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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 août 2021 17 min

L'interview : Florian Philippot - 03/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 2

Vous écoutez RMC, RMC, l'interview Mathieu Rouault. Il est 8h42, vous êtes sur RMC, notre invité ce matin, Florian Philippot, bonjour. Bonjour, président du mouvement Patriote au combat depuis 38 semaines contre les mesures sanitaires du gouvernement à la tête des cortèges parisiens de cet été contre le pass sanitaire. Nous allons y revenir en détail. D'abord ce président, Emmanuel Macron, sur Instagram, sur TikTok, en t-shirt pour répondre aux inquiétudes, aux doutes, en particulier des plus jeunes liés à la vaccination. Est-ce bien sa place ? Est-ce bien son rôle de président de la République ?

0:37
Locuteur 1

Vous savez, normalement, quand on fait comme influenceur, instagrammeur du placement de produits, on doit le signaler. Bon, il ne le fait pas. Donc, première chose. Deuxième chose, est-ce qu'un président de la République doit se présenter comme ça, en t-shirt ? Moi, je suis peut-être un peu vieille France, mais je pense que non. Je pense qu'il y a quand même un minimum de tenue à préserver. Il incarne la France, au-delà de sa fonction, de sa personne, il incarne une fonction. Donc, si vous voulez, moi, tout ça, c'est une dérive que, de toute façon, je ne cautionne pas. Mais il est coutumier du fait.

On se souvient d'autres éléments un peu grotesques ces derniers temps avec des Youtubers, etc.

1:10
Locuteur 2

McFly et Carlito, placement de produits pour Pfizer. Oui, voilà.

1:15
Locuteur 1

Le président de la République s'est transformé en VRP de Pfizer et des autres grands laboratoires, ce qui est quand même un peu gênant. C'est sa position depuis le début, en réalité. Et maintenant, il l'assume clairement. Mais on a l'impression, quand on écoute le président et ses ministres, qu'en permanence, c'est essayer de nous vendre comme ça des produits. Bon, ils n'ont qu'à prendre directement un contrat là-bas. Et puis, ce sera plus clair.

1:32
Locuteur 2

Nous sommes assez informés en France au sujet de la vaccination, alors ?

1:35
Locuteur 1

Je ne sais pas si on l'est suffisamment, d'ailleurs, effectivement. Comment vous vous informez, Florian Philippot ? Moi, je regarde les éléments concrets. Par exemple, je regarde les études de la CDC américaine. Vous savez, le centre de recherche là-bas, l'autorité officielle sur les médicaments, etc. Les analyses de M.Fa aussi. Je regarde ce qui se passe en Israël.

1:52
Locuteur 2

Pour le vaccin de Pfizer, parce qu'il est produit là-bas ?

1:55
Locuteur 1

Je regarde, par exemple, la CDC qui dit, parce qu'on a le débat sur le pass sanitaire, qui nous dit, si vous êtes infecté vacciné, vous êtes aussi contagieux que les infectés non vaccinés. C'est intéressant, parce que ça ruine complètement toute idée de passeport sanitaire. Ça n'a plus aucun sens. Ou quand on voit les nouvelles statistiques en Israël sur les 39% d'efficacité de Pfizer sur la contamination. Sur le variant Delta. Sur le variant Delta, tout à fait. Qui est aujourd'hui quasiment à 100% en France. Eh bien, vous dites, là aussi, c'est intéressant de le savoir. Est-ce que ça, M. Macron va le dire ?

2:24
Locuteur 2

Les autorités sanitaires européennes, françaises, moins confiance ? Vous les consultez moins ?

2:30
Locuteur 1

J'ai l'impression qu'il y a moins de transparence. Je vous le dis clairement. Y compris sur les effets secondaires, d'ailleurs. J'ai l'impression qu'il y a moins de transparence sur les autorités européennes. De toute façon, l'autorité européenne, je n'ai plus une grande confiance. Depuis le mois d'octobre dernier, où celle-ci s'est permis d'acheter pour 1 milliard d'euros du remdesivir. Alors qu'au moment où on savait déjà, par l'OMS, que c'était inefficace, inutile, voire dangereux et mutagène. Et à partir de ce moment-là, pour moi, elle a ruiné sa réputation. Mais Macron, vous voyez, en Instagrammeur à t-shirt, vous ne le dira pas, les 39%. Il ne le dira pas aux jeunes.

