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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 15 novembre 2021 25 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan face à Marianne au salon du Made in France 2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Comment en est-on arrivé à la désindustrialisation et quelle est votre lecture des événements ?

  • 7:11OuverteRéponse directe

    Vous évoquiez les traités de libre-échange déloyaux. Comment renégocier cela à l'échelle européenne ?

  • 10:26OuverteRéponse directe

    Vous proposez un crédit impôt production. Comment faire passer cela juridiquement ?

  • 12:25OuverteRéponse directe

    Comment imposez-vous l'étiquetage des produits pour informer le consommateur ?

  • 14:57RelanceRéponse partielle

    Vous proposez 75% des marchés publics réservés au made in France. Comment faire avec les filières disparues ?

  • 19:54OuverteRéponse directe

    Comment réinvestissez-vous dans ces filières avec quel argent et à quelle échéance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50Invité politiqueFait
    « Si on n'a pas des gains de productivité par le produire en France, il n'y a plus d'avenir pour notre modèle social. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « L'Union Européenne et la France ont cédé, ont signé des accords de libre-échange déloyaux. »
  • 6:45Invité politiquePromesse
    « En 5 ans, 1 million d'emplois. »
  • 11:30Invité politiquePromesse
    « Division par deux de l'impôt sur les sociétés quand le bénéfice ne part pas en dividendes aux actionnaires ni en Slovaquie ou en Chine mais va sur le territoire. »
  • 20:15Invité politiqueChiffre
    « 100 milliards d'économies détaillées par secteur. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan68 %
  • Présentateur24 %
  • ?9 %

≈ 68,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Locuteur

Bonjour

0:01
Présentateur

à tous. Merci beaucoup d'être aussi nombreux au Salon du Made in France. Donc, ce salon qui a pris de l'ampleur au fur et à mesure des années et c'est extrêmement significatif de ce qui est en train de se passer politiquement dans le pays.

0:19
Locuteur

C

0:19
Présentateur

'est pour ça que Marianne, qui est partenaire du Salon du Made in France depuis les débuts, a décidé d'organiser en cette année présidentielle, et bien tout simplement des interviews pour essayer de demander concrètement à tous les candidats à la présidentielle ce qu'ils ont à nous proposer. On peut se réjouir d'une chose. Le sujet de la réindustrialisation, le sujet de la relocalisation des activités,

0:44
Locuteur

s

0:45
Présentateur

'est réintroduit dans le débat public. Ça faisait des décennies qu'il était impossible de parler de ça, que ça n'intéressait personne.

0:54
Locuteur

Aujourd

0:55
Présentateur

'hui, n'importe qui qui s'intéresse au débat public entend ce mot « réindustrialisation » scandé par tous les candidats. Encore faut-il ne pas en rester aux paroles,

1:04
Locuteur

mais

1:05
Présentateur

expliquer concrètement

1:06
Locuteur

comment

1:07
Présentateur

on réindustrialise, comment on recrée des filières. C'est ce que nous allons faire en interrogeant les candidats qui ont accepté notre invitation,

1:16
Locuteur

en

1:17
Présentateur

les interrogeant pendant un quart d'heure, vingt minutes, sur leur programme, en allant au fond des choses. On ne sera pas dans le commentaire de la vie politique. On va parler réellement du travail que font tous les exposants qui sont ici, et de la façon dont on permet à tout cela de s'amplifier. Donc le premier de nos candidats, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir accepté

1:37
Locuteur

notre invitation. Je

1:39
Présentateur

vous signale qu'ensuite,

1:42
Locuteur

nous

1:42
Présentateur

aurons

1:43
Locuteur

Pierre

1:44
Présentateur

Laurent qui viendra représenter Fabien Roussel du Parti communiste,

1:47
Locuteur

puis

1:48
Présentateur

Arnaud Montebourg, puis Valérie Pécresse, puis Marine Le Pen.

1:51
Locuteur

Mais

1:52
Présentateur

nous allons commencer par vous, donc Nicolas Dupont-Aignan. Et la première question que j'ai envie de vous poser, c'est tout simplement celle du constat. J'aimerais que vous nous expliquiez

2:02
Locuteur

ce qui

2:06
Présentateur

permet d'aujourd'hui. La crise du coronavirus a mis en lumière une réalité que beaucoup connaissaient,

2:15
Locuteur

en

2:15
Présentateur

fait, celle de la désindustrialisation et donc de notre dépendance à l'étranger. Encore faut-il s'entendre sur ce constat. Comment en est-on arrivé là ? Quelle est votre lecture des événements

2:26
Locuteur

?

2:27
Nicolas Dupont-Aignan

Merci d'abord de votre invitation.

2:29
Locuteur

Deux

2:29
Nicolas Dupont-Aignan

choses.

2:30
Locuteur

La

2:31
Nicolas Dupont-Aignan

première,

2:31
Locuteur

c

2:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est un grand bonheur de voir

2:34
Locuteur

qu

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

'il

2:35
Locuteur

y

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

a 8 ans, quand je venais au premier salon Made in France, on était deux.

