Edouard Philippe : l'interview qui tourne mal - Stream du 03/06/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 53 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 52 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:17RelanceRéponse partielle
En octobre dernier, vous aviez appelé Emmanuel Macron à démissionner. Regrettez-vous ces propos aujourd'hui ?
- 17:39OuverteRéponse directe
Vous avez été premier ministre pendant 3 ans. Avez-vous du retard à rattraper sur l'écologie ?
- 49:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez une dissolution et des référendums sur les retraites. Comment cela fonctionnerait-il ?
- 52:34OuverteRéponse partielle
Pourquoi un vote contre l'extrême droite ne légitimerait-il pas une réforme comme celle des retraites ?
- 54:02RelanceÉludée
Pourquoi proposer un référendum sur la règle d'or plutôt que sur les retraites ?
- 56:01OuverteRéponse partielle
Quelle est la question précise que vous poseriez en référendum sur les retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 52:34Fait
« Emmanuel Macron, sa victoire en 2022 ne lui donnait pas la légitimité pour faire la réforme des retraites. »
- 54:36Promesse
« Je considère qu'il peut être utile après l'élection présidentielle au moment législatif ou quelques mois après de proposer aux Français de trancher des questions par référendum. »
- 57:24Fait
« Viser l'équilibre du régime de retraite c'est ce que tout le monde veut. »
- 58:07Fait
« Le système devrait être à l'équilibre dans les décennies qui viennent avec effectivement un petit effet de déficit pendant quelques années. »
- 58:45Fait
« La seule solution d'équilibrer le régime de retraite, c'est que les travailleurs acceptent de travailler un peu plus longtemps. »
- 1:44:21Fait
« Bon, allez stop, on avance, c'est bon, j'ai j'ai dit j'ai dit une connerie. Euh je je ne le redirai plus, on peut parler d'autres choses. »
- 1:46:23Promesse
« Je suis extrêmement déterminé. J'ai j'ai j'aime faire les campagnes. Oui. J'aime les campagnes électorales et j'ai envie de gagner cette élection présidentielle »
- 1:49:01Fait
« Je pense que les Français, ils aiment la molesse. Je pense que ce qu'attendent les Français aujourd'hui, c'est c'est quelqu'un comme moi qui ne prend pas d'engagement. »
- 1:54:29Fait
« Quand il y a pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français. les écouter beaucoup mieux. C'est c'est j'en suis convaincu. »
- 1:58:53Promesse
« J'ai proposé un plan en matière de lutte contre le narcotrafic. »
- 2:07:18Fait
« Je me suis tenu et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
peuple du YouTube, peuple du podcast, bonjour. Ah là là, ça faisait longtemps, ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé de lui. Ça faisait longtemps qu'on l'avait pas entendu. On l'avait presque oublié. On l'avait presque oublié. Il a pourtant tant fait partie de notre quotidien. Il a tant parlé, il s'est tant exprimé. Il a été le 3è personnage de l'État, le premier premier ministre de l'Ari Macron. Il est celui qui a confiné la France. Il est celui qui a lutté contre le Covid-19. Il est aussi celui qui a brutalisé les Françaises et les Français. Il est devenu derrière Paria dans son propre camp en retrait. Simple maire de sa ville de Havre dont les veines ont un goût d'eau salé. Il
est devenu aujourd'hui candidat à la présidentielle. Il pense qu'il peut l'emporter mais va-t-il y parvenir ? Réponse non pas aujourd'hui dans un an. On nous aura peut-être quelques éléments de réponse dans les cafés rétoriques. C'est avec Édouard Philippe incroyable.
Et bonjour. Et bonjour peuple du futur. Bienvenue. Bienvenue. Ça fait 1h30 qu'on est qu'on est en live ici. Ça fait 1h30 les gens sont partis. On a parlé de tout et de rien. On a on a on a on a parlé euh de de la différence entre un une syll et une syll de la nécessité de rassembler tous les tropes sous le vocable de métaphore pour ne pas s'embarrasser avec la métonie et le synecdo qui en faut au fond n'en sont que des variations et et ce faisant on s'est aligné on s'est aliéné absolument tous les profs de littérature de français euh du chat. Bon voilà, normal quoi. Bienvenue bienvenue peuple du futur. Euh qu'est-ce que j'ai à vous dire ? Évidemment, figure toujours dispo sur la chaîne principale
youtube.com/atlemovic. Figure dispo tout sur toutes les bonnes applications de podcast également. N'hésitez pas, il faut simplement se réabonner à la chaîne Figure puisque c'est là où nous allons y uploader absolument tous les épisodes de ce podcast qu'on a lancé là il y a une petite semaine. L'épisode 2 arrive dans 10 jours. Donc c'est parti. C'est parti avec régularité, je l'espère, mais on on s'est organisé pour euh c'est parti pour euh et ben voilà tenir cette cette émission d'interview longue. Euh n'hésitez pas à aller l'écouter si vous êtes curieux et si vous ne l'avez pas encore fait. Encore une fois, c'est sur une autre chaîne de podcast, il faut simplement penser à aller s'y abonner. Bing ! Bon bah euh c'est bon làin. C'est
bon euh on va pas euh on va pas euh traîner plus que ça. Euh et puis c'est le sujet du jour. Il y a qu'un seul sujet. Mais bon, il est tard chez nous. Le stream a commencé un peu tard. Je me suis dit qu'un sujet ça suffisait. Et puis c'est pas un mauvais sujet. C'est pas un mauvais sujet. On va regarder la droite se déchirer comme dirait l'autre. Ça, quel plaisir. Bien. Euh, on va parler un peu d'Edouard Philippe. Édouard Philippe, alors il est candidat à la présidentielle puis alors depuis longtemps, hein, il est tellement candidat depuis longtemps à la présidentielle que souvenez-vous, il avait incité Emmanuel Macron à démissionner ce qui ce qui a été perçu dans son propre camp de l'ise majesté. On va voir ce qu'il en dit aujourd'hui un an plus tard,
considère-t-il que enfin un an mois plus tard. On va voir ce qu'il en dit aujourd'hui 6 mois plus tard, considère-il que c'était une erreur ou pas. Il va en parler surtout Édouard Philippe qui est aujourd'hui pris dans un duel homérique avec Gabriel Atal. Ah voilà, ça c'est le duel qu'on attendait pas ça quand même la politique est généreuse en ce moment en arc secondaire c'est-à-dire qu'au milieu de ce grand tournoi qui est l'élection présidentielle évidemment vous avez des arcs secondaires, vous avez des antagonistes, des sous-antagonistes qui se créent des des duels absolument acharnés au moment de la demi-finale. Évidemment, je file la métaphore shonen naket suesque. Bien évidemment, je file la métaphore Dragon Ball si vous voulez pour les pour les les plus les plus
ancien d'entre nous. Et donc là, on imagine bien dans ce grand tournoi que va être l'élection présidentielle, combien est-ce que le duel fratricide entre Gabriel Atal et Édouard Philippe va faire partie de la narration ? Rendez-vous compte deux anciens premier ministres, deux hommes qui ont été faits façonnés, forgés par Emmanuel Macron. Édouard Philippe, il a été révélé par le président de la République. Certes, auparavant, c'est Alain Jupé qui a été son mentor et pourtant et pourtant c'est bien le président Macron qui a fait d'Édouard Philippe un personnage de premier plan. Et puis alors derrière évidemment vous vous en souvenez he Édouard Philippe écarté du premier ministériat qui se retranche euh dans sa région, dans sa ville, le Havre qui en fait son bastion, qui le reconquière
lors des dernières élections municipales et qui part désormais à la conquête de la présidentielle comme un homme neuf renouvelé et qui a su mettre à distance l'héritage macroniste. Dans l'autre coin, mesdames messieurs, nous avons Gabriel Atal. Alors lui, il a été façonné, forgé coup de marteau après coup de marteau par Emmanuel Macron qui en a fait d'abord un député puis un petit ministre, puis son premier ministre puis qui lui plante un couteau dans le dos. La dissolution, souvenez-vous mesdames, messieurs, la dissolution d'Emmanuel Macron prononcé alors même que Gabriel Atal avait été mis au courant à peine quelques minutes plus tôt. Même Pascal pro a su avant Gabriel Atal que l'heure de Gabriel Atal était terminée. Et voilà cet homme, Gabriel Atal, premier ministre déchu,
devenu simple patron des députés, l'homme qui traverse de toute évidence une période difficile, l'homme qui se voit qui se voyait au sommet, qui se voyait déjà dans la rampe de lancement pour faire campagne et qui doit tout recommencer. Tout est à refaire. Mesdames, messieurs, et bien il a refait, il a conquis d'abord l'Assemblée nationale avec la présidence des de de Renaissance. Il a conquis ensuite le Parti Renaissance lui-même. Il est officiellement candidat aujourd'hui. Et donc voilà, aujourd'hui ces deux hommes qui ont à la fois tant commun et tant différence, l'un plus âgé que l'autre, l'un plus parisien que l'autre, les deux avec le même programme et qui pourtant se dispute le suffrage des Français. Et bien voilà, c'est de ce duel qu'on va parler aujourd'hui à travers l'interview
d'Edouard Philippe. Je sais pas pourquoi je suis parti aussi loin. Je sais pas, pardon, pardon, je sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi je suis je suis parti aussi loin. Bien, donc on va écouter Édouard Philippe. Ça fait longtemps qu'on en a pas euh Ça fait longtemps qu'on en a pas parlé. Ça fait longtemps qu'on en a pas parlé euh d'Edouard Philippe. C'est l'occasion de savoir un peu ce qui devient, ce qu'il dit, comment il se positionne et puis vous allez voir évidemment, c'est pas totalement hasard si on plonge dans cette interview, il y a un petit moment pépite. Voilà, je vous dis pas quand ça arrive, il y a un petit moment pépite. Il y a un petit moment pépite. Voilà, j'ai envie de le voir avec vous. Ça va être super. Ça va être super.
Alors, attendez, on va zapper le début. Euh, on arrive direct à 6:49 parce que franchement pas le temps. Hop là, c'est parti. On arrive direct à 649. Allez, on est chez France Interre. C'est Édouard Philippe, l'ancien premier ministre actuel, le maire du Havre, président d'horizon et désormais candidat à la présidentielle. C'est Édouard Philippe qui est interviewé, vous le voyez, par Benjamin de Amel. Est-ce que Benji va être plutôt taquin, plutôt chatouilleur ? Est-ce qu'il va être plutôt déférent ? Je ne sais pas. On va on va tout découvrir ensemble à la fois celui qui pose les questions et celui qui apporte les réponses. C'est parti. C'est tout de suite Édouard Philippe, c'est maintenant. Samuel Macron a a démissionné pour qu'une présidentielle anticipée soit
alors attendez. Hop là. Voilà. Elle est bonne et je veux la défendre et je veux la poursuivre. Un tout dernier mot sur le sujet Édouard Philippe. En octobre dernier en pleine crise politique, vous aviez appelé Emmanuel Macron à à démissionner pour qu'une présidentielle anticipée soit organisée. Quand on voit ce chaos du monde que vous décrivez en Ukraine, on pourrait aussi parler de ce qui se passe en Iran. Est-ce que vous ne vous dites pas avec le recul face à cette instabilité mondiale ? Heureusement qu'en France, il y a de la stabilité. Est-ce que vous regrettez ces propos ? OK, donc c'est ce que je vous disais. Euh direct, les hostilités sont lancées. Bon, c'est pas la première question. Il y a eu deux trois questions auparavant. Mais là, vous voyez que rapidement Benjamin
Damel, il va là où ça fait mal, c'est-à-dire sur cette déclaration qu'Edouard Philippe avait eu, si je ne me trompe pas, c'était d'ailleurs au micro de France interne et peut-être me trompe, où Édouard Philippe avait appelé Emmanuel Macron à démissionner et à l'époque, ça avait été très mal reçu par les macronistes qui avaient considéré ça comme une véritable trahison de celui qui en a fait son premier ministre, son premier premier ministre. Que dit aujourd'hui Édouard Philippe ? Alors évidemment, c'était pour pour Édouard Philippe à l'époque, c'était c'était un move totalement tactique. C'était un move totalement tactique. Un move c'était une c'était une une décision enfin une décision c'était une déclaration totalement tactique à l'époque de la part d'Edouard Philippe.
L'idée c'était quoi ? C'était d'essayer de précipiter une élection présidentielle. Eddouard Philippe se disant que si la présidentielle avait été il y a 3 mois ou 4 mois ou 5 mois et bien probablement qu'il aurait pu s'imposer comme le leader naturel de la Macronie, sachant que tous les autres étaient moins près que lui. Et là, on voit bien comment est-ce que quelques mois plus tard à peine Gabriel Atal a réussi à à affermir sa poigne sur son parti et à s'imposer comme un candidat naturel. Donc c'était purement tactique de la part d'Edouard Philippe. C'était vraiment surprenant aussi comme comme prise de risque. Voyons ce qu'il en dit aujourd'hui. On aurait pu aussi dire que un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place un certain nombre de réformes dont
nous avons besoin. Cit pas le scénario le plus plausible. Bah c'est ce que vous dites. Mais mais je pense encore une fois que quand la clé de vote des institutions met en danger les institutions et en tout cas provoque leur instabilité permanente pendant 3 ans, il il est utile d'en tirer les conséquences. J'ai dit ce que je pensais. Je j'avais je n'avais aucun doute sur le fait que ce que je disais ne serait pas suivi des faits s'agissant du président de la République. Ah ouais, c'est intéressant. C'est c'est intéressant quand même de de voir le à quel point il assume à quel point il assume une critique d'Emmanuel Macron. Enfin, la phrase quand la clé de vote des institutions met en danger la stabilité des institutions elle-même, il est urgent d'en changer d'en changer.
Euh, je paraaphrase ces mots, mais c'est quand même c'est quand même une en en politique, ça c'est sacré gifle quand même. C'est une sacrée gifle. Donc sacré quand même. Sacré sacré Voilà, c'est étonnant. Eddouard Édouard Philippe, on le voit hein, qui cherche en réalité euh c'est maintenant très clair, Édouard Philippe qui cherche à se distancier le plus possible de l'héritage macronien. Ce qui est tout à fait compréhensible quand on sait que pour Édouard Philippe, le pour Édouard Philippe, l'élection a clairement trois tours. L'élection présidentielle pour Édouard Philippe a clairement trois tours. S'il veut être élu, il lui faut s'imposer dans les sondages, dans son espace politique, c'est-à-dire être nettement en avance
sur à la fois Bruno Retaillot et Gabriel Atal pour faire peser une telle pression sur Retaillot et Atal que l'un comme l'autre finisse par se retirer à son profit. Donc ça c'est le premier tour qui sera un premier tour officieux et et sondagier. Il y aura un deuxième tour pour Édouard Philippe qui sera évidemment en réalité le premier tour de l'élection dans lequel il devra lutter pour le coup sans doute à gauche contre au moins Jean-Luc Mélenchon. Peut-être un autre candidat. Nous verrons si un autre candidat ou une autre candidate parvient à construire une candidature crédible, ce qui pour l'instant n'est pas le cas. mais la route est encore longue. Donc ça ce sera la deuxième épreuve qui correspondra au premier tour pour Édouard Philippe et puis le 3è tour
ce sera évidemment le second tour de l'élection présidentielle. Du coup, je me rends compte que ma métaphore est quand même compliquée euh puisque là, il lui faudra triompher contre eux vraisemblablement si les sondages d'aujourd'hui euh prédisent la réalité de demain, ce qui ne va pas de soi, il lui faudra probablement s'imposer si si s'il devait triompher, enfin s'il devait triomfer, s'il devait se qualifier à l'issue du premier tour, il lui faudrait encore s'imposer face au candidat du Rassemblement national, ce qui n'est absolument pas gagné. Et tout ça, c'est si tout se passe comme prévu, ce qui est rarement le cas dans une élection présidentielle. Mais donc la stratégie d'Edouard Philippe, elle est très claire. euh c'est d'abord s'imposer dans son espace droitier où il a la
concurrence d'au moins euh Gabriel Atal et Bruno Retaillot, peut-être en plus de Dominique de Villepin, peut-être en plus d'autres candidats ou candidates qu'on ne connaît pas encore. Si par exemple, ça n'en prend pas le chemin du tout mais on peut tout imaginer. Si le candidat de reconquête devait être une candidate devait être Sarah Knafo, elle viendrait s'insérer dans ce grand espace de la droite parce que Sarah Knafo pour des raisons médiatiques est à tort, totalement à tort quand on regarde le fond de son propos. Mais Sarakinfo est perçu comme davantage une candidate de droite traditionnelle. En tout cas, elle a réussi à se positionner comme telle lors des dernières municipales d'une manière totalement fallacieuse laavat de soi. Elle est d'une radicalité d'un racisme,
d'une immigrophobie, d'un conservatisme au moins similaire et comparable à celui d'Éric Zemour, mais elle est elle a réussi à donner une autre image que lui. Et donc donc Édouard Philippe sait que c'est face à tout cela qu'il devra s'imposer dans les premiers temps de la campagne pour espérer raller enfin espérer enregistrer des ralliments en cours de route. Et et donc dans cette dans cette perspective là, c'est pas du tout c'est pas du tout anodin et c'est pas du tout idiot de sa part d'essayer de se distancier le plus possible du macronisme, sachant que en face de lui, il va trouver un Bruno Retaillot dont il sait queon peine aujourd'hui à distinguer, enfin on peine aujourd'hui à comprendre ce qu'il distingue du Rassemblement national. La réponse étant
évidemment rien. Et face à lui, il a il a un Gabriel Atal qui peut beaucoup plus difficilement s'éloigner de Emmanuel Macron, sachant qu'il en a été le Premier ministre il y a pas si longtemps, il y a beaucoup moins longtemps qu'Edouard Philippe qui a quitté le Premier ministérien en 2020. Donc de la part d'Edouard Philippe, une telle un tel acharnement à tuer le père est à la fois surprenant et en même temps ça fait totalement sens du point de vue stratégique. Aujourd'hui, la question est sérieuse. Moi, je soutiens le président de la République quand il dit des choses que je crois juste. Je le soutiens totalement dans l'actualisation qu'il a fait de la doctrine nucléaire française. Son discours qu'il a prononcé à Brest est un remarquable sur ses propos. Vous voyez
bien que ça vous pardon mais vous voyez bien que ça vous avez aussi dit attendez une second aussi des choses que j'estime juste je le soutiens quand il fait des erreurs et des erreurs qui me paraissent mettre en danger la stabilité des institutions, je le dis aussi mais est-ce que vous ne Il a fait un formidable discours. Il a aussi mis en danger les institutions. Édouard Philippe est centriste, atta les retaillot, talon l'extrême droite. Alors c'est intéressant. Peut-être es-tu toi-même filippiste pour dire ça dans le chat, mais peut-être et même sans doute n'as-tu simplement pas écouté Édouard Philippe parler. Parce que quand tu écoutes Édouard Philippe parler d'immigration, quand tu écoutes Édouard Philippe parler des relations avec l'Algérie, quand tu écoutes Édouard
Philippe sur quand tu écoutes Édouard Philippe parler de sa vision de la retraite et de comment est-ce que elle devrait être selon lui décalée à 67 ans voire 69 voir 70. Tu te rends compte que le terme de centriste pour qualifier Édouard Philippe me paraît contestable voire complètement déconnant. Par ailleurs, je vous rappelle effectivement qu'Edouard Philippe est celui qui considère que la colonisation n'est pas du tout un crime contre l'humanité. Euh sur l'écologie, effectivement, zéro discours non plus. Donc non, non. Euh Édouard Philippe est un candidat de droite avec un discours incroyablement à droite, particulièrement libéral, peut-être plus libéral encore que celui de Gabriel Atal. Euh et sur les questions qui aujourd'hui font le cœur identitaire de l'extrême droite,
l'immigration, la colonisation, les relations avec l'Algérie, euh il il est sur une ligne qui est non pas similaire, c'est pas Bruno Retaillot, mais qui s'en rapproche. Ça par contre, ça me semble absolument indiscutable. Donc non, ne vous ne ne vous trompez pas. Euh si vous voulez le qualifier d'extrême centriste, oui oui, je suis je je pense qu'on peut je suis même pas sûr que le terme s'applique tant que ça à lui. Euh à Gabriel Atal, oui. À Édouard Philippe, je pense qu'Edouard Philippe c'est juste un homme de droite qui est en fait très à droite, qui l'a toujours été et qui a simplement été assez habile à le masquer. Arrêtez pas d'être passé pour peut-être un responsable politique avec une forme d'hypocrisie qui dit "Je ne dois rien à Emmanuel Macron qui demande
à ce qu'il s'en aille alors même que vous lui devez beaucoup." Monsieur Duamel, je ne regretterai jamais de dire des choses que je pense. Hm. Très bien Édouard Philippe, ça ne vous a pas échappé la Fr qui éclaire et qui met fin à la séquence. Attendez, je me mets le Hop, voilà, parfait. On peut faire ça comme ça par exemple. Euh oui, il OK. Euh yes. Hop. Attendez parce que j'ai le minutage de pemp. Euh Ah, OK. Ah ouh là là. Ou là là. Attention attention attention. Ça va ça va parler de d'écologie, d'énergie et ça part sur le nucléaire. Aïe aïe aïe. Attention, le nucléaire ça fait partie de ces sujets avec l'IA qui sont qui sont dont la dont dont la discussion est interdite. Enfin non, la discussion est autorisée à
discuter de ce que vous voulez mais ça fait partie ça fait partie des sujets sur lesquels moi-même je je vais je vais je vais partir en moonwalk évidemment. Que peut-il mal se passer ? Voilà, c'est ça. Trans vite une épisode de un épisode de chaleur de canicule précoce inédit. Vous qui avez été le premier ministre qui a abandonné la taxe carbone, l'idée de mettre en place une taxe carbone qui a vu son ministre de l'écologie Nicolas Hullot démissionner ici même en direct à la radio. Est-ce Ah c'était fou ça. Qui qui s'en souvient ? Qui se souvient ? Bon, déjà Nicolas Hullo, tu vois qui démissionne non pas parce que il est multicusé de viol et d'agression sexuel, mais qui démissionne parce que ohin, je me suis rendu compte qu'en fait Emmanuel Macron, il est tête droite et qu'il
aimait les chasseurs lol. Euh mais qui s'en souvient en direct ? C'était fou un moment et c'était un moment ou c'était il y a 20 ans non ? Est-ce que vous vous dites que vous avez du du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? Euh je pense que la France a du retard à rattraper. Euh quelqu'un quelqu'un euh anyone anybody quelqu'un quelqu'un pour quelqu'un pour lui rappeler qu'il a été littéralement premier ministre pendant 3 ans et que pendant 3 ans, il y avait le temps de faire des trucs he sur l'écologie qu'il n'a pas fait que
derrière il a pour les 7 ans qui suivaient soutenu le gouvernement les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron et que là aussi il a fait partie de ceux qui ont voté des budgets qui ne faisaient rien pour l'écologie et que du coup il est peut-être légèrement très légèrement un tout petit peu un tantinet un chouya responsable du fait qu'il ne se soit rien passé. Anyone ? Quelqu'un euh pardon pardon hein pardon je je excusez-moi, je pose la question. Je pose la question je pose la question parce que parce que là euh on va voir ce qui se passe derrière mais je sens poindre je sens poindre euh l'odeur tenace et distinctive de l'agacement. Je je sens que je vais finir agacer. Elle avance. Il y a c'est difficile de
le dire aujourd'hui parce qu'aujourd'hui on est confronté à un événement climatique qui donne le sentiment queon n'est pas prêt et du reste on a encore beaucoup de travail à faire mais à l'avance mais est-ce que ça fera l'objet de mesures massives ? Voilà, c'est bien ça. Voilà, donc personne pour lui rappeler que euh il a dirigé la France, enfin il a été premier ministre de la République française pendant 3 ans et que les euh euh 6 années suivantes et que les 6 années suivantes, lui et son parti ont soutenu les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron et que l'inaction climatique de la République française, it's on him, c'est de sa faute. Euh très bien. Juste le sentiment de pas être prêt. Je pas du coup, j'ai pas écouté la question.