Il ne parlera pas de la CDC, ce que je viens de vous dire, parce que ça ruine son passeport sanitaire. Ça rend la mesure non seulement inefficace, au-delà des principes dont on parlera sûrement, des principes moraux, des principes éthiques gigantesques qui sont problématiques dans ce passeport sanitaire. C'est même inefficace, voire dangereux. Parce qu'on va donner un faux sentiment de sécurité. Comme le dit le virologue Philippe Poindron, on crée un faux sentiment de sécurité alors qu'il n'y en a pas.

3:24
Locuteur 2

Les 34 millions de Français qui sont totalement vaccinés aujourd'hui, ce sont 34 millions de Français mal informés, inconscients ?

3:31
Locuteur 1

Pas du tout. Moi, je suis pour la liberté, depuis le début. Vous voyez, on était même assez raccord avec Macron au début, puisque le 24 novembre 2020, à la télé, il avait promis la liberté et aucune obligation vaccinale aux Français. Il est revenu sur sa parole. Vous avez choisi cette liberté d'être vacciné ? Moi, j'ai choisi la liberté de ne pas l'être.

3:47
Locuteur 2

Vous n'êtes pas vacciné ? Non, je ne le suis pas. Vous ne serez pas vacciné, quoi qu'il arrive ?

3:51
Locuteur 1

J'en sais rien. Honnêtement, j'en sais rien. Mais moi, je regarde la balance bénéfice-risque. J'essaie de rester dans la rationalité. Et je pense qu'essayer de me vendre un vaccin contre un hamburger ou un chèque de 100 euros ou contre des menaces et du chantage du passeport sanitaire, comme le fait le gouvernement, ce n'est pas ça qui va me convaincre.

4:07
Locuteur 2

On va revenir sur ce passe sanitaire. Florian Philippot, vous parliez du peu d'efficacité face au variant Delta du vaccin de Pfizer. Vous parliez aussi de la contagiosité, quasiment identique. Regardons aussi cet autre chiffre. Aujourd'hui, 85% des patients hospitalisés dans des services de réanimation Covid ne sont pas vaccinés. Les patients qui le sont ont beaucoup moins de risques de faire des séquelles graves et de décéder du Covid une fois qu'ils sont admis en réanimation. Il y a un effet de la vaccination sur cette quatrième vague ?

4:46
Locuteur 1

Mais de toute façon, là vous citez l'adresse qui a dit elle-même que ces enseignements sur les 85% restent fragiles, je la cite, en raison de la faiblesse du nombre de cas identifiés sur cette première période d'études, parce que ce n'est pas du tout les chiffres qu'on a à Singapour, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en Israël. Actuellement en Israël, 71% des personnes en Véoride, c'est la même chose, Florian Philippot. Mais dans les pays très avancés dans la vaccination, 71% actuellement en Israël des réanimés sont double vaccinés. Donc il faut être très très prudent là-dessus. Moi je ne dis pas qu'il n'y a pas d'effet sur les formes graves, je ne dis pas que...

5:15
Locuteur 2

Il y a une incidence sur le nombre de décès aussi, Florian Philippot. On a le recul maintenant du patient anglais, le Royaume-Uni. Moins de décès lors de cette quatrième vague du variant Delta ?

5:23
Locuteur 1

Oui mais la question qu'on doit se poser, c'est ne comparons pas Delta à Alpha, c'est-à-dire l'ancien variant anglais, parce que je sais qu'on fait ces comparaisons-là. Par exemple actuellement aux Antilles, c'est le variant anglais qui sévit, ce n'est pas Delta. Et on essaie de comparer les choses, des variants qui ne sont pas comparables. Est-ce que c'est l'effet à 100% de la vaccination, ou est-ce que c'est l'effet aussi de ce variant qui est peut-être moins létal ? Il y a des vraies études là-dessus. Donc si vous voulez, il faut un peu de rationalité. Mais dans tous les cas, si ça a un effet sur les formes graves, tant mieux pour les publics concernés.

Mais ce n'est pas toute la population qui peut faire des formes graves. Il y a même des populations qui ont très très très très peu de chances de faire des formes graves, je pense aux jeunes, aux adolescents, et pour lesquels la balance bénéfice-risque n'est pas bonne sur la vaccination. Et ça on ne le dit jamais aux Français. Mais la question du pass sanitaire, ce n'est pas les formes graves, la question du pass sanitaire c'est la contamination et la transmission.

