Laurent Nuñez quitte la préfecture de police : cérémonie d'installation de Patrice Faure
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- 9:18Invité politiqueFait
« Pilonnez les points d'île tout en démantelant les finières. Ne laissez pas enfin le fléau du craque reprendre à les droits qu'il avait perdu sur le campement de Forceval ce matin d'octobre 2022. »
- 10:00Invité politiqueFait
« Dans l'agglomération parisienne où les défis sécuritaires sont plus lourds que nulle part ailleurs, le continuum de sécurité n'est pas un concept galvudé. Il est une réalité que nous avons bâti patiemment ensemble. »
- 12:10Invité politiqueFait
« Après la lutte contre le terrorisme et la rédaquilisation après la lutte contre le séparatisme cette nouvelle lutte contre l'entrisme islamiste est le troisème volet de ce combat que le président de la République mène depuis 2017 avec acharnement. »
- 12:48Invité politiqueChiffre
« Comme vous le permet la loi du 24 janvier 2024, priorité absolue devrait être donnée à la reconduite des étrangers qui menace l'ordre public et piétinent les fondements de notre République. »
- 13:29Invité politiqueFait
« La réussite des jeux de Paris 2024, unanimement salué les a réexposé sous les yeux du monde entier. »
Temps de parole
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Madame la ministre déléguée, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les sénateurs, Monsieur le préfet de région Île-de-France, préfet de Paris, madame la présidente de la Cour administrative d'appel de Paris, mon général gouverneur militaire de Paris, madame la rectrice de la région académique d'Île-de-France, rectrice de l'Académie de Paris, Monsieur le secrétaire général de la présidence de la République, Monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, monsieur le directeur général de la police nationale.
Mesdames et messieurs les directeurs nationaux, monsieur le chef de l'inspection générale de la police nationale, monsieur le président du tribunal administratif de Paris, monsieur le président du tribunal judiciaire de Paris, madame la procureur de la République de Paris, mesdames et messieurs les préfets, monsieur l'adjoint à la maire de Paris, monsieur le vice-président du conseil régional d'Île-de-France, mesdames et messieurs les maires, messieurs les généraux, mesdames et monsieurs Monsieur le président, les présidents de juridiction, monsieur le procureur national antiterroriste, mesdames et messieurs les procureurs, mesdames et messieurs les directeurs, mesdames et messieurs les représentants des des autorités religieuses, mesdames et messieurs les représentants des organisations syndicales et associatives, mesdames et messieurs, en vos gradés, monsieur le préfet de police, très cher Patrice, c'est peut dire qu'aujourd'hui est un jour particulier sinon totalement inédit.
Car de façon tout à fait singulière, l'installation du préfet de police par son ministre de l'intérieur ressemble en tout point cet après-midi à une passation de pouvoir. Un instant extraordinaire pour vous qui prenez la tête de l'une des plus éminentes institutions de notre République. Instant singulier pour moi qui lui fait ses derniers au revoir. les honneurs de la République, le poids des responsabilités, le vertige de la mission, la fierté aussi, ce qui probablement se joue en vous en ce moment même. J'ai la faiblesse de croire que je fais mieux que l'imaginer puisque je l'ai vécu. C'était le 21 juillet 2022, le lendemain de ma nomination par le président de la République.
C'était le point de départ de 1179 jours d'une rare intensité. C'était le début de l'engagement d'une vie. Si les ministres de l'intérieur ont toujours observé de près ce qu'il se passe à la préfecture de police, tant elle occupe une place centrale dans l'organisation de nos institutions et un rôle incontournable dans le dispositif de sécurité intérieure de notre pays, je ne le saurai que davantage. Monsieur le préfet de police, chère Patrice, il va s'en dire, je crois que depuis la place Bovau, je garderai un œil particulièrement attentif sur cette maison qui fut la mienne pendant ses plus ces trois dernières années et même déjà entre 2012 et 2015 alors que j'y étais numéro 2.
Sans doute, cela fera de moi un ministre de l'intérieur à la fois plus soucieux et plus exigeant à l'égard de la préfecture de police et à l'endroit de celui à qui je la confie. La sécurité des habitants de Paris et de sa petite couronne deviendra votre obsession de chaque instant. Depuis 2022, la délinquence si structurellement élevée en agglomération parisienne a commencé à céder du terrain petit à petit, mois après mois, semestre après semestre, à la force de persévérance et de détermination. Ces résultats encourageants, mais dont on peut se satisfaire, je vous demande évidemment de les confirmer. Je vous demande même de les conforter.
