Carburants, Géopolitique, IA - Jean-Luc Mélenchon face à Politico
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 34 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55OuverteRéponse directe
En tout cas, quel président seriez-vous ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent que c'est bientôt le retour des gilets jaunes ?
- 3:04RelanceÉludée
Est-ce que vous leur dites, allez-y, prenez les ronds-points, mobilisez-vous ?
- 5:34OuverteRéponse partielle
Comment mettriez-vous en place l'état d'urgence sociale et écologique ?
- 6:35RelanceRéponse directe
Vous risquez une pénurie en bloquant les prix ?
- 10:07ComplaisanteRéponse partielle
Le chef de l'État va rendre compte de ses efforts diplomatiques de retour de New York.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36PrésentateurChiffre
« où vous tutoyez les 20% dans le sondage du jour de notre partenaire Cluster 17. »
- 6:00Invité politiquePromesse
« ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix, qu'on les ramène à 1,70 »
- 6:09Invité politiqueChiffre
« leur marge a été multipliée par 7,5, sur la raffinerie. »
- 11:12Invité politiqueFait
« Je suis pour que la Russie se retire de l'Ukraine car nous, Français, ne pouvons accepter d'aucune manière qu'un quelconque problème se règle par l'invasion du voisin. »
- 11:57Invité politiqueFait
« un, pour le retrait des Russes, deux, pour la stratégie des petits pas, pour que personne ne perde la face. »
- 15:56Invité politiqueFait
« On va déjà lui dire commencer par vous retirer de l'Ukraine. »
- 17:09Invité politiqueFait
« sortir de l'OTAN ne veut pas dire qu'on abandonne la défense des frontières communes aussi longtemps qu'on est dans le même plan. »
- 20:27Invité politiqueFait
« La défense de la France doit être française. »
- 23:16Invité politiqueFait
« les Chinois ont offert une IA ouverte pour tous les pays du monde. »
- 25:15Invité politiqueFait
« le problème qui est posé c'est le débordement de l'invention »
- 28:44Invité politiqueFait
« nous sommes dans la course pour faire les premiers ordinateurs quantiques »
- 30:41Invité politiqueFait
« j'ai suivi l'analyse de Palombarini qui disait il y a trois blocs »
- 33:32Invité politiqueFait
« laudato si est un grand texte dont de multiples pages je pourrais les reprendre »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon83 %
- Présentateur10 %
- ?4 %
- Invité3 %
≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est en tout cas votre quatrième campagne présidentielle. Donc vous êtes un habitué, il vous a manqué en 2022 un peu plus de 400 000 voix pour être au second tour. Vous recommencez cette fois-ci avec des nouveaux concepts comme celui de la Nouvelle France
et
vous vous êtes, comme à votre habitude, lancé dans une campagne très tôt. Pendant ce temps, les écologistes sont encore en train d'hésiter. Les socialistes, eux, sont en pleine primaire. Vos amis insoumis, il y
en
a quelques-uns ici, saluent les très bons sondages actuels et notamment celui que vous avez beaucoup relayé aujourd'hui où vous tutoyez les 20% dans le sondage du jour de notre partenaire Cluster 17. Donc ça c'est le cas de figure où vous êtes face à Gabriel Attal, représentant du bloc central. Vos détracteurs, notamment PS, disent que vous êtes trop haut, trop tôt et que vous allez vous essouffler et que vous êtes clivant. En tout cas, quel président seriez-vous ? On va en discuter maintenant avec Anthony Lattier. Pouvoir d'achat, Donald Trump, intelligence artificielle.
C
'est l'heure de vous entendre. Alors, tout d'abord, commençons par le
prix de l'essence. Franchement, on se demande comment ça se fait que je sois là parce que je suis clivant, je suis parti trop tôt, l'autre coup c'était trop tard. Voilà, c'est bien. En règle générale,
quand
on construit un rapport de force, moi je recommande toujours à mes camarades de ne jamais sous-estimer
l
'adversaire mais de ne jamais non plus le surestimer. Donc, ça m'amuse de vous entendre, mais je tenais à le souligner.
Vous
pensez à qui
? Parce
que, parce que ça n'est pas rationnel. Le point de départ d'une campagne présidentielle, c'est pas les candidats, c'est l'état du peuple. Ce qu'ils pensent, comment ils se le représentent. Ensuite, c'est l'état de la superstructure politique. Les partis, qu
'est
-ce qu'ils ont à dire ? Où ils en sont de leur histoire ? Là, vous avez un peuple en état d'exaspération, une sphère politique quasi désintégrée, dans laquelle, notamment une composante essentielle de la mentalité politique des Français, la droite. Ça existe, la droite. La gauche, l'affaire est réglée, mais la droite, l'affaire n'est pas réglée. Et il lui faut retrouver un centre de gravité, un regard sur la société, et elle est perdue. Et nous sommes là-dedans. Donc, nous, les candidats à l'élection, le sujet n'est pas nous, c'est quel rapport on a à tout ça, et comment on espère le régler. Pardon, je termine. Le début, c'est ça.
C'est que les uns font un congrès, pendant que les autres font une élection.
C
'est-à-dire que, que ce soit les Verts qui votent beaucoup, les socialistes, ou même les communistes, tous sont en train de discuter de savoir ce qu'ils vont faire.