6:09
Locuteur 2

On va y venir, j'ai bien compris. Dernière question sur cette vaccination, Florian Philippot. Vous laissez la liberté à chacun de choisir. Vous semblez penser que ça n'est pas forcément la solution idéale, cette vaccination, pour venir à bout de cette épidémie. Que proposez-vous ?

6:24
Locuteur 1

Mais moi je pense, je suis très raoultien là-dessus. Si oui, sœur Raoult, je pense qu'il faut un arsenal. Je dis la même chose depuis le début. Faire de la vaccination.

6:32
Locuteur 2

C'est Raoult qui a appelé à la vaccination.

6:34
Locuteur 1

Oui, mais il a parlé des publics fragiles, etc. Mais il n'a jamais parlé de vaccination obligatoire. Il est sur la liberté, comme je le suis. Il avait même dit la vaccination obligatoire, ce serait la révolution.

6:43
Locuteur 2

Qui le veulent à se faire vacciner.

6:45
Locuteur 1

Pardon ? Qui appellent les Français à qui c'est... Oui, mais moi aussi, ceux qui veulent se faire vacciner, qui se fassent vacciner, il n'y a aucun problème. Mais moi je pense qu'il faut un arsenal. J'ai toujours dit, où est le traitement ? Pourquoi ne parle-t-on pas de prévention, de système immunitaire, de traitement ? C'est quand même minoui qu'on n'en parle pas. Vous avez des pays, allez voir ce qui se passe en Slovaquie, en République Tchèque. Il n'y a pas un cas en ce moment. Ça fait des semaines et des semaines qu'il n'y a pas un cas de Covid. Depuis le mois de mai, ils ont... On devrait en France... Ils ont depuis le mois de mai... Testé des traitements, testé des médicaments.

7:12
Locuteur 2

Là où la contestation sur les vaccins est aussi au sujet de cette phase de tests.

7:15
Locuteur 1

Ça devrait faire très longtemps qu'on aurait dû tester. Puisque ça fait un an et demi qu'on est embarqué là-dedans. Il y avait même eu, souvenez-vous, des tests cliniques au début. Discovery, etc. Puis tout ça est tombé dans un coup.

7:23
Locuteur 2

Vous ne pensez pas que les Français seraient aussi réticents, justement, à tester des médicaments, tester des traitements ? Je crois qu'ils auraient moins peur de prendre... Quand on voit leur réticence à tester des vaccins ?

7:31
Locuteur 1

Je pense qu'ils auraient moins peur de prendre de l'Ivermectine, qu'on connaît par cœur, qui n'a très peu, voire pas d'effet secondaire, qui est un médicament très banal. Comme ils l'ont autorisé en Slovaquie, en République tchèque.

7:39
Locuteur 2

C'est un anti-parasitaire, Florent. Oui, sur la gale.

7:42
Locuteur 1

Oui, oui, tout à fait. Mais il y a des études qui démontrent son efficacité sur le Covid lors des formes légères, au début de la maladie, pour éviter l'hospitalisation. Des pays l'ont autorisé, Slovaquie, République tchèque. Des pays, des États à l'intérieur de l'Inde, des États fédérés l'utilisent, manifestement avec succès. Mais en France, je ne sais pas, on ne parle plus du traitement. On ne parle pas de la prévention. On ne parle pas de choses aussi simples que les moyens de l'hôpital. Testons des traitements plutôt que de tester des vaccins. Non, on ne va pas tester pendant cinq ans. On aurait dû le faire depuis extrêmement longtemps. On était censé l'avoir fait.

Testons des traitements. Le problème, c'est que dès qu'on trouve des traitements manifestement efficaces, mais qui ne rapportent pas un sou à l'industrie pharmaceutique, hop, ils sont mis de côté. Hop, ils sont diabolisés. Hop, ils sont évincés, pour reprendre le terme de M. Blanquer. Donc, si vous voulez...

8:24
Locuteur 2

À présent, ces tests n'ont pas montré non plus une efficacité redoutable.