2:38
Locuteur

Et

2:39
Nicolas Dupont-Aignan

je préfère le dire, Arnaud Montebourg et moi, deux. Personne ne venait.

2:45
Locuteur

Et

2:46
Nicolas Dupont-Aignan

petit à petit, ça gagne. Pourquoi ? Parce qu'il y a une prise de conscience.

2:49
Locuteur

La

2:50
Nicolas Dupont-Aignan

prise de conscience, c'est que si on n'a pas des gains de productivité par le produire en France,

2:56
Locuteur

il

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

n'y

2:56
Locuteur

a

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

plus d'avenir pour notre modèle social. Premier point. Deuxième point, il n

3:00
Locuteur

'y a

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'avenir pour notre jeunesse.

3:02
Locuteur

Et

3:02
Nicolas Dupont-Aignan

troisième point, on l'a vu pendant la crise sanitaire, c'est la dépendance. Alors, pourquoi on en est arrivé là

3:09
Locuteur

?

3:09
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que, en vérité, et on le vit, et ça explique les solutions que je propose, c'est un peu comme une équipe de foot. On perdait tous les matchs parce qu'il n'y a pas de défense et pas d'attaque.

3:23
Locuteur

Pas

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

de défense, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'Union Européenne et la France ont cédé, ont signé des accords de libre-échange déloyaux.

3:33
Locuteur

Moi,

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

j'aime le libre-échange. Je ne

3:34
Locuteur

suis

3:34
Nicolas Dupont-Aignan

pas contre le libre-échange.

3:35
Locuteur

À

3:36
Nicolas Dupont-Aignan

condition que ce soit loyal.

3:38
Locuteur

On

3:38
Nicolas Dupont-Aignan

a signé d'abord des accords de libre-échange déloyaux. Premier point.

3:42
Locuteur

C

3:42
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire,

3:43
Locuteur

on

3:43
Nicolas Dupont-Aignan

joue

3:44
Locuteur

sans

3:44
Nicolas Dupont-Aignan

arbitre

3:45
Locuteur

avec

3:46
Nicolas Dupont-Aignan

des joueurs qui trichent avec les règles du jeu. Je ne demande même pas les conditions sociales et environnementales. Je ne demande pas de triche.

3:53
Locuteur

Les

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

containers OHAV et les douaniers des containers OHAV ont expliqué il y a dix ans

3:58
Locuteur

qu

3:58
Nicolas Dupont-Aignan

'on ne ouvre pas les containers et qu'on ne vérifie même pas si les produits et les jouets respectent la norme communauté européenne. Donc,

4:07
Locuteur

à

4:08
Nicolas Dupont-Aignan

partir du moment

4:09
Locuteur

où

4:09
Nicolas Dupont-Aignan

on joue avec des tricheurs et où nous-mêmes, on accepte la triche parce qu'en vérité, on favorise les importateurs,

4:17
Locuteur

on

4:17
Nicolas Dupont-Aignan

ne

4:17
Locuteur

peut

4:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas,

4:17
Locuteur

évidemment,

4:19
Nicolas Dupont-Aignan

ne pas perdre tous les matchs. Premier point. Deuxième point. Parce qu'on n'a pas d'attaque.

4:25
Locuteur

C

4:26
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que nos entreprises qui produisent en France sont pénalisées par l'ampleur des charges, l'ampleur de la bureaucratie, les complications. Et je voyais un chef d'entreprise tout à l'heure qui m'expliquait qui est très bien, qui exporte des plans de char dans le monde entier, qui est une petite boîte que j'ai connue ici il

4:45
Locuteur

y

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

a huit ans. Il me disait, sur son chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, 850 000 euros pour payer la protection sociale française, et c'est tant mieux, l'importateur

4:56
Locuteur

de

4:57
Nicolas Dupont-Aignan

produits chinois identiques

5:01
Locuteur

va

5:01
Nicolas Dupont-Aignan

payer 150 000 euros à la protection sociale française.

5:04
Locuteur

Donc, pourquoi

5:06
Nicolas Dupont-Aignan

s'emmerder vers une usine, des problèmes de salariés, des tracasseries administratives, des charges, etc., si lui décidait demain matin

5:14
Locuteur

d

5:14
Nicolas Dupont-Aignan

'abandonner son usine et d'importer des plans de char de Chine,

5:18
Locuteur

il

5:18
Nicolas Dupont-Aignan

paierait 150 000 euros au lieu de 850 000 euros.

5:22
Locuteur

Vous

5:22
Nicolas Dupont-Aignan

voyez le problème ? Donc, ce n

5:24
Locuteur

'est

5:24
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement qu'il y a des méchants entrepreneurs qui délocalisent.

5:27
Locuteur

Ce

5:27
Nicolas Dupont-Aignan

n

5:27
Locuteur

'est

5:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement qu'il faut produire en France. C'est que tout est fait par l'appareil d'État, sous la pression du CAC 40 et des grandes entreprises qui ont déjà acté la délocalisation,

5:40
Locuteur

qu

5:41
Nicolas Dupont-Aignan

'il est plus rentable de produire à l'étranger et d'importer que de produire en France. Et je termine, dernier point, il y

5:48
Locuteur

a

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

un problème culturel, psychologique.

