Discours de Julia Vincenzi - Européennes 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Julia VincenziFait
« En septembre 2005, j'ai eu 18 ans. À quelques mois près, je n'ai pas pu voter pour le référendum de la constitution européenne. »
- 3:00Julia VincenziFait
« J'ai donc endossé le gilet jaune le 23 novembre pour un contrat à durée indéterminée. »
- 4:00Julia VincenziPromesse
« Je suis convaincue que cet avenir passe par la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. »
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Notre gilet jaune Julia Vicenzi (NDLR : c'est Vincenzi). Merci de venir sur notre liste. (Musique) Vincenzi.
Julia Vincenzi, qui sera sur notre liste pour les européennes. Merci Julia. Va bene. (Applaudissements) Bonsoir.
Donc pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Julia, native de la région girondine. J'ai 31 ans. Je suis célibataire sans enfant. — Du public : « Ouaiiiis ! ». — Compliqué.
Compliqué, dans le monde dans lequel on vit, de vouloir faire des enfants. Et je suis négociatrice en immobilier. Vous auriez peut-être pu penser que j'étais de la DDE avec mon gilet jaune, mais c'est pas le cas.
Donc je vais vous raconter l'itinéraire politique d'une jeune française. Je vais commencer en l'an 2000. Donc j'avais 13 ans à l'époque.
J'entendais déjà les adultes me dire que l'UE sèmerait le chaos au sein de notre État-providence, du chômage dû aux délocalisations et à l'appauvrissement dû à l'euro. En septembre 2005, j'ai eu 18 ans. À quelques mois près, je n'ai pas pu voter pour le référendum de la constitution européenne.
Bien évidemment, j'aurais apporté un non supplémentaire. (Applaudissements) En (NDLR : 2007), lorsque Sarkozy impose cette constitution travestie sous le nom de traité de Lisbonne, je me suis sentie trahie, comme 55% de mes compatriotes qui s'étaient prononcés contre. Consciente de ce vol de démocratie et afin de montrer que je n'étais pas en phase avec nos politiques, qu'elles soient de droite ou de gauche, je me suis toujours exprimée par un vote blanc.
Il faut dire qu'en 2009, j'ai entamé des recherches sur la face cachée du monde, découvrant les mensonges de nos élites et aussi la pensée dissidente. Et comme la majorité d'entre vous, j'ai découvert les analyses de François Asselineau sur Internet. Enfin un homme qui ne pratiquait pas la langue de bois, qui n'insultait pas l'intelligence des Français, et qui était cohérent, qui nous disait la vérité !
C'est donc très naturellement que je lui ai accordé ma voix pour les présidentielles de 2017. (Applaudissements) Lorsque le mouvement des Gilets jaunes est né, cela faisait presque 10 ans que j'espérais voir les Français se réveiller. Pour tout vous dire, j'avais même perdu espoir.
Et puis c'est arrivé. Et alors je me suis dit : « Enfin, le peuple reprend goût à la politique ! Enfin, le peuple souhaite reprendre la parole !
Enfin, les Français demandent que l'on arrête de leur voler leurs choix politiques et veulent reprendre leur destin en main ! ». J'ai donc endossé le gilet jaune le 23 novembre pour un contrat à durée indéterminée. (Applaudissements) Et 5 mois après, nous sommes toujours mobilisés.
Donc j'ai connu les ronds-points, les manifestations le samedi. D'ailleurs, j'ai rencontré Hugues samedi dernier à Paris, effectivement sous les gaz de la République. Également, nous faisons des réunions à des collectifs Gilets jaunes.
Et j'ai aussi pu participer à l'événement qu'avait organisé l'UPR à Londres le 29 mars pour le – malheureusement – non-Brexit. Et ce que je voulais vous dire : ça a été incroyable de voir comment les Britanniques se sont comportés devant les gilets jaunes français qui venaient les soutenir. On était traités en héros.
Et ils nous ont bien signalé que pour eux, nous étions vraiment le dernier espoir face au monde décadent occidental. Donc rien que pour ça, j'ai pas envie de lâcher. Et je me dis aussi que l'UPR – vraiment – fait un travail brillant et nous prouve, même si certains gilets jaunes ne comprennent pas ce qu'il se passe, quel est le rapport – finalement – entre l'UE et la situation désastreuse que l'on peut voir dans l'Hexagone ou dans d'autres pays. (Applaudissements) Donc ayant conscience de cela, j'aimerais vous faire une petite citation d'un rappeur dissident que j'aime énormément, qui s'appelle Kery James, qui dit : « J'ai encore beaucoup de choses à apprendre.
Je ne suis qu'un étudiant. Mais comme il y a beaucoup d'ignorants, je suis un enseignant ». Et je pense effectivement que vous, présents ce soir, connaissez la vérité qui transparaît par les analyses de l'UPR.
Et c'est notre devoir de continuer cette éducation populaire. C'est notre devoir d'informer nos concitoyens de ce qui se passe, de continuer à les éduquer. Il faut qu'on sorte de notre zone de confort intellectuelle et matérielle.
Il faut qu'on mette nos certitudes de côté. Il va falloir que l'on revienne sur les choix politiques qui nous ont été volés ces dernières décennies. Et nous avons le devoir de sauvegarder l'héritage de nos aïeux.
Nous avons le devoir de nous battre pour toutes les personnes, y compris les plus faibles. Je pense notamment aux handicapés et aux invalides. Nous avons le devoir de nous battre pour notre dignité.
Et nous avons le devoir d'œuvrer afin de garantir à tous un avenir meilleur. Et je suis convaincue que cet avenir passe par la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. (Applaudissements) Et je voudrais en finir ainsi.
Ce 26 mai, les 55% de Français qui ont voté contre la constitution européenne ont de nouveau rendez-vous avec l'Histoire. (Applaudissements et acclamation) Je suis donc ravie de rejoindre la seule liste qui représente les aspirations du peuple : celle de François Asselineau : « Ensemble pour le Frexit ». Merci. (Applaudissements) {François Asselineau :} Bravo.
François Asselineau