Présidentielle 2027 : Sandrine Rousseau est l'invitée de Anne-Sophie Lapix
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:37RelanceRéponse directe
Que lui répondez-vous ? Non, ce n'est pas intéressant. Vous n'êtes trop pas dans les sondages ?
- 1:53OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes vraiment un parti ? Est-ce que vous pouvez être un parti leader et pesé ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
Ou est-ce que vous êtes condamnée à vous allier un petit peu vers la gauche, centre-centre, ou alors vers LFI, éternellement ?
- 4:03OuverteRéponse directe
Il évoque cette possible alliance avec LFI, Raphaël Glucksmann. Il estime que LFI doit être absolument banni de toute alliance.
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Tout ça, vous l'entendez, il y a un problème avec les prises d'opposition de Jean-Luc Mélenchon ?
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Mais pourtant, parfois, quand vous expliquez qu'il faut s'allier à Jean-Luc Mélenchon, vous expliquez que c'est votre utile aussi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« Si, bien sûr que c'est toujours intéressant de discuter à gauche de questions écologiques »
- 0:54Invité politiqueFait
« Donc, de fait, là, avec Yannick Jadot, il monte dans une éolienne. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Je pense qu'on a loupé des coches importants dans les mois et années précédentes. »
- 2:41Invité politiqueFait
« Dans les erreurs que nous avons faites, il y a par exemple le fait, depuis les européennes, où nous avons demandé et nous avons imposé à toute la gauche de partir tout seuls »
- 3:08Invité politiqueFait
« C'est tout le monde, quoi ! »
- 3:28Invité politiqueFait
« qui était ce fameux trait d'union, et finalement de prendre parti sans oser le dire. »
- 4:00Invité politiqueFait
« parce que là, je crois que nous nous affaiblissons d'une manière assez historique. »
- 5:32Invité politiqueChiffre
« Oui, c'est vrai, mais parce que les sondages le montrent actuellement. »
- 5:44Invité politiqueChiffre
« De peu. De mille voix. »
- 6:12Invité politiqueFait
« c'est qu'on est au bout d'un système libéral, aujourd'hui capitaliste libéral, qui est en train de s'effondrer. »
- 7:33Invité politiqueFait
« Non, mais il faut avoir un plan de prévention des risques. »
- 8:15Invité politiquePromesse
« C'est ce que je mets dans la tribune. C'est-à-dire faire en sorte que si le secteur privé se retire de certains secteurs, eh bien, l'État doit pouvoir prendre la main pour accompagner les personnes »
- 9:53Invité politiqueFait
« Parce qu'aujourd'hui, c'est tout l'écosystème scolaire qu'il faut repenser. »
- 10:02Invité politiqueChiffre
« je rappelle que les élèves français sont les plus stressés au monde »
Temps de parole
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A demain ! A la première campagne avec nous et a refondé la gauche démocratique française. Que lui répondez-vous ? Non, ce n'est pas intéressant. Vous n'êtes trop pas dans les sondages ?
Si, bien sûr que c'est toujours intéressant de discuter à gauche de questions écologiques parce que le Parti Socialiste, mais Raphaël Glucksmann aussi, n'avait pas pris des positions très fortes jusqu'à présent sur les questions écologiques. Du moins, moi, je ne l'avais pas entendu. Donc, de fait, là, avec Yannick Jadot, il monte dans une éolienne. Et donc, j'imagine qu'il voit l'écologie de haut et je m'en félicite. Vous ne prenez pas un peu de haut, là, aussi ? Non, non, non. C'était un bon mot. Mais en fait, là, d'accord. Après, moi, ce que je n'arrive pas à savoir, c'est que manifestement, il y a un désaccord sur le nucléaire, mais aussi sur qu'est-ce que la croissance...