Mais
on leur a dit, vous n'allez pas attendre 5 mois avant, pourquoi pas la veille, pendant que vous y êtes. Et pendant ce temps, le pays continue à monter en état d'exaspération. Voilà le tableau.
Alors, dans ce tableau-là, l'état d'exaspération dont vous parlez, j'imagine que vous faites allusion notamment au prix de l'essence. On a un gasoil à plus de 2,4. Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent que c'est bientôt le retour des gilets jaunes ? Et puis, par ailleurs, qu'est-ce que vous dites à vos sympathisants ? Est-ce que vous leur dites, allez-y, prenez les ronds-points, mobilisez-vous, ou vous leur dites, gardez vos forces pour le mois d'avril
? Je
ne
sais
pas quelle idée vous vous faites de nous. Vous m'envoyez en train de passer des coups de téléphone. Allez les gars, prenez les ronds-points. Allez les filles, non, réservez-vous. Vous pouvez faire les appels publics. Mais tout ça n'existe pas, c'est dans votre tête. Mais vous, vous avez vu des gilets jaunes il y a trois ans, alors vous pensez que c'est comme les champignons. Quand on met du soleil et de la pluie, il y
a
des gilets jaunes. Ben non, il y a, je vous ai dit, un pays en état d'exaspération. Les gilets jaunes, c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend. Parce qu'au moment des gilets jaunes, on dépassait les 2 euros une fois de temps en temps, et ça montait vers 2 euros
le
litre.
Et
là,
on
est dans certains endroits, ça se vend à 3 euros.
Les
gens se privent de manger.
Les
gens ne peuvent pas ne pas utiliser leur véhicule, que ce soit dans la ruralité, parce que le pays a été reconstruit de cette manière-là.
Et
en ville, pareil. Donc les gens se privent de manger, ou se privent de déplacement. Et vous croyez quoi ? Que ça va se passer comme ça, tranquillement ?
Non,
alors les Français sont patients. Et surtout, il y a un paramètre qui perturbe leur réaction. C'est qu'ils reportent sur l'élection présidentielle le règlement du problème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, faire grève, avoir une action, c'est dangereux. Tout le monde se rappelle qu'on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes, et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800.
Par
conséquent, oui,
il
y a aussi une certaine peur qui existe. Mais vous savez bien que plus on met de quoi contenir, plus on augmente évidemment la force de pression. Moi,
je
vous dis ça pour, il n
'y
a rien besoin de faire, puisque vous me situez comme un agitateur, il n
'y a
rien besoin de faire. Parce que d'abord,
ce
n
'est
pas notre rôle. Dans la conception que nous avons, c'est pour ça que vous n'intéressez pas à ça, vous avez tort, vous avez une gauche traditionnelle. Alors, bon, la gauche super traditionnelle, elle ne fait rien, elle attend les élections. Puis aux élections, il vient deux, trois slogans, une bonne tête et en avant. Et puis, vous avez eu pendant longtemps quelqu'un comme M. Roussel, qui reprend le rôle aujourd'hui. Vous avez fait attention, il a dit, je vous appelle à faire la révolution. J'appelle à rien de tout ça, moi. J'appelle à gagner une élection, à avoir de l'action sociale, à ne pas se laisser faire.
Mais encore une fois, notre problème à nous, notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer.
Pour
régler les problèmes actuels, vous prenez depuis quelques semaines l'état d'urgence sociale et écologique.
Oui.
Je voudrais juste que vous précisiez concrètement comment vous le mettriez en place, parce que ça n'existe pas à l'heure actuelle. Ça veut dire que, quand vous arrivez au pouvoir, vous faites passer
une
loi
qui
permette de décréter l'état d'urgence.
Alors, commençons d'abord, ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix, qu'on les ramène à 1,70 et que Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge, parce que l'idée, c'est ça, leur marge a été multipliée par 7,5, sur la raffinerie. Ce n
'est
pas le moment d'aller s'en prendre aux petits distributeurs, ce n
'est
pas le sujet. Et puis,
il
y
a
aussi sur l'extraction et les autres opérations qui sont le propre d'une compagnie pétrolière. Ils ont fait des bénéfices considérables. Bon, ça fait toujours mal de se délester un peu d'argent, mais ça ne va pas les tuer. Donc, le premier objectif, c'est de ramener le prix à 1,70 en bloquant les prix.
Pardon, dans ces cas-là, vous risquez une pénurie, puisque qui, sur le marché mondial, va vendre à la France
si
on bloque les prix ? Vous avez bien raison.
C
'est-à-dire que, franchement, vous croyez une bêtise pareille ? Sérieusement.
Il y
a une demande très forte de brut et de raffiné si vous bloquez les prix. Non, il y a une demande. Si je bloque les prix, vous pensez vraiment qu'une compagnie comme Total ou d'autres vont dire « Ah, je renonce au marché intérieur que représente la France et je vais réserver mes barils de pétrole pour qui, s'il vous plaît ? » Parce que la Chine n'en a pas besoin. Parce que l'Inde n'en a pas besoin. Il s'approvisionne auprès des Russes et les Chinois se débrouillent sans. C'est pour qui ? Pour le Zimbabwe
?
Soyons sérieux. Ce n'est pas une objection. On peut objecter « Ah, mais M. Mélenchon, quand même, pour Total, c'est dur, mais à quoi ça sert que Total soit une compagnie française si on ne peut rien lui demander ?