Quelle tartufe ? Ah oui oui. Ah bah oui oui oui. Bah oui oui c'est un oui c'est un tartuf. Oui bien sûr bien sûr bien sûr. Oui bien sûr bien sûr c'est un tartuf. Tout à fait mais elle avance. Mais est-ce que est-ce que ça fera l'objet de mesures massives dans votre programme ? Vous vous je je vais je vais vous répondre et en plus je vais vous répondre parce que je pense que le sujet que vous évoquez c'est un sujet qui est extrêmement important. Nous avons avancé. La France parle pas de moi. La France a avancé. On a réduit nos émissions de CO2. pas assez. On a lancé des plans d'adaptation. Pas assez. Il se passe des choses. Regardez toutes les villes en France, elles ont lancé des plans d'adaptation. La trans Oui, c'est c'est pas grâce à eux. Transformation climatique. Il se passe
des choses dans notre pays. Nous avançons. Est-ce que nous avons Est-ce que nous avançons assez vite ? Bon, alors bien sûr, évidemment évidemment c'est c'est le moment de rappeler, mais brièvement brièvement rapidement rapidement, c'est le moment de rappeler que euh la France a été condamné à deux reprises euh en justice pour une action climatique. Euh la première condamnation concerne en effet euh plutôt la période de François Hollande. La deuxième concerne directement celle d'Emmanuel Macron. Première chose, c'est le moment de rappeler que le Haut Conseil pour le climat, un haut conseil qu'on ne peut pas suspecter d'islam gauchisme puisque c'est Emmanuel Macron lui-même qui l'a fondé, le haut Conseil pour le climat année après année n'a cessé de répéter
que la France n'était pas à la hauteur de ses engagements climatiques, qu'elle ne mettait pas en œuvre les décisions nécessaires pour tenir ses engagements de réus de réduction de gaz à effet de serre et que tout ça ça le concerne lui directement évidemment. Voilà, donc on avance. C'est Oui, oui, c'est c'est Oui, c'est super. C'est super. Alors, certains diraient qu'on recule. D'ailleurs, attendez, pardon, pardon, pardon. Euh parce que merde. Ah non, attendez, j'ai déconné. Plus je J'ai décono. Attendez. Hop. C'est c'est marrant hein. C'est marrant parce que tout à l'heure encore tout à l'heure encore, je vous montre hein. Je vous montre euh euh Ouais. Ouais. Alors, attendez. Voilà. C'est ça,
c'est ça, c'est ça. Je montre. Alors alors c'est marrant là, je suis sur je suis sur la page politiquede.fr. C'est vraiment c'est c'est actualisé. Regardez, je fais un coup de je fais un coup de F5 pour vous montrer. Hop là. C'est c'est vraiment le le l'article le plus récent, c'est Clord Decon. De point la loi adoptée au parlement largement édulcorée. La responsabilité de l'État a été ramenée à sa part de responsabilité par le Sénat et l'introduction souhaitée de la notion de préjudice d'anxiété a été refusée par le gouvernement. La dépollution des terres reste un objectif et le texte ne prévoit rien de nouveau concernant l'indemination des victimes. Voilà. Donc euh alors ça c'est pas de l'écologie, c'est enfin c'est pas de l'écologie, c'est pas de la lutte contre
le réchauffement climatique, c'est de l'environnement. Euh mais ça fait partie de l'écologie euh Édouard Philippe et ça c'est évidemment la responsabilité du gouvernement qui le soutient. Bien sûr, vous allez me dire "Oui, mais le quand on parle de climat c'est pas exactement ça." Alors regardez, je je descends, je descends pas beaucoup hein. Je descends pas beaucoup. Hop hop là, regardez-moi ça. Ça a été mis en ligne aujourd'hui à 15h. Regardez cet article. Regardez-moi ça. Mis en ligne aujourd'hui, hein. C'est ça date, ça date d'aujourd'hui. Après la canicule, le gouvernement réduit le budget destiné à l'adaptation au réchauffement climatique. Le fond vert qui permet de soutenir les collectivités territoriales dans leurs investissements au service de la
transition écologique est menacé d'une réduction de 162,5 millions d'euros, soit une baisse de près de 20 %. Ah bon ? Voilà. Mesdames, messieurs, comme le dit Édouard Philippe, on avance.
Ah ben, fallait prévenir. Ah, fallait prévenir parce que quand tu es pas prévenu, dis donc, les avancements sur le réchauffement climatique là, ça donne ça donne sacrément le tourni. Oh là là, oh là là, oh là. C'est c'est mon avance. Ça va vite, ça va vite. Ça c'est comme ça c'est comme le roller coaster cubi dans le le parc Spirou he ça c'est à donfin ça va vite hein. Par contre à la fin ça arrive au même endroit ça va vite. Oui, ça donne le tourni mais à la fin on arrive là d'où on était parti. C'est finalement quelque part le roller coaster c'est peut-être la bonne métaphore. Voilà c'est c'est littéralement euh dans les cinq derniers articles du monde je je m'embête pas je m'embête pas je m'embête pas à aller chercher les rapports dû au conseil pour le climat.
J'aurais pu, je m'embête pas à aller chercher les alertes successives de toutes les ONG. Je ne m'embête pas, je pourrais le faire évidemment. On va gagner du temps, hein, simplement simplement pour pouvoir traiter Édard Philippe proprement de tartuf. Pardon, excusez-moi, excusez-moi, pardon, pardon, excusez-moi. C'est de ma faute, c'est de ma faute. Euh, j'aurais pas dû. J'aurais pas dû. Après euh forcément hein euh forcément euh voilà euh forcément on écoutaard Philippe qui à quoi je m'attendais en même temps hein. La log la la logocratie bien évidemment hein. Bien évidemment bien sûr. Est-ce que c'est le moment de vous rappeler le concept assez intéressant de logocratie ? C'est-à-dire un gouvernement qui euh gouverne par mensonge successif dont le mensonge devient un mode de gouvernement
et de communication. un gouvernement qui utilise sa parole mensongère, sa parole qui contredit le réel les yeux dans les yeux pour ne jamais avoir à prendre la responsabilité de leurs actes. Donc ils ont tout raté, ils ont tout cassé. Le les 10 ans les 10 années qui viennent de s'écouler sont 10 années de perdu en France pour la lutte contre le réchauffement climatique. Rien n'a été fait aussi peu. Et encore une fois, c'est pas moi qui le dit hein, c'est vraiment euh les condamnations successives de la justice, les rapports qui s'empilent dû au conseil pour le climat instance officielle fondée par Emmanuel Macron lui-même. Les rapports qui s'empilent dans toutes les ONG qui alertent sur le fait que la France n'est pas le bon exemple qu'elle voudrait être, qu'elle devrait être et qu'elle
s'est engagée à être lors de l'accord de Paris. Bref, des tartufes, mesdames, messieurs, des tartufes. Le mensonge pour ne jamais avoir à accepter la responsabilité de ce qu'on a fait, y compris lui hein, y compris lui, il a été premier ministre pendant 3 ans et derrière, il a été le patron d'un des groupes parlementaires qui a soutenu les gouvernements successifs. Voilà. Pardon, ça rend fou. Ah bah oui oui oui oui oui. Bah oui, ça rend fou. Oui oui, bien sûr, bien sûr. Ah oui oui, ça rend fou. Oui oui. Bon, écoutez, comment ça Dart ? Alors alors attendez Dart qui m'envoie un truc, je clique dessus du coup. Euh ne plus afficher, ouvrir le lien. Euh Ah
alors comment ça ? Ouais, on ira voir ça tout à l'heure. OK. Intéressant. Merci à mon cher d'art. Hop hop, impeccable. Hop. Et bah la suite, j'ai envie de dire parce que je pense que le sujet que vous évoquez, c'est un sujet qui est extrêmement important. Nous avons avancé. La France, parle pas de moi, la France a avancé. On a réduit nos émissions de CO2. On a lancé des plans d'adaptation. Il se passe des choses. Regardez toutes les villes en France, elles ont lancé des plans d'adaptation à la transformation climatique. Il se passe des choses dans notre pays. Nous
avançons, est-ce que nous avons Est-ce que nous avançons assez vite pour faire face à une transformation aussi massive ? Probablement pas. Probablement pas. Je je veux bien l'entendre. Donc c'est fou comment c'est c'est l'audace quand même. L'audace. Enfin, je dire le le gars, il a été en responsabilité 3 ans, il a soutenu le gouvernement 6 ans. Est-ce que nous avançons assez vite ? Probablement pas. Probablement pas. Je veux bien l'entendre. Le mec te dit ça décontracté quoi. Il est vraiment détendu du slibar le mec. Il est tranquille, il est peard. Non, probablement pas. Mais mais c'est de la France dont on parle, non chien. C'est c'est de notre pays. C'est c'est grave. Enfin, je veux dire, pour moi, si tu viens devant les Français en disant "On a été au gouvernement, on a plutôt dans
la bonne direction. Est-ce qu'on a été suffisamment vite ?" Non. Est-ce qu'on aurait pu aller plus vite ? Oui. Mais bah c'est grave, frérot. Enfin, c'est c'est pas c'est quand même pas une petite concession là. C'est ça devrait l'accabler. Il devrait en être humilié. Enfin, je veux dire pour moi quand tu prononces une phrase comme ça en étant enfin quand pour moi quand tu pronces une phrase comme ça au micro de France inter, le minimum le minimum le grand minimum c'est de venir avec un sac en papier sur la tête quoi, pour cacher ta ta honte de toi-même tout simplement. Euh enfin, je veux dire, c'est faut pas que je dise ça, on pourrait croire que c'est une vanne sur le physique, c'est pas le cas du tout. Mais euh pour moi, tu dis ça sur un plateau, tu es censé le
dire rouge de honte rouge de honte en regardant tes chaussures, en tremblotant un peu, en t'excusant et en concluant par bon bah voilà donc j'en tire les responsabilités en me retirant de la vie politique parce que j'ai échoué et que je suis une merde. Voilà, ça oui, ça d'accord. Tu es pas censé conclure en disant oui probablement. Est-ce qu'on aurait pu faire mieux sans doute. Est-ce qu'on aurait pu aller plus vite ? Probablement. Est-ce qu'on a pas fait assez ? Je Oui, je l'entends, je l'entends. On peut le dire. Je crois qu'il faut quand même élire candidat. Non, non, non, frérot. Non, non, non, non, non, non. Il faut tout oublier, je crois. Moi, je crois qu'il faut t'oublier. Euh, évite. Pardon, pardon. Camille, excusez-moi, pardon, j'ai rien foutu. Voter pour moi. Bonne
effectivement, j'ai rien foutu. Mais si vous me disez, oh vous allez voir ce que vous allez voir. On va en faire des trucs. Mais ça va être Oh là là, la fête tous les jours. Ça faisait longtemps qu'on avait pas écouté des interviews. Je me souviens maintenant pourquoi en fait, je me souviens pourquoi est-ce que à l'époque dans le café rhtorique, je gueulais dans mon micro en permanence et pourquoi est-ce que ça fait un moment que je suis plus calme ? Parce qu'on a arrêté de se taper des interviews extinso là on va juste prendre des petites séquences, hop, on les décrypte et on construit. On est plus sur des on fait plus ça là depuis longtemps de de se remettre dans des interviews et de et de de s'énerver. Je sais pas si c'est une bonne chose. Je sais pas si c'est une bonne chose.
Il est clair que nous devons avancer. Il est clair que l'enjeu de la transformation climatique, de l'adaptation à cette transformation climatique est un enjeu politique qu'on ne peut pas nier. J'observe dans le spectre politique tel qu'il s'exprime aujourd'hui que vous avez d'un côté à la droite extrême des gens qui continuent à être climatosceptiques, qui continuent à expliquer que non vraiment c'est vraiment pas un sujet, on a déjà vu ça. Bon, vous avez des gens qui continuent alors soit très fermement, soit indirectement. Bon, ça c'est la double faute he c'est-à-dire il y en a d'autres qui sont pires donc franchement moi ça va. Le problème c'est que les autres ils parlent, lui il a agi. Alors là ça c'est intéressant, c'est donc là on est on est en plein sophisme pardon. On est en
plein sophisme. Attendez, on va on va aller au bout. On va aller au bout. On va le laisser dérouler et puis je je je j'explique après. On a déjà vu ça. Bon, vous avez des gens qui continuent alors soit très fermement soit indirectement la réalité du problème. Et vous avez à l'extrême gauche à LFI des gens qui disent il y a un énorme problème mais vous inquiétez pas si on est élu on arrête le nucléaire. H il y a il y a pas de solution sur le nucléaire pour lutter face à la transformation climatique. Il y en a pas. Et d'ailleurs, bon je rentre pas dans je rentre pas dans le débat je rentre pas dans le débat nucléaire parce que là là ça là sinon on est encore en stream à 22h et moi j'ai pété les plombs. Donc je ne rentre pas dans ce débat là. Par contre ce qui est intéressant c'est que là ce
qu'il fait c'est littéralement un sophisme de la double faute. C'est-à-dire que il est en train de dire grosso modo d'autres ont des déclarations déconnantes sur l'écologie. Donc nous on est quand même les plus raisonnables. Alors déjà un, vous observerez que il a quand même laissé une partie des de ses autres concurrents, voir de ses autres adversaires dans l'ombre et que et que il y a pas il y a pas que sur la question de l'écologie le programme du RN et le programme de la France insoumise, il y en a d'autres, il ne s'y confrontent pas parce que justement sinon il ne pourrait pas avoir cette impression de sophisme du juste milieu de il y en a qui disent des conneries à droite, il y en a qui disent des conneries à gauche. C'est plutôt d'ailleurs un sophisme du faux dilemme.
