quelles initiatives concrètes notre pays compte-il mettre en œuvre pour promouvoir un dialogue constructif entre les différents parties prenantes intralibanaises la France envisage-t-elle de renforcer encore plus son engagement diplomatique pour favoriser une désescalade des tensions et encourager un retour à la stabilité politique locale qui est essentiel pour la réconciliation vous avez osé mot tout à l'heure intalibanaise et le redéveloppement du Liban merci pour vos réponses merci beaucoup question je je commencerai par l'UNESCO je je regarderai attentivement ce qui ressortira de cette réunion du du 18 novembre ce que je peux vous dire c'est que j'ai reçu le candidat que la France soutient pour la direction générale de l'UNESCO à venir et le point que j'ai soulevé devant lui c'est précisément celui que vous venez de soulever c'est-à-dire la protection du patrimoine historique et culturel dans les zones de conflit en citant l'exemple de Balbec et en lui demandant avant même qu'il prennent ses fonctions de réfléchir avec alip avec d'autres acteurs de de la protection du patrimoine sur la manière dont on peut rendre les ou en tout cas mieux protéger ce patrimoine peut-être en en en réfléchissant à la manière dont des sanctions pourraent être établies qui dissuaderaient en quelque sorte les les acteurs des des guerre qu'elle soit au Moyen-Orient ou ailleurs de s'en prendre à ce patrimoine et puis sur l'autre point ça me permet de revenir sur la mission qui est qui est qui est qui est celle de jean- Yv ledriant et à laquelle j'ai d'une certaine manière pris ma part également lorsque je m'y suis rendu et puis lorsque je lorsque je reçois à Paris des acteurs de la vie politique libanaise ce que nous faisons c'est c'est c'est éviter de d'aggraver ou en tout cas que ne s'aggrave les forces centrifuge de la guerre la guerre conduit les positions à se durcir celui qui est en situation de faiblesse considère qu'il ne doit pas discuter parce qu'il considère que demain il sera en meilleure position pour le faire celui qui est qui est en position de force considère quant à lui que demain sa position sera plus forte encore et qu'il fait mieux de repousser à demain les discussions de paix qu'il pourrait engager ou les discussion politique qui pourrait engager aujourd'hui notre notre obsession avec jean- Yv LeDrian c'est d'amener les responsables politique libanais à aller au plus vite à la discussion pour avancer sur l'élection du président de de la République la la la nomination d'un gouvernement la nomination d'un commandant en chef des forces armées libanaises mais cela suppose qu'ils aillent chercher en eux cette part de courage qui est nécessaire quand on doit surmonter voilà ces forces centrifuges provoqué par la guerre pour agir dans l'intérêt supérieur du pays merci Monsieur le Ministre la parole est à Jean-Paul Lecoq pour le groupe Gauche démocrate et républicaine merci monsieur le Président moi j'ai écouté attentivement vos réponses monsieur le ministre et les réponses de tous mes collègues et V toute dernière réponse ceux qui sont en position de force et ceux qui sont en position de faiblesse pour moi dans cette zone il y a il y a qu'un État qui est en position de force c'est Israël tous les autres sont en position de faiblesse il y en a qui sont pas armés qui subissent les bombardements et et d'autres qui qui ne sont pas gouvernés et donc où personne ne peut prendre les décisions donc il y en a un superpissant et tous les autres sont sous domination de ce superpuissant moi j'ai eu l'occasion de dire dans cette commission déjà à plusieurs reprises après l'opération plomburci après le le le 7 octobre évidemment que à un moment donné Israël franchit les lignes rouges dans sa façon de se défendre face au terrorisme elle applique une politique terroriste d'État que j'avais qualifié à l'époque du du gouvernement et oodel mert et je le pense toujours vous n'avez pas dit mot des bipur puisqu'on parle du Liban du Hezbolah est-ce que c'est une nouvelle façon de faire la guerre est-ce qu'à un moment donné je dois faire attention à mon téléphone parce que peut-être qu'il est piégé par Israël parce que peut-être que cet état ne n'accepte pas la façon dont je parle de lui dans cette commission ça pose question question à aucun moment la France ne s'est prononcé là-dessus à aucun moment