Dans cette bataille contre la délinquence, la lutte contre les trafics de stupéfiants représente peut-être le jeu décisif. Il se mène et peut se gagner en exploitant tous les outils à notre disposition, en veillant toujours à respecter l'autorité des parquets avec lesquels tout se construit. Réunissez les crosses, faites place nette, mobiliser la force d'investigation conjointe de la préfecture de police que j'ai créé et appropri approprirez-vous pleinement les nouveaux moyens que la loi de lutte contre le narcotrafic vous offre. Pilonnez les points d'île tout en démantelant les finières.
Ne laissez pas enfin le fléau du craque reprendre à les droits qu'il avait perdu sur le campement de Forceval ce matin d'octobre 2022. L'ambition est grande, mais vous ne partez pas d'une copie blanche et vous ne serez pas seul. Vous ne serez jamais seul. Dans cette entreprise, vous pourrez vous appuyer sur le plan d'agglomération, de restauration de sécurité du quotidien qui a posé les diagnostics précis et mobilise déjà tous les partenaires locaux qui deviendront vite vos meilleurs alliés sous la houlette de chacun des préfets en petite cour.
Dans l'agglomération parisienne où les défis sécuritaires sont plus lourds que nulle part ailleurs, le continuum de sécurité n'est pas un concept galvudé. Il est une réalité que nous avons bâti patiemment ensemble et que je vous demande de cultiver et qui sera encore conforté par des prérogatives de police municipale renforcé. Je l'espère maintenant très vite. Mais la lutte contre l'insécurité ne se mène pas seulement sur la voie publique. Elle se elle se mène également elle se poursuit également dans le traitement judiciaire de la délinquence et une rigueur égale dans le travail d'élucidation des infractions mineures comme des affaires les plus complexes.
Veillez toujours à ce qu'il n'y ait pas de petit de grands judiciaires, sinon un seul souci d'efficacité dans la réponse que nous devons aux victimes. À cet égard, la gestion du stock de procédure devra appeler une attention particulière de votre part. Et je sais que madame la procureur de la République de Paris et l'ensemble des procureurs des départements de petite couronne sont évidemment très attentifs.
Et c'est également en ce sens que je vous demande de poursuivre le décloisonnement que j'ai entrepris entre les deux directions de la préfecture de police chargé du judiciaire, la DPJPP et la despap sous l'autorité bien sûr des parquets, mais nous aurons l'occasion d'en reparler tant ce sujet me tient à cœur. À quelques jours de la commémoration des 10 ans des attentats de 2015 et dans cette cour qui ne sait que trop ce que le terrorisme nous a arraché, je sais que la lutte contre l'addadre islamiste ne cessera jamais d'être votre priorité.
Ce combat doit se prolonger dans celui que vous mènerez sans merci contre toutes les atteintes au principe républicain qu'elle se réclame d'un projet séparatiste ou de celui qui ne dit pas son nom l'antrisme islamiste. Après la lutte contre le terrorisme et la rédaquilisation après la lutte contre le séparatisme cette nouvelle lutte contre l'entrisme islamiste est le troisème volet de ce combat que le président de la République mène depuis 2017 avec acharnement. Cette troisième bataille qui n'avait jusque-là jamais été lancée, nous devons la conduire avec la même détermination et la même vigueur que les précédentes.
Monsieur le préfet de police, il vous appartiendra de faire preuve aussi de la plus grande fermeté dans la lutte contre l'immigration irrégulière en accentuant le travail de démantellement des filières illégales, en multipliant les les éloignements coercitifs et en en endossant pleinement votre rôle de coordination zonale dans les placements en rétention administrative. Comme vous le permet la loi du 24 janvier 2024, priorité absolue devrait être donnée à la reconduite des étrangers qui menace l'ordre public et piétinent les fondements de notre République.
C'est à cette seule condition, en effet, que la France pourra travailler plus sereinement à l'intégration de ceux qui ont choisi nos valeurs pour patrie. Et vous savez l'attachement que j'y porte. Vous le savez, la raison d'être originel de la préfecture de police, c'est la concentration à Paris. des lieux de pouvoir, des institutions et des symboles de notre République française qui font de sa capitale le terrain favori des manifestations revendicatives ou non. Le maintien de la de l'ordre public comme la gestion des grands événements sont le savoir-faire unique et la marque de cette maison. La réussite des jeux de Paris 2024, unanimement salué les a réexposé sous les yeux du monde entier.
Mais les temps institutionnels que nous connaissons, le contexte social tendu, l'approche aussi des échéances électorales pourrait évidemment à nouveau les éprouver. Garantir l'ordre républicain pour défendre la République elle-même. Monsieur le préfet de police, je vous demande de protéger, de garantir les libertés d'expression et de manifestation consacré par les textes somitaux de notre état de droit, mais de ne jamais jamais tolérer la moindre exaction ou violence. Je compte enfin sur vous pour défendre cette maison de tout votre poids et faire rempart contre les assauts que ne manquera pas d'essuyer la préfecture de police.
