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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 12 septembre 2026 25 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesÉducation & recherche

Le discours de rentrée de Bruno Retailleau, candidat "Les Républicains" à l'élection présidentielle

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:13Invité politiqueFait
    « La retraite à 60 ans, c'est qui ? Les 35 heures, c'est qui ? »
  • 4:56Invité politiqueFait
    « Ce ne sont pas les boomers qui ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un copain, qui ont effacé tous les repères de notre société »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « Le combat qui vous mène aujourd'hui en première ligne ce n'est pas un combat de génération, c'est un combat de civilisation. »
  • 8:01Invité politiqueFait
    « Un jeune homme dans vos âges est mort, il est mort sous les coups de son et de ses bourreaux. Que s'est-il passé ? L'extrême gauche a recouru à ce qu'elle aime faire, l'inversion accusatoire. »
  • 12:10Invité politiqueChiffre
    « Ils vous promettent par exemple de baisser la dette, mais ils l'ont fait exploser. »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « faire disparaître la dette. Est-ce que les Français, franchement, peuvent le croire ? »
  • 15:01Invité politiqueFait
    « Le grand gafouillage sur l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi. »
  • 17:00Invité politiqueFait
    « la France est au fond du trou. Quoi que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences, etc. »
  • 23:10Invité politiquePromesse
    « Je veux rendre la parole au peuple français. Je veux redonner le pouvoir de choisir aux français pour que demain l'État retrouve le pouvoir d'agir. »

Temps de parole

  • Bruno Retailleau100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Bruno Retailleau

le second tour face à emmanuel macron oui donc là c'est important et c'est le moment, on va écouter le candidat L'artisan de cette journée qui est exceptionnel On a vanté notamment la qualité qualité des intervenants qualité de ces jeunes maires qui sont intervenus ce matin Je voudrais saluer et que vous l applaudissiez vraiment le président des Jeux de l'air Théo Hamsadi. Merci Théo d'être venu. J'en ai déjà trop dit mais... Ce que j'ai dit quand le président n'était pas là, vraiment je le pense sincèrement. On a parmi les candidats à l'élection présidentielle le plus honnête, le plus droit et ça ne court pas les rues. Je l'ai dit. C'est vrai que t'as dit ça ?

J'ai l'ai dit, je l'ai dit, mais je ne mange jamais, donc c'est une bonne chose. Donc les amis, on va gagner. Bruno Président ! Merci Théo, merci. Merci. Je voudrais simplement... Je voudrais simplement saluer... Je ne pourrais pas le faire nommément pour chacun. Ce serait trop long, mais je voudrais, je tiens à saluer très chaleureusement les personnalités qui sont ici. Je voudrais saluer Gérard Larcher qui ne nous manque pas, qui est ici au premier rang. Merci Gérard, président du Sénat. Je voudrais remercier l'ancien Premier ministre, celui qui m'avait fait conscience, celui qui m'avait mis le pied à l'étrier au gouvernement en menommant ministre de l'Intérieur, j'ai nommé Michel Barnier.

Merci Michel. Valérie Pécresse va nous rejoindre. Il y a beaucoup d'élus que je voudrais aussi saluer. Le président sans doute du département, on est chez toi je crois Olivier. Merci de nous accueillir. Mes chers amis, je suis très heureux d'être parmi vous à l'issue d'une journée studieuse, une journée de réflexion où j'espère que vous avez commencé à affûter, notamment vos arguments. Je voudrais évidemment aussi saluer à la fois Houtman et puis je sais qu'il a fait une intervention très brillante comme d'habitude.