la France n'a dit c'est peut-être un crime contre l'humanité d'utiliser ce genre de choses contre des situations parce qu'on sait pas qui l'a entre les mains un enfant une femme un travailleur à côté et et et je pense que c'est tout à fait condamnable moi je pense que le terrorisme appelle le terrorisme que ce soit un terrorisme d'État ou un terrorisme que l'on a l'habitude de combattre nous en tant que en tant que démocratie et et je pense qu'aujourd'hui pour les aider à sortir de cette situation si on est amis du Liban et si on est amis d'Israël il faut donner de la voix il faut donner de la force il faut donner des actes et nous sommes en situation de pouvoir le faire qu'est-ce qui bloque merci monsieur le député pour vos remarques sur la logique des négociations que j'évoquais je parlais y compris compris c'est ça qui est si triste si je puis dire des dynamiques au sein du Liban parce que avec le délitement de l'État avec effectivement la la je dirais la la la la la prise d'importance sur le plan sécuritaire notamment du du hzbollah qu'évoquait Olivier fort tout à l'heure et bien ce qui s'est produit c'est que et le le climat entre les communautés c'est et entre les leaders politiques de ces communauté s Durc c'est tendu et ce que je j'observe c'est que la la la la guerre se poursuivant certains des différents qui les opposent et qu'il devrait aujourd'hui surmonter pour défendre leur pays et sa souveraineté et bien ont tendance à s'aggraver au lieu de se voir surmonter et donc le message que nous leur adressons nous c'est que le plus important pour eux et pour le Liban c'est qui surmonte c'estes différents et qu'il se sert les coudes pour créer les conditions d'une d'une souveraineté pour que le Liban et son unité soit incarné par un président pour que un président du Liban puisse s'asseoir à la table avec Israël et défendre ses intérêts et puis ensuite vous me vous me parlez des des des attaques bon la France appelle au cesser le feu depuis le le premier jour euh vous me parlez des bipers mais d'autres ont parlé des bombardements massifs qui ont touché bien sûr le sud du Liban y compris des villages chrétiens qui ont touché la banlieue de de Beyrouth qui ont touché parfois des villages au nord soupçonnés par solidarité d'avoir accueilli des déplacés du sud du Liban c'est évidemment une épreuve une épreuve inouï que que traverse le Liban aujourd'hui et c'est pourquoi la France dénonce condamne chaque fois que elle le constate c'est ces violences à la fois par son par attachement pour le Liban mais aussi comme vous l'avez dit dans l'intérêt même de la sécurité durable d'Israël et des Israéliens merci monsieur le ministre il nous reste deux orateurs pour les groupes et après si on un petit peu de temps peut-être quelques questions individuelles format qui est qui est court pour l'Union des droites pour la République Monsieur Mathieu bloc Messieurs les Présidents monsieur le ministre chers collègues Fidel a son rôle de puissance d'équilibre la France doit contribuer aux efforts de stabilisation du Proche Orient la guerre imposée par l'organisation islamiste du hzbolla sur le sol libanais est une tragédie et notre relation privilégiée avec le Liban ainsi qu'avec les chrétiens d'Orient nous incombe de tout faire pour que les hostilités cessent au groupe UDR nous soutiendrons toute initiative qui accompagner notre partenaire historique dans la reconstruction d'un état solide et démocratique nous sommes évidemment favorables aux efforts financiers décidé à l'issue de la conférence d'octobre qu'il s'agisse de l'aide humanitaire mais aussi de l'enveloppe prévue pour l'armée libanaise seule force légitime qui doit s'imposer dans le pays cependant nous sommes convaincus que cette solidarité ne peut se dispenser d'orientation stratégique en effet les mots du président de la République visant à condamner sur un même pied d'égalité le hzbollah et l'armée israélienne mèneent une grande confusion bien que l'arrêt des combats soit indispensable il doit s'accompagner d'une solution politique durable comment la rendre possible avec une organisation terroriste béliqueuse qui est t guidée par l'Iran des Molas et qui demeure par ailleurs au cœur des institutions politiques du Liban le hzbollah continue d'imposer sa croisade contre Israël à toute la région faisant vivre un cauchemar à