En fait, c'est quoi le projet de Raphaël Glucksmann ? Est-ce qu'on continue la croissance telle qu'elle est actuellement ? Et on dit qu'il y a quelques aménagements possibles ? Je l'ai entendu parler de réindustrialisation, etc. Ou est-ce qu'on se dit qu'en fait, la situation extrême que l'on a vécue cet été est le résultat de notre activité économique ? Et donc, on essaye de changer le logiciel. Et en fait, c'est un peu ça, le sujet. Et je trouve que là-dessus, on a besoin d'avoir des débats. Mais moi, je voudrais qu'on débatte à gauche, de toute façon. C'est-à-dire que, quand bien même on soutient l'un ou l'autre, à la fin, il faut que nous nous retrouvions.
S'il y a un des deux qui passe au second tour, il faudra nous retrouver. Donc, moi, je suis pour les débats. Et sur cette question écologique, sans aucun problème, évidemment.
Quand on est pour les débats, c'est un avantage chez les écologistes, parce qu'on a quand même l'impression, parfois, que chacun a une opinion différente et une conception différente des alliances, une conception différente du programme. Est-ce que vous êtes vraiment un parti ? Est-ce que vous pouvez être un parti leader et pesé ? Ou est-ce que vous êtes condamnée à vous allier un petit peu vers la gauche, centre-centre, ou alors vers LFI, éternellement, au gré aussi des sondages ?
Je pense qu'on a loupé des coches importants dans les mois et années précédentes. Notamment, des coches qui permettaient de définir notre ligne avec une majorité, une minorité, comme ça se fait dans la plupart des partis. On a évité ce sujet, on l'a mis sous le tapis. Et finalement, il réapparaît au pire des moments, c'est-à-dire pendant la campagne présidentielle. Mais on a fait d'autres erreurs.
Dans les erreurs que nous avons faites, il y a par exemple le fait, depuis les européennes, où nous avons demandé et nous avons imposé à toute la gauche de partir tout seuls, alors qu'ils nous proposaient la tête de liste d'une union de la gauche, nous n'avons cessé de donner des gages au parti socialiste, mais sans jamais, en fait, ouvrir véritablement le dialogue sur l'aile gauche de la gauche. Mais c'est qui nous, en fait ? C'est la direction actuelle, c'est... C'est Marine Dondelier ? Oui, mais pas qu'elle, c'est le mouvement qui... C'est tout le monde, quoi ! Non, non, c'est... Aujourd'hui, je pense que le parti est dirigé par 4-5 personnes, en réalité. Donc voilà.
Mais en fait, ça, ça a donné une espèce... Enfin, je veux dire, ils sont choisis... Pas que ! Mais en fait, ça, ça donne l'impression de ne pas vouloir jouer ce rôle qui a été le nôtre à un moment, qui était ce fameux trait d'union, et finalement de prendre parti sans oser le dire. Et ça donne une vision, je pense, un peu de fragilité, voire de flou dans la ligne qui est suivie.
Et pour moi, c'est un sujet, parce qu'au moment où l'écologie devient un sujet extrêmement important, enfin, je veux dire, il n'y a pas une personne qui est restée en France cet été et qui ne sait pas que nous sommes dans une situation d'un danger énorme, eh bien, cette fragilité ne correspond pas aux besoins que nous avons dans la société. Raison pour laquelle, moi, j'en appelle vraiment à trancher rapidement, parce que là, je crois que nous nous affaiblissons d'une manière assez historique.
Alors, il évoque cette possible alliance avec LFI, Raphaël Glucksmann. Il estime que LFI doit être absolument banni de toute alliance, évidemment, avec les socialistes et places publiques, et il vous incite à faire la même chose. Il évoque, évidemment, les dérapages sur les non-juifs, mais il évoque aussi la volonté de rétablir les gazoducs avec la Russie, qu'a évoqué un jour Jean-Luc Mélenchon pour condamner le fait de se retourner plutôt vers les Américains pour imposer du gaz. Tout ça, vous l'entendez, il y a un problème avec les prises d'opposition de Jean-Luc Mélenchon ?
