Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 6 août 2025 105 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleEurope & international

Louis Aliot : AU-DELA DU MAIRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 23 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Louis Aliot, bienvenue. Si je vous demande de vous présenter, au-delà du prisme politique, qui êtes-vous ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Quel est votre animal totem ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Quelles langues parlez-vous ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Où est-ce que vous avez grandi Louis ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Quel impact cet environnement a eu sur vos valeurs ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Si vous devriez décrire votre jeunesse en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:13Louis AliotFait
    « La droite qui revenait au pouvoir avec Jacques Chirac en 86, la cohabitation et ben finalement ne ferait rien. »
  • 11:25Louis AliotFait
    « Ma mère et ma grand-mère, je les ai vu pleurer pratiquement toutes les semaines sur la photo d'Alger. »
  • 27:26Louis AliotFait
    « La guerre est quelque chose d'absolument abominable dont on se rend pas compte. »
  • 32:29Louis AliotFait
    « La France soit-disant 5e puissance du monde était infoutu de donner des masques à ses infirmiers. »
  • 33:14Louis AliotFait
    « On avait des combinaisons, les gens se s'habillaient avec des sacs en plastique parce qu'il y avaient même pas de combinaison. »
  • 33:50Louis AliotFait
    « On a eu tous les vaccins du monde sauf un vaccin français alors que c'est Pasteur qui a inventé les vaccins. »
  • 42:36Louis AliotFait
    « La laïcité s'est imposée pour sortir de la sphère publique la religion catholique. »
  • 1:08:26Louis AliotFait
    « les décisions les plus difficiles en tant que maire, c'est justement de de pas avoir les pouvoirs d'en prendre certains »
  • 1:09:08Louis AliotFait
    « j'aimerais que la police municipale fasse plus, mais on est tributaire de ce que les textes donnent comme pouvoir à la police nationale »
  • 1:16:24Louis AliotFait
    « Saint-Jacques et la rénovation urbaine par exemple, c'est la première fois depuis 30 ans que l'on va construire à Saint-Jacques et que l'on ne va pas détruire »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Nous connaissons tous, le maire de Perpignan, l'homme politique, celui qui dirige et prend des décisions pour notre ville. Mais aujourd'hui, j'ai voulu aller au-delà de ses fonctions, au-delà de cette image publique. Je vous propose un échange différent, un face-à face où nous parlerons non pas que du politique, mais de l'homme. Qui est-il en dehors des projecteurs ? Quel regardte-t-il sur son parcours, ses choix, sa vie ? Quelles expériences l'ont marqué ? Durant cet entretien, c'est l'humain que nous allons découvrir parce que derrière chaque fonction, chaque engagement, il y a un parcours personnel, des convictions, des doutes et une histoire qui mérite d'être racontée.

C'est une histoire que nous allons explorer ensemble avec sincérité, authenticité. Louis Aliot, bienvenue. Si je vous demande de vous présenter, au-delà du prisme politique, qui êtes-vous ? Je suis né en 1969, j'ai 55 ans, deux enfants, avocat de profession. J'ai fait toute ma scolarité en trax Terme qui est un petit village au cœur de l'ariège au pied des Pyrénées ou dans les Pyréné l'université de Toulouse où j'ai obtenu mon doctorat de droit. On peut revenir au parcours de vos enfants ? Une fille de 24 ans, un fils de 21 ans. Ma fille a fait euh son bac à Perpignan et ses études. Et mon fils est à Toulouse en école de commerce. Quel est votre signe astrologique Louis ? Je suis vierge.

Quel est votre animal totem ? L'ours. Avez-vous une saison préférée ? Je préfère l'été, mais je suis pas insensible au charme de l'hiver, notamment dans notre département. Avez-vous un endroit où vous aimez vous reconnecter, vous détendre plus qu'un autre ? Au bord de mer, où que ce soit. Quelle langue parlez-vous ? L'espagnol, mieux que l'anglais. Mais sinon espagnol et anglais comme nous l'a appris à l'école depuis depuis longtemps en France et dans notre région particulièrement. Est-ce qu'il y a une autre langue que vous aimeriez parler ?

Peut-être mieux parler des langues régionales puisque j'ai la chance d'avoir dans ma famille finalement plusieurs cultures et le côté pyrénéen arié joie c'est plutôt l'occitant. Je suis maire de Perpignan, c'est plutôt le catalan ou le Rousillonnais, mais il se trouve que j'ai une grand-mère valencienne et donc je comprends parfaitement le le catalan et je parle un peu le Valencien. Donc j'aimerais peut-être mieux parler le Valencien que ce que je le parle mais je le comprends parfaitement. Où est-ce que vous avez grandi Louis ?

J'ai grandi Axé Terme qui est un petit village au pied de des Pyrénées, pas loin de du pas de la case et j'ai fait toute ma scolarité ax les terme fois et mes études universitaires à Toulouse où j'ai eu mon doctorat de droit. Quel impact cet environnement a eu sur vos valeurs ? Les études ont un impact, j'allais dire modeste. C'est surtout la famille qui je pense a un impact sur le caractère des enfants plus que l'école. L'école, elle est là pour former, elle est là pour apprendre, elle est pas là pour éduquer. Et l'éducation, les valeurs, c'est à mon goût plutôt l'apanage de la famille et l'apanage des parents ou des grands-parents d'ailleurs.

D'ailleurs, en parlant d'enfant, avez-vous une anecdote à nous raconter de quand vous étiez vous-même enfant ? Vous savez, il y en aurait il y en aurait 5000. on était euh on était d'une jeunesse plutôt préservée sans les problèmes que que nos jeunes ont actuellement et donc on est passé entre les mailles de tout ce qui concerne la drogue, des choses comme ça, même si ça existait déjà.

Donc les anecdotes non, c'était une vie de petits français moyens dans un village de montagne où la vie se déroulait paisiblement et et où finalement on était à l'abri de beaucoup de problèmes qu'on connu soit nos grands-parents, soit nos parents avec les guerres, soit que connaissent nos jeunes aujourd'hui avec cette vie de plus en plus difficile que nous connaissons. Si vous devriez décrire votre jeunesse en trois mots, quel choisi-vous ? Préservé. Voilà. Eu la chance de vivre dans une famille unie euh dans un endroit paisible et entouré euh de bons camarades, de bons amis et donc une jeunesse préservée.

Donc de ce côté-là, j'ai toujours dit que j'avais été privilégié par rapport à beaucoup d'autres. Est-ce que vous avez été un jeune porté sur les sorties ou plutôt réservé ? Oh non, un jeune plutôt porté sur les sorties, on va dire, et sur le sport. On était plus dans la dans la coquinerie que dans le travail assidu. Quelles études avez-vous suivies et en quoi ont-elles influencé la votre vision du monde ? Alors, j'ai eu je veux dire trois périodes de très bonnes études jusqu'au collège.

des années lycées pas faciles, c'était la période rugby de mes années lycées et puis des années universitaire plus facile et et avec l'obtention de cectorat, un DEA de de sciences politiques et euh un enseignement d'ailleurs à Toulouse en faculté de droit où j'ai été enseignant de droit public euh avec mon directeur de thèse à qui je peux rendre hommage d'ailleurs. Il s'appelait Jean-Marie Crusatier. Il est il est décédé l'année dernière. Donc c'est votre première expérience professionnelle ? J'étais pion dans un collège aussi donc c'est pas tout à fait ma première expérience professionnelle. J'ai été moniteur de ski enfin moniteur stagiaire moniteur de ski.

On nous donnait comme on avait pas le diplôme mais les stations nous permettaient d'encadrer des tout petits sur les cours de ski à la station d'Axé Terme Bonascre le Saquet. Et j'ai ôté aussi euh pas très longtemps mais je l'ai fait livreur de meubles. Qu'est-ce qui a été le déclic pour la politique pour vous engager ?

C'est un enchaînement familial d'abord hein, une je dire voilà d'entendre parler dans sa famille du traumatisme lié à à la guerre d'Algérie du côté de ma mère et euh une famille qui j'allais dire mon père est un ariégeois de souche, un pyrénéen de souche et et ma mère est une algéroise donc d'Alger et c'était pas du tout la même culture, c'était pas du tout les mêmes histoires et pourtant temps, ça a produit ce que ça a produit.

Et donc de ce point de vue- làà c'est cette histoire là, c'est-à-dire plutôt d'une famille de gauche à l'origine qui a basculé dans les combats pour l'Algérie française et dans les Pyrénées d'une famille de gauche traditionnelle parce que vous savez que la Riège est un département les plus à gauche de France. Donc j'ai cette chance là d'être un peu un enfant de plusieurs cultures, de plusieurs parcours d'idées et donc je me suis forgé ma propre opinion par rapport à à l'observation de ma vie et de la vie de de des gens qui m'accompagnaient, de ma famille.

Et en fait, je suis toujours resté très pragmatique et j'ai décidé de m'engager le jour où j'ai vu que après les années mitérans, la les premières années mitéran, la droite qui revenait au pouvoir avec Jacques Chirac en 86, la cohabitation et ben finalement ne ferait rien. Ce qu'ils ont prouvé. D'ailleurs, je me suis dit la politique c'est sérieux. Quand on dit qu'on fait quelque chose, on essaie de le faire surtout quand on a tous les pouvoirs. Et je me suis aperçu que ces gens-là se faisaient lire sur des idées, mais qu'une fois ils étaient au pouvoir, ils faisaient l'inverse de ce sur quoi ils se sont fait lire.

Et pour moi, ça c'est le c'est la limite que je peux me fixer à à un engagement politique. Quel métier complètement différent vous auriez aimé exercer ? J'aurais pu enfin c'est lié j'étais avocat mais si j'avais pas fait de politique au niveau où je où je l'ai fait j'aurais été sûrement professeur de droit ou maître de conférence en tout cas en droit et j'aurais pu être je sais pas navigateur ça m'aurait plu. Comment gérez-vous l'équilibre entre votre vie publique et votre vie personnelle ? Mais il y a pas de vie personnelle. C'est un peu le drame de la vie publique. On essaie de se protéger au maximum mais on n'y arrive pas et malheureusement les gens qui vivent avec vous en font les frais.

Et c'est un peu le drame de la vie politique française. Tous les coups sont permis, il y a aucune morale, il y a aucune protection et finalement le jeu consiste à systématiquement tenter de vous mettre des des pots de banane sous les pieds plutôt que de tenter de vous entourer. C'est comme ça. C'est il y a une forme de je pas dire de sacrifice parce que c'est pas non plus c'est pas verdun quoi. C'est pas les les soldats de la Grande Guerre, mais c'est une forme de vie que je pense beaucoup ne supporteraient pas. En fait, tout ce que vous faites est surveillé.