Vous avez eux c'est n'importe quoi, eux c'est n'importe quoi et nous et ben voilà du coup choisissez-nous nous. Bon il y a aussi d'autres parties qui ont d'autres propos et d'autres programmes sur l'écologie quel qu'il soit. Et je ne rentre pas dans la question de savoir lequel est le meilleur. Ça ça nous ça dépasse ce stream de très loin. Mais surtout euh en plus d'être un sophisme du Folidem, c'est un sophisme de la double faute. C'est-à-dire que au motif que d'autres auraient des déclarations déconnantes, lui sa position serait super. Alors que non, c'est pas parce que d'autres ont des déclarations déconnantes que lui on peut pas lui reprocher son inaction en matière climatique. Et précisément trois, il y a ici un un une raisonnement totalement trompeur qui qui qu'on pourrait dire un
un qu'on pourrait qualifier de comparaison biaisée qu'on pourrait qualifier de comparaison biaisée puisqu'il met sur le même plan des déclarations, celle de la France insoumise d'une part à celle du Rassemblement national d'autre part qui ne sont que des déclarations et un bilan chez lui. Tu peux critiquer des déclarations, tu peux critiquer un programme, tu peux aussi être honnête en disant "On ne sait pas exactement ce que ça donnerait une fois ces personnes parvenues au pouvoir sur le plan de l'écologie. On peut s'en douter, on peut l'imaginer, on peut penser que c'est une bonne ou une mauvaise chose dans un cas ou dans l'autre. Encore une fois, je ne rentre pas dans le débat, mais tu ne peux pas ça tu peux tu peux imaginer ce que ça donnerait. Tu ne peux pas le savoir avec
certitude. Lui, on sait avec certitude ce que ça donne au pouvoir. Et ce que ça donne, c'est un bilan absolument catastrophique sur le plan de l'écologie. catastrophique. Donc ça c'est son bilan et vouloir écarter son bilan en critiquant les programmes des autres, c'est un c'est un c'est un c'est un procédé qui est totalement sophistique, qui est de l'ordre de la comparaison biaisée et qui permet en l'espèce quoi ? Qui lui permet d'occulter ses responsabilités dans l'état actuel de la France. Les autres partis d'opposition, on peut être en désaccord avec leur programme, on ne peut pas leur reprocher l'état dans dans le dans lequel la France est aujourd'hui. Lui, on peut. Et ça fait une sacrée différence quand même. J'observe que dans les pays proches de la France qui s'étaient engagé à mon
avis à mauvaisciant dans cette voie, je pense par exemple à la Belgique, on est revenu en arrière parce que nécessité fait loi. Donc le plan d'électrification avancé, ça ce sujet ce sujet est un sujet qu'on ne peut pas méconnaître. C'est un sujet important. J'en ferai un enjeu majeur dans la campagne. Nous devons impérativement décarboner notre production d'énergie et nous devons dans le même temps lancer un grand plan d'adaptation partout communion publque ça justifiera de la dépense publique. Et de la dépense privée. Un grand plan d'adaptation. Permettez-moi juste de vous donner un exemple. Les grands discours sont bien. Les exemples sont toujours mieux. Je suis maire d'une ville, le Havre, qui a 168000 habitants. La moitié des habitants de la ville du
Havre vivent dans ce qu'on appelle la ville basse, c'est-à-dire la ville qui se trouve au niveau de la mer. C'est moi où il est beaucoup sur la défensive ? Ouais. Ouais, il est beaucoup sur la défensive. Bah, il c'est compliqué parce que là, tout d'un coup, on commence à l'attraper sur son bilan quoi. Euh bon, je je rentre pas dans le débat, le nucléaire, l'énergie et cetera. Honnêtement, c'est c'est pas le c'est pas le moment. Donc, je je le je le laisse dérouler, mais je rentre pas là-dedans. Ça nous emmènerait trop loin. C'est pas le moment. et surtout je ne suis pas assez compétent. Donc là, pour le coup, je m'épargne ça. Dans les plans d'urbanisme, il était il est inscrit d'ors et déjà la possibilité d'une submersion littorale à l'horizon 2100. Vous allez me dire 2100, moi
j'aurais 130 ans, 2100, je serai probablement plus là. Mais lorsque vous êtes un responsable politique, votre fonction c'est pas simplement de penser à l'urgence, c'est de penser à demain, voire à après-demain, à vos enfants et aux enfants de vos enfants. C'est intéressant ça comme comme concept. Vous trouvez pas vous trouvez pas que c'est intéressant comme concept de dire que quand tu es responsable politique, ta fonction c'est de penser à l'avenir de tes enfants et des enfants de tes enfants et de leurs enfants à leur tour et donc de prendre des décisions qui t'engagent et qui engagent ton pays et qui l'amènent sur une bonne trajectoire pour non pas simplement les années à venir mais les décennies voir les siècles à venir. C'est intéressant comme concept hein. Vous vous imaginez
vous imaginez si avec ce concept là en tête il avait été premier ministre tout ce qu'il aurait pu faire. Vous vous rendez compte s'il avait été premier ministre avec ce concept en tête, tout ce qu'il aurait fait sur l'écologie, vous vous rendez compte de tout ce qu'il aurait pu mettre en œuvre, de à quel point il aurait pu plaider pour que la France justement parce qu'elle a en en à cœur et parce qu'elle a en tête de vouloir s'adapter au changement climatique et même l'atténuer pour euh les décennies qui viennent, vous imaginez les plans d'ambition qu'on aurait pu faire ? Vous imaginez à quel point est-ce qu'on aurait pu prendre ce sujet à bralcor et devenir précisément un exemple à l'international, ce qui nous aurait donné dans les négociation climatique pour ce qu'elle valent encore
aujourd'hui, c'est-à-dire hélas, je crois plus grand-chose. Mais vous imaginez le poids que ça aurait donné à la parole française si non seulement la France avait été le pays de la COP 21, mais aussi le pays qui après la COP 21 a respecté et même dépassé ses engagements. Vous imaginez si s'il avait été premier ministre, qu'il avait donc pu appliquer ses propres préceptes. Vous imaginez dans quelle situation on serait aujourd'hui s'il avait été premier ministre ? Pardon, pardon, pardon. C'est pas sympa. C'est pas sympa. C'est pas sympa de ma part. Pardon. C'est pas Je sais, c'est pas sympa de ma part. J'arrête pas de le ramener à son bilan. C'est pas cool. C'est pas gentil. C'est même un peu mesquin. C'est bon, il a le droit de vivre aussi. C'est bon, il a le droit de vivre
Édouard. Écoutez, c'est pas cool. Enfin, je veux dire Premier ministre, c'est quoi ? Il a il a quoi ? Ard, il a quoi ? Il a 60 piges à la louge. À la louche. Vous vous rendez compte ? Édouard Philippe, il a quoi ? Une soixantaine d'années. Il a été premier ministre quoi 3 ans, à peine 5 % de sa vie. C'est pas cool franchement. Le gars, il veut juste être président de la République, il veut juste se présenter à nos suffrages. Et nous, on est là là, on vient pinailler, on vient le ramener à ces trois petites années où il a été premier ministre, on vient on vient le ramener aux 10 ans où il a soutenu Emmanuel Macron et où il a pas cherché à influer dans ce sens-là où jamais il a parlé d'écologie d'ailleurs pendant ces années-là. On est quand même pas cool quoi. 55 ans. Ah, je lui
donnais plus. Écoutez, c'est c'est c'est my bad. C'est c'est sur moi. C'est sur moi. Ouais, c'est pas sympa. Franchement, je trouve que c'est un peu mesquin. Je trouve ça un peu chiche moi. De le ramener en permanence comme ça à son à son bilan, je trouve que écoutez c'est même un peu désagréable. C'est même un peu désagréable. Soyons pas soyons pas soyons pas ce genre de pinailleur et écoutons-le. Si on n'adapte pas nos villes littorales à la transformation climatique, on s'expose dans 30 ans, dans 40 ans à des déconvenu majeur. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour adapter ça ? C'est bien de faire du droit, c'est bien de dire on va limiter la densité à tel ou tel endroit, mais on doit penser aussi des investissements, on doit penser des outils de protection, on doit penser de
la recherche technologique pour veiller à protéger nos villes. Donc le sujet est extrêmement sérieux. Je le traiterai complètement sérieusement et très loin des postures qui nient d'un côté au rassemblement national ou qui ne boucle pas du côté de LFI. Sur les les postures et les propositions, vous noterez que il a beaucoup parlé, il a beaucoup dit qu'il allait faire des propositions. On a toujours pas entendu ses propositions. Il y a pas un truc sur le fait de parler de transformation climatique et pas de dérèglement ? assez compliqué parce que je sais jamais quel est le je sais jamais quel est le bon je sais jamais quel est le bon terme. Écoutez, on on en parlera un jour mais peut-être
bien peut-être bien. C'est vrai que transformation c'est vrai qu'il y a c'est vrai qu'il y a une sacrée euphémisation dérèglement et par réchauffement. Voilà, c'est ça. Dérèglement climatique. C'est vrai que dérèglement, c'est vrai, bien sûr. Dérèglement climatique parce que en fait en fait changement climatique, c'est pas assez anxiogène alors qu'il y a lieu de de s'inquiéter. Réchauffement climatique, c'est correct d'un point de vue descriptif, mais le problème c'est que euh ça crée des objections qui elles sont fausses. Typiquement, dis donc, on parle de réchauffement climatique. Vous avez vu comment il caille en ce mois de janvier ? Bon voilà donc le le fameux le fameux le fameux argument dit à la Pascal pro et donc dérèglement climatique, c'est correct d'un point de
vue climatologique puisque le climat est effectivement déréglé mais le dérèglement climatique permet d'éviter les contrearguments fallacieux et un peu faciles du type Vous vous rendez compte regardez je vous ai amené une boule regardez ça on faut l'imaginer là parce que elle est pas là mais regardez ça ça c'est une boule de neige mes messieurs. C'est une boule de neige. Je l'ai ramassé dehors. Là on est en mars il neige. Il y en a qui parlent de réchauffement climatique justement, tu vois, dans la même séquence, tu peux pas dire une boule de neige et on est en mars. Il y en a qui parlent de dérèglement climatique. Oui, justement. Oui, justement. Oui, tout à fait. Euh donc et effectivement et effectivement de la part d'Edouard Philippe, transformation climatique, alors là,
c'est l'uphémisme de l'année. De la part d'Edouard Philippe, transformation climatique pour le coup, c'est totalement incorrect. C'est totalement le féminisme de l'année parce que euh contrairement à change alors euh ouais la transformation et le changement c'est un peu la même chose mais euh mais euh le la transformation climatique contrairement au changement, il y a l'idée d'un processus actif. Tu transformes volontairement là où le changement il peut intervenir indépendamment de ta volonté. Donc dans transformation climatique, il y a quand même l'idée que l'homme est responsable mais tu peux entendre que ça pourrait être positif. en mode grâce au grâce à la transformation climatique désormais en Île-de-France, il fait chaud dès le mois de mai, n'est-ce pas ? Tu vois le côté
la la transformation climatique, c'est un euphémisme. C'est clairement un euphémisme. C'est clairement une manière de dédramatiser l'enjeu, de lui retirer toute sa connotation d'urgence, d'importance extrême et absolue dans l'ordre du débat public et dans la bouche de quelqu'un qui n'a rien fait quand il était au pouvoir, qui n'a rien fait quand il soutenait les gouvernements qui étaient au pouvoir et qui pour l'instant ne propose rien pour les années à venir quand il sollicite le pouvoir. Cet euphémisme à cet endroit-là est en effet parfaitement signifiant. J'aime bien. J'aime bien. Wesh Pemp, belle observation. Belle observation. Belle observation PEM, je l'avais pas vu. Je l'avais pas vu. Alors, attendez parce que potentiellement il y a une petite vidéo. Donc, on va faire une
petite on va faire une petite retake. Pardon, pardon pour le pardon, pardon, je sais que c'est chiant. Ça va être très court. En plus, en plus je vole. Regardez, petite ritech dans laquelle je vais voler l'idée de Pemp, ce qui est évidemment exquis. C'est mon moment de connexion de neurone mensuel. Arrête arrête arrête. Ça c'est pas vrai. Euh je vais quand même voler l'idée du coup. Mais c'est c'est pour c'est pour toi. C'est pour que ce soit plus facile à monter. Tout à partir contracteur le patron toxique qui vole une id mais c'est pour toi c'est c'est vraiment pour que ce soit plus facile à monter et pour que et puis aussi pour que tu es pas apporté sur tes épaules une telle responsabilité t'inquiète pas en fait je vais l'assumer je pense vraiment que ce
sera mieux pour toi. Ah même même moi je me dégoûte. Même moi je me dégoûte. Pardon. Même même pour rire. Merci pas trop. C'est même pour rire franchement je me sens sale. Donc attendez attendez je fais une petite une petite retake vous allez voir vous allez voir parce que moi ce qui est bien c'est que quand quand j'analyse du discours, franchement je vais vite et vous allez voir je percute rapidement vous vous le verrez dans le replay. Alors tiens, c'est intéressant. Je sais pas si vous avez vu Édouard Philippe là, il emploie un mot qui n'est pas honin. Il parle de transformation climatique, pas réchauffement, pas dérèglement, pas voilà, pas changement, pas réchauffement, pas dérèglement, mais transformation climatique. Bon, c'est
pas tout à fait anodin. Évidemment, lexique que l'on choisit pour parler de ce dont on parle a un impact direct sur les représentations qui se forment dans l'esprit des individus. et ces représentations sont de nature à convaincre d'une chose ou de son contraire. Et en l'espèce, en l'espèce, ces représentations, elles sont absolument capitales. Regardez, parce que si on dit hop là, c'est bon, c'est bon. Et je suis vif. E vous avez vu, je suis vif, hein. E vous avez vu que vous avez vu euh Non, mais après attendez moi c'est c'est un métier aussi de décrypter le discours, c'est normal. Vous vous avez pas l'habitude, ça va un peu vite pour vous. Alors que moi franchement je suis attentif à tout quoi. Moi je suis
attentif à tout. C'est normal. C'est normal mais c'est parce que j'ai l'expérience tu vois. Oh c'est bon c'est bon. Écoutez écoutez au moins, au moins, vous avez ces ces petits voilà c'est il faut bien qu'il y ait un intérêt à suivre soit les lives, soit au moins les replay inextenso, tu vois. Faut bien qu'il y a un intérêt à suivre ces ces ces ces formalons euh plutôt que les les les résumés sur la chaîne le follow. Notez que j'ai accepté mon sort à force. Bon donc on avance. Ah non attendez, on avance pas. C'est la pub. C'est la pub. Je peux plus la retarder. Je je On va se
faire faucher par la pub là. Tel les blé en été. C'est en été qu'on fauche les blé. J' sa rien. Euh de quoi on parle ensuite ? Oh, on parle des retraites ensuite. Restez parce que là, on va parler des retraite, ça va vous énerver. Ah, franchement, restez, restez. Ce serait dommage de de louper une une telle occasion de s'énerver. Allez, petite pause pub et on et on avance sur la retraite. 3 minutes. Hop, de retour. Alors, les amis, on me dit pendant la pause pub euh de retour. Donc on me dit pendant la pause pub, c'est très important que dérèglement climatique, c'est pas ça le bon terme et c'est pas ça le terme qui est utilisé notamment dans les rapports du JC parce que dérèglement climatique, ça insinuerait l'idée que le climat serait
réglé. Or, le climat n'est pas réglé. Il n'y a pas des règles immuables de la nature. Le climat, il est comme il est à un moment donné. Il évolue certes, mais il n'a pas de règles immuabl et normales. Il y a pas de normalité du climat. Euh par contre, il y a des évolutions du climat qui sont dues à l'homme et euh mortelles pour l'habitabilité de la planète par l'homme. Euh et donc on me dit que non, en fait c'est pas des règlements climatiques qu'il faut dire, c'est plutôt changement climatique. C'est ça le terme qu'on utilise. Et donc à cet égard, le concept de transformation climatique de Philippe serait pas si catastrophique que ça. Écoutez, je fais ce point parce que manifestement j'ai dit quelque chose de pas totalement vrai. Donc je ne veux pas le laisser
dire sans le contredire. Une fois qu'on a dit ça, ah voilà, c'est ça change rien. Ça change rien à l'inaction d'Edouard Philippe en matière climétique. Voilà, ça ça ne change rien. Ça ne change rien à tout le reste. N'allez pas n'allez pas cliper la vidéo en disant Clément Victorovic veut contredire Emmanuel Édouard Philippe. Il a tort. Ça tourne mal. C'est c'est pas c'est pas parce que vous renversez d'un grand coup de pied en l'espèce sans sans aucun doute justifié. Ça n'est pas parce que vous renversez d'un grand coup de pied le pot de fleurs à l'entrée d'une maison que vous avez détruit ces fondations. C'est pareil en argument. C'est c'est pas parce que tu réfutes et parfois à juste titre et quand c'est à juste titre, il faut l'accepter. Ça n'est pas
parce que tu réfutes un pan annexe et accessoire de l'argumentation que l'argumentation elle-même s'effondre. C'est très important, je le répète, parce que c'est bien c'est bien voilà, c'est bien de parler un peu de c'est bien de parler un peu de de d'argumentation et de rétorique quelque part. Les scientifiques du GC disent la dinguerie climatique. Ouais, voilà. Il fait tarpin chaud quoi. En vrai, on va juste dire qu'il fait tarpin chaud, que c'est pas normal et euh c'est bon quoi. Ça, j'ai le droit ou pas ? J'ai le droit de dire ça ? Euh bon, allez, on revient sur Philippe. Mais je suis obligé de faire attention maintenant parce que maintenant que on clipe la moitié de ce que je dis de manière malhonnête et que même quand on clipe pas la moitié de ce que je dis de
manière malhonnête, il y a des vidéos qui sortent dont le titre est le contraire de ce que j'ai dit, je suis obligé de faire gaffe, quoi. Je suis obligé de faire gaffe. Pardon, il fait gaffer chaud. Il fait froid là chez moi. Toi, tu regardes Thomaso, je sais pas qui c'est par contre. Euh, il est possible que j'ai regardé l'île de la skibi tent à fruit et que du coup et que du coup maintenant je connais l'expression, il fait tarpin chaud. Comment ça il fait rien chaud ? Il fait chaud de ouf. Il fait tarpin chaud. Euh, on avance, on avance. Pardon, pardon. On avance. Euh, on parle des retraites. Ça parle des retraites. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Tarpin, c'est bordelet. Je sais pas. C'est Skibili drapeau noir. Ouais, c'est
totalement un t-shirt Skibili drapeau noir. Absolument. Euh je sais pas. Prochaine vidéo, Clemovic votedard Philippe. [ __ ] c'est sûr le climat se fait doro. Le climat se fait doro. Je propose le six climatique. Ben, j'avoue hein. Pardon, pardon. Euh, on avance, on avance. On écoute, on écoute Benjamin Damel poser une question sur les retraites. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Avant de parler politique, juste essayer de comprendre ce qui On parle pas politique depuis le début là, je comprends plus. C'est quoi ? C'est quoi cette histoire ? Ah parce que pour Benjamin I am, parler
des problèmes politiques, c'est pas parler politique.
Alors, on a compris ce qu'il veut dire. On a compris ce qu'il veut dire. On a compris avant de parler politique, il veut dire avant de parler popole. Bien sûr, il veut dire avant de parler voilà politique politicienne avant de parler Bon mais euh Oui oui, j'ai compris, j'ai compris. Après, c'est chaud, c'est ce qu'il fait vibrer. Ouais, ouais, ouais. Je sais pas c'est c'est parle du pople des doigts. Bon écoutez je sais pas ça ça fait bizarre en tout cas on on je vais pas commencer à faire aux autres ce que je reproche qu'on me fasse à moi-même c'est-à-dire à attraper chaque personne sur une demi prononcée. Mais ça ça fait dans l'interview ça ça fait bizarre quoi. Ça fait bizarre. Mais bon oui, on a compris ce qu'il veut dire. On a compris ce qu'il veut dire.
Il veut dire on va avant de parler politique politicienne bien sûr il se passerait dans les jours euh qui suivraient votre éventuelle arrivée à l'Élysée puisque là encore vous avez esquissé ce à quoi ça pourrait ressembler. Vous avez donc évoqué une dissolution, ça c'est logique pour avoir tenté d'avoir une majorité. puis des référendums et notamment sur les retraites. Euh alors là, Édouard Philippe, il faut clarifier ce point parce que si vous faites un référendum sur les retraites après avoir été élu, ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il y a pas de réforme de retraite pendant 5 ans.
