Nicolas Dupont Aignan dans Sud Radio le 05/07/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
On avait évoqué à un moment un gouvernement d'union nationale. Qu'est-ce que vous en attendez ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Vous demandez un changement de cap, alors qui passerait quand même aussi peut-être par des personnalités au gouvernement ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Ce n'est pas lui qui va réconcilier alors ?
- 4:25OuverteRéponse directe
On parlait aussi de Yannick Jadot à un moment donné. Ce serait une bonne chose que des personnalités comme ça, de sensibilité diverses, viennent ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Quelle porte de sortie, justement ?
- 8:41OuverteRéponse directe
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Brown-Pivet, justement, elle souhaite une réforme des institutions dès la rentrée. Est-ce indispensable, selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04PrésentateurFait
« La première mesure, c'est la baisse du prix de l'essence, pour pas seulement faire plaisir aux Français qui partent en vacances, et qui en ont besoin pour leur pouvoir d'achat, mais pour toutes nos PME, tous nos artisans. C'est vital, il faut faire redescendre le prix du litre. »
- 1:24PrésentateurPromesse
« Deuxième mesure, c'est la TVA à 0% pour les 20, 30, 50 produits de première nécessité, j'avais proposé ça, qui permettrait de soulager la souffrance des Français les plus modestes. »
- 2:48PrésentateurFait
« Pourquoi en Espagne l'essence est moins chère ? Pourquoi il y a cet excès de taxes ? »
- 3:00PrésentateurFait
« j'ai écrit un livre où va le pognon, j'ai proposé des économies sur les fausses cartes vitales, j'ai proposé des économies sur le coût de l'Union Européenne, de l'immigration. »
- 4:39PrésentateurFait
« Yannick Jadot applaudit les mesures en Ukraine. »
- 5:12PrésentateurFait
« il faut arrêter l'engrenage, que la Russie a commis une très grave erreur, Poutine est l'agresseur, je ne l'ai jamais nié, mais pour autant, l'Ukraine avait aussi commis des fautes sur le Donbass, et je pense qu'il y a eu un plan de paix possible qui sauverait la face de Poutine, qui permettrait l'arrêt des hostilités, le retrait des troupes, et un statut d'autonomie pour le Donbass. »
- 6:35PrésentateurFait
« On a, pour faire rentrer la Suède et la Finlande dans l'OTAN, on a accepté que les Suédois et les Finlandais renvoient des Kurdes, des combattants des droits de l'homme kurde, et faire le jeu des djihadistes de la Turquie ? »
- 9:19PrésentateurFait
« Il y a un article dans la Constitution qui permet au président de consulter les Français. Il suffit d'élargir ce droit avec le référendum d'initiative citoyenne. »
- 13:17PrésentateurFait
« Première stratégie, il faut taxer les profits des compagnies pétrolières. Boris Johnson, qui est un libéral conservateur en Angleterre, l'a fait. »
- 13:41PrésentateurFait
« Ensuite, on supprime la TVA sur la taxe, ce que j'ai toujours proposé. »
- 15:01PrésentateurFait
« En 2017, j'en ai reçu plein la tête quand j'ai voté Marine Le Pen, au deuxième tour. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Nicolas Dupont-Aignan20 %
- ?9 %
≈ 38 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il
est 8h16, le petit déjeuner politique ce matin, c'est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Le remaniement aujourd'hui, et bonjour à tous les auditeurs, évidemment aussi. Voyons le remaniement aujourd'hui, la place des oppositions, le pouvoir d'achat, l'heure des grands choix, l'affaire Coquerel, Christine Kelly et sa prière, Debout la France, seule contre tous, et l'union des droites. Quelques questions qu'on va essayer d'évoquer. Commençons donc par ce remaniement qui devrait être annoncé aujourd'hui, ça filtre déjà un petit peu ce matin, au moins 4 nouveaux ministres.
