"On a tout de même débloqué 100 millions d’euros pour les hôpitaux" (Anne Genetet)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous leur dites à ces personnels hospitaliers en grève ?
- 1:14RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous concédez une forme d'impréparation de l'exécutif sur la canicule ?
- 2:22FerméeRéponse directe
Pourquoi a-t-il fallu attendre juillet 2026 pour lancer le plan de climatisation des hôpitaux ?
- 3:28RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est une faute politique de réduire le fonds vert de 2,4 à 0,8 milliard ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Est-ce que toutes les leçons ont été tirées du Ségur de la santé ?
- 5:07RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'avez pas été l'otage de la philosophie du président de la République ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:56Anne GenetetFait
« un plan d'adaptation au changement climatique qui avait été lancé par Gabriel Attal quand il était Premier ministre, déployé enfin coordonné et préparé par son le gouvernement suivant, c'est au moment du gouvernement Barnier qu'on a eu les financements nécessaires »
- 3:28Anne GenetetChiffre
« les montants associés à ce fond, ils ont singulièrement baissé depuis le moment où il a été lancé, 2 milliards 4 il y a 2 ans, on est plus qu'à 800 millions et quelques cette année »
- 3:28Anne GenetetChiffre
« une enveloppe de 600 millions également pour préparer »
- 5:48Anne GenetetFait
« l'écologie dogmatique nous a fait beaucoup de mal »
- 6:23Anne GenetetFait
« nous avons compris, moi je suis de la génération du premier choc pétrolier de 73 »
- 7:35Anne GenetetFait
« tout ce qui a été fait sur l'écologie depuis 9 ans maintenant n'a on n'a jamais fait autant sur la protection de notre environnement »
- 8:44Anne GenetetFait
« EDF a été contraint d'arrêter trois réacteurs en raison de la réglementation environnementale ce qui a fait que bah vous arrêtez trois réacteurs, les prix de l'électricité explosent »
- 9:20Anne GenetetFait
« il n'avait pas été anticipé une telle hausse des températures de l'eau pour le refroidissement de nos réacteurs »
- 10:28Anne GenetetFait
« aujourd'hui on a compris que la production d'électricité devait être un mix à la fois de nucléaire et de renouvelable »
- 12:42Anne GenetetChiffre
« un quart des écoles qui renoncent à accueillir les enfants, quand on voit la moitié des crèches qui réduisent leurs horaires ou qui ferment pour cause de canicule »
Temps de parole
- ?100 %
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Puis je salue Anne Genetet, médecin généraliste, députée Ensemble pour la République des Français établis hors de France, 11e circonscription plus précisément. Bonsoir Anne Genetet. Bonsoir. C'est donc à la fois la personnalité politique et la professionnelle de santé que nous tenions à recevoir sur Europe 1 pour faire le point sur cette 3e vague de canicule de l'année en France alors que nous n'en sommes qu'à la mi-juillet, une canicule circonscrite désormais au pourtour méditerranéen, en tout cas pour l'instant, à la Corse également. Seulement sept départements en orange ce soir en vigilance canicule orange. Ce sera le cas à nouveau demain, une petite partie du pays qui suffoque maintenant là ce soir mais c'est toute la France qui a traversé ces chaleurs extrêmes et
qui en a subi les effets ces dernières semaines. Et ça commence à l'hôpital, Anne Genetet, on va prendre une situation très concrète, le CHU de Nantes, un appel à la grève illimitée qui a débuté ce dimanche, des revendications sur les salaires trop bas qui impactent l'attractivité des hôpitaux publics mais surtout des conditions de travail qu'ils considèrent insupportables à la cause de la chaleur. Qu'est-ce que vous leur dites ce soir à ces personnels ? Mais que je comprends leur désarroi parce que on peut pas travailler dans ces conditions-là. On parle souvent des patients qui sont hospitalisés, mais enfin les patients sont accompagnés par des soignants. Euh et les soignants aussi ont besoin de travailler dans de bonnes conditions. Alors il est bon que nos hôpitaux, heureusement, soient