Institution incontestable mais que d'aucun aiment parfois contester. Institution incontournable mais que certains voudraient parfois contourner. Je vous le dis, pourtant, la préfecture de police, plus de deux fois séculaires n'est pas prêt de perdre ses couleurs, car vous protégerez l'héritage de 200 ans d'histoire et d'acquis. Exercez pleinement vos attributions municipales à Paris. Défendez l'indispensable police d'agglomération créée en 2009. Investissez vos compétences régionales sur les réseaux de transport ferrés, les plateformes aéroportuaires et les axes de circulation routière structurant.
Ne négligez pas votre rôle d'animation et de coordination zonale en matière de sécurité publique et de renseignement. Incarnez pleinement votre habit de préfet de zone quand la crise ou l'événement majeur immanquablement viendra. Mais si vous évoquez parfois avec autorité, déléguez avec humilité toujours. Car pour honorer tant de responsabilités, il faut il faudra vous appuyer constamment sur les préfets de département qui restent les plus fins connaisseurs de leur territoire, de leur contingences et des acteurs locaux.
Vous aurez vous à cœur d'entretenir ce dialogue que j'ai voulu ces trois dernières années le plus constant et le plus large possible avec eux comme avec l'ensemble des acteurs de la sécurité à Paris et en Île-de-France au premier rang desquels le gouverneur militaire de Paris que je veux saluer, le commandant de la région de gendarmerie que je veux saluer également le directeur zonal des CRS et le coordonnateur de la police nationale pour la grande couronne que je salue également l'un à l'autre.
Vous apporterez un soin tout particulier à préserver la qualité des échanges entretenus avec la ville de Paris ainsi qu'avec l'ensemble des élus locaux et bien sûr avec le préfet de région, préfet de Paris, Marc Guillaume avec lequel nous avons formé pendant ces trois dernières années un fabuleux tandem. Monsieur le préfet de police, voilà à gros trait les grandes orientations de ce qui s'apparente à une lettre de mission.
Vous en avez entendu les lignes directrices mais non exhaustives car vous allez découvrir mais vous le savez déjà qu'à la préfecture de police c'est aussi l'actualité qui guide la mission et dans la marge de cette feuille de route vous trouverez le lot de crise d'urgence et de défi qu'aucun effort d'anticipation dont cette maison et pourtant pas ses maîtres ne pourrait prévenir. C'est précisément là, dans ces moments-là, que vous mesurerez l'inépuisable capacité de la pépé et celle des femmes et des hommes remarquable qui en font la richesse à s'adapter et vous pourrez juger alors la résilience hors du commun de cette maison. Oui, beaucoup a été fait durant ces plus de 3 ans.
C'est peu de choses de le dire et je crois pouvoir pouvoir affirmer que vous sont confiés aujourd'hui les reines d'une préfecture de police en ordre de bonne marche. Il n'y a rien d'insatisfait site adressé à soi-même puisque et ce furent mes derniers mots avant de m'en aller dans cette maison. Le préfet de police ne remporte aucune satisfaction personnelle qui ne soit pas une réussite collective. Le collectif, c'est justement le ciment de cette maison.
qui tient debout grâce grâce aux 43000 policiers, personnel administratif, technique et scientifique, sapeur pompiers au dévouement incomparable encadré par une équipe de direction formidable, directeur des services actifs de police nationale, directeur administratif, chef de service, commandant de la BSPP que je veux ici chaleureusement remercier en vous confiant ce matin, cet après-midi, les clés de cette institution. Ce sont un peu eux que je vous confirme. Défendez-les lorsqu'ils seront injustement attaqués et leur vocation difficile lâchement injurié. Car défendre une maison, c'est aussi protéger ses enfants. N'ayez pas peur de les diriger avec bienveillance.
Leur sens du devoir n'en sera que décuplé. Osez l'autorité de proximité. À votre commandement, ils répondront toujours par le service fidèle et dévoué auquel ils m'ont tant habitué. Et comme je les ai quitté à la hâte il y a tout juste de semaines, permettez-moi, monsieur le préfet de police, chère Patrice, de m'adresser une dernière fois à eux pour les remercier de tout ce que nous avons accompli ensemble et de tout ce qu'ils vont désormais réaliser derrière toi, à tes côtés. Vive la préfecture de police, vive la République et vive la France. Monsieur le ministre de l'intérieur, les honneurs vous ont été rendu par un étanchement comprenant.
La musique des gardiens de la paix de la préfecture de police. Le drapeau et les sections d'honneur de la préfecture de police le drapeau et la section d'honneur de la brigade de sa de Paris. Ce détachement est placé sur le commandement qui concerne de police anneau de Paris de la direction de l'ordre public et de la circulation. présenté Ah.
Laurent Nuñez