Il y a pas de que vous soyez sur une plage, sur un terrain de sport pour vous détendre avec votre épouse ou avec vos enfants, en fait, il y a pas de différence. Et ça demande une une surdiscipline et des hobis, des passions en dehors de la politique, est-ce que vous en avez pour Ah oui oui oui. Euh le voyage, la découverte mais euh la navigation, je disais navigateur, mais c'est vrai que sur un bateau, c'est c'est le moment où on pense à rien et où on rêve à tout. Donc c'est un moment privilégié. Malheureusement, c'est de plus en plus rare depuis que je suis mère. Si vous aviez un weekend justement libre, sans contrainte, comment le passeriez-vous ? Al pour un weekend

10:38
Non speech

[Musique]

10:40
Locuteur

ça pourrait être n'importe où, très honnêtement pour peu que je sois tranquille. Et donc ça pourrait être aussi bien en seragne ou dans un ermitage quelconque que au bord de la mer ou sur une plage d'ailleurs. Et j'ai pas de il y a pas de préférence mais plutôt tranquille. Vous parliez de votre maman Louis, vos parents se sont rencontrés en France ? Oui. Votre maman est arrivée en 1962 d'Algérie. En quoi cela a-t-il influencé votre trajectoire à vous ? Ben, c'était une famille parce qu'il y a beaucoup de mensonges sur l'Algérie, hein. C une famille modeste. Mon mon grand-père était commerçant. Ma grand-mère était couturière à 11 ans.

Je peux vous dire que c'était une autre vie que la nôtre aujourd'hui. Et ma mère était institutrice. Donc ça a influencé dans la mesure où c'est un traumatisme, c'est il faut s'imaginer en train de quitter son département ou sa ville forcée en pleine guerre et en sachant que vous ne reverrez jamais ni vos amis et peut-être même ni votre famille. Et et ça a été euh je l'ai déjà dit dans plusieurs interviews, ma mère et ma grand-mère, je les ai vu pleurer pratiquement toutes les semaines sur la photo d'Alger.

C'était leur vie, c'était là où étaient enterrés leurs grands-parents, là où ils avaient leur maison et du jour au lendemain, on leur a dit la valise ou le cercueil et ils ont pris la valise. Et donc c'est un vrai traumatisme. C'est pour ça que je suis particulièrement attaché à cette histoire. Non pas que j'en fais l'alpha et l'oméga de tous les combats, c'est comme ça, c'est fini, c'est le passé. Mais je pense que ça se respecte et que malheureusement en France on ne respecte pas. Et en tant qu'enfant on subi l'impact de de leur traumatisme directement. Oui, mais surtout que il y a le mensonge qui va avec. Ce n'était pas des colons, ce il faisait pas suer le burnous comme on disait.

Ils n'étaient pas des racistes, des xénophobes. Ils avaient des amis arabes. Ma mère était institutrice de d'une petite école en Kabilie où il y avait que des petits enfants arabes. Euh le propriétaire de la maison s'appelait Salima. et en partant, elle pleurait et cetera. Je veux dire, c'était une vie, ça aurait pu être un très beau laboratoire à l'Algérie de vie en communauté, les musulmans, les Arabes, les chrétiens, les Juifs et ça aurait pu fonctionner. Malheureusement, la politique en a en a fait autrement et et a finalement opposé les communautés entre elles et a provoqué le départ des Européens, mais je ne sais pas s'ils y ont gagné depuis.

Donc euh il faut tenter d'être juste aussi avec l'histoire. L'intimité Louis, c'est quoi pour vous ? C'est une fois que je suis rentrée chez moi et que personne me regarde. Vos plats préférés ? Ouf ! Vos préférences culinaires ? Ben, c'est ce que vous dit. Je suis la double culture, c'est-à-dire que je peux à la fois aimer beaucoup euh euh alors on est dans le département ici, pas sortir tous les plats Louillade, euh la cargolade plutôt d'ailleurs les escargots à la catalane plutôt que la cargolade. Mais ça c'est mon goût. Et j'adore le couscous et et et j'adore aussi la paella. Enfin voilà, je suis pas j'ai pas de de plat vraiment préféré préféré.

Je suis assez ouvert sur le sur les sur les plats. Et vos boissons, avez-vous une boisson préférée plutôt la nisette en apéritif pendant longtemps et puis on est un pays de vignoble donc le vin évidemment. Le sport dans votre vie a été très important. Quels sont vos sports préférés ? Les trois que j'ai pratiqué, en tout cas les deux, c'est sûr, le tennis et le rugby, mais j'ai aussi pendant longtemps fait beaucoup de ski et euh et donc voilà, c'est c'est des sports que j'aime pratiquer ou que j'aimais pratiquer parce que c'est plus facile, c'est pas très facile maintenant. Mais non, sinon je suis assez bon public pour tous les autres.

J'adore le handball par exemple, j'ai joué au collège pendant un petit moment et puis il y a des sports qui très honnête ne me disent rien. C'est comme ça. Alors je vais pas les citer sinon je vais faire des mécontents mais à la fois individuel ou sport d'équipe voilà c'est pareil. Vous les pratiquez toujours ou vous les suivez en tant que spectateur ? Non. Alors le tennis, je m'y suis remis un petit peu, pas beaucoup, pas assez. Le rugby, j'ai joué quand j'étais député avec l'équipe du de l'Assemblée nationale. On a une équipe de rugby et on a même fait la Coupe du monde au Japon.

Et donc j'ai continué encore donc récemment de jouer au rugby jusqu'à une blessure stupide sur un terrain de de Padle à Perpignan où je me suis rompu le tendon d'Achil et donc depuis euh je crois que pour le rugby, ce sera terminé. Y a-t-il un athlète ou une équipe qui vous inspire particulièrement ? J'ai pas j'ai pas le droit de dire autre chose mais que l'USAP ? Ah ! et les dragons et les dragons et c'est normal d'ailleurs. Voilà les moments marquants. Avez-vous un souvenir lié un événement sportif marquant que vous avez vécu sur le terrain ou dans les gradins ? La finale de la Coupe du monde France All Black qu'on a perdu à cause de l'arbitre m'a m'a beaucoup marqué.

Il faut quand même le dire parce que je pense que la France est une grande nation de rugby, qu'elle mérite d'être championne du monde et cette année-là particulièrement. Perpinan, il terre de rugby, vous l'avez dit, quel est votre rapport à ce sport emblématique de la région ? Alors, ici, il a une dimension supérieure à d'autres. C'est une culture au-delà d'être un sport ici, c'est aussi une culture et une culture faite de symboles parce que au-delà de cette identité catalane, russionnaise du cru, les stacs à l'USAP, Elsegadors au dragon qui sont vraiment aujourd'hui l'ADN de nos clubs, il y a une dimension historique que peu de gens connaissent.

C'est par exemple la couleur du maillot de l'USAP à Perpignan qui est bleu ciel, bleu horizon et qui a été pris par le club après la première guerre mondiale parce que une partie de l'équipe est mort dans les tranchers pour la France et notamment A Giral. Et c'est donc après cet épisode que le club a pris les couleurs de l'uniforme français. Et ça c'est quand même un symbole très fort. Maillot bleu, horizon, short blanc, chaussette sans et or. Et ça montré l'attachement définitif de de la Catalogne d'ici, du Rousillon à la France par le sang verset.

Et je trouve que c'est un symbole qu'onutilise pas assez ou qu'on met pas assez en valeur parce que ces jeunes-là se sont sacrifiés pour nous et ils l'ont fait pour leur culture et pour la France. Et vous savez qu'ils avaient un slogan que peu de gens connaissent. Ils avaient un slogan qui était assez simple mais qui est très profond. Catalan d'abord, français toujours. Et il faut s'en souvenir. On peut défendre l'identité locale sans problème. On peut défendre la langue sans problème. Mais se souvenir toujours qu'il y a des gens qui sont morts pour que nous soyons libres et que ça, on peut pas y revenir dessus.

Le sport est-il pour vous un moyen de maintenir un équilibre physique et mental ? Oui, je pense que d'ailleurs ça devrait concerner tout le monde mais malheureusement il faut avoir du temps pour faire du sport. Donc est-ce que vous l'intégrez à votre vie quotidienne ? essaye mais pas assez. On va parler culture. Louis Aliot, vos livres de chev, quels sont-ils ? Ça dépend des périodes, mais ça a été quand j'étais jeune euh des livres par exemple comme Crin Blanc, je sais même pas si les jeunes aujourd'hui savent ce qu'est Crin Blanc.

C'est l'histoire de d'un jeune enfant en Camargue avec un cheval et je le recommande au plus jeune parce que c'est une belle histoire entre un animal et un enfant et ça a été longtemps celui-là. Et puis euh comme je suis un passionné d'histoire comme livre de chevé euh même s'il me reste peu de temps pour lire aujourd'hui, ça reste toujours des livres liés à l'histoire ou à des personnalités historiques ou à des événements historiques euh importants. Et voilà. Et un personnage de la littérature qui vous inspire ? Ça pourrait être d'Artagnan et les trois mousquetaires. Vous identifiez vous à d'Artagnan ? Nonement non. Ebook ou papier plutôt papier.

J'essaie de lire sur les tablettes mais j'avoue que j'ai du mal. Un peintre ou une œuvre qui vous touche particulièrement ? En avez-vous une ? Écoutez, on est on était avec avec une délégation de Perpignan il y a pas longtemps à Sarasota pour le 30e anniversaire de notre jumelage. Une ville en Floride aux États-Unis et qui est pas très loin de d'une ville qui s'appelle Saint-Pétersbourg où il y a un musée d'Ali qui est absolument extraordinaire. Et donc on a pu redécouvrir, en tout cas moi j'ai pu redécouvrir des œuvres qu'on voit sur les catalogues, un musée magnifique et donc Salvador Salvador d'Ali est pour moi quelqu'un d'important.

Et donc on a vu deux tableaux qui m'ont marqué là-bas, c'était la découverte de l'Amérique qui est un très très beau tableau et puis portrait de mon frère qui est une histoire un peu longue que je vais pas raconter sur le frère de Salvador Dali et sur ce qu'il a conduit à faire ce tableau. Mais je pense qu'on a sous-exploité la figure de Dali à Perpignan. On a eu la chance de l'avir. C'est de Perpignan que partaient toutes ses œuvres dans le monde entier, d'où sa célèbre formule de la garde Perpignan Centre du monde. Et pourtant, personne trop n'en a parlé et ou en tout cas ne l'a mis en scène comme on aurait dû ou le la mise en valeur plutôt.

Et c'est dommage parce que on aurait pu être, je pense, beaucoup plus que ce que nous sommes aujourd'hui. Et les Américains d'ailleurs euh connaissent Perpignan grâce à Dali. Ils ne se rendent même pas compte. Beaucoup. C'est ce que vous allez faire cette année, monsieur le maire. Exactement. C'est la ce sera l'année d'Ali avec le 60e anniversaire du voyage triomphal.

Exactement avec la parade de Dali à la à la fin de l'été et rendre hommage aussi à des personnes de Perpignan qui perpétu cette mémoire depuis déjà longtemps comme Luis Colé que beaucoup connaissent à Perpignan et qui contre vents et maré porte cette figure, ce message et je pense que on lui a remis la médaille de la ville cette année. est un perpignané de souche et qui a cette fibre de de d'alienne ou d'alinesque, je sais pas comment on peut dire, mais c'est bien que les Perpignanais ça se l'approprie parce que il y a Dali à Figuer et et de l'autre côté de la frontière, mais il y a notre Dali Perpignané et ce Dali là, il est aussi très important.

Parlons cinéma Lou, est-ce que vous avez un film ou une série qui vous a marqué ? Sur les films, j'ai pas de de préférence parce que je suis très bon public. Je me souviens d'un film qui a beaucoup marqué l'enfant que j'étais Croc Blanc qui est absolument abominable Creblanc comme film mais ça peut être aussi des films beaucoup plus rigolos qui oripilent quelquefois mon entourage quand je les regarde. Je suis un fan par exemple de Fernandel et de Don Camillot. Ça peut paraître mais c'est d'excellents films. Le théâtre et l'opéra. Est-ce que vous aimez ? Est-ce que vous avez une pièce ou un spectacle qui vous a ému ?