C'est surtout qu'on doit, non pas se rallier, mais être en discussion et avancer sur des points qui sont en effet différents. Mais je vais vous dire, on a les mêmes points de différence avec les communistes, par exemple, sur le productivisme et le nucléaire. On a exactement les mêmes difficultés avec l'EPS sur l'agriculture, par exemple. Les ministres EPS ont renforcé une agriculture intensive industrielle. Donc en fait, évidemment, on n'est pas d'accord sur tout et il y a des points qui doivent absolument être discutés.
Raison pour laquelle, moi, je milite pour qu'il y ait à la fois un vote dans mon parti, que ce soit une décision collective, mais aussi qu'il y ait des discussions sur le fond qui s'engagent. Et non pas des espèces d'oucas de pervers. Ou alors d'attendre, parce que moi, je soupçonne mon parti de vouloir attendre le plus longtemps possible pour savoir qui sera en tête. Et ça, je pense que ça n'est pas à la hauteur de l'enjeu, ni à la hauteur des responsabilités que nous avons.
Mais pourtant, parfois, quand vous expliquez qu'il faut s'allier à Jean-Luc Mélenchon, vous expliquez que c'est votre utile aussi. Vous dites aussi que c'est parce qu'il a plus de chances de gagner qu'il faut s'allier à lui.
Oui, c'est vrai, mais parce que les sondages le montrent actuellement. Mais en fait, c'est ma position. Mais c'est une position que je tiens depuis la primaire des écologistes, il y a cinq ans maintenant. Donc, je veux dire, il n'y a pas de surprise. Moi, c'est une position... Que vous aviez perdue face à Yannick Jadon. Absolument. De peu. De mille voix. Donc, je tiens toujours la même ligne. Je ne varie pas d'un iota. D'ailleurs, je ne sais même pas s'il y a un sujet sur lequel vraiment j'ai bougé de ligne. Voilà, je tiens cette ligne. Je la tiens un peu, parfois, on verrait contre tout.
Mais j'essaye de montrer aussi ce que pourrait être une écologie véritablement créée à gauche et surtout une sortie du système. Parce que l'analyse que je fais, et j'en termine là, pardon, c'est qu'on est au bout d'un système libéral, aujourd'hui capitaliste libéral, qui est en train de s'effondrer. C'est-à-dire qu'il y a vraiment, là, on le voit, il n'y a plus d'espace pour cette espèce de centre qui continuerait une croissance comme ça, un peu monotone, avec juste des aménagements. Et donc, il y a deux hypothèses. La première, c'est un ensauvagement du capitalisme. C'est Elon Musk. C'est Trump. C'est Putin. On a besoin de ressources.
On va aller chercher, quels que soient les peuples, quels que soient les pays, etc. Et de l'autre côté, une alternative sociale avec plus d'égalité, la satisfaction des besoins par la réinstallation de biens communs. Donc, en fait, voilà, on est dans un moment, à mon avis, crucial de ces carrefours qui font la politique.
Raphaël Glucksmann revient également sur les événements de cet été. Il critique l'impréparation de l'État. Ça, j'imagine que vous l'approuvez au moment où on devait affronter ces phénomènes. Alors, votre tribune porte justement sur ce sujet. Pardon, je n'ai pas entendu ce que vous disiez. Incroyable, cette impréparation. Votre tribune porte sur ce sujet, ou plus précisément sur le risque de ne plus pouvoir assurer les maisons dans certaines zones. On a débattu de ce sujet dans RTL Soir il y a deux jours. Je n'ai pas compris.
Est-ce qu'il faut que l'État prenne ses responsabilités pour être l'assureur en dernier recours des maisons que les assureurs ne voudraient plus assurer parce qu'elles sont dans des zones où ça va revenir, où les phénomènes vont se poursuivre ? Ou est-ce qu'il faut s'acharner à assurer ces maisons car il ne faut pas les reconstruire là où elles sont ?