8:27
Locuteur 1

On ne fait jamais les tests qu'il faut. Jamais. Moi, je signale quand même que quand Raoult dit hydroxychloroquine azithromycine sur les formes légères pour éviter l'hospitalisation, hop, on les teste sur des moribonds à l'hôpital. Alors, évidemment, ça ne marche pas. Ou alors, on les met en triple dose par rapport à la dose recommandée. Donc, évidemment, ça ne fonctionne pas, voire il y a des effets indésirables. Mais tout ça, ce n'est pas sérieux.

Ou alors, tout ça démontre qu'il y a des intérêts financiers tellement gigantesques qu'il ne faut surtout pas qu'on parle de traitements, et encore moins de traitements sur des vieilles molécules qu'on connaît déjà, mais qui ont le malheur de ne plus rapporter d'argent. Moi, j'aimerais bien aussi qu'on travaille sur les purificateurs d'air. Ça fait un an et demi que je les demande dans les écoles. Ça fait un an et demi et bien plus des années et des années que je dis les moyens de l'hôpital. Les moyens de l'hôpital. FO, Force Ouvrière, nous a appris que rien qu'entre le 1er janvier et le 31 mars 2021, Véran avait continué de fermer 1 800 lits supplémentaires à l'hôpital français.

Il en manque aux Antilles. Il en manque aux Antilles. Donc on rapatit, vous avez vu ça, 3 personnes qui partent de Martinique en avion pour aller en métropole. Enfin, ce n'est pas honteux. On ne ferait pas mieux de mettre dans l'autre sens des avions remplis de matériel qu'on ramènerait en Martinique. Ce ne serait pas plus logique.

9:26
Locuteur 2

Le représentant de la Société Française des Réanimateurs dit lui-même qu'augmenter les lits de réanimation ne sert à rien, qu'aujourd'hui on a 25% de lits en plus, on est à plus de 6 000 lits disponibles, et que ça ne sert à rien, à part en temps de crise comme aujourd'hui, d'en avoir...

9:42
Locuteur 1

Je ne vois pas du tout pourquoi il dit que ça ne sert à rien. Moi je connais plein de médecins et de réanimateurs qui disent exactement l'inverse. Ils disent on en manque et on manque de personnel. Ça sert puisque le gouvernement se sert de ce prétexte pour dire attention vous allez saturer l'hôpital donc on va vous reconfiner. Alors que le reconfinement, on devrait avoir banni ce mot depuis bien longtemps quand on sait les dégâts collatéraux gigantesques, notamment sur les enfants et les personnes âgées. Je ne comprends pas qu'on se permette encore de reconfiner aujourd'hui la Guadeloupe, hier la Martinique, la Réunion et demain peut-être la métropole.

10:07
Locuteur 2

Florian Philippot, le projet de loi sanitaire, avis du Conseil constitutionnel très attendu. Jeudi, l'espoir pour vous qu'il soit retoqué, que certaines dispositions soient retoquées ?

10:18
Locuteur 1

Je souhaite qu'il soit intégralement censuré parce qu'il est profondément anticonstitutionnel. J'ai vu cette tribune de dix juristes dans le Figaro hier qui l'affirme. Cette loi épouvantable qui instaure non seulement la vaccination obligatoire pour des professions mais le passeport sanitaire par ailleurs, qui est quand même une rupture historique inédite dans notre pays, et bien profondément contraire aux valeurs de liberté, bien sûr, d'égalité des droits entre les citoyens. Ça viole le secret médical. C'est en tout point anticonstitutionnel.

10:45
Locuteur 2

Lorsque des médecins d'ailleurs alertent sur le passe sanitaire à l'entrée des hôpitaux, contraire au serment d'Hippocrate, on voit aussi ces restaurateurs qui s'unissent, qui refusent le monde de contrôler.

10:55
Locuteur 1

Ce sont des voix qu'on n'entend pas dans la rue le samedi avec vous. Le rapport de la défenseur des droits. Dix points d'alerte gigantesques sur les personnes vulnérables, les anciens, les enfants. Et on devrait quand même, après avoir lu ces rapports, on devrait mettre à la poubelle ce passeport sanitaire.

11:08
Locuteur 2

Cette contestation grandit, mais comment expliquez-vous qu'il n'y ait pas encore plus de monde dans la rue le samedi avec vous ? 200 000 samedi dernier ?

