đŽ Benjamin Haddad, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de lâEurope, sur lâactualitĂ© de Union europĂ©enne.
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choix ou deux euh notre notre réunion de de sorte à pouvoir aller voter. C'est notre derniÚre réunion avant la pause estivale et c'est une réunion importante en votre présence, monsieur le ministre, parce qu'elle va nous permettre d'aborder beaucoup de sujets d'actualité européenne. Je crois que vous aviez le conseil affaire général hier et donc vous pourrez nous faire évidemment le point euh sur les derniÚres euh sur les derniers sur les principaux sujets qui ont été abordés lors de cette réunion.
Mais avant cela, je voudrais peut-ĂȘtre revenir en prĂ©ambule sur la coalition des volontaires euh qui s'est rĂ©unie Ă Paris et qui dont la portĂ©e a Ă©videmment Ă©tĂ© euh considĂ©rable et les 35 chefs d'Ă©tat de gouvernement prĂ©sents ont effectivement marquĂ© leur volontĂ© de soutenir Kief plus vite et plus fort pour mettre la pression sur la Russie et la pousser Ă la table de nĂ©gociation. Ils ont Ă©galement annoncĂ© la tenue prochaine d'exercice militaire de la force multinationale destinĂ©e Ă se dĂ©ployer en Ukraine une fois mise en place un cesser le feu durable. Et c'est donc un contenu concret qui est ainsi donnĂ© au aux garanties de sĂ©curitĂ© offertes Ă l'Ukraine par les par les EuropĂ©ens.
Et puis enfin, une coalition de de neuf pays européens s'est engagé à développer en coopération avec l'Ukraine des capacités balistiques. Et cette réunion est importante aussi parce qu'elle marque la volonté des Européens d'assurer leur sécurité et leur indépendance. c'est envoie un message clair à toutes les puissances qui cherchent à nous déstabiliser, qui nous menacent, qui essaent parfois de s'ingérer dans nos processus électoraux et démocratique et en particulier la Russie.
Elle envoie lĂ aussi un message trĂšs clair, je crois euh qui est celui de d'une d'un soutien rĂ©solu des EuropĂ©ens et au-delĂ des EuropĂ©ens de cette coalition des volontaires Ă la rĂ©sistance ukrainienne. Et elle dit aussi cette rĂ©union je crois que la Russie ne peut pas compter sur notre lassitude. Je crois que beaucoup l'ont espĂ©rĂ© au Kremelin pendant longtemps et on voit qu'il y a une forme de rĂ©sistance et de montĂ©e en puissance des EuropĂ©ens Ă cet Ă©gard qui Ă mon sens va dans le va dans le bon sens et la prĂ©sence nombreuse hier de chefs d'Ă©tat et de gouvernement pour notre fĂȘte nationale a aussi Ă©tĂ© un signal positif et trĂšs fort et cette prĂ©sence et je crois l'aboutissement de prĂšs de 10 annĂ©es de travail menĂ© par la par la France, les diffĂ©rents gouvernements, le prĂ©sident de la RĂ©publique pour euh raffermir, pour renforcer euh des convergences en Europe, notamment en matiĂšre de de dĂ©fense.
Et donc ce qui s'est tenu hier euh euh Ă Paris Ă©tait Ă©tait important et je salue Ă cet Ă©gard la participation euh des troupes ukrainiennes Ă notre dĂ©filĂ©, de troupes de pays membres de la coalition des des volontaires dont la la prĂ©sence sur les Champs-ĂlysĂ©es a fait, je crois, notre fiertĂ© et qui incarne aussi et surtout notre dĂ©termination de tenir sans relĂąche au cĂŽtĂ© de l'Ukraine et de son peuple. Et cette prĂ©sence illustre aussi la place centrale, le rĂŽle moteur de notre pays dans le rĂ©veil stratĂ©gique europĂ©en et tĂ©moigne de notre volontĂ© de puissance et d'indĂ©pendance pour notre Europe. Et je le redis, j'Ă©tais trĂšs fier parce que je sais que ça a pu parfois faire polĂ©mique.
Ă©tait trĂšs fier, je crois comme beaucoup de Français euh qui ont assistĂ© Ă ce dĂ©filĂ© de voir parader dans le plus beau dĂ©filĂ© militaire du monde sous les applaudissements des Français prĂ©sents et au cĂŽtĂ© au cĂŽtĂ© de nos soldats, les soldats ukrainiens nombreux et et je le dis parce qu'on a vu beaucoup de voilĂ de de commentaires aigris parfois un peu revanche ou de nationalistes de toutes sortes qui se sont relayĂ©s pour hurler Ă la trahison nationale ou ou parfois recracher la propagande dissĂ©min ça et lĂ par le crĂ©melin se relayant sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision ou dans les colonnes de certains journaux pour pour nous expliquer au fond ce qu'Ă©tait la France et ce qu'Ă©tait notre fĂȘte nationale. Et ce dĂ©filĂ©, je crois Ă©tait la la meilleure rĂ©ponse et la France est une puissance d'Ă©quilibre et une puissance qui tient ses engagements. Elle l'a montrĂ© en Ukraine, elle l'a montrĂ© dans le golf rĂ©cemment.
C'est aussi une puissance qui s'est fĂ©dĂ©rĂ©e et rassemblĂ©e et ĂȘtre nation cadre dans le cadre de coalition internationale comme c'est le cas dans la dans dans le cadre de la coalition des volontaires et certainement pas une nation rabourie sans alliĂ©s et qui se dĂ©sintĂ©resse de la sĂ©curitĂ© de notre confinant. Et donc ce dĂ©filĂ© hier Ă©tait une fiertĂ© et un honneur et a Ă©tĂ© saluĂ© comme tel, je crois, par beaucoup de de chefs d'Ă©tat de gouvernement en Europe et au-delĂ et et je suis trĂšs heureux d'avoir pu voir les les soldats ukrainiens dĂ©filĂ©s en prĂ©sence du prĂ©sident Zelinski et j'espĂšre que l'an prochain nous n'ont pas avoir les les soldats russes dĂ©filĂ©s Ă la place des soldats ukrainiens. cette autonomie en matiĂšre de de dĂ©fense que que j'Ă©voquĂ©, elle est elle est Ă©videmment centrale et on pourra s'en dire un mot dans le dans le dĂ©bat.
Je crois qu'il y a beaucoup de choses qui ont Ă©tĂ© faites, mais il faut encore avancer pour renforcer notre base industrielle et technologique de dĂ©fense pour affermir notre souverainetĂ© en la matiĂšre. Le 2e point, monsieur le ministre, pour ne pas ĂȘtre trop long dans mon propos milinaire qui est euh je crois important d'aborder, c'est Ă©videmment la stratĂ©gie europĂ©enne de de compĂ©titivitĂ© qui euh constitue une prioritĂ© d'action et que c'est une prioritĂ© d'action de de votre cĂŽtĂ©. Elle se dĂ©ploie Ă©videmment sur deux piliers, un ch de simplification et la promotion d'une vĂ©ritable prĂ©fĂ©rence europĂ©enne afin que la commande publique et les grands appels d'offre bĂ©nĂ©ficient prioritairement Ă nos industries, Ă nos Ă nos savoir-fairs, Ă nos emplois et et c'est trĂšs important de de le dire dans dans le cadre d'une de l'affermissement et du renforcement de de la Chine comme acteur de compĂ©tition vis-Ă -vis des entreprises de l'industrie europĂ©enne. avec des surcapacitĂ©s qui Ă©videmment nous menacent et menacent notre notre industrie de maniĂšre trĂšs sĂ©rieuse.
Le troisÚme sujet, monsieur le ministre, qui est je crois intéressant pour notre commission est lié au cadre financier plural et annuel. Euh nous sommes en plein dans les dans les négociations. Ce serait intéressant de savoir si selon vous ce on peut espérer la conclusion de ce CFP dans euh les prochains mois euh en tout cas d'ici à la fin de cette année ou avant le printemps euh euh prochain. un CFP évidemment ambitieux doit de nouvelles ressources propres de sorte à financer les grandes priorités d'action notamment dans les technologie d'avenir, la transition énergétique, la souveraineté numérique, notre effort militaire, mais aussi les les grandes politiques structurelles en particulier et c'est important pour nous français la la politique agricole commune.
Et puis dernier point d'importance Ă mes yeux Ă©videmment l'Ă©largissement ou plutĂŽt la rĂ©unification de notre continent comme a le dire le prĂ©sident de la RĂ©publique. Et je crois que c'est une perspective immĂ©diate qui se prĂ©sente Ă nous puisque d'ici Ă l'horizon 2028-29 un certain nombre d'Ătats europĂ©ens d'Ătats europĂ©ens oui mais candidats seront vraisemblablement prĂȘts. particulier euh le Montenegro et c'est important d'avoir ce dĂ©bat avec vous aujourd'hui en commission mais aussi dans les semaines et les mots Ă venir parce que le traitĂ© d'adhĂ©sion suppose en droit français un rĂ©fĂ©rendum ou une majoritĂ© des 3Ăš Ă l'AssemblĂ©e nationale et au SĂ©nat et donc c'est dire l'importance du dĂ©bat dĂ©mocratique qui devra accompagner cette Ă©tape.
Et Ă cet Ă©gard vous avez proposĂ© avec la France et l'Allemagne une nouvelle mĂ©thode d'adhĂ©sion graduĂ©e. LĂ aussi serait intĂ©ressant d'avoir votre retour d'expĂ©rience sur la maniĂšre dont ça a Ă©tĂ© reçu par les Ătats candidats. Nous Ă©tions rĂ©cemment avec une dĂ©lĂ©gation de la commission Montenegro et et en Albanie et le retour Ă©tait plutĂŽt positif mais aussi de de la part de nos autres partenaires europĂ©ens au-delĂ de la France et de l'Allemagne. tous les sujets qui je pense sont d'importance et si les collĂšgues Ă©videmment vous vous interrogeront mais tous ces sujets sont Ă©videmment liĂ©s par un mĂȘme fil celui d'une Europe qui doit choisir entre la puissance et la vulnĂ©rabilitĂ© entre l'autonomie et la dĂ©pendance et donc sans plus attendre je vous cĂšde la parole sur cette intervention liiminaire avant que nos collĂšgues vous interrogent monsieur le ministre.
Merci beaucoup euh monsieur le prĂ©sident, bonjour mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s. Je suis trĂšs heureux d'ĂȘtre Ă nouveau devant la Commission des affaires europĂ©ennes et euh je suis ravi de voir que le bloc central s'Ă©largit et que nous aurons l'occasion d'Ă©changer avec vous de tous les sujets. Merci.
Merci beaucoup monsieur le président de de votre introduction parce que vous avez raison de le souligner. Nous sortons d'une séquence trÚs importante pour notre pays et bien sûr pour la sécurité de notre continent européen avec le succÚs de la coalition des volontaires qui s'est réunie à Paris il y a 2 jours, suivi naturellement de la présence de nos partenaires européens ukrainiens en premier lieu, ainsi que les partenaires de la coalition des volontaires lors de du défilé du du 14 juillet qui je le crois et vous l'avez dit a été un un grand moment d'émotion pour nous tous, pour nos compatriotes qui ont pu bien sûr rendre hommage à à nos soldats, à nos forces armées euh et aussi euh voir une fois de plus le rÎle pilote leader qui a joué notre pays dans le réveil stratégique européen, dans le soutien à l'Ukraine. Rappelons-nous du contexte de la coalition des volontaires.
Il y a un an et demi, on avait la rencontre entre le prĂ©sident Trump, le vice-prĂ©sident V, le prĂ©sident Zelenski dans le bureau Val. Ă ce moment-lĂ , il Ă©tait de bon de dire dans les commentaires que l'Ukraine allait ĂȘtre forcĂ©e Ă la capitulation en 24 heures, que les Russes et les AmĂ©ricains allaient s'arranger sur un coin de table sans les EuropĂ©ens. Au lieu de cela, nous n'avons pas acceptĂ© la passivitĂ©, la la fatalitĂ©.
Nous avons pris notre destin et notre sĂ©curitĂ© en main. la France avec nos partenaires britanniques, avec les EuropĂ©ens, avec les pays qui ne font pas partie de l'Union europĂ©enne mais qui partagent nos valeurs, nos intĂ©rĂȘts, la NorvĂšge mais aussi le Canada, l'Australie, le Japon pour construire la coalition des volontaires, travailler sur les garanties de sĂ©curitĂ© Ă apporter Ă l'Ukraine pour le jour aprĂšs un cesser le feu pour coordonner notre soutien aux Ukrainiens. Aujourd'hui, laissier exclusivitĂ© de l'aide Ă l'Ukraine, elle est assurĂ©e par l'Europe. le prĂȘt de 90 milliards d'euros qui permettra de donner la visibilitĂ© aux Ukrainiens sur le plan Ă©conomique militaire.
La suite des paquets de sanctions, la coordination de la lutte contre la flotte fantÎme qui permet à la Russie de contourner les sanctions sur en mer du Nord et en mer Baltique et avec quel résultat aujourd'hui ? Une Russie qui est en difficulté sur le terrain dont la progression stagne sur le terrain avec le succÚs permis par l'ingéniosité, l'innovation des Ukrainiens sur le plan militaire et notamment l'utilisation des drones des frappes dans la profondeur contre les infrastructures énergétiques et les infrastructures de raffinerie de la part de la Russie. Ce qui provoque, on le voit, du mécontentement en politique intérieure.
Juste pour vous donner un exemple, une vidĂ©o virale, 20 millions de vues d'un vĂ©tĂ©ran russe sur YouTube qui se plaint de l'Ă©chec militaire et du coup de la vie et en en soulignant mĂȘme le risque de mutinerie en en Russie, des prix de l'Ă©nergie qui augmente, la CrimĂ©e qui est encerclĂ©e. Ăa c'est l'effet sur le terrain. Et puis un autre effet diplomatique trĂšs important, c'est travail de reconvergence que nous avons fait avec les AmĂ©ricains pour prĂ©cisĂ©ment accroĂźtre la pression sur la Russie, permettre, c'Ă©tait l'annonce du prĂ©sident Trump au G7 la et en marge aussi de du sommet de l'OTAN quelques jours plus tard la production de missile patriote sous licence par les Ukrainiens.
