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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 25 septembre 2026 52 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

« Une présidentielle, c’est choisir un chef ». Edouard Philippe dans Conversation française, sur LCP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 10 %Défensif 48 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes déjà rencontré tous les deux ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui dans le polar ressemble à la politique ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans l'ombre, la fiction vous donne une liberté que l'essai n'offre pas ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que dans la politique, il y a pas quelque chose qui ressemble à un thriller ?

  • 6:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez au héros ?

  • 8:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez au personnage providentiel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13Fait
    « le roman policier, le roman noir essentiellement c'est un roman qui est social. »
  • 2:51Fait
    « dans le roman policier existe ce qui fait peur. Donc on va avoir des romans policiers, beaucoup de romans policiers sur les violences faites aux femmes, beaucoup de romans policiers sur les violences faites aux enfants, beaucoup de romans policiers sur l'écologie, beaucoup de romans policiers sur la cybercriminalité, sur l'intelligence artificielle »
  • 36:48Fait
    « On demande beaucoup d'efforts aux Français sur les impôts. On fait des efforts sur les APL, on va faire des efforts sur les retraites. »
  • 38:47Fait
    « une élection présidentielle sert à choisir quelqu'un qui est à la fois le chef de l'État, donc le chef des armées, donc qui a une la clé de voûte des institutions. »
  • 41:22Fait
    « Il y a assez de morts dans les cimetières et les bois qui nous entourent pour que je puisse affirmer, vous vous êtes bien battu. »
  • 44:54Fait
    « chaque jour la neige se tache de trip, de sang, de débris, d'explosion. Chaque nuit, la neige retombe, elle efface tout et au matin, c'est un nouveau chapitre, c'est une page blanche et c'est continue. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Alors moi je suis je suis j'ai je me je me pense je me vois comme un type rationnel hyper rationnel hyper nuancé et puis une fois qu'on a dit ça la vérité c'est que je suis superstitieux. Alors ça se caractérise par quoi ? Bah vous avez parlé de votre sac à dos. Moi j'ai un sac vert qui m'accompagne partout parce que je suis toujours entre le Hav Paris et dans mon sac vert j'ai d'abord j'ai toujours une ancre sur moi. Là il y a l'équipe de commence à dire mon dieu qui la raconte pas cette histoire. J'ai toujours une ancre sur moi. Hm hm. Et toujours et dans mon sac vert, j'ai j'ai l'exécution de tous les de toutes les unités militaires que je rencontre et qui m'offre.

Alors donc ça fait une poche entière. J'ai la même avec les unités de police. Bah voilà. Bah il y a quelques unités de police dedans et parce que je me dis qu'il peut rien m'arriver.

0:48
Non speech

[musique]

0:49
Locuteur

Un candidat, un écrivain, deux compteurs d'histoire dont le dialogue s'inscrit dans [musique] une tradition française car personne en France ne saurait briguer l'Élysée sans revendiquer d'une manière ou d'une autre un dialogue intime avec la littérature. [musique] Bienvenue dans Conversation française. Édor Philippe, [musique] bonjour. Bonjour. Olivier Norc, bonjour. Bonjour. Est-ce que vous êtes déjà rencontré tous les deux ? Non, c'est la première fois.

Est-ce que ça vous fait plaisir d'avoir un débat littéraire quand on est à la veille de d'une élection présidentielle parmi probablement la plus importante depuis deux décennies et de se dire qu'on va parler de littérature mais qu'à travers la littérature évidemment tout sera politique. Donc c'est un jeu d'équilibrisme qui qui m'excite assez. Ouais. Ben c'est pour ça qu'on a eu envie de vous réunir tous les deux. C'est pour ça qu'Edard Philippe Semar. D'abord en fait vous êtes tous les deux des auteurs de Polar. Olivier Norc, vous êtes une star du coup là, vous en avez écrit bah ouais, vous en écrit pas moins de de 7 après avoir passé 18 ans dans la police.

Édouard Philippe, vous vous en avez écrit deux avec votre ami et et complice Gilles Boyer. Qu'est-ce qui dans le polar ressemble à la politique ? Oh, OK, je commence. Merci beaucoup. Euh le roman policier, le roman noir essentiellement c'est un roman qui est social. Pour pas se cannibaliser, le roman policier, il a besoin de quelque chose. Il a besoin de de de d'être infusé par ce qui se passe aujourd'hui. Parce que le polar, c'est une escroquerie séculaire. Il y a un flic, un assassin, à la fin, le flic arrête l'assassin. On peut changer le flic par un détective privé ou par un apparatique qui essaie de de de résoudre une enquête au sein d'une d'une équipe électorale.

Mais la base, c'est relativement la même. Donc pour pas se cannibaliser, il faut que le polar, il prenne sa source dans ce qui se passe aujourd'hui. Et [grognement] c'est intéressant parce qu'en fait, on pourrait trouver dans le roman policier les les éléments d'un programme politique parce que dans le roman policier existe ce qui fait peur.

Donc on va avoir des romans policiers, beaucoup de romans policiers sur les violences faites aux femmes, beaucoup de romans policiers sur les violences faites aux enfants, beaucoup de romans policiers sur l'écologie, beaucoup de romans policiers sur la cybercriminalité, sur l'intelligence artificielle et donc je éventuellement pour pour avoir un bon programme, je pense qu'il faut avoir lu une vingtaine de romans policiers actuels. Et il y a les bases il y a les bases de ce de ce qui fait peur ou de ou des espoirs et des projets des Français à l'intérieur même des romans policiers. Édouard Philippe.

Moi moi je pense que le j'ai toujours considéré que le roman policier ou le roman d'espionnage, c'était d'abord et avant tout des romans. Il y a des bons romans et des mauvais romans et des bons romans policiers et des mauvais romans policiers. Mais d'abord et avant tout, c'est un roman. Donc une histoire qu'on raconte et une histoire qu'on raconte dans un milieu et ce qui fait le à mon avis la grande puissance du roman, c'est que ça raconte une histoire qui vous permet de découvrir un monde, des caractères mais mais un monde. Bon euh le grand roman social euh du 19e, bah c'est le roman qui vous fait découvrir une classe sociale ou une activité économique ou un milieu.

Et le roman policier, je le vois comme une non pas un un produit de niche ou quelque chose qui ne serait pas de la même nature qu'un roman, mais en fait comme de la vraie littérature, si j'ose dire. Je crois pas qu'il est de ce point de vue-là de la fausse littérature, de la vraie littérature. Il peut y avoir des bons romans et des mauvais romans, mais c'est d'abord et avant tout un roman qui décrit un monde. Euh alors, il parfois il le décrit très bien, parfois il le décrit très mal. Et et et d'ailleurs c'est c'est amusant parce que dans ce que vous dites et je suis assez d'accord, vous avez dans les romans policiers tous les mondes susceptibles de pouvoir intervenir.

Vous pouvez à travers un roman policier vous parler de la Chine classique euh de la Sicile euh euh moderne euh du monde médical, du monde politique, du monde de l'enseignement supérieur, du monde ouvrier, de en fait de n'importe quel type de milieu. Et le talent du romancier à mon sens, c'est celui qui vous raconte bien une histoire en vousant découvrir un milieu. OK. Donc une sorte de radiographie d'un d'un endroit, mais est-ce que c'est pas aussi un alibi ? Parce que [grognement] quand vous écrivez un essai, ce que vous dites est obligatoirement quelque chose qu'on peut sourcer, quelque chose qu'on peut vérifier, quelque chose qui doit être obligatoirement absolument vrai et crédible.