»
Et si Total, vous êtes devenu des Français qui faites avec votre casquette, vous demandez la charité, « M. Total, vous voulez bien me donner un peu de sous ? » Jusqu'à présent, on ne réglez pas ça comme ça en France. Il y a des impôts, des taxes, des choses très déplaisantes, mais qui nous posent tous comme des sujets égaux de la République, comme des citoyens. Donc, mettons de côté l
'argument de la pénurie. Oui,
c'est via l'état d'urgence sociale et écologique ?
Alors,
pour
votre question, excusez-moi, parce que j'ai un peu dévié, je ne
vais
pas vous donner le sentiment que je ne veux pas. Alors, l'état d'urgence sociale, je vais vous dire comment c'est venu. On mettait ça, d'habitude, dans nos textes, c'est l'état d'urgence sociale. Et puis, quand on est arrivé cet été, on a imaginé, on s'est dit, mais quand même, il n
'y
a pas de dispositif d'urgence écologique. Rien n'est prévu. Alors, ça a fait venir l'idée qu'il fallait formaliser, parce que quand même, encore une fois, on est un vieux pays démocratique. Nous faisons par des lois, des textes, et pas à la tête du client et suivant l'humeur du président de la République. Donc, on s'est dit, il y a de fait un état d'urgence sociale. Notre pays connaît un état d'urgence démocratique. Ça existe, il y a des règles. On suspend des libertés constitutionnelles. L'article 16 de la Constitution est celui qui va le plus loin.
D
'accord ? Donc, on s'est dit formalisons. Disons, il y a état d'urgence sociale et cela donne au pouvoir exécutif le pouvoir de faire ceci, ceci, cela. Alors, il
faut
faire la liste. On a commencé à travailler. On n'a pas fini. On est d'ailleurs plus avancé pour social qu'écologique parce qu'il y a trop de monde qui s'en mêle autour de moi. Mais pour la partie sociale. Donc, on fait la liste. Il n'y
a
pas besoin, forcément, d'une loi à cette étape. Prenons un exemple. Le blocage des prix, ça existe déjà dans le Code du commerce. Bloquer les loyers, ça existe. Mais, à chaque fois, je prends ces deux exemples. Il y a, avant, il y a un temps de consultation. Bref, ce qui fait que le temps que vous
consultez, Il faut préciser le temps de consultation
et le
de
consultation de
parlement. Ce sont,
les décisions s'appliquent immédiatement. Et puis ensuite, comme dans toutes les démocraties, comme on le fait aujourd'hui quand il y a des ordonnances. L'Assemblée nationale vote une ordonnance. Vous avez droit à deux lignes dans le texte de la loi et puis après l'ordonnance, c'est vas-y, quoi. Et à la fin de l'année, on revient. Enfin, normalement, le gouvernement doit revenir.
Il
ne le fait pas tout le temps. Mais dans ce pays, maintenant, même la Constitution, c'est olé olé. Et l'Assemblée nationale dit oui, ça, c'est bien, ça, non, ça, bon, bref. Donc, ça n'enlève pas, ça n'abroge pas la démocratie sur ces sujets. Ça suspend les règles d'exécution des lois qui ont cours et de la possibilité d'agir par décret. Donc, ce que je ferais là, qui c'était maintenant, je bloque les prix à 1,70, je bloque les loyers, etc. Il y a comme ça une série de choses qui sont liées à l'état d'urgence. Il faut bien que les gens vivent, quoi.
Alors,
on
va écouter ce que dira ce soir le chef de l'État qui va rendre compte de ses efforts diplomatiques de retour de New York. Il va parler beaucoup de la Russie. On a été frappé par ce que vous avez dit hier où vous avez parlé d'une escalade sur le front de la guerre en Ukraine en parlant, en pointant la responsabilité des attaques en profondeur dans le territoire russe
comme
si vous aviez, vous mettiez en doute la capacité de l'Ukraine à simplement se défendre.
Voilà. Je l'ai fait exprès pour vous faire réagir parce que ça marche à tous les coups. J'ai dit d'ailleurs, quand j'interviens, j'ai dit je sais que vous pourriez conclure que je veux absoudre la Russie et ça marche. Donc, je suis content parce qu'on peut parler de cette affaire. Que sommes-nous ? Vous, vous êtes des journalistes
mais
nous, on est en charge de pays. Alors,
il
y
a
une guerre et tout ce qu'on aurait à faire, c'est des concours de phrases, de mouvements, de mentons. Mais ça, c'est l'irresponsabilité. Premièrement, nous avons la situation de base. Je suis obligé de le répéter. Sinon, on va croire des choses qui ne sont pas. Je suis pour que la Russie se retire de l'Ukraine car nous, Français, ne pouvons accepter d'aucune manière qu'un quelconque problème se règle par l'invasion du voisin. Et nous en avons une expérience. Nous avons été envahis quatre fois par notre voisin. Si bien que définitivement, un Français ne peut pas admettre que les problèmes se règlent en Europe. Deuxièmement, la stratégie de la dissuasion nucléaire.
Donc,
j'ai l'impression que beaucoup ne méditent pas assez la signification.
Mais
la dissuasion nucléaire, c'est l'arme totale.