Donc ce travail doit se poursuivre dans la durĂ©e. Une avancĂ©e importante aussi de cette coalition des volontaires, c'est la mise en Ćuvre d'une coalition antibalistique avec les Ukrainiens qui lĂ aussi rĂ©unira des entreprises et des Ătats qui veulent contribuer Ă fournir [grognement] l'Ukraine en capacitĂ© antibalistique avec les sametĂ©s de nouvelle gĂ©nĂ©ration, avec la possibilitĂ© pour les Ukrainiens de produire lĂ aussi sous licence des missiles AstĂšr. VoilĂ quelques-unes de de ces avancĂ©es.
Nous allons continuer ce travail dans dans le temps long, d'abord au niveau européen et puis bien sûr avec les Américains pour continuer à mettre les Ukrainiens dans la meilleure position possible pour aborder le cas éché en une négociation mais une négociation qui se fera avec un rapport de force et qui se fera sur des bases sincÚres. On sait aujourd'hui que la Russie continue de choisir l'escalade, les frappes contre les civils ukrainiens et continue de refuser de s'engager dans les négociations de façon sincÚre ou avec bonne volonté. Tout cela évidemment s'accompagne d'un effort plus général pour investir dans notre autonomie stratégique, dans notre souveraineté, dans le réarmement de notre continent européen.
Vous avez mentionné, monsieur le président, le travail que nous faisons sur la compétitivité de notre continent européen. Au fond, les deux sont liés. Investir dans l'approfondissement de notre marché intérieur, la simplification de nos rÚgles, l'investissement privé et public dans la défense, dans le spatial, dans nos écosystÚmes d'innovation.
C'est aussi permettre Ă notre Europe de rĂ©duire ses dĂ©pendances au moment oĂč celles-ci sont instrumentalisĂ©es par des puissances extĂ©rieures comme les Ătats-Unis ou euh la Chine. Alors, le travail lĂ aussi se poursuit. Nous aurons l'occasion de l'Ă©voquer vendredi euh lors du conseil des ministres franco-allemands qui nous permettra aussi de continuer notre alignement sur notamment les questions de compĂ©titivitĂ©.
Vous en avez mentionné quelques éléments. La poursuite du travail de simplification de nos rÚgles. Aujourd'hui, la Commission européenne propose un omnibus de simplification par mois dans tous les domaines, que ce soit sur les textes reporting, sur les textes liés à la chimie, à l'agriculture, à l'automobile.
Il s'agit là de de ne pas remettre en question nos trajectoires et nos objectifs notamment en matiÚre de décarbonation, mais d'accompagner nos acteurs économiques, nos acteurs industriels de la façon la plus pragmatique et la plus efficace possible dans cette voie en promouvant notamment la préférence européenne, le made in Europe, faire en sorte que on ait de la réciprocité, de la loyauté dans les échanges, dans tous les domaines dans lesquels on veut investir et et dans lesquels on on fait face aujourd'hui à une accélération de la concurrence notamment de la part de la Chine. simplification, approfondissement de notre marché intérieur avec le 28e régime de droit des affaires qui doit permettre de d'avoir des mécanismes de création d'entreprises dématérialisé, simplifié, plus rapide, reconnu partout en Europe. C'était une priorité de la France.
La Commission européenne a fait une premiÚre proposition. J'espÚre que nous saurons aboutir d'ici la fin de l'année sur ce sujet. Et bien sûr, un projet plus structurant, l'Union de l'épargne et de l'investissement.
On le sait toujours aujourd'hui, on a des centaines de milliards d'euros d'épargne européennes qui franchissent l'Atlantique tous les ans pour aller ériguer les marchés de capitaux américains. Alors que nous avons toutes les pépites, toutes les start-ups, toutes les PME en Europe qui souhaitent se développer, qui souhaitent tirer profit de notre marché intérieur de 450 millions d'individus, mais qui continuent de se heurter à un manque de capitaux propre et puis un marché intérieur aujourd'hui trop divisé, trop fragmenté. simplification, approfondissement du marché intérieur, préférence européenne dans tous les domaines.
Je l'ai mentionné, c'est ce qui nous guidera, j'y reviendrai, dans les négociations, notamment du cadre financier pluriannuel euh et puis investissement, investissement privé et investissement public. Et c'est à cet égard l'un de nos objectifs dans la négociation du cadre financier pluriannuel qui, vous le savez, est le budget de l'Union européenne sur la période 2028. 2034, on va avoir un débat trÚs technique, comptable sur la gouvernance, sur l'architecture de ce CFP et j'y reviendrai.
Mais fondamentalement, la question qu'on doit se poser, c'est une question politique et stratĂ©gique. Quelle Europe nous voulons dans 10 ans ? OĂč est-ce que nous voulons investir en commun ?
Quelles sont nos prioritĂ©s ? OĂč est-ce que nous voulons rĂ©duire nos dĂ©pendances ? La ligne de la France, elle est extrĂȘmement claire.
Nous avons besoin d'un budget ambitieux pour faire face aux besoins d'investissement. de notre Union européenne dans la défense, dans le spatial, dans les technologies de rupture, dans l'intelligence artificielle, dans la transition environnementale et les technologie verte pour assurer bien sûr la sécurité alimentaire de notre continent à travers la politique agricole commune pour assurer la convergence économique de notre territoire à travers la politique de cohésion. Pour faire face à ces besoins d'investissement, nous avons besoin de doter l'Union européenne de ressources propres.
Ăa ne peut pas reposer uniquement sur les contributions nationales des Ătatsm. PensĂ© aujourd'hui Ă peu prĂšs 85 % du budget europĂ©en provient des contributions des Ătats-membres que vous votez tous les ans lors du PLF avec le prĂ©lĂšvement sur recette auprĂšs de l'Union europĂ©enne. La Commission europĂ©enne a fait des propositions d'un premier paquet de ressources propres qui me semblent aller dans le bon sens. faudra aller plus loin.
On travaillera, on aura l'occasion de d'Ă©changer Ă ce sujet avec nos homologues allemands vendredi. On l'a fait lors du conseil des ministres franco-italiens de la mĂȘme façon. Je dirais avec deux lignes.
PremiĂšrement, il faut que ces ressources propres ne viennent pas alourdir la charge fiscale des mĂ©nages et des entreprises europĂ©ennes qui est dĂ©jĂ lourde. peser sur des acteurs extĂ©rieurs Ă l'Union europĂ©enne, penser au mĂ©canisme d'ajustement carbonau frontiĂšre, Ă l'Estat europĂ©en, Ă la taxe sur les petits colis, pourquoi pas demain Ă une taxe sur les services numĂ©riques qui pourrait gĂ©nĂ©rer entre 20 et 30 milliards d'euros par an et puis faire en sorte que ces ressources propres ne rĂ©pĂštent pas des ressources fiscales dĂ©jĂ existantes au niveau national parce que lĂ on serait j dans une logique circulaire, on pourra y revenir mais en tout cas c'est une prioritĂ©. Je dirais mĂȘme au-delĂ de ça que c'est une condition syĂ©quanon pour la France de l'adoption de ce budget.
Deux lignes transversales pour nous dans ce cas financier plus annuel. La prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, je l'ai dĂ©jĂ mentionnĂ©, c'est une question de bon sens. L'argent du contribuable europĂ©en, il doit venir soutenir des solutions europĂ©ennes et la neutralitĂ© technologique qui pour le dire de lang en langage non technocratique peut dire reconnaĂźtre toutes les Ă©nergies de carb de dĂ©carbonation et donc l'Ă©nergie nuclĂ©aire naturellement comme une Ă©nergie verte dans la voie de la dĂ©carbonation. euh au sein de l'Union europĂ©enne dans les projets qui peuvent ĂȘtre financĂ©s par des fonds europĂ©ens.
On a vu lĂ -dessus l'Ă©volution hein de la du rapport de force europĂ©en et du langage de la Commission europĂ©enne sur le sujet grĂące Ă la coalition nuclĂ©aire que nous avons mis en Ćuvre depuis quelques annĂ©es avec la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne qui a reconnu l'importance stratĂ©gique du nuclĂ©aire Ă Paris lors du sommet du nuclĂ©aire il y a quelques mois. Sur le calendrier du CFP, nous avançons. Nous avons adoptĂ© rĂ©cemment ce qu'on appelle les trois orientations gĂ©nĂ©rales partielles, c'est-Ă -dire les orientations sur le bloc 1, donc les plans nationaux pack plus cohĂ©sion, le bloc 2 qui est le fond europĂ©en de compĂ©titivitĂ© et le bloc 3 Europe globale.
Il reste encore pas mal de questions ouvertes sur l'architecture, sur les prioritĂ©s sectorielles, sur les montants naturellement dans ce qu'on appelle la NGOX, la boĂźte de nĂ©gociation. Donc on aura encore beaucoup de nĂ©gociations devant nous lors des diffĂ©rents CAG et bien sĂ»r lors des Conseils europĂ©ens entre les chefs d'Ătat et de gouvernement. Sur la position de la France sur le calendrier parce qu'on m'interroge assez souvent dessus.
On avait eu je crois l'occasion de l'évoquer aussi lors de la derniÚre commission. [grognement] Nous nous n'avons pas de position de calendrier principiel. Au fond ce qui compte c'est d'avoir un bon budget.
Voilà . Donc on entend parfois du commentaire ça et là qui parle des élections et cetera. Nous, notre objectif c'est d'avoir un bon budget.
Dans la norme des cas financiers pluriannels précédents, généralement on clos les négociation 1 an avant l'entrée en vigueur du CFP parce qu'il faut aprÚs les faire ratifier par les parlements, parce qu'il faut laisser le temps aux institutions de se préparer pour le nouveau budget. C'était pas le cas lors de du dernier parce qu'on était pendant la période de Covid donc ça avait été un peu ralenti plus les négociations sur le plan de relance COVID à l'époque, la vaccination. Mais encore une fois, l'objectif c'est d'avoir un bon budget avec des ressources propres, avec la préférence européenne, avec la neutralité technologique, avec les moyens d'investir pour réduire nos dépendances.
Puis aprĂšs, on verra le calendrier, je dirais dĂ©coulera de de cela. Peut-ĂȘtre un dernier mot parce que je suis dĂ©jĂ un peu long sur la question de l'Ă©largissement qui sera bien sĂ»r aussi abordĂ© sous prĂ©sidence irlandaise puisqu'on vient de clore la prĂ©sidence chiypriote on a commencĂ© la prĂ©sidence irlandaise du conseil europĂ©en. Vous connaissez lĂ aussi un autre ligne.
L'Ă©largissement c'est un intĂ©rĂȘt en terme de stabilitĂ© gĂ©opolitique d'unitĂ© de notre continent. Je rappelle souvent que les balcans occidentaux, c'est plus proche de Paris que l'Ukraine. On a commĂ©morĂ© il y a 2 jours le 31e anniversaire du gĂ©nocide de Sbrinita qui est lu en Bosniers Zegovine en 1995.
On sait que cette rĂ©gion a Ă©tĂ© dĂ©chirĂ©e par des guerres, par des violences et donc l'ancrer durablement au sein de notre famille europĂ©enne, c'est aussi un intĂ©rĂȘt en terme de rĂ©unification comme vous l'avez dit de paix d'unitĂ© de notre continent. On a des pays candidats comme l'Ukraine, comme la Moldavie, peut-ĂȘtre d'autres. L'Islande qui traverse un dĂ©bat aussi sur sa candidature.
Pourquoi pas demain le Royaume-Uni qui lui-mĂȘme 10 ans aprĂšs le Brexit est en train de faire l'inventaire de sa relation avec l'Union europĂ©enne et d'ouvrir le champ du dĂ©bat peut-ĂȘtre sur un retour dans le marchĂ© intĂ©rieur, voir une campagne de region. Il faut s'en rĂ©jouir. Il faut se rĂ©jouir du fait que nos institutions europĂ©ennes, notre drapeau europĂ©en, notre modĂšle d'Ă©tat de droit, de coopĂ©ration, de paix, de prospĂ©ritĂ© continue d'ĂȘtre une source d'inspiration et d'attractivitĂ© pour nos voisins.
Et nous sommes les premiers Ă ĂȘtre extrĂȘmement exige sur les rĂ©formes qu'il faut apporter en terme de compĂ©titivitĂ©, en terme de sĂ©curitĂ©, en terme de rĂ©armement Ă nos institutions. Mais je le constate, il y a plus de candidats aujourd'hui pour ĂȘtre le 28e Ă©tat de l'Union europĂ©enne que pour ĂȘtre le 51e Ă©tat des Ătats-Unis. Alors, une fois qu'on a dit cela, cet Ă©largissement, il doit ĂȘtre basĂ© sur la logique des mĂ©rites propres, c'est-Ă -dire les rĂ©formes exigeantes, patientes que chaque Ătat doit apporter Ă son systĂšme.
L'intégration de l'acquis communautaire. Et donc c'est ça veut dire encrer l'état de droit, la protection des minorités, l'indépense de la justice, des médias. les réformes économiques, la lutte contre la corruption et cetera et cetera.
Et lĂ -dessus, on peut pas transiger. Il y a pas de raccourci. Ce serait d'ailleurs bien rendre un bien mauvais service Ă ces pays.
Alors, société civile. Quand on voit le taux de soutien qu'il y a dans les pays candidats pour la candidature à l'Union européenne, c'est précisément aussi parce que les populations savent que ça va renforcer la démocratie, la liberté, lutter contre la corruption chez eux. Et c'est pour ça qu'on a proposé avec nos partenaires allemands euh des idées, hein, c'est un pour ouvrir le débat sur l'adhésion graduelle.