Quand on écrit un roman policier, on peut peut-être se permettre de dire des choses qu'on pourrait pas dire dans dans un essai. Est-ce que dans Est-ce que dans l'ombre euh votre premier roman policier avec Gill Boyer, ça vous donne pas aussi la possibilité [grognement] alors pas de dénoncer mais de d'être un peu plus d'être un peu plus libre, d'être un peu moins d'être un peu moins cadenassé. Enfin, je dirais pas plus libre, je dirais pas plus libre parce qu'on est libre quand on écrit un essai. Enfin, je veux dire, si vous écrivez un essai en vous disant "Je vais surtout pas dire ce que je pense". C'est déjà une drôle de forme d'état d'esprit hein, honnêtement.

Bon donc mais ce qui est vrai c'est que la fiction oui ça a toujours été vrai he c'est pas simplement vrai pour un un écrivain d'aujourd'hui ou un responsable politique d'aujourd'hui. La fiction vous permet de façon infiniment plus souple et libre de dire des choses qui sont très très vraies euh et et vraiment très très vrai sur la psychologie humaine, sur des situations, sur bon voilà et c'est vrai que pour nous quand on a écrit l'heure de vérité d'abord et puis dans l'ombre ensuite bah ça nous a permis de dire des trucs qu'on aurait pas pu décrire de façon clinique si on s'était placé dans le domaine de la non fiction si je veux dire.

[raclement de gorge] Mais est-ce que dans la politique, il y a pas quelque chose qui ressemble à un thriller ? En tout cas à force dans une campagne présidentielle ? Bah il peut il peut y en avoir une. D'abord, une campagne, c'est un c'est un commencement, des péripéties, une fin. Il y a donc une forme de d'unité de temps et puis il y a de la tension et puis il y a plein de personnages et c'est assez facile. Euh et puis parfois il y a des éléments dramatiques.

Bon donc c'est c'est sûr qu'une campagne ça peut offrir un décor à un polar mais encore une fois ce que je vous la vérité c'est qu'un moi je prétends qu'on peut faire des bons polars sur à peu près n'importe quelle h situation au milieu une campagne comme autre chose. Voilà. Mais pour reparler du thriller, c'est pas c'est pas amusant de se dire que vous êtes vous-même un personnage de thriller. C'est-à-dire quand [grognement] vous parlez à l'extérieur, vous faites attention à tout ce que vous dites. Vous devez peser chacun de vos mots un peu comme en pâtisserie ou en chimie parce que tout [rires] Ouais, j'ai entendu ça. Manifestement pas assez.

Euh le coup des 3 semaines de vacances, ça c'est sûr, je j'imagine que vous devez vous en mordre les doigts. Euh non non, pas du tout parce que je pense ce que je dis mais mais le fait le le fait de devoir absolument tout peser quand vous êtes à l'extérieur parce que tout peut être réutilisé contre vous puis après vous allez voir vos opposants et vous vous demandez euh ce qu'il prépare, quel mauvais coup ou quelle quelle planche ils peuvent vous vous savonner et même quand vous rentrez dans votre propre partie avec vos pères, vous pouvez vous demander qui va trahir.

Donc c'est c'est quand même particulier d'être un personnage de Game of Thrones ou d'être un personnage de de thriller, c'est-à-dire de d'être tout le temps et possiblement la la cible d'attaque. On dort bien quand on quand on prépare une campagne électorale ? On dort moins moins longtemps mais on dort bien. Ce que vous dites à la fois vrai, je veux pas vous dire le contraire et en même temps je voudrais pas comprendre que c'est propre à à ce milieu et à ce moment. La vérité c'est que les ce que vous décrivez qui est une forme de lutte de pouvoir, bah clairement c'est c'est l'objet donc c'est une lutte de pouvoir. Bon la vérité c'est que vous l'observez dans tous les milieux.

Je suis pas sûr que euh dans l'université les luttes de pouvoir internes soient beaucoup plus douces et et beaucoup plus tranquille que les luttes de pouvoir politique. Je suis pas sûr que dans un hôpital les luttes de pouvoir et il y en a soient beaucoup plus tranquille et douce. Je suis pas sûr, mais là vous je parle d'un truc que vous connaissiez mieux que moi, que dans une grande administration, notamment dans la police, les luttes de pouvoir internes, les influences, les soit soit toutes euh euh très douces et très tranquilles.

La vérité c'est que euh le monde politique a ceci de et une campagne présidentielle a ceci de particulier que il est explicitement dit que c'est un exercice de conquête du pouvoir. Oui, là vous reprenez mais mais la conquête du pouvoir elle peut s'exercer dans tous les milieux bien sûr mais il y a quand même une sémantique martiale et quand vous parlez de la conquête du pouvoir vous vous citez Paul Valérie et Macavel dans dans des hommes qui lisent euh l'introduction l'introduction de dans l'ombre, je pense que c'est une citation de Churchill qui dit que la politique n'est pas moins excitante que la guerre et est pas moins dangereuse.

Donc là c'est ultra martial et vous citez dans dans des hommes qui lisent vous citez Paul Valérie et Maiavel et vous dites que la politique c'est l'art de la conquête du pouvoir et l'art de le préserver. Et Paul Valérie, d'ailleurs vous mettez pas la fin de la citation, mais Paul Valérie poursuit, je comprends pourquoi vous ayez pas mis la la fin de la citation, poursuit en disant la politique c'est l'illusion et la contrainte sur les esprits. L'illusion et la contrainte étant la base du pouvoir. Donc même dans une institution qui est celle de la police, dans dans un grand hôpital ou dans une grande université, la la sémantique est beaucoup moins martiale quand même.

Et je trouve qu'il y a deux notions qui sont pas citées justement là-dedans, c'est l'intérêt général et le citoyen. Quand vous parlez de la politique dans dans l'ombre, le QG de campagne est considéré comme un étatmajor et après vous partez en campagne électorale comme vous partez en guerre. C'est ce qui est dit par l'apparatique de votre C'est ce qui est dit par l'apparatique de votre bouquin, pas par vous. Mais il y a quand même toute une notion ultra marartiale là-dedans qui qui existe à mon sens un peu moins dans d'autres dans d'autres C'est vrai.

Mais reconnaissez là aussi c'est vrai, vous avez raison et c'est assez facile de filer la métaphore et et est-ce que vous êtes en guerre Édouard Philippe ? Et non pas du tout mais mais reconnaissez aussi on a parlé de grandes structures publiques. Euh vous avez des entreprises des grandes entreprises le vocabulaire hypermartial conquête de marché. OK. Euh donc sur le marché financier effectivement ça c'est quelque chose qui pourrait se rapprocher effectivement au martial. pas seulement, mais pas seulement. Euh euh pas seulement. Donc la conquête du pouvoir renvoie toujours en effet à ce à ce vocabulaire martial. C'est vrai. Bon, elle n'est pas que ça.

Euh heureusement d'ailleurs, elle est aussi ça. Ouais, c'est vrai. Un autre un autre de vos points communs, messieurs, il est moins évident. Est-ce que vous savez lequel c'est ? Ah, on on on en parlait tout à l'heure, même si vous avez essayé en tant que Jimini Cricket de nous l'interdire, mais on en parlait tout à l'heure. On a peut-être des des des parents qui étaient enseignants ou directeur d'école. Mon père a était prof d'histoire, ma mère était directrice d'école et c'est vrai qu'on a on a vécu dans des écoles tous les deux et notre vie était rythmée par la par la cloche euh la cloche du matin, la cloche des récréations, la cloche du la cloche du déjeuner.

Mais au moins la mienne de cloche s'arrêtait le dimanche visiblement, pas la hautre. Ouais. Moi, ça sonnait le dimanche aussi. Mais c'est euh au-delà du du point commun d'avoir vécu dans une école et puis d'avoir des parents qui étaient professeurs, moi mes deux parents étaient professeurs de français et mon père est devenu principal de collège quand j'avais une dizaine d'années. Euh je pense que pour vous comme pour moi et peut-être pas avec les mêmes ensuite avec la même façon de le vivre mais l'école a été dans mon enfance et probablement dans la vôtre aussi un lieu hyper lourd. Enfin, je veux dire, quand je dis lourd, d'ailleurs, ça donnerait le sentiment qu'il était trop lourd.