François-Xavier Bellamy, merci François-Xavier d'être parmi Certains m'ont dit, mais c'est finalement une curieuse entrée en piste après les vacances et la rentrée, de faire cette rentrée dans un campus de jeunes, ah ben non. Si moi j'ai choisi mes amis chers jeunes LR de faire cette rentrée sous les signes de la jeunesse, c'est d'abord parce que j'en ai marre. J'en ai marre d'entendre ces candidats qui font du soir au matin, du matin au soir, la nuit comme le jour, qui font profession de jeunisme. Alors que leurs recettes, leurs promesses en réalité trahiraient votre génération. J'en ai marre. Il faut remettre les pendules à l'heure.

Et puis surtout, je crois profondément que vous, la jeunesse de France, vous êtes en première ligne du grand combat qui vient. Et c'est de cela dont je veux aujourd'hui vous parler du nouveau clivages de ce combat politique de ce combat de civilisation oui mes chers amis vous êtes en première ligne première ligne d'un combat que nous allons gagner ce combat ne vous trompez pas, ça n'est pas un combat qui oppose une génération par rapport à l'autre. Ah je sais les boomers, toujours les boomers, je sais que la mode c'est de taper sur les boomers.

Mes amis, un conseil, soyez pas conformistes, ne suivez jamais les modes, ne suivez jamais l'air du temps, toujours elles se trompent, toujours ils se trompent. Suivez vos convictions. Et puis, est-ce que vous croyez vraiment que la France, qui est percluse de tant de divisions, de fragmentations, est-ce qu'encore on peut s'offrir une nouvelle fracture, une fracture entre les générations Je ne le crois pas. Alors ne soyez pas conformiste. Mais ne soyez pas non plus progressiste. Il n'y a pas de danger, je pense.

Ne soyez pas progressiste parce que le boomer c'est en réalité la nouvelle version d'un vieux réflexe de gauche qui consiste tout simplement à taper sur le passé pour présenter et afficher le présent avec toute sa supériorité morale ne vous y trompez pas et si aujourd'hui devant vous j'évoque la gauche c'est simplement pour rappeler que vous la jeunesse d'aujourd'hui elle est la victime des choix d d'hier de celles et ceux qui ont pris de mauvaises décisions des décisions qui ont sacrifié notre avenir nos nouvelles générations car enfin si c'est la jeunesse désormais qui est en première ligne aussi pour l'endettement qui la menace gravement si vous risquez demain des retraites de misère c'est pas la faute au boomer non c'est la faute à celles et à ceux qui ont pris de mauvaises décisions politiques, en sacrifiant l'avenir, votre avenir, notre avenir, l'avenir de la France évidemment.

La retraite à 60 ans, c'est qui ? Les 35 heures, c'est qui ? Bien sûr. Ce sont des choix politiques. Ce n'est pas le choix d'une génération toute entière, mes amis. Ne vous trompez pas. Ce ne sont pas les boomers qui ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un copain, qui ont effacé tous les repères de notre société, qui ont en réalité aplani toutes les hiérarchies et qui ont conduit l'école au désastre aujourd'hui que le nouveau classement PISA nous a révélés. Ce ne sont pas les boomers, ce sont des choix.

Ce ne sont pas les boomers non plus qui ont désigné les chefs d'entreprise comme des délinquants potentiels, des délinquants potentiels et certains même les pointent du doigt ceux qui ont particulièrement réussi comme des nuisibles. Non alors vous êtes effectivement et évidemment en en droit d'exiger des comptes, pas de demander des comptes, d'exiger des comptes. Mais ne vous trompez pas de cible, ne vous trompez pas de combat. Le combat qui vous mène aujourd'hui en première ligne ce n'est pas un combat de génération, c'est un combat de civilisation. Parce qu'en ce moment et ce sera le choix que devront faire les Français dans huit mois.

La France est divisée entre deux camps, deux camps qui seront difficilement réconciliables. Et dans ces deux camps, il y a deux jeunesses. Deux jeunesses qui se regardent comme dans un miroir inversé. Il y a une jeunesse qui s'engage dans la police, dans nos forces de l'ordre. Il y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes. Hier on était le trois couleurs, nos valeurs. Pour défendre la République, pour défendre nos valeurs bien sûr. Alors ne vous y trompez pas, il y a des déconstructeurs, il y a des reconstructeurs. Nous Nous serons dans ce débat présidentiel, dans cette campagne présidentielle, nous serons le camp des reconstructeurs.