5:50
Locuteur

Comment

5:51
Nicolas Dupont-Aignan

expliquer, et ça, ça m'a toujours fasciné, que Toyota

5:54
Locuteur

ait

5:56
Nicolas Dupont-Aignan

eu la volonté

5:57
Locuteur

de

5:58
Nicolas Dupont-Aignan

produire une petite voiture en France et ait réussi à le faire ?

6:02
Locuteur

C

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

'est la première petite voiture produite en France, à Valenciennes, et que Renault et Peugeot, entreprise dite française, ont dit, on est incapable, on délocalise.

6:10
Locuteur

Ça,

6:11
Nicolas Dupont-Aignan

ce n

6:11
Locuteur

'est

6:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas un problème simplement d'argent, c'est un problème de mentalité. En fait, la facilité, c'est de délocaliser. L'exigence, c

6:19
Locuteur

'est

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

de relocaliser. Alors, la seule solution, on en vient aux propositions, c'est de reprendre sur tous les éléments d'explication, j'irais schématiser parce qu

6:26
Locuteur

'il

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

y

6:26
Locuteur

a

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup d'autres choses, c'est de reprendre point à point, et c'est ce que j'ai fait, que vous trouverez sur Internet, dans mon projet, mais j'avais déjà fait en 2017, je l'ai simplement amélioré, tous les points, et sur chaque point de faiblesse, corriger le point de faiblesse pour en faire un atout.

6:42
Locuteur

Et

6:43
Nicolas Dupont-Aignan

là, on peut tout à fait relocaliser, c'est mon objectif politique, en 5 ans, 1 million d'emplois. Et si vous relocalisez, et j'ai fini là-dessus, 1 million d'emplois, vous n'avez plus de débat sur les retraites.

6:54
Locuteur

Vous

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

n'avez plus de débat sur la protection sociale, parce que le problème des retraites, le problème de la protection sociale, le problème de nos hôpitaux, c'est uniquement la question de rapatrier au moins 1 million des 3 millions d'emplois industriels qu'on a perdus en 30 ans.

7:11
Locuteur

Merci

7:11
Présentateur

beaucoup pour cet état des lieux.

7:13
Locuteur

On

7:13
Présentateur

va rentrer dans le concret, tout simplement. Première chose, vous évoquiez la question des traités de libre-échange et du libre-échange déloyal.

7:21
Locuteur

Sauf

7:22
Présentateur

que ce libre-échange dépend de l'Union européenne. Notamment, fait classique, on a vu à chaque signature de traité de libre-échange à quel point, pour protéger les exportations de l'Union européenne et en particulier les exportations industrielles venues d'Allemagne, on sacrifie notamment l'agriculture. Il se trouve que l'agriculture, c'est en général les exportations françaises. Bon, ça c'est un des points. Mais surtout, comment on fait pour renégocier cela à l'échelle européenne ? Concrètement, vous allez jusqu'où ?

7:53
Locuteur

On

7:54
Nicolas Dupont-Aignan

va jusqu'au... la politique de la chaise vide et le veto.

7:57
Locuteur

Vous

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

pouvez poser tout à l'heure la question à Arnaud Montebourg, on en a parlé ensemble un jour. Parce que si la France

8:04
Locuteur

a

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

signé malgré tout, parce que les États français qui disent « j'ai été forcé, j'ai pas pu », c'est pas vrai.

8:11
Locuteur

C

8:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'elle y avait des gains aussi, notamment

8:13
Locuteur

dans

8:14
Nicolas Dupont-Aignan

les banques et les assurances.

8:16
Locuteur

C

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est que souvent, on échangeait

8:19
Locuteur

l

8:19
Nicolas Dupont-Aignan

'intérêt de l'industrie française et de l'agriculture française contre l'industrie allemande et les services français. Et c'est pourquoi

8:29
Locuteur

j

8:29
Nicolas Dupont-Aignan

'ai une proposition qui paraît complètement anecdotique,

8:31
Locuteur

mais

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne

8:32
Locuteur

l

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas du tout, qui est tout à fait symbolique. C'est de mettre un patron de PME à Bercy.

8:36
Locuteur

Car

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

en fait, la politique économique de la France n'est pas faite par les entrepreneurs français.

8:42
Locuteur

Elle

8:42
Nicolas Dupont-Aignan

est faite par des intérêts oligarchiques qui sont au détriment de l'agriculture et de l'industrie.

8:50
Présentateur

Cela dit, Bercy, c'est pas seulement le ministre. Il y a toute une administration.

8:53
Locuteur

Il y a le

8:54
Présentateur

Trésor, notamment.

8:55
Locuteur

Mais qu'on ne nous fasse pas croire que... C'est-à-dire une

8:56
Présentateur

idéologie qui est portée par l'administration française.