Pas vraiment, mais un lieu extrêmement important. Moi, mes parents, ils ont ils avaient une révérence vis-à-vis de l'école, euh vis-à-vis du savoir, vis-à-vis des professeurs, vis-à-vis de la transmission du savoir, vis-à-vis du travail à l'école. Et même s'il me mettait pas beaucoup de pression, j'ai je n'ai jamais enfin j'ai toujours perçu que le lieu de l'école était un lieu qui n'était pas de la même nature que les autres, que c'était presque sacré. Sanctuarisé. Sanctuarisé. Ouais. Sacré sanctuarisé.

C'est c'est la même idée et et ça ça a beaucoup ça a beaucoup compté pour moi et et j'ai aussi eu très très tôt la conscience, même si je pense pas que c'était formulé de façon explicite que le succès entre guillemets, l'épanouissement, la réussite, tout ça qui n'est pas exactement la même chose. L'épanouissement, la réussite, c'est pas la même chose. Mais mais tout ça passé principalement par l'école et ça c'est un truc moi j'ai vécu là-dedans euh et je regarde pas d'ailleurs.

Je suis très très je très très heureux de l'enfance que j'ai que j'ai eu changerait pas même si on a été vous et moi le le fils du dirolo le fils de la dirolo ça a été un peu compliqué donc on avait des moments [raclement de gorge] où c'est pas facile. Ouais mais on avait un profil des trucs plus dur dans la vie. Vous parlez vous parlez d'une école sanctuarisée vous parlez d'une école comme comme celle qui doit donner la gourmandise de la de de la culture de de la curiosité. Aujourd'hui moi quand je vais faire des des entretiens ou des conférences dans des collèges ou dans des lycées, je je vois des professeurs de français.

pas tous évidemment, mais je vois des professeurs de français qui me disent "On on a travaillé sur un chapitre de votre roman." Moi, je leur réponds un peu naïvement "Bah, c'est dommage, vous aurez dû travailler sur le roman en entier." Et ils me répondent "Mais enfin, faire lire un roman en entier aujourd'hui, c'est tout à fait impossible." Euh il est pas très éloigné le temps où on était étudiant et le temps où on est aujourd'hui assis face-àface. Euh, non, vous êtes jeune et beau messieurs. Évidemment, c'est très très gentil. Ben oui, euh ça a été un changement rapide, ça été un changement particulièrement rapide. On se levait quand le professeur rentrait.

Je veux pas faire mon vieux he je veux pas faire mon existe encore dans les dans les écoles primaires, ça existe encore hein. Moi quand je rentre dans une école, les enfants islèves he mais vous n'êtes pas professeur. Non, je suis pas professeur, je suis maire. C'est vrai. Vous êtes maire. Et on va rester sur les sanctuaires si vous voulez bien parce que un autre de vos points commun, c'est que vous avez chacun dans votre panthéon un chef de guerre de 1940. Vous Olivier Norc, vous braquez les projecteurs dans votre dernier livre les guerriers de l'hiver sur une guerre oubliée, des soldats oubliés qui ont résisté à l'armée rouge, les Finlandais.

Et donc sur la figure de Mannerheim, le commandant chef des forces finlandaises pendant la deuxième guerre mondiale. Et vous Édouard Philippe, vous n'avez jamais jamais caché votre admiration pour Turchill. Oui, c'est assez banal d'ailleurs. Enfin, je dire c'est c'est la belle affaire de d'admir à Churchill. J'adore Churchill. Je trouve le personnage d'ailleurs infiniment plus complexe que la réduction qu'on en fait souvent à ses saillis et ces formules qui sont exceptionnelles. Beaucoup beaucoup plus complexe me semble-t-il.

Mais mais c'est vrai que j'ai une grande admiration, une grande vénération pour Churchill entre autres le chef politique et aussi le soldat de de aussi le soldat parce que et de la guerre des bourg et et de l'Empire indien et donc quelqu'un qui a toujours eu un lien très particulier qui a fait des études pour devenir officier quelqu'un qui avait un lien très particulier avec la chose militaire une vraie fascination pour la chose militaire. Euh mais est-ce que vous croyez au héros ? Est-ce que je crois au héros ? Oui. Oui, évidemment. Oui, mais pas simplement. Bien sûr, je crois au héros. Enfin, en fait, je crois pas au héros. Je je crois croyez ou croyez pas ?

Non, non, je crois au moment héroïque. C'est ça. Je je crois à l'acte héroïque. Exactement. On n'est pas héros H24. Être être un héros, c'est celui qui va tendre la main au bon moment. C'est celui qui va ouvrir sa porte. C'est celui qui va protéger. Mais ça dure un quart de secondes. L'héroïsme, c'est une décision. Et une décision, c'est une fraction de seconde. On n'est pas héroïque à longueur de temps et surtout pas tout au long d'une vie. Et est-ce que vous croyez au personnage providentiel ? Bah, je pense qu'il y a des gens qui dans des circonstances difficiles prennent des bonnes décisions. Est-ce qu'ils sont providentiels ? J'en sais rien. Mais euh mais mais voilà.

Et vous pouvez être un type extrêmement intelligent, très bon, très sage et pas prendre les bonnes décisions au bon moment et euh et inversement. Mais je je reviens sur ce que disait euh Olivier, il a raison. Euh l'héroïsme, c'est pas un état. Enfin, je crois pas. Hm hm. Euh je crois pas à la au personnage héroïque et et vous regardez tous les grands hommes pour qui je peux avoir une vénération immense. Euh il y a plein de choses chez eux où ils se trompent, où ils font des trucs dégueulasses. Euh et ça ça arrive parce que c'est la vie. Mais il y a des moments héroïques. Et de la même façon, je ne crois pas que l'héroïsme soit réservé aux grands hommes, si j'ose dire.

Il y a des actes héroïques de vie simples et banales qui sont admirables et qui sont même à certains égards parfois plus touchantes et plus peut-être plus estimable enfin en tout cas qui doivent être célébrés. Mais je mais je pense je pense et ça je suis peut-être un vieux schné a besoin de héros.

elle a besoin de les assumer, de les mettre en avant parce qu'il y a une valeur d'exemplarité à l'héroïsme et et je dois dire qu'à chaque fois que on voit un comportement héroïque, que ce soit aujourd'hui le type qui le courage physique qui s'exprime dans dans la décision d'aller faire quelque chose de difficile ou la posture morale mais qui est pas simplement une posture morale qui emporte un risque parce que c'est facile la posture morale sans risque, la la posture morale qui emporte un risque et qui est assumé ou bref les voir, on dira ce qu'on veut, ça inspire. Et c'est important d'être inspiré.

Et et donc moi je Ouais, il y a il y a des moments héroïques, il y a des gens qui peuvent être héroïques à certains moments. Il faut les montrer, il faut les célébrer. Ça ça permet de baliser aussi de baliser aussi un héritage, une société. On se souvient des pays par les guerres qu'ils ont mené, par leur héritage culturel. Donc on a besoin on a besoin de de de ces repères justement pour l'enseignement. Alors messieurs, je vous propose maintenant un silence. on va écouter. Je vous ai apporté des [chant][musique] bonbons parce que les fleurs est [musique] périssable puis les bonbons, c'est tellement bon. Bien [musique] que les fleurs soient plus présentes.

Alors oui, vous pouvez sourire mais on vous a demandé d'apporter à l'autre un petit quelque chose. OK, d'accord. Je me demandais vraiment où vous alliez avec et ben les bonbons. Alors Olivier Norc, qu'est-ce que vous avez apporté ? Ah moi j'ai apporté deux choses. [raclement de gorge] Un petit gobelet en carton. [rires] Un petit gobelet en carton que j'ai fait moi-même ce matin. C'est formidable. Alors je vous apporté deux choses. Euh j'ai pris un bouquin qui s'appelle les guerrier de l'hiver qui raconte donc Merci beaucoup. Non non je l'ai lu sans savoir que je vous verrai. Je l'ai lu quand il est sorti parce que j'adore cette histoire. Enfin, j'adore.