Et mieux je suis un fan de Molière et c'est vrai que jeune, on avait à l'école des cycles de théâtre et donc les fourberies de Scapin, bon la Varare, tout ce qui est tout ce qui est traditionnel et je regrette d'ailleurs que on aujourd'hui on fasse pas plus référence à ces pièces, je dire classiques de Molière qui ont beaucoup de il y a beaucoup de leçons et de moral sur ces pièces-là.

Et comme auteur aussi, je l'ai pas cité mais j'étais un fan pendant longtemps de de gens de la Fontaine et les fameuses fables qu'on apprenait par cœur quand on était alors je vais pas vous les réciter à part le corbeau les Ronard mais derrière ces fables sous la monarchie il y avait des leçons par rapport au pouvoir par rapport à j'allais dire à à la scène et aujourd'hui on on a moins cette profondeur dans les œuvres qui peuvent être produites. Il y a plus de légèreté mais je trouve qu'il y a moins de de leçons à en tirer. Des personnalités historiques d'autres favorites, que ce soit homme ou femme, en avez-vous ou d'autres ?

On peut toujours sortir les grandes figures de l'histoire Jean d'Arclin, les votes, celles qui vous ont marqué. C'est pas des qui m'ont marqué honnêtement. Je je vais vous dire quelque chose qui va paraître peut-être surné. Le seul personnage qui m'a marqué et qui a pas qui a pas marqué que moi, ça reste quand même Jésus que le veuille ou non. Voilà, c'est le message de l'amour éternel, intemporel et malheureusement je dire l'humanité s'est beaucoup éloigné si tent qu'elle s'en soit approché un jour de ce message là qu'il portait mais faut toujours revenir à l'essentiel et et associer cette figure là. Il y a Jésus et puis il y a ceux qui portent la parole au nom de Jésus hein.

Je suis très attaché à la figure de Jésus. Parlons histoire de France. La vie de quelle femme pourrait vous fasciner ? Ben ça reste quand même Colveille ou non Je gendarc. C'est une paysane qui gardait des troupeaux et qui finit par libérer la France et et abouter les Anglés de France. C'est une figure tutellaire qui est partout présente sur le sur notre dans notre pays. Donc je citerais plutôt plutôt elle comme comme vectrice de valeur pour nous. Et est-ce que c'est la période historique que vous vous auriez aimé vivre ? Non, ça je crois que c'est plus difficile à dire. Je Il faut être nostalgique mais pas trop.

On peut dire "Ah ben oui, c'était on vivait mieux avant." C'est toujours le motif qu'on entend. Il faut, je suis pas persuadé que nos grands-parents vivaient mieux que nous. Je pense aussi que il y avait d'autres problèmes. C'était une autre vie, une autre manière de voir, mais faut vivre avec son temps. Voilà, je je suis heureux d'avoir vécu ce que j'ai vécu jusqu'à présent et de le vivre. Et précisément, si je me suis engagé en politique, c'est pour essayer de ne pas vivre des choses que nos grands-parents avaient vécu, c'est-à-dire des guerres typiquement et notamment parce que la guerre est quelque chose d'absolument abominable dont on se rend pas compte.

Il y a des gens qui parlent de guerre mais s'il s'étaient intéressés à à l'horreur d'une guerre, peut-être que ils agiraient autrement. Donc l'histoire est une arme, une référence, un pilier. toujours et c'est pour ça tenir, il faut tenir compte des leçons du passé dans tous les domaines et toujours préférer le dialogue à la guerre. Alors, c'est pas facile, hein, mais on le voit aujourd'hui avec le conflit entre les Russes et les Ukrainiens. C'est euh autant de jeunes gens au 21e siècle qui perdent la vie pour des questions très honnêtement qui euh qui nous dépassent et qui paraissent pour beaucoup sans grand intérêt. C'est c'est difficile à vivre.

En tout cas, moi à titre personnel, cette guerre-là, même si j'ai condamné l'agression russe et défendu l'Ukraine en en accueillant à Perpignan près de 300 réfugiés ukrainiens, c'est quand même quelque chose qu'il faut arrêter à mon avis au plus vite et tenter de de trouver un accord quel qu'il soit. Mais la période, à l'heure où on enregistre cette cet entretien, la période ne me fait pas peur, mais elle est pas belle. les jeunes qui vivent ça aujourd'hui, je me demande bien qu'est-ce qu'ils peuvent en tirer comme leçon ou comme valeur, je ne sais pas. Est-ce que vous pensez que c'est pour faire peur qu'on entend autant de faire peur est une politique.

Faire peur vous permet d'avoir euh un peuple soumis en quelque sorte. Donc ça effectivement la politique de la peur c'est une salle politique. Il faut dire les choses mais il faut pas raconter n'importe quoi. Dans tous les cas de figure le propre d'un pays c'est de se défendre. d'assurer sa sécurité, mais il faut y penser en permanence et pas seulement au moment où il y a des crises. C'est-à-dire que une démocratie, elle doit avoir une armée pour se protéger, des institutions démocratiques, un système de valeur.

C'est pas au moment où l'histoire s'accélère qu'il faut se dire "Ah ben tiens, si on pouvait faire un peu plus de défense, si on peut faire un peu plus d'armée, voilà, c'est pas un pays, c'est pas n'importe quoi et et on l'oublie. Voilà, en fait, on l'oublie et toujours, c'était la référence tout à l'heure à Mé Girald, toujours se dire et je le dis aux jeunes, si vous êtes là aujourd'hui dans la liberté dans laquelle vous évoluez, c'est parce que avant vous des générations et des générations ont travaillé, se sont sacrifiés ou sont morts dans des guerres abominables. Et je trouve que ça ça fait un peu ringard de le dire et pourtant c'est essentiel.

Voilà, pour revenir à la peur que l'on nous fait, c'est la la technique de la présidence actuelle. Est-ce que vous pensez enfin quand on les écoute, on sera à l'ob d'une troisème guerre mondiale ? Est-ce que vous y croyez à cette guerre mondiale à venir ? Vous savez, les guerres sont vite arrivées. Je il y a pas que ce pouvoir là, c'est à l'échelle du monde, mais ça tout peut arriver. Mais il faut s'y préparer et en tout cas, il faut l'avoir en tête. et et pas faire comme si ça n'existait pas. Mais il faut pas non plus faire croire que c'est que c'est demain que il va se passer je ne sais quoi. D'ailleurs, la guerre, elle est chez nous un peu avec tous les attentats que nous avons subis.

Et donc c'est tout ça qu'il faut regarder et il faut dans les écoles notamment faire prendre conscience à nos jeunes que la vie elle est elle est libre. Nous sommes libres. Nous sommes des citoyens égaux et libres mais qui a des dangers et ces ces dangers, il faut les regarder en face, il faut les montrer, il faut les pointer du doigt et il faut respecter les règles. La République c'est pas l'anarchie. La République c'est l'ordre. Et cet ordre nécessairement il contraint. C'est pas le règne du "Je fais ce que je veux". C'est l'intérêt général est supérieur aux intérêts individuels.

Malheureusement, la vie aujourd'hui c'est les intérêts individuel prennent le pas sur l'intérêt général et ça peut avoir des conséquences très graves. Je vais continuer avec les choses désagréables. La pandémie, comment vous l'avez vécu ? Et les vaccins, Louis Aliot. Alors, la pandémie, je l'ai vécu comme tout le monde à la maison. C'était pas une période agréable. J'avais la chance d'être député. Donc ça me permettait de sortir pour voir comment ça se passait. Mais je pensais beaucoup à tous ces Français qui étaient cloîrés chez eux pendant 2 mois sans pouvoir sortir.

Tous ces Français qui ont qui ont vécu dans la terreur ou qu'é malade ou qui sont morts parce que c'est aussi ça a été aussi ça. Mais je pense très honnêtement qu'elle n'a pas été gérée comme elle aurait dû l'être, qui a eu une dramatisation absolument incroyable, qui a eu qui a eu aussi des des des désinformations incroyables. Je repense à à comment s'appelle au respirateur artificiel. Vous allez me dire plus personne n'en parle. On s'est aperçu qu'on avait pas assez de de respirateurs dans les hôpitaux et donc on a dit "Oh là là, il faut relancer les respirateurs, enfin il faut le relancer l'industrie." En fait, on avait plus rien. On avait même pas de masque, même pas de masque.

Et je me souviens que à cette époque-là, et même il fallait avoir des des réseaux pour aller chercher des masques et les distribuer à d'autres. Moi par exemple ma femme Véronique avec son son réseau et ses amis d'infirmiers ou d'infirmière et bien on s'est débrouillé avoir des masques avec les copains qui avaient des entreprises et cetera pour les donner à des infirmiers qui n'avaient pas de masque. La France soit-disant 5e puissance du monde était infoutu de donner des masques à ses infirmiers. Bon voilà et dans les hôpitaux pour au lieu on avait des combinaisons, les gens se s'habillaient avec des sacs en plastique parce qu'il y avaient même pas de combinaison.

Il faut se rendre compte de ça. Vous avez des gens qui font les malins à la télévision mais au moment du Covid, on a vécu ça. Il ferait bien d'être modeste parce que ça pour le coup ça leur incombe. Ça leur incombe. Alors le vaccin, c'est pareil. On a eu tous les vaccins du monde sauf un vaccin français alors que c'est Pasteur qui a inventé les vaccins. C'est la France qui était leader dans le domaine. Et je pense que là la responsabilité, elle est écrasante pour nos pour nos dirigeants. Écrasante. Il faut avoir chez nous toutes les productions qui nous permettent de nous protéger de l'extérieur. C'est pas difficile.

Alors c'est pas c'est pas c'est pas un bon cœur ou débarbelé mais pour la maladie c'est l'industrie qui va avec. c'est-à-dire de de produire du dolipran en France, ce qui n'était pas le cas avant le Covid puisqu'on avait délocalisé la production par exemple Dolipran, hein, mais c'est valable pour l'ensemble de la chaîne de santé. La France faisait figure de de de peloton de tête sur le domaine de la santé et aujourd'hui, vous avez un manque de médecin partout dans les hôpitaux. vous avez des des une actualité de désertification médicale absolument dramatique et et la santé devenu un enjeu un enjeu de de d'inégalité et d'égalité.

C'est-à-dire que si vous ne connaissez pas quelqu'un aujourd'hui dans un hôpital ou dans vos réseaux, dans vos amis, et bien vous avez des rendez-vous que vous n'aurez pas ou alors très tard, un dermatologue, un cardiologue et ça c'est dramatique pour un pays comme le nôtre. Ça ça prouve le manque d'anticipation de notre élite qui se gargarise de d'être savante et qui est prompte à donner des leçons à la terre entière mais qui est incapable chez elle de faire ce qu'elle devrait faire et ça ça me met hors de moi. Parlons musique Louis, quels sont vos artistes préférés ? J'en ai beaucoup mais il y en a un qui sort du lot, c'est Michel Sardou.