Attendons la réponse. Attendons la réponse, je pense qu' je pense que je pense qu'il y a une petite arnaque. Le le sujet que j'évoque, c'est qu'est-ce qui se passe dans une campagne électorale pour répondre à l'équation qui l'équation don je ne suis pas sûr quelle sera l'équation présidentielle de 2027 mais enfin qui a été l'équation présidentielle en 22, en 17 et en 2002, c'est-à-dire une victoire d'un candidat contre l'extrême droite grâce à un rassemblement de voix qui ne sont pas unanimes, c'est le moins qu'on puisse dire et qui sont même franchement opposés au premier tour. Ah, il y avait petit déjeuner avant. Il me semble qu'une bonne façon de ne pas donner le sentiment de piéger les électeurs qui au 2e tour font le choix de celui ou de celle qui lutte contre
l'extrême droite, c'est de leur laisser la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de choses. Donc vous faites campagne sur des propositions, vous prenez pas ça comme une sorte de mandat et vous leur reposez la question un mois après. Et donc attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez. Pour l'instant, pour l'instant c'est descent. Pour l'instant c'est descend comme argument. Le fait de dire il est fort possible, pas sûr mais possible qu'en 2027 le second tour se joue contre l'extrême droite et que si d'aventure ça n'était pas l'extrême droite qui était élu, celui ou celle qui serait élu en face serait élu sur la foi d'un rassemblement des contraires, grosso modo. Et donc dans ce cadre-là, c'est le vote des personnes qui ne sont pas
d'accord avec moi mais qui votent quand même pour moi qui m'obligent. Souvenez-vous que c'est ce qu'Emmanuel Macron avait dit. Et donc je ferai un référendum sur les sujets d'importance. euh pour que la le caractère démocratique des décisions soit incontestable. Euh alors ça d'un point de vue du point de vue des théories politiques, c'est et même des théories de la démocratie, c'est tout à fait rigoureux, c'est même tout à fait salutaire. C'est le fait de dire que le vote pour un candidat ne vaut pas satisfait kit enfin plutôt le consentement au choix d'un candidat ne veut pas dire consentement à l'intégralité de son programme à forceori quand le dit candidat est élu contre l'extrême droite contre une contre une candidature fasciste ou cryptofasciste. Ce que moi je me tue à
dire, ce que moi je me tue à dire, ce que j'ai toujours dit qui est que Emmanuel Macron, sa victoire en 2022 ne lui donnait pas la légitimité pour faire la réforme des retraites et c'est lui-même qui lui disait "Je sais bien que nombreux parmi vous n'ont pas voté pour mon projet mais contre celui de Marine Le Pen. Votre vote m'oblige." Donc euh sur le du point de vue d'un engagement pris, là il y a quelque chose de très rigoureux, de très rigoureux, de salutaire, oserais-je même dire, de démocratique. Alors, attends, on va écouter la suite parce que moi je sens je je je fleure l'arnaque. Je fleure l'arnaque. Je sens je sens que je je sens que il y a des petites lignes
dans le contrat parce que là pour l'instant tout va bien mais je voilà je sens qu'il y a des petites lignes dans le contrat. Donc je pense que dans le système actuel politique avec les blocages de la société française, il est impératif de réutiliser d'utiliser à nouveau l'outil référendaire et je propose de profiter de l'élection législative qui se tiendra mécaniquement après les perz sur les retraites Édouard Philippe parce que vous vous disz Ah merde merde merde merde. C'était la fin qui était intéressante. propose que l'élection législative parce que s'il fait alors s'il nous explique que le référendum sur les retraites c'est en réalité les élections législatives, grosse arnaque grosse arnaque parce qu'en fait les élections législatives tu peux les contourner, tu peux contourner
le parlement, tu peux le 493 euh tu tu peux faire plein de choses, tu tu peux maintenant même utiliser des motions de rejette ton propre texte pour bypasser l'Assemblée nationale, aller directement en commission mix paritaire. Bref, donc attention grosse arnaque. S'il nous explique que en l'espèce le référendum pour les retraites, il considérera que ce sont les élections législatives. Là, c'est les petites lignes du contrat. Et ces petites lignes, c'est ce qu'on appelle dans le jargon juridique des douilles évidemment. Euh, voyons la suite. C'est dommage parce que là, moi j'aurais bien aimé euh j'aurais bien aimé bon qui que c'est la que c'est la la réforme cardinal pour faire des économies. Si vous perdez, comment est-ce que vous faites ces économies là ? Et donc et je
termine, je vais répondre à votre question. Je suis désolé mais j'ai besoin de un petit peu plus de temps que vous pour pour répondre. C'est comme ça. Et donc je considère qu'il peut être utile après l'élection présidentielle au moment législatif ou quelques mois après de proposer aux Français de trancher des questions par référendum. Une des OK, pour l'instant c'est propre. Question que je crois nécessaire de trancher, c'est la question de la règle d'or. Qu'est-ce que c'est la règle d'or ? C'est l'idée d'inscrire dans la Constitution une contrainte qui s'applique au gouvernement et au Parlement pour voter les budgets en équilibre ou pour revenir à l'équilibre. Ça fait 5 Voilà. Ah bah voilà, on les avait vu venir les petites lignes de loin. Voilà, ça a pas
ça a pas duré longtemps. Ça a pas duré longtemps he l'illusion. Donc évidemment, il ne va pas faire un référendum sur les retraites parce que s'il faisait un référendum sur les retraites, il le perdrait. et sa réforme des retraites qui on peut on l'imagine he va reculer l'âge de départ à la retraite à 67 ans, va introduire une part de capitalisation, bref tout toute la catastrophe que l'on connaît et et que l'on et et dont on voit déjà dont on peut déjà anticiper les conséquences terribles et dramatiques. Évidemment, s'il faisait un référendum sur ce sujet-là en retraite à 67 ans, part de capitalisation, il le perdrait sans le moindre doute. Par contre, c'est vrai que si tu fais un référendum bien manipulatoire, bien biaisé sur la règle d'or en disant "Moi, je fais le
référendum suivant. Je considère que un budget doit être voté à l'équilibre et que un état ne devrait pas pouvoir dépenser plus qu'il ne fait rentrer dans les caisses publiques." N'êtes-vous pas d'accord avec moi ? Évidemment, tu peux beaucoup plus facilement trouver une rhtorique falacieuse pour faire accepter cette idée-là. Alors que derrière tout est contestable. On sait que au contraire utiliser de l'endettement pour faire des investissements structurels notamment dans la lutte contre le réchauffement climatique c'est quelque chose qui est important et que se lier les mains avec une règle d'or au moment où il y a des milliards et des milliards à dépenser notamment mais pas seulement mais notamment pour atténuer l'impact du changement climatique et pour adapter la
France au réchauffement qui est déjà acté. C'est peut-être pas la meilleure idée de faire ça maintenant. tu peux te dire que c'est peut-être pas la meilleure idée d'introduire une telle règle d'or. Mais donc déjà un euh très fallacieux parce que en soi tu peux tu on voit très bien comment est-ce que tu peux argumenter ça avec des métaphores totalement trompeuses. Il faut gérer la France en bon père de famille et cetera. Bon, on connaît toutes ces métaphores libérales pour faire accepter l'idée que l'endettement, c'est le mal alors que l'endettement, c'est ce qui permet quand c'est quand c'est utilisé à boncient que c'est ce qui permet de préparer un pays à l'avenir et de faire des investissements qui seront rentables à l'avenir comme c'est le cas. Enfin, voilà. Euh mais surtout évidemment
évidemment la règle d'or euh ne présume pas la règle d'or h ne présume enfin voilà mais surtout mais surtout le problème dans les retraites c'est pas la question de l'équilibre parce que viser l'équilibre dans le régime de retraite c'est ce que tout le monde veut je là-dessus je pense que tout le monde est d'accord viser l'équilibre du régime de retraite c'est ce que tout le monde veut et d'ailleurs le corp souvenez-vous Le fameux rapport du Conseil d'orientation des retraites qui a guidé la réforme de 2022-2023 disait que le système devrait être à l'équilibre dans les décennies qui viennent avec effectivement un petit effet de déficit pendant quelques années qui peut pouvait qui pouvait
éventuellement nécessiter de prendre des décisions. Ces décisions n'étant pas forcément du tout la réforme du gouvernement mais le régime était d'après le conseil d'organisation des retraites globalement à l'équilibre sur le long terme sur le long terme. Donc avoir en tête la nécessaire le nécessére nécessaire du régime de retraite sur le long terme. Je pense qu'on peut être d'accord. Je pense qu'on sera nombreux et nombreuses à considérer que oui, effectivement c'est pas déconnant et que ça va dans la bonne direction. Mais s'il n'est pas à l'équilibre et qu'il faut l'équilibrer, toute la question qui se pose, c'est comment ? Et c'est là qu'on rentre dans évidemment la rhtorique fallacieuse qui était celle du gouvernement à l'époque qui consistait à dire la seule solution d'équilibrer le
régime de retraite, c'est que les travailleurs acceptent de travailler un peu plus longtemps alors que évidemment d'autres solutions existaient. par exemple, aller chercher de l'argent dans les profits absolument dentesques d'une partie des grandes entreprises, aller chercher de l'argent chez les grandes fortunes, chez les haut revenus, enfin voilà, on euh chez les haut salaires, enf on pouvait on pouvait réfléchir à plein de choses. On pouvait réfléchir à plein de choses. Euh et donc là, il y a quelque chose de falacieux chez Édouard Philippe. C'est-à-dire que faire accepter une règle d'or aux françaises et aux Français sur les retraites ou sur les finances publiques et ensuite leur dire "Bon ben voilà, vous avez voté pour l'équilibre, vous vous voulez l'équilibre des
retraites." Bon et ben voilà la réforme qui permet d'y par qui permet d'y parvenir. Vous allez travailler jusqu'à 67 ans et puis on va faire une part de capitalisation. Mais ne rallez pas, vous l'avez voté. Ne râz pas, vous l'avez voté. Non, on peut voter l'équilibre des retraites sans vouloir que cet équilibre pèse uniquement sur le dos des travailleurs et des travailleuses. Et demander que cet équilibre paye aussi sur le dos des patrons, des entreprises, des grandes fortunes, des haut patrimoines. Et que sache encore, on peut. Donc la voilà la douille, la voilà l'arnaque. Évidemment, je me disais bien que ça sentait je me disais bien que ça sentait la fourberie quand Oui, mais là vous vous échappez des retraites parce que d'abord moi j'aimerais bien savoir quelle est la
question que vous poseriez. Moi ce que je dis c'est que dans un référendum sur les retraites, je souhaiterais je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or, sur la question des retraites. Ah ok, j'ai peut-être peut-être anticipé un peu. Pardon, pardon, j'ai j'ai peut-être pas j'ai peut-être pas écouté jusqu'au bout. Oui, on verra. Comment est-ce que la la campagne présidentielle se déroule ? Ah donc c'est plus sûr de faire un référendum. OK. Autant pour moi, autant pour moi. La douille, la douille sur les retraites, elle est moins élaborée. Autant pour moi, autant pour moi. Euh j'ai j'ai vu trop loin. J'ai vu trop loin. Euh je lui ai prêté des intentions stratégiques beaucoup plus subtiles que celles qu'il ne peut avoir. Donc les
petites lignes en question sont un peu plus simples. Les petites lignes, c'est on fera un référendum sur les retraites. Petite apostrophe peut-être. On fera un référendum sur la retraite. Petite apostrophe en fin de page peut-être. C'est pas sûr. Ça se peut. Mais en vrai, tu l'as surestimé ? Je l'ai un peu surestimé. Pardon. Pardon. Je l'ai je l'ai un peu je l'ai un peu surestimé. Du coup du coup euh asterisque. Ah oui, j'ai d une astérix. [ __ ] une asterisque. Ouais. TKT t frères. [ __ ] une astérisque. Ah merde, l'astérix c'est euh Oui oui, c'est euh
c'est un personnage. Peut-être peut-être flemme. On fera un référendum sur les retraites. Petit astérisque. Après, euh est-ce que c'est vraiment obligé ? Est-ce qu'on peut pas dire qu'on verra ? En vrai, référendum, pas référendum, est-ce que vraiment on veut embêter les gens un dimanche ? C'est con, il fait beau. C'est con rien si on a le temps. Aïe aïe aïe. Ouais. Non, je l'ai je l'ai e je l'ai un peu j'ai l'ai un peu surestimé j'ai surestimé le degré de fourberie. En fait, c'est tout aussi fourbe mais
beaucoup plus con. C'est tout aussi fourbe mais beaucoup moins talentueux. Alors du coup, attention parce que le côté de euh on fera un référendum sur l'équilibre du régime de retraite. Euh souhaitez-vous oui ou non euh que la France impose une règle d'or pour garantir que les retraites soient à l'équilibre, ce qui permettrait de euh d'assurer le versement des pensions pour les siècles à venir ? Oui ou non ? Évidemment que les gens ont envie de répondre oui. Tu vois, évidemment tu tu vois ça, tu dis "Oui, bon bah tu peux difficilement répondre non, je veux pas que les retraites soient à l'équilibre". C'est c'est difficile de politiquement, ça aurait d'ailleurs du sens. Ça aurait d'ailleurs du sens. On peut y réfléchir mais rhthétoriquement, c'est compliqué.
En tout cas, en terme de de réponse spontanée de la part des citoyennes et des citoyens, c'est condamné. Déjà les gens disent lis règles d'or il give up. Ouais, c'est ça quoi. C'est tu c'est c'est tu penses aux échecs en 4D alors que eux ils sont au morpion. Ouais ouais. Non non mais c'est c'est vrai que moi j'ai anticipé, j'ai dit bah oui, tu fais une règle d'or, tu fais un référendum sur la règle d'or dans les dans les retraites et derrière tu présentes ta réforme en disant bah vous aviez voulu la règle d'or, envoilà la conclus envoilà la conséquence. Et à tous ceux qui disent "Mais pas du tout, pas du tout, il y a d'autres régimes, il y a d'autres systèmes possibles." Tu réponds "Mais non, vous êtes des idéalistes, euh vous êtes des marxistes, vous voulez aller
taxer les entreprises, de toute façon, vous détestez la propriété privée et on narrivera jamais à l'équilibre avec vos conneries. Euh et moi, je crois qu'il faut pas diminuer les pensions. Bon, bref, tout ce qu'ils nous ont fait en 2022, 2023, on connaît la rhtorique par cœur. On la connaît par cœur. Donc tu vois, ça ça peut être malin quoi. Et puis derrière, tu dis bah attendez, je vais faire un référendum. Enfin euh enfin, je veux dire et tu le fais effectivement le même jour que les législatives et euh et euh c'est difficile de répondre non à cette question, tu vois. Euh même moi, tu me dis "Souitez-vous une règle d'or dans la retraite ?" Bon, moi je réponds non mais euh mais je réponds non parce que je pense que la collectivité doit pas se lier les mains sur cette question, mais
je comprends les gens qui répondent spontanément oui. Tu vois ? Donc c'était pas mal comme fourberie celle que j'ai imaginé. Bon ben cadeau Eddouard Philippe. Voilà. cadeau. Euh cadeaux. Par contre, je dirais que c'est de moi. Je dirais que c'est de moi, hein. Tu m' m'en voulez pas. Euh, pas sûr que ce soit une bonne pub, Clément. Pas sûr que ce soit une bonne pub. Pardon, on t'écoute Édouard. Je je vous ai dit que j'en ferai un sur la règle d'or. Vous aviez dit en mars en meeting à Lille, je ferai un référendum sur les retraites et que je peux et que je peux ensuite dans le courant soit de la législative qui viendra, soit après poser aux français euh une question. Alors vous savez, on pose pas des questions référendum, on propose un texte de loi. Oui. Mais alors, serait quoi ? Retraite
à 67 ans pour ou contre, il est génial. Il est génial. J'ai dit que je ferai un référendum sur la règle d'or. Ensuite, si je veux, je peux. Bah, attendez, vous avez dit que vous allez le faire ? Oui. Non, non, mais je peux.
Oh là là. Ah, il est éclaté contre le mur. Mais c'est pas possible. Mais c'est pas possible. Et c'est et ce gars, on nous l'a vendu comme un grand génie, quoi. Enfin, franchement, ça me ça me ça me tue, quoi. Enfin, Eddouard Philippe, on Moi, on m'en a vraiment parlé comme d'un mec brillant. Non mais tu peux pas te rendre compte, le gars, il est super brillant. Enfin, je veux dire, en vrai, c'est difficile d'être premier ministre mais le gars est brillant. Enfin, je veux dire, tu l'écoutes parler, le mec il est mais il est tellement haut quoi. C'est là, quoi. Il est brillant. Ouais. Enfin, enfin, c'est éclaté ou il y a qu'un mo que ça le fait ? Parce que là pour le coup les petites lignes elles se voi quand même. Il les a un peu écrites en rouge là. On verra.
C'est je veux dire on verra. C'est c'est écrit dessus que c'est une arnaque quand même. C'est comme le port salu quoi pour le coup là il y a pas de doute quoi. Pardon pardon j'arrête pas pardon mais ça me tue. Ça me tue. C'est marrant c'est marrant. un mozzard du référendum, le Mozart de la politique. Ce sera ce que je proposerai aux Français en matière de retraite et ce sera et ce sera inspiré de l'idée qu'il faut mettre en place un peu de capitalisation obligatoire, probablement travailler plus longtemps. Voilà. Donc euh pour le coup, je vous ai pas menti hein, 67 ans plus capitalisation. Donc le cauchemar, le cauchemar évidemment et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans mais tous un peu plus longtemps.
Mais vous avez vu juste Edouard Philips à deux doigts de pas de manière uniforme tout le monde a les mêmes conditions mais tous un peu plus longtemps. Super GG. On pense on pense au aux ouvriers aux ouvrières, on pense à tous les travailleurs et travailleuses qui font un métier pénible, qui font un métier dur pour le corps. On pense à toutes celles et toutes ceux qui aujourd'hui ne voient jamais un jour de retraite, qui côtissent toute leur vie et qui meurent le corps brisé avant d'avoir atteint 62 ans, aujourd'hui 63 ans et demi, sans pouvoir donc bénéficier d'un seul jour de retraite. Bah cela aussi probablement qu'il faudra travailler un peu plus longtemps. Voilà. Super ! Euh, on n'oubliera
personne tkat. Ouais, ouais, c'est vraiment ça. C'est vraiment ça quoi. C'est euh pas tous dans les mêmes conditions, mais tous euh pas tous quand même. Tous, Christine, tous. C'est quand même la double peine quoi. C'estàd que c'est la double peine. C'est-à-dire que introduire une part de capitalisation euh ça veut dire alors ça ça veut rien dire en soi. Alors alors oui, introduire une part de capitalisation, ça ne veut rien dire parce que aujourd'hui il y a déjà une part de capitalisation dans les retraites. C'estàd que aujourd'hui pourquoi je rentre là-dedans ? On on en parlera pendant la campagne mais je je peux pas m'en empêcher. Pardon. C'est c'est juste que vous sachiez introduire une part de capitalisation, ça ne veut rien dire. En fait aujourd'hui, il y a déjà une part
de capitalisation qui existe dans le système dans le régime de retraite parce que vous pouvez déjà totalement, si vous le voulez, prendre une complémentaire retraite auprès d'une boîte d'assurance ou d'une banque qui va vous permettre d'avoir un complément de salaire au moment de votre retraite. Et sachez, si vous l'ignorez, que cette complémentaire retraite, elle est financée en partie par l'État. C'est pas que vous, c'est pas que une assurance que vous payez pour vos vieux jours, c'est financé en partie par l'État. Pourquoi ? parce que c'est déductible d'impôts. C'est même une des principales niches fiscales accessibles au particuliers. Alors bien sûr, pour ça, il faut payer des impôts, il faut en payer beaucoup même. Mais quand tu payes beaucoup d'impôts, tu peux réduire les
impôts que tu payes en investissant dans une complémentaire retraite. Et c'est littéralement de l'investissement. C'est-à-dire que tu mets ton argent, l'État euh met une partie de l'argent que tu mets. C'est-à-dire que si tu investis, mettons chaque année 10000 € dans ta complémentaire retraite, en fait, tu vas pouvoir déduire ces 10000 € euh d'une partie de tes impôts. Donc en fait sur les 10000 € il y a quelques centaines ou milliers d'euros qui sont mis par l'État lui-même. Par l'État lui-même. Donc plusieurs milliers d'ailleurs. Donc c'est très intéressant. C'est payé par l'État et c'est déjà possible. Donc en fait, il y a déjà aujourd'hui une part de capitalisation. Alors ensuite quand tu dis donc quand Édouard Philippe dit on veut introduire une part de capital de gestion qu'est-ce
que ça veut dire ? Ça veut rien dire. Est-ce que ça veut dire que du coup on va forcer tous les travailleurs et toutes les travailleuses à moins cotiser au régime général du système de retraite et les pensions enfin les les cotisations que tu dégages, on t'oblige à les cotiser en banque, ce qui serait scandaleux. Là, ce serait littéralement de l'argent offert au système bancaire. Ce serait littéralement de l'argent offert au système bancaire qui n'a aucune raison de les gérer mieux que l'État lui-même. Ça n'a aucune raison d'améliorer les pensions de retraite par rapport à si tout vient dans le régime général. Là, c'est juste un cadeau au système bancaire. Là, c'est vraiment un pur cadeau au privé. Donc, s'il dit ça, on va forcer les individus à euh
transférer une partie de leur cotisation retraite vers le privé, y compris les travailleurs pauvres, y compris les personnes qui gagnent peu d'argent. On va les forcer à faire ça en disant maintenant tu es obligé d'avoir une part de capitalisation. Un pour les gens ça n'a ça ne change rien. C'est-à-dire que à la fin de ta vie que et c'est même moins prévisible c'est même c'est même moins prévisible moins prédictible. C'estàdire que tu vas passer de à la fin de ta vie tu obtiens x % de ton salaire jusqu'à la fin de tes jours parce que c'est l'état qui te garantit. tu passes de ça à tu obtiens moins de salaires versés par l'État garanti jusqu'à la fin de tes jours et euh si les investissements ont bien marché, une certaine somme d'argent que tu peux pas
que tu peux pas prévoir qui était versé par le privé qui peut être inférieur ou supérieur et toi tu as le droit de dire moi je préfère miser et c'est même pas mal de chercheurs sur les retraites et notamment c'est tous les travaux de de Bernard Friot sur ces questions-là euh le le l'État est bien meilleur gestionnaire de du régime de retraite en réalité que que le privé. Bon euh mais donc soit ça veut dire qu'on va faire un cadeau au système bancaire, soit ça veut juste dire qu'on va faciliter le fait pour chacun de prendre une complémentaire retraite, ce qui est un cadeau au plus riche parce que les plus pauvres, ils ont juste pas les moyens. les plus pauvres un souvent ils sont pas imposables. Donc de toute façon, s'ils prennent une complémentaire retraite, ils peuvent pas la faire
financer en partie par leurs impôts. Et de toute façon, ils ont pas les moyens parce que quand tu es au SMIC, la plupart du temps, tu es à l'euro près à la fin du mois, tu peux pas dégager 100, 200000, 2000, 5000 € que tu vas mettre dans une complémentaire retraite. Donc si par là, ce qui veut dire c'est on va encore favoriser les dispositifs fiscals qui permettent de prendre une complémentaire retraite, alors c'est littéralement un cadeau au plus riche. Peut-être y a-t-il Peut-être y a-t-il euh une Peut-être y a-t-il une troisième option que je ne connais pas ? Je vous avoue que même si j'ai pas mal bossé la question des retraites, je suis pas encore un champion sur la capitalisation et ce qu'elle veut dire. Donc peut-être peut-être vous dirais-je d'ici quelques
mois ah non attendez, il y a encore une autre option que je vous ai pas dite et cetera. Donc on verra, on verra en fonction des propositions d'Édouard Philippe et compagnie. Mais en soi la proposition qu'il fait, elle est vraiment dégueulasse. Elle est vraiment dégueulasse. Euh une part de capitalisation publique propose Villepin. Mais je Mais c'est c'est quoi l'intérêt en fait ? Enfin, je vois pas je vois pas l'intérêt à juste faire un régime général, quoi. Des fonds de pension à l'américaine. Oui. Bah, on a vu ce que ça donnait, hein. Ça donne des personnes à qui du jour au lendemain on dit "Désolé, on a fait faillite, tu toucheras à rien." Un fond de pension s'ouverain. Mais je vois pas l'intérêt en fait. Je vois pas je vois pas l'intérêt d'un d'un fond de pension souverain.
Bon, écoutez, on verra, on verra. On aura l'occasion d'en parler en détail et on invitera. Pour le coup, il y a une certitude, c'est que là-dessus, au moment où ça ça je peux vous le garantir hein, au moment où ces questions-l sur les retraites vont être au cœur du débat présidentiel, ce moment-là va arriver. Comptez sur moi pour faire un figure avec un ou une spécialiste de la question des retraites et on va passer 2 heures à discuter de ça avec quelqu'un qui maîtrisera le sujet bien mieux que moi et en qui vous pourrez avoir pour le coup toute confiance. Donc de toute façon, ça ça viendra, rassurez-vous. Mais en l'espèce, je je quand même l'impression que il y a de la je suis pas sûr d'être convaincu. C'est c'est une dthode de ma part. Bien sûr.
Bah c'est l'intérêt de figure. L'intérêt de figure, c'est qu'on va enfin pouvoir inviter les personnes sur les sujets que soit je maîtrise mais bon sur lesquels je je suis pas expert, soit que je maîtrise pas et sur lesquels je veux pas m'engager et puis et puis comme ça ça les engagera eux et puis ça fera ça va être cool. Monsieur Zémour, il y a il y a il y a quand même des chances que ce soit Michel Zemour. C'est quand même c'est quand même c'est il est quand même très très bon quoi. Euh mais c'est l'idée de figure toute façon. L'idée de figure à terme c'est ça, c'est d'inviter. C'est c'est à chaque fois à chaque fois que on un peu comme là quoi, à chaque fois que je commence à parler d'un truc et en plein milieu, je me dis "Ah, peut-être qu'en fait je suis pas à 100 % informé." Hop,
figure euh let's go. Évidemment, on parle de Michael Zemour, hein, pas l'autre Zemour. On t'écoute euh Édouard Philippe que qui veut faire travailler tout le monde plus longtemps. Ce 67 ans, il vous colle à la peau depuis une interview que vous donnez à Challange en disant ça pourrait être 65 66. Tous vos opposants disent Édouard Philippe c'est la retraite à 67 ans. Est-ce qu'Edouard Philippe son projet de de société c'est la réforme des retraites à 67 ans ? Non monsieur Damel d'abord que que les opposants me critiquent ou caricatur des positions que j'ai pu prendre naturel.