Je m'intéressais beaucoup à la façon dont on pouvait résister à une armée infiniment plus nombreuse et plus Ça m'a toujours fasciné. Ouais, bien sûr. Et c'est un très bon livre. Je vous dis pas parce que vous êtes en face de moi, c'est un très bon livre. Vraiment écoutez, merci beaucoup. C'est s'opposer à un pays de la taille d'un continent. La Russie quand on est une micronation infinitésimal euh comme disaient les Américains, c'est 3 millions versus 171 millions. Et pourtant et pourtant ils tiennent, ils s'accrochent, il résistent et il il décroche même à un traité de paix, ce qui est vraiment une une victoire particulièrement honteuse pour pour Staline à l'époque.

Et et juste pardon je vous interromps mais je savais que la la Finlande avait résisté mais il y avait plein de choses que j'ignorais et vous racontez dans votre livre notamment un truc qui qui mais qui mais qui devit placer tous les Français dans une situation de honte absolue. Vous vous expliquez que les français promettent des armes, ne les livrent pas et les facturent après la guerre. Envoie les factures après la guerre. Ça franchement j'ignorais et je me suis dit bah voilà, il y a des trucs pas héroïques dans la vie et ça c'est vraiment pas héroïque. Ce qui est très important surtout c'est toujours enfin ne jamais avoir peur de souligner nos erreurs. Bien sûr.

Il y a un truc avec Staline et qui qu'on a aussi avec Poutine, c'est c'est l'incapacité d'accepter son erreur. Euh si on oublie ces erreurs, on oublie l'expérience et donc on est voué à à refaire les mêmes. justement dans ce que dans dans dans ce que vous racontiez sur les Français quelque chose d'assez d'assez délectable. C'est c'est délicieux de se souvenir de ces erreurs parce qu'elles nous permettent de ne pas recommencer. Et oui, les Français promettent des armes. Les armes arrivent après la guerre, donc elles leur sont pour le coup inutiles pendant quelques temps. Et donc ils vont demander ils vont demander remboursement de remboursement de ces armes.

Donc mon mon bouquin se passe sur le front de Cola qui est un front qui est très très proche de de de la frontière russe comme comme tous les fronts pendant cette guerre. Il y a une autre partie qui se passe sur la route de Raté qui est aussi une autre manière de de regarder cette cette guerre d'hiver. Donc voilà, c'est la même guerre mais sous un autre angle et je vous en propose une bande dessinée qui s'appelle enfer glacé qui est formidable. Merci. Mon deuxième cadeau, il est un peu plus complexe. Euh j'ai cris un bouquin qui s'appelle Impact et [raclement de gorge] qui parle de qui parle de désobéissance civile.

Euh quand on est en face du sérial killer le plus le plus le plus efficace euh de l'humanité, c'est-à-dire la pollution et le changement climatique. Euh on est sur plusieurs millions de morts par an à cause de la pollution. et que aucun gouvernement, aucune justice n'est capable de de de mettre un terme, de mettre un frein à la consommation des énergies fossiles qui qui vont nous emmener dans le mur. Même si aujourd'hui, soyons pas candid, elles sont essentielles les énergies fossiles parce qu'on a pas trouvé toutes les toutes les solutions vertes. Et bien l'être humain quand il est plus protégé a tendance à récupérer ce droit à se protéger.

Le droit de parler, le droit de se déplacer, le droit de croire, le droit d'aimer, c'est quelque chose qu'on qu'on a gardé. Chacun a le sien. Le droit à être défendu, c'est le seul droit qu'on a donné à une institution, l'institution justice. Et quand elle marche pas pendant trop longtemps, euh il est assez récurrent et régulier de voir qu'il y a quelque chose qui arrive, c'est et bien c'est la désobéissance civile. Si je ne suis pas protégé, alors je vais me protéger moi-même. L'écologie, ça doit pas être un parti, hein. L'écologie, c'est quelque chose qui doit infuser tous les autres partis, qui doit infuser toutes les autres idées.

Et dans mon roman, la désobéissance civile se caractérise, se manifeste par des citoyens qui mettent un masque de panda balfis. Donc voilà, je vous l'ai apporter par pour vous par vous le portiez évidemment et pourquoi pas. Non, s'il vous plaît. On assiste à ça. Euh, un sujet très simple, les squatters. Bien aujourd'hui, les gens se disent "Bah, écoutez, si l'État n'est pas capable de protéger ma maison, de protéger ma propriété, je vais le faire moi-même. Si si mon pays n'est pas capable de me protéger contre le changement climatique ou la pollution, je vais le faire moi-même." C'est le c'est la terrible affaire du périscolaire.

Euh si aujourd'hui on n'est pas capable de protéger mes enfants et si je vois que celui qui a touché, agressé n'a que 6 mois de de surcis, alors je vais m'en occuper. La désobéissance civile, c'est pas quelque chose qu'il faut montrer du doigt, c'est quelque chose qu'il faut savoir euh euh expliquer rétroactivement, rétrospectivement pourquoi il y a une désobéissance civile. La désobéissance civile, elle vient à la fin de toute une inanité, de quelque chose qui ne marche plus, de quelque chose qui ne fonctionne plus et qui force le citoyen à se demander s'il va pas récupérer son droit à se protéger.

Euh je pense que c'est une erreur évidemment parce que si euh on se décide soi-même à à se défendre et à punir, on arrive au chaos. Si je mesure 3 m, euh ma sentence ne sera pas la même que si je mesure 1,50. Euh évidemment, c'est une direction vers le chaos, mais c'est un c'est une alerte. La désobéissance civile, c'est une oui, c'est c'est c'est une sonnerie.

C'est quelque chose dans votre oreille qui doit qui doit nous faire dire s'il y a une désobéissance civile, c'est qu'à un moment donné, il y a eu une inaction, une inaction trop longue qui a amené le citoyen à se dire "Je vais me défendre seul et c'est jamais une bonne idée." Donc, vous avez vu Édouard Philippe, Olivier Norc vous a offert des cadeaux physiques mais aussi des petites recommandations. Et vous, qu'est-ce que vous lui avez apporté ? Je je vais je vais apporter quelque chose que je vais offrir à Olivier, mais je voudrais d'abord répondre à cette question de la désobéissance civile et sur le fond.

D'abord euh j'ai l'impression que quand vous dites ce que vous dites, que je comprends parfaitement, vous allez un peu au-delà parce que la désobéissance civile, c'est pas nécessairement ou ça n'est pas que ce que vous venez de dire. Voilà, je je comprends très bien qu'un certain nombre de progrès de progrès sociaux de progrès législatifs ont eu à un moment le moteur de la désobéissance civile. C'est c'est incontestable. La lutte pour le droit à l'avortement, elle a progressé avec une forme de combat politique et une forme de désobéissance civile.

Les conquêtes syndicales elles elles ont été très largement permises par des comportements et par des luttes qui relèvent à certains égards de la désobéissance civile. Donc on comprendrait rien à l'évolution des sociétés dans lesquelles on vit si on dit par définition la désobéissance civile. C'est il y a un certain nombre de choses auxquelles on est très attaché aujourd'hui qui sont directement issus de cette façon de de d'intervenir dans le débat public et de lutter. Mais c'est pas parce qu'un certain nombre de choses positives sont intervenues par la désobéissance civile qu'on peut dire la désobéissance civile, c'est par nature quelque chose de justifié. Hm hm. Euh je comprends ça.

Ne pas ériger la la la désobéissance civile comme une nécessité pour avancer parce que dans une société démocratique, alors après, on peut dire qu'elle n'est pas démocratique, mais dans une société démocratique, la loi est quand même discutée, elle est adoptée par une majorité et et l'ensemble du système repose quand même sur l'idée que il n'appartient pas nécessairement à la minorité d'imposer sa règle à la majorité. Hm hm.