Ça fait très franchouillard mais Sardou, je l'ai déjà vu plusieurs fois. des artistes. J'ai j'ai manqué, il faut le dire, Johnny parce que je l'écoute maintenant, mais c'est vrai que j'étais plus Sardou que Johnny. Et pourtant, c'est vrai que quand on regarde et j'ai regardé notamment des vidéos en fait de des concerts de Johnny, ça devait valoir le coup quand même. Mais bon, c'est comme ça. Est-ce que vous avez un concert marquant, un souvenir musical qui vous est marqué ? Un concert, j'étais allé voir Tina Turner à Toulouse dans les années 90 et j'avoue que sur scène, c'était assez impressionnant. Et en architecture, Louis, quel est le monument que vous préférez ?

Si on regarde à l'échelle de la France, la grandeur de la France, c'est le roi soleil et c'est Versailles. Mais ça peut être le palais des rois de Majorque à Perpignan. Trop peu connu et pourtant essentiel à l'histoire de la ville que l'on peut et que l'on peut visiter même si malheureusement le département ne le met pas en valeur tel qu'il faudrait qu'il soit. La mode Louis, ça vous plaît ? Est-ce que vous avez un couturier de référence ? Très honnêtement. Je suis assez distant avec tout ça, mais ça existe et c'est essentiel à l'industrie de la France et à l'économie française et et je m'en félicite mais c'est vrai que je suis un peu en dehors de ce milieulà.

Vous êtes boutique ou vous achetez en ligne ou c'est pas vous qui le faites ? Vous déléguez ça ? Je je délègue mais je fais les deux mais il faut que ce soit rapide en fait. Vous êtes gadget ? Oui oui. Nouvelle technologie notamment mais oui assez. Qu'est-ce qu'un vendeur pourrait vous convaincre d'acheter ? Vous êtes plutôt high-tech dernière technologie. un peu tout hein. Pourrait me combler que d'acheter par exemple, je sais pas moi une Alpine Renault par exemple, même si ça devient c'est une marque qui est revenue un peu à la mode en France mais entre la querelle des électriques et des thermiques, malheureusement ça va pas être facile de maintenir ce genre de voiture de pour l'avenir.

Vous parliez des voyages tout à l'heure, moyen d'évasion. Est-ce que vous avez une destination préférée ? Alors, ma destination préférée, c'est le Pacifique. C'est Tahi, mais c'est aussi la Nouvelle-Calédonie, ça reste la France. Et donc effectivement, c'est des endroits où je pense je pourrais y vivre même si c'est petit finalement et et très loin. Et je pense que quand on va sur ces îles, le temps s'arrête un peu, la vie va moins vite et et plus on vieillit finalement et plus on voit bien que le temps s'écoule de plus en plus et que on aimerait réfléchir sur beaucoup de choses et on n pas le temps.

Donc l'idée c'est quand même de se poser pour pour un être humain et de et de réfléchir à à sa vie et à sa famille, à ce qu'on aimerait et ça ça fera partie si si je je suis un jour à la retraite. Je l'espère, ça fera partie de mes de mes occupations. Un mode de transport favori, ça reste à la voiture. Je suis comme tout le monde mais j'ai la chance de prendre aussi beaucoup le l'avion ou le train et ce sont deux moyens transports où où la France excelle. Donc et c'est là qu'on voit d'ailleurs que la France et l'Europe représentent encore quelque chose dans le monde et c'est bon aussi de se rassurer de ce côté-là.

C'est pas que les mauvais côtés de notre pays, il faut regarder aussi les bons côtés. Dans les bons côtés, c'est aussi l'excellence française dans les transports et le train, le TGV, même s'il n'est pas arrivé à Perpignan, il y arrivera un jour. Bah encore soyons positifs. Oui. ou ou Airbus évidemment l'industrie d'aéronautique euh où ou l'énergie tout simplement et euh qui est qui est aussi un des des grands enjeux de demain et la France a une longueur d'avance avec son industrie euh électrique et notamment l'énergie nucléaire. Donc faut pas désespérer quand même.

Il y a de il y a beaucoup de voyants rouges, mais il y en a quelques-uns qui nous permettent de dire que demain ça pourrait très vite revenir au vert. On parlait de Jésus-Christ tout à l'heure. Votre rapport à la spiritualité ou à la religion ? Je suis cro un croyant. Je je suis croyant. J'ai été baptisé. Ma mère était issue de d'une famille mixte puisque son père était juif, sa mère était catholique. Euh du côté de mon père, on est catholique mais euh catholique pas pratiquant. Pratiquant pas pratiquant. Non pas pratiquant. Mais ça reste pour moi important avec une variante, c'est de pas l'imposer aux autres.

Voilà, ça reste dans le domaine du privé, de la sphère privée et c'est le problème des religions aujourd'hui. C'est notre culture, elle est pétrie de de chrétienneté. C'est comme ça. C'est c'est le baptême de Clovis, c'est le catholicisme qui et la chrétienté qui a façonné la France et qui a façonné l'Europe. Et il faut s'en se se féliciter de cela. Mais maintenant euh la croyance, elle est intime et et on doit la garder pour soi sans l'imposer aux autres. C'est bien le problème aujourd'hui de religion qui mêle la politique, le spirituel et et le politique et qui essa d'imposer le spirituel part de la politique, y compris quelque fois par la violence.

C'est pour ça que je suis très euh vigilant sur toutes ces questions et que précisément je suis aussi c'est pour ça que je suis très républicain et que la laïcité est quelque chose d'important dans notre pays qui est de moins en moins enseigné et de moins en moins comprise par nos jeunes et qui pourtant est essentiel. La laïité, c'est pas un concept ni anti je ne sais quoi. À l'origine, il était anticatholique. La laïcité s'est imposée pour sortir de la sphère publique, la religion catholique. Et ça devrait être aujourd'hui un rempart contre le prosélitisme d'autres religions. La laïcité, c'est tu rendras à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César.

C'est-à-dire que la croyance, elle est pour soi, mais la gouvernance publique, la chose publique, elle est du domaine du temporel, c'est-à-dire du maire dans sa commune, du président de la République pour la France et la religion doit pas interférer là-dedans. Et aujourd'hui, tout ça, ces repères là sont brouillés et il faut être très vigilant parce qu'on peut très vite basculer d'un système à l'autre. Quel serait le moyen le plus simple pour venir à une cité justement euh plus répandue, quelque chose de plus fondamental et appliquer la règle. Voilà, cette règle, elle est intemporelle et elle est elle est inscrite dans le marbre de nos textes constitutionnels et on se doit de la respecter.

Moi, je conçois qu'on ne qu'on ne veuille pas la respecter après tout, c'est la liberté de chacun. Mais si on conçoit que que ou si on ne veut pas la respecter, et bien il faut alors aller vivre ailleurs, c'est-à-dire dans des pays qui n'ont pas cette laïcité. Mais en France, c'est un soubassement de notre vie en commun. Et c'est ce que je me vertu à dire. Si si vous êtes pas capable de mettre euh votre religion après la chose publique, notre vie en commun, ça posera des problèmes. C'est que vous êtes pas fait pour rester en France ou pour vivre en France. car des générations et des générations et des générations déjà ont respecté cela et ça fait partie de l'ADN de la République française.

Si vous sortez ça, il y a plus de République. Il y aura autre chose mais il y aura plus de République. Surtout que nos générations ont quand même vécu cette chance de vivre en communauté enfin dans avec ces communautés différentes. Surtout qu'on a quand même la chance de pouvoir vivre avec une diversité géographique euh un pluralisme des opinions. Et donc, on peut très bien être d'une autre religion et vivre pacifiquement en France. C'est je veux dire, il y a pas beaucoup d'efforts à fairein. Depuis quand ça c'est euh c'est très difficile. C'est euh c'est financé de l'extérieur, ça s'est installé dans beaucoup de nos quartiers et ça n'a pas été combattu.

des générations de gens qui venaient d'ailleurs de religions différentes se sont installés chez nous et sont devenus des Français sans problème et et ils ont prouvé que c'était possible. Et aujourd'hui dans ce 21e siècle, il y a des gens qui arrivent et qui nous disent "Il faut faire c, il faut faire ça, faut s'habiller comme ça, faut s'habiller comme si." Mais attendez, vous êtes venu en France, c'est pas pour vous nous imposer ce que vous voulez vous, c'est à vous à vous adapter à ce que veut la France. Et ça, c'est quand même un discours qui est très difficile à tenir aujourd'hui et très inquiétant. C'est très inquiétant quand on a grandi dans cette France où avec cette diversité.

Moi, je suis un enfant. Voilà, on est moi je suis un enfant d'école publique. Bon euh l'école publique, il y avait de tout, de toutes origines, de toutes conditions. Donc grandissait les portugais, les espagnols, toutes les origines et et il y avait des frictions, mais il y a toujours des frictions. Je voilà, c'est comme ça. Et là aujourd'hui, on sent qu'il y a des il y a c'est pas des frictions, c'est des tensions et c'est de la violence infé. Et quand on arrive, on en arrive à Charlie Hebdo ou qu'on en arrive à Samuel Patti, c'est qu'il y a il y a un problème.

Voilà, il y a un gros problème et personne ne veut dire les choses et il y en a quelques-uns qui le disent quand même dont je pense faire partie. L'univers, le un spectre plus large, l'univers Louis Lio les étoiles, l'inexpliqué. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? du voyage spel. J'en pense que on est dans l'infiniment petit face à un infiniment grand et que on n même pas un petit point dans l'histoire du monde. On est de passage et d'où nous venons et où nous allons, et bien on le saura un jour comme tout le monde.

Et après pour le reste, je doute qu'on soit seul dans l'univers sans tomber dans la caricature des petits hommes verts, mais jusqu'à présent, on m'a pas prouvé qu'il y avait autre chose. Donc je suis comme tout le monde. Je regarde ça, je lis, j'écoute. Mais c'est sûr que aujourd'hui, on voit bien que face aux millions de milliards d'étoiles, il doit bien se passer des choses ailleurs ou alors c'est que vraiment ce serait un miracle. Et votre vision sur l'intelligence artificielle ? Alors ben je pense que c'est la grande révolution qui vaut celle de l'imprimerie avec Gutember qui vaut celle de l'invention.

euh de de l'électricité ou des choses comme ça, c'est une révolution en cours et et qu'on y échappe pas. On peut dire "Ben ça me plaît pas, que ça te plaise ou pas, c'est comme ça. Et il vaut mieux s'y adapter que laisser courir. Et c'est sûr que ça va transformer des parcours de vie, ça va transformer des professions, ça va ouvrir d'autres horizons, mais ça va aussi beaucoup inquiéter dans beaucoup de domaines puisque la santé, des choses comme ça, ça va être passionnant de voir ce que l'intelligence artificielle va nous va nous apporter. Et après, il y a la maîtrise de cette intelligence artificielle qui se nourrit tous les jours de toutes les intelligences en ligne, si je peux dire.

Donc voilà, il faut il faut que la France investisse beaucoup dans cette intelligence artificielle et qu'on soit pas laissé à la main de quelques intérêts privés mondiaux ou de nations d'autres nations qui ont déjà un avantage important sur nous. Je pense des des à des à des mastodontes comme la Chine ou les États-Unis ou l'Inde qui investissent massivement dans les dans l'intelligence nationale artificielle ou des sociétés qui grâce à à leur avance sur l'intelligence artificielle ont acquis un avantage très important. Un musque en est un exemple en matière de spatial et en matière maintenant d'intelligence artificielle. Et donc il faut trouver là aussi la la vie c'est un équilibre.