On avait évoqué à un moment un gouvernement d'union nationale. Qu'est-ce que vous en attendez, vous
? Mais
on va parler des chaises musicales, ça m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir,
la
seule chose qui compte pour moi, est-ce qu'Emmanuel Macron a entendu le message des urnes
? Est
-ce qu'il a pris en compte la gravité de la situation pour proposer quelques mesures, quelques mesures, j'en demande pas 50,
qui
me paraissent vitales pour sauver le pays
?
La première mesure, c'est la baisse du prix de l'essence, pour pas seulement faire plaisir aux Français qui partent en vacances, et qui en ont besoin pour leur pouvoir d'achat, mais pour toutes nos PME, tous nos artisans. C'est vital, il faut faire redescendre le prix du litre. Deuxième mesure absolument essentielle...
Et comment
pour faire
redescendre ?
Deuxième mesure, je reviens tout
de suite, mais
deuxième mesure, c'est la TVA à 0% pour les 20, 30, 50 produits de première nécessité, j'avais proposé ça, qui permettrait de soulager la souffrance des Français les plus modestes. Et puis troisième mesure, la sécurité, la délinquance explose,
et
on a l'impression qu'ils ne la voient pas. Déjà, s'ils faisaient ça tout de suite, et si mercredi, Mme Borne proposait un vrai changement de cap,
je
ne dis pas d'être d'accord avec tout ce que proposent ELR, RN, LFI, ce n
'est
pas ça. Mais pas avoir le sentiment, comme j'ai depuis le résultat des législatives, qu'en fait, ils n'ont pas compris, qu'ils font semblant. Moi, je demande un changement de cap.
Vous demandez un changement de cap, alors qui passerait quand même aussi peut-être par des personnalités au gouvernement ?
Mais non, vous croyez encore que
parce qu'il y aura trois ralliés, trois vendus, qui iront s'asseoir dans une voiture avec chauffeur, ça va changer quoi que ce soit ?
Non, mais ce que vous dites derrière, c'est Emmanuel
Macron qui décide de tout, alors.
Mais vous le savez, enfin, c'est pas pour vous de l'apprendre. Non, mais moi, je vous pose la question. Mais ça ne va
rien changer. La vraie question, c'est est-ce qu'ils se rendent compte de la gravité de la situation nationale ?
D
'abord, beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus vivre ni travailler, mais j'insiste là-dessus, au-dessus de 2 euros le litre, c'est toute la capacité de travail du pays qui est cassée. Pourquoi en Espagne l'essence est moins chère ? Pourquoi il y a cet excès de taxes ? Il faut une mesure forte là-dessus. Et il faut la gager par des économies. Attention, moi je ne suis pas pour dire, on rase gratis, j'étais le seul, j'ai écrit un livre où va le pognon, j'ai proposé des économies sur les fausses cartes vitales, j'ai proposé des économies sur le coût de l'Union Européenne, de l'immigration. Bref, il y a des économies à faire dans le pays.
Il faut redistribuer l'argent vers ceux qui bossent, qui travaillent, qui n'en peuvent plus. S'ils ne comprennent pas ça, on va à l'impasse.
Bon, s'il y avait un changement de cap annoncé mercredi par Elisabeth Borne, vous seriez prêt à l'applaudir, quoi. Ah mais moi je ne
suis pas borné, c'est le cas de le dire. Sérieusement,
je
pense que le pays est dans une situation extrêmement périlleuse. Mais vraiment. Et j'aimerais que des mesures fortes soient prises pour nos PME, pour les Français les plus modestes,
pour
la sécurité, et aussi un autre point absolument fondamental sur l'école de la République qui est dans une situation catastrophique. J'aimerais qu'il
y ait
un autre ministre de l'Éducation, puisque depuis qu'il est arrivé, il n
'a
pas dit un mot sur le niveau scolaire, sur le recrutement des professeurs, sur ce qui est vital pour nos enfants.
On parle beaucoup d'Olivier Véran en tant que porte-parole. C'est important d'avoir quand même un porte-parole
à l'aile quand on est au gouvernement. Alors
qu'est-ce que vous en pensez ?