11:16
Locuteur 1

Non mais ça, merci de ne pas, s'il vous plaît, reprendre pour argent comptant les chiffres de monsieur Darmanin, qui ne vous paraissent pas réaliste. C'était drôle, parce qu'il a même dit 14 250 à Paris samedi dernier. Alors regardez, rien que les images de notre cortège, notre défilé à nous, il y avait des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Pour moi, il y en avait 100 000. Vous voyez les images, j'en ai mis en ligne, vous voyez des images aériennes, c'était gigantesque. 14 250. En plus, samedi prochain, Florian Philippot. Oui, et ça ne les gêne pas de dire en même temps 10 000 à Montpellier et 13 000 à Toulon. Ça n'a absolument aucun sens.

Coup de force phénoménal pour samedi prochain, c'est-à-dire ? On va partir à 14h30 de la place Joffre, devant l'école militaire, et puis on va aller jusqu'aux abords du ministère de la Santé, place Vauban. Défilé, cortège simple ou action plus spectaculaire ? Démonstration de force. Pourquoi je dis ça, coup de force, démonstration de force ? Deux terrains que j'ai montrent que ça va être plus important que jamais. Et vous savez, dans ces cortèges...

12:07
Locuteur 2

C'est un mouvement hétéroclique, Florian Philippot. D'ailleurs, vous vous revendiquez à la tête de ce mouvement ?

12:12
Locuteur 1

Non, moi je ne me revendique à rien du tout.

12:14
Locuteur 2

Vous savez, c'est un mouvement qu'on organise, qu'on déclare. Difficile à organiser. Difficile aussi à sécuriser. On voit certains débordements, certaines violences.

12:23
Locuteur 1

Moi, j'ai vu zéro débordement et zéro violence depuis 38 semaines que nous le faisons.

12:26
Locuteur 2

De la prison avec sursis, là, vient d'être prononcé après le rassemblement à la Bastille samedi.

12:32
Locuteur 1

C'est pas le mien. Moi, c'était pas la Bastille. Moi, ça fait 38 semaines que je fais des rassemblements zéro violence. Vous voyez ? S'il y en a demain, ce serait une provocation de l'État. Je le dis clairement. S'il y en a demain, ce serait une provocation de l'État qui a intérêt à ce que ça prouisse. Ce ne sera pas nous. Nous, magnifiquement, ce sont des familles. Ce sont des gens vaccinés et non vaccinés ensemble. Parce qu'il y a des non vaccinés, il y a des vaccinés qui n'acceptent pas non plus le pass sanitaire. Il y en a plein qui ont des beaux principes. Ce sont des gens de tous âges, de tous milieux, de toutes origines qui marchent ensemble en paix, en force.

C'est une force tranquille.

13:03
Locuteur 2

Être avec eux, Florian Philippot, c'est une question de survie politique pour vous ?

13:06
Locuteur 1

Non, pas du tout. C'est une question de conviction. Vous savez, moi, j'ai commencé ma première manifestation sur le sujet le 24 octobre 2020 sous les fenêtres de Véran. On était 50. Et on l'a fait toutes les semaines. Qu'il pleuve, qu'il grêle, qu'il neige, qu'il vente, qu'il fasse beau, on était là. On était là, on a tenu 38 semaines. Maintenant, ça prend de l'ampleur. Alors, je vois quelques-uns qui arrivent par récupération. Vous représentez désormais ses opposants au pass sanitaire ?

13:26
Locuteur 2

Je ne représente rien du tout. On l'organise. Mais vous représentez qui, Florian Philippot ? Mais je représente tout. Parce que vos derniers résultats, 6,95% des voix aux régionales, vous n'êtes plus élu, vous êtes président de votre mouvement, vous revendiquez 20 000 adhérents ? 25 000 adhérents.

13:41
Locuteur 1

Soit plus que la plupart des mouvements politiques.

13:44
Locuteur 2

Vous représentez qui aujourd'hui ? J'ai vu cette ministre de la Culture qui vous classe dans ce club des losers.