Et
c'est une arme posthume. Parce que vous tirez quand l'agression a eu lieu. Et nous, Français, un coup, il n
'y a
plus de France. Bon. Donc, je plaide pour le sérieux. Pas pour le scrogneugneu. Depuis le début, je me suis prononcé, un, pour le retrait des Russes, deux, pour la stratégie des petits pas, pour que personne ne perde la face. Vous ne pouvez pas faire perdre la face aux Russes, vous ne pouvez pas la faire perdre aux Ukrainiens. Il y
a
eu trop de morts. Donc, j'avais dit, on commence par se mettre d'accord, c'était ma proposition, pour protéger les centrales nucléaires. Pourquoi ? Parce que s'il
y
a un problème avec la centrale nucléaire, on y aura tous droits, plus toute la population riveraine de la Méditerranée, vu que les fleuves se jettent dans la mer Noire. Donc, j'approuve le président de la République quand il propose, avec d'autres, qu'on dise, ben, stop, pour les tirs sur les infrastructures et les infrastructures
énergiques. Vladimir Poutine
a dit non. Il n'en était pas
question. Eh bien, il a tort et il va falloir lui mettre la pression. Bien sûr qu
'il
va dire non, mais réfléchissons-y nous, comme ça, entre nous, là, en suspendant le temps et en faisant comme si on était les trois tout seuls. Bon, franchement,
vous
croyez que c'est une bonne idée de dire bon, alors non, on ne tire pas sur les infrastructures énergétiques, ni sur les ponts, ni sur les voies ferrées, alors on tire sur qui ? Les installations militaires et la population.
C
'est exactement ce qui se passe. Donc, j'approuve cette initiative parce qu'elle procède de la logique des petits pas.
Que
voulez-vous qu
'on
fasse d'autre ? Mais,
après,
il
y
a le reste. Essayons de mettre un cadre pour la paix. Un cadre, c'est-à-dire amener le terrain à des discussions concrètes. Exemple, nous, les Européens, il n
'y a
pas que les Ukrainiens qui ont des garanties à demander. Nous, les Européens, nous en avons. On peut dire, on n'est pas d'accord pour que, par exemple, les centrales nucléaires ne soient pas protégées. On n'est pas d'accord pour que personne ne s'engage à déminer les fleuves, la terre et la mer Noire là où elle a été minée. Et puis, je pourrais continuer comme ça et depuis le début, je mets une clause dont maintenant, j'espère que tout le monde commence à comprendre que c'était important depuis le début, mais personne n'a rien fait, qui est l'interdiction des tirs de longue portée. Parce que prenez-le par le bout que vous voulez, mais transformez-vous en ukrainien ou en russe en cinq
minutes. Si vous êtes un
ukrainien, écoutez-moi, si vous êtes un ukrainien, il est évident que vous ne pouvez pas admettre qu'on vous bombarde de votre capital. donc tout ce qui vous passe à portée de main pour vous défendre, vous vous en servirez. Et vous êtes légitimes à le faire puisque c'est vous qui êtes envahi. Mais nous qui sommes autour, on a aussi à dire quelque chose. Est-ce que vous imaginez que les Russes vont accepter qu'on tire sur Moscou et vont rester les bras croisés ? Est-ce que vous savez qu'on tire avec des armes françaises et anglaises ? Vous le savez. Donc nous sommes en train de devenir belligérants. C'est la pire des situations, il ne faut pas de ça.
Donc, que puis-je faire d'autre que de dire
si
c'était moi qui étais en responsabilité, j'entends quel est le problème qui est posé. Et j'essaierai de voir comment on peut refaire du chemin concret. Voilà.
Mais je
ne vous dis même pas que je suis sûr du résultat. Mais ce qui ne sert à rien, c'est de faire monter le ton de tous les côtés pour rien. Sinon, on
va
créer un incident qui pourrait finir par devenir fatal.
Et inviter Poutine au G20 à Miami, ce que vient de faire Donald Trump, malgré l'opposition de l'Europe, Marine Le Pen qui était là tout à l'heure a dit que pourquoi pas. Vous, qu
'est
-ce que vous en pensez ?
Est
-ce qu'il faut donner
une chance à l'heure ? Moi, je ne suis pas le bon client
pour parler
du G20. Il faut rester ferme.
Non, mais attendez, je ne
suis
pas le bon client, j'ai toujours condamné ce machin. Moi, je connais l'organisation des États-Unis, des Nations Unies, pardon. Voilà, ça, c'est un cadre international. Après, on a fabriqué un petit truc qui était le G7. C'est Giscard qui avait trouvé cette idée-là. C'était flatteur pour la France, à nous situer en groupe de 7. À l'époque, on était les 5e là-dedans. Et maintenant, alors après, on est passé à 20. Alors le G20, alors le G7 dit au G20 ce qu'il faut faire, qui le dit au G70, qui le dit au G100. Non, il y a les Nations Unies. Donc, si ça doit se régler quelque part, c'est que ce soit aux Nations Unies.
Maintenant, si Trump fait venir Poutine au G20, il me semble que la première question qu'on doit poser, c'est pour quoi faire ? Avant de dire on est pour, on est contre. On commence par dire, mais pourquoi vous le faites venir là ? Qu'est-ce que vous en attendez ? Est-ce que quelque chose va être sur la table ? S'il n
'y
a rien sur la table,
ce
n
'est
pas la peine qu'ils viennent. On va déjà lui dire commencer par vous retirer de l'Ukraine. Et
on
pourrait par exemple dire, avant le fait venir au G20, pour dire quelles sont nos conditions à nous. Peut-être, alors ce que j'ai dit tout à l'heure, plus le fait que quand Trump propose qu'un bout de l'Ukraine passe aux Russes, peut-être qu
'on
rajoute un codicil. Si, les gens sont d'accord, c'est-à-dire qu'on les fait botter.