Et c'est là que c'est là que la désobéissance civile doit pouvoir être discutée et le cas échéant contesté parce que elle n'est pas nécessairement je je je pense à un cas qui est un cas intéressant qui est toute la désobéissance civile parce que vous avez parlé d'environnement sur la question du stockage de l'eau. Oui. En France il y a un débat ancien politique idéologique économique sur le stockage de l'eau. Qu'est-ce qu'on fait sur le stockage de l'eau ? Est-ce qu'il faut stocker l'eau qui qui tombe ? Est-ce qu'il faut pomper l'eau pour la stocker ?

Est-ce qu'il faut utiliser l'eau à des finins agricoles ou est-ce que utiliser à des fins agricoles l'eau, c'est finalement permettre un accaparement de la ressource hydraulique à destination de d'entreprise, c'est-à-dire de d'exploiturs agricoles ? Et il y a ce débat là et il y a des positions d'extrême violence que vous connaissez parfaitement sur un certain nombre de projets de stockage d'eau. Bah moi, je pense que on va pas assez loin dans le stockage de l'eau. C'est ma positionnelle.

Je pense qu'aujourd'hui avec le changement climatique, si on ne permet pas aux exploitants agricoles et d'ailleurs à la société de mieux stocker l'eau et parfois de mieux réutiliser l'eau, on va dans le mur. Je je je suis pas enchanté par l'ensemble des actions parfois violentes, pas toutes, mais parfois violente et parfois ultra violente qui sont engagés en matière de lutte contre les projets de stockage l'au surtout quand ils obtenent toutes les autorisations d'un système démocratique qui fait très attention à délivrer des autorisations avec des procédures particulières. Donc ma petite limite c'est OK très bien des obligations civiles.

J'entends le truc, ça existe, ça a permis des avancer mais c'est pas par nature quelque chose euh sur lequel je pourrais euh euh que je pourrais justifier par nature. Voilà, c'est ça. Évidemment, vous apportez une certaine nuance. Quand moi je parle de désobéissance civile, euh effectivement euh jusqu'à la violence extrême, effectivement, c'est aussi c'est aussi ma limite. Votre cadeau. Votre cadeau. Alors, c'est une boîte noire. Non non, c'est pas du une boîte noire, c'est un c'est c'est des boutons de manchette et c'est des boutons de manchettes irlandais euh irlandais avec des trèfles.

Euh alors en l'occurrence, ils sont à trois feuilles, mais je suis sûr qu'ils vous porteront bonheur quand même. Euh parce que euh j'ai lu quelque part, mais je ne sais plus où, que vous étiez sensible à ce symbole du trèfle. Tout à fait. [rires] Merci beaucoup. Alors, je sais pas si vous mettez des boutons de manchette, mais il y a bien des occasions où vous devez en mettre. Et ben écoutez, je vais acheter le costume qui va avec [rires] et puis je vais je vais les porter. Non, ça me touche énormément parce que je je Ils sont issus directement de ma collection parce que moi j'ai une collection de boutons de manchement ridicule. On voir là. Pas de bouton de manchette ridicule.

Là, j'ai des boutons de manchette des troupes de marines. Des troupes de marine. OK. Vous avez fait les troupes de marine dans mon service militaire ? Ah moi aussi. Ah bon ? Où ça ? 21e régiment d'infanterie de marine de Fréjus. Et puis après vous êtes resté ensuite ? Non. Après j'ai fait un volontariat. Ça va son outreemè. Je suis parti en Martinique donc là c'est le 31e rima et euh oui je vois bouton de manchette et petit et petit gris grriis aussi. Votre service de com vous dit pas d'er molo sur les sur les sur les bracelets si tout le temps.

Il me dit c'est pas possible d'être candidat à l'élection présidentielle avec un bracelet mais il y a une ancre aussi et donc vous voyez assez bien pourquoi je la porte. Et donc moi je je me balade beaucoup avec mes romans. J'utilise ma maison d'édition comme une comme une agence de voyage. Je contentendre ça. Je je me balade beaucoup avec mes romans et et et mon père m'a offert une statue. Céit un vent d'horreur. C'est le voyageur allemand. Mon grand-père était polonais silésien et il a il a il a beaucoup voyagé dans sa vie. Et donc les les les symboles les symboles sont très importants. Il m'accompagne souvent et mon père m'a offert autre chose.

Il m'a offert un trèfle à quatre feuilles qui ne qui ne quitte absolument jamais jamais mon sac à dos. et mon meilleur ami m'a offert m'a offert une croix qui ne quitte aussi jamais mon jamais mon sac à dos. J'ai besoin de ces soutiens parce que probablement comme vous, je vois le monde autour et l'effervescence et je sais qui sont mes bases et je sais qui est mon ciment. C'est celui de l'amitié, celui de la famille et donc pour moi c'est très très important. Donc évidemment je sors de cet entretien et je vais m'acheter un costume rien que pour les porter. Et vous direz que vous êtes superstitieux sans aller sur la superstition, mais je en tout cas je j'écoute les signes.

J'écoute les signes. C'est quelque chose. Je je parle à l'univers et j'écoute les signes. Euh et c'est pas différemment que j'ai commencé à écrire. J'ai reçu un mail qui disait "Voulez-vous participer à une à un concours de nouvelles ? Voulez-vous écrire une histoire ?" Et comme moi j'ai eu 5/ 20 au bac français, évidemment, j'ai effacé ce mail. être content [grognement] de votre mère.

Et puis euh j'ai pas été un un très très bon élève et puis après euh je suis flic, on est appelé le soir sur une sur une affaire un peu un peu un peu glo un homicide et euh et on travaille jusqu'à très très tard le soir et quand je rentre le soir, je rallume mon ordinateur et je vois un mail, voulez-vous écrire une histoire ? Et je l'effasse encore. Et le lendemain matin, ce mail réapparaît pour la troisème fois. Voulez-vous écrire une histoire ? Cette fois-ci, je me suis dit, "Ça suffit, ça suffit. Je me suis mis à mon ordinateur et j'ai écrit une nouvelle. Et depuis cette nouvelle, je suis je suis hauteur.

Donc est-ce qu'être superstitieux, c'est aussi écouter le écouter les signes, je le pense aussi. Ouais. Et Philippe, vous êtes superstitieux vous ? Alors moi je suis je me je me pense je me vois comme un type rationnel, hyper rationnel, hyper nuancé et puis une fois qu'on a dit ça, la vérité c'est que je suis superstitieux. Alors ça se caractérise par quoi ? Bah vous avez parlé de votre sac à dos. Moi, j'ai un sac vert qui m'accompagne partout parce que je suis toujours entre le Hav Paris et dans mon sac vert, j'ai j'ai [rires] d'abord j'ai toujours une ancre sur moi. Là, il y a l'équipe de commence à dire "Ah mon dieu, qui la raconte pas cette histoire." J'ai toujours une ancre sur moi.

Hm h et toujours et et dans mon sac vert, j'ai j'ai l'exécution de tous les de toutes les unités militaires que je rencontre et qui m'offrent. Alors donc ça fait une poche entière. J'ai la même avec les unités de police. Bah voilà. Bah il y a quelques unités de police dedans et parce que je me dis qu'il peut rien m'arriver euh avec tout ça et puis j'ai un j'ai un un petit objet euh OK. auquel je tiens énormément, qui m'a été offert et et qui est un porte bonheur. Et donc je ne enfin je veux dire ça me viendrait pas à l'idée de partir sur mon sac vert et de pas avoir un sac vert où il y a tout ça dedans. Donc ouais en fait je deviens superstitieux.