13:50
Locuteur 1

Au moins, moi, je ne suis pas comme Mme Bachelot, une fille à papa. Mme Bachelot, elle ne doit intégralement sa carrière politique à son papa qui lui a donné sa circonscription législative en 1988. Et qui, quand elle est passée au ministère de la Santé, a détruit la santé. Et qui, aujourd'hui, détruit la culture en passant au ministère de la Culture. Moi, je me suis fait tout seul. Vous voyez ? Moi, je suis fils d'instituteur dans le Nord. Voilà. Donc, j'ai fait 7% régional. Je peux vous dire que c'était pas mal. Dans la même région, aux européennes... Vous envisagez plus pour la présidentielle ? Aux européennes, en 2019, on faisait 0,9. On a multiplié par plus que 7 notre score.

Oui, à la présidentielle, on verra. Plus de 7% ? Sûrement. Je le pense. Aujourd'hui, je pense que, si vous voulez, il y a une aspiration à ce qu'on mette fin à toute cette folie. Vous voyez, ce matin, je voyais le préfet en Nord-et-Loire qui menace de fermer administrativement sous 48 heures la taverne, qui est un refuge pour animaux abandonnés, pour animaux qui sont issus de tests de laboratoire, animaux qui sont mutilés. C'est magnifique, c'est en plein air, mais ils n'ont pas le pass sanitaire. Ils ne le mettent pas. Le préfet d'Ord-et-Loire, dans une espèce de monstruosité morale, dit on va vous fermer en 48 heures. Le communiqué est en ligne. J'ai réagi sur mes réseaux sociaux.

C'est monstrueux. Vous voyez bien cette société où on voit un ministre de l'éducation nationale qui dit qu'on va évincer des élèves de classe parce qu'ils ne sont pas vaccinés. On entend votre combat que vous porterez. Moi, je serais voté par ça. Et si je ne l'étais pas, je ne le serais pas dans la rue depuis 38 semaines.

15:06
Locuteur 2

Florian Philippot, dernière question. Vous avez vos parrainages, vos 500 signatures pour être candidat ?

15:09
Locuteur 1

Je ne les ai pas encore. Et j'en appelle d'ailleurs à tous les maires, dans un réflexe républicain, à faire porter cette voix. Parce que je porte la voix de la liberté sur ce sujet-là, de l'égalité entre les Français. Je refuse la société d'apartheid et de discrimination et de séparation qu'ils sont en train de créer. Apartheid. Et la voix de la souveraineté nationale, c'est-à-dire du Frexit en sortant de l'Union Européenne.

15:28
Locuteur 2

Parce que je mets la liberté jusqu'à la liberté de son pays. Florian Philippot, les mots ont un sens. Nous vivons aujourd'hui en France ce qu'ont vécu les Africains du Sud pendant des décennies. Non mais apartheid, il est un nom commun. Un million et demi de morts ?

15:38
Locuteur 1

Ça n'a rien à voir. L'apartheid, c'est le Larousse. Je vous renvoie à la définition du Larousse. Non mais tu connais la définition, Florian Philippot ? Je vous la lis. Discrimination, voire exclusion d'une partie de la population qui ne dispose pas des mêmes droits, lieux d'habitation ou emploi que le reste de la collectivité.

15:52
Locuteur 2

Est-ce que vous n'utilisez pas aussi ce mot sciemment pour renvoyer à ce qui s'est passé en Afrique du Sud ?

15:56
Locuteur 1

Non, ça n'a rien à voir avec l'Afrique du Sud, c'est ça la question. Mais le mot apartheid, c'est un mot générique, c'est un nom commun. C'est une discrimination de la population qui ne dispose pas des mêmes droits que le reste de la collectivité. C'est exactement la définition du pass sanitaire. Il n'y a pas besoin d'aller chercher l'Afrique du Sud pour cela. Si vous voulez une tradition plus française, vous prenez les cressels. Vous savez, au Moyen-Âge, pour les lépreux, ou bien avant même, vous aviez les cressels comme ça pour se signaler.

C'est un peu ce qu'on veut redonner aujourd'hui aux gens qui font le choix de ne pas se faire vacciner dans une espèce d'hystérie, sans donner tout l'éclairage nécessaire, et je l'ai fait avec les chiffres au début, les 39% de Pfizer, etc., aux personnes pour choisir librement, sans écouter les voix qui savent, comme le virologue Philippe Poindron, par exemple, qui s'est exprimé encore hier dans les médias, et qui dit « Attention, fausse sécurité du pass sanitaire, folie furieuse par ailleurs a-t-il ajouté de vacciner les adolescents. »

16:42
Locuteur 2

Merci Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, invité d'RMC ce matin, 8h59.