8:59
Nicolas Dupont-Aignan

Mais on fait toujours croire aux Français que c'est la faute des méchants fonctionnaires, des méchants aux fonctionnaires et que les chefs et les hommes politiques n'y arrivent pas. Il y a des décisions qui sont prises et vous en parlerez avec Montebourg qui a été aux affaires là-dessus. Mais, moi, c'est très simple. Ce n

9:14
Locuteur

'est

9:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement la question de l'Allemagne. C'est la question de la France qui, en fait, a accepté de sacrifier ses producteurs

9:23
Locuteur

au

9:24
Nicolas Dupont-Aignan

profit de ses importateurs. La grande distribution, les banques, les assurances. Et c'est un choix

9:30
Locuteur

qui

9:31
Nicolas Dupont-Aignan

n

9:31
Locuteur

'est

9:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement un choix de secteur économique. Souvenez-vous de Churuc, une économie sans usine. C'est un choix culturel et c'est un choix aussi géographique. Car, en fait, ceux qui dirigent le pays, ce sont ceux des métropoles

9:47
Locuteur

et

9:48
Nicolas Dupont-Aignan

les producteurs sont dans les territoires. Et produire français, c'est réinverser toute la ligne politique en se disant qu'on imagine un développement irrigué dans le territoire et on repart de la base de la France. Mais après, il y a des mesures techniques à prendre. Mais je pense qu'on peut les prendre. D'ailleurs, l'Allemagne sait bien le faire. Pourquoi nous, on ne saurait pas le faire ? Donc on bloque des négociations, on dit droit de veto, compromis de Luxembourg, on ne signe pas. Et il y a eu l'affaire de l'accord avec la Corée. Je m'en souviens très bien. Il y a eu le CETA. Vous savez que le CETA n'est toujours pas ratifié par le Parlement. Il s'applique.

10:23
Locuteur

Bien

10:24
Présentateur

sûr, puisqu

10:24
Locuteur

'il y a un effet

10:25
Présentateur

de cliquet. Simplement, justement, vous disiez mesures concrètes et vous insistez sur le fait qu'en France, on peut agir dans l'état actuel des choses. Alors par exemple, dans votre programme, on trouve l'idée d'un crédit impôt production, c'est-à-dire l'impôt sur les bénéfices divisé par deux si on réinvestit en France. Comment, là aussi, comment on fait passer ça juridiquement ? Est-ce

10:49
Locuteur

qu'il n'y a

10:49
Présentateur

pas, là aussi, d'un rapport de force à mettre en œuvre ? Comment vous allez au bout de ce rapport de force ?

10:55
Locuteur

Alors,

10:56
Nicolas Dupont-Aignan

deux choses. D'abord, je vais expliquer la mesure.

10:58
Locuteur

J

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

'ai toujours été surpris de la mesure de François Hollande sur le CICE.

11:02
Locuteur

C

11:03
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même ahurissant de se dire qu'on a donné, je ne

11:05
Locuteur

sais

11:05
Nicolas Dupont-Aignan

plus le chiffre, 20 milliards, je crois.

11:07
Locuteur

20

11:07
Présentateur

milliards.

11:07
Locuteur

20

11:07
Nicolas Dupont-Aignan

milliards de baisse de charges sans cibler. La Poste, la grande distribution des grandes entreprises françaises ont eu des exonérations de charges pour faire du rachat d'actions

11:18
Locuteur

et

11:18
Nicolas Dupont-Aignan

pour investir en Chine.

11:20
Locuteur

Il

11:20
Nicolas Dupont-Aignan

faut être dingue, il faut être dingue dans ce pays pour en arriver là. Je propose que les exonérations de charges soient concentrées sur l'acte de réinvestissement en France. Ça veut dire division par deux de l'impôt sur les sociétés quand le bénéfice ne part pas en dividendes aux actionnaires ni en Slovaquie ou en Chine mais va sur le territoire. Et c'est ce qu'a fait

11:41
Locuteur

parce

11:41
Nicolas Dupont-Aignan

que je l'ai proposé à tous les ministres qui m

11:43
Locuteur

'ont

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

dit c'est pas possible,

11:44
Locuteur

c

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est compliqué, etc. Non, c'est pas compliqué, on peut le faire. Et c'est ce qu'a fait, alors c'est un gros mot ici, c'est ce qu'a fait Trump il l'a fait pour les PME américaines, ça a très bien marché, c'est-à-dire c'est un super bonus fiscal quand tu réinvestis sur le pays. Ça c'est possible, on peut le faire. Alors bien sûr

12:02
Locuteur

on va nous

12:02
Nicolas Dupont-Aignan

dire, Bercy va dire oui mais c'est pas compatible avec l'Union européenne, les accords, etc. Quand on fait un amortissement accéléré en Allemagne, au Danemark et ailleurs, ça passe

12:12
Locuteur

parce

12:13
Nicolas Dupont-Aignan

que la Commission européenne ne porte pas plainte parce qu'on ne porte pas plainte contre l'Allemagne. Parce que nous on a pris l'habitude de se faire piétiner. Et à un moment ce n

12:20
Locuteur

'est

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas négociable. C'est comme l'étiquette.

12:23
Locuteur

Est

12:23
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous connaissez l'affaire Lactalis ?

12:25
Présentateur

Bien sûr.

