« LA SUITE DE LA PHRASE ? » : comment on fabrique la dissolution d'un parti
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56Fait
« Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. »
- 2:34Fait
« La violence à un moment donné elle peut être légitime aussi. »
- 3:55Fait
« Evan a été blessé par une grenade de type assourdissante »
- 6:01Fait
« Vous êtes malhonnête intellectuellement, vous n'êtes pas très démocrate. »
- 6:44Fait
« Ils ont jeté du feu, ils ont jeté de l'huile sur le feu. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Quand vous entendez monsieur Bagayoko, maire LFI qui dit que la violence, je le répète, peut-être légitime, c'est son expression. ? Mais il y a pas de suite de la phrase. y a une suite de la phrase, vous savez monsieur Bagayoko, vous êtes malhonnête intellectuellement, vous n'êtes pas très démocrate. C'est absolument intellectuellement. Ça vous a été rappelé tout à l'heure la suite de la phrase. Donc en plus vous n'avez pas répondu. la suite de la phrase. La suite de la phrase existe, on l'a retrouvée. Et pour comprendre comment une demi-phrase finit par servir à réclamer la dissolution d'un parti de 71 députés, il faut remonter 3 semaines en arrière, devant un lycée de Saint-Denis. Lundi 28 septembre, une vidéo de
quelques secondes fait le tour des réseaux. Le maire de Saint-Denis, une poubelle en feu, des lycéens qui l'acclament. Relayée jusqu'à Éric Ciotti. Verdict immédiat, il a mis le feu.
Sauf que la vidéo complète existe, la poubelle brûlait déjà. Il l'a écartée des grilles du lycée, un photojournaliste sur place l'a filmée et les vérificateurs l'ont confirmé. Voici ce qu'il s'est réellement passé. Balibagayoko est effectivement allé déplacer la poubelle pour calmer le feu et donc éviter que la grille du lycée ne brûle aussi. Et accessoirement éviter que les élèves ne soient mis en danger à cause de la chaleur qui émanait de cette poubelle. Son Le lendemain, devant un autre lycée, des ados de 15 ans se font viser au flash-ball. Une journaliste tend le micro au maire. Écoutez bien, jusqu'au bout. Forcément, quand on a un jeune qui a 15 16 ans, quand à un moment donné on vous balance quasiment, je vais vous dire, un flash-ball, quasiment, je vais vous
dire, soit sur l'abdomen ou soit au visage. Forcément qu'à un moment donné il y a un élan de solidarité, d'abord de protéger la personne, mais d'indignation parce que c'est normal. Voilà, ce sont pas ce sont des humains en fait. Mais ce sont des humains. Mais la violence à un moment donné elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi cette ? Bien sûr qu'elle peut être légitime. Le problème que l'on dit à toutes ces jeunes là, c'est oui elle peut être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter c'est mieux. Retenez la deuxième moitié. Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Parce qu'à partir de maintenant, vous ne l'entendrez plus. Les dégradations, les feux de poubelles, les agressions contre des professeurs, proviseurs, les violences augmentent
avec ces discours hier de Jean-Luc Mélenchon et le maire de Les Lilas et le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko. Mais la violence à un moment donné elle peut être légitime aussi. Parole. La violence justement, la violence peut être légitime, c'est ce qu'a déclaré le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko qui était visé par les propos de d'Édouard Geffray qu'on vient d'écouter. D'ailleurs, il doit être révoqué en conseil des ministres, c'est une faculté du conseil des ministres, il incite à la violence, il attise la violence alors qu'il est un officier de police judiciaire, alors qu'il est le représentant de l'État en portant cette écharpe tricolore, c'est un scandale absolu. ? 1er octobre, le patron des Républicains passe à la vitesse supérieure et même quand le journaliste le corrige en
direct, il balaie. Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence, il est maire hein, officier de police judiciaire pourtant, on en parlait il y a quelques instants, il déclare que la violence est légitime. Peut-être légitime. Vous avez, oui peut-être, oui, ça si vous voulez, ça ne trompe que les nigauds, voilà. On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition et même Pendant que les plateaux dissèquent une demi-phrase, le 5 octobre, à Lens, Evan, 15 ans, se relève devant son lycée. Une grenade policière explose à côté de lui. C'est à 10h30, au moment où il se relevait, après avoir ramassé un débris
de la main droite, et ce détail a son importance, qu'une explosion s'est produite sur son côté gauche. Et il s'avère donc qu'Evan a été blessé par une grenade de type assourdissante lancée au moyen d'un propulseur. Dire voilà, il y a eu un un un jeune un jeune homme de 15 ans qui a eu une main arrachée. On a je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire. Voilà la violence dont parlait le maire, celle que subissent des lycéens.