C'est complètement bizarre mais c'est comme ça. Et je suis d'accord avec vous hein, ça nous parle tout ça. Il y a des choses qui nous parlent. Le coup de du mail qui réapparaît trois fois pour me pour me pour me diriger vers la vers l'écriture. Ouais. Ouais. Il y a les apôtres qui ont dit non trois fois. Vous vous avez dit oui à la troisième. C'est vrai. C'est pas mal. Bon ben nous aussi ça nous parle. [souffle coupé] Allez un petit peu de musique quand même.

31:28
Non speech

[musique]

31:29
Locuteur

Sachant que ça va être pour vous ça. [rires] Là vous allez vous faire [musique] attaquer. Alors pour préparer cette émission, on s'est on s'est plongé dans vos discours, vos livres, vos déclarations et on y a pioché des phrases ici et là. [grognement] Qui l'a dit ? Alors, on commence avec quelque chose de de simple. Un coiffeur, ça porte bonheur. Ouais, ça c'est moi. C'est c'est J'écris ça dans un livre, mais surtout je je dis ça en vérité. En fait, il faut comprendre le truc. Quand vous êtes candidat à une élection municipale, vous devez construire une liste parce que c'est un scrutin de liste. Et au Havre, comme il y a pas mal d'habitants, la liste fait 59 noms.

Donc, vous devez avoir une liste de 59 personnes. Et évidemment, 59 personnes, c'est un équilibre. Il y a des hommes, des femmes, il y a des jeunes, il y a des moins jeunes. Euh, il doit y avoir une forme d'équilibre dans les les métiers, les quartiers évidemment. Bon, bref, c'est vraiment un assemblage. OK. Euh [raclement de gorge] et à un moment je je et je tiens ce qui est toujours un coiffeur. Un coiffeur. Et alors au début parce que je en fait, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en fait un coiffeur entend par nature, c'est un curé. Ouais, exactement.

C'est celui qui va recevoir les les histoires de il entend dans un quartier s'il est là depuis longtemps, s'il est bon, s'il fait il entend un nombre de trucs extraordinaires et c'est toujours vachement intéressant. Et donc j'ai commencé, je tenais ce qui est toujours un coiffeur et à la fin bah ça c'est ça a terminé par cette formule. Un coiffeur ça part bonheur. OK. Voilà. Bon c'est pas ça vient de là. C'est moi qui écrit ça. Les polars sont des livres d'histoire en avance. Ça c'est moi. Ça c'est pas mal. Bah oui, si vous voulez connaître les États-Unis, vous lisez Elroy. Si vous voulez connaître l'Islande, vous lisez Arnaldinason.

C'est-à-dire que comme je le disais tout à l'heure, le le romanop policier pour pas se cannibaliser, il est obligé de piocher dans ce qui se passe aujourd'hui. Euh et donc euh quand il y a eu la période du Covid, on savait pertinemment qu'on allait avoir des romans policiers avec des flics avec des masques. Quand Notredame a brûlé, on savait qu'il y aurait des romans policiers avec comme toile de fond le l'incendie de Notre-Dame. La cybercriminalité aujourd'hui pose un problème puisque la France est le second pays le plus attaqué au monde en en cyberattaque. Donc on sait que ça va constituer la base des des des prochains romans policiers.

Donc parce que l'auteur de romans policier, pour pas raconter toujours la même histoire, est obligé d'être aussi le témoin et et le et celui qui qui qui va qui va écrire l'histoire d'aujourd'hui à travers le roman policier. parce que le roman policier c'est un alibi. On a à l'intérieur du roman policier euh en fait une radiographie de la société et euh et en ça en ça ils sont des traces, ils sont des des des héritages et il racontent il racontent l'histoire d'aujourd'hui et donc ce sont des livres d'histoire en avance. Depuis Spider-Man, on sait qu'avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Ça peut être l'un des deux. Je crois que j'ai dû dire je l'ai dû le dire 50 fois.

Ouais, j'ai dû le dire 50 fois aussi. Ouis, je l'ai même écrit. Ouais. Et alors pourquoi j'ai moi je sais que j'ai écrit ça je sais que je le dis parce que je trouve que d'abord c'est vrai c'est pas parce que ça vient de que c'est un des light motif de d'une série ou d'un film Marvel que c'est faux. C'est un fait, c'est vrai et c'est important de le savoir et de le dire et c'est amusant de citer une source populaire et triviale plutôt que un penseur romain qui a dû dire la même chose. Je crois que je j'ai réussi à les glisser dans la grande librairie. J'adore justement glisser des des des phrases de comics en en en gardant une certaine une certaine attitude très très très respectable.

Ce qui fait penser à à mon interlocuteur que je suis en train de citer un plateon, un des cartes ou alors que je je me régale à citer un un comic de de Marvel ou de DC Comics, c'est toujours amusant. À l'avant, on se prend des beignes, à l'arrière des coups de pieds au cul, reste au milieu et silencieux. Ce n'est pas la place du lâche, mais celle du survivant. Oui, c'est ce que me disait mon père, pas du tout par l'acheter, mais parce que alors mon père, il a été militaire et puis et puis c'est une manière effectivement d'avoir une position de de celui qui regarde, de celui qui analyse, celui qui est devant, c'est celui qui se prend les coups en immédiaté.

Et c'est toujours difficile comme sur un ring, vous êtes boxeur, de de réfléchir quand on se quand on se prend des coups. Et puis à l'arrière, à l'arrière, on se prend des coups de pied au cul. La la la position du milieu, c'est une position de d'observateur. C'est une position de celui qui va pouvoir prendre les bonnes décisions. C'est pas du tout une position de lâche. C'est une position de survivant. Et d'ailleurs, je je l'écris, je le fais dire à un des soldats dans dans mon bouquin, les guerrer de l'hiver. Devant, on se prend des beignes, à l'arrière, on se prend des coups de pieds au cul, au milieu, on survit. Mais vraiment, c'est pas du tout la position du lâche.

C'est la position à la fois du survivant et aussi de l'observateur. Elle est essentielle cette position. Mais cette position du milieu n'empêche pas d'aller d'aller à l'avant parce que c'est nécessaire aussi. Jamais on suivra un chef d'unité si à l'intérieur du tranché il crie à l'attaque et que il y a que les soldats qui partent et que lui il attend. C'est une c'est une responsabilité que d'être observateur mais c'est aussi une responsabilité que d'être acteur. Un sergent [grognement] instructeur, il va vous demander de faire 50 pompes. S'il les fait pas avec vous, il acqu pas votre respect. Donc c'est c'est à la fois important d'être au milieu pour être l'observateur.

Mais l'observateur, c'est pas exclu aussi qu'il aille qu'il aille au front parce qu'il est nécessaire. En fait, quand on demande des efforts aux gens, il faut pouvoir les les faire aussi. Aujourd'hui, on demande beaucoup d'efforts aux Français sur les impôts. On fait des efforts sur les APL, on va faire des efforts sur les retraites. Je je donne pas ma position, mais c'est difficile de demander à eux seuls de faire des efforts quand la dette publique continue, quand le train de vie de l'État continue, quand quand on a des milliers et des milliers de millionnaires qui ne payent pas d'impôts, quand on a des grandes entreprises qui ne payent pas d'impôts.

Et là, on va demander à C'est marrant, je vais le faire à la manière d'un homme politique en campagne. Et j'ai rencontré Sandrine 36 ans. Vous voyez la démagogie du truc ? J'adore ça. J'ai rencontré Sandrine, 36 ans. Elle est infirmière, elle gagne 2000 € par mois entre 2000 et 3000 et on lui demande de payer les impôts et on lui dit aussi qu'il y a des des dizaines de milliers de millionnaires qui n'en payent pas. La France, elle va pas avancer, enfin les Français vont pas avancer s'ils avancent tout seul, s'ils voi que justement l'homme dans la tranchée qui est le chef de groupe, le chef d'unité leur dit à l'attaque et que lui il va pas à l'attaque.