climatisés dans les blocs opératoires, mais ça ne suffit pas. Il faut aussi que les salles de soins, les salles de repos, que les chambres des patients puissent l'être également, en tout cas rafraîchies, voire climatisées en fonction des conditions climatiques extérieures. Ce qui veut dire que vous concédez une forme d'impréparation de l'exécutif ou du moins de retard à l'allumage sur ce sujet de la canicule. Cette année, on est plus de 20 ans après l'énorme canicule de 2003 qui avait fait 15000 morts en France. Absolument et longtemps après celle de 1911, déjà à l'époque. [rires] On a oublié mais il y avait déjà à ce moment-là une très grosse canicule. Moi je crois qu'on a du mal justement culturellement à accepter, on s'est beaucoup préparé aux enjeux du froid, on
s'est protégé du froid euh le depuis de très nombreuses années. Puis ensuite le changement climatique qui a fait nous préoccuper de l'émission des gaz à effet de serre, c'est une très bonne chose, on a fait des bâtiments euh qui résistent au froid absolument et qui résistent et qui sont très bas en émission de carbone, ça c'est très bien. Et mais on a eu du mal culturellement à comprendre que maintenant l'autre phénomène, c'est d'empêcher la chaleur de rentrer dans les bâtiments. Or, un bâtiment qui se protège du froid n'est pas du tout conçu de la même manière qu'un bâtiment qui se protège du chaud et ça remet en cause tous nos mécanismes, tous nos règlements, ça n'est pas qu'une question d'exécutif, c'est très globalement dans l'ensemble de la société tout ce que nous
collectivement devons entreprendre pour nous protéger de cette chaleur. Très concrètement, pourquoi a-t-il fallu attendre juillet 2026, je parle de l'hôpital, pour que l'État lance son plan pour adapter tous les établissements de santé aux épisodes de chaleur et l'acquisition des fameux 30000 climatiseurs ? Des phénomènes extrêmes de la météo, on les a pas découverts il y a quelques semaines. Alors non non et d'ailleurs, il y avait un plan d'adaptation au changement climatique qui avait été lancé par Gabriel Attal quand il était Premier ministre, déployé enfin coordonné et préparé par son le gouvernement suivant, c'est au moment du gouvernement Barnier qu'on a eu les financements nécessaires. Ça va s'apprendre à énormément de temps. La difficulté ce qui était mis en œuvre là,
c'est la réaction d'urgence à la situation d'urgence et c'est ça maintenant qu'il faut qu'on corrige, qu'on arrête de réagir à l'urgence, on prépare des plans d'urgence et il en faut toujours un plan sec chaleur extrême, mais maintenant, il faut passer à la préparation, on aura déjà tout l'hiver pour se préparer à l'été prochain. de ce plan national d'adaptation au changement climatique, le problème, c'est que les montants associés à ce fond, ils ont singulièrement baissé depuis le moment où il a été lancé, 2 milliards 4 il y a 2 ans, on est plus qu'à 800 millions et quelques cette année. Ça c'est pour le fond vert. Est-ce que c'est une faute politique Agnès ? fond vert. Alors, la la difficulté c'est qu'on doit des choix et des arbitrages à faire dans les conditions budgétaires que nous
connaissons en permanence. Donc là, ça ne nous a pas empêché néanmoins de débloquer 100 millions pour les hôpitaux, une aussi une enveloppe de 600 millions également pour préparer 100 millions, c'est l'urgence si mais 600 millions, c'est pour la durée. Donc voilà, il va falloir aussi voir à l'automne prochain, nous aurons des discussions budgétaires, où mettrons-nous les moyens dont nous avons besoin, quelles sont les priorités que nous nous ? Moi, je souhaite que le changement climatique soit une prise de conscience et notamment qu'on pense à trois publics fragiles, les personnes âgées évidemment, les enfants et les très jeunes et tous les patients que nous avons dans nos hôpitaux au minimum et les patients et les soignants. Sur l'hôpital, est-ce que vous
considérez que toutes les leçons ont été véritablement tirées de la période ? Est-ce qu'on a vraiment été au bout de ce Ségur de la santé où on devait faire la révolution à l'hôpital et reconnaître un petit peu le mérite de ces professions de ? D'une manière générale, ne jamais penser qu'on a tout compris d'un coup. Ça c'est une règle de vie pour tout le monde, je crois, et se dire que nous avons même pour nous au quotidien et pour les politiques bien évidemment, nous avons compris des choses avec le Covid, mais nous apprenons constamment. Il faut savoir en permanence être en alerte et se dire "Tiens, là il y avait tel événement que je n'avais pas anticipé, je ne l'avais pas prévu, je dois être capable aujourd'hui de m'adapter et de réagir." Et ça c'est vrai pour tout.