Oui, il y a une génération en France à qui on laisse tout passer. Il y a un privilège générationnel, sans doute. Ce privilège, il n'est pas le vôtre. Il y a des générations qui sont traitées de façon inégale en France. L'une est victimisée et l autre et l'autre est méprisée. C'est la vôtre. Regardez ce qui s'est passé à Lyon, c'est stupéfiant, on en a trop peu parlé. Un jeune homme dans vos âges est mort, il est mort sous les coups de son et de ses bourreaux. Que s'est-il passé ? L'extrême gauche a recouru à ce qu'elle aime faire, l'inversion accusatoire. On inverse les responsabilités et la victime devient coupable. Et le bourreau devient victime. Que s'est-il passé ?

Ils se sont solidarisés avec ces bourreaux, avec ces violents, ces ultra C'est un scandale, un vrai scandale. C'est incroyable. On en a parlé bien sûr, mais pas à son jeu de ses niveaux. Et je vais vous dire, je pense Je pense que quand on sait qu'ensuite, un député qui était le fondateur de la jeune garde que j'ai dissoute, Raphaël Arnaud, il s'est allé tranquillement pour regagner les bancs de l'Assemblée Nationale. Et dans quelques jours, il siégera à nouveau dans l'Assemblée Nationale. C'est un scandale. C'est pour moi un scandale. Donc en France, vous voyez bien, il Il y a un privilège rouge. Ce privilège, ce n'est pas le vôtre parce que vous n'êtes pas dans le bon camp.

Non, vous êtes trop républicain, trop amoureux de la France. Trop amoureux de la jeunesse d'extrême-gauche. On lui passe tout et donc elle ose tout. Et en plus, elle voudrait se présenter devant les Français comme votre porte-parole. Ne le supportez pas. C'est en en réalité inexacte et surtout profondément injuste. Parce que la jeunesse de France, ça n'est pas Louis Boyard. La jeunesse de France, elle n'est pas sectaire. Vous n'êtes pas sectaire. La jeunesse de France, évidemment. Ça n'est pas non plus rimé un son. Vos héros ne sont pas les bourreaux du 7 octobre.

Vos héros, nos héros c'est Arnaud Beltrame, c'est Samuel Non, la genèse de La jeunesse de France n'est pas la nouvelle France de M. Mélenchon. La jeunesse de France, ce n'est pas non plus Mme Clémence Guetté, pour qui la famille est une réminiscence du fascisme, de l'extrême droite. Si on en est là, y compris d'ailleurs à l'école et avec le classement PISA, c'est à force d'avoir voulu déconstruire la famille. Non, nous sommes, nous, des reconstructeurs, mes amis. Nous le sommes, nous le serons. Nous le serons toujours pour les Français, pour sauver notre pays, pour sauver aussi la République française. Donc dans cette campagne, nous allons nous engager avec toutes nos forces.

Et moi, j'ai besoin de vous. J'ai besoin de votre énergie, j'ai besoin de votre enthousiasme. A chaque fois qu'il y aura un meeting, à chaque fois qu'il y aura des discussions, à chaque fois qu'il y aura des débats, je veux que vous soyez aux côtés de moi, je veux vous avoir... Si je suis engagé dans cette campagne présidentielle, c'est pour vous, c'est aussi grâce à vous, bien sûr. Et dans cette campagne, mes amis, nous serons, nous, les reconstructeurs. Nous serons les reconstructeurs de notre pays, de notre patrie, reconstructeurs de la République, reconstructeurs de la France. Et dans ce combat, il n'y a que nous qui pouvons reconstruire.