Écoutez, ce serait catastrophique. Il n
'y a
pas un homme plus arrogant, méprisant. Enfin, si pour Emmanuel Macron c'est un bon porte-parole, ça sera à mon avis un très mauvais porte-parole pour les Français.
Ce n'est pas lui qui va réconcilier alors ?
Je n
'ai
pas le sentiment. Vous savez, la rédemption existe. Moi, je ne
vais
pas faire de procès d'intention à l'avance.
Oui. On parlait aussi de Yannick Jadot à un moment donné. Ce serait une bonne chose que des personnalités comme ça, de sensibilité diverses,
ils viennent. Mais pourquoi faire ?
La vraie question,
c'est pourquoi faire ? C'est tout.
Remarquez, Yannick Jadot applaudit les mesures en Ukraine. Et ce qu'il faudrait aussi, pardonnez-moi, c'est traiter la cause des problèmes. Parce qu'on va vers un hiver terrible, avec des problèmes de pénurie, d'explosion des carburants. Je voyais ce matin dans la presse que des grandes entreprises risquent de fermer en raison du prix de
l'énergie. Les
équipementiers, les cimentiers.
Et moi, je
maintiens, et vous connaissez peut-être ma position, je maintiens qu'en Ukraine, il y a urgence de changer de politique, et qu'il faut absolument la paix en Ukraine, qu'il est tout à fait possible d'arriver à un compromis
avec la Russie.
Quelle porte de sortie,
justement ? Je pense d'abord qu
'il faut arrêter l'engrenage, que la Russie a commis une très grave erreur, Poutine est l'agresseur, je ne l'ai jamais nié, mais pour autant, l'Ukraine avait aussi commis des fautes sur le Donbass, et je pense qu'il
y a
eu
un
plan de paix possible qui sauverait la face de Poutine, qui permettrait l'arrêt des hostilités, le retrait des troupes, et un statut d'autonomie
pour
le Donbass. Ce qu'attend la Russie. Et si on ne désamorce pas la crise ukrainienne,
on
va avoir un hiver terrible, on peut avoir des famines en Afrique, des problèmes d'immigration extrêmement importants, donc j'aimerais qu'on ait un gouvernement, au lieu de voir les... J'ai été très choqué,
je
ne
sais
pas si vous avez vu le petit film où Macron se met en scène au G7. Rencontrant l'ensemble des chefs d'État.
Non
mais attendez, on avait l'impression d'une cour de maternelle, et c'est ces gens-là qui ont le sort du monde dans leurs mains. Mais enfin, on est... Vous parlez
d'Emmanuel Macron, alors il
essaie de rencontrer
tous les autres chefs d'État. Mais il a honte. Excusez-moi, moi il m'a fait honte. Il m'a fait honte.
Parce que ce n
'est
pas un jeu. Parce que derrière il y
a
la mort d'homme. Parce que derrière il y a l'avenir du monde. Il y a la déstabilisation de l'Afrique. Est-ce que vous vous rendez compte qu'actuellement, l'Occident est en train de se fâcher avec toute l'Afrique ? On est en train de donner l'Afrique à la Chine et à la Russie
?
Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est en train de pousser la Russie dans les bras de la Chine ? Est-ce que vous vous rendez compte que les djihadistes reviennent au Moyen-Orient et qu'on a déroulé un tapis rouge devant la Turquie ? On a, pour faire rentrer la Suède et la Finlande dans l'OTAN, on a accepté que les Suédois et les Finlandais renvoient des Kurdes, des combattants des droits de l'homme kurde, et faire le jeu des djihadistes de la Turquie ? Mais on devient fou dans
ce monde. Donc moi j'estime... Il
faudrait changer en fait là aussi de
carte dans les négociations. Parce que
je sais
que ça paraît loin peut
-être pour
ceux qui m'écoutent. Il faut
être inflexible au
contraire face à Vladimir Poutine.
On est en train de
ruiner l'Europe.