Donc progressons continuellement, apprenons, essayons de toujours améliorer le quotidien de nos concitoyens. Donc le politique ne doit jamais être comptable finalement. Ah j'ai pas dit ça. J'ai dit que nous devions tous avoir conscience des enjeux de ces fortes chaleurs, de ces vagues de très fortes chaleurs et notamment bien évidemment le gouvernement apparaît notamment comme un coordinateur. Vous savez, les sujets sont transversaux, hein, c'est pas un ministère tout seul. Chaque ministère est concerné, il faut un pilote dans l'avion, évidemment il y a un Premier ministre pour ça. Il y a donc Monsieur Le Cornu qui avait annoncé le plan pour les hôpitaux. Et parfois des intérêts qui sont pas forcément convergents, je pense par exemple à la ministre de l'agriculture
par exemple et à la ministre de de la transition écologique qui ont parfois des agendas ou des objectifs ou des populations à servir qui sont pas exactement les mêmes avec les mêmes objectifs. bien pour ça qu'on a un Premier ministre qui est là pour coordonner tout le monde et les mettre d'accord. Et faire des arbitrages. Ça marche très bien Mais moi j'ai une question parce que il y a là la canicule l'été, on a les virus l'hiver et à chaque fois on voit que dès que ça dépasse un peu ce qui on avait pensé, on voit la clochardisation de nos institutions et de nos organismes et et puis des de l'hôpital, de l'école, de bref, à chaque fois qu'il y a un problème tout est catastrophique, ce qui est vrai. Euh vous avez dit qu'il fallait qu'il fallait une prise de conscience euh du
réchauffement du changement climatique, du réchauffement climatique. J'ai l'impression que cette prise de conscience, elle existe depuis longtemps, mais elle était orientée surtout pour sauver la planète au détriment des hommes. Comment expliquer euh cette soumission au despotisme moral de l'idéologie verte qui n'en a d'ailleurs que le ? Alors Anne Genetet Je vous rejoins sur un point. Je pense que l'écologie dogmatique nous a fait beaucoup de mal. Là, je suis très claire là-dessus, j'en suis absolument convaincue. Euh nous avons compris, moi je suis de la génération du premier choc pétrolier de 73 où j'ai vu la prise de conscience que nous avons eu à à ce moment-là des dépendances que nous avions par rapport aux énergies fossiles et de l'enjeu de se protéger. On a été l'un des premiers
pays d'ailleurs à très bien réagir à ça. Puis la prise de conscience du changement climatique nous a fait réagir avec par rapport aux gaz à effet de serre. Et pour autant, il y a d'autres enjeux qui n'ont pas été pris en compte notamment directement pour nos concitoyens. On l'a vu sur les enjeux de ruralité. Quand on dit aux gens euh qu'il faut une voiture électrique alors qu'elles sont pas encore capables à l'époque, elles n'étaient pas encore capables de faire 200 km, bah vous n'avez pas une voiture électrique. Mais c'est cette idéologie totalement dogmatique qui nous a pris fait je pense fait prendre beaucoup beaucoup de retard. Alors j'allais euh Arthur a anticipé ma ma question parce que c'était la question que j'allais poser. Mais est-ce que vous pensez pas que vous vous avez
été finalement l'otage, j'allais dire, de la philosophie du président de la République et cette philosophie du en même temps qui consiste finalement d'une certaine manière à prendre des bouts, j'allais dire, d'aspirations euh euh des des différentes des différents des différents courants politiques de la vie française. Est-ce que finalement on arrive pas à la limite là d'une certaine façon du macronisme du macronisme de ? Écoutez On le voit sur la question de l'énergie et même sur la question de la climatisation puisque clairement on est très en retard dans les plans de climatisation. Alors je je crois surtout que moi je regarde devant moi, j'entends ce que vous dites. Mais sur le plan des enjeux de l'écologie à la fois, alors on peut parler de la protection de la planète