Non, mais il faut avoir un plan de prévention des risques. Quand j'entends le Premier ministre, après les feux à Porges, qui dit qu'on va reconstruire à l'identique sur les mêmes terrains. Donc, ça veut dire que les gens vont reconstruire leurs maisons à l'identique. Est-ce qu'il faut les assurer ces maisons ? Est-ce qu'il ne faut pas tourner la page ? L'année d'après, les assureurs vont... Non, mais c'est pire que ça. C'est qu'ils vont les reconstruire et l'année d'après, les assureurs vont leur dire « Ah ben non, on ne vous assure plus. » Alors, on fait quoi ? Donc, en fait, on va laisser sur les bras de personnes...
On a une gestion de prévention des risques et il y a des zones où il faut assumer, accepter, affronter de ne pas pouvoir s'installer là. Mais on ne peut pas laisser les gens seuls face à ça. Vous imaginez bien qu'une maison, c'est 20 ans d'investissement ou 25 ans. Donc, on ne peut pas les laisser seuls. Il faut accompagner ça. C'est-à-dire que l'État doit se mettre en assureur, en dernier ressort. C'est ce que je mets dans la tribune. C'est-à-dire faire en sorte que si le secteur privé se retire de certains secteurs, eh bien, l'État doit pouvoir prendre la main pour accompagner les personnes, déplacer leur maison... Pour les déplacer, pas pour les reconstruire, en tout cas.
Pour les déplacer. Ah ben oui ! Quand il y a un risque de submersion, quand il y a un risque d'inondation, il va falloir accepter de déplacer. En fait, quand on parle d'effondrement, on a tendance à penser effondrement de l'écologie. Mais en fait, il y a aussi un effondrement de nos institutions économiques et sociales. Et l'assurance va être le premier pilier à s'effondrer. Et ce n'est pas rien parce que passer une vie à travailler pour se payer une maison qui ne vaut plus rien, c'est un traumatisme inouï et on ne se rend pas compte de ce que ça représente. En plus, évidemment, les plus riches, ils auront toujours la possibilité, mais les plus pauvres, ils l'auront moins.
Et donc, c'est vraiment un sujet.
Est-ce que malgré tout, Raphaël Glucksmann vous a un petit peu étonné et séduit dans son éditorial ?
Ah mais quand il est en ouvrage du Néolien, évidemment, qui me séduit. Vous imaginez ?
Je parlais de son interview où il explique justement qu'il faut...
Non mais sur l'école, je trouve qu'il a un discours qui est... Enfin, il pose la question de l'école. Maintenant, l'école, il faut comprendre que, oui, il faut mieux payer les enseignants, ça c'est indispensable, il faut moins d'élèves par classe, c'est indispensable aussi. Mais c'est tout l'écosystème de l'école qui est en train de subir une crise importante. Il y a un médecin scolaire sur deux, par exemple, qui manque. Donc ça fait partie aussi des mesures à prendre. Il y a des accompagnants et des accompagnantes de personnes, d'élèves qui sont en situation de handicap, les AESH, qui sont extrêmement mal payés. Il y a tout...
Il ne faut pas seulement augmenter les enseignants, il faut augmenter tout le monde.
En fait, quand on dit juste augmenter les enseignants, on se place dans un discours qui est déjà dépassé. Parce qu'aujourd'hui, c'est tout l'écosystème scolaire qu'il faut repenser. Et surtout, c'est aussi le bien-être des élèves, parce que je rappelle que les élèves français sont les plus stressés au monde et que ce n'est pas normal.
Merci beaucoup. Merci de Sandrine Anso d'être venue dans RTS. Dans un instant, on retrouve la petite bande d'RTL Soir. L'info qu'on a faillie manquée de Florian Gazan, ce sont des adversaires à une élection qui porte le même nom. Ce n'est pas pratique. Le petit phénomène des magues sels, c'est le réveil pour ne pas rater votre rentrée. Et puis, Tanguy Pastureau défait l'info et nous parle d'amitié. A tout de suite. Découtez RTL.
Sandrine Rousseau