Ça ne peut pas être ni les rafistoleurs, ni non plus évidemment les bonimenteurs. Là encore, rafistoleurs et bonimenteurs, vous voulez que je vous dise ? Qui sont-ils ? Les rafistoleurs. D'abord les rafistoleurs, c'est ceux qui vous promettent de réparer demain ce qu'hier ils Ils ont déconstruit. Ah, ils ont un certain aplomb. Ils vous promettent par exemple de baisser la dette, mais ils l'ont fait exploser. Ils vous promettent, là encore, de baisser ou de maîtriser un petit peu l'immigration, mais ils ont fait voter des lois qui ont étendu le droit au regroupement familial. Les rafistolers sont ceux qui en réalité voudraient aujourd'hui relancer le nucléaire.

Ils ont fermé Fessenheim, ils ont stoppé net Astrid. Le projet Astrid qui plaçait la France, ses ingénieurs, ses ingénieurs, nos laboratoires de recherche, 30 ans avant toutes les nations du monde. Et grâce à Astrid, c'était réutiliser les déchets, l'économie circulaire pour pouvoir en faire un nouveau combustible. La nouvelle génération, vous savez ce que c'est qu'il y a. Vous êtes des digital natives, comme on dit, nés dans le digital, dans le numérique. Pas d'électricité souveraine, pas d'électricité bon marché, pas d'électricité pilotable, pas d'électricité pilotable, pas d d'IA, évidemment. Ça c'est les rafistoleurs, ils ne répareront rien, rien, et encore moins les bonimenteurs.

Alors les bonimenteurs, c'est une autre variété, plus dangereuse, beaucoup plus dangereuses. Les bonimenteurs sont ceux qui prétendent parler au nom du peuple français, mais qui en réalité se moquent du peuple français. Ce sont les démagogues, les démagogues de tous poils, des deux ailes radicales de droite et de gauche, du reste.

Il y a évidemment, parmi les bonimenteurs, le champion, le champion de toutes catégories, le leader maximo des bonimenteurs, l'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield, de la disparition d'adeptes, et encore David Coversilm c'est trop lui prêter, c'est plutôt la fée Clochette la fée Clochette qui d'un coup de petite baguette magique, prétend, faire disparaître la dette. Est-ce que les Français, franchement, peuvent le croire ? Voilà ! C'est Jean-Luc Mélenchon, vous ne l'aviez pas découvert ? Non, je vous le dis.

Vous me demandez de donner ils sont dangereux et puis il ya l'autre aile de l'autre côté le rn le parti de la girouette trouvez un sujet, un seul sujet sur lequel ces bonimenteurs -là n'aient pas changé d'avis. Un seul. ça a été un festival, un vrai feu d'artifice. A tel point qu'on ne s'y retrouvait plus. D'abord le grand gafouillage. Le grand gafouillage sur l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi. On ne savait plus quoi penser, eux-mêmes d'ailleurs je pense qu'ils n'y croient plus. Grand cafouillage. Il y a eu aussi le grand voyage pour ce donner une stature internationale du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, à Londres.

L'acte finalement de contrition de Jordan Bardella à Londres devant Nigel Farage, on aura tout vu les amis. Qu'on m'ait dit un jour que le parti qui se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu aux Anglais, franchement je ne m'y attendais pas. Attendez c'est pas fini alors il y a aussi une autre querelle. C'est pas la querelle des investitures comme on disait jadis, c'est la querelle du regroupement familial. Alors vous croyez que j'allais vous parler d'immigration ? non, non, je veux simplement vous parler du retour de la nièce dans la boutique Le Pen. Voilà. Est-ce que vous pensez sérieusement ? Puisque je Je parlais des reconstructeurs.