12:26
Locuteur

J'allais y venir sur

12:27
Présentateur

la question de l'étiquetage,

12:29
Locuteur

c

12:29
Présentateur

'est-à-dire de l'information du consommateur. Là aussi ça fait partie de votre programme. Comment on fait ? Sachant que, alors je vais passer pour quelqu'un qui revient obsessionnellement à la question de l'Union européenne, mais je veux juste citer le fait que quand il a été question d'étiqueter par exemple l'origine de la viande dans les plats préparés, l'Union européenne a dit que cela contrevenait à la libre concurrence puisque ça risquait de créer, enfin de susciter de la part du consommateur une préférence

12:59
Locuteur

qui

13:00
Présentateur

serait une préférence pour un produit fait dans son propre pays. Donc là aussi, comment vous

13:05
Locuteur

imposez ça ?

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

C'est tout l'enjeu de ma candidature. C'est toute l'explication de mon départ il y a 2007 de l'UMP de l'époque. C'est qu'on ne peut pas revoir le pays, le redresser si on ne renégocie pas les traités. C'est-à-dire qu'à un moment on ne les applique plus et on crée le bras de fer. Ce n

13:26
Locuteur

'est

13:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas le Frexit. C'est entre les deux. C'est ce qu'a fait le général de Gaulle parce que la politique agricole commune n'aurait jamais été créée sans la politique de la chaise vide. C'est ce qu'a fait Mme Merkel sur beaucoup de sujets. C'est qu'à un moment on est un pays important de l'Union et on décide qu'il y

13:41
Locuteur

a

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

des intérêts vitaux. Et l'étiquette elle est fondamentale. Quand vous pensez qu'une entreprise française Lactalis

13:49
Locuteur

qui

13:49
Nicolas Dupont-Aignan

tue les éleveurs français

13:51
Locuteur

qui

13:51
Nicolas Dupont-Aignan

a rétabli le servage attaque le gouvernement français devant la cour de justice de l'Union européenne parce que tout simplement on a mis un label « les français

14:00
Locuteur

» et

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

que la France est condamnée

14:04
Locuteur

et

14:04
Nicolas Dupont-Aignan

que sans doute le gouvernement le savait et a dit « je vais le faire vous allez me condamner » et comme ça c'est fait. Et bien

14:11
Locuteur

c

14:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est là où il y a besoin d'une autre politique c'est-à-dire oui on devrait connaître la part de chaque produit. Et j'ai vu tout à l'heure le label France Textile très intéressant parce qu'il ne suffit pas d'avoir le « made in France »

14:24
Locuteur

le

14:24
Nicolas Dupont-Aignan

« made in France » c'est la transformation à la fin. Et la filière textile c'est la fabrication par exemple du lin on est producteur du lin

14:31
Locuteur

et

14:31
Nicolas Dupont-Aignan

il est transformé filé ailleurs. Il faut rétablir des filières et tout l'enjeu c'est d'arriver à reconstruire des filières en jouant sur l'aide au producteur mon crédit impôt production en jouant sur le civisme du consommateur c'est-à-dire qu'au moins le consommateur qui a envie d'acheter français le sache

14:51
Locuteur

c

14:52
Nicolas Dupont-Aignan

'est l'étiquette et puis en jouant et c'est le dernier point fondamental sur la commande publique

14:57
Présentateur

Alors j'allais y venir justement

14:58
Locuteur

vous proposez

14:59
Présentateur

75% des marchés publics réservés aux made in France alors là pour le coup j'ai une question qui n'est pas celle de la difficulté il y a pour l'instant une difficulté parce que en effet ça n'entre pas dans les règles de la libre concurrence mais surtout 75% d'un coup mais

15:16
Locuteur

justement il y a

15:17
Présentateur

des tas de filières où

15:18
Locuteur

on n'a plus

15:18
Présentateur

la production donc on fait comment ?

15:20
Nicolas Dupont-Aignan

Impossible et vous avez tout à fait raison c'est un objectif en 5 ans ou en 10 ans

15:26
Locuteur

je

15:26
Nicolas Dupont-Aignan

mets 5 ans

15:27
Locuteur

mais

15:28
Nicolas Dupont-Aignan

on est entre nous et je le dis d'ailleurs je ne le cache pas dans le texte que je publie c'est un objectif et pourquoi cet objectif

15:35
Locuteur

? Ce

15:36
Nicolas Dupont-Aignan

n

15:36
Locuteur

'est

15:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas atteignable aujourd'hui bien sûr que ce n

15:38
Locuteur

'est

15:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas atteignable aujourd'hui parce qu'il n

15:39
Locuteur

'y a

15:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas les filières mais est-ce que vous trouvez normal que l'UGAP qui est le catalogue que j'ai été maire 22 ans on a dans nos collectivités

15:49
Locuteur

pour

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

acheter les produits que l'UGAP qui dépend du ministère de l'économie et des finances achète la plupart de ses produits à l'étranger et ne va même pas voir les fournisseurs français

16:00
Locuteur

c

16:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'il

16:01
Locuteur

y a

16:01
Nicolas Dupont-Aignan

une marge de progression gigantesque

16:03
Locuteur

Donc

16:03
Présentateur

quel serait votre mécanisme ?