la fois aux Israéliens comme aux Libanais si nous n'agissons pas le hzbollah continuera de mettre en péril la souveraineté du Liban le pays du Cèdre sera alors définitivement le terrain de jeu de l'Iran monsieur le ministre mes questions sont les suivantes alors que la France a annoncé 100 millions d'euros d'aide pour le Liban pourriez-vous nous éclairer sur le suivi de son utilisation sur le terrain comment allons-nous assurer que ces montants ne finiront pas entre les mains d'entités qui mettent le Liban à genou aujourd'hui merci monsieur le député Monsieur Merci monsieur le député pour votre question le centre de crise et de soutien du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a établi avec les associations au Liban je pense à la Croix-Rouge libanaise par exemple mais d'autres encore des relations très étroites et et considéré d'ailleurs par un certain nombre d'acteurs comme un un comme une référence et donc les entreprises que je citaé tout à l'heure qui ont participé aussi à l'effort elle se tourne elle n'oserait pas pour des raisons que vous avez évoqué euh en envoyer de l'aide directement au Liban de peur qu'ell soit détournée mais elles ont toute confiance dans le le cdscs qu'on pourra peut-être à l'occasion faire visiter ou rencontrer aux membres de la la commission s'il le souhaite pour le faire et donc c'est en pleine de confiance qu' qu'on travail vous avez dit vous avez dit une chose avec laquelle je suis je suis en accord avec vous c'est c'est le rôle déstabilisateur de l'Iran pour la région l'Iran travers de ces proxis et est aujourd'hui à à l'origine ou en tout cas soutenu à favoriser le massacre antisémite du 7 octobre c'est encore l'Iran qui au lendemain a a encouragé le hzbollah à à ouvrir un nouveau front et à entraîner le Liban dans cette guerre et c'est encore l'Iran aujourd'hui qui depuis l'Irak la Syrie ou le Yémen euh continue de mener des actions de déstabilisation puisque nous avons audition pour le Liban je le dis tout net dans l'intérêt du Liban le l'Iran doit cesser d'en faire le théâtre de son conflit avec avec Israël euh c'est un un un pays unique c'est un pays fragile et et cette instrumentalisation si l'on peut dire du Liban au fin d'une conflictualité avec avec Israël doit cesser et puis sur le votre remarque sur la mise au même plan de bon je l'ai déjà dit euh à l'Assemblée mais nous dénonçons toutes les violations du droit international droit international humanitaire en Israël par le Hamas à Gaza par Israël en Israël par le hzbollah au Liban par Israël au Soudan par les forces armées au en Afghanistan par les talibans en Ukraine par la Russie on on on ne on ne change pas de position et c'est sans doute ce qui fait que la France parce qu'elle ne prend pas parti par pour les uns ou par les autres mais qu'elle ne prend que le par par du droit et de la justice reste entendu dans un monde en cours il est vrai de fragmentation merci Monsieur le Ministre la parole est à Véronique B non inscrite merci monsieur le Président merci monsieur le ministre pour votre intervention et pour ces éléments que vous portez à notre connaissance vous avez répondu à à beaucoup de mes préoccupations mais je je tiens quand même à insister sur l'importance d'un engagement fort de la France au Liban à la hauteur de notre histoire commune comme ça a été rappelé tout à l'heure depuis déjà plusieurs années le Liban souffre d'une crise politique et d'une crise économique auquelle s'est ajouté une crise humanitaire avec plus d'un million de Syriens qui sont venus se réfugier au Liban malgré les annonces pour sauver le Liban lancé par le le président de la République le pays s'est enfoncé chaque jour un peu plus dans la précarité et l'instabilité malgré sa résilience légendaire les conflits de ces derniers mois l'ont définitivement mis à genou et il risque de ne plus se relever et une fois de plus le Liban se retrouve victime d'une guerre qu'il n'a pas souhaité avec plus d'1,2 million de déplacés 3000 morts et des milliers de blessés le pays de du Cèdre est redevenu une zone de guerre à ciel ouvert et sa population une victime collatérale alors monsieur le ministre nous ne pouvons pas détourner le regard et nous contenter d'une aide matérielle même si elle est très importante les enjeux sont trop importants et la disparition du Liban serait désastreuse pour