Mais
il faut qu'il
y ait
une raison à la présence. Si c'est juste pour faire du symbole et ensuite du tralala dans les couloirs, ça ne sert à rien qu'il reste chez lui. On va gagner du temps.
Il
y a
une autre structure, c'est l'OTAN de laquelle vous voulez sortir. Vous sortez là en mai 2027, si vous arrivez au pouvoir. Et est-ce que vous retirez les troupes françaises d'Estonie, de Roumanie, là où elles sont positionnées
? Tout
de suite. Ça n'a pas de rapport.
Elles sont sous bannière de l'OTAN ?
Non, ça n'a pas de rapport. L'OTAN, c'est l'OTAN.
Il
y a un commandement militaire unifié et puis les pays que vous avez cités sont membres de l'Union Européenne.
On
est d'accord. Estonie, Lettonie, etc. Ça, ça rentre dans le cadre de l'accord du traité de fonctionnement de l'Union Européenne. Mais
la fonctionnerait avant des pages.
Ah non, attendez. Nous sommes liés les uns aux autres
par
un devoir de riposte commune. Donc sortir de l'OTAN ne veut pas dire qu'on abandonne la défense des frontières communes aussi longtemps qu'on est dans le même plan. Donc, nous sommes tenus et je n
'ai
pas l'intention de dénoncer cet accord. Ce n
'est
pas en ce moment qu'on va dénoncer un truc pareil. Par contre, l'OTAN, non. Non, non et non. Il ne peut pas être question. On s'est retiré pendant des années du commandement militaire unifié. On n
'en
est pas mort et ça n'a rien dérangé. Par conséquent, c'est tout à fait faisable. Et j'ajoute que quand on a affaire à quelqu'un comme Trump, c'est une affaire de dignité aussi. Ce type peut décider à lui tout seul si les avions décollent ou pas. Donc,
il
faut que la guerre lui convienne pour qu'on puisse se défendre. Et d'une. Deux,
comme
j'ai utilisé le mot annexion, on a dit « Ah non, ce n
'est
pas une annexion ! » Il y a un mot annexion qui dérange, mais quand même, M. Trump a obtenu le droit d'installer autant de bases qu'il veut au Groenland, qui est un territoire danois et européen. Deux bases. L'accord est... Ah ben, vous avez raison. Après tout,
non, mais je vous comprends.
Je vous comprends. Par exemple, il pourrait dire « Les Français, on vous met juste deux bases, une à la Martinique et une autre à la Guadeloupe. » On dirait « Ah si, c'est que deux bases ! » On comprend. Est-ce qu'une troisième vous ferait plaisir ? Mais enfin, les gars, où vous allez là ? C'est un rapport de puissance. Ce n
'est
pas un rapport de copinage. Il n'a pas installé une seule base là-bas. Et quand il en obtient deux, il ajoute, lui, il n
'est
pas comme vous,
lui,
il a ajouté, il a dit « Pour garantir la sécurité, virgule, et tous les autres besoins. » Ça s'appelle une annexion. Mais on est au 21e siècle. Donc ça s'appelle autrement, je ne
sais
plus comment il dit, on pourrait dire une invasion. Donc il a deux bases pour protéger le Groenland de qui, s'il vous plaît
?
De qui
?
On n
'en
pose pas la question. Si, il
dit des pays qui ne sont pas dans l'OTAN, il pense à la Chine et la Russie.
Alors, vous devinez ce qu'il pense
? C
'est ce qu'il a dit, pardon. Bon, alors il l'a dit. Ah oui, oui. Vous avez le droit de dire que c'est stupide. Vous pensez que la Russie va passer le détroit de Béring pour entrer au Groenland pour attaquer les Etats-Unis d'Amérique ? Mais dans quelle école de guerre on enseigne un truc pareil ? Ça n'existe pas. Il n'a jamais été question de ça. Il a été question de Cuba, il a été question de tout ce que vous voulez, mais pas de ça, et de la Turquie. Comme le temps court et qu
'on
veut vous interroger sur la télévision. Ah ben moi, je vous réponds sérieusement, c'est
des sujets sérieux. Juste un petit
mot sur la défense, parce qu'on est... Qu'est-ce qui vous fait peur dans le réarmement de l'Allemagne ? Avoir un voisin qui fait tampon et qui a une armée conventionnelle importante, en quoi c'est un danger pour la France
?
Parce qu'il y a une histoire, quand même. Je sais que ça ne compte pas, mais pour moi, si, ça compte. Je n'ai jamais cru que les Allemands aient autant de fois passé les frontières par le goût de passer les frontières. Il y a un certain nombre de déterminations qui l'ont conduit dans l'histoire à plusieurs reprises à passer les frontières. Bon. Un, je ne vois pas que leur position géographique ait changé. Deuxièmement, quand même, il faut être fait d'un drôle de bois. Nous avons fait l'Union Européenne pour qu
'il
n'y ait plus jamais la guerre. Ça, c'est la légende officielle. En vérité, il s'agissait de s'organiser pour faire face à une action de l'armée rouge à l'époque. Mais pourquoi pas ? On prenait ça au passage. Personne n'en a voulu au début de la communauté européenne de défense en France. Personne. Il faut s'en rappeler. On a voté. Ni Mendes France, ni aucune des grandes figures de la gauche modérée. Et je ne parle pas de la droite parce que je reconnais. Je me reconnais dans la phrase de De Gaulle. La défense de la France doit être française. Voilà. Et donc, je compte d'abord sur nous-mêmes. Mais que mon voisin déclare un jour
je
vais faire la plus grande armée conventionnelle d'Europe. On en a parlé où
?