Pourquoi ? C'est certainement pas une alternative Ă l'adhĂ©sion. Et je le dis parce que et et merci du travail de diplomatie parlementaire que fait la commission en se rendant chez nos partenaires parce qu'il faut rassurer parfois lĂ -dessus, il faut ĂȘtre extrĂȘmement clair sur les termes.
Euh on on vise pas Ă crĂ©er des des alternatives mais Ă dire au fond aujourd'hui le processus d'adhĂ©sion c'est un peu un interrupteur on off. Vous n'ĂȘtes pas membre, vous faites tout le boulot et la vĂ©ritĂ© c'est qu'il y a plus de boulot aujourd' 10 ans parce que l'qu communautaire il est trois fois plus long aujourd'hui qu'il Ă©tait il y a 10 ans. Bon faites tout le boulot.
Et puis un jour, vous rentrez intĂ©gralement dans l'Union europĂ©enne avec tous les bĂ©nĂ©fices, toutes les responsabilitĂ©s, tous les droits de vote et cetera et cetera. Nous ce qu'on a proposĂ© c'est de faire quelque chose de plus progressif oĂč vous pouvez en Ă©change Ă©videmment de rĂ©forme, par exemple le fait de fermer des blocs de nĂ©gociation, vous pouvez intĂ©grer par exemple le marchĂ© intĂ©rieur ou la politique de l'Ă©nergie ou la CSDP. Euh vous pouvez commencer Ă participer Ă des dĂ©libĂ©rations, Ă des dĂ©bats sans avoir le droit de vote, mais en Ă©tant quand mĂȘme autour de la table du conseil pour envoyer un signal politique Ă ces pays, pour commencer dĂšs maintenant parce qu'il y a une nĂ©cessitĂ© gĂ©opolitique de les ancrer aussi dans famille europĂ©enne.
Donc pour commencer à les socialiser aux institutions européennes et faire en sorte qu'on soit pas juste dans une logique tout ou rien de la politique d'adhésion. Moi, je crois que ces propositions étaient plutÎt bien reçues et puis surtout j'invite les pays candidats à les approprier à nous faire des propositions. On a eu l'occasion d'en parler assez longuement par exemple avec le premier ministre Edyama lorsqu'il dégénit avec le président de la République il y a quelques semaines.
Je crois que c'est quelqu'un qui est assez pilote sur ces idĂ©es et qui ne les reçoit pas de façon passive mais qui voit l'intĂ©rĂȘt aussi pour l'Albanie de façonner cette politique. Il y a eu d'ailleurs des propositions qui ont Ă©tĂ© avancĂ©es par le premier ministre Rama et et le le Premier ministre Serbe, le prĂ©sident Serbe, pardon, Alexander Vouic sur le sur le sujet. Donc lĂ -dessus, le le rĂŽle pilote que peuvent jouer les les pays de la rĂ©gion, je pense est extrĂȘmement bienvenu et nous, on sera prĂȘt Ă travailler avec eux sur sur ce sujet.
Peut-ĂȘtre un dernier mot sur lĂ , on en est trĂšs prĂ©cisĂ©ment lĂ -dessus. Donc, vous l'avez dit, le Montenegro avance, ça fermait dĂ©jĂ un certain nombre de chapitres. On a lancĂ© le groupe de travail ADOC pour rĂ©diger le traitĂ© d'adhĂ©sion avec le Montenegro qui est important parce que ce sera peut-ĂȘtre aussi le le prĂ©cĂ©dent hein pour les les prochains pays.
Donc c'est ce qui nous permettra aussi de de définir exactement les différents safeguards, les zones de les périodes de transition pour intégrer différents différents blocs. Donc on travaille avec les autorités monténégrines à ce sujet. On a eu d'ailleurs récemment euh une visite d'état du président de la République à Pogdor en marge du sommet UE Montenéro qui a été un vrai succÚs qui a permet aussi d'ailleurs d'approfondir notre relation bilatérale dans beaucoup de domaines.
Euh et puis on avance avec le on a vous le savez débloqué premier bloc de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie. Je pense qu'on sera en capacité d'ouvrir d'autres blocs de négociation dans les prochaines semaines. Ce qui permettra aprÚs à ces deux pays d'avancer là aussi selon leur mérites respectifs.
Je m'arrĂȘte lĂ . TrĂšs bien. Merci beaucoup monsieur le ministre pour votre introduction proposiminaires.
Je passe tout de suite la parole aux orateurs de groupe en commençant par Guillaume Bigot pour le Rassemblement national et pour 2 minutes 30. Je vais me rapprocher un peu si vous permettez. Bloc central des inconvénients.
Monsieur le prĂ©sident, chers collĂšgues, monsieur le ministre, les traitĂ©s sont trĂšs clairs. La politique Ă©trangĂšre ne saurait ĂȘtre exercĂ©e au niveau continental que si le Conseil europĂ©en en dĂ©cide ainsi Ă l'unanimitĂ© et au cas par cas. une unanimitĂ© que la commission contourne de plus en plus qui a par exemple autorisĂ© en 2024 madame Vleyen Ă se rendre en Ăgypte pour y signer un partenariat de 7 milliards d'euros qui a autorisĂ© en juin dernier la commission Ă recevoir des officiels talibans.
En plus d'ĂȘtre illĂ©gal, cette diplomatie europĂ©enne entre guillemets puisquil pas d'Ătat europĂ©en nous coĂ»te les yeux de la tĂȘte si vous me passez l'expression. Le prochain cadre financier pluriannuel que vous avez Ă©voquĂ© 2028-2034 prĂ©voit 200 milliards d'euros pour le poste Global Europe contre 110 milliards actuellement 2021-2027 et ceci sans compter les 100 milliards supplĂ©mentaires prĂ©vus en secours Ă l'Ukraine. Ă cela s'ajoute une politique de voisinage et d'Ă©largissement dont le financement est lui aussi devrait en tout cas augmenter de 37 % pour atteindre 42 milliards d'euros. et qui sert Ă installer Ă consolider l'Union europĂ©enne comme acteur diplomatique autonome.
Dans les faits, la politique extérieure de l'Union européenne, telle qu'elle s'est développée depuis le traité de Lisbonne, me semble largement inefficace, mais surtout concurrence directement notre propre action diplomatique entre les initiatives de la Commission, les positions parfois divergentes du service européen pour l'action extérieure, le SEAE, la voix de la France et du continent de son ensemble se trouve affaibli, brouillé et dilué. Notre groupe souhaite lui conserver une seule et unique politique étrangÚre, celle dont lequel d'Orset est responsable devant les Français. PremiÚre question, monsieur le ministre, quel est votre avis sur cee ?
Ensuite, approuvez-vous le projet de cadre financier pluriannuel qui prĂ©voit donc 100 milliards supplĂ©mentaires pour une diplomatie europĂ©enne euh nouvelle et allez-vous exiger l'unanimitĂ© pour adopter ce cadre 28 34 ? Enfin, pouvez-vous nous dire combien de dizaines de milliards d'euros la France devrainter pour financer ces dĂ©rives eurodiplomatiques ? J'imagine que c'est la mĂȘme clĂ© de rĂ©partition pour le budget, j'imagine.
Je vous remercie par avance. Merci monsieur le député. Monsieur le ministre.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le le député. Alors quelques quelques points pour répondre à votre question.
Alors déjà , soyons trÚs clair, puisque vous parlez des traités à juste titre, le cadre financier pluriannuel est adopté à l'unanimité des étatsmembres du conseil et d'ailleurs ratifié par les parlements ensuite. Donc de toute façon, ça suivra son cours habituel. par ailleurs sur la clé de répartition.
Alors en effet, la clĂ© de rĂ©partition du budget est la mĂȘme et c'est une clĂ© de rĂ©partition RNB. Euh mais c'est aussi pour cela que une condition siquanon comme je l'ai dit sur le financement pour l'adoption de ce cas de financier pluriannuel pour la France, c'est l'adoption d'un paquet robuste de ressources propres et donc de faire en sorte que le prochain budget ne repose pas uniquement sur les contributions des Ătatsmembres, mĂȘme si ça restera probablement la la premiĂšre source de revenu, aussi une source de contrĂŽle d'ailleurs de la part de des Ătats-membres, mais un paquet de ressources propres qui devra peser sur les acteurs extĂ©rieurs Ă l'Union europĂ©enne. Aujourd'hui, d'ailleurs pour vous donner un ordre de grandeur, le paquet qui a Ă©tĂ© proposĂ© par la Commission europĂ©enne, mais chaque ressource doit ĂȘtre adoptĂ©e aprĂšs l'unanimitĂ©.
Mais le paquet qui a été proposé, il est de l'ordre de 66 milliards d'euros. Ce serait, je pense une bonne base pour un paquet de ressources propres. AprÚs, ce sera pas forcément celles qui ont été proposées par la commission.
Il y en a d'autres potentiellement. J'ai mentionnĂ© et d'ailleurs, c'est une proposition aussi du Parlement europĂ©en qui fait un travail intĂ©ressant sur le sujet la taxe sur les services numĂ©riques. Ăa pourrait gĂ©nĂ©rer jusqu'Ă 30 milliards d'euros par an selon la façon dont on calcule l'assiette.
Donc ça c'est des choses qu'il faudra regarder aprĂšs sur la question de la politique Ă©trangĂšre. Soyons trĂšs clair, la politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© de l'Union europĂ©enne, elle est conduite par les Ătatsmembres et par le Conseil europĂ©en. Et d'ailleurs, les dĂ©cisions, par exemple quand on parle des paquets de sanctions contre la Russie, les 21 paquets de sanctions, ils sont adoptĂ©s Ă l'unanimitĂ© par les Ătats-membres au sein du Conseil, Conseil europĂ©en, Conseil des affaires Ă©trangĂšres.
Le SEAE d'ailleurs Ă cet Ă©gard qui est sous, vous le savez sous la houlette du de la Commission et du Conseil europĂ©en permet dĂ©jĂ de coordonner en interne d'ailleurs aussi le travail de prĂ©paration de ces conseils affaires Ă©trangĂšres. Il permet de porter la voie de l'Union europĂ©enne lorsque nous avons une position unie au niveau du Conseil et qu'un mandat est donnĂ© en ce sens au Ă la HRVP. Euh, il permet d'ailleurs aussi, et j'y reviendrai parce que je pense qu'il y a peut-ĂȘtre un petit mĂ©lange dans votre question, euh de mobiliser les instruments de la commission parce qu'il y a des instruments d'aide extĂ©rieure.
L'aide au dĂ©veloppement, la politique de voisinage, en effet, la politique de voisinage par exemple, le plan de croissance qui a Ă©tĂ© proposĂ© par la Commission europĂ©enne dans les balcans occidentaux, mais Ă©videmment qu'on le soutient. C'est ce qui permet de promouvoir l'investissement dans notre voisinage en rĂ©alitĂ© au cĆur de l'Europe oĂč je parlais tout Ă l'heure de la nĂ©cessitĂ© de promouvoir la stabilitĂ©, la rĂ©conciliation, la paix. C'est un intĂ©rĂȘt de sĂ©curitĂ© aussi pour la France. ce plan de croissance en Ă©change d'un plan de rĂ©forme de la part de de ces pays.
C'est ce qui permet d'ailleurs de ne pas dĂ©pendre uniquement du processus d'Ă©largissement, mais d'avoir d'autres leviers, d'autres outils dans la politique que nous pouvons avoir vis-Ă -vis de nos partenaires. Vous mentionnez par exemple des Ă©pisodes qui je pense sont souvent liĂ©s Ă la politique migratoire, mais regardez le succĂšs que nous avons eu dans la coopĂ©ration avec des Ă©tats-i comme la Tunisie en mobilisant des instruments de coopĂ©ration Ă©conomique pour aussi permettre aux Tunisiens et aux autres d'ailleurs aux autres partenaires du pourtour de la MĂ©diterranĂ©e de pouvoir renforcer leur capacitĂ© en matiĂšre d'Ă©tat civil, en matiĂšre de de maĂźtrise de leur frontiĂšre extĂ©rieure, de politique migratoire plus gĂ©nĂ©ralement qui fait que sur les deux derniĂšres annĂ©es, nous avons une baisse de 50 % des franchissements irrĂ©guliers vers l'Union europĂ©enne. Une baisse qui se poursuit Ă peu prĂšs au mĂȘme niveau, d'ailleurs 50 % cette annĂ©e en 2026.
Nous obtenons des résultats précisément en mobilisant et en intégrant d'ailleurs ces instruments de politique extérieure dans la coopération avec les pays tiers. Sur la question migratoire, faut aller au-delà . C'est pour ça que nous avons euh adopté le pacte as migration qui permettra une premiÚre sélection des demandeurs d'asile aux frontiÚres extérieures de l'Union européenne.
C'est pour ça que nous avons adopter le rĂšglement retour qui va donner plus de de marge de manĆuvre, plus d'instruments aux Ătatsmembres pour pouvoir reconduire les Ă©trangers en situation irrĂ©guliĂšre, en particulier lorsqu'ils sont lorsqu'ils reprĂ©sentent un trouble Ă l'ordre public. C'est c'est pour ça que nous allons continuer en renforçant les outils comme la conditionnalitĂ© des outils comme l'aide au dĂ©veloppement, les prĂ©fĂ©rences commerciales ou encore les visas pour faire levier des 27 marchĂ© intĂ©rieur dans les rapports de force sur les questions mais c'est en cela effectivement qu'on a besoin d'outils intĂ©grĂ©s. Mais lĂ on parle d'autre chose.
Donc quand on parle de politique commerciale ou de ces instruments d'aide au dĂ©veloppement lĂ on est plutĂŽt effectivement dans la politique communautaire la politique de la commission. Quand on parle de politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© Ă proprement parler, Ă©videmment c'est le conseil, c'est Ă l'unanimitĂ©. Et je rajouterai, pardon, rĂ©ponse longue, mais un dernier point pour ĂȘtre prĂ©cis.