Euh, j'ai un peu j'ai un peu dérivé mais mais c'est important. C'est important si on veut l'adhésion des des Français, il faut leur montrer que que tout le monde fait des efforts et pas que eux. Edard Philippe reste au milieu et silencieux. Ça vous va dans la façon dont dont Olivier vient de le présenter, ça me va parce que si on le dit juste comme ça, ouais. Euh, ça fait un peu planqué. Ça fait un peu planqué et c'est pas du tout ce que vous êtes en train de d'écrire et et le sens de l'utilisation de cette formule dans votre rement. Donc euh donc il faut il faut mettre le le cavat, en tout cas le bémol exprimé par par Olivier pour pour adhérer à la formule bien sûr.

Euh et sur l'exemplarité, il a raison évidemment. Euh c'est d'ailleurs un truc qui est très intéressant, je vais vous dire, sur le monde politique et sur une campagne présidentielle, c'est que dans une campagne présidentielle, il y a beaucoup de gens qui parlent de mesures de voilà ce qu'on veut faire pour régler tel problème ou pour essayer d'améliorer la situation. On parle énormément de mesures et on oublie me semble-t-il souvent qu'une élection présidentielle sert à choisir quelqu'un qui est à la fois le chef de l'État, donc le chef des armées, donc qui a une la clé de voûte des institutions. C'est comme ça que la constitution a été prévue. Donc en réalité, quelqu'un qui est un chef.

Et la question du sens du commandement, de comment il l'a acquis, de comment il l'envisage, de comment il l'exerce est une question qui est quasiment jamais posée. C'est c'est assez intéressant, je trouve. On parle de choses qui sont des choses extrêmement importantes. Évidemment, qu'est-ce que vous voulez faire ? Mais on n'interroge finalement que très peu ce qu'est le fait de commander. Comment est-ce qu'on l'apprend ? C'est pas iné le commandement. Il y a peut-être des gens pour qui c'est iné mais en vérité ça s'exerce. C'est difficile d'avoir une une relation au pouvoir et une une capacité à exercer le commandement si on n'a pas essayé, si on ne s'est pas trompé.

Et puis d'ailleurs, il y a commandement et commandement. Le commandement que vous apprenez quand vous faites votre service militaire, quand on faisait son service militaire, il se trouve que je l'ai fait en sous-liutenant dans un régiment d'artillerie. Bah, c'est pas la même chose que la façon dont vous commandez euh une administration quand vous êtes maire d'une grande ville.

Bon, n'empêche que à la fin, c'est toujours commandé, que la notion d'exemplarité, elle est toujours là, que la capacité à dire clairement où est-ce qu'on va et à être certain que les gens comprennent où est-ce qu'on va est absolument indispensable, que enfin il y a il y a quand même des dimensions dans le commandement banque. Je trouve qu'une campagne électorale parle très peu de ça. Ça ça me ça m'a toujours surpris. C'est intéressant parce qu'àinci l'école [raclement de gorge] qui est une école de commandement à Saint l'école ils ont intégré un cours de philosophie, la philosophie du commandement, la philosophie du combat. Qu'est-ce que c'est de recevoir un ordre ?

Qu'est-ce que c'est qu'en donner ? Qu'est-ce que c'est d'avoir la responsabilité d'homme ? Qu'est-ce que c'est que de monter au front ? Qu'est-ce que c'est que de ôter la vie ? Euh justement, il se pose la question euh peut-être un peu plus en avance que sur une une élection présidentielle, il se pose cette questionlà justement de ce que c'est que la philosophie du commandement. Ça ne peut pas être justement qu'un qu'un apprentissage martial. Euh il y a aussi il y a aussi toute une toute une réflexion autour de ça et donc ça s'est abordé par depuis quelques années par Saint-Céle. Absolument.

Le commandement, c'est pas simplement faire jouer des règles qui sont des règles à disposition de celui qui commande. Euh, ça n'est pas que ça. Or, aujourd'hui, on limite trop souvent le débat politique à ça. Alors même que dans un certain nombre d'écoles et c'est vrai chez les militaires, c'est très vrai chez les militaires, mais pas seulement chez les militaires, on s'interroge quand même et on essaie de former à ce que peut être le commandement. C'est pas facile, faut le faire avec humilité d'ailleurs. Et apprendre en regardant un type qui s'est commandé. Quand je dis un type, c'est un homme ou une femme qui s'est commandé est incroyablement important.

Alors là, on va écouter un homme qui s'est commandé, un grand homme qui vous parle. Il y a assez de morts dans les cimetières et les bois qui nous entourent pour que je puisse affirmer, vous vous êtes bien battu. De tous ces hommes-là, on peut vraiment dire qu'ils ont maintenu la France avec leurs mains nu. Une mentité du givre sous la lune et les gueteurs à l'écoute des aboimants qui se rapprochaient quand avançait par ici les troupes allemandes. Il n'était rien de plus que les hommes du nom. Mais le nom du obscur collé à la terre pour sa première nuit de mort suffit à faire de ce pauvre type le compagnon de Jean et d'Antigon. L'esclave dit toujours oui.

Alors vous l'avez reconnu évidemment extrait de Malerot à Durestal en 1972 devant les anciens de la brigade Al Soren. Discours que vous citez longuement Édouard Philippe dans votre premier roman. Euh l'heure de vérité, [grognement] la guerre, ça convoque l'absolu. Est-ce qu'on peut la décrire sans sans lyisme ? Oh ! Waouh ! Vous voulez bien nous laisser un petit peu de temps ? Mais vous savez, toute la nuit, messieurs, mais il y a eu 1000 façons de décrire la guerre et il y a pas une façon de décrire la guerre. Euh Junger décrit la guerre, Malapart décrit la guerre. C'est pas la même. Euh c'est vraiment pas la même hein.

Euh enfin c'est la même d'une certaine façon si mais non il y a plein de styles. Et moi je trouve que la façon dont vous la décrivez dans les gares de l'hiver est très bonne. Vraiment d'ailleurs c'est je savais pas que vous aviez eu un passage militaire. Euh je je savais que vous aviez exercé dans la police mais pas que vous aviez eu un passage militaire.

Ben, je d'une certaine façon je comprends mieux parce que euh c'est très c'est très moi je trouve que la façon dont vous la décrivez est très belle mais il y a il y a eu 1000 façon parfois lyrique euh parce que parce que il y a une forme de lyisme parfois sans aucun lyisme mais dans une espèce de noirceur et de et de trip et de merde et d'économie et de violence d'économie de mot pardon mais je suis pas sûr que Malapart ce soit lyrique hein en je capout le le capout de Malapart non et pourtant et pourtant Quelle formidable quelle force !

Euh moi j'ai choisi une une une manière de faire qui est peut-être une manière d'auteur de polar mais je me suis d'abord intéressé aux individualités plutôt qu'à la grande histoire. Et c'est d'ailleurs ce que je pourrais reprocher effectivement à l'enseignement, c'est d'aligner des dates, d'aligner des hommes politiques, d'aligner des stratégies mais de pas parler de l'individualité, de l'humanité. C'est parce qu'elle nous touche au cœur et parce qu'elle nous c'est parce qu'elle elle elle s'imprime évidemment dans nos émotions qu'on n'oublie jamais les individualités.

Je sais que je pourrait vivre 5000 ans et je n'oublierai jamais Simha, le sniper de la guerre d'hiver parce que parce que je le connais, parce que j'ai l'impression d'être d'être intime. Maintenant, parler de l'irisme. Alors, soit on est stratégique, soit on est militaire et martial, soit on est très très très factuel. Mais pour raconter la guerre et d'ailleurs la guerre d'hiver, la guerre d'hiver des c'est quoi ? C'est des types au prénom imprononçables qui vont tirer sur des types au prénom imprononçable le tout dans la neige et recommencer jour après jour. Et chaque jour la neige se tache de trip, de sang, de débris, d'explosion.