simplement le confort de vie tous les jours. Alors là, on est dans le confort de vie face aux fortes chaleurs. On était aussi dans le confort de vie face au froid, face aux inondations euh parce qu'on a des phénomènes climatiques excessifs et on peut dire aujourd'hui enfin franchement en toute objectivité et c'est pas moi la politique qui le dit, il y a sûrement des rapports qui l'ont démontré, tout ce qui a été fait sur l'écologie depuis 9 ans maintenant n'a on n'a jamais fait autant sur la protection de notre environnement, de notre quotidien autant en terme environnemental et dans la lutte contre le réchauffement climatique depuis 9 ans. Maintenant que certains disent sur le plan idéologique on a pas fait assez, je l'entends, que certains disent que
parfois on a été un peu trop idéologique je pense par exemple quand on a réduit la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes pour des enjeux aussi ça c'est d'enfiler exactement exactement et là il faut reconnaître que c'était pas forcément adapté parce qu'on a peut-être pas pris en compte suffisamment l'opinion et la le mode de vie, le quotidien de nos concitoyens mais en même temps on a une responsabilité politique sans être dogmatique, ça j'y tiens, d'accompagner nos concitoyens sur la prise de conscience de l'importance de réagir et d'anticiper ces grands phénomènes climatiques qui vont finir par nous mettre en difficulté à tous égards plan sanitaire, sur le plan de l'alimentation, sur le plan du travail, sur le plan des écoles et des hôpitaux et cetera.
Anne Genetet, est-ce que vous dites de faire réagir Arthur de ? Oui parce que vous dites depuis 9 ans on a fait des choses très bien pour préserver l'environnement avec plein de réglementations environnementales, j'entends, c'est vrai mais un exemple pendant la canicule de juillet donc il y a quelques jours EDF a été contraint d'arrêter trois réacteurs en raison de la réglementation environnementale ce qui a fait que bah vous arrêtez trois réacteurs, les prix de l'électricité explosent au moment où on utilise la clim. Je suis pas certain que le type qui paye sa climatisation qui va voir sa facture à la fin dit j'ai sauvé trois lacs et deux oiseaux par contre j'ai payé 1000 balles 1000 euros de d'électricité. S'agissant des centrales nucléaires, on le sait, il y a un mécanisme de
refroidissement par l'eau notamment et au moment des fortes chaleurs la température de l'eau peut ne pas suffire pour refroidir donc on peut être contraint d'interrompre des des le fonctionnement de réacteurs. Oui, on le sait, je n'ai pas la technicité qui vous permet de dire comment on peut répondre à ça et de quelle manière on peut éviter la fermeture des réacteurs mais en tout cas nettement, il n'avait pas été anticipé une telle hausse des températures de l'eau pour le refroidissement de nos réacteurs. Donc j'espère que ça fait partie du plan d'adaptation et qu'on saura répondre à ça. Par ailleurs, je rappelle aussi que c'est là aussi que le le le renouvelable peut prendre le relais. Par forte chaleur, c'est souvent qu'on a beaucoup de soleil et donc notamment tout ce qui
est panneau solaire peut permettre de compenser dans sa production les ralentissements ou les fermetures de réacteurs temporaires liés à l'élévation des températures extérieures. Arnaud Benedetti. la question du nucléaire est très est très intéressante. Parce que il y a eu un changement de pied quand même d'Emmanuel Macron sur le sujet clairement. Mais enfin bon, au début quand même il s'est inscrit dans la politique de François Hollande quand même qui est fermeture et fermeture de Fessenheim chez moi. Est-ce que vous regrettez la fermeture de Fessenheim par ? vous dire, est-ce que à ce moment-là l'opinion publique était-elle prête ou pas à dire bah finalement non, il faut pas fermer Fessenheim. Je vais pas refaire le passé. Le ce que je sais c'est qu'aujourd'hui on a compris que la