On est en train de ruiner l'Europe. Et je sais que ça peut paraître compliqué, mais il y
a
un lien, et les Français sont capables de le comprendre, entre le prix de l'essence, le prix du gaz à la rentrée, le prix de
l
'électricité demain, la ruine de l'Europe
et
une politique de folie en Ukraine. L'agresseur est la Russie, je le maintiens, mais il y a un plan de paix possible. Et ce qui m'a
vraiment
peiné, c'est de voir ces gamins, j'avais l'impression de voir un gamin, se prendre en cinéma au G7, au lieu de tenter vraiment une voie de paix.
Ça
paraît fondamental.
Pour poursuivre dans votre pensée, c'était un acteur Emmanuel Macron, c'est ça ? C
'était un mauvais acteur.
Et ce n
'est
pas du jeu. Quand on dit acteur, bien sûr, ça veut dire jeu. Et les Français souffrent comme jamais.
Et
le pays est en danger. Danger de faillite, danger de décrochage scolaire, danger... Et j'aimerais qu'on puisse parler du fond, je vous en remercie ce matin, parce qu'on a l'impression parfois de sénette de...
Et c'est le jour qu'il y a
eu 55... Excusez-moi, juste un point. Parce qu'on oublie peut-être l'essentiel. Il y
a
eu 55% d'abstention aux législatives. Ça veut dire plus de 25 millions de Français, 25 millions ou 30 millions qui
n
'ont pas voté. Et je regardais, il y avait un article dans Libération, ce n
'est
pas ma presse, il y avait un article sur la Seine-Saint-Denis. Vous savez que les 12 députés NUPS, là, ils ont été élus par 20% des inscrits, il
y a
70% d'abstention dans leur circonscription.
Donc, il
faudrait peut-être que le monde politique s'interroge, et les médias aussi, entre nous, de remettre les vrais sujets sur la table. Les vrais sujets. Je
vous en remercie de le faire ici, à Sud Radio.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown-Pivet, justement, elle souhaite une réforme des institutions dès la rentrée. Là, la durée des mandats, cumule, non cumule, dose de proportionnelle, c'est indispensable, selon vous ? Écoutez, là, on a la proportionnelle avec le scrutin majoritaire. Oui,
oui.
Donc, non, mais est-ce qu'il faut revenir sur un certain nombre de choses ? Par exemple, le mandat présidentiel. Non, il faut le
référendum d'initiative citoyenne, le RIC. C'est curieux, d'ailleurs, ils nous parlent toujours de réforme institutionnelle, mais ils ne veulent jamais consulter les Français par référendum. Et vous savez, il n'y
a
pas besoin d'inventer la poudre. Il y a un article dans la Constitution qui permet au président de consulter les Français. Il suffit d'élargir ce droit avec le référendum d'initiative citoyenne. J'avais proposé à la présidentielle que 500 000 Français, comme en Suisse, pas le même chiffre, bien sûr, mais puissent saisir d'une question, la poser aux Français, et vous verrez que le système, les gens iront voter. À
travers peut-être la représentation nationale,
là,
aujourd'hui, peut-être qu'il y a des questions comme ça qui émergeront.
J'espère.
Venons-en aussi d'un mot, parce qu'il y a beaucoup de... sur les réseaux sociaux, vous avez vu de rumeurs, de procès, même parfois. La situation d'Amiens Abad, est-ce qu'il peut rester au gouvernement après la nouvelle plainte de la semaine dernière ?
Je suis très partagé, parce que je n'aime pas la politique de la rumeur. Après, il y avait une tradition pour les ministres qui était que, quand il y avait des plaintes qui semblaient sérieuses, ils se mettaient en retrait, non pas comme culpabilité, mais pour se défendre. C'était un peu ambigu. On est sur une ligne de crête. Je n
'ai
pas la solution.
Si
on commence à démissionner sur toute rumeur, il y a suffisamment de gens mal intentionnés dans Paris pour lancer des rumeurs dégueulasses sur des gens.
Il y a rumeurs et puis
il y a plainte.
