Manifestations: «Il faut faire payer ceux qui cassent», soutient Céline Géraud, porte-parole de Gabriel Attal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce là le bon dispositif à la hauteur de la situation, Céline Géraud, ou est-ce que vous craignez un nouveau samedi noir ?
- 1:22RelanceRéponse partielle
jusqu'à l'état d'urgence ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Vous le souhaitez également ?
- 1:52RelanceRéponse directe
favorable face à la gravité de la situation ?
- 2:11RelanceRéponse partielle
Vous ne faites pas la différence entre l'un et l'autre ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Est-ce que vos préoccupations se tournent également vers Orléans, où le RN va tenir son congrès ce week-end ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurChiffre
« 20% de force en plus sur le terrain, des soldats de l'opération Sentinelle au GIGN. »
- 0:41Invité politiqueFait
« l'État ait reconnu qu'il avait subi, qu'il avait failli, il l'a dit lui-même »
- 0:55Invité politiqueFait
« faire payer ceux qui cassent. Il faut rétablir l'ordre, faire preuve de fermeté. »
- 1:13Invité politiqueFait
« L'idée, effectivement, des couvre-feux sectoriels et pourquoi pas de l'état d'urgence, pour l'instant, on n'y est pas encore. »
- 1:47Invité politiqueFait
« nous, en tout cas, on était pour ce couvre-feu »
- 1:55PrésentateurFait
« C'est l'ultra-gauche de vouloir faire tomber la République. »
- 2:04Invité politiqueFait
« on est d'accord sur le principe que LFI attise, effectivement, ce conflit. »
- 2:23Invité politiqueFait
« sur des manifestations où la réponse, elle ne peut pas être uniquement sécuritaire. Je pense que c'est aussi un vrai problème civilisationnel »
- 3:32Invité politiqueFait
« Une cellule de crise. Il y a des moyens qui sont mis en place. Il faut effectivement que ce congrès puisse se tenir. »
- 3:47Invité politiqueFait
« Un congrès, ça se respecte. On va mettre le bordel et on va péter la réunion. Ça n'a aucun sens. »
- 3:57Invité politiqueFait
« la France insoumise veut semer le chaos et le désordre. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Quand on voit ces images de cette jeunesse nihiliste qui ne croit plus en rien, qui n'a plus aucune valeur, qui n'a aucun sens du collectif »
- 6:02Invité politiqueFait
« tu casses, tu répares. »
- 6:06Invité politiqueFait
« Gabriel Attal, sur cette notion d'autorité. C'est pour ça qu'il a proposé justement ce pacte pour la jeunesse »
- 6:16Invité politiqueFait
« il avait fait cette annonce lors du meeting de Lyon, le meeting régional qu'on a organisé il y a deux semaines. »
- 6:32Invité politiqueChiffre
« Ils seront donc 150 à être tirés au sort. Ils viendront tous à Paris pour rencontrer Gabriel Attal »
- 7:22Invité politiqueFait
« il y a une part de responsabilité qui est assumée totalement par Gabriel Attal, qui n'est plus au gouvernement, je le rappelle, depuis deux ans »
- 7:31Invité politiqueFait
« Il avait quand même mis en place le CNU. Souvenez-vous, ce service national universitaire »
- 7:37Invité politiqueFait
« Il avait même fait effectivement un projet de loi, souvenez-vous, pour réformer la justice, qui avait donc été stoppé par la dissolution »
- 7:44Invité politiqueFait
« avec la création de cette comparution immédiate, la fin de l'excuse de minorité, et puis la responsabilité automatique des deux parents. »
Temps de parole
- Gabriel Attal59 %
- Présentateur33 %
- ?8 %
≈ 27,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Céline Géraud. Bonjour Véronique Rigolet. Bienvenue sur LAFI à la veille d'une nouvelle manifestation à haut risque samedi. L'exécutif, on vient de l'évoquer, muscles sont dispositifs pour que ne se reproduisent pas les scènes de chaos du week-end dernier. Le gouvernement qui a reconnu avoir perdu le contrôle le 17 octobre promet un dispositif de sécurité massive, 20% de force en plus sur le terrain, des soldats de l'opération Sentinelle au GIGN. Est-ce là le bon dispositif à la hauteur de la situation, Céline Géraud, ou est-ce que vous craignez un nouveau samedi noir ? Alors moi,
je
n
'ai
pas de crainte particulière.
Je
pense que surtout ce qui est important, c'est que l'État ait reconnu qu'il avait subi, qu'il avait failli, il l'a dit lui-même, et qu'il propose maintenant un dispositif plus conséquent.