Euh on a vu des initiatives trĂšs importantes et bienvenues cette derniĂšre annĂ©e en matiĂšre de dĂ©fense au niveau de la Commission europĂ©enne. Je pense par exemple le plan safe, 150 milliards d'euros de prĂ©bonifiĂ©s pour promouvoir les coopĂ©rations industrielles entre les Ătats-membres pour rĂ©duire nos dĂ©pendances dans des domaines dans lesquels on a identifiĂ© des lacunes, cyber, drone, capacitĂ© de frapp en profondeur, dĂ©fenses aĂ©rienne et cetera. LĂ aussi, il s'agit de mutualiser des financements au niveau europĂ©en oĂč on a un objectivement, y compris au niveau national, on va toucher 16 milliards Ă peu prĂšs d'euros du plan safe et je pense que nos entreprises vont aussi avoir d'autres opportunitĂ©s chez les voisins pour aller chercher les 135 milliards restants.
On mutualise les moyens, on dĂ©finit des domaines dans lesquels on a des intĂ©rĂȘts Ă Ă coopĂ©rer. Et en revanche, quand il s'agit de chaĂźne de commandement, de prise de dĂ©cision et Ă©videmment de de le cas Ă©chĂ©ant de force de projection d'envoyer des des soldats combattre, ça relĂšve toujours exclusivement de la souverainetĂ© des Ătatsmembres et donc de la souverainetĂ© nationale. Donc quand on a intĂ©rĂȘt Ă coopĂ©rer, quand on a intĂ©rĂȘt Ă mutualiser, on peut le faire au niveau europĂ©en, mais les dĂ©cisions politiques stratĂ©giques relĂšvent des Ătatsmes.
Merci monsieur le ministre. La parole pour le groupe ensemble pour la République est à Constance le grip pour 2 minutes 30. Merci monsieur le président, monsieur le ministre.
Ă mon tour de saluer au nom de notre groupe ensemble pour la RĂ©publique l'importance de la nouvelle rĂ©union de la coalition des volontaires pour l'Ukraine qui s'est tenu le le 13 juillet Ă Paris. Vous en avez dĂ©jĂ parlĂ©, monsieur le ministre, mais je crois vraiment trĂšs trĂšs important euh de souligner qu'Ă la faveur de cette nouvelle rĂ©union de cette coalition qui avait Ă©tĂ© initiĂ© par le Premier ministre britannique Kmer et et le prĂ©sident de la RĂ©publique Enel Macron, euh nous avons non seulement Ă nouveau tous rĂ©affirmĂ© notre dĂ©termination Ă continuer Ă soutenir l'Ukraine dans notre unitĂ© et dans notre vision commune de ce qu'est la sĂ©curitĂ© de l'Ukraine et de ce qu'est la la sĂ©curitĂ© de nos pays europĂ©ens et et nous avons Ă©galement marquĂ© un moment d'accĂ©lĂ©ration et de mise en Ćuvre concrĂšte, je dirais, d'un nombre d'engagements sur lesquels je ne reviendrai pas, mais je crois important de de souligner que Ă un moment oĂč effectivement les succĂšs militaires ne sont plus ceux que l'on pensait devoir s'inscrire il y a un an ou ou 10 mois et on voit que c'est l'Ukraine, les forces armĂ©es ukrainiennes qui sont en train de de reprendre l'initiative et de reprendre du terrain et en tout cas de faire preuve d'une audace folle. il est important de de de voir euh se rĂ©affirmer et et se et se cristalliser euh ce soutien ainsi ce soutien de la coalition des volontaires ainsi d'ailleurs Ă©galement euh que euh je dirais euh certaines dĂ©cisions euh rĂ©centes, certaines positions rĂ©centes de l'administration amĂ©ricaine.
Tout cela est un moment extrĂȘmement important et puis aussi le lancement de la coalition dans la coalition si je puis dire hein. Est-ce qu'il veut nous en dire peut-ĂȘtre un peu plus sur cette coalition anti baladistique qui regroupe quelques quelques sept pays, je crois, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni autour de de l'Ukraine et qui a dĂ©cidĂ© d'un nombre de choses trĂšs prĂ©cises et et trĂšs concrĂštes. J'ai encore quelques secondes.
Euh monsieur le prĂ©sident. VoilĂ , je reviendrai peut-ĂȘtre un peu plus tard, mais je voulais euh comme on on a Ă©galement dĂ©cidĂ© de continuer la pression sur l'effort de guerre russe, lutte contre la flotte fantĂŽme russe et cetera et cetera, vous interrogez sur un point prĂ©cis. Certains articles de presse font l'Ă©cho euh de s'agissant du 21e paquet de sanctions de de ce qui aurait Ă©tĂ© retirĂ© du projet de de paquet de de sanctions concernant l'interdiction de de visa pour un nombre de personnes de russes, de soldats russes ayant participĂ© Ă Ă aux opĂ©rations militaires et et il y a quelques 2 millions de soldats russes et de mercenaires Ă©trangers qui pourraient ĂȘtre concernĂ©s.
Je crois que Kayakala s'était beaucoup engagé euh pour euh avoir ce visaban, ce bannissement euh de présence sur le territoire européen d'un sombre de combattants depuis le 24 février 2022. Et est-ce que voilà , vous pouvez nous préciser ce qu'a position française ? Est-ce que les choses vont encore évoluer dans un sens ou dans l'autre ?
Sur ce point précis, je remercie infiniment monsieur. Merci monsieur le ministre. Président, merci.
Merci beaucoup déjà . Merci d'avoir rappelé effectivement le le soutien français et et le rÎle pilote qui a été celui de notre pays dans la création de la coalition des volontaires. Il faut souligner effectivement le rÎle qu'a joué le premier ministre britannique Starmer.
Au moment oĂč il quitte le pouvoir. Ce serait inĂ©lĂ©gant de ne pas le faire. Et d'ailleurs, ce qui est aussi une façon, je pense, de prĂ©figurer une architecture de sĂ©curitĂ© europĂ©enne future.
Pourquoi ? Parce que regardez les diffĂ©rentes couches. Vous avez les Ătatsmembres qui chacun individuellement rĂ©arme sur les deux mandats d'Emmanuel Macron, nous aurons doublĂ© le budget de dĂ©fense de la France.
Nos partenaires aussi augmentent leur budget de dĂ©fense. Nous avons maintenant intĂ©rĂȘt Ă le faire de façon coordonnĂ©e et s'assurer de ne pas contribuer ou renforcer la fragmentation de l'espace industriel de dĂ©fense ou encore dans le domaine du spatial par exemple. on l'Ă©voquera au conseil des ministres franco-allemands de de ce vendredi.
Donc Ă le faire de façon coordonnĂ©e. Nous avons des projets europĂ©ens, safe et naturellement le fond europĂ©en de compĂ©titive du prochain qu financier plus annuel qui permet de dĂ©gager au SM ici des fonds publics pour promouvoir les les coopĂ©rations, pour promouvoir l'investissement dans des domaines dans lesquels nous avons des lacunes capacitaires. en le faisant avec cette ligne de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, je le dis parce que nous avons rĂ©ussi Ă cranter dans ces textes des principes de des des exigences de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne Ă©levĂ© sans prĂ©cĂ©dent dans l'histoire des nĂ©gociations europĂ©ennes prĂ©cĂ©dentes qui doivent d'ailleurs, je dirais pour EDIP et pour safe ĂȘtre un peu le guide de la façon dont on nĂ©gocie les critĂšres d'Ă©ligibilitĂ© pour le prochain cadre financier pluriannuel.
Et puis nous avons la coalition des volontaires qui est une coalition intergouvernementale. Les dirigeants des institutions europĂ©ennes sont autour de la table mais nous l'avons fait entre gouvernement sur la base d'un d'un volontariat, c'est-Ă -dire de ce que chaque gouvernement peut contribuer. Et c'est sur cette mĂȘme base que nous construisons cette coalition pour le balistique avec des des Ătats et des industries qui vont coopĂ©rer entre elles et qui sont prĂȘtes Ă Ă dĂ©livrer, qui sont prĂȘtes Ă Ă travailler avec les autoritĂ©s ukrainiennes dans la montĂ©e en puissance des capacitĂ©s de dĂ©fense antibalistique de l'Ukraine.
Et et donc vous voyez Ă ces diffĂ©rents niveaux au niveau national, au niveau europĂ©en notamment avec les financements les capacitĂ©s de financement qui sont libĂ©rĂ© et au niveau intergouvernemental avec la coalition des volontaires, on a lĂ peut-ĂȘtre l'Ă©mergence un peu impressionniste d'une forme d'architecture de sĂ©curitĂ© ou de dĂ©fense europĂ©enne comme comme on l'appelle. Alors sur le 21e paquet de sanction, notre objectif c'est de continuer Ă©videmment de mettre la pression sur la flotte fantĂŽme avec donc la dĂ©signation de nombreuses nouvelles entitĂ©s liĂ©es Ă la Ă la flotte fantĂŽme, de continuer la pression sur les secteurs des hydrocarbures et secteurs Ă©nergĂ©tiques de la Russie et d'ouvrir la voie. Effectivement, vous l'avez dit, nous on y est favorable Ă euh euh c'Ă©tait une proposition qui est poussĂ©e par les Ă©tats-bales. il faut aprĂšs l'opĂ©rationnaliser de façon concrĂšte mais Ă progressivement interdire d'accĂšs sur le territoire europĂ©en Ă des anciens combattants ou en tout cas Ă des Ă des responsables militaires russes Ă la fois en raison de la la portĂ©e symbolique que ça peut reprĂ©senter bien sĂ»r du message qui est envoyĂ© Ă la Russie mais aussi et nos partenaires bal je sais que j'ai eu l'occasion de le d'Ă©voquer ce sujet Ă nombreuses reprises avec mes homologues estoniens par exemple mais aussi faut faire face au risque d'ingĂ©rence risque d'ingĂ©rence, de sabotage, d'instrumentalisation de ces vĂ©tĂ©rans dans nos politiques.
Donc je crois que le plus important maintenant, c'est de le faire de façon de voir de façon trĂšs opĂ©rationnelle comment on peut aboutir Ă par exemple avoir une liste Ă jour exhaustive qu'on peut partager entre Ătatsmembres pour pouvoir mettre en Ćuvre cette proposition. Mais en tout cas, c'est une proposition que la France soutient. Alors le vote solennel devrait intervenir d'ici 12 13 minutes.
Est-ce que est-ce que je pense que je peux prendre encore un orateur si l'orateur tient son temps de parole et si le ministre une réponse correcte à la question mais pas trop longue. Voilà . Vous voulez que je voulez moi je pense quel temps ?
Mais je préfÚre plus rapidement si vous voulez si vous pré si vous préférez voulez que je le mette au voix je peux je peux faire un vote c'est Marietta. Oui, c'est moi. Allez, madame Caramolie, allez-y pour 2 minutes 30. 2 minutes 30.
Et alors, d'abord, merci monsieur le ministre d'ĂȘtre lĂ . Euh, c'Ă©tait attendu et parce qu'il y a beaucoup de sujets que vous avez dĂ©jĂ Ă©voquĂ©s. Donc, moi je veux aller en complĂ©ment sur d'autres sujets qui n'ont pas Ă©tĂ© peut-ĂȘtre encore suffisamment abordĂ©s.
La question par exemple euh aujourd'hui oĂč la Commission europĂ©enne demande Ă Washington d'exempter le de droits de douanes euh des exportations clair allant de Rockfort au robot industriel et en passant par les dispositifs mĂ©dicaux. Comment donc la France en tant-elle euh garantir que ces nĂ©gociations aboutissent Ă une protection effective des producteurs europĂ©ens et aussi un maintien des prix accessibles pour les citoyens dans un contexte de tension commerciale rĂ©currente avec les Ătats-Unis. Euh deuxĂšme sujet, l'U nĂ©gocie avec les Ătats-Unis aussi un accord permettant l'accĂšs Ă des donnĂ©es biomĂ©triques sensibles des voyageurs europĂ©ens.
Et Ă ce titre, plusieurs capitals expriment encore des prĂ©occupations importantes sur les garanties de protection. Comment donc la France aussi euh peut Ă s'assurer que cet accord ne conduise pas Ă un transfert disproportionnĂ© des donnĂ©es personnelles vers des agences amĂ©ricaines tout en prĂ©servant l'accĂšs des citoyens au programme d'exception de visa. Dans le mĂȘme titre, au mĂȘme titre, la Commission europĂ©enne envisage aussi d'annoncer en septembre prochain une interdiction des rĂ©seaux sociaux dans sujet d'actualitĂ© pour les enfants Ă l'Ă©chelle de l'Union europĂ©enne. par l'Ătat rien nĂ© dit que sous la prĂ©occupation exprimĂ©e par notre commission qui a adoptĂ© une rĂ©solution afin que lieu lutte contre les dispositif dĂ©libĂ©rĂ©ment addictif conçus par les gafas et les et les plateformes et donc visant aussi Ă capter l'attention de tous les mineurs voir les adultes et Ă garder de leur temps pour les monayer.
Donc, il convient peut-ĂȘtre de rĂ©guler l'accĂšs mais aussi des dispositifs industriels qui incitent les utilisateurs Ă une utilisation compulsive et prolongĂ©e. Enfin, il y a aussi l'agence europĂ©enne des produits chimiques qui s'apprĂȘte Ă finaliser sa proposition de restriction des PFAC. Les PFAS en plusieurs Ătats membres appellent Ă une application plus stricte des rĂšgles europĂ©ennes.
ConcrĂštement, comment la France compte-t-il garantir justement que la future rĂ©glementation europĂ©enne protĂšge rĂ©ellement les citoyens contre les polluants persistants tout en Ă©vitant les dĂ©rogations industrielles qui risqueraient donc de vider la restriction de la sa substance et donc les critĂšres Ă©voquĂ©s que vous pourrez nous aborder aujourd'hui. Et je m'arrĂȘte lĂ monsieur le prĂ©sident dans le temps. Merci madame la dĂ©putĂ©e.