À quel moment ? Nous sommes voisins, nous sommes unis dans une Union, nous avons un Parlement. On parle quand de ces questions-là ? Alors le voisin décide qu'il va faire la plus grande armée conventionnelle. Eh bien, moi, ma réponse, c'est non. Et si tu veux quand même la faire, alors il faut en parler. Et tu vas nous dire pourquoi. Et deuxièmement, est-ce que cette grande armée conventionnelle, elle est destinée pas à nous, j'espère, les Français ? Bien sûr que non. Alors pour faire quoi ? Se battre avec la Russie ? La dernière fois, ça n
'a
pas suffi. On recommence ? Bon, je parle pour les Allemands. Où sont installés les vecteurs nucléaires des Américains en Allemagne ? En Allemagne. Donc notre pays voisin qui veut avoir la plus grande armée a sur son territoire les engins nucléaires des États-Unis d'Amérique qui éventuellement peuvent leur valoir de recevoir un coup. Donc on recommence avec les spirales où on ne décide plus de rien et on est entraîné par des flots de circonstances. Je termine juste en vous disant une chose, je ne les crois pas.
Je crois qu'ils font ça pour, comme ils n'arrivent plus à vendre leur voiture et leur machine-outil avec lesquelles ils nous ont déjà roulés dans la farine pendant presque 20 ans, et bien maintenant ils s'apprêtent à faire une économie d'armement. Ils ont décidé de faire des satellites
dont
nous étions convenus de nous partager la répartition des rôles. Ils ont décidé de faire une fusée récupérable dont le pas de tir se trouve dans l'Europe du Nord alors que nous avons un pas de tir commun. Donc ne me demandez pas d'avoir la naïveté de participer à l'habituel engouement pour le couple franco-allemand. Eux ils disent le moteur, tu vois, en sens du concret un peu plus réaliste que nous... En tout cas avec moi ça ne marchera pas.
Oui, vous n'irez pas à Berlin quand vous serez élu.
Pourquoi pas ? Mais non, mais Berlin c'est très à gauche,
vous savez, il y a des rues très folklo,
hein ? Non mais je ne suis pas anti-allemand. Vous savez que je m'inspire de Karl Marx donc c'était un allemand, je vous l'apprends. Et
puis
après j'écoute beaucoup aussi Beethoven, donc...
On
va parler d'intelligence
artificielle parce que la régulation est importante. Oui, la compétition est sauvage sur l'intelligence artificielle et Xi Jinping qui est arrivé à Washington hier a rencontré Donald Trump et doit en parler d'ailleurs ce soir. Alors ils sont presque d'accord pour en parler un tout petit peu quand il y a vraiment un problème. Bon, mais Donald Trump a dit pas d'entité globale, il a dit ça à l'ONU lundi. Vous, vous prenez une gouvernance internationale. Oui. C'est pas utopique dans ces conditions avec un président chinois et un président américain qui n'en veulent pas
?
Pour les Chinois vous vous trompez.
Ils le veulent
?
Oui. C'est l'américain
qui n'en veut pas. Pour
l'instant l'américain a dit qu'il n'en voulait pas et que selon lui le Chinois n'en voulait pas.
Non mais c'est vrai que nous nous référons à ce que dit M. Trump mais il
y
a ceux qui lisent les journaux aussi. Vous avez peut-être entendu dire que les Chinois ont offert une IA ouverte pour tous les pays du monde. Vous vous rendez compte que c'est le contraire de ce que vient de dire M. Trump
?
Donc référez-vous à vos collègues qui écrivent depuis l'Afrique, l'Asie et ailleurs parce que c'est ça la position de la Chine aujourd'hui de ce que j'ai lu peut-être que vous allez m'apprendre que je me suis trompé et que M. Xi Jinping a dit le contraire aujourd'hui. Mais tout ce que je sais de la politique des Chinois ça m'étonnerait. Donc les Chinois aujourd'hui je sais que c'est c'est comme ça les gars il
faut
s'y faire. Vous en avez un qui désorganise tout qui désorganise d'abord ses propres règles qui a inventé des droits de douane alors qu'on croyait être à l'époque de l'ordolibéralisme qui menace tout le monde qui veut annexer le Canada aussi on n'en a pas parlé parce
qu
'on a parlé du Groenland mais ça aussi ça vaut le coup d'œil où est passé le Premier ministre du Canada sitôt qu'on l'a eu menacé à Pékin. Pourquoi à Pékin ? Parce que dans le rôle qui est aujourd'hui la compétition entre les deux superpuissances et bien Pékin assume le rôle de dire on en parle tous on discute nous sommes un pôle de stabilité notre intérêt à nous français c'est pas d'aller encourager Trump c'est de lui donner raison et puis d'être non aligné. Donc
Donc
votre gouvernance de l'IA
?