production d'électricité devait être un mix à la fois de nucléaire et de renouvelable. Et c'est ça vers quoi il faut tenir absolument et sortir. On a fait des erreurs dans le passé, mais c'est pas dans l'analyse des erreurs constamment qu'on va aujourd'hui assurer la production d'électricité de demain. On a fait des choix aujourd'hui qui sont clairs. On a un mix nucléaire en plus pas cher et décarboné et renouvelable et c'est ça qu'il faut continuer à déployer. Les choix énergétiques, la gestion de la canicule, Anne Genetet, est-ce que ça devrait relever du quoi qu'il en coûte ou en 2026 plus rien ne peut relever du quoi qu'il en ? Alors, je crois que dans le quoi qu'il en coûte là euh on on non, on est sorti de ça, on n'est pas dans une situation de crise qui nécessite d'aller vers un
quoi qu'il en coûte. On a d'ailleurs fait un quoi qu'il en coûte qui parfois était un peu trop long pour qu'on en tire les les leçons pour le coup. Donc aujourd'hui, il faut avoir un budget raisonnable et on sait qu'aujourd'hui ce qui est dans les finances publiques de la France ce qui crée notre notre déficit chaque année, c'est euh notamment la la branche assurance maladie, c'est la branche retraite et c'est là qu'il va falloir se poser beaucoup de questions. Sauf que ça coince à l'hôpital, ça coince dans les crèches des crèches incitées très directement à anticiper les prochaines vagues de chaleur en prévoyant les équipements adéquats, c'est la Caisse nationale d'allocations familiales qui a lancé cet appel ces derniers jours. Est-ce que c'est à elle de payer et donc à l'État par ?
Écoutez, en tout cas, il faut ce qui est certain, c'est qu'on est tous responsables par rapport à ça. Je ne sais pas vous dire si c'est localement vous parlez de crèches privées, des crèches publiques, des crèches communales, des crèches départementales. Donc chacun y part de responsabilité pour au bout du compte se dire l'enjeu, c'est d'assurer l'accueil de nos enfants dans des conditions sanitaires acceptables et les des conditions de travail correctes également pour les personnels de ces crèches. c'est mettre des ventilateurs, c'est pas non plus un crime de lèse-majesté. Quand on voit un quart des écoles qui renoncent à accueillir les enfants, quand on voit la moitié des crèches qui réduisent leurs horaires ou qui ferment pour cause de canicule, est-ce que ça
devrait exister quand on vit dans le 7e pays le plus riche au ? pas acceptable car de toute façon, si vous prenez l'exemple ou des crèches ou des écoles, les enfants qui ne sont pas accueillis, ce sont des enfants qui chez eux seront justement sans doute dans des bouilloires thermiques. Donc il faut pouvoir les accueillir et avant d'aller vers un plan de climatisation, on a quand même des plans de rafraîchissement, des plans de circulation d'air, on a des choses à faire avant de pouvoir déployer. D'abord, il faut les avoir les appareils, il faut les avoir les installateurs, il faut avoir euh faire un certain nombre de choses. Voilà. Donc mais mais mais parce que là on est dans l'urgence. Là, il va falloir aussi se se poser et déjà mettre un ensemble de de mécanismes qui permettent de
brasser l'air et de le rafraîchir, c'est déjà une première étape. Il faut les produire. J'espère qu'on pourra faire des ventilateurs aussi en France ou en Europe et qu'on sera pas dépendants uniquement des Chinois. Dans l'urgence, on est toujours dépendants des Chinois. Comme pour les masques et tout, comme à chaque fois. Mais est-ce que le le l'un des problèmes euh principaux n'est-il et ne sont-ils pas que euh le la France souffre d'une centralisation excessive et c'est pas avec une présidence jupitérienne que ça s'est ? Regardez l'exemple des ventilateurs. On a eu des exemples de parents qui euh ont apporté des ventilateurs soit dans des crèches, soit dans des écoles. Et qu'est-ce qu'on leur a ? Non, vous pouvez pas, faut remplir le formulaire AB, puis ensuite