AprĂšs. Merci monsieur le ministre. Merci.
Merci monsieur le président. Merci madame la députée Caramli sur la question des droits douan là -dessus la position elle est elle est claire. Vous le savez, il y a eu cette cet accord de de Tbury qui a été amélioré par le Parlement européen avec notamment l'introduction de clause de sauvegarde, avec la possibilité aussi de clause de suspension si la partie américaine ne respecte pas cette cet accord qui est trÚs clair.
Je je prĂ©cise d'ailleurs qu'on parle ici de rĂ©duction enfin de de de retour Ă des droits de douanes de de 15 % avec des exemption de droit de douan pour quelques secteurs qui avaient Ă©tĂ© clairement dĂ©limitĂ© par exemple comme l'aĂ©ronautique retour Ă Ă 0 % et qu'il ne s'agit pas de ce qui a souvent Ă©tĂ© l'objet de discussion publique c'est-Ă -dire des engagements d'achat d'Ă©nergie ou d'armes qui lĂ n'engagent pas les Ătats-membres et donc nous nous veillerons Ă ce que cette cet accord qui je l'avais dit d'ailleurs Ă l'Ă©poque, Ă©tait dĂ©sĂ©quilibrĂ© mais avait au moins comme mĂ©rite de donner de la visibilitĂ©, la stabilitĂ© Ă nos acteurs Ă©conomiques qui Ă©tait ce qui rĂ©clamait que cet accord soit mis en Ćuvre de façon loyale et nous nous y veillerons en en particulier. Euh mais euh j'ai pas d'information complĂ©mentaire par exemple sur quelques produits spĂ©cifiques sur les auxquels vous faisiez euh rĂ©fĂ©rence sur les euh la question des des Ă©changes de donnĂ©es. Nous nous sommes extrĂȘmement vigilants Ă la protection des donnĂ©es personnelles, aussi bien dans le cadre de l'accord cadre qui est nĂ©gociĂ© par l'Union europĂ©enne que dans l'accord bilatĂ©ral qui devra ensuite ĂȘtre nĂ©gociĂ© par la France.
Et sur ce sujet comme sur d'autres, la rĂ©ciprocitĂ© de ce qui est demandĂ© par chaque parti, aussi bien d'ailleurs au niveau des gouvernements que des donnĂ©es qui pourraient ensuite ĂȘtre transmises Ă des acteurs privĂ©s. euh est une ligne et une exigence de la France et c'est ce qui sera transmis bien sĂ»r dans les nĂ©gociations europĂ©ennes. Nous serons vigilant lĂ -dessus sur les rĂ©seaux sociaux.
Je vais pas m'apesantir parce que vous connaissez la position du gouvernement lĂ -dessus hein. Nous avons créé nous avons Ă©tĂ© moteurs pour crĂ©er une coalition d'Ătat membres pour interdit interdire l'accĂšs pardon aux rĂ©seaux sociaux pour les moins de 15 ans. La dĂ©cision rĂ©cente de la Commission europĂ©enne confirme qu'il est possible dans le cadre du DSA, dans le cadre normatif existant de pouvoir le faire pour les pour les Ătatsmembres.
Elle a demandĂ© Ă la France de faire Ă©voluer, je dirais, le le cadre lĂ©gislatif dans la façon dont on peut le faire. Mais nous avançons et nous travaillerons prĂ©cisĂ©ment pour pouvoir le mettre en Ćuvre avec nos partenaires europĂ©ens. Mais en tout cas, la dynamique est lĂ et on voit d'ailleurs de plus en plus d'Ătats europĂ©ens dans lesquels le dĂ©bat Ă©volue et ce sera d'ailleurs aussi un sujet qui sera Ă©voquĂ© lors du conseil des ministres franco-allemands.
Sur les produits chimiques, j'ai je prĂ©fĂšre vous donner peut-ĂȘtre une rĂ©ponse plus dĂ©taillĂ©e aprĂšs avec mon Ă©quipe pour qu'on puisse rentrer vraiment dans le dĂ©tail et ĂȘtre un peu prĂ©cis sur le sujet. Comme quoi, le vote solennel a du bon, monsieur le ministre. Et je vous propose de je vous propose de suspendre et on reprend dans quelques instants.
Merci beaucoup. Bien mes chers collÚgues, je vous propose que l'on redémarre notre notre réunion en en poursuivant les expressions des orateurs de groupe. Mais avant de passer la parole à à Pascal Lecan, je redonne la parole à vous, monsieur le ministre, pour que vous puissiez poursuivre la réponse que vous aviez entamé à madame Caramoli.
Oui, merci monsieur le président. Donc sur la question de l'ommibus qui est un des omnibus de simplification de la Commission européenne sur les produits chimiques notamment sur les les pesticidies. Donc c'est un objet qui est abondamment commenté.
Nous, il y a plusieurs éléments qu'on a vraiment demandé et en particulier, vous le savez parce qu'on en avait parlé lors de la négociation du mercour, l'abaissement au seuil de détection des limites maximales de résidus de pesticides interdits dans nos importations. On le dire de façon trÚs claire. Aujourd'hui, il y a une tolérance dans les importations pour des produits que pourtant on interdit à nos propres agriculteurs.
Et donc nous, et c'est un combat qu'on a porté avec Annie Genevar, on met on va mettre fin à cette tolérance et donc cet omnibus permettra notamment l'abaissement à au seuil de détection donc de de fait à zéro de ces limites maximales de résidus pour les pesticides. Donc ça il faut s'en s'en réjouir. AprÚs, l'objectif plus général de cet omnibus, c'est de trouver un bon équilibre entre la prévisibilité qu'on veut donner aux acteurs économique ainsi qu'aux agriculteurs, mais aussi aux compagnies pharmaceutiques, aux producteurs de de de ce type de produits et l'exigence environnementale et la France est attachée à cet équilibre.
Il y a encore des débats en cours par exemple sur les durées d'autorisation de produits avec la Commission européenne qui a proposé par exemple d'étendre des durées d'autorisation de certains produits. Sur un de ces aspects-là , nous avons émis une réserve. Donc on sera vigilant évidemment sur euh la dimension sanitaire et la dimension environnementale pour trouver le meilleur équilibre possible pour nos acteurs économiques, pour nos agriculteurs et puis pour préserver bien sûr les exigences environnementales notamment ce qui concerne les euh les pesticides.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à Pascal Lecamp pour le groupe démocrate et pour 2 minutes 30. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, vous nous avez parlé élargissement et pùqu dans vos propos liménaires.
C'est justement l'objet de ma question. La France et l'Union europĂ©enne ont depuis le dĂ©but de l'agression russe apportĂ© un soutien constant et dĂ©terminĂ© Ă l'Ukraine, tant sur le plan militaire, humanitaire que financier. Les dĂ©putĂ©s et les dĂ©mocrates continuent d'ailleurs d'appeler de leur vĆux un engagement dans la durĂ©e, tant l'issue de ce conflit engage la sĂ©curitĂ© de notre continent tout entier.
Au-delà de ce soutien immédiat, nous estimons qu'il est aujourd'hui nécessaire d'accélérer le processus d'intégration politique de l'Ukraine au sein de notre Union afin d'ancrer durablement ce pays dans l'espace démocratique européen et de lui donner une perspective claire à la hauteur des sacrifices consentis par son peuple. Ce sera d'ailleurs l'objet d'un voyage d'étude d'un petit groupe d'une dizaine de députés les démocrates à Live et Odessa à la fin du mois d'août prochain. Cependant, cette intégration notamment dans les domaines agricoles, industriel et énergétique emportera nécessairement des besoins d'adaptation significatif pour le marché intérieur européen et ce afin de prendre en compte les enjeliers à certaines filiÚres économiques de nos territoires qui pourraient légitimement s'en inquiéter et vous l'avez dit en particulier l'agriculture.
Nous l'avons ressenti fortement dĂ©but fĂ©vrier Ă Kief avec le ministre du commerce extĂ©rieur et de l'attractivitĂ© Nicolas Forisier avec qui que j'avais accompagnĂ© lors de nos rencontres avec les autoritĂ©s ukrainiennes. Ces derniĂšres suggĂ©rent mĂȘme des trajectoires diffĂ©renciĂ©es avec une intĂ©gration politique rapide nĂ©cessaire Ă la sĂ©curitĂ© et une intĂ©gration Ă©conomique plus Ă©chelonnĂ©e dans le temps Ă envisager ensemble. trĂšs conscient par exemple du poids que reprĂ©sente leur leur agriculture en Europe et des Ă©carts importants existant aujourd'hui dans les normes de production imposĂ© aux agriculteurs.
Ma question est donc la suivante, monsieur le ministre. Comment le gouvernement entend-il concilier cette accĂ©lĂ©ration souhaitable de l'intĂ©gration politique de l'Ukraine avec la nĂ©cessaire protection du marchĂ© unique et des filiĂšres Ă©conomiques susceptibles d'ĂȘtre frachisĂ© par cette adhĂ©sion ? Quelle mesure de transition ou garde-defou envisagez-vous Ă l'Ă©chelle nationale et europĂ©enne ? pour anticiper ces mutations et quelles sont vos discussions en cours sur le sujet monsieur le ministre avec nos partenaires d'EuropĂ©ens ?
Je vous remercie. Merci monsieur le député. Monsieur le ministre.
Merci monsieur le prĂ©sident. Merci monsieur le dĂ©putĂ©. Je crois que vous posez la question exactement dans les bons termes du dĂ©bat parce que au fond, c'est ce que je disais tout Ă l'heure, on a d'un cĂŽtĂ© la nĂ©cessitĂ© d'assurer la stabilitĂ© gĂ©opolitique de notre continent, d'envoyer aussi un message politique aux populations des Ătats candidats et dans le mĂȘme temps de prĂ©server l'intĂ©gritĂ© du processus d'Ă©largissement, du processus d'adhĂ©sion qui exige des rĂ©formes consĂ©quentes en matiĂšre non seulement d'Ă©tat de droit, de lutte contre la corruption, de d'indĂ©pendance de la justice, mais bien sĂ»r de rĂ©formes Ă©conomiques aussi pour se mettre selon les mĂȘmes standards et les mĂȘmes normes.
On parlait Ă l'instant de la question des pesticides avec la dĂ©putĂ©e Caramane. Ăa s'applique aussi bien entendu au processus d'adhĂ©sion avec la politique agricole commune et on doit Ă©valuer l'impact sur le marchĂ© intĂ©rieur et le risque de dĂ©stabilisation de de filiĂšres. Nous serons extrĂȘmement vigilants Ă ce sujet.
Nous le sommes dĂ©jĂ pour les pays qui sont le plus avancĂ©s sur la voie de la candidature. Le Montenegro importe 90 % de son agriculture, mais on veille aussi Ă avoir justement et c'est pour ça que je je disais tout Ă l'heure au prĂ©sident Anglade que tant le traitĂ© d'adhĂ©sion que nous sommes en train de nĂ©gocier avec le Montenegro, on a une rĂ©flexion dĂ©jĂ qui pourra servir de prĂ©cĂ©dent sur les gardes de fous, sur les pĂ©riodes transitoires, sur la prĂ©servation de de l'Ă©tat de droit, le fait d'avoir peut-ĂȘtre une activation simplifiĂ©e de ou un seuil d'activation rĂ©duit de l'article. le 7 de suspension des des droits de vote en cas de rĂ©gression de l'Ă©tat de droit pendant une pĂ©riode spĂ©cifique.
Enfin, donc on est extrĂȘmement vigilant lĂ -dessus et on le sera encore plus pour les autres pays candidats. Moi, ce que je veux vous dire, c'est que en l'Ătat euh il y a pas je pense d'Ă©chĂ©ance imminente pour l'Ukraine d'intĂ©gration de l'Union europĂ©enne et d'intĂ©gration du marchĂ© intĂ©rieur sur le plan agricole. Ce qui est justement aussi l'une des raisons pour lesquelles nous avons menĂ© ces travaux avec les Allemands et d'autres sur l'intĂ©gration graduelle et sur le fait de pouvoir comme vous l'avez dĂ©crit permettre une intĂ©gration politique, la participation par exemple de l'Ukraine et des autres pays candidats Ă des Conseils europĂ©ens sans droit de vote, de pouvoir intĂ©grer certains blocs de politique tout en maintenant l'exigence sur les rĂ©formes mais en prĂ©servant aussi nos filiĂšres et le l'intĂ©gritĂ© du marchĂ© intĂ©rieur.
En tout cas, on sera extrĂȘmement attentif Ă ce sujet dans les nĂ©gociations dans les prochaines annĂ©es. Merci monsieur le ministre. La parole pour le groupe raison et indĂ©pendant est Ă Isabelle Roche pour 2 minutes 30.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le ministre pour déjà toutes les réponses que que vous avez apporté parce qu'effectivement de la coalition des volontaires au cadre pluréannuel financier, le les sujets sont vastes et et trÚs larges. Et vous nous avez dit que l'Europe était votre boussole et notamment quelle était l'Europe que nous voulions dans 10 ans.
Pour le groupe Horizon, nous partageons effectivement aussi cela puisque nous avons toujours défendu la vision d'une Europe puissante capable de garantir notre souveraineté technologique et industrielle dans un monde en bascule. En effet, nous avons besoin de l'Europe face aux géants américains et chinois notamment pour relever le défi de la révolution numérique et de l'intelligence artificielle. Nous plaidons également pour une Europe respectueuse du principe de subsidiarité qui procÚde à un véritable nettoyage des normes devenu obsolÚte, inutile ou contre-productive pour nos entreprises.