Alors attends parce que d'abord il faut répondre au cadre 1
alors
bon il n
'y a
pas de chrétien ici mais ceux qui sont chrétiens ont entendu le pape en parler la dernière encyclique traite de ce sujet et c'est un texte très intéressant bon pour nous les gens de gauche d'habitude c'est nous qui étions les premiers à répondre à un problème bon là cette fois-ci c'est l'église bon le premier texte mondial qu'on a eu c'est le texte de l'église mais il vaut la peine d'être lu ça concerne un milliard de croyants bon
c
'est un texte qui dit qu'on ne peut pas l'abandonner à la simple dimension du commerce pour ceux d'entre vous ils sont rares qui m'ont lu dans mon bouquin faites mieux je parle de cette nosphère c'est-à-dire cette pensée commune qui dorénavant a une forme matérielle au moment où j'écrivais l'IA n'était pas si avancée
et
nous avons donc ce problème posé à l'humanité entière le problème qui est posé c'est le débordement de l'invention c'est-à-dire que cette invention contient la capacité de se déclencher d'elle-même et d'être comme on dit non alignée c'est-à-dire pas alignée sur les conseils qu'on lui donne donc oui c'est important qu'il y
ait
une gouvernance commune pour deux raisons un, la contrôler deux, la répandre enfin si c'est une conquête technique il faut que tout le monde puisse en profiter ça veut dire que c'est l'équivalent de la machine à vapeur mais pour ce qui concerne les mécanismes de l'esprit l
'intelligence
artificielle n
'est
pas intelligente elle automatise des mécanismes intellectuels
oui
la machine à vapeur personne n'a dit qu'il fallait faire une pause là vous avez les patrons ben
c
'est pas tout à fait
le même danger non
alors
est-ce que vous
êtes favorable au ralentissement des ouvriers mais à part
ça est-ce que vous êtes favorable à un ralentissement des développements de l'IA
attendez d'abord
il y a une question je
la pose non mais je vais vous répondre mais choisissez à qui je réponds d'abord je finis avec vous ou je continue avec vous ça
dépend de la longueur de vos réponses
je vais quand même pas me contenter de grogner non alors vous vous m'avez dit qu'est-ce que vous faites pour la gouvernance c'est ça votre question voilà
alors moi
mon point de vue déjà c'est que il y a des choses dont je ne veux pas déjà pour commencer c'est la France comme parc d'installation de toutes sortes de machines à accumuler des données sur lesquelles elle n'aurait aucun contrôle et qui sont écologiquement désastreuses dans un premier temps ouais dans un premier temps tout le monde disait ah super on va voir ça en France un peu naïvement tu vois genre il y
a
un ordinateur ça veut dire que tout ce qu'il
y a
dedans est à moi non non les gars c'est pas à toi bon donc vous avez déjà des collectivités qui commencent à réagir et qui disent on n
'en
veut pas chez nous ça a été le cas du département de Saint-Saint-Denis qui est dirigé par un socialiste et je crois que ça va être le cas dans pas mal d'autres endroits parce que la consommation en eau la consommation en énergie est terrible donc vous voyez que en ayant dit ça aussitôt il y
a
une conclusion c'est que je ne serai prêt à accepter que pas prêt à accepter on le fera
à
installer nous-mêmes tous les éléments composants les bases les infrastructures de base de l'intelligence artificielle production d'électricité
contrôle
des câbles contrôle de l'espace par où peuvent transiter beaucoup d'informations et évidemment des ressources et puis il nous faut c'est ma position
un
centre public
c
'est à dire que centre public de l'IA oui oui oui pour avoir nous-mêmes et décider pour nous-mêmes ce que nous faisons de ces machines alors parce qu'on peut mettre dedans toutes sortes de choses vous le savez bien sans développer par les entreprises privées
oui
pourquoi pas oui bah oui mais de toute façon vous savez c'est toujours le même mécanisme c'est pas dans les entreprises privées qui trouvent le truc c'est les universités qui trouvent même les principaux acteurs des GAFAM aujourd'hui ont tous commencé leur business par des systèmes ouverts alors tout le monde contribue puis un jour il dit ah oui que c'est fermé c'est à moi bon donc bien sûr c'est des entreprises privées parce qu'elles sont avancées je pense il y en a au moins une qui est française et puis là si vous voulez ça tourne plutôt autour des plans que je voudrais voir développés parce que
quand
on discute avec le patronat c
'est
une discussion où c'est surtout la glande lacrymale qui fonctionne eux ils ont tout le temps à pleurnicher pour les histoires de cotisation nous on vient mais quand est-ce qu'on parle de ce que la France peut faire alors je pense que nous sommes dans la course pour faire les premiers ordinateurs quantiques
on
est dans la course deuxiaux on a la capacité de faire des supercalculateurs il faut les faire tertio à propos de l'espace il faut qu'on puisse aller et revenir et pas simplement tirer des satellites ce qui est déjà extraordinaire je m'empresse de le dire il nous faut donc l'avion spatial et ainsi de suite donc pour l'intelligence artificielle il y a déjà un système mais vous cassez pas la tête d'ici 4, 5, 6 ans le système se sera beaucoup généralisé par contre là où vous pouvez les avoir pardon avoir très peur
c
'est le mécanisme financier que ça a déclenché parce que vous avez des montagnes d'argent qui viennent de la sphère financière globale qui n'a plus aucune régulation et qui vont se mettre sur de l'investissement sur l'intelligence artificielle dans des conditions telles qu