16:04
Nicolas Dupont-Aignan

Le mécanisme il est très simple c'est à la fois une volonté de rétablir déjà la consultation des entreprises françaises

16:13
Locuteur

c

16:14
Nicolas Dupont-Aignan

'est d'établir ensuite la préférence à prix égal

16:18
Locuteur

c

16:18
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire de se dire qu'à prix égal un produit on doit tout faire pour acheter français c'est ce que font l'Allemagne et la plupart des pays inconsciemment par culture c

16:29
Locuteur

'est ce que fait la Suisse Et pourquoi on ne le

16:30
Présentateur

fait pas selon vous ?

16:31
Locuteur

C

16:31
Présentateur

'est-à-dire qu'est-ce qui manque et

16:32
Nicolas Dupont-Aignan

sur quoi il faudrait jouer ? Alors il faut jouer sur des règles c'est d'où l'importance par exemple d'avoir des décrets qui permettent de ne pas punir les collectivités quand j'étais maire je me souviens je voulais qu'on achète en priorité français et dans les commissions d'appel d'offres

16:45
Locuteur

j

16:46
Nicolas Dupont-Aignan

'avais le représentant du ministère des finances de la trésorerie locale qui faisait les gros yeux et qui disait mais monsieur le maire vous n'avez pas le droit de favoriser une entreprise française

16:54
Locuteur

comme

16:55
Nicolas Dupont-Aignan

on n'avait pas le droit de favoriser une entreprise qui n'emploie pas de travailleurs détéchés c'est-à-dire qu'en fait on a tout retourné contre notre pays je demande simplement qu'on rétablisse un peu de loyauté

17:05
Locuteur

et

17:06
Nicolas Dupont-Aignan

que dans notre système de pensée aidé par des règles

17:09
Locuteur

on

17:10
Nicolas Dupont-Aignan

rétablisse l'égalité des chances après ça ne suffira pas mais si déjà on passait de 20% à 25 à 30

17:18
Locuteur

c

17:19
Nicolas Dupont-Aignan

'est ce qui permettrait d'amorcer la reconstitution de filière

17:22
Locuteur

vous

17:22
Nicolas Dupont-Aignan

comprenez et après bien évidemment les mesures dont je vous parle ne suffisent pas si parallèlement avec le commissariat au plan que je veux rétablir on n'examine pas

17:33
Locuteur

il y a un

17:33
Présentateur

haut commissariat

17:34
Nicolas Dupont-Aignan

au plan dirigé

17:35
Locuteur

par

17:36
Présentateur

François Bayrou

17:36
Locuteur

oui

17:37
Nicolas Dupont-Aignan

il va falloir pas être désagréable parce qu'il n

17:42
Locuteur

'a

17:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas de service vous le savez

17:43
Locuteur

oui

17:44
Présentateur

mais déjà il travaille

17:46
Locuteur

nous avons publié

17:47
Présentateur

dans Marianne un

17:48
Locuteur

gros

17:49
Présentateur

travail fait par le haut commissariat au plan

17:51
Locuteur

sur le commerce extérieur et son

17:52
Nicolas Dupont-Aignan

déficit il

17:53
Locuteur

faut maintenant qu

17:53
Nicolas Dupont-Aignan

'il soit pas simplement il faut qu'il ait prise sur les mécanismes de l'état ce qui est autre chose mais je reviens à mon idée il faut faire ce qu'a fait la Corée du Sud

18:03
Locuteur

ce

18:03
Nicolas Dupont-Aignan

qu'a fait Singapour j'y étais à Singapour voir Singapour pays ultra délibéral 3 millions d'habitants donc on ne me dise pas que la France ne peut pas parce qu'elle n

18:13
Locuteur

'est

18:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas assez grande ils ont fait quoi à Singapour j'ai vu le ministre j'ai vu tout ils ont recensé les 150 filières d'avenir

18:23
Locuteur

et

18:23
Nicolas Dupont-Aignan

filière par filière il y

18:25
Locuteur

a

18:25
Nicolas Dupont-Aignan

une stratégie qu'est-ce qu'on peut faire dans le pays qu'est-ce qu'on ne

18:28
Locuteur

peut

18:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas faire il ne

18:28
Locuteur

s

18:28
Nicolas Dupont-Aignan

'agit pas de tout faire en France j

18:30
Présentateur

'allais y venir

18:30
Locuteur

parce que la

18:30
Présentateur

plupart des discours qu'on entend sur cette question des filières c'est de dire on ne peut pas tout faire donc on ne va pas commencer à refaire des produits qu'on ne fait plus il faut aller vers ce qui relève de la haute technologie les filières d'avenir etc

18:48
Locuteur

comment

18:48
Présentateur

vous définissez les filières

18:50
Locuteur

filières

18:50
Nicolas Dupont-Aignan

je définis

18:52
Locuteur

en

18:52
Nicolas Dupont-Aignan

tout cas ce que je ferais si j'étais en responsabilité je demanderais qu'on examine l'ensemble des filières françaises