L'annĂ©e 2026, vous l'avez rappelĂ©, a Ă©tĂ© marquĂ©e par une volontĂ© affichĂ©e des institutions europĂ©ennes d'allĂ©ger ce fardeau administratif et nous avons vu la commission proposer le paquet digitolomnibus pour tenter de simplifier la mise en Ćuvre de textes majeurs et denses comme la IACT, le data act ou le RGPD. Et si nous saluons cette intention de rĂ©duire la complexitĂ© pour nos PME et nos ETI, force est de constater que la la profusion rĂ©glementaire europĂ©enne de ces derniĂšres annĂ©es a créé un Ă©cosystĂšme parfois Ă©touffant pour l'innovation. Le rapport Dragis sur la compĂ©titivitĂ© et le rapport l'Ătat sur le marchĂ© unique ont tous deux tirĂ© la sonnette d'alarme sur cette fragmentation et cette surrĂ©glementation.
Vous nous en avez parlé. Mais en effet, la simplification normative ne saurait à elle seule combler notre déficit de compétitivité technologique. L'Europe souffre d'un sous-investissement chronique, vous nous l'avez rappelé.
Les rapports draguĂ©s l'Ătat ont Ă©galement soulignĂ© l'urgence d'investissement public massif Ă l'Ă©chelle continentale en relançant notamment l'idĂ©e d'un entĂȘtement commun. Or, cette capacitĂ© d'empreinte commune seurte toujours aux fortes rĂ©ticences de certains de nos partenaires europĂ©ens. Et c'est dans ce contexte dĂ©cisif que je souhaite vous interroger.
Le gouvernement partage-t-il ce diagnostic d'un déséquilibre entre vitesse de simplification et qualité de la norme ? Et considérez-vous, comme plusieurs analystes, que le véritable verrou à l'agenda de compétitivité reste moins la complexité réglementaire que l'absence de capacité d'emprunt commune, toujours bloqué. Et donc, c'est un sujet qui engage directement les négociations en cours du prochain cadre financier plusannuel.
Je vous remercie. Merci madame la députée, monsieur le ministre. Merci monsieur le président.
Merci madame la députée. Bon déjà , je partage parfaitement votre constat. Euh, on a vu une inflation réglementaire et normative au sein de notre espace européen ces derniÚres années euh qui est souvent d'ailleurs mu par des intentionles.
La protection de l'environnement, la protection de la santĂ©, la hutte contre la haine en ligne et cetera, la prĂ©servation de la souverainetĂ© de notre espace numĂ©rique euh mais qui a une tendance en particulier ces derniĂšres annĂ©es Ă nous dĂ©synchroniser de certains de nos partenaires et concurrents sur la scĂšne internationale. sur les 10 derniĂšres annĂ©es, ces 15000 textes lĂ©gislatifs normatifs qui ont Ă©tĂ© adoptĂ©s par l'Union europĂ©enne, trois fois moins par les Ătats-Unis. C'est le rĂ©sultat d'un travail d'enquĂȘte de la Commission des affaires europĂ©ennes du SĂ©nat.
Euh et et on l'a vu au fond, il y a eu une forme de choix gĂ©opolitique de la part de l'Union europĂ©enne de dire "On va ĂȘtre une puissance normative, une puissance rĂ©gulatrice. Quand les autres vont innover, nous on va façonner le mode d'emploi de ces innovations et on va exporter nos rĂšgles." Euh c'est ce qu'on a appelĂ© pendant un moment le brussels effect.
Le problĂšme de cela, c'est que encore une fois, on a raison d'adopter des rĂšgles. C'est ce qui nous permet par exemple d'harmoniser euh le fonctionnement au niveau europĂ©en au niveau des 27, ce qui permet de lutter contre la haine en ligne, contre les ingĂ©rences, prĂ©server l'intĂ©gritĂ© de nos systĂšmes Ă©lectoraux, protĂ©ger les mineurs. Mais fondamentalement la norme elle est créée par l'innovateur et nous on on se retrouve importateur d'innovation de solutions qui sont créées ailleurs aux Ătats-Unis, en Chine ou sur d'autres territoires.
C'est pour ça qu'on a lancĂ© ce travail de simplification de nos textes rĂ©glementaires depuis 1 an pour en particulier allerger le fardeau de nos PME, de nos start-ups. Je donne un exemple dont on a beaucoup parlĂ©, les les omnibus de simplification pardon sur le reporting environnemental CSRD CS3D. Il s'agit pas lĂ de revenir sur les ambitions que nous nous sommes fixĂ©es en matiĂšre de dĂ©carbonation, en matiĂšre de de reporting sur la l'empreinte carbone d'une chaĂźne de valeur industrielle, mais de dire tout simplement qu'on peut pas alloger Ă la mĂȘme enseigne une PME et un grand groupe industriel global qui a les capacitĂ©s administratives de pouvoir faire en interne ce reporting, de pouvoir regarder les fournisseurs comme les clients et l'empreinte carbone et donc lĂ d'allĂ©ger le nombre de donnĂ© de reporting, parfois des centaines voir des milliers qui Ă©taient appliquĂ©s Ă des PME.
Donc dans tous ces textes, on est en train d'essayer de de non pas de dĂ©rĂ©guler mais au moins de simplifier la vie de nos entreprises. AprĂšs, vous l'avez dit, euh la simplification c'est pas la panassĂ©e, c'est pas euh l'alpha et l'omĂ©ga de la compĂ©titivitĂ© de l'Union europĂ©enne. Je l'ai dit tout Ă l'heure, on mĂšne de front l'approfondissement de notre marchĂ© intĂ©rieur qui est aujourd'hui trop fragmentĂ© et qui ne permet pas Ă nos entreprises de vraiment pouvoir faire levier d'un marchĂ© de 450 millions d'individus. la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, donc le fait de pouvoir se protĂ©ger face Ă la concurrence desloyales qu'elles viennent des Ătats-Unis ou de la Chine et vous l'avez dit naturellement l'investissement.
Aujourd'hui, quand on compare notamment aux Ătats-Unis, on se sous-investit, on est sous l'Ă©vredier aussi bien au niveau public qu'au niveau privĂ©. Et je crois qu'Ă cet Ă©gard, l'investissement public et travail qu'on mĂšne dans le cadre du quĂȘte financier pluriannuel doit nous permettre aussi de faire levier pour draĂźner de l'investissement privĂ©. C'est pour ça d'ailleurs qu'on sera trĂšs vigilant dans le dĂ©ploiement du cadre de financier plus annuel.
Est Ă ce que l'argent public qui est utilisĂ© le soit de la façon la plus efficace possible par des mĂ©canismes de garantie, par de l'investissement en equity, par de la commande publique pour aller draĂźner aussi de l'argent privĂ©. Le travail qui est menĂ© en ce moment par la Commission europĂ©enne qu'on soutient de mettre en place des fonds type Scaleup pour pouvoir aussi mĂȘler de l'argent public et des fonds type venture capital, les fonds d'investissement europĂ©en, il va aussi dans le bon sens. Aujourd'hui, on a toutes les pĂ©pites en terme de de start-up, d'innovateurs en Europe qui ont besoin de fonds propres pour se dĂ©velopper.
Or, cette Ă©pargne, on a aujourd'hui un taux d'Ă©pargne en Europe qui est supĂ©rieur Ă celui des Ătats-Unis. C'Ă©tait Ă©parnĂ©l soit dormante, soit investie dans des titres peu rentables, soit euh dans de l'immobilier qui va ĂȘtre transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration ou franchi l'Atlantique tous les ans pour aller soutenir les marchĂ©s de capitaux amĂ©ricain. crĂ©ons des vĂ©hicules, des titres, simplifions aussi les rĂšgles au niveau europĂ©en pour que cette Ă©pargne puisse ĂȘtre flĂ©chĂ© vers les acteurs europĂ©ens qui en ont besoin et qui vont crĂ©er l'innovation et la la compĂ©titivitĂ© et donc la souverainetĂ© de notre continent europĂ©en.
Merci beaucoup monsieur le ministre. On va terminer avec les orateurs de groupe. Il me reste quelques orateurs individuels que je vous propose de de prendre en grappe et puis vous vous y répondrez tous ensemble en commençant par Alexandre Sabatou pour le Rassemblement national pour une minute.
Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, le nouveau symbole de l'aveuglement énergétique européen porte un nom. TIMDE.
La Commission européenne prévoit en effet de mobiliser 25 milliards d'euros d'ici 2035 pour développer les énergies renouvelables au sud de la Méditerranée, notamment en Algérie. La mécanique est absurde. Taxer le contribuable français, acheter probablement des panneaux chinois puis investir en Algérie.
RĂ©sultat, davantage de dĂ©ficit, moins d'industrie europĂ©enne et une nouvelle dĂ©pendance envers des pays dont les intĂ©rĂȘts ne sont pas les nĂŽtres et qui nous le font savoir rĂ©guliĂšrement. 15 ans aprĂšs l'Ă©chec de dĂ©sertech, Bruxelles recommence la mĂȘme erreur avec toujours plus d'argent public alors que nos usines ferment et que notre filiĂšre nuclĂ©aire manque d'investissement. Comme vous l'avez dit tout Ă l'heure, monsieur le ministre, l'argent des EuropĂ©ens doit servir les EuropĂ©ens.
Ainsi, comment justifiez-vous que les impÎts des Français financent le made in China et le développement énergétique algérien plutÎt que nos centrales, nos emplois et nos industries ? Le gouvernement opposera-t-il enfin un véto ferme à ce Mirage de 25 milliards d'euros ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. La parole est à Lilian Tangri pour le groupe ensemble pour la République. Merci monsieur le président, monsieur le ministre.
Les pĂȘcheurs français dans leur ensemble n'ont cessĂ© d'exprimer leur inquiĂ©tude face au manque de visibilitĂ© dont souffre leur filiĂšre depuis plus d'une dizaine d'annĂ©es. En tant que rapporteur d'une mission d'information sur l'avenir de la politique commune de la pĂȘche et dĂ©putĂ© du finistĂšre dans laquelle la pĂȘche tient une place prĂ©pondĂ©rante, je suis constamment alertĂ©e sur les prĂ©occupations des professionnels de la filiĂšre dans ma circonscription concernant l'avenir de ce secteur qui contribue Ă©galement Ă la souverainetĂ© alimentaire de notre pays. Les discussions autour du futur cadre financier plurannuel ne font qu'accentuer Ă raison ces inquiĂ©tudes du fait de la fusion au sein du plan de partenariat national rĂ©gional de la PAC, de la PCP, de la politique de cohĂ©sion qui risque de mettre ces politiques en concurrence.
Les acteurs de la filiĂšre pĂȘche redoutent en consĂ©quence des coupes budgĂ©taires au profit d'une d'autres prioritĂ©s europĂ©ennes. Alors, monsieur le ministre, quel levier la France peut-elle actionner pour faire entendre sa position dans les prochains mois au niveau europĂ©en et rassurer nos pĂȘcheurs quant Ă l'avenir de leur filiĂšre ? Et pour finir, j'en profite pour vous inviter au guilvinec cet Ă©tĂ© pour rencontrer les pĂȘcheurs de Cornoaille afin qu'ils vous fassent part directement de leurs attentes.
Merci beaucoup. Si vous avez pas encore programmé toutes vos vacances, monsieur le ministre, une invitation Guilvinec. La parole est à Nicole Lep.
Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, les négociations sur le prochain cadre pluriannuel et financier entrent dans une phase décisive. La commission propose de renforcer les moyens consacrés à la compétitivité, à la défense, à la sécurité, au soutien à l'Ukraine, tout en préservant les politiques historique de l'Union, notamment la politique agricole commune et la politique de cohésion dans un contexte de forte contrainte budgétaire.
Par ailleurs, la nouvelle architecture proposée fondée sur des plans nationaux et régionaux de partenariat suscite des inquiétudes. Plusieurs parlements nationaux y voi un risque de renationalisation des politiques européennes qui pourraient affaiblir la méthode communautaire et remettre en cause l'égalité de traitement entre les territoires. Dans ce contexte, quelle est la stratégie que la France que la France défend dans les négociations ?
Le gouvernement est-il prĂȘt Ă soutenir de nouvelles ressources propres ? afin de prĂ©server les politiques historiques de l'Union et partager partage-t-il les inquiĂ©tudes relatives au risque de renationalisation induit par cette nouvelle architecture budgĂ©taire. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le ministre. Je vous propose de répondre à ces trois interventions puis aprÚs il y a quelques orateurs qui sont déjà exprimés qui avaient sollicité un un rebond. Donc je vous propose de les de les prendre ensuite.
Merci beaucoup monsieur le prĂ©sident. euh sur la question du dĂ©putĂ© euh euh Sabatou, je l'ai dit tout Ă l'heure sur la politique euh d'ailleurs sur le prochain qu financier puis donc les investissements gĂ©nĂ©ral et sur la politique Ă©nergĂ©tique, nous on aura quelques lignes trĂšs claires. La prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, donc le fait que l'argent europĂ©en qui doit ĂȘtre investi par exemple au sein du fond de compĂ©titivitĂ© doit aller Ă des acteurs europĂ©ens.
Et vous avez mentionné le photovoltaïque à juste titre puisque c'est un exemple d'un épisode dans lequel les Européens ont été naïfs et ont laissé par manque de soutien à leur propre filiÚre les acteurs chinois rafler la mise et mettre fin à notre propre industrie. C'est précisément dans ce piÚge que nous ne sommes pas en train de tomber sur dans d'autres domaines sur les véhicules électriques. Nous avons mis en place pour la premiÚre fois des droits de douane au niveau européen pour pouvoir lutter contre la concurrence des loyales et les surcapacités subventionnées chinoises qui sont importés sur le marché européen.
Et nous dĂ©clinons cette logique de droit douine ou de clause de sauvegarde dans des domaines qui sont stratĂ©giques Ă©videmment pour notre industrie. Je pense Ă l'acier au ferro alliage et il faudra aller plus loin. Ăa fera partie d'ailleurs des discussions non seulement du CFP mais du sommet franco-allemand.