'il
n
'y
a aucun modèle économique qui permet de dire cet argent là va rapporter des dividendes donc on ne le fait que pour faire monter des cours donc je vous dis un, ils entrent en compétition avec les emprunts d'Etat deuxiaux c'est très risqué parce qu'à un moment donné quelqu'un va se retirer et puis un autre pourrait prendre peur et puis un etc donc l'affaire de l'intelligence artificielle consigne numéro 1 sans froid consigne numéro 2 le contrôle le contrôle en général et le contrôle en particulier alors la vôtre de question on
est dedans là non
on
n'a plus
le temps par contre on va revenir quand même juste dans l'atmosphère franco-française je ne
sais
pas si vous avez regardé hier le débat du parti socialiste sur
la guerre non non
je regardais un peu à la fin parce que j'avais déjà fait plein
de choses
justement à la fin il y a eu un moment un clivage entre ceux qui pensaient sur le plateau que la vie politique française elle est en trois blocs ce qu'on a beaucoup dit la tripartition et ce Raphaël Glucksmann qui disait non non non en fait on a
quatre
familles de pensée en France
qu
'est-ce que vous en pensez est-ce qu'on revient est-ce que ça correspond au schéma
en
cours
et
bon écoutez
moi
j'ai suivi l'analyse de Palombarini qui disait il y a trois blocs
ça
me paraît être dans ce que j'observe
alors
on peut discuter de mettre la droite avec le centre mais l'UMP c'était quand même ça et ce qui est resté du DF c'était le modem c'était résiduel
donc
on peut dire il y a trois il y a trois blocs mais la vérité c'est que peut-être qu
'il
n
'y
a pas de blocs du tout
il
y a une opinion désorientée qui se cherche et qui va faire mouvement voilà après dans le parti socialiste non il n
'y
a pas quatre blocs ou trois blocs il n
'y
en a que deux ou bien vous êtes élu en faisant ce qu'il faut pour que tous les gens qui ont le coeur à gauche comme on dit votent pour quelqu'un de gauche plutôt que pour quelqu'un de droite ou d'extrême droite
ou
bien vous en fichez et vous vous dites ah ben non moi je suis là et puis je fais une alliance avec la droite voilà c'est tout il n
'y
en a que deux alors on sait qui est réparti comment mais c'est leurs affaires et eux c'est pour ça je vous dis ils sont en train de faire un congrès pendant qu
'on
fait une élection nous on est tous les jours en train d'essayer de gagner des électeurs eux sont en train d'essayer de se convaincre entre eux ou de ne pas se convaincre voilà pourquoi nous ne vivons pas tout à fait dans la même planète à cet instant nous verrons après ce que ça va donner
juste en quelques secondes vous irez à la messe du pape ou pas
?
à la messe
?
assister de façon laïque comme
d'autres responsables mais
attendez personne ne m'a invité non le pape est le bienvenu en France je tiens à le dire et j'exprime du respect pour le leadership spirituel qui l'incarne qu'a à voir aussi avec la France parce que le christianisme,
le
catholicisme ça a à voir avec le protestantisme aussi bien sûr ça a à voir avec l'actualité française il y a beaucoup de catholiques en France beaucoup de chrétiens bon voilà mais après participer à des cérémonies religieuses je ne sais même pas si ça lui fait plaisir de voir des mécréants là au milieu pendant que lui est en train de célébrer bon Dieu personne ne lui demande à lui si ça lui fait plaisir apparemment pas tant que ça parce que je me rappelle que quand François est venu à Marseille qui fut un moment extraordinaire puisqu'il venait pour prier pour les migrants toute l'extrême droite lui a crié dessus et moi pendant ce temps là je faisais une petite manif dans les quartiers nord avec des musulmans pour lui souhaiter la bienvenue alors c'est dire mais je n'ai pas entendu François dire ah bah oui venez tous à ma messe ça va vous éclairer non il n
'y a
pas besoin d'en faire trop il faut faire avec du respect il faut faire dans des formes qui conviennent bon que l'église catholique puisse faire ce qu'elle a à faire il paraît qu'ils ont il s'est blindé le stade va être
rempli
centaines de milliers de personnes à Paris aussi sur les chansons
oui alors oui oui un engouement il y a un engouement
et
ben sans doute oui pour les je pense que les chrétiens les catholiques doivent être contents de voir le pape et puis les autres ils le regardent ils se disent qui c'est on sait pas bien mais honnêtement le précédent comme celui-ci pour l'instant on produit des textes qui nous intéressent laudato si est un grand texte dont de multiples pages je pourrais les reprendre sans vous dire qu'il les a écrits fratelli tutti devrait un peu éclairer les croyants de droite pour leur dire de temps en temps il faut quand même appliquer ce que vous à quoi vous croyez donc et puis ce pape a fait la première encyclique qu
'il
fait bon c'est trop des détails pour vous parce que vous n'intéressez pas à ça mais quand ça s'appelle magnifique humanité voyez-vous et que ça vient d'un pape catholique ça a un petit arrière-goût d'humanisme parce que l'humanisme pose l'humanité comme acteur central alors peut-être que des choses sont en train de bouger dans les conceptions des uns et des autres moi j'ai pas d'inconvénients à ce pape
mais
de là aller à la messe faut pas abuser quand même
Merci pour cette intervention Playbook Live s'achève
Jean-Luc Mélenchon