Il faut trouver cet équilibre là pour que l'intelligence artificielle ne soit pas mise demain au service de projet totalitaire. Oui, parce que vous dites qu'elle est très positive et c'est vrai mais elle peut être utilisée à mauvais essent de la même façon. Juridiquement, quel est qu'est-ce qui permettrait de régir justement ? Est-ce qu'il existe des lois aujourd'hui pour régir cette intelligence artificielle ?

C'est en train d'être discuté la la mais ça sera très difficile et vous parliez de juridisme demain parme une profession avocat en un clic vous pourrez avoir déjà euh la la résolution du problème et juridique et les plories qui vont avec les médecins demain des machines pourront vous faire le diagnostic et vous prescrire les médicaments. Ça existe déjà hein. Il y a beaucoup de domaines comme ça qui vont être quand même à regarder de près. Et pour les armes, est-ce que il y a des limites aujourd'hui ? Si vous voulez, on a l'impression de vivre, enfin ma génération, de vivre aujourd'hui au au gré des des innovations, ce que l'on nous présentait il y a 40 ans comme des films de science-fiction.

C'est-à-dire je prends un truc aussi bête que Robocop. C'était un film au départ qui a eu son Aujourd'hui vous l'avez dans les rues. J'ai vu en Chine la semaine dernière un patrouilleur qui est un robot qui ça fait réfléchir, ça fait réfléchir. Et jusqu'où ça va aller des soldats ? Demain, plus besoin de soldats puisqu'il y aura des robots, plus besoin de pilote dans les avions puisque les drones prendront leur place et cetera et cetera. Je crois qu'on se rend on se rend pas compte de la révolution qui va s'accélérer parce que là c'est pas on fait une pause hein, il y a pas de pause. Tous les jours l'IA se nourrit de tout ce qui se produit partout dans le monde.

Donc je ne sais pas jusqu'où ça va arriver mais il faut s'y préparer. En tout il faut s'adapter. Voilà. Votre routine santé ou vos gestes écologiques en avez-vous ? geste écologique, on essaie de de préserver quand même dans les gestes du quotidien. Ne pas jeter des papiers dans la rue, ne pas jeter un chewing-gum dans la rue, euh ne pas jeter des poubelles dans la rue, ce qui est un sport quand même malheureusement assez perpignané dans certains quartiers.

Euh sinon euh l'économie de l'eau, je crois que de plus en plus on a conscience de l'importance de l'eau, surtout dans notre département et et donc voilà, on bah on est des Français comme tout le monde, donc on on s'adapte aux circonstances et on essaie de faire ce qu'il faut pas dire. Il faut pas tomber dans l'écologisme lui aussi totalitaire. C'estàd là, il faut plus manger de viande, faut pas faut interdire la chasse, faut je sais pas tout ce qu'on peut voir. Il faut quand même maintenir un certain nombre de choses sans tomber dans la caricature. Donc préserver la planète évidemment. Oui. Tenir compte des réalités euh faire des constructions plus écologiques, des choses comme ça.

Oui, évidemment. Mais non à l'écologie punitive qui fait qu'aujourd'hui grâce au taux à cause de la ZFE, on va fermer Perpignan. C'est si vous avez pas la voiture avec le critère je ne sais quoi ou deux et bien vous vous ne viendrez plus à Perpignan. Mais comment font les gens alors ?

Puisque c'est simple, les pyrénes orientales, c'est perpignant 120000 habitants et le reste du département graduellement avec des villes plus petite mais c'est l'hôpital, c'est les lycées, c'est le théâtre, c'est le conservatoire, c'est un certain nombre de services de centralité et on fait comment quand on n pas les moyens s'acheter des voitures écologiques dit et ça j'ai l'impression que ça passe à très loin des préoccupations d'un certain nombre d'écologistes qui sont qui n'en sont pas un projet de vie, c'est interdire. Voilà. Et vous en tant que maire aujourd'hui, vous n'avez pas d'option pour arrêter ça ?

Si si, on se bat et j'espère qu'on sera suivi par les autres maires par exemple de la communauté urbaine et parce que c'est une affaire qui est gravissime. C'est euh on nous punit de choses que nous ne faisons pas.

Euh si et d'ailleurs l'air est beaucoup moins pollu à Perpignan qui ne l'it d'ailleurs dans des grandes métropoles, mais on se rend pas compte qu'on a une autoroute qui traverse Perpignan, que cette autoroute, elle a 12000 camions jour et il faudrait quand même tenir compte de ça aussi dans leur calcul savant à tous et qu'on y est pour rien parce que les camions ils passent mais euh ça s'arrête un peu à Saint-Charles mais ils ne font que passer et donc on tient pas compte de cet environnement Et c'est assez désagréable de voir ça. Parlons animaux. Louis, quelle est votre relation avec les animaux ? Est-ce que vous avez des anecdotes personnelles ?

Je suis un adorateur de chat mais de chiens aussi. J'ai eu un très beau chien des Pyrénées, un Patou qui s'appelait Kiwi et j'ai encore un chat qui s'appelle une petite chatte qui s'appelle Diva. Et les enfants de mon épouse ont chacun un tquel, chacune un tquel. Donc les animaux font partie de

55:25
Non speech

[Musique]

55:26
Locuteur

de ma vie et jeune et j'étais aussi un amoureux des lectures de tous les albums qu'on avait à disposition sur la connaissance des du milieu des des oiseaux, les reptiles, enfin voilà, un adorateur de toute nature et de tous ces animaux. Aujourd'hui, je trouve que ça devient compliqué. je serais capable de de violence par des actes abominables sur l'abandon des animaux par exemple.

Et chaque fois que je vois ces campagnes de la SPA, notamment au moment des vacances et qu'il y a des gens qui sont assez barbares pour adopter des animaux, des compagnons de vie et de les abandonner alors qu'ils sont, j'allais dire l'innocence même puisque ça, j'avoue que je serais capable de de beaucoup de choses et c'est pour ça que ceux-là il faut les punir sévèrement et et c'est de plus en plus le cas hein quand on les attrape Mais je pense que ça c'est important et comme le commerce d'animaux exotique, c'est aussi quelque chose qui qui est aujourd'hui pratiquement vente libre et j'ai toujours trouvé ça très anormal qu'on puisse souffrir les arts de je ne sais où, un serpent de je ne sais où.

Bon, c'est ça fait partie de la consommation. Aujourd'hui, on consomme et on prend un animal. Bon ben voilà, on le fait venir de et ça c'est assez choquant. Pour rigoler un peu, si vous si vous pouviez être un animal, lequel seriez-vous pour une journée ? Ça dépend. Si vous voulez aller découvrir le fond des océans, vous prendrez peut-être la peau d'un dauphin. Mais si vous voulez aller découvrir le monde en le regardant de plus haut, à ce moment-là, un oiseau soit un aigle, soit un oiseau migrateur pour pour parcourir le monde. H et donc pas de préférence mais sûrement le la vue de du monde d'en haut ou des profondeurs, effectivement c'est quelque chose qui qui doit être passionnant.

On va revenir à des choses plus sérieuses. La politique, à quel moment vous avez réalisé que vous vouliez faire la politique ? C'est euh au moment où j'ai vu que la la droite tout à l'heure, je l'ai dit, le RPR de l'époque qui est aujourd'hui les LR quoi je résume ne ferait pas ce qu'ils avaient promis de faire. Et donc je me suis dit la gauche a échoué 81 Mérin catastrophe nationale qui est toujours d'ailleurs une catastrophe. la droite, pas mieux, quoi qu'on en pense, il faut donc choisir ailleurs.

Et c'est pour ça que je me suis engagé en politique dans un parti euh à l'image pas facile, mais où je me sentais beaucoup plus à l'aise parce que finalement euh tout était à faire et que nous avions euh aucune responsabilité dans tout ce que l'on peut voir euh aujourd'hui ou et le fait d'être aussi entre guillemets un enfant de la base, un père platé, une mère institutrice plus tard conseillère principal d'éducation ayant fait quelques études mais n'ayant pas fait les grandes écoles. Là aussi c'est important parce que les grandes écoles ne sont pas dénigrées. C'est bien qu'il y a des grandes écoles et la France doit s'enorgueillir d'avoir des grandes écoles polytechniques et cetera.

Mais ces gens-là ont finalement constitué une caste en haut du pouvoir, sont les mêmes dans tous les partis et ont oublié que étaient au service de leur pays. Et c'est comme ça que il faut considérer que la démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Et vous pouvez être un député, un élu local ou pourquoi pas un président, même si vous n'êtes pas passé par les grandes écoles et ça paraît essentiel. Et euh malheureusement la 5e République notamment a été colonisée entre guillemets dans ses députés par la haute fonction publique qui euh a les résultats que l'on connaît aujourd'hui.

Donc c'est important pour tous les citoyens de s'impliquer, de militer et de s'engager. À quel âge vous l'avez fait ? Je l'ai fait à 17 ans assez tardivement d'ailleurs. J'ai attendu d'être à l'université pour le faire vraiment mais j'avais pris ma carte, j'ai attendu d'avoir 18 ans dans un parti politique. Et le moment décisif pour rejoindre le le Rassemblement national, vous aviez quel âge ? Le moment décisif, c'est 91. ces carpentraces. Alors là aussi les jeunes, il y avait eu euh une abominable profanation d'un cimetière juif à Carpentras qui est une ville dans le Vocluse.

Ils avaient déterré un mort et fait une mise en scène sordide et ils avaient tenté de faire porter le chapeau à l'ancien Front National. Or, il se trouvait que moi-même, de par ma famille, on avait une partie donc qui était d'origine juive, donc je voyais pas très bien pourquoi il y avait des gens qui feraient ce genre de d'atrocité. Et puis surtout, j'avais un ami qui c'est deux amis, un ami à ce moment-là qui s'appelait Fernand Boule qui était conseiller municipal juif de Sorg qui est la ville d'à côté de Carpentra. et euh la femme d'un ami proche euh qui elle était conseillère municipal de Carpentra et qui était elle aussi juive.

Donc c'est là qu'on voit le mensonge de la politique, la manipulation et l'exploitation d'un fait sordide de et là je me suis dit que je pouvais pas laisser passer ça et j'étais à l'université donc je me suis j'ai décidé, je me suis dit je vais m'engager plus parce qu'on peut pas laisser raconter n'importe quoi. Et je dois dire que ça a été un des éléments moteurs de mon engagement vraiment à fond pour la politique et pour le Rassemblement national. Ben pour le R, c'est pareil, c'est la continuité. Mais il y a quand même l'idée au fond que les autres ont échoué et que c'est maintenant à nous de prouver ce qu'on sait faire.

Et non obstant toutes les difficultés, les provocations des uns ou des autres, ça reste quand même la ligne directrice. La gauche a échoué, la droite a échoué. C'est maintenant à nous. Et depuis depuis je ne cesse de me battre pour mes idées et et Perpignan aujourd'hui euh j'allais dire est à mi-chemin entre les deux parce que quand vous êtes maire, vous n'êtes pas maire que pour ceux qui ont voté pour vous ou que ceux qui ont qui sont du Rassemblement national. Ça n'aurait aucun sens. Vous êtes maire de tous les Perpignanais et donc vous pouvez pas non plus faire ce que vous voulez.