Moi, j'aime bien Benjamin Jamel. J'ai l'impression qu'il est passé en mode darkamel là. Je sais pas si c'est Je sais pas si c'est que il a il a pris de l'aisance euh que juste c'est la fin de saison, il en peut plus. Euh je sais pas pourquoi mais moi j'aime bien le Dark Duamel quoi qui leur rentre dans le l'art. Franchement, bah dites pas Benjamin Leer Rouge à mon avis le jour où il va recevoir Jean-Luc Mélenchon, ça va ça va envoyer hein. Mais euh mais donc je je pense pas mais je trouve que de plus en plus il est il le rentre dans l'art, il les met en difficulté, il est pas il est il est de moins en moins déférent et pardon mais je trouve ça réjouissant. Je je suis je suis assez souvent critique des intervieurs et intervieuses politiques pour que quand il y en a un
qui bosse bien et moi je trouve que Benjamin de Amel même si évidemment il y a plein de choses critiquables parce que parce que c'est toujours critiquable ce que ce que tout le monde fait de toute façon mais d'une manière générale franchement je trouve que je trouve qu'il bosse bien. Attendez là ça fait deux trois fois de suite qu'on le regarde avec avec machin là avec Atal il lui a rentré dans le l'art quoi. C'est le c'est le bœuf chemisette. Euh, j'aime bien, j'aime bien. Bon, donc effectivement, tu l'as dit Édouard, tu l'as dit noir sur blanc. Donc c'est pas une caricature, c'est une citation. C'est alors évidemment quand ça quand ça l'embarrasse, c'est une c'est une caricature mais c'est littéralement une citation de ses propos. ce que je dis, ce que j'assume parce que je crois que
c'est vrai alors même que je sais que c'est impopulaire, c'est que si nous voulons préserver notre modèle social et préserver notre modèle de financement des retraites compte tenu de notre néographie, nous allons devoir travailler plus longtemps. Oui, nous allons devoir travailler plus longtemps et c'est pas très agréable à entendre, je le sais, mais nous allons devoir travailler plus longtemps. Est-ce que nous allons tous devoir travailler plus longtemps dans les mêmes conditions ? Parce que dans le monde du travail, il y a des gens comme vous, comme moi, comme beaucoup d'autres qui ont une façon de s'organiser dans leur travail, une liberté d'organisation dans leur travail ou qui trouvent un sens dans leur travail qui fait que le travail est moins dur. Ça ne dit pas si un âge légal
à 67 ans fait partie de vos. Il faudra Il faudra [ __ ] pas mal parce qu'effectivement là ce qu'Edouard Philippe a fait, c'est évidemment une skibi diversion. C'est une skibi diversion rhthorique bien sûr puisque la question posée c'était vous avez annoncé 67 ans, est-ce que le chiffre 67 ans sera dans votre programme ? Eddouard Philippe répond il faudra travailler plus longtemps parce que c'est nécessaire parce que c'est la démographie mais ce sera pas pareil pour tout le monde. Mais par contre je crois que oui, tout le monde doit travailler un peu plus longtemps et vous savez c'est pas un drame. Je sais que c'est pas agréable à entendre et ça fait moi quelqu'un de courageux. Bon bref il est en train de faire de la diversion. il est en train de rajouter des précisions
inutiles à des choses qu'il avait déjà dites. Euh par ailleurs, il en profite pour construire son éthos euh d'homme courageux et cetera. Mais tout cela aussi ne répond en rien à la question posée. Et Jamel, il a la présence d'esprit en l'occurrence tout à fait salutaire de lui reposer la question, de lui dire "Non mais d'accord mais vous avez dit à l'époque 67 ans, est-ce que vous dites toujours 67 ans ou est-ce que ce sera un autre chiffre C'est vrai qu'on a envie de connaître la réponse qui a un âge légal parce qu'il y a une contrainte collective qu'il faut tenir. Je crois pas du tout au système dans lequel on renvoie à chacun la possibilité d'équilibrer collectivement le système. On vit dans un système de solidarité. Il faut donc l'équilibrer et je considère que oui, il va falloir
accepter l'idée qu'on travaille un peu plus longtemps et que chacun travaille un peu plus longtemps et ensuite on peut parfaitement prendre en compte les cas spécifiques, les Mdames messieurs sous vos yeux ébahis un lâche et voilà un lâche une couille molle pardon pardon pardon pour les enfants, enfin pardon pour les parents qui écoutent avec leurs enfants. Je présente je présente vraiment mes excuses et mes condoléances pour leur langage. Mais euh il brassent du vent. Ah bah oui oui oui bien sûr bien sûr. Ah bah oui il brasse il brasse il brasse tarpin du vent là. Il brasse il brasse tarpin du vent. Euh oui oui bien sûr bien sûr. Il n'a pas répondu. La l l'acheté le pleutre. Un
pleutre c'est mieux que c'est mieux. C'est mieux. Mesdames messieurs est un pleutre. Un pleutre, un Ouais. Ah, c'est le ça c'est le courage ça. Mesdames, messieurs là, l'homme courage, il est là, il est devant vos yeux, ça se voit. Ah, le courage après c'est sûr hein, c'est comme tout hein, le courage quand on n'est pas habitué, ça impressionne quoi. Retraite, les carrières longues évidemment ou les différents types de travail. Je vous donne un exemple encore puisque c'est vous qui m'avez vous m'avez branché sur le sujet et c'est un sujet important. Il y a pas très longtemps, j'ai donc là maintenant, il est en train de couper la parole à Benjamin Deamel et à lui dire "C'est vous qui m'avez branché sur le sujet." Donc j'ajoute un exemple, c'est une manière de lui empêcher de
reprendre la parole pour lui empêcher de reposer la même question à laquelle il n'a toujours pas répondu. Était dans le Finistère et dans le Finistère, j'ai j'ai été visiter une entreprise, le job des gens qui bossent là-bas, c'est de découper des filets de sardines et de les mettre dans des boîtes de conserve. OK ? C'est en général ce sont des femmes, elles travaillent debout dans l'humidité, dans le froid et et franchement, c'est un job dur. Alors, faut pas aller leur expliquer la valeur de travail, hein. C'est intéressant Édouard, comme exemple. C'est drôle hein. C'est c'est drôle comme exemple de justement de créer le contraste parce que juste avant il disait "Oui, vous monsieur Demel, moi nous on peut travailler plus longtemps mais regardez ces travailleuses qui
travaillent dehors dans le froid, c'est un travail physique, c'est dur hein. Alors n'allez pas elle leur expliquer la leur travail." C'est drôle comme exemple quand tu viens d'expliquer que tout le monde devrait travailler plus longtemps. Donc elle, c'est marrant. C'est marrant. Je sais pas. Moi je moi je trouve que ça illustre bien. Au moins c'est illustratif des réalités du programme qu'il nous propose. Tout le monde devra travailler plus longtemps. Elles elles ont de la chance. Ce sera que un an de plus. Ça va, c'est bon. Oui. D'accord. Euh elles sont debout. Certes dans le froid. Il est vrai que le travail est physique, pénible, abîme les corps et c'est pas totalement faux que passé 60 ans, elles ont le corps brisé. Mais qu'est-ce que c'est que un an, hein ?
Monsieur Jamel, qu'est-ce que c'est qu'un an ? Et en plus, elles auront le droit de mettre une part de capitalisation et de se faire arnaquer par un fond de pension. Franchement, pour moi, c'est le c'est le meilleur contre son corps. C'est pour moi parce que ce genre de description, c'est les descriptions que moi je faisais et j'étais pas le seul, on était nombreux et nombreuses à les faire. C'est les descriptions que moi je donnais à l'époque où lui Édouard Philippe avait présenté sa réforme des retraites. Souvenez-vous, c'était en 2019, à l'époque où Emmanuel Macron en 2022 avait présenté sa réforme des retraites, celle qui a été adoptée. C'est ce genre de description dans lesquelles je me lançais pour faire prendre conscience d'à quel point est-ce que la réforme
était injuste et cruelle. C'est drôle que lui utilise les mêmes descriptions pour illustrer la cruauté de son propre programme politique. Certains diraient contre son camp. Moi je dis que c'est de la skibidonnêteté.
Un rassurez-vous, à un moment donné les blagues fondées sur l'île de la skib tanta fruit vont disparaître. Rassurez-vous, à un moment donné, je je vais moi-même me lasser. Évidemment, sachez que vous vous lasserez avant moi. Ça ça c'est la mauvaise réponse. Ça c'est la mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que vous vous lasserez avant moi. Vous êtes peut-être déjà lassé. Donc donc vous allez subir pendant un moment mais la bonne nouvelle c'est que à la fin ça va disparaître comme toutes les blagues comme toutes les blagues de mauvais goût qui ont fini par disparaître dans ce dans ce stream. Clemmovic, j'ai pas la ref mais en fait c'est les c'est les c'est un c'est un Alors
en fait ça vient ça ne veut rien dire. Ne cherchez pas la signification, il n'y en a pas. Euh ça vient d'un d'une série qu'on suivi les jeunes qui s'appelle Skibid et le mot a été repris en France pour le truc en ia dégueulasse qui a fait des millions de vues qui s'appelle l'île de la skibidta fruit. Mais ça ne veut rien dire. Mais par contre je trouve ça marrant, j'en regrette le quakoubé. C'est commeé quoi. Voilà, c'est pareil. Mais allez voir la vidéo de Seb. Ouais, la Seb a fait une très très belle, on en a parlé déjà, une très belle vidéo sur euh sur Skibid qui euh qui nous permet à toutes et à tous, en tout cas à la majorité d'entre nous sur ce chat parce que les jeunes jeunes sont sont malheureusement pas les plus présents.
Et ça nous permet à tous et à toutes comprendre à quel point on est déjà des vieux. On est on est déjà euh on est déjà nos parents quoi. C'est on est déjà les vieux qui ne comprenons pas ce que regardent les jeunes et qui donc sommes là. C'est quoi cette connerie encore ? Euh, on est là. Team 17 ans. Incroyable. Incroyable. On a déjà les crampeté. [ __ ] c'est terrible. Restons connectés à la jeunesse. Je suis jeune et je suis présent. Bravo ! Nous, on est encore super jeune. Ah, pour dire ça, à mon avis, tu as déjà passé, tu es comme moi. Bon, pardon, on écoute la suite de Eddard Philippe qui il a le doigt là
comme ça. Il a le doigt. Il est pas content. Je sais très bien que ce job là 2009 ici. Ah, terrible. C'est fou ça. C'est fou. 20 ans à 20 ans, tu es déjà tu es déjà plus dedans sur Dente. 20 ans, tu es déjà plus dans la tu es plus dans la skibid tu es plus dans la skibid wave. Moi non plus hein. Bien sûr. D'ailleurs, j'ai dit skibid wave terrible. 2009 coup dur. Ah ouais 2009 ouais ça c'est la vraie jeunesse. Il est difficile. Je sais très il y en a beaucoup d'autres. Donc je je sais très bien que quand on subit l'organisation du travail et qu'on n'est pas dans sa propre organisation du travail, c'est plus difficile et donc on doit tenir compte de ça dans une réforme qui nécessairement pour équilibrer le système verra tout le monde travailler un peu plus. Édouard Philippe, on va
donc la réforme sera cruelle mais rassurez-vous dans sa cruauté, elle sera moins cruelle pour les plus fragiles. Ah ne ne suis-je pas d'une grande clémence ? J'ai l'impression d'entendre J'ai l'impression d'entendre comment commode dans la VF de Gladiator. Ne suis-je pas d'une grande clémence ? Certes, tout le monde va travailler plus longtemps. Certes, vous faites un métier physique difficile, douloureux qui vous brise le corte, il est vrai. Qui vous qui vous brise le corps, il est vrai. Il y a de bonnes chances que vous n'atteignez jamais la retraite. Et vous allez devoir travailler plus longtemps dans ces conditions, mais vous allez travailler moins plus longtemps que d'autres qui travailleront plus longtemps. Ne suis-je
pas d'une grande clémence ? Pardon, je suis insupportable. J'arrête pas de faire pause. Je sais pas ce qui m'arrive. Euh faut que ça cesse. On t'écoute Édouard. Citez l'un de vos amis ce matin pour essayer de de comprendre un peu mieux comment vous fonctionnez dans cette Ah voilà, ça parle enf politique. Depuis le début euh Depuis le début, on était pas trop euh je commence à suer un peu. Depuis le début, on était pas trop sur la politique mais là, c'est bon, ils vont parler politique. Rassurez-vous. Campagne, c'est Gérald Armanin qui dit que vous êtes le mieux placé en vue de 2027 qui dit aussi qu'il faudrait que vous puissiez montrer votre envie d'être président. Ça veut dire que de ce point de vue ça pêche. Ah ouais parce que Raphael Guxman, lui il montre vachement son envie. Lui, il a
envie, il a même envie d'avoir envie et il l'a dit, il l'a écrit. Il l'a il l'a il l'a plus que dit, il l'a écrit. C'est vrai qu'à côté de Raphaël Guxman, il montre assez peu. C'est vrai que voilà, ça manque non Édouard Philippe, ça manque d'un petit livre, d'une petite BD, d'un truc qui montre son envie quoi. Euh ça pourrait s'appeler euh comment cherche une blague à partir de l'île de la skibi tentation que ça pourrait s'appeler euh J'ai tarpin la dalle. Voilà, ça pourrait s'appeler Mais wesh, j'ai tarpin la dalle.
Voilà. Si si j'ai lesc frère mais j'ai tarpin fin mais wesh j'ai tarpin fa fin j'ai lesc frère aïe aïe aïe pardon pardon quelqu'un peut retirer TikTok à pardon aïe aïe aïe en plus le pire c'est c'est que j'étais complètement passé à côté de l'île de la skib affruit et je l'aurais jamais regardé. Ça pour le coup, c'est de la faute de Roro ça. Ça ça j'avoue. J'ai regardé les j'ai regarder les replay de Roro sur l'île de la skibidi tenta fruit et ouais
tu génération Ah la vache 65 % génération waarda, c'est terrible. C'est la mienne. C'est la mienne. Moi aussi je suis génération hasard. Bien sûr évidemment. On va travailler. On va [ __ ] elles sont trop bien les blagues. Mais alors, mais alors Édouard Philippe, jusqu'à quand vous voulez reculer là, je dépraite jusqu'à 67. Elle est bien, elle est bien la vanne. Pardon, pardon. Il y a Oh là là, j'avoue, il y a il y a 10 personnes dans le chat qui sont génération 67. C'est vous avez moins de 18 piches quoi. Ah, bravo bravo ! Merci d'être là. pasich, je verrai même pas la vanne. Jusqu'à quel âge voulais travailler ? Je
sais pas, jusqu'à 67 quoi, 6 7 ans, un truc comme ça. Ah bon ? D'accord. Pourquoi pas ? Pardon, excusez-moi. Pardon. On t'écoute. Éedouard peu. Vous êtes trop discret. Écoutez, je suis comme je suis. J'écoute toujours avec beaucoup d'attention ce que disent mes amis. J'écoute même souvent avec beaucoup d'attention ce que disent les gens qui m'aiment pas. Euh mais je suis comme je suis. On sent qu'il est agacé. Pardon, je redeviens un peu sérieux, mais on sent on le sent depuis on sent depuis le début de l'interview qu'il est sur la défensive et là on sent qu'il est agacé par la question et c'est pas bon en fait. Alors c'est pour revenir simplement 2 secondes sur les les règles rhtoriques qui commandent aux interviews et plus généralement aux confrontations
oratoires, en réalité l'image que tu renvoies a souvent bien plus d'impact que les mots que tu prononces. Et donc en l'occurrence quand on te pose une question qui est une question poil à gratter sur le fait que tu es critiqué jusque dans ta propre famille politique que ton ancien ministre Gérald Armanin a eu un mot désagréable à ton égard en fait si tu réponds en donnant l'impression que tu es agacé toi qui perds parce qu'en fait tu donnes du poids et de la prise à toutes les critiques qui ont été énumérées auparavant. Et c'est exactement ce que fait ici Édouard Philippe. Il a l'air agacé. Ça se voit ça le saoule. Il en a marre. il est saoulé qu'on lui qu'on le renvoie aux méchancetés de ces de ses de il est saoulé qu'on le renvoie aux méchancetés de ceux qui se disent ses
amis politiques. Mais en fait, c'est pas comme ça qu'il faut répondre. Faut répondre de manière beaucoup plus détendue. Il faut même jouer la détente en disant "Écoutez, honnêtement, chacun peut dire ce qu'il veut et vous savez la politique est faite d'amabilité et de mots moins aimables." Ce qui est important, c'est ce que je fais. Voilà. Et je pense que vous pourrez être témoin que je ne ménage pas ma peine, que je suis sur le terrain, que je fais des meetings, que je fais des réunions, qu'on est encore en pleine élaboration de notre programme qui sera massif et sur lequel on travaille avec acharnement. Vous verrez dans quelques jours un meeting dans lequel des milliers de personnes sont présents et vous verrez d'ailleurs que une grande partie de mes amis politiques viendront.
Vous verrez la campagne de terrain qu'on va mener tout l'été. Et croyez-moi, si vous regardez attentivement ce que j'ai déjà fait et ce que je ferai dans les semaines qui viennent, la question de mon envie euh elle ne se posera plus très vite. Tu vois, tu fais ça et voilà, tu vois. Mais évidemment, si tu es là genre "Écoutez, euh je je j'écoute toujours très attentivement ce que me disent mes amis politiques et même d'ailleurs ceux qui m'aiment un peu moins." Bon, moi ce que je peux vous dire, c'est que bon ben tu vois, tu es mort en fait, tu es mort. C'est l'image que tu renvoies qui te tue. Ouais. Euh je me serais pas engagé il y a longtemps quand j'ai créé le Parti Horizon en 2021 dans cette aventure collective si
j'étais pas fondamentalement déterminé. Alors il y a plusieurs façons de dire qu'on est déterminé. On peut s'énerver, on peut monter sur les tables comme vous le disiez au sujet de Gabriel Atal qui vous a répondu en disant lui aussi je suis comme ça je suis comme je suis. Très bien. Très bien. Ouais. Bizarre cette histoire de table quand même. Pourquoi ? Me dites pas qu'il est pas agacé. Très bien, très bien. Super, super. C'est bon, c'est bon. Super, super. D'accord. Me dites pas qu'il est pas agacé, vous le voyez là. Très bien. Très bien. Super. D'accord. C'est ta gueule. Ta gueule ta gueule ta gueule. Vous le voyez là quand même le taugle est pas loin. Voilà, il y a pas que moi. Je l'ai on l'a tous entendu quoi. On l'a tous entendu.
Relou la puttin. Oui, c'est ça. C'est marrant parce qu'il y a quelques années, il était beaucoup plus détendu. Mais parce que en vérité euh le le lancement de campagne de Gabriel Atal, alors nous on le considère catastrophique parce qu'il l' Mais il est propre. Le le le début de la campagne d'Atal. Moi je la moi je trouve la campagne ridicule, lui je le trouve ridicule et je pense que à la fin ça va se cracher et alors dans les grandes largeurs. Mais le début de campagne malgré tout, il est propre. C'est-à-dire que il a réussi à rassembler son parti derrière lui non obstant quelques voies dsdantes, certes les plus importantes. Ellisabeth Born, Gérald Armanin, bon on les connaît, Éric Dupont Moretti.