la région la France a le devoir moral d'être présente à ses côtés au côté du Liban pour l'aider à trouver une solution durable de sortie de crise et lui assurer un venir apaisé au nom du passé intime qui nous lie à ce pays la réponse de la France doit être forte sans pour autant s'intégrer bien sûr dans le pays s'ingérer pardon dans le pays la réponse française actuelle n'est pas à la hauteur je trouve de de l'histoire ni des enjeux géopolitiques monsieur le ministre il est urgent d'intensifier je pense notre engagement et d'aider le Liban à se relever qu'allez-vous faire concrètement vous l'avez dit hein déjà mais pour favoriser in cesser le feu et comment comptez-vous accompagner le pays du Cère pour l'aider à se relever merci merci beaucoup madame la députée et peut-être vous me permettrez de d'évoquer un point que que je n'ai pas évoqué jusqu'à présent dans dans l'audition sur la manière dont on s'y prend ce que nous avons fait depuis en réalité le début hein depuis le 8 octobre 2023 c'est d'échanger avec nos interlocuteurs dans la région du côté libanais du côté israélien puis à un moment donné nos efforts ont convergé avec ceux des Américains et nous avons accepté de faire converger ces efforts parce que les États-Unis ont une relation privilégiée avec Israël que je n'ai pas besoin de décrire ici et que nous avons nous une relation ancienne une relation profonde avec le Liban et que nous avons une capacité à parler à à tous les acteurs et c'est ainsi que il y a un peu plus d'un mois bientôt deux nous avons posé sur la table une proposition de cesser le feu suivi de cesser le feu de de trêve de 3 semaines permettant la l'application effective de la résolution 1701 qui a été proposition qui a été endossée par un certain nombre de pays mais qui pour l'instant n'a pas été saisi par par les partis ce que ce que nous nous efforçons de faire et c'est pourquoi y compris dans la période de transition je je reste en relation très étroite avec le secrétaire d'État sortant qui évoqué michel Herbillon tout à et que dès que son successeur sera désigné et bien on on cherchera la à établir le contact avec eux parce que il faut que nous puissions continuer à cheminer ensemble si la France mène des initiatives de son côté elle elle risque de manquer un peu de la la capacité à à amener si je puis dire Israël à la table si les États-Unis font comme parfois ils le font des prennent des initiatives de leur côté il leur manquera une appr ition fine des dynamiques politiques internes au Liban et d'une capacité à sonder vraiment le le cœur des parties prenantes à la discussion et donc je je bien sûr avec nos partenaires européens et notamment ceux qui sont représentés dans la finule nous avons des échanges très régulier nous avons continuer d'essayer de cultiver cette ce travail en commun avec les Américains qui à mon avis est de nature à à permettre la la résolution durable du de la crise merci monsieur le ministre nous avons le temps pour prendre tr qu questions d'une minute donc on va les faire en succession la parole est à Pierre pribetiche et puis ensuite Michel guignau se prépare monsieur le ministre Messieurs les Présidents des des commissions des affaires étrangères et de la défense monsieur le ministre vous avez comme d'autres intervenants rappeler la résolution 1700 des Nations Unies qui date de 2006 dans cette résolution il y a tro pointsou au moins le retrait des forces israéliennes du Liban le désarmement de tous les groupes y compris le Hezbollah la libération inconditionnelle des soldats israéliens vous avez rappelé dans votre dernière intervention que vous souhaitiez converger avec les États-Unis ma question est relativement simple comment quel appréciation portez-vous sur ce que la presse américaine a annoncé c'est-à-dire que Mar rubiot et éventuellement serait le nouveau secrétaire d'État cont tenu de ce de sa lente dérive comme les continents des démocrates au républicains merci monsieur le député je vais passer la parole à Michel Guignot et puis ensuite Emmanuel Fernandez se prépare oui merci monsieur le Président Monsieur le Ministre euh le ministre israélien des Affaires étrangères votre omologue a indiqué le 11 novembre qu'il y avait des progrès en vue d'un cesser le feu au Liban où l'armée israélienne est en conflit vous l'avez dit avec lebola est-ce que ce sujet