faut l'envoyer à telle personne à tel service qui va le recommander et il faut suivre tout le processus. Vous vous aurez la le climatiseur à à Le problème, c'est que cette centralisation excessive, elle empêche toute agilité d'action publique. Est-ce qu'on ne souffre pas surtout de la bureaucratisation et de la bureaucratisation et de la centralisation. Alors, il faut trouver [rires] un manque de subsidiarité. Alors, vous avez tout à fait raison, je vous rejoins absolument. D'abord, c'est pas le président de la République qui va décider et qui va dire où il faut des ventilateurs ou de la climatisation, c'est pas son rôle. Lui, il nous donne un cap, on va s'arrêter là. Mais en revanche, vous avez raison sur la la centralisation excessive et la bureaucratisation excessive, il faut
vraiment donner de l'agilité. Moi qui travaille sur les enjeux d'école, alors là, je vous rejoins complètement et apporter un ventilateur pour l'installer, enfin franchement, quand on est dans des situations comme ça, je ne vois pas pourquoi on s'y opposerait. Et on on on crève un peu de ça sur plein de sujets. Là, vous avez le sujet de la vague de chaleur, mais il y a d'autres sujets sur lesquels il faut pouvoir aussi réagir. On je comprends qu'il y a des enjeux de sécurité, il faut pouvoir doser entre ce qui est des normes et qui nous protègent aussi, qui protègent nos concitoyens au quotidien, mais l'excès de normes peut devenir un blocage pour déployer des des solutions intelligentes. Donc, c'est cet équilibre qu'il faut faire intelligemment et en donnant de l'agilité et au terrain,
évidemment, on avance beaucoup plus vite et on va plus loin. Les personnels éducatifs qui doivent être protégés de la chaleur et qui doivent être protégés tout court. À ce titre, vous venez d'être nommée présidente de la mission d'information sur les mesures de protection de ces personnels éducatifs. Cela fait suite directement à l'assassinat de Samuel Paty. Qu'est-ce qu'on peut en attendre et est-ce que les financements vont être au rendez-vous, madame la Et bien, je vais vous dire une chose d'abord, j'ai été très frappée d'une chose. Depuis que j'ai annoncé cette nomination, j'ai reçu un nombre d'emails incroyable de professeurs, de chefs d'établissement qui m'ont dit "Merci d'avoir cette mission. Voilà ce qui m'est arrivé, je n'ai pas été soutenu par ma hiérarchie, je voudrais témoigner
dans cette mission." Donc, je pense que cette mission va être formidable et je voudrais qu'elle permette au personnel de parler et à l'institution de comprendre qu'elle doit, je l'avais dit quand j'étais ministre, une institution doit d'abord soutenir les personnels qui y travaillent. Mais avec quels objectifs concrets pour ces ? Moi, je veux que que personnels soient protégés, qu'ils n'aillent pas à l'école en ayant la peur au ventre, que leurs enseignements ne soient pas contestés, qu'ils puissent être respectés dans leur autorité statutaire. C'est pas de l'autoritarisme auquel j'appelle, c'est l'autorité statutaire et c'est possible, j'en ai parlé avec des des gens qui sont spécialistes notamment de ce qu'on appelle des comportements, on va dire explicites, c'est un peu technique mais
peu importe, on a des solutions, elles existent et là aussi, la centralisation excessive empêche parfois les équipes de se parler entre elles et de partager les bons retours et les bonnes expériences. Pas de consensus vous Anne Genetet, médecin généraliste et députée Ensemble pour la République des Français établis hors de France. Merci d'avoir été avec nous dans cet Europe 1 ce soir. Merci également à Arthur de Watrigant, directeur de l'information du magazine L'Incorrect. Merci Arthur. Merci à vous. Et merci à Arnaud Benedetti, directeur de la nouvelle revue politique. À très bientôt sur Europe 1, Europe 1. Bientôt 20h30, dans quelques instants, les rendez-vous de l'été, ce sera l'heure d'un nouveau journal permanent à 20h30 sur Europe 1.
Anne Genetet