Mais ces voies dissidentes là, même si elles sont importantes, elles ne trouvent pas de prise dans la conduite de la campagne. C'estàd que personne n'est capable aujourd'hui de contester à Gabriel Atal le fait de mener campagne pour le compte de Renaissance, pour le compte du parti officiellement macroniste. Donc le début de campagne datale, il est propre, il est propre, il est plutôt bien géré. Il s'est déclaré il s'est déclaré dans le il s'est déclaré en région. Euh donc euh il y a ça c'est vraiment les les codes de la campagne chirakienne à l'ancienne. Euh le meeting est plutôt propre, même si moi je le trouve éclaté au sol, mais bon euh le fait est que euh comme je vous l'ai dit, les fondamentaux rhtoriques sont respectés. Il y a pas de ridicule,
il y a pas de a il y a du cringe, il y a de la gênance et politiquement c'est catastrophique et c'est surtout complètement vide mais il y a pas de ratage dedans quoi ou pas manifeste. Et donc en fait Édouard Philippe il est agacé parce que longtemps il a fait la course seul non pas en tête mais seul au sein de son au sein de son espace politique et là il se rend compte que il y a de plus en plus de gens sur la sur la la ligne de départ et qui va être et qui va être obligé de se battre et que peut-être c'est pas lui qui gagne et donc tu le sens agacé pour ça. Alors, les tables les tables euh alors je vous résume. On va on va on va voir on va voir on va voir comment parce que peut-être que lui il va il va le résumer pour nous. C'est marrant cette histoire de table et on peut
monter sur les tables comme vous le disiez le sujet de Gabriel Atal qui vous a répondu en disant lui aussi je suis comme ça, je suis comme je suis. Très bien. Très bien. Ouais. Bizarre cette histoire de table quand même. Pourquoi c'est alors quel est le truc ? Donc je vous refais je vous refais le résumé. Je vous fais le résumé de l'histoire des tables. Euh je vous fais de résum je vous fais le résumé de l'histoire des tables. Euh effectivement en fait non le le d'où ça vient tout ça je le fais parce que du coup euh PM et tout là c'est le moment on va écouter ce qu'il en dit et tout euh en c'est peut-être le moment enfin où ce trucl peut aller en replay là. Donc donc j'y pense j'y pense. Pardon pour celles et ceux qui l'ont déjà eu. Je vous fais le résumé rapide rassurez-vous. Je le
résumer rapide de l'histoire des tables. Qu'est-ce que Édouard Philippe ? Il a dit en parlant de Gabriel Atal que c'était pas nécessaire de faire campagne en montant sur les tables. L'image a l'air curieuse et en fait elle n'est pas d au hasard. C'est une référence directe à la campagne présidentielle de 1995 qui a vu s'affronter lors du premier tour Jacques Chirac et Édouard Baladur. À l'époque, qu'est-ce qui s'était passé ? Jacques Chirac avait passé un deal avec Édouard Baladur en 1981. En 1993, Jacques Chirac, leader du RPR, restait maire de Paris et Édouard Baladur, son ami, son allié, son second couteau, prenait le premier ministériat. Pourquoi ? Parce que Shirax'était convaincu que
tu ne pouvais passer de premier ministre à président de la République. Il s'était convaincu que la meilleure solution pour être élu président, c'était de rester maire de Paris et de faire campagne comme maire de Paris. Mais le deal était clair. Édouard Philippe devenait premier ministre et en 95 c'était Jacques Chirac qui était candidat. Sauf qu'en 95 Édouard Philippe il est euh pardon Édouard Baladur, le deal était clair. Édouard Baladur euh devenait premier ministre mais en 95 c'était Jacques Chirac qui était candidat. Sauf qu'en 95 Édouard Baladur il a gagné en popularité et il est assez haut dans les sondages et donc il décide d'y aller. Et il y a eu lors du premier tour de la campagne un duel à droite entre Édouard Baladur et Jacques Chirac. les deux ayant
exactement le même projet la même image et c'est ça a été un duel d'image, ça a été un duel d'étos au sein de la droite et donc tout le monde voit bien le parallèle aujourd'hui dans le duel qui est dans le duel qui voit s'affronter Gabriel Atal et Édouard Philippe. Deux hommes de droites dont les programmes sont similaires, dont l'image est différente et qui se battent pour le leadership de la droite enfin de la droite pour le leadership de leur espace politique à droite lors du premier tour de la présidentielle. Et donc à l'époque Jacques Chirac l'avait emporté par l'image parce que Jacques Chirac avait réussi dans sa campagne de 95. La campagne de la fracture sociale, la campagne où il avait sillonné la France. Euh il avait passé des heures au salon de l'agriculture, il avait dit manger
des pommes à tout le monde. Euh le souvenez-vous du pommier de cette phrase complètement folle. J'adore les pommes, je sais pas pourquoi, j'aime beaucoup les pommes. Bon, donc Chirak avait réussi à donner l'image l'étos d'un candidat proche du peuple alors même que lui-même est un bourgeois parisien. He bon mais il avait réussi à se donner l'image, l'apparence d'un homme du terroir proche du peuple. Et Édouard Baladur, lui s'était s'était affiché comme un homme froid, lointain, grand bourgeois, totalement étranger aux réalités quotidiennes des Françaises et des Français. Et à un moment donné, Eddouard Baladur voyant pour des raisons d'image la campagne lui échapper, il s'était dit il faut que je trouve un truc, il faut que je trouve une un électrochoc, il faut une image forte et
donc dans je ne sais plus quel rassemblement, il était monté sur les tables et il avait esquissé un pas de danse comme ça pour essayer de montrer que lui aussi il s'est s'amuser comme croit-il s'amusent les Français du peuple. Et l'image était d'un ridicule absolument consommé. Ça a été un désastre. Il a jamais semblé aussi vieux et aussi bourgeois que quand il a tenté de faire jeune et populaire. C'est c'était vraiment l'échec cuisant. Et donc évidemment en cette année où de nombreux commentateurs ont l'impression que Atal et Philippe rejouent le match entre Chirak et Baladur, la grande question c'est de savoir qui est Baladure et qui est Chirac. Et Édouard Philippe en disant de Gabriel Atal, il y a pas besoin de monter sur étape pour faire campagne, il le renvoie évidemment à
l'image d'Edouard Baladur. Tout ça c'est assez niche he ça c'est quand même là on est quand même sur des vannes et des sur des vannes qui s'adressent quand même un peu au geek de la politique he je pense que c'est tout tout tous ces affrontements là passent au-dessus de la tête de 80 % des gens mais bon c'est c'est la vie qu'ils ont choisie donc on la décrypte donc Édouard Philippe tente par cette phrase de renvoyer Atal non seulement à Édouard Baladure mais à Edard Baladur dans ce qu'il a eu de plus ridicule et Gabriel Atal souvenez-vous avait répondu avec un brin de malice et et un peu de avec avec un un brin de malice un tout petit peu agaçante. Il avait répondu "Mais euh tout à fait mais euh absolument. Moi, vous savez euh au moment du conflit avec
les agriculteurs, je suis monté sur la table, j'ai vu que personne n'osait y aller, tout le monde était euh paralysé. Moi, je suis venu, je leur ai parlé et puis je suis monté sur la table et j'ai parlé à tout le monde et j'ai accepté de prendre des risques parce que pour moi, la politique c'est mouillé la chemise. La politique c'est effectivement parfois quand il le faut accepter de euh monter sur la table et je vois pas ce qu'il y a de mal à ça. Et au contraire, je pense que d'autres euh ça viseraiit euh de mouiller un peu plus la chemise et parfois parfois de monter sur la table. Bon, il avait dit à peu près ça, le retour de RPARS, il avait dit à peu près ça. Bon, écoutez euh je fais ce que je peux, je fais je fais ce que je peux. De toute façon, dans la vidéo finale,
euh ce sera remplacé par la séquence officielle. Vous inquiétez pas, tout va bien. Le jeune repars. Et donc, vous voyez comment est-ce que Gabriel fait mine, mais il est intelligent parce que Gabriel, il fait mine de pas voir l'allusion. Il la connaît l'allusion, il la connaît l'image ridicule de Baladur qui danse comme ça sur la table. Bon mais il fait mine de pas voir l'allusion, il fait mine de pas voir l'attaque et donc il renverse le stigmat et au lieu de tenter de renvoyer Édouard Philippe à celui qui monte sur la table, il dit "Bah ouais, moi je monte sur la table, je mouille la chemise, je suis devant les Françaises et les Français. Moi, je m'investis dans mon mandat et je crois que c'est ce que les Françaises et les Français attendent." Donc assez malin. Euh et là
Édouard Philippe se retrouve pris à son propre jeu parce que il a utilisé comme arme politique une image mais une image qui date de il y a 30 ans. Rendez-vous compte une image qui date de il y a 30 ans que beaucoup d'électricuristes aujourd'hui ne connaissent pas, n'ont jamais vu, que beaucoup d'électoristes ont vu à l'époque et ont oublié aujourd'hui. Et donc cette image, elle se retourne contre lui parce que en effet, si tu n'as pas en tête le ridicule de baladure qui danse sur la table, monter sur la table, c'est plutôt une métaphore connotée positivement. C'est plutôt un synonyme métaphorique de mouiller sa chemise. Et donc voilà maintenant euh Édouard Philippe pris au piège puisqu'on lui renvoie la table dans les dents en lui disant bah alors euh Atal il monte sur la table
effectivement il le revendique qu'est-ce que vous en pensez vous ? Et du coup il s'agace parce qu'il sait qu'il a fait une erreur. Que va-t-il répondre ? On le saura évidemment après la pub. On le saura après la pub. Je peux pas la retourner. Je peux pas la retarder. Ah ça va tellement partir sur ça va ça c'est tellement le pardon he pardon je je c'est petit ça. Pardon je écoutez j'espère Alors le problème c'est que on en avait déjà un peu parlé de tout ça mais j'espère que vous j'espère que vous appréciez. C'est marrant ces petits c'est on remonte dans le passé et tout. Je sais pas moi j'aime bien j'aime bien je vis ma meilleure vie. Pardon pardon. Peut-être que pour vous c'est un peu long mais sachez que moi je vis ma meilleure vie. Je je au moins moi je
suis heureux et je sais pas si c'est l'essentiel mais pour moi c'est le principal. Cette phrase ne voulait rien dire. Allez 3 minutes de pub et ensuite vous avez nous avons parce que je sais pas ce qui répond, nous avons la réponse que tout le monde attend. Donc maintenant que vous avez le sous-texte de l'histoire des tables, regardons ce que répond Édouard Philippe. Et on peut monter sur les tables comme vous le disiez au sujet de Gabriel Atal qui vous a répondu en disant lui aussi je suis comme ça, je suis comme je suis. Très bien. Très bien. Ouais. On comprend du coup l'agacement. Cette histoire de table quand même. Pourquoi c'est bizarre ? Bah, il y a Gabriel qui veut monter sur la table, il y a Bruno Retaillot qui veut la renverser. Il va falloir qu'il
parle parce que s'il font en même temps il y en a un qui va se faire mal. Donc moi, je suis assez con.
Ouais. Il y a de l'effort. Il y a de l'effort. Arrêtez. Il y a il y a un effort. Il y a un effort évidemment. Évidemment. La collusion des métaphores. La collusion des métaphor. Alors, est-ce que c'est drôle ? C'est pas drôle. Est-ce que c'est convaincant ? Non, c'est pas convaincant. Est-ce qu'il y a un brin d'élégance ? Il y a un petit brin d'élégance. C'est préparé de ouf. Ah, c'est préparé de ouf. Ah oui oui oui, bien sûr. Alors, bien sûr. Évidemment, la vanne est préparée, hein. C'est pas de ça, c'est pas de l'esprit, c'est pas de la répartie. La vanne a été écrite. Pourquoi ? parce que justement Édouard Philippe sait que il s'est piégé lui-même à vouloir tenter de renvoyer Gabriel Natal à une image que tout le monde a oublié et donc ce faisant, il
l'a en fait renvoyé une image positive, ce qui est totalement un contre son camp, il le sait, il faut qu'il s'en sorte et donc il utilise cette vanne. Alors pourquoi est-ce qu'il utilise cette vanne là précisément ? Sachant que elle est préparée, ça se voit qu'elle est préparée, elle est trop brillante, elle va trop vite pour être naturelle, hein. On voit immédiatement que ça a été écrit. Euh et donc ça perd forcément en impact. Ça perd forcément en impact. Tu sens que tu tu vois le stratagème, tu vois le stratagème, tu vois les coutures, tu vois la rhtorique et la rhtorique plus on la voit, moins elle est efficace. Donc pourquoi fait-il cela ? Pourquoi utilise-t-il cette réponse en l'espèce ? C'est une manière il il ne faut pas se tromper. Ce qu'il fait là,
c'est un message envoyé au journalistes. C'est un message envoyé au journaliste qui consiste à dire "C'est bon, arrêtez de m'embêter avec ça, j'ai ma vanne, je répondrai la même vanne à chaque fois que vous me poserez la question. C'est fini, c'est terminé, on siffle à la fin de la récrée. J'ai clos la séquence." Voilà, c'est une manière de leur dire "C'est bon, j'ai clos la séquence. Vous vous êtes amusé ? J'ai fait une erreur. Atal en a profité habilement. Je je réplique avec une vanne qui est pas dégueulasse. C'est pas c'est pas c'est pas catastrophique honnêtement. C'est c'est pas la vanne de l'année he on est d'accord mais c'est pas catastrophique. C'est maîtrisé. C'est une manière d'envoyer un message au journaliste consistant à dire voilà j'ai répondu fin
de l'histoire, on passe à la suite si vous voulez. C'est aussi un constat d'échec. Quand tu fais ça, c'est que tu admets que une séquence que tu as toi-même initié, c'est retourné contre toi et donc tu tues le truc dans l'œuf en passant à la suite. Mais pour le coup, le rhtoricien que je suis vous dira que c'est toujours une meilleure idée quand tu te rends compte que tu as fait une erreur de prendre ta perte, c'est-à-dire d'avoir un moment comme ça où tu dis "Bon, allez stop, on avance, c'est bon, j'ai j'ai dit j'ai dit une connerie. Euh je je ne le redirai plus, on peut parler d'autres choses. C'est ça qu'il a dit ici Édouard Philippe. Il vaut mieux faire ça plutôt que de laisser les journalistes te titiller, enfin plutôt que de laisser les journalistes venir te titiller euh
interview après interview avec l'erreur que tu as commise une semaine puis un mois puis 6 mois plus tôt. Euh donc en l'occurrence ce que fait Philippe c'est c'est plutôt c'est pas c'est pas mal habile. Vo je pas je vais pas qualifier ça d'habile mais c'est pas mal habile. Ce qui est marrant, c'est de c'est de venir renvoyer Gabriel Atal à la métaphore en disant c'est marrant quand même histoire. C'est marrant parce que enfin je veux dire il y en a un qui veut le renverser, l'autre il veut monter dessus. Il va y avoir collusion. C'est toi frère qui a commencé. C'est c'est ta métaphore en fait. C'est c'est pas marrant. C'est juste ta métaphore en réalité. C'est ton idée. Elle était nulle, elle s'est retourné contre toi mais c'est ton idée quand même. Donc non, c'est pas bizarre. Mais là la
sortie n'est pas inélégante, j'ai envie de dire. Euh il a il a c'est du damage contrôle. Voilà, c'est du damage contrôle, j'ai envie de dire. Il a limité les dégâts. En l'espèce, on pouvait pas faire beaucoup mieux. Après, bon euh c'est aussi peut-être le moment de constater que on a tous perdu plusieurs heures d'interview politique. Pas on a tous perdu plusieurs minutes d'interview politique à parler d'une métaphore éclatée que se sont jetés au visage deux candidats eux-mêmes éclatés. Est-ce que vraiment c'est ça le niveau de la politique en Big 2026 ? Réponse : hélas oui. Que voulez-vous ? On choisit pas on choisit pas son époque, hein. On choisit pas sa famille non plus. Je sais pas pourquoi. Que voulez-vous ? On choisit
pas sa famille, on choisit pas son époque. Voilà, c'est c'est la c'est la vie qu'on a pas choisi. Que voulez-vous ? C'est la vie qu'on a pas choisi, mais c'est la nôtre quand même. Allez, hop ! C'est bon, ça fait une petite conclu. Ça fait une petite conclu au cas où ça parte en en en cas où ça parte en réel. Pardon, pardon, mais il faut que je pense aussi au réel. Euh, on t'écoute Edouard. On arrive au moment sympa. On arrive au moment sympa. On est à quoi ? On arrive au moment où on arrive au moment où il va sortir les rames. Vous allez voir. Parce qu'il y a un moment où il sort les rames. C'est marrant. Vinc que on est comme on est. En tout cas, moi je suis comme je suis mais je suis extrêmement déterminé. J'ai j'ai j'aime faire les campagnes. Oui.
J'aime les campagnes électorales et j'ai envie de gagner cette élection présidentielle et j'ai envie de proposer très exactement au français le programme qui est le mien. Mais Édouard Philippe, quand Géral Armmanin qui est encore, on ne peut pas le suspecter d'être malveillant à votre égard, il dit, il faut qu'il montre qu'il est en vie. Est-ce que un moment donné sous la 5e République, quand on voit être président de la République, bah il faut pas montrer un peu plus de de peut-être de Grinta ? Vous vous ironisez de quoi ? C'est quoi le mot là ? Bah, il faut pas montrer un peu plus de de peut-être de Grinta vous de Grinta, vous connaissez la Grinta ? C'est un terme sportif. Ah, c'est pour ça que je connais pas. Ça veut dire quoi
de Grinta ? Hop ! Mais vous voulez dire comme Super Green dans traduction Greinta Mordant. Ah c'est du Mordant. C'est un esprit combatif. Une détermination à remporter la victoire. La Grinta. OK. OK. Je l'ai je l'ai. Euh Super Green. Très bien. Je connaissais pas. Écoutez, je je je m'enrichis. Je m'enrichis au contact de Benjamin de Amel, de Gnac. OK. OK. De Greit. OK. OK. Je l'ai. Je l'ai, je l'ai. Vous vous ironisez sur Gabriel Atel qui dit "Je veux monter sur la table". Mais est-ce que Dommage, ça revient. Et hop là. Ça c'est le problème du boomerang. Ça c'est le problème du boomerang. C'est plus loin tu plus loin tu le jettes, plus plus dur
il te revient en pleine tête. OK. Donc tandis que revoilà la table manifestement à un moment donné, je n pas, il a tout à fait le droit de le dire. C'est pas je moment donné et peut-être aussi quand on voit d'ailleurs des son tu sens qu'il y a des saoulets de ouf il est soul de ouf sondage où vous perdez quelques points. Vous êtes au coup d' coute dans un dernier sondage avec Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que c'est pas la preuve peut-être que les Français ils attendent de vous plus d'engagement peut-être d'être plus vocal et qu'il prennent peut-être ça comme une forme de de nonchalance ? Évidemment, des questions capitales. Alors, bien sûr, des questions. Alors, ce qui est intéressant avec ce genre de questions, moi c'est ça que j'aime bien chez les journalistes, c'est que avec ce genre de
question, tu te demandes viscéralement quelle va bien pouvoir être la réponse. C'estàdire que tu demandes à un type qui est candidat à la présidentielle, est-ce que ça est-ce que ça manque pas un peu d'envie ? Est-ce que ça manque pas un peu de de Grinta ? Est-ce que les Français n'attendent pas un peu plus de fou de votre part ? tu poses cette question là, bien sûr, bien sûr. Tu t'attends à ce que le responsable politique te réponde. Non, vous savez, je pense que les Français, ils aiment la molesse. Je pense que ce qu'attendent les Français aujourd'hui, c'est c'est quelqu'un comme moi qui ne prend pas d'engagement. Euh d'ailleurs, je vais vraiment prendre l'engagement de prendre le moins d'engagement possible. Je pense que les ce que les Français attendent,
c'est aussi quelqu'un qui ne travaille pas trop euh parce que ça les fatigue de voir les politiques qui sont sur le terrain matin, midi et soir. Je pense que ils attendent des politiques qui sont un peu dans leur bureau aussi. Euh je pense qu'ils attendent aussi des politiques qui passent une partie de leur journée devant Netflix parce que ça les rassure. Ça les rassure. Donc non, moi ce que je pense c'est que je effectivement je vais continuer de rien branler. Non, évidemment. La seule réponse possible, la seule réponse possible c'est "Mais monsieur de ML, je suis dans l'action. Ça ne vous aura pas échappé que l'envie je l'ai. Elle ne me quitte pas et même au contraire, elle s'accentue, elle s'accélère. Je fais campagne, je suis chez vous ce matin, je serai tout à l'heure dans l'Orne pour
aller rencontrer un paysagiste qui a fondé une société qui aujourd'hui pèse pour plusieurs millions d'euros. parce que c'est aussi de la réussite des Françaises et des Français que j'ai envie de parler. Je serai euh ce soir avec les les aides soignantes de Tourcoin euh qui euh ont besoin euh qu'on s'occupe des services publics. Voilà, tu vois, évidemment que tu vas avoir une réponse à la con comme ça. Euh enfin, c'est ces questions-là n'ont pas d'intérêt. Euh bonne nuit, Pemp. T'inquiète, je je presque fini. T'inquiète, hein, ça ça on arrive vers la fin. Ces questions-là n'ont pas d'intérêt. Pourquoi tu parles comme Atal ? Bah pardon, c'est c'est il m'est rentré dans le ces questions là n'ont pas d'intérêt parce qu'il n'y a qu'une seule manière d'y répondre qui est le fait de dire
oui, j'ai tarp envie. Pardon ben écoutez, je ne suis je je suis heureux de vous entendre dire que je pourrais être regardé comme non chalant. En général, on explique que au contraire, je suis soit trop concentré, soit je vais vous dire. Alors voilà, évidemment, il y a encore l'autre position, c'est de s'agacer de la question qui est la mauvaise option stratégique à tenir. Donc là, tu sens que la montarde elle est en train de monter au nez de d'Édouard Philippe et qui ne se contrôle pas. Ça c'est très intéressant. Il ne il n'arrive pas à retenir son agacement. On va faire une campagne qui va durer 11 mois, elle va être longue. Il y aura beaucoup de rebondissement, il y aura beaucoup de moments où on va pouvoir parler au français. C'est c'est fou ça. Bon après je retire la remarque,
ça peut ça peut venir de plein de choses dans des formats totalement différents. Moi je vais la faire pleinement. Je vais la faire à mon rythme et personne ne me dict à mon rythme ni mes amis ni mes adversaires. Donc vous ne serez pas Édouard Baladur hein. Je je je pense que Édouard Baldur ne serait pas heureux de la comparaison et je crois pas non. Je crois je crois qu'on est assez différent. et et Édouard Philippe pour euh simplement tu sens l'agacement mais mais fort quoi, fort fort. Pardon, pardon pour la remarque sur le tremblement, je je ça peut être moi j'ai fait la remarque parce que j'ai l'impression j'ai l'impression que c'est de l'agacement mais mais en fait ça peut être plein de trucs, ça peut être des choses médicaux donc des choses médicales. Donc je
retire je retire la remarque honnêtement c'est c'est pas c'est pas c'est pas ne ramenons pas ça dans l'analyse politique parce que ça peut vouloir dire tout et rien et ça ne nous regarde pas. Euh mais par contre là, tu sens l'agacement. Tu tu sens l'agacement fort quoi. Fort. Il est euh il est il est agacé au dernier degré. Et donc on en arrive ici. Euh est-ce que c'est là ? Non non c'est pas encore tout à fait là. S' arrêter une seconde sur la question. Je suis moi. Oui ça ça nous a pas échappé. Les autres c'est déjà pris. C'est Oscar W qui dis ça. Vous savez Ouais. Si on en est si on en est à ressortir les vieilles citations claqué du cul d'Oscar W qui circulent sur qui circulent vous savez là sur des fonds
jaunes un peu texturés entre entre dans inscrit en en lettres un peu fluo généralement comic sans MS avec une image ou alors non non non si on en est à ressortir les citations qui sont écrites sur des paysages en IA vous savez un peu avec généralement un arc-en-ciel ou un soleil lumineux soyez vous-même Même tous les autres sont déjà pris. Oscar W qui n'a peut-être et même probablement jamais dit ça. Ah si c'est ça le niveau de la politique en 2026. Moi je sais plus quoi faire. Moi je sais plus quoi faire avec des smiles autour. Au milieu de soi-même parce que les autres c'est déjà pris. Donc je suis moi. Ah il l'a dit deux fois. Ah oui d'accord. Pardon pardon. Excuse-moi. Pardon pardon. C'est encore pire que ce que je croyais. Pardon. C'est de ma faute. Une skivid citation sur la moi.