Et après plainte, et après
instruction de la plainte, je ne
vais
pas vous dire que c'est facile. Je n
'ai
pas la réponse.
Les
accusations aussi contre Éric Coquere, de harcèlement.
Pareil.
Est-ce qu'il faut que, dès qu'il y
a
une accusation, est-ce que la personne doit démissionner
?
En même temps,
on
peut considérer que c'est bien que la parole se libère,
mais
jusqu'où, comment
? Est
-ce qu'il
n'y a
pas d'instrumentalisation
? Pas
facile. Personne n
'a
la solution. Vous savez, tout ça, ça existe dans la vie privée aussi. Et ce qu'il faut, c'est qu'il
y ait
une justice
qui
ait un examen des plaintes attentionnées,
qu
'on ait le sentiment que la justice soit indépendante.
Et
puis, je vais vous dire autre chose qui me surprend beaucoup. On parle de tout ça, mais il faudrait après que la justice frappe quand il y a preuve. Vous avez vu cette vidéo d'une jeune femme, c'est dans mon département à Évry, viol, récidiviste, et le type ne
va
pas en prison et a deux ans avec aménagement de peine. Alors, c'est très bien mis tout et tout, mais il faudrait peut-être que, déjà, les victimes actuelles prouvées soient entendues. Oui, dans
le
cas d'Éric Coquerel, vous lui apportez indirectement votre soutien.
Mais je n'ai pas apporté mon
soutien. Je ne vais pas crier. Je n
'ai
jamais crié avec les loups. Je déteste cette politique des boules puantes. Donc, j'attends. Je ne soutiens pas, je ne critique pas. Je dis attention.
Nicolas Dupont-Aignan, que pensez-vous aussi des violentes critiques contre Christine Kelly ce week-end sur les réseaux sociaux et par une partie de la gauche aussi pour avoir témoigné de sa foi chrétienne
? Mais c'est hallucinant que... Je ne
vois
pas pourquoi on la critique.
Je
n
'ai
toujours pas compris. Mais on n'a pas le droit d'être croyant. On n
'a
pas le droit d'être chrétien. On n
'a
plus le droit d'être chrétien en France. C'est ça, en fait
?
D'ailleurs, je n
'ai
pas vu
sa déclaration. Olivier Fordi,
si c'était un énigmateur qui faisait appel à Allah, on n'aurait pas la même attitude. Mais est-ce qu'elle a... Je n
'ai
pas vu sa déclaration. Vous n'avez pas vu sa déclaration, plus que ça.
Je
ne peux pas vous dire. Bon.
Vous savez, Patrick Roger, il y a des millions de Français qui ne
vont
pas partir en vacances parce qu'ils ne peuvent pas remplir le plein de leur voiture. Il y
a
des millions de Français qui n'arrivent plus à travailler parce que quand vous avez un SMIC et que vous faites 50 km par jour, vous ne pouvez plus y arriver. Il y a des PME qui sont en train de fermer. Le pays est en train de foncer dans l'abîme de la dette.
Les problèmes de
frontières ne sont pas réglés. Les problèmes de sécurité ne sont pas réglés. L'école a un niveau qui baisse. Nicolas
Dupont-Aignan, c'est pour ça que
vous attendez beaucoup justement du
pouvoir d'achat,
en tout cas des mesures
pour le pouvoir d'achat dans quelques
jours. J'aimerais qu
'on
sorte des
rustines. Je ne veux pas de chèques. Les chèques, ça suffit. Je veux qu'on traite la cause. La cause, c'est traiter l'Ukraine, traiter, avoir une vraie baisse du prix du carburant à 1,50€.
Oui, 1,50€. Comment faites-vous ? Vous supprimez les taxes ? Vous bloquez les prix ? Quelles sont vos stratégies ?