Et heureusement, en revanche politiquement, vous portez des je porte des idées et je les défends et je les défends au niveau national et même international. Donc c'est quand même important et je pense qu'on est en train d'être dans une période de bascule qui va voir ce que je défend moi depuis maintenant 30 ans se réaliser euh concrètement par le pouvoir que nous exercerons. Donc c'est une aventure fabuleuse. Vos objectifs initiaux en politique, qu'espériez-vous accomplir ? rendre la vie meilleure à nos concitoyens les plus les plus modestes parce que on s'aperçoit que c'est comme ça, c'est ça fait partie de du paysage français.

Il y a une France qui vit bien mais il y a une France qui boucle pas les fins de mois. Alors, il s'agit pas de les opposer, il s'agit d'aller aider les plus faibles et de d'arrondir, j'allais dire, les angles qui font que il y a des populations qui vivent pas bien pour x raison, hein. Et ça, ça me paraît être le la grande le grand échec de la gauche. La gauche, elle a été constituée historiquement entre guillemets. C'est peut-être une fiction et on se fait pour aider les faibles, le peuple, les nécessiteux, en tout cas dans l'imaginaire de la gauche. C'est pour ça.

Et on s'est aperçu au fur et à mesure que la gauche aux affaires, elle a fait beaucoup plus pour les riches que pour les pauvres. Et inversement, la droite, elle qui était fait pour protéger la sécurité, l'ordre. Alors, elle a fait l'inverse et elle n'a pas protégé le peuple, elle a vendu sa souveraineté à à l'Europe. Euh elle a complètement trahi les idéaux qui étaient défendus par le général de Gaul. Bon, voilà. Donc si vous voulez quand vous regardez une partie de ma famille était à gauche mais la désillusion est totale mais une partie était à droite la désillusion est aussi totale.

Donc il faut quand même bien rétablir ce que veulent les Français qui eux sont aujourd'hui et de droite et de gauche et non pas ni à droite ni à gauche finalement et qui veulent être vivre normalement librement décemment dans un pays qui garde ce sa fierté d'être d'être ce que nous sommes. Et aujourd'hui on le voit plus et c'est pour ça que moi je me suis engagé. Je pense qu'on avait un message à faire et et d'ailleurs, j'avais toujours dit que le jour où on y arrivait euh je pourrais arrêter la politique parce que finalement je serais arrivé à l'aboutissement de ce pourquoi je me suis battu. Et je pense que c'est peut-être ce que je ferai.

C'est-à-dire que je pense pas que vous me retrouviez en politique euh à 80 ans par exemple. Je je je crois pas et j'en suis même sûr et parce que je pense que il faut aussi transmettre le flambeau à d'autres et que il est jamais bon de s'enquister dans une mission, une fonction et les gens ne se rendent pas compte que la politique c'est du 24 7 jours sur 7 et mer encore plus et c'est c'est c'est usant. Donc euh autant que passionnant. Exactement. Mais il faut le faire parce que c'est une mission, c'est un devoir et et j'y prends du plaisir. Et Perpignan, de ce point de vue-là est une une ville magnifique qui a été beaucoup abîmée et sur laquelle on peut construire.

C'est ça qui est passionnant à Perpignan. Mais il faut pas non plus croire que il faut s'accrocher au pouvoir comme l'affé ici des Jean-Paul Aldouis, des gens comme ça qui finalement se sont accrochés aux branches du pouvoir pour relaisser un résultat som tout assez euh piteux. Vous œuvrez à Perpignan au quotidien comme vous dites votre projet dont vous êtes le plus fier depuis votre mandat. Alors, le plus fier, c'est d'avoir euh il y en a deux, c'est d'avoir euh rétabli une certaine image de de sécurité, de qualité de vie, même si c'est très difficile et qu'il y a beaucoup à faire encore.

Et la deuxième chose, c'est d'avoir renoué le lien avec notre passé majorcain et le jumelage avec Palma de Majorque qui a un sens, c'est nous, c'est la loge de mer, le palais des rois de Majorque quand vous allez à Palma, vous avez les mêmes ou en plus grand et d'ailleurs ils ont été faits par un architecte perpignanéis ou sillonnais. Et donc ça ça a du sens et je veux dire j'en suis assez fier et ça aussi c'est un passé que pour des raisons que je vais pas expliquer certains ont pas voulu trop mettre en avant mais c'est notre histoire et cette parenthèse en plus a été la plus prospère de l'histoire de Perpignan.

Donc si on pouvait renouer aussi avec la prospérité, ce que je m'reins à développer, à faire, à faire comprendre, ça sera magnifique. Donc je suis très très fier de cela d'avoir fait ça et mon équipe. Les décisions les plus difficiles à prendre en tant que mère, que sont-elles ? Ben, les les décisions les plus difficiles en tant que maire, c'est justement de de pas avoir les pouvoirs d'en prendre certains. Voilà. parce que la loi vous vous impose h de de de faire référence à à des textes qui vous dépassent. Très clairement, j'aimerais que la police municipale fasse plus, mais on est tributaire de ce que les textes donnent comme pouvoir à la police nationale. C'est bien cette répartition.

Encore faut-il que l'État donne à la police nationale toutes les prérogatives de faire ce qu'elle a à faire et malheureusement elle n'a pas les moyens de le faire et ça c'est assez c'est assez choquant mais c'est valable aussi dans le purement urbanistique et administratif. On a un projet de parc à thème numérique, culturel prometteur qui fait appel à l'intelligence artificielle, au cinéma, au monde du cinéma. Et euh on a le concepteur, on a des financeurs, ils ont même trouvé le terrain et jusqu'à aujourd'hui on est empêché de le faire parce que euh il y a des contraintes d'utilisation de d'hectares au sein de la communauté d'Aglot et du département. Ça n'a aucun sens.

On est une ville marquée par une certaine pauvreté. Euh on a un département marqué par une certaine pauvreté et tous les projets économiques qui amènent des milliers d'emplois devraient être porté et et dérogatoire à tout ce qu'on peut connaître et malheureusement c'est pas le cas. Donc euh si vous voulez le le plus dur c'est de c'est de contempler le fait qu'on ne puisse pas prendre ces décisions-là parce que c'est c'est à d'autres de les prendre mais ils ne les prennent pas et ça c'est c'est rageant parce qu'on perd du temps. Votre regard sur l'avenir de Perpignan nous intéresse beaucoup.

Louis Perpignan est un corridor euh un couloir de vie euh entre l'Espagne et la France euh entre Madrid, j'allais dire puisque Madrid est aujourd'hui à 3h30 de Perpignan. On l'oublie, Paris est à 5h30. Donc on est on est entre Toulouse, Montpellier euh et l'Espagne et Barcelone évidemment, mais Valencia aussi. Les espagnols avancent beaucoup plus vite que nous sur les sur la mobilité. TGV, il prévoit un TGV à à Valencia, ils ont il prévoit une gare à l'aéroport de Géron et nous on en est encore en train de discuter de savoir si le TGV, comment, pourquoi tout ça est pathétique et mais par des gens qui vous donnent des leçons par ailleurs. Et ça, moi ça me ça c'est pareil.

C'est c'est ça c'est quelque chose qui qui est effrayant, espèce de de d'inertie française qui nous fait perdre un temps fou et et le TGV fait partie de ces inertes françaises. Bordeaux qui était déjà une ville bourgeoise et cetera a explosé avec l'arrivée du TGV il y a quelques années. Paris-Bordeaux 2h. Nous ici on est à la remorque de tout en permanence. C'est pas normal. Et pourtant, on sent pas quand vous avez un projet une forte envie de faire bouger les choses. On a l'impression que bon ben Perpignan, c'est au fond là-bas et bon ben c'est pas normal. Et là quand même la responsabilité d'un certain nombre de personnes du département est engagé.

Euh il y a des gens ici qui ont eu la mairie, la communauté d'Aglo, tous les parlementaires et qui n'ont pas fait avancer d'un cm le dossier du TGV. C'est c'est dramatique. Il porte la responsabilité de ça. Et pourquoi on veut pas évoluer avec son temps sur ces dimensions là ? Je sais pas. Il y a votre avis expérience et pourtant c'est alors on dit il y a un entre soi c'est pas tout à fait vrai parce que les Perpignan ont été capables de délire quelqu'un qui n'était pas forcément un catalan d'origine.

encore que depuis maintenant un certain nombre de de mes amis ont mis en avant que les Aliot, une partie de la famille Alio vient aussi de notre département parce que quand vous êtes dans les Pyrénées en fait, vous savez entre la Rège et et et la Cerdagne, on est quand même c'est un peu la même chose, hein. Et euh et donc mais je il y a une inertie qu'on trouve pas ailleurs. C'est vrai. Et et pourtant il y a une les gens sont attachants, les gens sont généreux, les gens sont gentils, euh sont doués. Il y a du talent, il y a des talents beaucoup hein.

Il y a des initiatives magnifiques dans le tourisme, l'hôtellerie, euh même les services ou maintenant dans les dans les nouvelles technologies, il y a de belles entreprises et pour autant on en est toujours à à discuter de choses invraisemblables et c'est usant ça aussi de de voir que ça n'avance pas et le TGV est particulièrement usant. Ce serait pardon Loui. Ce serait ce côté traditionnaliste qui freinerait le l'avancée des choses en faisant référence à ce par Non, je crois que il y a une fierté, c'est vrai, mais je pense qu'il y a une grosse dose d'orgueil aussi. C'est ce qui nous caractérise.

Et euh l'orgueil, c'est une valeur nécessaire peut discuter nécessaire mais elle peut être handicapante. Voilà. Et c'est bien de de montrer ce que l'on est, de défendre ce que l'on est et cetera, mais il faut s'adapter au monde. Vous pouvez pas dire "Ah ben nous, on est tranquille là-bas parce que d'abord on n'est pas tranquille. et que on peut pas dire que les résultats soient très probants de cette politique. Je veux dire, il y a qu'à voir les valeurs l'extrême pauvreté côtoie l'extrême richesse parce que c'est le cas ici et c'est bien pour les riches et pour les gens qui ont des moyens.

Mais moi ce qui m'intéresse, c'est de préserver l'outil économique qui permet à certains de bien vivre, mais c'est surtout de sortir celles et ceux qui n'ont rien pour leur permettre d'accéder à un niveau de vie, à une vie meilleure, à une certaine prospérité. Et ça c'est le devoir des politiques normalement, c'est pas de de contester tout ce qui se fait. On entend à l'échelle nationale que Perpignan est une ville des plus pauvres. Est-ce toujours le cas ? Ben, c'est le cas parce que vous avez un taux de chômage qui est supérieur à la moyenne nationale. C'est le cas parce que vous avez neuf quartiers prioritaires euh sur 10, 9 à Perpignan.

C'est le cas parce que vous avez des quartiers où le taux de chômage est à 80 %. Euh tout ça c'est la réalité mais j'allais dire elle ne date pas de 2020 quand je suis arrivé à la mairie. C'est le long processus de 50 ans de vie politique pour en arriver là et qui n'a jamais été corrigé. Donc si vous prenez Saint-Jacques et la rénovation urbaine par exemple, c'est la première fois depuis 30 ans que l'on va construire à Saint-Jacques et que l'on ne va pas détruire. C'est la première fois. Alors ça fait pas la une des journaux. Euh d'abord parce que le journal du coin est un journal militant qui ne rend pas compte de ce que fait la mairie. Au moins, ça c'est clair.