connait une avancée grâce aux États-Unis en tout cas aux Américains il semblerait que cette avancée est un lien avec le fait que les États-Unis cherchent à couper le contact avec les Palestiniens en tout cas le Hamas en particulier sur les échanges qui se tiennent au Qatar dans le cadre de la médiation monsieur le ministre vous avez été récemment donc et rapidement après l'intensification des frappes pardon israéliennees au Sud Liban dans le cadre d'une proposition de cessfeu de 3 semaines entre Israël et ESB 15 septembre avez-vous du neuf sur ce sujet pensez-vous que le changement de paradigme lié aux élections américaines pourrait entrevoir une issue pacifique du conflit au Liban que reste-t-il réellement de l'armée libanaise et au regard de la situation actuelle et réelle l'action de la finule est-elle efficace et utile merci merci Monsieur Guignot je passe la parole à Emmanuel Fernandez merci monsieur le Président mon pardon merci monsieur le Président Monsieur le Ministre la propagande israélienne parle qui reprise d'ailleurs jusqu'ici parle d'incursion limitée et ciblée contre le hzbolah il s'agit en réalité d'une invasion pure et simple du territoire libanais il s'agit d'une guerre faite au Liban par Israël avec la dégradation de la situation outre les plus de 3000 morts et les 15000 blessés euh les casques bleus de la finule font également les frais de cette invasion et des bombardements plusieurs d'entre eux ont aussi été blessés vendredi dernier un communiqué de la finule qui compte 700 français indiquait que des engins de l'armée d'occupation israélienne ont pour la 8e fois détruit une partie d'une clôture et une structure en béton destruction délibérée par l'armée d'occupation de biens clairement visibles appartenant à la finule qui constitue une violation flagrante du droit international et de la résolution 1701 alors au-delà de timide remontrance verbal et de conférence d'humanitaire la France va-t-elle réellement agir avec force pour sanctionner vigour vigoureusement Israël pour ses crimes de guerre de manière à obtenir le respect du droit international et la protection des casques bleus et des civils V au Liban à Gaza et partout où le gouvernement suprématiste israélien décide de semer la mort indifférencié et de perpétrer ces massacres je vous remercie merci et puis dernier intervenant malheureusement je suis désolé pour tous les autres orateurs Franck gilletti oui merci monsieur le Président messieurs Messieurs les Présidents monsieur le ministre plus de 20000 Français résident au Liban donc 90 % d'entre eux sont la double nationalité aujourd'hui ils subissent comme l'ensemble de la population les dangers d'un conflit qui SEM prendre de l'ampleur au dépend de la résolution 1701 qui je le rappelle demandait déjà en 2006 le retrait des troupes israéliennes et le démentellement des milices armées monsieur le ministre quelle dispositions on été pris par la France pour protéger nos compatriotes sur le territoire libanais des moyens humains supplémentaires ont-ils été mis en place afin de faciliter démarches administrativ diplomatique et consula pour nos compatriotes plusieurs sources nous informe enfin que quant au délai de prise en charge des demandes de visa par la société privée qui est en charge de cette externalisation pouvez-vous nous éclairer sur l'efficience de cette sous-traitance je vous remercie merci beaucoup monsieur le ministre pour répondre à l'ensemble de ses interventions et toutes mes excuses pour les autres merci parlementaires mais on a on a un format et j'ai pas un rôle enfin nous n'ons pas un rôle facile mais on est obligé de se concentrer sur un format et Monsieur le Ministre à des engagements qui suivent merci monsieur le Président peut-être d'abord pour répondre à à à Franck Giletti un dispositif dédié a été mis en place par notre ambassade routes avec le soutien du Centre de Crise qui lui est situé à Paris pour qu'une réponse téléphonique soit disponible en permanence ensuite face à la disponibilité limitée des vols nous avons affraité quatre vols spéciaux civils et militaires il y a un mois et demi au début de de la crise pour permettre à ceux qui le souhaitaaient et notamment au plus vulnérables de rentrer en France et plus de 300 personnes en ont bénéficié un vol quotidien continue de desservir paris en direct d'ailleurs merci à