Première stratégie, il faut taxer les profits des compagnies pétrolières. Boris Johnson, qui est un libéral conservateur en Angleterre, l'a fait. Il n'est pas normal que les compagnies pétrolières engrangent des milliards de bénéfices sur la hausse. Qu'ils aient des profits, c'est normal, mais pas un excès de profits. Donc, première mesure, on fait ça et on redistribue l'argent. Ça fera peut-être 5, 10 centimes en plus des 18 centimes. Ensuite, on supprime la TVA sur la taxe, ce que j'ai toujours proposé.
Et
puis, on verra à combien on arrive, 1,70€, 1,60€. Et on se fixe un objectif d'1,60€. Les Républicains disent 1,50€. Bon, si déjà on arrive à 1,60€,
très vite.
Vous n'êtes
pas loin des propositions de l'ANUPS, là aussi.
Oui, mais il y
a
un compromis possible à l'Assemblée. Que ce soit le Rassemblement National, les Républicains, l'ANUPS, et beaucoup de députés de la majorité dans leur fort intérieur, ils attendent une vraie mesure sur le carburant.
Ce
n
'est
pas un cadeau. C'est permettre à la société française de continuer à travailler.
Deux dernières questions, Nicolas Dupont-Aignan. Comment vous allez faire pour essayer de peser ? Parce que vous vous retrouvez un peu seul contre tous.
Je ne suis pas contre tous,
j'entendais seul. Debout
la France, vous savez, le dernier mandat, j
'étais seul. Député Debout la France, mais on a travaillé avec les autres. Moi, je n'ai qu'un objectif. C'est arriver à faire comprendre que je me réjouis que les Républicains semblent évoluer, certains, c'est-à-dire être fermes, ne pas aller à la soupe. De l'autre côté, il y a un groupe pour l'Assemblée Nationale important. Moi, j'aimerais que tous ces gens travaillent un jour ensemble, qu'on ne retrouve pas ce qui s'est passé avec l'élection
de M. Coquerel. Vous pourriez être un
trait d'union de Dupont
-Aignan, justement, entre LR
et RN ? Vous savez, je n
'ai
jamais changé d'avis. En 2017, j'en ai reçu plein la tête quand j'ai voté Marine Le Pen, au deuxième tour. Je suis convaincu que les Français
attendent des
patriotes, des amoureux de la France, des gens normaux qui connaissent leurs problèmes, qui travaillent ensemble. Et je ne comprendrai jamais cette division absurde entre LR, des gens de Zemmour, des gens de Le Pen, des gens de Debout la France. Tout ça doit travailler ensemble. Et si je peux contribuer à ça...
Donc, il peut y avoir... L'union des
droites à terme peut
revenir. Ce n'est pas obligatoirement
des droites. C
'est
un comité de salut public, patriote, qui aime la France et qui veut essayer d'éviter qu'elle tombe dans le précipice parce qu'on se rapproche. Et
je n'aime pas voir un peu
de Dupont tomber dedans. Et Eric Zemmour
a toujours
sa place sur
l'échiquier politique en
France. Tout le monde a
sa place si on cessait les anathèmes, si on prenait le meilleur de chacun, et si on arrivait à faire travailler tout ça ensemble
pour
que les Français se disent « Tiens, on n'a pas une classe politique...
» Mais là, dans les
prochains votes à l'Assemblée, parce qu'il y en aura, vous aurez à prendre position, Nicolas
Dupont, et c'est pour ça que je suis resté libre. C'est pour ça que
de temps en temps vous pourrez suivre les LR et d'un autre moment les
RN. Je voterai
en fonction de ce que je pense et vous verrez que souvent, vous verrez d'ailleurs, je suis convaincu que les LR, le RN, moi-même et d'autres, on aura quasiment la même vision. Et donc,
il
n
'y
a pas d'élection immédiate. Donc on peut peut-être essayer d'apprendre à travailler ensemble.
Parmi les informations qui nous parviennent sur le futur gouvernement, dernière question, il pourrait y avoir le retour de Marlène Schiappa.
Très
bien.
Et ça va changer quoi la phase de la Terre ? Non, je
vous pose la question.
Pas grand-chose.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. C'était l'invité ce matin de Sud Radio.
Nicolas Dupont-Aignan