Je voudrais m'adresser, d'ailleurs s'ils m'entendent, aux Français qui nous regardent par l'intermédiaire de la télévision. Est-ce que vous croyez vraiment qu'un parti peut reconstruire la France ? Qu'un parti peut donner plus de pouvoir d'achat quand il est pour l'assistanat ? Est-ce que vous pensez vraiment qu'un parti peut maîtriser la dette quand il n'est même pas capable d'assumer les retraites, la réforme des retraites et qu'il voudrait au contraire faire l'inverse de tout ce que font les autres pays européens, c'est-à-dire reculer l'âge de la retraite. Est-ce que c'est crédible ? Est-ce que franchement c'est crédible ? Non, ça n'est pas crédible.

Ce sont des déconstructeurs aussi finalement. Ils ne reconstruiront rien du tout. Ce sont des bonimenteurs. Eh bien dans cette campagne électorale, dans cette campagne présidentielle, chers jeunes, jeunes LR, ce que je vous propose c'est qu'on soit le parti de la reconstruction. Le parti de la reconstruction et aucun autre, aucun autre ne pourra l'être à notre place. C'est une tâche gigantesque parce que la France est au fond du trou. Quoi que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences, etc., la France est au fond du trou. Il faudra une puissance, une force énorme. Eh bien cette force nous l'aurons.

Cette force nous l'aurons, elle nous sera donnée par deux choses. Une force que nous avons et que vous avez les jeunes en vous, et c'est pour ça que je compte sur vous. Cette force intérieure, c'est la foi dans les convictions. Les convictions d'abord, c'est ce qui permet de déplacer les montagnes. D'abord ces convictions et ensuite l'autre force, elle viendra d'en dehors de nous-mêmes, elle viendra du du peuple et viendra des Français. D'abord, les convictions. Il y a quelques semaines, c'était la rentrée. C'était le retour des vacances. Et alors, ils ont eu une idée géniale, certains. Au retour des vacances, ils se sont dit mais oui, la solution c'est ça.

Il faut qu'on propose aux Français un grand parti. Il est génial, une idée de génie évidemment. Sauf qu'on a vu ce qui s'est déjà passé il y a quelques années. On sait comment ça commence, mais on sait aussi désormais comment ça se termine. Comment ça commence ? Toujours par un grand écart sur le plan des convictions je vous parle des convictions et ça se termine toujours en grand bazar la recette vous la connaissez elle est simple vous preniez un flacon vous imitez un peu d'idées droits pas pas trop, pas trop, ça pourrait choquer la bien-pensance. Surtout pas trop.

Beaucoup, beaucoup d'idées du centre, ça, il n'y a pas de souci, mais aussi des idées de gauche, parce que ça, le petit monde politico-médiatique, ils aiment bien. Ça, pour le politiquement correct, ça permet d'afficher un bon label. Vous voyez ? Un bon label qui vous permet... Je n'irai pas au-delà parce que je vais choquer les bonnes auditoires. Mais qui vous permet de passer correctement. Mais au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole, dans le flacon ? Qu'est-ce que vous obtenez ? Certainement pas un grand millésime.

Vous obtenez une solution imbuvable, de l'huile de foie de Vous obtenez une majorité introuvable et vous obtenez surtout des institutions totalement totalement ingouvernable. On sait, c'est ce que l'on a eu. C'était le grand parti, c'était cette idée d'Emmanuel Macron. Le en même temps, le grand vide. Voilà. Ni de droite, ni de gauche. Alors là vous êtes sûrs ? Vous êtes sûrs d'une chose, c c'est que vous renforcez les deux ailes extérieures, les deux ailes les plus radicales et c'est ce qui s'est passé.

Et on voudrait nous faire croire qu'il faudrait qu'on commence l'élection présidentielle et la campagne qui n'a même pas commencé en reprenant les échecs d d'hier, les mauvaises trouvailles d'hier, pour qu'on recrée les mêmes conditions qui aboutiront aux mêmes résultats, c'est-à-dire à renforcer l'un et l'autre. Évidemment. Mélenchon, il y a parfois, il faut l'écouter. Il faut l'écouter quand il fait de la politique politicienne. Quand il dit par exemple, entre eux et nous, il n'y a rien. Il ne dit pas ça, il dit exactement, ça se terminera entre eux et nous. En sous-entendant, eux et les filles et les insoumis, enfin plutôt les insoumis bien sûr, nous et le RN. C'est exactement ça.