la compagnie nationale libanaise parce que bon des places sont régulièrement disponibles mais nous faisons en sorte que N nos ressortissants puissent en bénéficier nous avons débloqué des subventions additionnelles pour porter assistance à nos compatriotes les plus vulnérables notamment ceux du Sud Liban et puis comme vous le savez des moyens militaires ont été prépositionnés en Méditerranée dans l'hypothèse où nous serions contraints de procéder rapidement à une évacuation ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent sur le service privé pour la délivrance des visas je n'ai pas la réponse mais je m'assurer qu'elle puisse vous parvenir un point qui a été cité par Michel Guignot que j'aurais dû peut-être dans les échanges que nous avons eu de quoi parle-t-on quand on dit 1701 force armée libanaise est finulle en terme de nombre de d'hommes de soldats déployés 1701 ça dit la finule jusqu'à 13000 et ça dit les forces armées libanaises jusqu'à 15000 aujourd'hui dans le sud du Liban on est on est assez haut côté FINUL euh mais côté forces d'armées libanaise on est bien dans de ça de de la volumétrie mentionné dans la résolution 1701 d'où l'importance que de de renforcer les forces d'armées libanaise mais pas seulement en équipement formation et cetera mais mais de leur permettre de de recruter voire de redéployer parce que les rédacteurs de la 17 1701 ils avaient bien identifié qu'il y avait en gros 15000 plus 15000 pour couvrir le sud ce qui est sans doute énorme he parce que vous l'avez en tête la zone à couvrir n'est pas non plus immense même si elle est accidenté que ça suppose bon pour qu'elle soit sécurisée bon ensuite sur le le le point soulevé sur l'administration en 30 sur Marco rubiot sur moi je vais vous dire le le le président élu aux États-Unis il a toujours fait fait part de son exaspération vis-à-vis des guerres qui qui ne n'en finissent pas premier point deuxième point euh parmi les choses qu'il a faites en en terme de politique étrangère dans la région euh il y a les accords d'Abraham que nous avons salué conduisant une forme de normalisation et cetera euh enfin je crois que personne n'a intérêt à s'écarter de la perspective qui est aujourd'hui mais c'est pour ça qu'il faut le dire et le répéter constamment qui est aujourd'hui soutenu par immense majorité de la dans la communauté internationale qui est la solution à à deux états en tout cas pour ce qui concerne Israël et et la Palestine donc moi je constate qu'on est passé d'une situation avec une administration sortante avec la perspective d'élection qui ne voulait prendre aucun risque ni même quand Israël violit le droit international le lui reprocher ouvertement ou en tirer les conséquences je vois une une une administration entrante je ne sais pas quelle sera son orientation ce que je sais c'est que les choses vont sans doute évoluer à nous bien sûr de faire en sorte que la vision qui est la nôtre qui est celle de la France qui est celle de la majorité des pays européens et qui est qui à mon avis encore aujourd'hui la vision centrale dans la communauté internationale soit bien prise en compte par la nouvelle administration américaine dans ses échanges avec Israël parce que in cesser le feu décidé unilatéralement par les uns ça ne vaut pas condition d'une paix juste et durable pour l'ensemble de la région donc c'est ce à quoi on va veiller mais je veux dire qu'il y a peut-être des opportunités dans ce dans ce ce nouveau chapitre qui s'ouvre le chapitre précédent celui d'une administration finissante tétanisée à l'idée de prendre le moindre risque en matière de politique étrangère n'a pas été un chapitre qui restera dans les anales pour euh avancer vers la paix au Proche et au Moyen-Orient monsieur le ministre si vous permettez nombreuses intervenants inscrits ne sont pas présents parmi ceux qui restent encore il y en a qu'un seul qui n parler qui est présent qui est Pierre cadalins en une minute si vous me permettez comme ça on clôturera la séquence merci monsieur le président monsieur le ministre vous avez dit devant l'assemblée que parler de génocide à Gaza était je cite une faute morale et une faute juridique vous avez par ces mots commis une grave faute politique Reny Broman voie incontournable de la solidarité internationale parle lui de situation génocidaire mal nommé un objet s'est ajouté