Chaque nuit, la neige retombe, elle efface tout et au matin, c'est un nouveau chapitre, c'est une page blanche et c'est continue. Et bien, au bout de la page 20, je crois que j'aurais déjà tout raconté euh de violence et de courage et de bravoure, mais si on s'intéresse aux individualités, si on s'intéresse à leurs histoires, alors on peut en faire 400 pages, 10 tomes, une vie entière. Donc c'est c'est ça que j'ai c'est ça que j'ai visé. J'ai visé une histoire accessible à toutes et à tous pour raconter une petite histoire accessible à toutes et à tous pour raconter la grande histoire. Moi, j'ai une base de lectorat qui est une base de roman de de de lecteur de romans policiers.

Euh et donc mon but c'était de les attirer vers une grande histoire, une histoire historique qui en plus est une histoire oublié. C'était ma manière de faire. Maintenant, musique. Laissz brûler les petits papiers. Papier [chant] de riz ou d'Arménie. Qu'un soir il puisse papier maïs vous réchauffer. Papier maïs. Alors, est-ce que vous voyez la boîte qui se trouve sur la table ? à côté de vous Édard Philippe, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? Et ben vous la prenez et vous l'attendez. Vous l'attendez à Olivier qui va tirer un petit papier. C'est le contraire d'une élection. Ben ouais, on enlève un un papier dans l'urne. Mère ou rivière ? OK, il y a une manière d'aborder ça.

On va l'aborder de la manière la plus de la plus simple. J'ai le mal de mer de toute façon. Je je suis pas fait pour l'extérieur visiblement. C'est pour ça que je vais toujours vers l'extérieur. Vousz pas de faire un bateau ? Non, c'est très difficile pour moi. Euh je crois que je suis enfin je suis malade en voiture, je suis malade dans avion, je serais capable d'être malade dans l' escalator. Euh mais euh mais je partirai plus sur la rivière. Pourquoi la rivière ? C'est parce que il y a quand même ce truc de la mer, c'est le voyage, c'est l'exploration, c'est aller aller loin, très loin.

Et puis on peut se souvenir aussi que ce qui est important, c'est aussi ce qui est autour de nous et on est plus sur de la rivière. Donc aujourd'hui, je m'intéresserai plus à la rivière parce que je m'intéresserai plus à à ce que contient mon pays et aux choses que j'ai pas encore découvertes avant de rejouer les grands explorateur. Et la rivière, c'est effectivement euh c'est c'est les veines du pays. Donc ça va être l'intériorité. La mer, c'est l'extérieur. Euh, je serais plus intéressé aujourd'hui à 50 ans euh puisqu'on a à peu près le même âge. Je je serais plus intéressé aujourd'hui à 50 ans par cette intériorité. Pas parce que j'ai déjà parce que j'ai déjà tout visité et tout compris.

Absolument pas. Tellement loin de là. Mais c'est vrai que je partirai sur la rivière pour le côté pour le côté recherche intérieure plus que la mer. Édouard Philippe, à vous de tirer un petit papier. Requin ou crocodile ? Je vous dirai volontiers ni l'un ni l'autre. Euh requin ou crocodile ? Je je vous voulez en piocher une autre d'abord. J'ai d'abord je alors moi j'aurais dit mère plutôt que rivière mais sans hésiter parce que je pour le coup ça ça me parle énormément la mer je je vis au bon pour moi la mer c'est c'est puissamment addictif ça existe. C'est c'est pas c'est pas seulement un un lointain.

Alors en revanche, je je reddimère sans hésiter mais j'ai une une peur enfantine et panique des requins parce que on vous a montré comme moi à 10 piges les dents de la mer autre chose même pas parce que je l'ai vu beaucoup plus tard. J'ai vu les dents de la mer je pense que j'avais plus de 20 ans. Je l'avais jamais vu auparavant. J'adore ce film que je tiens pour un grand film d'initiation. C'est un grand film d'initiation évidemment vraiment un très grand film très grand film. Et depuis, je sais pas si c'est à cause de ça ou si c'est en partie à cause de ça, j'ai une vraiment une peur panique des requins. C'est comme ça, j'y peux rien.

C'est ridicule, ça fait rigoler tous les gens qui écoutent il y a il y a des gens qui supportent pas de monter dans un ascenseur. Je comprends beaucoup de requins auavre ou on est comment sur le prédateur ? En terme de en terme de présence effective des requins au havre, la la population est relativement limitée. Après, je fais de la politique, les requins, je vois bien, mais les crocodiles aussi. Alors, je dirais crocodile plutôt que requin. J'ai peur des requins. Et crocodile, il y a quand même quelque chose de de terrifiant aussi. Mais il y a aussi la figure la figure de la coste, la figure du type qui endure et et voilà. Donc je dirais crocodile.

Et Philippe, vous dites que vous aimez la mer mais si je ne m'abuse, vous ne baignez jamais dans la mer. Très peu, c'est ça hein. Ouais, très peu. Très peu de temps. Mais j'aime bien être sur l'eau. J'aime j'aime beaucoup être sur l'eau. J'aime beaucoup être sur les bateaux. D'accord. Les bateaux. Trouve j'ai pas le mal de mer. Enfin, il se trouve j'ai pas le mal de mer. Même les marrants, le mal de mer. Même les marrants, le mal de mer. Mais mais que j'aime bien être sur un bateau et que même quand ça tabasse un peu, j'ai rarement le mal de mer. Voilà. Bon, mais je fais pas le malin. D'ailleurs, les marins qui font les malins en général, c'est pas des marins.

Donc voilà, un petit papier pour vous encore. Olivier Norc. OK. Cigarette ou méditation ? Alors, cigarette à mon grand-â, je me suis toujours dit que si un jour j'avais la chance de de voir le fameux génie qui me propose un vœu, je demanderais de la sérénité. C'est c'est c'est quelque chose que j'ai jamais atteint à un état de l'état de sérénité. Jamais. Je suis c'est il y a toujours un orage constant. Vous avez pas des moments de sérénité ? Non, quasiment jamais. Non, pas quasiment jamais. Jamais. J'ai jamais connu un instant de de félicité ou de stabilité ou de sérénité. Je suis un je suis un je suis un anxieux, je suis un angoissé, je suis un stressé.

Euh peut-être d'où d'ù d'où d'où la cigarette. Euh j'ai essayé la méditation et au bout de 2 minutes, je me sens ridicule, assis par terre en en en Lotus. Je me dis que j'ai des choses probablement plus importantes à faire de ma journée. Euh donc ce sera malheureusement malheureusement la cigarette. Édouard Philippe, dernier petit papier pour la route. [soupir][souffle coupé] Écoutez, après la l'addiction à la cigarette, la question c'est Morito ou Corona ? Et la réponse est extrêmement facile. Corona parce que je j'aime je bois je bois de la bière et je bois beaucoup de bière comme ça. Enfin, je bois beaucoup de bière. Je sais pas.

Oui, on on s'entend évidemment mais mais j'aime bien la bière. Je fais partie des buveurs de bière. La chose simple. Revendiquer. Ouais, la chose simple. Décapsuler une petite Corona plutôt que la complexité d'un cocktail. Ouais, je suis d'accord avec vous. Ça me va. On va finir sur ça. Buveur patenté. Et bien [grognement] merci messieurs d'avoir Ben [rires] oui hein, vous en redemander. Ça se voit un peu court jeune homme. Ça se voit votre gourmandise tous les deux. C'était un plaisir de vous voir jouer le jeu de ce de ce dialogue au sommet [rires] et quant à nous, on se retrouve très vite pour un prochain numéro de notre conversation française. Un plaisir partager. Merci pour ça.

Je vous en prie. Merci pour les Je sais que ça bon maintenant que c'est coupé, je veux pas vous enlever quelque chose de votre collection du tout. C'est un vrai cadeau et je suis très heureux. Merci beaucoup. Yeah.