Mais mais surtout parce que euh les quartiers qui sont pourtant les quartiers emblématiques de la ville, on peut dire ont été tellement marginalisés que ils n'intéressent pas la grande majorité des des habitants et pourtant ils sont au cœur de Perpignan. Et c'est pour ça que d'abord j'y suis attaché. Il y a une population attachante qu'il faut informer de ce que nous voulons parce qu'on parlait tout à l'heure de la politique de la peur, c'est pareil, c'est quand je suis arrivé, ils sont allés voir ces pauvres gens qui vivent dans une extrême pauvreté. Ou là là, vous rendez pas compte, Al, ça va être il va vous dehors euh et ceci et ceci et cela. Euh c'est pas le cas et ils s'en aperçoivent.

Non seulement je veux pas les dehors, mais je veux que ce quartier soit un beau quartier de Perpignan. Ils ont toute la place, leur place dans ce quartier. Maintenant, pour qu'ils aient toutes leur place, il y a un certain nombre de conditions. Les conditions, c'est le respect euh du cadre de vie pour tous, c'est le respect de la loi, c'est le respect du vivre ensemble et et tout le monde doit faire des efforts à tous les niveaux. Et c'est pour ça que moi je suis aussi engagé dans ce combat là. C'est pas médiatique, mais tant pis. Hm. L'essentiel, c'est que ça se fasse. C'est humaniste, permettez-moi.

Oh, vous savez, je dis pas humaniste parce que on a une classe politique qui systématiquement dans le discours vous sort l'humanisme à toutes les sauces, mais plus il parle d'humanisme et moins vous en avez dans les quartiers. Alors, il vaut mieux rien dire et faire son travail, c'est l'essentiel. Quelle est la chose la plus insolite qu'on vous ait demandé en tant que maire ? Il y a des demandes de tout, de logement, mais le plus rageant, ce qui est insolite, c'est quand on vous demande logement, que vous arrivez à obtenir ce logement et que vous refusez ce logement. Ça effectivement c'est assez insolite en fait parce que vous n'avez rien.

Vous demandez un toit, on vous attribue un toit et vous dites non là je veux pas y aller ou là je Et ça c'est effectivement quelque chose qui est assez là aussi surprenant. Voilà. Ou alors vous donnez du travail à quelqu'un, mais au bout de quelques semaines, on vient plus à l'heure, on fait n'importe quoi. Je pense qu'il y a quand même une forme de discipline à acquérir et que quand on s'engage sur quelque chose, on essaie de s'y tenir et que le travail et très certainement euh la vertu, la mission la plus noble qui soit. pour justement s'émanciper d'une condition de vie difficile et que quand on a la chance d'avoir un travail, on s'y tient.

Est-ce que vous aussi vous pensez que le Covid a a son tort à ce niveau-là ? il a accéléré les choses mais c'était un peu dans la dans l'aire du temps. Le traumatisme d'avoir été enfermé face à une la violence de la décision de de rester enfermé et du danger. Il y a des gens qui se sont dit mais la vie on en a qu'une et il faut la vivre. Donc finalement tout est permis sans en oublier que ben le travail fait aussi partie de la vie et heureusement.

Donc moi, j'ai des exemples de d'entreprises qui me disent "On a passé du temps à former des cadre dans des missions importantes pour pour que l'entreprise est une plusvalue et cetera." et au bout de la formation de voir ces ces personnesl leur dire ben j'arrête, je vais faire le tour du monde.

C'est bien, mais est-ce que c'est correct par rapport à l'entreprise qui vous a fait confiance, qui vous a pris un an, qui vous a formé, qui vous a euh bon voilà, mais on assiste à ça et c'est pas que la France, je me souviens être allé dans un pays étranger plutôt au revenu moyen annuel très important par rapport à la France ou un hôtelier me disant "Mais on ne trouve plus personne pour travailler même ici. que c'est payé et donc c'est général, c'est c'est mondial dans les pays civilisés. Donc ça a des conséquences, c'est sûr. Parallèlement à ça, il y a des créations d'entreprises, il y a des commerces qui se montent, d'autres qui fer mais d'autres qui se montent.

la création de l'école 42 euh où nous sommes d'ailleurs euh il y a des choses qui se font, il y a de la plusvalue, il y a des richesses qui se créent mais pas assez encore pour faire naître dans notre département une classe moyenne euh qui permettent de d'alimenter la machine économique à et c'est pour ça que je râle sur le parc à qui pourrait être ce vecteur là 2000 emplois avec des technologies de pointe, ça veut dire des ingénieurs, ça veut dire des cadres, ça veut dire de la formation pour les jeunes, de nouveaux débouchés, de nouvel débouché et il faut qu'on y arrive parce que on est un département tourisme très bien et heureusement agriculture difficulté de beaucoup de choses, de l'eau mais aussi de l'agriculture elle-même.

On n pas d'industrie, on est un point de passage, on est une autoroute sur la route des vacances et des grands axes économiques. Mais on a Saint-Charles, heureusement les fruits et légumes. Et vous rallez, monsieur le maire, mais pourquoi vous rallez par rapport à ce projet ? Vous pouvez nous en parler ? Parce que je n'arrive pas à obtenir les autorisations pour dire oui à à son concepteur en leur disant "Mais voilà, vous avez le terrain, faites faites, on signe vite et vous faites." C'est important. Ça fait maintenant 1 an et demi qu'on se bat. 2 ans, c'est pas encore gagné. Je désespère pas. On se on s'attelle à la tâche et puis surtout on lâche rien.

Si vous pouviez Louis Alot imposer une loi complètement décalée à Perpinent, laquelle serait-elle ? une loi qui arriverait à coudre les bouches ou à couper les langues. J'hésite

1:23:06
Non speech

[Musique]

1:23:07
Locuteur

parce que il y a tellement de ragot de bassesse. On parlait de sport de un sport national chez nous, je sais pas. ici en tout cas c'est du gratiner et et c'est pas bien inversement une loi pour que les gens sourent aussi que le sourire soit l'une des formes de caractère que pourrait nourrir notre territoire mais tout ça ça fait peut-être utopique de le penser mais mais je pense que la loi sur les langues de vipère la vipère n'a rien à voir là-dedans. Ouais, mais les langues de Viper, il y en a certains, même les plus voilà même les plus mesquines, des gens qui ont tout raté dans leur vie, qui racontent n'importe quoi. Enfin bon, on en connaît.

Je vais pas donner de nom sinon mais vous avez des avocats faillis qui font encore la leçon à d'autres. Il y en a plein comme ça. C'est des gens malheureux. avocat de toutes les causes. C'est des gens des gens malheureux sûrement. Sûrement pas oui mais pas épanoui pour sûrement mais passer autant de temps à il faut de la bienveillance dans la vie. Voilà vivre dans l'erreur vous finissez étouffé par votre propre venin. C'est ce qui finira par leur arriver d'ailleurs. C'est pour ça qu'il faut que laisser glisser. Mais quand même une petite loi pour pour le sourire pour ce serait pas mal. Comment voyez-vous l'avenir de Perpignan ?

Je vois en grand, c'était le slogan de de la campagne, mais je vois son développement, sa sa modernisation, ses jeunes qui restent ici pour travailler, pas qui s'expatrient ou qui partent ailleurs et euh parce qu'on est un territoire béni des dieux et que on s'en rend plus compte tellement euh on le réalise pas. Alors que donc ça, il faut le faire ressortir. Mais on commence le le drame de de la période, c'est que la vie se déroule mais les décisions qu'on prend sont très lentes à produire leurs effets. C'est curieux. Mais en tout cas les décision de mère, par exemple la médiathèque que l'on va inaugurer en décembre l'année prochaine, il aura fallu 5 ans pour la faire. 5 ans très long.

le terrain, les les les concours d'architectes, les autorisations, les marchés publics, les rendez compte 5 ans pour une médiathèque. Donc c'est très difficile de sur un mandat de maire de sortir des projets, plusieurs projets, c'est long. Donc il faut s'atteler à à ce qu'attendent les nos concitoyens. La tranquillité et la qualité de vie, c'est essentiel. et puis faire au-delà des réalisations et c'est ce qu'on a fait.

Mais c'est long, je comprends quelquefois l'impatience de nos concitoyen, mais j'allais vous dire c'est même pas la faute de l'administration municipale, c'est la faute de notre pays qui est un pays qui qui est qui est aujourd'hui bloqué par les normes et qui au nom du principe de précaution n'avance plus. Et ça c'est un vrai sujet de de pouvoir. Ça ne se réglera que nationalement. Revenons sur les les gens malheureux qui n'ont de cesse de critiquer. Comment voulez gérer ces critiques concernant votre appartenance politique, monsieur le maire ? Alors l'appartenance,

1:26:46
Non speech

[Musique]

1:26:48
Locuteur

il y a rien à faire. Vous avez des gens toutes, ils ne changeront jamais. Ça sert à rien de les convaincre. Mais j'ai commencé à me présenter maire de Perpignan. Je faisais 8 % hein, je le rappelle fait 9 et quelques. En 2008, 2014 40 %, 2020 54 %. Donc j'ai réussi à convaincre quand même les Perpignanés et donc plus vous arrivez à convaincre de gens, moins cette image perdure dans les faits. Donc ça on peut on peut déjà s'en s'en féliciter mais on n'empêchera jamais les gens de critiquer ou de il faut s'en faire une une raison. C'est comme ça. Les idées reçues ou clichés sur votre manière de gouverner que vous aimeriez corriger. Vous savez j'ai l'opposition.

Alors je veux pas être méchant parce que dans cette opposition elle est elle est plurielle. Mais on disait on disait souvent en France, on a la droite la plus bête du monde. Moi, j'ai la chance ou la malchance d'avoir l'opposition la plus bête de Perpignan. Et de toutes les oppositions que j'ai connues, c'est certainement la plus sectaire et la plus méchante. Sans raison.

Ces gens-là sont, paraît-il, de droite et je me dis si ces gens-là sont de droite, c'est que vraiment il y a un problème de il y a un problème général dans la vie politique française parce que ils sont odieux la plupart, attention pas tous, mais ils s'opposent pour s'opposer sur des choses insignifiantes, pour salir, pour blesser, pour raconter n'importe quoi sans savoir de quoi il parle. Et c'est des gens qui font la leçon, qui pontif, qui sont là en train de de d'être dans des endroits préservé de de la de de milieu perpignané et qui croient qu'il détiennent la science infuse sur tous les sujets.

Mais moi, je les laisse, ça c'est la parce que c'est à la fois la plus bête et la meilleure opposition qu'on puisse avoir parce qu'ils sont tellement caricaturaux si vous voulez que les perpinanistés se disent "Mais d'où ils sortent Donc messieurs l'opposition continuez on va revenir à vous Lou car c'est ce qui nous intéresse aujourd'hui une qualité qui vous caractérise. C'est pas facile de donner une qualité de soi-même c'est possible. On va commencer avec le défaut. Le défaut ? Mais le défaut est peut-être ma qualité. Donc [Rires] je pense plus ça va que je suis trop gentil.

Mais je préfère être trop gentil quand même qu'injuste ou il vaut mieux être même si quelquefois ça ça ne sert pas, je préfère quand même les qualités humaines de la gentillesse que le reste. Qu'est-ce qui s'est passé pour que la gentillesse, la bienveillance ne soit pas la mode ? Je pense que l'individualisme a pris le pas sur le reste. C'est-à-dire que vous pouvez faire une gentillesse à quelqu'un ou être un acte de courtoisie, de solidarité et la personne qui en bénéficie, on vous le rend par la méprise, la trahison, la non exemplarité parce que ça aussi c'est un sujet. Je pense que l'exemplarité est une valeur. Hm. Malheureusement, on contrôle pas tout ça.