Parce que eux, le récit, ce narratif, de l'un et de l'autre d'ailleurs, des insoumis et du RN, c'est cette idée qu'en réalité tout se terminerait avec... Il y aura une sorte de grand centre, vous voyez ? Une sorte de marais, vaste marais, vaste marais dans laquelle grenouillerait des politiciens d'un autre temps. Et ça, ça se terminera mal. Moi je refuse absolument de donner le monopole de l'alternance, de donner le monopole du changement à ses ailes radicales. Le changement, ce sera nous, nous l'incornerons par la reconstruction. Qu'il y ait un parti centriste très bien, il y a toujours eu dans l'histoire politique de France à partie centriste.

Sauf que moi je suis pas centriste, j'ai pas un parcours centriste, j'ai pas des idées centristes et je dirige un parti qui n'est pas un parti centriste. Voilà, c'est tout. La politique, c'est la clarté des convictions. Quand vous brouillez les convictions, en réalité, vous perdez tout le monde. Vous perdez d'abord vos électeurs, mes amis. Et je pense qu'aujourd'hui, la France a besoin de solutions qui vont trancher. Elle ne peut pas se contenter de l'eau tiède. Ça ne permettra pas de reconstruire, de réparer, évidemment, notre pays. Bien évidemment, un moment ou un autre, parce que nous sommes gaullistes. Et nous savons qu'au-dessus des partis, il y a d'autres pays.

Et que jamais, d'ailleurs, jamais dans l'histoire de France, un parti a relevé le défi de reconstruire le pays. Jamais La reconstruction, ce n'est pas un parti. C'est faux. C'est autre chose. C'est les amoureux de la France. C'est vous. C'est nous. Et c'est tant d'autres, d'ailleurs, qui ne sont pas nécessairement à LR. Et nous leur sera le sursaut en 2027, où ce sera le chaos. Eh bien, vous êtes les hommes et les femmes du sursaut, les hommes et les femmes de la reconstruction. Je parlais des deux forces sur lesquelles nous allons nous appuyer pour reconstruire notre pays, notre patrie.

Cette force qui vient du plus profond de nous-mêmes, nos convictions, et cette force qui vient du dehors de nous-mêmes, le peuple, le peuple de France, les Françaises et les Français. Il y a quelques jours, j'ai mis sur la table un projet de rupture. Ce n'est même pas un projet de rupture, c'est, cher Guillaume, la condition de toutes les ruptures, de toutes les réformes. Je veux, et c'est l'engagement que je prends notamment pour vous, les jeunes, mais devant les Français. Je veux rendre la parole au peuple français. Je veux redonner le pouvoir de choisir aux français pour que demain l'État retrouve le pouvoir d'agir.

Tout le monde parle du gaullisme aujourd'hui, peu connaissent la 5ème République et surtout son histoire et encore plus sa constitution. Toute la constitution, toute, entendez-moi bien, la constitution, cet édifice juridique tient en une seule idée, en un seul principe, la combinaison du pouvoir du peuple et du pouvoir de l Etat. Et aujourd'hui, si l'Etat est impuissant, impuissant à mener la moindre réforme et parce qu'il est devenu impuissant dans l'essentiel, il est devenu tracassier dans le détail pour les maires, les chefs d'entreprise, les agriculteurs, tous les français. Donc, le pouvoir de l'Etat met grâce au pouvoir du peuple.

Sans ce pouvoir du peuple, aucun homme, aucune femme politique peut justement relever les défis gigantesques qui Voilà pour cette première du meilleur du discours du candidat Bruno Retailleau, les Républicains. Donc, candidat à la présidentielle. On va en parler ensemble.