Non,
mais effectivement, je pense que l'idée,
c
'est de plutôt anticiper ce qui risque d'arriver et de faire payer ceux qui cassent. Il faut rétablir l'ordre, faire preuve de fermeté. Mais je pense que l'idée de Gabriel Attal, effectivement, de solliciter l'armée qui était en statique... Elle
a été validée. Elle
a été validée. L'idée, effectivement, des couvre-feux sectoriels et pourquoi pas de l'état d'urgence, pour l'instant, on n'y
est
pas encore. Est
-ce qu'il faut aller, justement,
jusqu'à l'état d'urgence ? Retailleau, ce matin, accuse d'ailleurs le gouvernement de jouer petit bras en refusant de décréter un tel état d'urgence. Vous le souhaitez également ?
Alors, petit bras, c
'est
peut-être un peu fort. L'idée,
c
'est de... Nous, en tout cas, Gabriel Attal l'a proposé dès le départ en disant qu'il fallait, effectivement, envoyer un signal fort à cette jeunesse
rétive,
rétive, effectivement, à la notion d'autorité de République et qui se croit tout permis. Mais nous, en tout cas, on était pour ce couvre-feu
avec, effectivement, également... Mais vous y êtes toujours
favorable face à la gravité de la situation ? On a entendu le président...
Oui, oui, absolument, parce que ça permet d'assurer la résidence. C'est l'ultra-gauche
de vouloir faire tomber la République. Il va présider un conseil de défense, vendredi.
Oui,
oui,
oui, effectivement. Non,
mais
après, on est d'accord sur le principe que LFI attise, effectivement, ce conflit.
Il a
tout à gagné, à
ce métier. L'ultra-gauche et LFI, c'est peut-être
un peu différent, non ? Vous ne
faites
pas la
différence entre l'un et l'autre ? Oui,
oui, c'est encore plus, effectivement, plus puissant. Mais là, je crois qu'on est sur un... En tout cas, sur des manifestations où la réponse, elle ne peut pas être uniquement sécuritaire. Je pense que c'est aussi un vrai problème civilisationnel et qu'il faut tenter de le régler en profondeur. Maintenant, effectivement, dans l'urgence, je pense que le signal qui a été envoyé aux pillards et aux délinquants, c'est attention. Voilà, il y aura le côté... La police est là, même si, effectivement, on les a vus en difficulté. Je pense que là, voilà, rétablir l'ordre, je pense qu'on est sur le bon... En tout cas, sur la bonne ligne. Maintenant, il faut sanctionner, réparer.
Je pense qu'aussi, les Français attendent aujourd'hui que les
pillards ou
les délinquants qui ont été interpellés soient véritablement sanctionnés et condamnés.
Je reste un instant sur l'aspect sécuritaire. Est-ce que vos préoccupations, Céline Giraud, dans le camp de Renaissance, dans le camp de Gabriel Attal, se tournent également vers Orléans, où le RN va tenir son congrès ce week-end, et où sont attendus des milliers d'opposants à l'extrême droite, des militants antifa, des responsables syndicaux et politiques également ? Est-ce que vous soutenez ces démonstrations contre l'extrême droite ? Ou est-ce que vous craignez qu'elles donnent lieu à de possibles débordements, là encore ? C'est un autre point de tension.
Oui,
c'est effectivement un point de tension. J'ai vu que le maire, ce matin, avait pris la parole en disant que la situation serait sous contrôle.
Une cellule de crise,
Orléans.
Oui, une cellule de crise. Il y a des moyens qui sont mis en place. Il faut effectivement que ce congrès puisse se tenir. C'est la base. On est dans une
élection présidentielle.
C
'est
la base démocratique. Un congrès, ça se respecte. On va mettre le bordel et on va péter la réunion. Ça n'a aucun sens. C'est encore une fois la démonstration que
la
France insoumise veut semer le chaos et le désordre. Effectivement,
il
y a des gens qui sont de cet avis-là. Mais aujourd'hui, il faut que les campagnes se déroulent, que chacun puisse développer son projet.
Et
voilà, je suis évidemment au soutien.
Nous
sommes au soutien de ce maire d'Orléans qui tente de contenir effectivement toutes ces manifestations.
Le sujet de la sécurité et de la campagne présidentielle sera d'ailleurs sur la table du Premier ministre Lecornu cet après-midi à Matignon où il a convié tous les chefs de parti. Est-ce que Gabriel Attal va finalement s'y rendre ?
Non, il n'y sera pas Gabriel Attal. Il y avait un conflit d'un rin d'arrêt. C'est donc Franck Riester, le co-directeur de campagne, qui sera
présent.
Oui,
comme les autres chefs de parti. Exactement. Pourquoi ne pas y aller ? Deux représentants même.
Pourquoi
ne pas
y aller ? Il y avait un
conflit d'agenda. Voilà, il y avait un conflit
d'agenda, comme d'autres. C'est la formule
classique, ça ne sert à rien.