18:57
Locuteur

ce

18:58
Nicolas Dupont-Aignan

que faisait le commissariat au plan et le ministère de l'industrie avant qu'on les démantèle

19:01
Locuteur

et

19:01
Nicolas Dupont-Aignan

ensuite il faut voir les filières où on a des atouts

19:05
Locuteur

je

19:05
Nicolas Dupont-Aignan

prends l'exemple du lin du bois

19:08
Locuteur

on

19:08
Nicolas Dupont-Aignan

a la matière première et on fait partir des troncs en Chine

19:12
Locuteur

en

19:12
Nicolas Dupont-Aignan

termes de protection de la planète c'est quand même pas génial

19:15
Locuteur

où

19:16
Nicolas Dupont-Aignan

est-ce qu'on a des matières premières où est-ce qu'on a des savoir-faire où est-ce qu'on a des entreprises où est-ce que ça vaut le coup d'investir on ne pourra pas tout faire d'un coup c'est impossible sinon à revenir à l'union soviétique et il ne s'agit pas dans mon esprit de revenir à l'union soviétique il s'agit d'être en état de conscience de compétence consciente et après

19:35
Locuteur

on

19:35
Nicolas Dupont-Aignan

se fixe déjà de sauver les gens qui sont dans les filières ensuite de voir comment par réseau

19:42
Locuteur

on

19:42
Nicolas Dupont-Aignan

peut aider à reconstituer et de voir ce qui manque

19:45
Locuteur

et

19:46
Nicolas Dupont-Aignan

c'est un plan d'ensemble ça ne sera pas comme ça ça mettra 15 ans mais il faut qu'il

19:50
Locuteur

y ait

19:50
Nicolas Dupont-Aignan

la volonté la

19:51
Locuteur

volonté

19:52
Nicolas Dupont-Aignan

et la possibilité ce qui n

19:53
Locuteur

'est

19:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas le cas aujourd'hui

19:54
Présentateur

dernière question dans votre programme vous insistez aussi sur la question de la dette sur la question de l'équilibre budgétaire comment vous réinvestissez dans cette filière dans ces filières avec quel argent et à quelle échéance vous voyez un équilibre budgétaire

20:12
Locuteur

alors

20:12
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai écrit un livre qui vient de sortir qui s'appelle OUVAL Pognon

20:16
Locuteur

où

20:17
Nicolas Dupont-Aignan

je recens 100 milliards d'économies

20:19
Locuteur

et

20:20
Nicolas Dupont-Aignan

ces 100 milliards d'économies détaillées par secteur je les redistribue en 3 tiers

20:25
Locuteur

1

20:26
Nicolas Dupont-Aignan

tiers pour la récompense du travail par le 13ème mois pour tous jusqu'à 3 fois le SMIC 8% d'augmentation par la baisse des cotisations salariales 1 tiers par la baisse

20:36
Locuteur

des

20:37
Nicolas Dupont-Aignan

charges sur les entreprises le crédit impôt compétitivité

20:42
Locuteur

le

20:42
Nicolas Dupont-Aignan

fonds de relocalisation dont on n

20:44
Locuteur

'a

20:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas parlé qui permettrait d'aider les entreprises qui réinvestissent le gouvernement à commencer sur 1 milliard puis 2 je le propose à 5 milliards par an

20:52
Locuteur

c

20:53
Nicolas Dupont-Aignan

'est ce que j'ai vu au Japon et qui pourrait tout à fait fonctionner et puis ensuite la formation etc l'irrigation des primes à l'aménagement du territoire pour relocaliser dans les zones de perte d'emploi puisqu'il y a l'idée de permettre aux habitants des villes de rejoindre les campagnes et les petites villes

21:10
Locuteur

ça

21:11
Nicolas Dupont-Aignan

c'est un autre tiers et enfin un dernier tiers

21:13
Locuteur

pour

21:14
Nicolas Dupont-Aignan

les services publics l'hôpital et l'école et l'université donc il y

21:17
Locuteur

a

21:17
Nicolas Dupont-Aignan

une cohérence et je pense être le seul à avoir au jour d'aujourd'hui les autres suivront peut-être j'en doute pas présenter un plan d'économie d'un côté pour redéployer en revanche

21:29
Locuteur

il

21:30
Nicolas Dupont-Aignan

n

21:30
Locuteur

'y

21:30
Nicolas Dupont-Aignan

a pas de réduction du déficit tout de suite et il n

21:32
Locuteur

'y a

21:32
Nicolas Dupont-Aignan

pas de réduction de la dette ce qu'il faut c'est déjà pas l'augmenter et

21:36
Locuteur

il faut d'abord

21:37
Nicolas Dupont-Aignan

reconstituer la force productive du pays et c'est ma différence avec madame Pécresse et les autres et les républicains c'est que je considère

21:45
Locuteur

que

21:45
Nicolas Dupont-Aignan

le discours réforme des retraites réforme de ceci baisse du nombre de fonctionnaires vous pouvez mettre la retraite à 64 ans comme veut monsieur Macron ou madame Pécresse si les gens sont au RSA entre 58 et 64 parce qu'il n