Puis vient le 17 octobre, les pillages, les incendies. Le lendemain soir sur Europe 1, la demi-phrase ressort, mais elle a encore maigri. Bien. Et je pense aussi à ces formations politiques, à ces élus qui C'est monsieur Bagayoko il y a quelques jours seulement disait que la violence est légitime. À Il faut absolument Bruno Retailleau l'a demandé, il avait raison de le faire, dissoudre La France insoumise maintenant. D'accord. Trois semaines plus tard, il ne reste que quatre mots. Même le peut-être a disparu. Et au bout de la phrase coupée, il y a un mot, dissoudre. Le lendemain, c'est le numéro 2 de l'État qui reprend l'idée.
Et puis il y a aussi Guillaume Daret, cette sortie de Gérard Larcher dans les colonnes du Figaro qui a attiré notre attention ce matin. La question de l'interdiction de la de La France insoumise peut-être posée, c'est très fort. Et ce mercredi, la demi-phrase est arrivée jusqu'à l'Élysée. Parce qu'on a eu trop de gens ambigus. Trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes. Non, il y a aucune violence légitime, aucune. Vous les avez interviewés, vous les avez dans vos antennes. Donc aucune violence n'est légitime, aucune. Ni verbale ni physique, ni Alors forcément, sur un plateau, quelqu'un finit par poser la seule question qui compte. Suite de la ? Mais il y a pas de suite de la phrase possible dans la vie. de la phrase, vous savez monsieur, vous
êtes malhonnête intellectuellement, vous n'êtes pas très démocrate. C'est absolument Non non non, c'est Ça vous a été rappelé tout à l'heure la suite de la phrase. Donc en plus vous n'avez pas la donnez-moi la suite de la phrase. Il a dit que la qu'on ne la souhaite pas. Voilà, exactement. Exactement, photo. La suite de la phrase, la voici. Elle était là depuis le premier jour à l'antenne, en direct. Le problème que l'on dit à toutes ces jeunes-là, c'est oui elle peut être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. C'est le numéro 2 de l'État qui dit que la question de la dissolution du mouvement insoumis qui siège avec 71 députés à l'Assemblée nationale, avec deux sénateurs au Sénat, avec neuf députés, avec une dizaine ou une cinquantaine de maires. Peut-être
dissoudre, ? Sans qu'on vous dise une seule fois pourquoi. Ils ont jeté du feu, ils ont jeté de l'huile sur le feu. De quoi vous ? Dites des noms, dites des paroles, dites des phrases, montrez-nous, puisque vous êtes si malins. Dites des phrases, montrez-nous. Ils en ont montré deux. Une vidéo tronquée, une phrase tronquée, et c'est là-dessus qu'on voudrait dissoudre un parti de 71 députés. Et la prochaine est déjà prête. Ce soir, un syndicaliste lycéen dit "Je comprends une partie de la violence." Retenez bien la fin. Non, c'est pas du tout ce que je dis. Ce que je dis c'est que je Un peu. Non mais c'est que je comprends une partie de la violence évidemment. Mais en fait, il faut pas penser que les gens sont nés et une partie de la violence quand ?
Oui tout à fait. Et en fait les gens sont pas nés et et ont été et sont étaient violents dès la naissance, méchants dès la naissance. Si si il y a une violence qui s'exprime, c'est bien sûr à cause de leurs conditions sociales, leurs conditions matérielles d'existence. Euh et il y a une grande précarité et évidemment évidemment quand vous avez plus l'impression d'être représenté par l'État et qu'en plus vous êtes pas écouté alors que vous vous mobilisez pendant des semaines, oui, vous avez envie de brûler des poubelles. Voilà et ben je le comprends et et je le condamne mais
Alors la prochaine fois qu'on te sert une citation choc, fais comme nous, demande la suite de la phrase. Et si tu veux qu'on continue à la chercher pour toi, abonne-toi. Dis-nous en commentaire quelle phrase tronquée tu veux qu'on vérifie. Dire la vérité, vivre dignement, rendre le pouvoir au peuple. Et l'an populaire.