Vous savez jamel je suis moi. Oui ça ça nous a pas échappé. Les autres c'est déjà pris. Oui, c'est Oscar qui ça vous savez. Vaut mieux être soi-même parce que les autres c'est déjà pris donc Ah ouais ça on avait compris la première fois Philippe enfin Édouard pardon on avait compris la première fois Édouard surtout que vu que tu l'as lu sur Facebook ce matin parce que c'est ta grande tente qui l'a posté et que en fait elle a retweeté un message qu'on a tous nous-mêmes vu sur le même Facebook plus personne va sur Facebook c'est pas vrai j'y vais plus du tout mais on l'a tous vu sur Facebook nous-même aujourd'hui où il y a un mois où il y a 10 ans parce que c'est la même photo de merde. C'est bon c'est bon. Je suis moi avec mes qualités, avec mes défauts, avec les choses que j'ai appris
euh et et je vais continuer. Elle force, elle force. Après après, tu sens que franchement j'aurais fait pareil. J'aurais fait pareil. Tu sens que le mec ça la gace. Tu reviens, tu reviens. J'aurais fait pareil. J'aurais fait pareil. mais à être moi, c'est-à-dire à dire des choses que je crois importantes, même lorsqu'elles ne sont pas populaires, c'est-à-dire à parcourir le pays, parfois sans caméra. Alors évidemment, je vous l'avais dit, ah ben c'est ça arrive un peu plus tard que prévu, mais je vous l'avais dit que ça allait être, regardez, moi je parcours le pay, je vais voir un pour là j'avais Bon, ça se voit moins. Ouais. Souvent sans caméra, ça fait 3 ans que je parcours le pays, préfecture, sous-préfecture, sans caméra. Pourquoi ? Parce que vous savez quoi ? Quand il y a
pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français. les écouter beaucoup mieux. C'est c'est j'en suis convaincu. Donc je vais continuer à faire campagne comme je fais et à la fin je pense que les Français je suis pas sûr que les Français euh ça ça compte le l'hypercommunication dans le monde dans lequel on vit. Ouais. Mais je pense que les Français en tout cas c'est ce que j'ai vu Av à chaque fois que j'ai fait campagne, ils aiment aussi une forme de voilà authenticité y compris avec des défauts. Bon ça on comprend que ça veut dire que d'autres sont moins authentiques et moins sincères d'un mot et W Ouais l'impro là euh ouais ça sort les rames hein. Euh en fait c'est marrant parce que en fait pourquoi est-ce que pourquoi
est-ce que ça sort les rames ? parce que grosso modo, il s'engage dans une séquence dans laquelle il veut renvoyer Gabriel Atal à son hyper communication, son hyper action médiatique et par contraste lui dire "Moi, je suis authentique, moi je suis dans le dans dans le dialogue avec les Françaises et les Français, je suis dans les échanges vrais, hors des caméras". Bon, ça c'est ça c'est le c'est le mouvement rhtorique qu'il veut imposer. Sauf qu'en fait, il se rend compte en le disant que il est en train à nouveau une nouvelle fois de créditer Gabriel Atal d'un compliment tout à fait positif qui est de dire sa campagne marche mieux que la mienne. Parce que quand tu dis ça, quand tu dis vous savez le le l'hypercommunication, d'accord, mais à la fin, moi je crois
que les Français préféreront celui qui est authentique, celui qui est sincère, celui qui est les deux pieds dans le réel. En fait, tu es en train de dire grosso modo, je sais que je communique mal. Je sais que l'autre communique mieux, mais euh c'est bon, c'est bon, ça va le faire quand même. Et donc en fait, en disant ça, il est en train de concéder que pour l'instant sa campagne crante moins, marche moins, euh possède moins d'élans euh que celle de Gabriel Atal au moment où nous parlons. Et il se rend compte en le disant que il est en train de se tirer une balle dans le pied et que potentiellement cette phrase- là, elle peut être peut être entendue et même elle doit être endentue comme un aveu de sa part. la veut du fait que pour l'instant la campagne de Gabriel
est meilleure que la sienne et donc pendant qu'il le dit, il est en train de chercher de broder dans sa tête comment je fais pour retomber sur mes pattes après être parti là-dedans et non, il y a aucune manière de tomber bien sur ses pattes. Donc il va au bout de l'idée et l'idée euh elle est potentiellement dévastatrice. Je sais pas mais en tout cas l'idée elle peut être totalement retournée contre lui hein. C'est un aveu très clair d'échec. L'échec pour l'instant au moment où nous parlons de sa campagne électorale par rapport à celle de Gabriel Atal qui de facto crante davantage dans l'espace public. Et en fait, je sais pas pourquoi il il est autant sur la défensive, je sais pas pourquoi il il se sent autant menacé. Sachant que Gabriel Atal, on l'a dit,
oui, il y a une offensive médiatique qui marche parce que c'est le lancement de la campagne et que les journalistes ont envie d'en parler, mais en vrai, le camp le meeting était vide, le la déclaration de candidature était confondante de de d'absence de tout, d'absence de fond, d'absence de charisme, d'absence d'idées, d'absence d'originalité. Euh Gabriel Atal n'est pas entouré, les personnes autour de lui sont des seconds couteaux. Euh t tous les poids lourd de la macronie ou presque lui ont tourné le dos. Il en est à faire venir Castaner le lobbis de Chine dans son meeting. Enfin, je dire il y a je vois pas je vois pas de quoi ils se sont menacés Douard Philippe mais en donnant l'impression d'être menacé il rend la menace de
Gabriel Atal concrète parce que encore une fois ce qui compte dans ce genre de séquence c'est pas ce que tu dis c'est l'image que tu renvoies et si tu si tu renvoies l'image d'un homme qui se sent menacé ça veut dire que ton adversaire est effectivement menaçant. Donc c'est c'est très malhabile tout ce que fait Philippe ici. Et alors c'est intéressant parce que donc là on a vu que depuis le début il y a vraiment une succession de maladresse, une succession de malaise, une succession de difficultés dans lesquelles Édouard Philippe s'embourbe tout seul et ça nous amène à cette séquence. Regardez Philippe sur cet espace politique et le bloc central. Gabriel Atal est donc candidat. Qu'est-ce que vous dites ? Et je lui ai posé la question il y a il y a 2 jours à un auditeur qui ce matin nous
écoute qui peut avoir des sympathies pour cet espace politique dit macronisme si tentez que vous le soyez encore et qui ne sait pas pour qui voter entre vous deux. Je lui dis que c'est pas grave, il est encore 11 mois. Je lui dis qu'il faut écouter. Mais il y a des différences entre vous ou pas ? Mais il y en a il y en a évident. Il y a des il y a des parah on a du mal à les voir. Et ben moi je pense que les gens les verront. Ils verront des choses qui peuvent être similaires. Ils verront des différences. Ils verront des points sur lequels je suis d'accord avec monsieur Retaillot et ils verront des grosses différences. Mais c'est quoi les différences ? Mais c'est des différences sur le fond et puis peut-être des différences de style. Mais vous verrez bien dans les programmes. Bah euh moi
j'ai commencé j'ai aïe aïe aïe aïe aïe. Il y a 10 différences. Oui mais lesquels ? Bah vous verrez bien. Bah on aimerait voir justement. Oui c'est effectivement oui on aimerait bien voir parce que là la campagne elle a commencé quand même. Alors attention attendez écoutez bien écoutez bien. Édouard Philippe va donner ses ces différences de fond. Pardon pardon je suis mauvaise langue c'est pas fini. Il va donner ses différences de fond. C'est maintenant elle a commencé. J'ai proposé un plan en matière de lutte contre le narcotrafic. Oui, Gabriel Atal dit à peu de choses près la même chose. Et Bruno Rotaillot aussi. Ah, je suis pas sûr. Ah, sur l'état d'urgence, sur le narcotrafic. Et ben tant mieux parce que moi je l'ai dit en décembre et là je l'ai développé
euh s'inspirer de ce qui est fait contre le terrorisme. Aïe aïe. Voilà. Donc ça c'est la première grosse différence, c'est la lutte contre le narcotrafic. Oui, mais monsieur Philippe en fait Retaillot là, ça fait des années qu'il parle, enfin ça fait des mois et des mois qu'il en parle, c'était déjà c'était déjà sa marotte quand il était ministre de l'intérieur et Atal dit un peu de choses près la même chose. Oui mais moi je l'ai dit en décembre. Oui mais Retail l'a dit avant du coup. Oui mais décembre c'est quand même pas mal. Aïe aïe aïe aïe aïe. Bon donc ça c'est pas une différence. Luter contre les consommations et accepter l'idée de lutter contre les consommations, contre les lieux de consommation. Moi ça m'intéresse d'entendre tout le monde s'exprimer sur
ce sujet. et et un grand plan d'infrastructure portuaire. Et pourquoi vous avez autant de mal à dire ce qui vous caractérise et ce qui vous singularise par rapport aux autres ? Mais parce que je n'ai pas une campagne électorale, c'est pas exprimer la différenciation qu'on a avec telle ou telle, c'est exprimer ce qu'on veut faire. Bah oui, mais si ce que tu veux faire c'est la même chose que ce que veulent faire les deux autres et que vous dites exactement la même chose et que vous êtes issu du même bloc et que vous avez gouverné avec les mêmes personnes sous l'égent et que du coup vous êtes littéralement des clones. Effectivement, la question de savoir pourquoi une triple candidature cette question se pose. Non. Donc moi je vais dire ce que je veux faire puis je vais dire qui je
suis. Ça c'est naturel et puis les Français feront un avis. On on n'est pas là pour le vos auditeurs, c'est des c'est c'est des auditeurs qui sont exigeants, qui sont responsables, qui écoutent euh les propos de chacun et qui se font un avis. Ils ont pas besoin de savoir quelle différence je vois moi. L'important c'est ce qu'ils voi eux et ils en voient pas. Ben c'est du coup c'est effectivement important et potentiellement problématique doitard effectivement si eux ne voient aucune différence parce que votre programme est le même c'est-à-dire un programme à droite qui flirte avec l'extrême droite hein concrètement effectivement oui on peut se dire que potentiellement on peut se poser des questions. C'est ce qu'ils pensent eux et et on peut quand même considérer que le débat
public il repose sur le bon sens des Français et sur leur raison. Vous inquiétez pas l'exprimer. Oui mais ça finit sur le bon sens bien sûr. Ça finit sur le bon sens. Quand quand tuen viens Ah, vous inquiétez pas, les Français, ils auront le bon sens de savoir pour qui voter. C'est vraiment que tu n'as plus aucun autre argument. Ça rame. Ouais, ça a sorti les rames. Ça a sorti les rames. Ça a sorti les rames. C'est là que tu vois l'arrêt sur image est terrible. C'est là que tu vois que il est pas seulement agacé, il est aussi perdu. Le Édouard Philippe, il est aussi perdu. C'est quand même c'est quand même terrible quoi. C'estàd que il passe son temps à nous dire "Mais ma candidature, elle est singulière, elle est importante, elle a des raisons d'exister
face à celle de de Gabriel Atal et c'est pour ça que je viens face à celle de Bruno Retaillot." Et on lui dit "Bah d'accord, mais du coup c'est quoi votre différence ? Vous nous dites que vous êtes là pas seulement par pur e égo, mais aussi pour défendre une voix singulière. Bah quelle est votre voix singulaire ? Puisque c'est vous qui le dites, il est pas capable de répondre. C'est emmerdant quand même. C'est un peu c'est un un chouille un tantinel un peu c'est pas c'est pas c'est pas confortable quoi. C'est pas confortable. Euh il reste combien de minutes ? Oh il reste écoutez il reste 1 minute 15 euh mais on va l'écouter quand même puisque c'est consacré au détournement de fond dont il est suspecté. Ce serait dommage de s'en priver. Dernier mot. Je rappelle que le parquet
national financier a ouvert une information judiciaire pour des soupçons de détournement de fonds public, favoritisme, prise illégale d'intérêt, concussion au Havre. C'est une de vos anciennes collaboratrices qui dénonce un possible conflit d'intérêt sur un un marché conclu entre la mairie et une association dirigé par l'une de vos anciennes adjointes. On a connu ces derniers temps des campagnes présidentielles heurtées par des affaires judiciaires. Si vous étiez mis en examen, est-ce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne ? Bon dans cette histoire très technique qui en a fait part de dénonciation d'une d'une ancienne directrice générale adjointe de Ouais. Alors bon donc pour le tremblement tout à l'heure, j'ai rien dit mais alors évidemment toujours être
prudent avec l'analyse du langage corporel qui n'est pas univoque mais tout en étant pas unoque qui dit quand même quelque chose regarder la gestuelle d'Edouard Philippe regardez ses mains à cet endroit-là parce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne dans cette histoire très technique qui en effet par des dénonciations d'une ancienne directrice générale adjointe des services de voilà donc là on a débat fouillement dans le verbal, dans le corporel, on a des gestes d'autoactes de stress. Ça peut être autre chose. Ça peut être autre chose. Des gestes d'autoact, ça peut être pas forcément des gestes de stress, mais simplement des gestes de mauvaises habitudes, ça peut être des tics corporels. Mais évidemment l'analyse du langage corporel, elle doit toujours se faire en
partant d'une baseline, en partant d'une d'une onpple toujours le mot baseline, mais je vais essayer de pas faire d'anglicisme. Donc, en partant d'une référence de comparaison. Voilà, le l'analyse du langage corporel doit toujours se faire en partant d'une référence à partir de laquelle on peut établir une comparaison. Et en l'occurrence, on avait pas vu depuis le début de l'interrogation Édouard Philippe se triturer à ce point les mains. Il est quand même sur un truc, c'est c'est il y a la main gauche qui tremble, la main droite qui vient qui vient triturer le petit doigt. Une ligne de base. Une ligne de base, une base de référence. Une base de référence. Absolument. L'analyse du langage corporel, elle se fait toujours à partir d'une base de référence. He bon là, on a
tout le reste de l'interview comme base de référence. On ne l'a jamais vu ce tripatouiller à ce point-là les doigts. Donc là, vous voyez vraiment l'image d'un homme qui répond en étant dévoré de stress, hein. De toute évidence, ça s'entend dans les bafouillements, ça s'entend dans le le verbal qui fiche le camp, dans le paraverbal qui ne se contrôle plus, dans les les gestes d'autoct parasite qui se démultiplient. Euh, tu sens qu'il est pas très à l'aise le Édouard Philippe sur la question quoi. À minima, disons qu'il est pas serein. Après, attention, il faut aussi dire que euh l'analyse du langage corporel en étant évidemment prudent et en faisant attention et en prenant toujours ça comme des indices et jamais comme des preuves, peut te permettre d'identifier chez quelqu'un euh
des manifestations visibles du stress. Après, il y a la question de savoir pourquoi est-il stressé ? Est-ce qu'il est stressé parce qu'il sait qu'il ment et qu'il a peur d'être découvert ? Ou est-ce qu'il est stressé parce qu'il sait qu'il dit la vérité et qu'il a peur de ne pas être cru ? Dans les deux cas, c'est du stress. Et dans les deux cas, le stress est susceptible de se matérialiser de la même manière. Donc attention, avec l'analyse du stress, c'est pas parce que vous identifiez chez quelqu'un des indices corporels du stress qu'on peut effectivement retrouver. Et d'ailleurs, j'ai pas besoin là d'attirer votre attention au dessus en les pointant comme ça. C'est toujours satisfaisant évidemment d'aller, il y a il y a cette idée du décryptage qui est intellectuellement
stimulant, satisfaisant d'aller déconstruire les choses comme ça, regarder brique par brique, zoomer sur les gestes et cetera. Il y a quelque chose d'élégant dans l'analyse mais en fait vous n'avez pas besoin de moi. De toute façon, j'ai même sans avoir vu ses mains inconsciemment, vous avez senti là qu'il était stressé. C'est aussi la limite de l'analyse du langage corporel, c'est que en réalité souvent elle revient à enfoncer un peu des portes ouvertes. C'estàd que tu as pas non plus besoin d'avoir fait bac + 12 en rhtorique pour voir que le gars là il est pas tout à fait bien dans ses baskets. Et surtout l'analyse du langage corporel, même si elle peut mener à l'identification effective du stress chez un individu, elle ne te dit pas pourquoi il est stressé. Et c'est et
cette question-là et celle qui compte hein encore une fois il peut être stressé parce qu'il ment et qu'il a peur d'être découvert ou parce qu'il dit la vérité et qu'il a peur de ne pas être cru. Donc tout ça pour dire que euh on sait qu'il est pas bien à l'aise dans ses baskets à ce moment-là. On ne sait pas pourquoi, mais on sait que ça vient le chercher, ça vient le taroder, ça l'agace un peu. Enfin, plus plus que ça l'agace parce qu'on a vu des manifestations d'agacement auparavant, plus que ça l'agace, ça l'angoisse semble-t-il. la communauté urbaine du dans cette affaire très technique, je vous propose de retenir trois principes simples. Le premier, c'est que je n'ai pas enf la loi et je suis innocent. Ah bah enfin, ça c'est une pétition de principe. C'est c'est justement une
pétition de principe. C'est ce qu'il lui appartient de démontrer. Alors c'est le contraire. C'est à l'accusation qu'il appartiendra de démontrer le cas échéant si ou non il est coupable. Donc il ne lui appartient de démontrer rien du tout. Mais judiciairement, il ne lui appartient de démontrer rien du tout. Médiatiquement à partir du moment où la question se pose, elle se pose et là c'est à lui de se défendre. C'est pas à nous de partir du principe qu'il n'a rien fait que je je tiens à le dire. Le deuxième, c'est que je me suis tenu et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront. Alors vraiment, je je l'ai fait, je continuerai à le faire. Je je suis la trisème trème principe, c'est que je suis candidat à l'élection
présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera. Mise en examen décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle. Merci. Ah, c'est pas bon. Ah ouais, là c'est pas bon. Alors alors alors donc euh évidemment rhtoriquement c'est pas bon puisque euh ce que l'on évoque c'est ce qui ne va pas de soi. Ce qu'on a besoin de préciser, c'est ce qui n'avait pas besoin d'être précisé. Et d'une manière générale, enfin non, je vais pas je vais pas partir là-dedans, je vais faire plus simple. Il y a une règle en rhtorique, ce qu'on appelle le principe de proférence. Le principe de proférence, c'est l'idée que les mots ou les idées que tu profères, tu les mets
dans l'esprit de tes auditeurs et de tes auditrices, quand bien même ces mots sont situés dans une phrase dénégative. Euh, enfin, on dit une phrase négative, quand même, ces mots ou ces idées sont situés dans une dénégation, dans une phrase négative. Et donc en l'espèce quand Édouard Philippe nous dit 3ème principe aucune condamnation non définitive ne m'empêchera d'être candidat, on entend condamnation. On entend condamnation. On entend que lui-même est en train d'envisager la possibilité que tout cela aille jusqu'à une condamnation non définitive évidemment puisque il y a moins d'un an qui nous sépare de la présidentielle et que en moins d'un an telle affaire de faire le jugement, l'appel et encore moins la cassation. Donc évidemment qu'il y aura jamais de
condamnation définitive d'ici la présidentielle. Mais par contre il peut en effet alors ça paraît très très court hein, ça paraît excessivement court mais il peut y avoir mise en examen, ça c'est possible, condamnation, je vois pas comment, mais pourquoi pas ? Et donc c'est ça qui est fou, c'est que en plus l'hypothèse est même pas crédible. Ce qui est fou c'est que l'hypothèse est même pas crédible. Qu'il y ait mise en examen d'ici la présidentielle, c'est pas impossible. qu'il y ait condamnation en première instance, il faudrait que ça aille sacrément vite quand même. Faudrait que ça aille sacrément vite. Ça paraît très peu probable. Et donc je ne vois pas pourquoi il évoque cette possibilité, le fait de dire toute condamnation non définitive, aucune condamnation non. C'était quoi déjà ?