Vous pouvez prendre des gens parce que vous croyez les connaître et en fait dans des fonctions qui de nouvelles fonctions euh il ils ne sont pas du tout ceux à quoi on s'attendait qu'il qu'ils soit. Et c'est très déstabilisant en fait. Mais c'est la nature humaine, on y on y pourra rien. C'est c'est la fable de la fontaine sur le le scorpion et la grenouille. C'est exactement ça à un moment donné le où la grenouille dit au scorpion "Mais mais pourquoi tu piques alors que je t'aide à traverser le fleuve ?" Et et le scorpion, je ne sais pas faire autre chose. C'est ma nature. C'est ça. Il y a plein de scorpions ici he de d' Perpignan de tout calibre, de tout poids, de tout. C'est comme ça.

Si vous deviez inviter une figure historique ou contemporaine à dîner chez vous, qui choisirez-vous ? Alors, contemporaine morte ou vivante ? Les deux. On va commencer par les défunts. J'aurais bien aimé rencontrer Churchill. Voilà parce que bon au-delà du soldat de l'homme politique, j'ai lu ses mémoires il y a il y a pas très longtemps et et c'est quelqu'un qui a lié le sérieux, la gravité, mais avec une grande forme d'humour. Je crois qu'il est dans les euh il doit être dans le top 10 des citations euh qu'on cite enfin des des citations pardon qui qui résument des fois euh des situations et et surchill était un être à part pour plein de raisons. On connaît sa citation sur le sport, hein.

Quand on lui demandait "Mais vous faites quoi comme sport ?" disait "Nous, sport, qu'est-ce qui fait que vous êtes en forme ? Il est il est mort âgé, hein. Mais qu'est-ce qui fait votre longévité ?" Il avait dit lui "Nous sport." Oui. Alors qu'aujourd'hui, on vous dit qu'il faut faire du sport et cetera. C'est quelqu'un qui qui aimait la vie et et qui buvait beaucoup et ça l'a pas empêché d'avoir une carrière brillantissime et d'avoir sauvé l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale et d'avoir été au cœur de la Seconde Guerre mondiale dans une mission très importante. Donc lui, je pense que ça aurait été agréable de de pouvoir déjeuner avec lui.

Vous parliez de bienveillance, de gentillesse. Quelle qualité humaine admirez-vous le plus chez les autres ? La modestie. Voilà. Et je trouve que la politique manque de modestie. Par exemple, je pense que l'utilisation du nous devrait être la règle. Alors que vous écouterez les discours politiques, souvent c'est je c'est là que vous dénotez un certain une différence de de caractère. Le nous c'est un travail en commun, un travail d'équipe. Le jeu c'est jeu et ça c'est je le regarde assez souvent et et c'est quelque chose qui me qui me fait tilt. Chaque fois que j'entends je fais ceci, je fais cela qu'il y a pas le nous derrière. Donc en fait c'est la modestie et ça c'est la modestie.

Quel défaut détestez-vous le plus chez l'humain ? La trahison. Voilà, je pense que on ne se remet jamais totalement d'une trahison. On peut se tromper, on peut être contraint pour x raison mais trahir comme ça la confiance d'un ami notamment ou quoi ça me c'est quelque chose qui est pas facile à admettre. Si vous aviez une baguette magique Oui. Trois vœux à réaliser. Trois vœux à réaliser. Quel serait-il ?

C'est ce que ça peut être que ça peut être que des bonnes choses d'avoir des vœux à trois en tout cas un dire avec une baguette magique de donner à magie à ceux qui n'en ont pas dire c'est bateaux bon non euh la deuxième c'est euh qui fait beaucoup réfléchir d'ailleurs, c'est la maladie des enfants qui est pas facile à facile à vivre. Et la troisème baquette magique, c'est euh euh peut-être pour pour Perpignan de devenir le centre du monde puisque Dali l'a imaginé. Et ben essayons de le faire. C'est très ambitieux, hein. Mais mais ça reste ça reste une un vœu. Quel cadeau feriez-vous à Perpignan ou à la France ?

Ce serait présomptueux de vous répondre car le cadeau c'est ce que m'ont fait les Perpignanés de méli et pas l'inverse. Pour la France, j'ai pas de cadeau à faire à la France. C'est c'est c'est ce que nous on doit faire pour pour la préserver et à Perpignant peut-être de continuer à vrer. Oui. Mais ça c'est sûr, mais de préparer les choses pour que pour que le niveau général de de la ville économiquement, socialement s'élève et que enfin on ne mette pas Perpignan comme juste le point en bas à en bas de de de la carte de France pour la météo le matin, mais que derrière on lui on lui attribue des choses concrètes.

Ça c'est important et ça se travaille et c'était malheureusement c'est long à faire. Si une baguette magique pouvait instantanément changer les choses à perpinent, ce serait quoi ? Ben c'est un peu ce qu'on tout le fil de la conversation qu'on a eu, hein. C'est la rendre plus sûre, plus accueillante, plus riche.

C'est sécurité, accueil, économie, qualité de vie et qualité de vie car on a une qualité de vie, on a une ville magnifique que tous les gens qui viennent de l'extérieur qui ne connaissaient pas quand ils arrivent à Perban qui voi ils disent "Mais c'est magnifique." Sauf que dans leur imaginaire, Perpignan c'était les querelles communautaires et cetera et puis là il se disent "Mais c'est c'est vraiment il y a des choses magnifiques." Donc voilà, exploitons cette ce sentiment positif et faisons venir des gens voir Perpignan. C'est ça qui est important. Moi qui voyage beaucoup, ce qu'on me reproche euh évidemment via la conversation sur Perpignan puisque vous faites quoi ?

Ben je suis maire de Perpignan. Ah bon ? Et c'est où ? Et cetera. Et souvent Perpignan. Alors curieusement aux États-Unis c'est connu grâce à Dali. Ça c'est indédiable. Ailleurs, bon voilà, c'est une ville du sud de la France que qu'on situe à peu près la frontière espagnole. Point. Et bien c'est ça qu'il faut améliorer. C'est en faire une destination. Faut que les gens viennent à Perpinan pour y rester. On continue avec les choses extraordinaires. À quelle association donnerez-vous 1 million d'euros ? Sûrement aux gens qui accompagnent les malades en fin de vie.

qui sont très démunis mais personne ne le sait parce que j'ai été confronté à à ces moments difficiles, notamment avec deux amis proches, très proches et ma et ma mère et je me suis aperçu que en fait il n'existe pas de structure pour accompagner ces gens et souvent C'est c'est des paroles, c'est du c'est de la bienveillance, c'est de c'est juste être là présent à côté. Et il y a des gens malheureusement qui meurent seul. N'ont pas la ils n'ont pas le le la chance, c'est pas de la chance mais l'opportunité d'avoir des gens qui les accompagnent. Et ça doit être particulièrement angoissant dans les derniers instants de sa vie de partir comme ça. Et malheureusement la France pêche.

On a des grands débats sur l'euthanasie alors qu'on a une loi qui s'appelle la loi leonetti qui est largement suffisante. En revanche, on manque de centre de soins palliatifs pour les gens qui ont des maladies incurable et ça fait pas l'objet de débat particulier alors que ça devrait être une priorité. Soin palliatif, accompagnement. Et donc ça, je pense que si j'avais un million à à consacrer, à donner une association, je pense que c'est vers ce genre d'association que se tournerait ma mon don. Ça fait longtemps que votre maman est partie, si je peux me permettre, lui à Lio ?

Ça fait quelques années, l'année de l'élection, elle m'a pas vu comme mère et euh voilà, mais on sait tous qu'on y passera entre guillemets par la même par la même étape. Donc, il faut s'y préparer. Alors, si vous êtes croyant, c'est peut-être plus facile que si vous l'êtes pas, je ne sais pas. Mais c'est comme ça. C'est la destinée de chacun d'entre nous. Et c'est une autre d'ailleurs leçon que que devrait se s'appliquer tous les gens qui se croient supérieur aux autres. Euh, ils finiront comme tout le monde. Donc, autant qu'ils y aillent, j'allais dire paisiblement et en ayant, j'espère pour eux, la conscience qu'ils n'ont pas fait de mal durant leur leur existence terrestre.

Mais c'est difficile pour beaucoup. Monsieur Alliot, parce qu'on veut vous connaître davantage. Quel est votre plat préféré ? Les crêpes. Un lieu où vous rêvez d'aller sur Mars. Un adjectif qui vous décrit le mieux ? Rond. Votre rue préférée à Perpignan. La rue préférée à Perpignan. Oh, la place de la loge. Si vous deviez renommer une rue de Perpignan avec un nom décalé, ce serait quoi ? La rue des félé. Une date importante dans votre vie. le 18 juin, pas pour le l'appel du général de Gaul, mais j'ai soutenu ma thèse de droit public en 18 juin. Défaut le plus détesté, qualité la plus admirée. La méchanceté, la gentillesse. Votre plus grande peur de perdre les gens que j'aime.

Votre plus grande joie, la victoire perpignant. Le talent. que vous auriez aimé avoir savoir faire des choses de mes mains. J'admire les artisans et les gens qui créent des choses. Un peintre par exemple ou une peintre. Avez-vous essayé de peindre pour dire que vous savez pas le faire à l'école maternelle. Votre rapport au mandat, le vécu, les challenges, les satisfactions. Un mandat, c'est dur et les satisfactions, c'est de voir quand même des projets aboutir. Mais sur l'échelle du temps, c'est c'est assez frustrant parce que ça ne va jamais aussi vite qu'on aimerait. La chose la plus spontanée que vous ayez fait récemment, c'est dire bonjour. Qu'est-ce qui vous manque le plus ?

Qu'est-ce qui me manque le plus ? Ma mère, votre épiphat idéal. Restez modeste. Une chanson qui définit votre vie. Sardou et femme des années 80. Votre plus beau souvenir ? La naissance de ma fille. Quel est la principale chose que vous aimeriez que les auditeurs retiennent de cet entretien ? Qu'ils aient appris des choses et pas seulement d'avoir lu dans le journal de la désinformation locale des choses qui sont jamais vraies. Un message pour les Perpignanés, Louis Alot et l'ensemble des auditeurs.

Soyez fier de votre ville et de la manière dont elle est administré et tout simplement je pense qu'on est en train de gagner la bataille de l'image et que Perpignan soit une ville moderne dans le 21e siècle. Le dernier four rire dans ma voiture avec mon chauffeur quand il m'a remis le sandwich à midi qui était abominable. Un rêve inavoué. Prendre un voilier et partir avec ma femme sans donner plus signe de vie à personne sauf à nos enfants. Et un mot de conclusion monsieur le maire. perpignance centre du monde. Il faut pas que ce soit que ce que Dali en pensait, il faut réaliser. C'est un rêve mais on peut accéder à ces rêves. Faut toujours rester un enfant.

Merci Louis Alot pour ce moment d'authenticité, de sincérité qui sera apprécié, je l'espère, par nos auditeurs. Merci à vous d'avoir consacré du temps à cet entretien. Merci.