Nous parlerons de nos instruments de sĂ©curitĂ© commerciale. Dans la politique Ă©nergĂ©tique, nous avons besoin d'un mix diversifiĂ© qui fasse la part Ă ce que j'appelle la neutralitĂ© technologique, c'est-Ă -dire le fait de reconnaĂźtre le nuclĂ©aire au cĂŽtĂ© des Ă©nergies renouvelables et Ă©ventuellement de carburants alternatifs et d'autres sources d'Ă©nergie. Toutes les Ă©nergies vertes qui peuvent mener Ă la dĂ©carbonation doivent ĂȘtre soutenues par les fonds europĂ©ens.
C'est aussi une ligne que nous dĂ©fendrons. AprĂšs qu'on travaille, on pourra parler dans le dĂ©tail de chaque chaque projet, chaque plan dans la façon dont il est opĂ©rationnalisĂ©, mais qu'on travaille Ă des projets d'interconnexion qui peuvent bĂ©nĂ©ficier Ă notre territoire et Ă nos Ă notre politique de transition environnementale et de dĂ©carbonation. qu'on travaille Ă des projets d'interconnexion, y compris avec nos voisins, il faut regarder la façon dont c'est fait, la façon dont c'est dont c'est mis en Ćuvre.
Mais on a intĂ©rĂȘt dĂ©jĂ au niveau europĂ©en Ă avoir ces interconnexions pour pouvoir faciliter l'Ă©lectrification de notre continent europĂ©en. Il y a d'ailleurs en ce moment un projet grids package de de la Commission europĂ©enne d'Ă©lectrification don nous soutenons l'intention. Nous veillons Ă ce que le principe de subsidiaritĂ© soit respectĂ© et que les Ătatsmembres aient toujours la main clairement dans le pilotage des investissements de ces interconnexion.
Mais l'idĂ©e qu'on ait des interconnexions aussi bien au niveau europĂ©en qu'avec nos voisins, c'est Ă©videmment dans notre intĂ©rĂȘt, y compris dans notre intĂ©rĂȘt Ă©nergĂ©tique mais aussi gĂ©opolitique. Mais encore une fois, ça doit se faire avec ces diffĂ©rents principes que je vous ai mentionnĂ©, c'est-Ă -dire se faire dans l'intĂ©rĂȘt des EuropĂ©ens, avec la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne pour les acteurs Ă©conomiques qui sont soutenus et puis avec ce principe de neutralitĂ© technologique. sur les deux questions suivantes que je peux un peu mĂȘler puisqu'il s'agit du prochain quadre financier plurannuel de la politique agricole commune et la politique de la pĂȘche.
Ăa me permet d'ailleurs de souligner quelques succĂšs rĂ©cents que nous avons obtenu dans ces nĂ©gociations et qui mĂ©rite quand mĂȘme d'ĂȘtre d'ĂȘtre valorisĂ© puisque vous le savez effectivement la Commission europĂ©enne dans le budget a proposĂ© de fondre au sein de plans de partenariat nationaux-rĂ©gionaux le bloc 1 la politique agricole commune la politique commune de la pĂȘche la politique de de cohĂ©sion et puis d'autres fonds par exemple liĂ©s Ă l'immigration les fonds justice affaires intĂ©rieur nous nous ne nous ne sommes som pas opposĂ©s Ă cette nouvelle architecture qui peut donner de la flexibilitĂ© dans le budget, mais en revanche, avons veiller Ă ce qu'on sanctuarise les enveloppes de la pĂȘche de nos agriculteurs puisqu'il s'agit quand mĂȘme du revenu de nos agriculteurs et est-ce qu'on conserve la dimension communautaire de ces politiques ? Parce que si on a des montants mais qu'on a pas les mĂȘmes dĂ©finitions de ce qui est un agriculteur, de ce qui est un pĂȘcheur des p d'un pays Ă un autre, Ă©videmment on se retrouve avec des risques de distsorsion de concurrence au niveau europĂ©en. Nous avons obtenu gain de cause dĂ©jĂ par exemple au niveau des enveloppes.
Donc aujourd'hui, on peut garantir que l'intĂ©gralitĂ© des enveloppes de la politique agricole commune seront maintenues. Le gouvernement s'y est engagĂ©. Ăa a Ă©tĂ© l'objet de nĂ©gociation notamment Ă l'hiver.
Nous avons doublĂ© l'enveloppe qui avait Ă©tĂ© proposĂ©e initialement dans le cadre de la pĂȘche de 2 Ă 4 milliards. Il faudra continuer d'ailleurs dans la nĂ©gociation dans ces deux dans ces deux politiques nĂ©gociation sur les montants qui sera Ă©videmment stratĂ©gique. Nous avons Ă travers le le transfert des dĂ©finitions au sein du rĂšglement PAC et au sein du rĂšglement PCP, nous avons pu maintenir le caractĂšre communautaire et donc en fait une harmonisation des dĂ©finitions d'un pays Ă un autre sur la pĂȘche et sur la l'agriculture. reste une position importante.
Je voudrais quand mĂȘme aussi souligner, j'aurais dĂ» le le dire dans mon introduction li avancĂ© parce que c'est un combat que nous menons avec Naimam Moutu, avec nos partenaires espagnols et portugais des victoires importantes pour nos autres mĂšres avec la reconstitution du POSI, c'est-Ă -dire le rĂšglement spĂ©cifique Ă la politique agricole commune pour les les outremĂšres. puisque vous savez nos outresemers c'est un atout stratĂ©gique pour notre Union europĂ©enne. C'est un atout en terme de Ă©videmment gĂ©ographique, en terme culturel, en terme environnemental de biodiversitĂ©, mais ils ont aussi des singularitĂ©s liĂ©es Ă l'isolement gĂ©ographique, Ă des situations socio-Ă©conomiques spĂ©cifiques.
Et donc, en vertu de l'article 349 traitĂ©, il faut qu'il y ait une application spĂ©cifique de certains textes europĂ©ens pour nos outres. C'est pour ça que nous avons par exemple reconstituĂ© le posĂ© que nous battons aussi pour un omnibus de simplification des textes pour les les autres mĂšres. Et nous avons pu lĂ avoir des avancĂ©es importantes dans le cadre des nĂ©gociations sur la PĂąque sur la politique de la pĂȘche.
On sera trĂšs trĂšs vigilant. On sera vigilant sur les montants, on sera vigilant sur le caractĂšre communautaire, sur l'application du principe ne pas nuire qui doit vraiment lĂ trouver le meilleur Ă©quilibre entre les exigences environnementales et donner quand mĂȘme de la visibilitĂ© Ă nos acteurs Ă©conomiques. S'assurer dans la politique d'investissement du renouvellement des des flottes de pĂȘche.
Et donc vous pouvez euh ĂȘtre assurĂ©, madame les dĂ©putĂ©s, de euh de notre attention et de notre soutien aux intĂ©rĂȘts de nos pĂȘcheurs. J'ai prĂ©vu d'aller cet Ă©tĂ© euh dans le Guilvinec pour aller rencontrer les pĂȘcheurs. Donc on on aura l'occasion de parler des dates.
Moi, je passe généralement mes vacances plutÎt dans les cÎtes d'armor, mais on n'est pas loin. Donc on viendra faire on viendra passer le bonjour. TrÚs bien.
C'est une affaire qui roule tout ça. Tant mieux. qui qui exactement qui vogue cher Pascal le camp il nous reste quelques orateurs monsieur le ministre en commençant par Guillaume Bigot pour le groupe Rassemblement national pour une minute.
Oui. Alors euh merci monsieur le ministre d'avoir répondu. Votre réponse était comme à l' coutumé assez brillante.
NĂ©anmoins, c'Ă©tait quand mĂȘme un moyen de noyer le poisson. D'abord, vous avez dit des choses assez contradictoires. D'un cĂŽtĂ©, vous avez rĂ©affirmĂ© la prééminence des traitĂ©s et la rĂšgle posĂ©e, pardon, par les traitĂ©s en matiĂšre de politique Ă©trangĂšre, de politique diplomatique europĂ©enne, c'estĂ -dire la rĂšgle de l'unanimitĂ©.
Mais de l'autre, vous avez facilement admis que toutes sortes de politiques dĂ©ployĂ©es par la commission, la politique de dĂ©veloppement, la politique de voisinage, euh la politique euh politique migratoire, toutes [raclement de gorge] ces politiques en fait empiĂ©taient sur le domaine diplomatique et c'Ă©tait en rĂ©alitĂ© des politiques d'action extĂ©rieure de l'Union europĂ©enne et donc il ne passent pas sous les fourches codines du Conseil et de l'unanimitĂ©. Ăa n'a rien d'Ă©tonnant, c'est la mĂ©thode monnaie en fait. monnaie avait complĂštement vendu la mĂšche.
Il s'agissait euh en faisant du charbon, de l'acier, ensuite d'une de d'uniformiser euh les rÚgles et et et le commerce puis ensuite passer à la monnaie et ainsi de suite. Bon, la mÚche est vendue dÚs le départ mais là cette politique malheureusement en matiÚre diplomatique, elle est à la fois inefficace. Si on prend la politique de développement, je vous renvoie au rapport de la Cour des comptes européennes qui sont il y en a deux hein de d'affilé qui sont cataclysmiques.
En fait, les rĂ©sultats sont cataclysmique, nuls, nul et non avenu. Et en plus, nos ambassadeurs nous le disent, ça fait concurrence Ă notre propre politique de dĂ©veloppement. Donc, quel est l'intĂ©rĂȘt de claquer encore des dizaines de milliards lĂ -dedans ?
Mais surtout, c'est une politique aussi cacophonique en réalité et je prends qu'un seul exemple récent puisque nos diplomates ont dû intervenir à Bruxelles. C'est l'exemple du SEAE. Là aussi, vous avez pas répondu directement.
Est-ce que notre gouvernement soutient ou non l'action du SEAE puisque la hautre représentante Cajalas est allée contre la vie de Paris et de Berlin en disant qu'on ne pouvait pas négocier directement par exemple avec Moscou. Je conclurai avec Bismarc. Une politique étrangÚre sans armée, c'est un orchestre sans instruments.
Je vous remercie. Merci monsieur Bigot. La parole est Ă Constance Legrippe.
Oui. Merci monsieur le prĂ©sident. Oui, monsieur le ministre, vous avez abondamment Ă©voquĂ© et je partage l'importance de cette Ă©vocation, la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne et euh le le concept de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne qui est une volontĂ© politique forte euh qui doit ĂȘtre dĂ©clinĂ©e tout au long des choix stratĂ©giques importants dans le cadre du des nĂ©gociations sur le prochain cadre financier pluriannuel.
Euh je je voulais revenir Ă Ă la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne euh dans le domaine de la dĂ©fense tel que affirmĂ© par les programmes DIP, euh safe et cetera. Euh je je sais bien qu'en diplomatie, on ne peut pas surtout dire publiquement, mais est-ce qu'il n'y a mĂȘme chez euh plusieurs de nos grands partenaires ? Je pense par exemple Ă nos chers partenaires du triangle de Vaimar pour euh par exemple euh la Pologne et l'Allemagne pour euh dĂ©cliner cette prĂ©fĂ©rence europĂ©enne dans le domaine de l'acquisition d'armement par exemple et et d'investissement pour la production de de futurs armements.
Merci. Merci beaucoup. La parole est Ă Marietta Caramli.
Oui, merci monsieur le ministre. D'abord merci de des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse que vous avez apportĂ© tout Ă l'heure et je dirais que continue de la variĂ©tĂ© et de la technicitĂ© un peu des des sujets que nous avons abordĂ©s aujourd'hui dans cette commission, je vous remercie d'avoir proposĂ© de faire une rĂ©ponse trĂšs utile Ă la commission et nous pourrons finalement la partager. Je voulais juste revenir peut-ĂȘtre dans l'actualitĂ© et en vue de ce conseil peut-ĂȘtre de d'insister sur un sujet qui est vraiment euh euh touche toute l'Europe, c'est les vagues de chaleur euh qui ont causĂ© plus de 24000 dĂ©cĂšs en Europe durant l'Ă©tĂ© 2025 et cette annĂ©e on pense beaucoup plus et de leur cĂŽtĂ© le systĂšme de santĂ© qui peine bien sĂ»r Ă faire face.
Donc, est-ce que vous pourriez peut-ĂȘtre nous parler dĂ©jĂ des actions euh que la France entant menĂ©e euh avec l'Union europĂ©enne pour accĂ©lĂ©rer l'adaptation climatique particuliĂšrement euh dans les villes, les Ă©coles et les hĂŽpitaux afin de protĂ©ger justement les citoyens face Ă des Ă©tĂ©s dĂ©sormais meurtriers, je dirais. Et donc c'est un c'est un axe important sur lequel je vous invite et on souhaiterait que vous puissiez insister lors du prochain conseil avec des rĂ©ponses concrĂštes et actions. Merci.
Merci madame Caramlie. Et enfin la parole est à Pascal Lecamp. Oui, tout d'abord merci pour vos réponses claires, monsieur le ministre, sur l'intégration à deux vitesses de l'Ukraine, politique et économique.
Je pense qu'il faut qu'on s'y tienne sur une de ses longues distance. [grognement] Un petit bĂ©mol sur ce que vous avez dit sur la la fusion des piliers. On a bien gardĂ© la masse euh financiĂšre, budgĂ©taire, mais attention Ă ce que mettant tout dans le mĂȘme panier, on ne le fasse pas au bĂ©nĂ©fice du fonctionnement contre l'investissement et que des crises sanitaires qui pourraient arriver prennent sur le budget national et et et Ă©vite de de poursuivre les investissements qu'il y avait dans le pilier 2.
Je pense qu'il y a un risque quand mĂȘme Ă surveiller lĂ -dessus et je je pense qu'il faut conserver un pilier investissement. C'est pas du tout le centre de ma question. La question mais il me reste quelques secondes.
C'est vous savez peut-ĂȘtre queon est avec Dominique Potier en charge d'une rĂ©forme enfin d'une mission gouvernementale pour proposer des des rĂ©formes de la fiscalitĂ© agricole dans son ensemble. On rencontre tous les syndicats agricoles et lĂ ce matin on a eu six auditions. Dans trois auditions nous appar que la PAC elle ĂȘtre reportĂ©e Ă 2030 2036.