22:01
Locuteur

'y a

22:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas de boulot on se fait plaisir donc pour moi l'enjeu majeur de la réindustrialisation et de la relocalisation

22:09
Locuteur

et

22:10
Nicolas Dupont-Aignan

je fais une parenthèse la relocalisation c'est pas que la réindustrialisation regardez que le télétravail

22:14
Locuteur

les

22:15
Nicolas Dupont-Aignan

centres de services et d'informatique et les standards d'appel sont en train d'être délocalisés maintenant donc c'est pas que la réindustrialisation c'est du moins le produire en France avec tout ce que ça comporte comme transfert financier pour l'amorcer

22:30
Locuteur

ce

22:30
Nicolas Dupont-Aignan

qui est extrêmement difficile

22:31
Locuteur

donc

22:32
Nicolas Dupont-Aignan

le diable

22:34
Locuteur

en

22:35
Nicolas Dupont-Aignan

fait se niche dans les détails

22:36
Locuteur

et

22:37
Nicolas Dupont-Aignan

ça veut dire aussi plan de formation

22:39
Locuteur

car

22:40
Nicolas Dupont-Aignan

la

22:40
Locuteur

grande nouveauté

22:41
Nicolas Dupont-Aignan

là j'ai fait le salon pendant 3 heures depuis 2 heures depuis tout à l'heure et ce qui est nouveau par rapport à l'année dernière

22:47
Locuteur

et

22:47
Nicolas Dupont-Aignan

les années d'avant c'est que vous avez des entreprises qui ont eu des déblocages de financement qui ont des clients

22:55
Locuteur

et

22:55
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne trouvent pas de salariés

22:57
Locuteur

et

22:57
Nicolas Dupont-Aignan

ça c'est un drame national

23:00
Locuteur

mais

23:01
Présentateur

c'est

23:01
Locuteur

une question en

23:01
Présentateur

effet de formation de perte de savoir-faire de perte de compétence c'est pour ça que ce sont des filières entières

23:07
Locuteur

qui sont reconstituées et

23:08
Nicolas Dupont-Aignan

quand je parle de filières pardonnez-moi de revenir dessus les centres de formation la faillite des lycées professionnels la faillite des chambres de métier il y en a des très bien heureusement mais comment on ne peut pas concevoir une filière si on ne conçoit pas la formation pour cette filière avec des métiers qui gagnent mieux leur vie

23:26
Locuteur

que

23:26
Nicolas Dupont-Aignan

d'être bureaucrate je ne

23:28
Locuteur

sais

23:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas où qui sont épanouissants

23:30
Locuteur

et

23:31
Nicolas Dupont-Aignan

quand on comprendra que le travail de la main

23:33
Locuteur

fait

23:34
Nicolas Dupont-Aignan

appel à l'intelligence dans notre pays

23:36
Locuteur

on

23:36
Nicolas Dupont-Aignan

aura gagné beaucoup et ça c'est un autre problème culturel aussi de

23:40
Locuteur

la France

23:40
Présentateur

je pense qu'on a évidemment on n

23:42
Locuteur

'a

23:42
Présentateur

pas du tout épuisé

23:43
Locuteur

le sujet mais

23:44
Présentateur

en tout cas on a présenté vous avez pu présenter

23:48
Locuteur

votre

23:48
Présentateur

programme une

23:49
Locuteur

remarque

23:50
Nicolas Dupont-Aignan

j'en ai pas parlé c'est la participation j'ai vu une entreprise de chaussettes d'Alsace des directeurs

23:57
Locuteur

la promesse

23:57
Présentateur

gaullienne du

23:59
Locuteur

référendum de 69

24:01
Nicolas Dupont-Aignan

j

24:01
Locuteur

'ai une proposition

24:01
Nicolas Dupont-Aignan

toute sa

24:02
Locuteur

à

24:02
Présentateur

chaque

24:02
Locuteur

fois

24:03
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il

24:04
Locuteur

y

24:04
Nicolas Dupont-Aignan

a 2% d'actionnaires salariés il y

24:05
Locuteur

a

24:05
Nicolas Dupont-Aignan

une baisse d'impôt sur les sociétés d'un pour cent automatique

24:08
Locuteur

un

24:09
Nicolas Dupont-Aignan

pour cent un taux de moins c'est à dire on passe de 30 à 29 etc car si vous ne voulez pas que les entreprises soient pressées pour que les dividendes remontent

24:18
Locuteur

il

24:19
Nicolas Dupont-Aignan

faut qu'on arrive à avoir des entreprises coopératives intelligentes qui est une troisième voie gaulliste gaullienne fondamentale fondamentale et ça on l'a tous oublié le patronat a été contre et les syndicats contre aussi

24:31
Locuteur

merci

24:32
Présentateur

beaucoup Nicolas Dupont-Aignan

24:33
Locuteur

je pense qu'on a

24:33
Présentateur

brassé pas mal de sujets nous allons continuer avec Pierre Laurent qui vient

24:38
Locuteur

représenter Fabien Roussel pour le parti

24:40
Présentateur

communiste merci Nicolas Dupont-Aignan merci à

24:42
Locuteur

vous