Ah non, non, c'est la
vérité. Non, non, non, c'était la réalité. Cette réunion a été calée effectivement tardivement. Forcément, c'était lié à l'urgence, lié aux manifestations du 17. Mais non, non, non, vraiment.
Gabriel Attal
reste sur le terrain. Votre candidat qui a d'ailleurs fait montre d'une extrême fermeté contre les casseurs, vous l'évoquiez il y a un instant, contre lesquels a-t-il dit « On ne peut pas faire dans la dentelle » et donc il ne fait pas dans la dentelle. Il a fait beaucoup réagir en proposant notamment qu'on filme l'arrestation des jeunes pilleurs traqués, retrouvés à leur domicile pour servir d'exemple, a-t-il dit. Est-ce que ce n'est pas d'une sévérité extrême ?
Non, je ne trouve pas. Et encore, je trouve que c
'est
une mesure qui est à la hauteur de la violence des scènes auxquelles on a assisté. Enfin, c'est absolument… Il y a un état de sidération pour beaucoup de Français aujourd'hui encore. Quand on voit ces images de cette jeunesse nihiliste qui ne croit plus en rien, qui n'a plus aucune valeur, qui n'a aucun sens du collectif et qui pense que
tout
lui est dû. Voilà. Donc, cette forme
d
'impunité, il
faut
que ça cesse. Pour la réconciliation…
Et le fait d'aller les traquer chez eux… Oui, ça
va
être
compliqué avec la jeunesse. C'est
des méthodes punitives. Il y a deux jeunesses.
C'est
justement pour ça
que… C'est celle qui casse. Voilà, tu casses,
tu
répares. Vous savez, il a toujours été très ferme, Gabriel Attal, sur cette notion d'autorité. C'est pour ça qu'il a proposé justement ce pacte pour la jeunesse, justement pour réembarquer cette jeunesse autour d'un pacte et pour répondre à ce problème civilisationnel. Donc, il avait fait cette annonce lors du meeting de Lyon, le meeting régional qu'on a organisé il y a deux semaines. Et là, désormais,
il
y a donc cette grande convention pour la jeunesse qui a été ouverte. On a déjà des centaines de gamins qui se sont inscrits entre 15 et 25 ans. Et l'idée, c'est de les rassembler. Et ils seront donc 150 à être tirés au sort. Ils viendront tous à Paris pour rencontrer Gabriel Attal et pour échanger avec eux, justement, sur tous les sujets du moment, qui les animent et qui font partie des revendications, d'ailleurs, des lycéens. Que ça va, effectivement,
des rythmes scolaires, de la santé mentale, de par conséquent.
Également,
de
son côté, les discussions lundi prochain. Quelles conséquences, Céline Giraud, pour la campagne présidentielle dans ce climat de violence, même de peur, chez les Français ? On apprenait ce matin que certains commerçants s'armaient. Une peur qui fait le jeu de l'extrême droite et de la gauche radicale. Marine Le Pen reste en tête de tous les sondages. Là où votre candidat stagne vers 13%. Pas beaucoup mieux pour Edouard Philippe à 15-16%. Les deux anciens premiers ministres de la Macronie sont tenus pour responsables du chaos actuel. Vous mesurez votre part de responsabilité ou pas
?
Alors, il y
a
une part de responsabilité qui est assumée totalement par Gabriel Attal, qui n'est plus au gouvernement, je le rappelle, depuis deux ans, et qui a fait beaucoup de choses quand il y était. Je rappelle qu'il avait quand même mis en place le CNU. Souvenez-vous, ce service national universitaire, le respect des lois, laïcité, la mobilisation contre la délinquance d'Imménieur. Il avait même fait effectivement un projet de loi, souvenez-vous, pour réformer la justice, qui avait donc été stoppé par la dissolution, avec la création de cette comparution immédiate, la fin de l'excuse de minorité, et puis la responsabilité automatique des deux parents. Donc, tout ça, c
'est
des choses qu'il veut évidemment relancer. Et nous, l'idée, c'est de se dire désormais, qu'est-ce qu'on peut faire ? Soit on subit, soit on agit, quoi. Et aujourd'hui, nous, on fait campagne, effectivement. Vous
l'avez dit tout l'été,
depuis Gabriel,
il est sur le
terrain, toujours très connecté aux Français. Il reste six mois, voilà, rien n'est joué, vous le savez. Et les
élections présidentielles ne vous diront
pas le contraire. Ah, carrément, il
y
a une dynamique qui
est
emplanchée. Nous, on y croit évidemment fermement, et on est tous
derrière lui.
On va
faire un meeting
régional en décembre, et on restera sur le terrain avec les Français. Merci Céline Giraud. Sur l'application RFI Pure Radio.
Gabriel Attal