Alors non, je vous dis c'est c'est dans les filiĂšres et c'est dans les syndicats des choses qui se disent. On s'attendait Ă ce qu'il y aurait peut-ĂȘtre un retard d'un an. LĂ , on finit Ă la PAC 2023-2027.
On devrait travailler à la 2028- 2032. J'ai déjà lu qu'il y avait un an de retard. C'est la premiÚre fois que j'entends parler de 2030.
Donc euh mĂȘme si c'est pas vous avez pas la rĂ©ponse, je vous demande pas la rĂ©ponse tout de suite hein, mais en Conseil europĂ©en, c'est quand mĂȘme un sujet Ă aborder. Euh [grognement] çaattend pas trop longtemps comme ça. Merci chers collĂšgues, je crois qu'on a plus de d'orateurs.
Monsieur le ministre, vous pouvez répondre à ces à ces derniÚres questions. Merci beaucoup monsieur le président. Bon, déjà sur sur le dernier point, c'est pas l'heure du jour he d'avoir un report de la Pùque.
Nous, on est en train de nĂ©gocier donc ce cas de financer plus sur la pĂ©riode 28 34. Je disais tout Ă l'heure que le calendrier dĂ©pend de la dynamique de la nĂ©gociation, il dĂ©pend de ce qu'on obtient et de l'accord unanime des Ătatsmembres. Mais en tout cas, un report ou un dĂ©calage de calendrier n'est pas Ă l'ordre du jour. et et nous encore on part sur cet objectif bien sĂ»r de maintenir l'intĂ©gralitĂ© de l'enveloppe de la PAC.
C'est ce qu'on a aujourd'hui dans la proposition et et sur l'articulation entre les diffĂ©rents blocs ou les diffĂ©rentes politiques, nous on a veillĂ© prĂ©cisĂ©ment Ă ce qu'on sanctuarise de façon juridique la politique agricole commune, la politique de de pĂȘche, que les financements soient bien flĂ©chĂ©s. On a encore des dĂ©bats mais ça c'est normal, c'est ouvert dans la Negobos sur les taux de cofinancement que doivent apporter les Ătats pour pouvoir avoir accĂšs Ă des financements europĂ©en. Nous, on souhaite encore une fois que ces taux de financement soi les plus bas possibles pour pouvoir faire un maximum d'effets de levier de l'argent europĂ©en.
Mais mais voilĂ , ça c'est dans le cadre de de la nĂ©gociation. Mais donc on est aujourd'hui en fait aussi bien en vĂ©ritĂ© [raclement de gorge] au niveau de l'architecture que au niveau des montants assez loin de la proposition initiale qui avait Ă©tĂ© faite. Et d'ailleurs, je rajoute un Ă©lĂ©ment sur la gouvernance parce que ça c'est un sujet qui peut aussi ĂȘtre une source d'anxiĂ©tĂ©. parfois euh la proposition de la commission.
Donc en fait le PPNR c'est au fond une sorte de virement qui est fait aprĂšs Ă l'Ătat et qui peut pas en faire n'importe quoi mais qui doit aprĂšs le verser soit Ă travers la cohĂ©sion soit Ă travers la la politique agricole commune. Nous on est trĂšs attachĂ© Ă ce que les rĂ©gions, les collectivitĂ©s territoriales en gĂ©nĂ©ral donc les rĂ©gions et les dĂ©partements dans le cadre du FSE notamment continuent Ă jouer bien sĂ»r le rĂŽle de sĂ©lectionneur des porteurs de projet et donc ce sera extrĂȘmement clair. le premier ministre pardon s'y est engagĂ© auprĂšs des prĂ©sidents de collectivitĂ© territoriale rĂ©cemment Ă travers un courrier on conservera une architecture dĂ©centralisĂ© qu'on a intĂ©rĂȘt Ă avoir la l'action la plus proche possible du terrain au au au au cĂŽtĂ© de de des porteurs de projets europĂ©ens moi je suis en tout cas trĂšs trĂšs attachĂ© sur la question des des chaleurs et des et des incendies euh oui ce sera effectivement l'un un des objectifs dans le prochain cas de financier plurannuel et puis avec la la mobilisation du MPCU incendie aussi.
Donc il y a tout un travail qui est menĂ© en ce moment au niveau de la Commission europĂ©enne pour renforcer les outils de sĂ©curitĂ© civile et l'harmonisation et les Ă©changes. On a l'occasion d'Ă©changer souvent Ă ce sujet avec la commissaire Ă Jalabib. Une cible ambitieuse sur les questions de transition et climat lors du prochain du prochain CFP. une nouvelle cible aussi sur les questions de de biodiversitĂ©, un volet de transition Ă©cologique Ă hauteur de 20 milliards d'euros et puis une facilitĂ© pour les assurances incendies aussi pour pouvoir soutenir les Ătatsmembres.
Donc effectivement cette cette question de la mobilisation des fonds et de la meilleure coopĂ©ration entre les Ătatsmes pour faire face Ă ces vagues de chaleur, elle est clairement inscrite dans nos objectifs du prochain cadre financier plus uraniel. Vous avez raison. Euh sur la la question de la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, c'est une bataille culturelle.
Euh et on on sait bien qu'on part pas tous du mĂȘme endroit, qu'on a en France de façon transpartisane d'ailleurs inscrite cette volontĂ© d'autonomie, d'indĂ©pendance et donc l'idĂ©e que cet investissement notamment dans la dĂ©fense, dans le spatial mais aussi dans les nouvelles technologies doit se faire pour soutenir des acteurs europĂ©ens et rĂ©duire nos nos dĂ©pendances et qu'on a des partenaires qui pour des raisons historiques, gĂ©ographiques, gĂ©opolitique tout Ă fait lĂ©gitime ont fait le choix d'investir beaucoup plus dans la relation transatlantique et la relation avec les Ătats-Unis. Mais personne n'ignore, y compris chez nos voisins, la trajectoire que sont en train de prendre les Ătats-Unis et trajectoire qui dĂ©passe largement la seule personne du prĂ©sident Trump. Le pivot vers l'Asie a Ă©tĂ© par le prĂ©sident Obama.
Les tendances protectionnistes, on les a vu aussi sous le prĂ©sident Biden et cetera et cetera. Et ça se poursuivra bien sĂ»r au-delĂ du prĂ©sident Trump. Alors, c'est lĂ que je crois qu'il y a une distinction utile Ă faire entre l'argent des Ătatsmembres et au fond ça ce sont les dĂ©cisions souveraines des ĂtatsmĂȘme si nous avons intĂ©rĂȘt Ă coopĂ©rer, avoir des projets de coopĂ©ration industrielle entre pays europĂ©ens et l'argent qu'on mobilise au niveau europĂ©en.
Et c'est pour ça que nous avons pu inscrire dans EDIP et en particulier en SE puisque 150 milliards d'euros. L'intĂ©rĂȘt des DIP, c'est que c'est je pense un prĂ©cĂ©dent en terme de de clĂ© de rĂ©partition et de critĂšres d'Ă©ligibilitĂ© qui peut nous servir aussi pour le cadre financier plus annuel mais c'est 1,5 milliards d'euros. Safe, c'est 150 milliards d'euros.
Dans les deux cas, on a garanti au moins 2/3 des composants qui doivent ĂȘtre europĂ©ens. l'autoritĂ© de conception qui doit ĂȘtre europĂ©enne, donc pas juste le dernier assemblage d'une chaĂźne de production qui est fait en Europe, mais de façon vraiment la la valeur rajoutĂ©e technologique. Euh et ça c'est inscrit pour tous les Ătatsmembres.
Et d'ailleurs, je constate que on sera Ă mon avis, faudrait que je retrouve les chiffres quelque part, mais dans si on regarde les 150 milliards d'euros de proposition d'investissement des Ătatsmembres, on sera bien au-delĂ des 66 %. Euh et avec des pays comme la Pologne par exemple, puisque vous mentionniez les pays d'Europe centrale qui ont fait le choix d'investir massivement en europĂ©en en utilisant cette cet argent. Donc ce dĂ©bat est en train d'Ă©voluer de la mĂȘme façon d'ailleurs sur le made in Europe, je le mentionnais tout Ă l'heure, le dĂ©bat en Allemagne est en train d'Ă©voluer.
Euh en Allemagne, c'est 1 milliard d'euros de déficit vis-à -vis de la Chine par jour. Plus de 10000 emplois industriels qui sont détruits chaque mois. on voit euh les nouvelles qui viennent de Volkswagen et donc ce débat de l'Allemagne qui avait tant investi dans sa politique commerciale vis-à -vis de de la Chine, ce débat, il est en train de de bouger de façon trÚs trÚs rapide.
Et donc ça, je crois que c'est quelque chose sur lequel on doit travailler avec nos partenaires pour pouvoir mettre en place des une doctrine commune sur ces sujets. Mais je pense que les termes du dĂ©bat que l'on a posĂ© sur la souverainetĂ©, sur l'automie stratĂ©gique, sur la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne depuis des annĂ©es sont en train de devenir progressivement consensuel au niveau europĂ©en. Mais cette bataille idĂ©ologique, elle doit ĂȘtre continuĂ© Ă ĂȘtre menĂ©e, y compris dans les dĂ©tails aprĂšs de chaque politique, en particulier sur le cadre financier pluriannuel.
Juste pour revenir rapidement sur le le service d'action extĂ©rieur, encore une fois, moi je le mentionnais tout Ă l'heure, le service d'action extĂ©rieure euh nous le soutenons parce que il permet de mieux coordonner les politiques europĂ©ennes sur des sujets sur lesquels encore une fois les Ătats-membres ont le dernier mot. Mais c'est utile d'avoir cet organe de coordination europĂ©en par exemple dans l'adoption des sanctions au Conseil affaires Ă©trangĂšres. Ăa a permis aussi, pilotĂ© par les Ă©tats membres, mais de garantir l'unitĂ© europĂ©enne et des vrais succĂšs, par exemple sur le premier sujet de politique Ă©trangĂšre aujourd'hui qui frappe l'Europe depuis 4 ans et demi, qui est la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine, sur lequel beaucoup espĂ©raient et peut-ĂȘtre avaient fondĂ© leur leur calcul sur le fait que les EuropĂ©ens allaient se diviser, allaient se fatiguer, aller perdre de leur unitĂ©.
Nous avons maintenu notre unitĂ© sur les 20 paquets de sanctions, bientĂŽt le 21e sur le soutien Ă©conomique et militaire Ă l'Ukraine. Je mentionnais tout Ă l'heure l'adoption du du prĂȘt de 90 milliards d'euros au aux Ukrainiens. Et donc avoir des outils de coordination Ă cet Ă©gard est est utile donner plus de pilotage politique aux instruments de politique extĂ©rieure.
Je mentionnais par exemple dans le cadre de la politique migratoire, on peut en parler plus généralement pour la politique extérieure de de l'Union européenne. le commerce, les instruments de d'aide au développement et cetera et cetera. Oui, je pense que c'est précieux et utile.
C'est un travail d'ailleurs que nous menons justement dans le cadre de la rĂ©flexion sur la rĂ©forme du SEAE, non pas pour l'affaiblir, mais pour lui donner plus de pilotage politique pour mieux intĂ©grer les diffĂ©rents instruments. Moi, je m'inscris en faux, en revanche sur la question de la cacaphonie, voir la le jeu Ă somme nul qui pourrait y avoir entre certains instruments comme notre aide de dĂ©veloppement et l'aide de dĂ©veloppement de de l'Union europĂ©enne. Au contraire, Ă un moment oĂč d'autres partenaires comme les Ătats-Unis sont en train de se retirer massivement de politiques comme les de dĂ©veloppement, on a intĂ©rĂȘt plutĂŽt Ă avoir des des acteurs europĂ©ens.
Et d'ailleurs, je dire de de façon trĂšs concrĂšte, au-delĂ mĂȘme des la question des valeurs, euh quand on a euh l'Ă©mergence d'un euh d'une pandĂ©mie euh euh Ă©bola, euh c'est aussi liĂ©, ça a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© Ă l'absence l'absence d'information au dĂ©part sur le le les les la réémergence du virus est liĂ©e Ă Ă l'absence de d'acteurs du dĂ©veloppement de USA ID, le dĂ©veloppement amĂ© amĂ©ricain qui aurait pu ĂȘtre prĂ©sent sur le terrain et alerter et nous n'avons plus de mĂ©canismes d'alerte rapide qui peuvent ĂȘtre liĂ©s par exemple Ă la prĂ©sence de de ces acteurs. Donc ce sont des outils aussi dans la coopĂ©ration globale contre les maladies, contre les pandĂ©mies qui sont aussi qui peuvent ĂȘtre extrĂȘmement efficaces. Donc, ce sont des outils aussi de politique Ă©trangĂšre qu'il ne faut pas nĂ©gliger, auxquels il faut donner un pilotage politique et qu'il faut articuler avec les autres instruments et c'est ce Ă quoi nous travaillons bien sĂ»r au niveau national et aussi au niveau europĂ©en.
Bien, merci beaucoup monsieur le ministre pour toutes vos réponses toujours détaillées, complÚtes à toutes les questions des collÚgues présents que je remercie pour leur participation et à qui le active évidemment et à qui le souhaite pas tout de suite de bonnes vacances mais nous reverrons dans ce cadre là au mois au mois de septembre et en vous remerciant aux uns et aux autres pour votre participation tout au long de cette année parlementaire et j'espÚre vous retrouver en pleine forme en septembre et vous aussi monsieur le ministre à trÚs bientÎt. Il me reste oui simplement à nommer un rapporteur. Julien Div rapporteur d'information portant observation sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance adaptation rendu nécessaire par l'entrée en application des rÚglements constitutifs du pacte asil et immigration et les dispositions nécessaires à la transmission de la directive du 14 mai 2024.
Voilà . Bonne fin de journée et à bientÎt. Merci
Benjamin Haddad