au malheur de ce monde disait Albert Camu vous en avez fait la preuve car c'est au nom de l'application de la convention de prévention et de répression du crime de génocide que la Cour internationale de Justice a enjoint Israël à cesser le feu en mai dernier la Cour de justice et la Convention ne sont pas là pour décorer mais pour empêcher qu'un génocide est lieu refuser au nom des horreurs passées de qualifier l'horreur présente est indéfendable comme Camu nous nous efforçons en langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel la France qui a ratifié la Convention se doit de faire appliquer par tous les moyens l'ordonnance de mai dernier par votre aveuglement volontaire alors que l'ONU indique que les habitants de Gaza sont menacés de façon imminente par une famine et que les pluies ravageuses de l'hiver approchent avec leur lot de maladie vous ajouter au malheur du monde quand agirez-vous enfin merci et puis lathang Guy également merci monsieur le président monsieur le ministre vous l'avez rappelé les les liens historiques entre le Liban et la France sont sont très fort et je voudrais saluer ici votre action celle aussi de jean-hivv LeDrian et celle du président de la République en tant que médiateur actif pour protéger les civils alors l'escalade de la violence entre le Liban et Israël met en danger les civils et je voulais savoir quelle était la la position de la France quant à l'hypothèse d'un renforcement des forces de la finule pour protéger les civils et assurer le retour de la stabilité dans dans cette région merci merci beaucoup monsieur le ministre merci beaucoup à à tous les deux sur le point que que vous soulevez monsieur canadanas la Cour internationale de justice n'a pas tranché elle n'a pas arbitré elle n'a pas décidé de juger que Israël s'était rendu coupable de génnocide en revanche en revanche elle a et c'est vrai que 2 minutes d'une question au gouvernement ne permet pas de rentrer systématiquement dans tous les détails elle a elle a pris des mesures conservatoires elle a appelé Israël à mettre en ordre un certain nombre de mesures dans son ordonnance euh que auxquel Israël doit se conformer ce que nous constatons c'est que depuis cette ordonnance Israël ne s'est pas conformé à l'ensemble de ces mesures et que ce faisant Israël se met une nouvelle fois en situation de violation manifeste du droit international et et et du droit international humanitaire quant à la question de liliania Tangui comme je le disais tout à l'heure notre approche pour soutenir le Liban passe par tous les canaux que nous avons à notre disposition et et notamment la mobilisation de de notre poste qui est l'un des qui est le principal au Proche et au Moyen-Orient qui compte plusieurs centaines d'agents agents qui depuis des depuis le début de de la guerre mais singulièrement depuis le début de de l'offensive israélienne terrestre au Liban vivent dans une situation de très grande inquiétude je dis parce que certains pour aller de leur domicile à l'ambassade doivent traverser des zones qui ont été bombardées d'autres ont des enfants qui ont l'âge d'aller à l'école les écoles étant encore fermées aujourd'hui sont obligés de ang a entre les entre le travail et la maison euh de trouver de l'aide pour que leurs enfants puissent être garder ou qui puissent suivre à distance les cours de l'école pendant que eux euh parce que vous le savez les agents de nos postes diplomatiques sont euh ce consacre corps et âmees à ce métier qui est pour une vocation euh et bien pour pouvoir faire leur continuer à exercer leur métier je pense notamment à ceux qui volontairement se sont affectés à cette cellule d'écoute ou ou ce cette cellule d'appel que nous avons mis en place pour que tous nos ressortissants sur place euh puissent trouver des des réponses à leur questions et puis par ailleurs pour la population du Liban plus généralement nous allons veiller à ce que les engagements pris lors de la conférence du 24 octobre soient bien suivi des faits merci monsieur le ministre nous arrivons donc au terme de cette audition euh nous avons pu constater euh un beaucoup de parlementaires présents et ça montre aussi l'attachement de nos parlementaires au Liban euh merci monsieur le ministre pour vos réponses nourries mes chers collègues je vous souhaite à toutes et à tous une bonne continuation