Attendez, je me souviens plus de sa phrase exacte. C'est que je suis candidat à l'élection présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera pas. Aucune mise en examen ne vous empêche. Ah ok. Oui oui il il OK. Il a pas il a pris de décision. Aucune décision ? Non. Alors, c'est quoi ? Attends, c'est quoi ? C'est tortue son truc qui a une double négation. L'élection perd. Je je suis Voilà. La troisème trè principe, c'est que je suis candidat à l'élection présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera. Aucune mise en examen ne vous empêch décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle. Merci. Et OK, donc il dit aucune décision non définitive de justice. OK, il parle pas
de condamnation. Il parle pas de condamnation. Il parle pas de condamnation. content pour moi. Mais malgré tout, quand il parle de en fait quand il parle de décision non définitive de justice, tout le monde entend une mise en examen à minima, voir une condamnation, une décision non et même une décision non définitive de justice. Ce ce vers quoi est guidé notre interprétation, c'est la condamnation. Puisque une mise en examen, par définition, elle est ni définitive ni non définitive. une mise en examen, c'est une c'est une mise en examen. Ce qui peut être non définitif, c'est une condamnation. Une condamnation en première instance, elle n'est pas définitive puisque il y a possibilité de faire appel et puisqu'il y a possibilité de faire appel. Donc quand il dit aucune
décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat, lui il pense à la mise en examen parce que évidemment une condamnation n'interviendra jamais ou du moins ça semble très peu probable si jamais elle devait intervenir avant avril 2027. Donc lui, il pense à la mise en examen, mais le fait de rajouter non définitive nous, ça guide notre interprétation, ça guide notre écoute. Et même vous avez vu, moi ma première réaction, c'est que j'ai entendu condamnation alors qu'il prononce pas le mot mais ça guide notre écoute vers le concept de condamnation. Et donc on a Édouard Philippe qui l'a placé face à euh une affaire qui lui vaut une instruction judiciaire qui pourrait lui valoir, nous verrons bien, euh une mise en examen au lieu de dire "Écoutez, toute cette affaire est
tubuesque, c'est totalement falacieux, euh mon innocence est totale, euh l'avenir le démontrera et je me tiens évidemment à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions dans la sérénité et mes réponses démontreront de manière certaine n'est absolu que tout cela n'est rien d'autre qu'un tissu d'affabulation, d'imagination que je dois à la dénonciation calomnieuse d'une ancienne adjointe. Écoutez, la politique est aussi faite de ça. C'est pas très beau, c'est déplorable, mais qu'est-ce que vous voulez ? Ça ne fait rien et ça ne me détournera pas de mon enjeu, mon objectif, mon chemin qui est au service des Français. Tu vois, tu dis ça et c'est bon. Tu dis ça et c'est bon. Tu vois,
tu dis ça et c'est bon. Mais non, là il y a euh premièrement euh c'est c'est pas très gentil, ça vient de mon ancienne adjointe. Deuxièmement, je suis candidé à l'élection présidentielle. Troisièmement, euh aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera d'aller au bout. Ah oui, mais là ce qui vient de nous mettre dans l'esprit, sans même l'avoir prononcé, c'est le mot condamnation. Décision non définitive de justice. Il vient de nous mettre à l'esprit, sans même l'avoir prononcé, l'hypothèse qu'il puisse être condamné. Ce qui est évidemment l'exact contraire de ce qu'il faut faire. Dans une telle situation, tu clames ton innocence, tu charges l'accusatrice et tu te dis au service des Français à la disposition de la justice et j'ai envie de te dire ça c'est dans c'est
dans les c'est dans les livres, c'est dans les manuels, tu vois. C'est dans les c'est dans les manuels. C'est comme pardon de vous dire ça mais le le la politique alors pas toujours heureusement mais parfois c'est un peu comme de l'escrime c'est-à-dire que il y a des situations c'est attaque défense repost pas sont écrits tu sais exactement dans quoi tu je je on va dire plutôt c'est comme un jeu d'échec je pense que l'analogie est meilleure. La politique le débat politique parfois pas toujours. C'est aussi mécanique qu'un jeu d'échec. C'est-à-dire que à la première pièce avancée, tu identifies la situation, tu sais exactement comment vont se résoudre les 10 coups suivants parce que de facto il y a il y a pas d'autres solution et que toute autre solution va te mettre
dans la merde. Là, c'est le cas. Enfin, je veux dire, tu es accusé d'une affaire, elle est embarrassante, les manières de répondre sont insupportables bien sûr, de la pure langue de bois évidemment, mais écrite à l'avance, c'est un fait. et tous répondent de la même manière, sauf lui. Lui, il te dit "Attendez, lui, on lui a rien demandé, hein. On lui a rien demandé." Et tout seul, lui de lui-même comme un grand, il arrive à nous mettre à l'esprit le concept de condamnation.
Euh bref, dire "Je suis à la disposition de la justice", c'est scandaleux. Quand tu es mis en examen, la justice a pas besoin de ton autorisation. Tu as pas le choix. Ah mais bien sûr, mais c'est le principe. Mais c'est le principe. Mais Hugo Link, évidemment euh tout le principe c'est que tu dis quelque chose qui va de soi, mais en le disant, tu donnes l'impression que toi-même tu fais preuve de bon tu fais preuve de bonne volonté. Alors que en fait effectivement à un moment donné la justice te dit "Tu viens, tu viens." Absolument très bien. Bon bah écoutez, c'était intéressant. Euh Édouard Philippe non c'était pas du tout intéressant. Il n'a absolument rien dit. Je vous rappelle que c'est l'homme qui nous explique queil va proposer un programme massif pour la France.
Programme massif dont on attend encore le début du commencement de la première proposition. La preuve, il est infoutu de dire qu'est-ce qui le différencie de Gabriel Atal ? Donc non, c'était pas intéressant. Par contre, c'était éloquent. Enfin, non, c'était pas éloquent non plus. C'était pas éloquent non plus parce qu'on a découvert qu'il était éclaté euh queil était pas capable d'enchaîner deux phrases sans s'énerver qui perdit qui perdait son sang froid que il laisse voir son agacement puis son anxiété et que il est un foutu de répondre de manière à peu près structurée à des questions qui pourtant sont assez élémentaires. Euh qu'est-ce que c'était alors ? C'était surprenant. Voilà, c'était surprenant par contre parce que c'est vrai qu'Édouard Philippe, on nous l'a dépint comme le
mozzard de la politique, euh la nouvelle merveille de la droite, l'homme que vous allez voir ce que vous allez voir quand il sera en campagne, ça va dépoter. Pour l'instant, mon gars, ça dépote rien du tout. C'est c'est c'est d'une faiblesse et d'une fragilité confondante. Écoutez, pas sûr qu'il a à s'en plaindre quelque part. Est-ce que c'est pas une bonne nouvelle ? C'est ça la question. Est-ce que c'est pas une bonne nouvelle ? Allez hop, ce sera la fin de la vidéo. Bon, c'est systématiquement débile mais toujours inattendu. Absolument. J'ai l'impression que dès qu'un candidat se présente, pour quelque élection que ce soit, les affaires plus ou moins vieilles ressortent. Pourquoi ce timing ? Mais pas du tout. Mais pas du tout. Euh c'est pas ça qui se passe. Ce qui se
passe, c'est que la justice va à son rythme et donc euh la justice euh comment la justice instruit les affaires. Alors oui, un il peut y avoir comme ici parfois des affaires qui émergent sur la foi d'une euh dénonciation, dénonciation qui peut-être calomnieuse et dénonciation qui peut-être motivée par l'entrée en campagne d'un tel ou d'un tel. Donc ça ça peut arriver. Mais la plupart du temps, ce qui se passe, c'est juste que la justice prend son temps, que contrairement à ce que les hommes et les femmes politiques qui sont mis en examen tent de nous faire croire, la justice, elle est soigneuse, elle prend le temps d'aller chercher dans le détail. Si vous prenez l'affaire Sarkozi, c'est des milliers des milliers de documents de de
pages d'entretien que les juges doivent lire, relire à chaque nouvelle instruction. Donc c'est c'est long. Le temps de la justice, malheureusement en politique n'est pas le temps médiatique. Et pourquoi est-ce que les affaires ressortent quand les gars sont candidats ? pas qu'elles ressortent quand les gars sont candidats, c'est que les gars ont des affaires au cul et sont quand même candidats et du coup à ce moment-là, on les confronte à ces affaires. Mais et si d'aventure ils sont innocents, ce qui est toujours possible, alors ils ont bien raison de se présenter au suffrage des Français s'ils sont innocents ou s'ils s'estiment innocents en se disant que on les a on a porté une accusation qui est erronée. Eux se disent la justice le démontrera et c'est pas une accusation erronée qui
va m'empêcher moi de me présenter au suffrage de mes compatriotes. S'ils sont innocent, ils ont bien raison. S'ils sont coupables, qui savent qu'ils sont coupables, qui vont né en moi en se disant nique de toute façon la politique va plus vite que la justice, je serai élu avant d'être condamné. Et ben dans ce cas-là, ça fait de des des personnes de basse moralité et de faible éthique. Enfin, oui, de basse moralité. Mais mais c'est mais c'est comme ça. Mais donc non, c'est pas n'y voyez pas une théorie du complot avec les juges qui veulent faire tomber celles et ceux qui sont candidats. C'est juste que aujourd'hui, il y a malheureusement beaucoup d'hommes politiques qui sont mouillés dans des affaires pour lesquelles ils sont ou non condamnés. Il y en a beaucoup. Euh et malheureusement
ces ces accusations ne les dissuadent pas d'aller chercher le suffrage des Français. Et donc effectivement le le accusations qui pèsent sur Édard Philippe, elles pèsent depuis longtemps mais on en parlerait beaucoup moins s'il était pas candidat à la présidentiel. Donc c'est c'est il faut pas renverser le sens de faut pas renverser le sens de la relation. C'est pas la justice qui va chercher des noises aux candidats, c'est les candidats qui se présentent malgré le fait que euh ils sont poursuivis pour telle ou telle affaire. Ce qui ne présume pas du fait qu'il soit enfin et quand je dis ça, je ne je ne présume pas du fait qu'il soit innocent coupable. Je je dis juste, ils sont accusés, ils y vont quand même. Bon, donc voilà, il faut il faut pas il faut pas il faut il faut il faut pas
y voir de la de la manigance de de juge. Fillion, c'était le cas. Fillion, c'était en cours. Fillion, c'était en cours. Mais Fillion Fillon, il y a une condamnation définitive les amis hein. Ah pour le coup Fillon, il y a une condamnation définitive. Donc Fillion, il est Oui. Alors pour le coup Fillon, ça ressort Fillon, c'est une boule de c'est c'est une c'est une boule puante de campagne. C'est vrai en ce qui concerne François Fillon, ça c'est parfaitement vrai. Mais en l'espèce, François Fillon, il est condamné et définitivement et à plusieurs reprises. Donc François Fillon, que ce soit pour l'affaire Pénélope, principalement l'affaire Pénélope d'ailleurs là, vous voyez bien que vous voyez bien que les statuettes, bah les statuettes, il y a pas d'affaires. Les statuettes,
il y a pas d'affaires. Par contre, les statuettes, oui, il y a alors j'amende ce que j'ai dit. J'amende ce que j'ai dit. Il peut y avoir des boules puantes, c'est-à-dire des affaires réelles ou fictionnelles, ça on ne le sait qu'après coup, des affaires réelles ou fictionnelles qui ressortent opportunément quand les gars sont candidats. Et vous avez raison de faire remarquer que c'est ce qui arrive aujourd'hui à Dominique de Villepin. Le fait est que lui-même a rendu les statuettes, preuve sans doute queil était pas totalement à l'aise. Et c'est ce qui est arrivé à François Fillon qui a été définitivement condamné. preuve que euh c'était c'est les faits étaient bien établis. Je fais remarquer que dans les deux cas, la boule puante vient du même homme,
Robert Bourgi. Donc en l'espèce, il y a un type, Robert Bourg, qui manifestement a réussi à à accumuler des munitions pour aller pour aller tirer sur une partie des hommes politiques de droite qu'il a côtoyé à l'époque. Qu'il a côtoyé à l'époque. Il a il a sa petite mle à malice effectivement. Voilà, Robert Bourg, de toute évidence, il a sa petite malle à malice. Après, il y a plein d'autres il y a plein d'autres affaires qui débouchent en ce moment sur l'ouverture d'instruction euh ou qui débouchent même sur des mises en examen et qui traînent depuis longtemps, qui sont en fait instruites depuis longtemps où l'enquête judiciaire a commencé depuis longtemps, les faits ont été dénoncés depuis très longtemps et ces affaires simplement suivent leur cours
et et bon bah c'est la justice, c'est c'est la justice, c'est la justice de notre pays. Elle fonctionne comme ça, elle est lente. Mais mais elle est pas mais mais pour autant pour autant il faut il faut la respecter et le fait est que en ce moment on se rend compte que la justice politique elle fonctionne quand même de de manière plutôt plutôt je trouve efficace quoi. On verra bien ce qu'il adviendra de Marine Le Pen en 2è instance mais on a bien vu que les juges n'avaient pas hésité à condamner en première instance Marine Le Pen puis Nicolas Sarkozi. ça aurait été difficilement envisageable il y a encore quelques années. Euh donc je pense que ça on peut s'en réjouir et et justement ne pas donner prise au aux arguments de ceux qui attaquent la
justice par exemple Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy en expliquant qu'il y aurait un complot des juges ou je sais pas quoi. Non, je pense pas du tout. Je pense je pense pas du tout. Je pense je pense que au contraire ce qu'on est en train de voir c'est la fin de l'impunité pour les responsables politiques et en ce qui me concerne je trouve que c'est tant mieux. Euh bref, bon je reviens pas sur le débat de Sarkozi. Combien combien de combien de combien de de c'est peu importe euh bref, si tu es coupable et que tu assumes en quoi c'est grave de te présenter, bah c'est pas grave, c'est un problème de moralité après.
Problème de moralité. Écoutez Marine Le Pen, en tout cas, on aura la on aura la le jugement en juillet, le 7 juillet, je crois. Et euh et euh Nicolas Sarkoi, ce sera plus tard, ce sera en novembre prochain, il me semble. Bon, moi vous savez hein, je pense que que que qui est des erreurs judiciaires, c'est un fait. Euh c'est même l'un des arguments principaux contre la peine de mort. L'un des arguments principaux contre la peine de mort, c'est le fait de dire que la justice est humaine, que étant humaine, parfois elle se trompe, queon l'a vu, qu'il y a des précédents célèbre, que malheureusement ces précédents sont même nombreux et que pouvant se tromper, la justice ne peut pas ne peut pas prononcer de peine
définitive au sens existentiel du terme. C'est un des arguments contre la peine de mort. Donc, il peut y avoir des erreurs judiciaires. Après, euh après euh en matière politique, ce qu'on a vu jusqu'à présent, c'est c'est plutôt des responsables politiques qui échappaient à leur responsabilité plutôt que l'inverse des personnes qui étaient condamnées sans sans sans raison. Et je crois que quand on voit de toute façon, je crois que de toute façon le fait qu'il puisse y avoir des erreurs judiciaires que ça pu ça ait pu arriver dans l'histoire, je pense que c'est pas un bon argument pour ne pas malgré tout faire confiance à la justice parce que c'est le meilleur paris que l'on est. C'est la meilleure chose. De toute façon, la justice toute imparfaite qu'elle soit est la meilleure que nous
ayons. Euh tout jugement sera toujours soumis à une petite part d'interprétation, voire d'arbitraire, voire d'erreur. Mais malgré tout euh la justice est humaine, c'est la meilleure que nous ayons. Les alternatives pour l'instant sont toutes pire que cette justice là qui qui donne l'opportunité de se défendre, qui possède plusieurs niveaux de juridiction, qui donne l'opportunité de faire appel, de d'être rejugé et cetera. Donc même si on peut jamais avoir totalement confiance en la justice, je pense que par principe et par hypothèse, il faut lui faire confiance. Et quand tu vois aujourd'hui ceux qui l'attaquent et qui remettent en cause son indépendance et qui remettent en cause son fonctionnement et qui tentent de la disqualifier,
euh Marine Le Pen, euh Nicolas Sarkozi, l'Empire Boloré, c'est news. Donc quand tu vois ceux avec qui tu cries quand tu attaques la justice, je pense qu'il faut retenir son hurlement. Euh je pense qu'il faut réfléchir un peu avant de les rejoindre. Rota. Donc moi, écoutez, tout en tout en mais c'est j'ai la même position sur le Conseil constitutionnel. Donc je vous ai toujours dit oui, il a plein de défauts et oui, les décisions du Conseil sont soumises à l'interprétation d'êtres humains et oui, à ce titre, elles sont parfois contestables, parfois discutables, parfois problématiques. Et on a le droit de contester les décisions du conseil ou du moins de les discuter ou de ou d'énoncer des critiques à leur égard. Par contre, il faut pas délégitimer le Conseil constitutionnel
parce que tout imparfaite qu'elle soit, il vaut mieux un contrôle enfin qu'il soit, il vaut mieux un contrôle de constitutionnalité que pas de contrôle du tout. J'ai la même take sur la justice. Oui, la justice, il y a 1 million de problèmes et de choses à lui reprocher et le faible taux de le faible taux de viol condamné et les biaiss qui existent dans le système judiciaire et qui sont connus de longue date et cetera. Donc oui oui bien sûr il y a plein de choses à il y a il y a il y a et la et la psychologie sociale a d'ailleurs montré à quel point est-ce que le le la justice était soumise à des biais qui sont aussi des bs cognitifs. Il y a des expériences de psychologie sociale qui honnêtement font froid dans le dos où on voit que il y a un biais racial qui
existe. qu' y a un biais euh il y a un biais social qui existe que quand tu es un marg quand tu es perçu ou présenté comme un marginal euh ou une marginale et que tu es jugé en justice, tu auras plus de chances d'être condamné et la justice sera plus sévère. Quand tu es une personne racisée et que tu es présenté devant la justice, tu as plus de chance d'être condamné et la justice sera plus effire. Figurez-vous que ça va vous étonner, mais il y a des expériences terribles qui ont été faites qui montrent que quand tu es perçu comme beau ou belle par le reste de la société, il y a pas de beauté objective mais il y a une beauté sociale. Et donc quand tu es perçu comme beau ou belle par le reste de la société, tu as moins de chance d'être condamné et si tu es condamné, les peines seront moins
importantes que si tu es perçu comme l' par la société. Quand je dis par la société, c'est des expériences de psychologie sociale où on a pris un premier groupe de gens à qui on a présenté plusieurs plusieurs personnes, plusieurs photos et on leur a dit de 0 à 10 classer la beauté de ces personnes. Généralement les cobailles, enfin les cobailles, les sujets de l'expérience protestent en disant "Mais je vais pas faire ça, mais si allez-y, allez-y, on en a besoin et cetera." Donc comme ça, tu établis une note de beauté pour les individus fondé sur un un panel. Ce qui veut pas dire que les gens sont beaux par nature ou objectivement. C'est juste que au regard des critères sociaux qui existent et on peut tous le tous et toutes le déplorer, ils sont jugés comme
dans dans les critères ou pas dans les critères. Et bien les personnes qui est derrière ces personnes-là euh ça ça se passe généralement avec des simulations de process. Tu peux faire ça avec de la vidéo, il y a il y a plein de manières de faire. Euh tu fais passer le même procès avec des gens ou même c'est même encore plus simple que ça. Je pense qu'on on donne on donne une je pense que c'est même plus simple que ça en fait. On fait lire aux gens un script d'un procès et d'un jugement. un truc généralement un peu raccourci et on leur donne une photo en disant voilà le l'accuser à cette tête-là ou l'accuser à cette tête-là. Et on se rend compte que quand l'accusé, tu montres une personne qui est euh identifiée comme belle par la majorité des des autres personnes
interrogées, cette personne-là est moins souvent condamnée et condamnée à moins de à des peines moins lourdes. Bon, donc voilà, tout ça pour dire que bien sûr que la justice, elle est toujours critiquable, qu'elle fonctionne sur des biais et cetera, mais moi je pense que c'est la meilleure que nous ayons. Je pense qu'on en a besoin. Je pense qu'elle est en train de montrer dans les procès SarkoZi et Le Pen qu'elle est capable aujourd'am puissant euh et on peut on ne peut que s'en réjouir. Et donc je pense que il faut faire très attention quand on parle de la justice et quand on aimait l'hypothèse qu'elle soit euh quand on aimait l'hypothèse qu'elle soit biaisée politiquement. Vraiment, je pense que il faut au
contraire manifester notre confiance dans le système judiciaire parce que justement en ce moment il est en train de montrer que il est capable de s'attaquer à des puissants et on moi je m'en réjouis et et de fait quand tu regardes ce que c'est qu'un procès, le temps que prend l'instruction, le temps que prend l'enquête, le temps que prend le travail des juges, le temps que prend le procès, bon qui a des biais, d'accord, Mais ça repose pas sur du vent quoi. En tout cas pas toujours. Bref, voilà. Donc donc non, je je serai vous je serai et et d'ailleurs de fait hein
encore une fois le procès Fillon certes ça lui coûte le procès Fillon certes ça lui coûte son ça lui coûte son élection mais à la fin il est condamné définitivement. Je veux dire, tu vois, les statuettes de les statuettes de machin là de de de Villepin. Euh certes, ça sort en tant que boule puante, bon sauf que le gars, il s'empresse de les rendre. Bon, c'est je crois quand même que là, on voit bien que c'est pas c'est pas des complots, quoi. Enfin, Fillon, c'était pas un complot judiciaire. Fillion c'est juste que le gars, il a il a il a volé de l'argent public. En fait, c'est aussi simple que ça. Et donc, il se fait attraper. Euh sans doute que certains avaient intérêt à ce que ça sorte à peu près à ce moment-là. Et ben, il payente. Et ben, let's go.
Bref, euh on va dire au revoir. On va dire au revoir euh au peuple du futur. Salut à vous peuple du futur. J'espère que ce stream vous a plu, euh que vous l'avez trouvé intéressant. Voilà, nous c'était cool. Nous c'était cool. On a on a on s'est bien marré. On est quel jour ? On est mercredi pour vous. On est jeudi, on se retrouve pour le stream de vendredi. On fera les perles. Incroyable peuple du futur. Si vous pouvez être présent en direct vendredi, on fera les perles, c'est toujours marrant. Et sinon, ce sera en replay évidemment euh samedi matin, enfin samedi midi comme d'habitude. Et vous le savez, je ne vous le répète pas, mais figure disponible sur toutes les plateformes de podcast. Il faut juste chercher le podcast figure. N'hésitez pas, même si vous avez
vu l'émission euh sur YouTube, à vous abonner à la chaîne podcast. Euh comme ça, qui sait, peut-être que le prochain épisode, vous aurez envie de le l'écouter en podcast. Et ben vous serez déjà abonné, ce sera super.
Édouard Philippe