Lancement du Collectif Mer et Francophonie : Discours de Marine Le Pen
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Temps de parole
- Présentateur100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Si la série des collectifs thématiques que nous avons lancé depuis 2013 s'enrichit une fois encore pour compléter notre projet national, je dois avouer que la mission de ce collectif-ci me tient particulièrement à cœur. Elle n'était pas évidente aux yeux de tous. Et pourtant, elle s'est imposée à moi comme l'un des grands chantiers programmatiques à mettre en place. Elle s'est imposée avec une nécessité d'autant plus impérieuse que ces deux piliers de notre règlement national que sont la politique maritime et la francophonie sont totalement délaissés par les autres partis.
Quand nous parlions d'écologie, d'éducation et de culture, nous voulions insuffler une vision patriote à chacun de ces domaines, mais nous ne prétendions pas tout inventer. Nous intervenions dans des débats déjà existants et l'idée de nation nous servait de tout seul. Nous rappelions des évidences malheureusement oubliées, ici la tâche est toute nouvelle. Ici nous débarquons en terre inconnue. Aucun parti n'a à ce jour créé un programme maritime et francophone. Ces questions ne sont pas considérées comme dignes d'être traitées, et pour cause. Le réunissement de la France dans le monde a été relégué par beaucoup de politiques aux oubliettes de l'histoire.
Comment parler de grandeur quand on a abandonné la France pour une logique supranationale ? Bon, à part, ils ne comptent certainement pas laisser de côté de tels vecteurs de la puissance française. Il suffit de les redécouvrir, d'ouvrir les yeux pour voir à quel point ils sont précieux. La petite politique de Bruxelles nous met des oeillères, le monde est bien plus vaste que cette Union européenne étriquée qui n'en fit plus de se replier sur elle-même. Nous devons nous emparer de ces sujets pour construire la France de demain, une France innovante et audacieuse.
Espaces maritimes et francophones, ces deux outils de projection de la France dans le monde, sont intimement liés, et je me dois de commencer par avoir une pensée, bien sûr, pour l'outre-mer. Commençons, ils permettent, pardon, à la France d'être présente sur quatre continents, outre l'Europe, en Amérique, en Afrique, en Océane. Commençons donc par notre espace maritime. Il aurait été fâcheux que la vague de marine n'alla pas jusqu'à la mer. Et quelle mer ? L'espace maritime français, comme l'ont rappelé nos intervenants, est le deuxième au monde après celui des États-Unis. 11,5 millions de kilomètres carrés, l'équivalent de près de 20 fois la France métropolitaine.
On l'oublie trop souvent, mais la France est grande aussi, précisément, que l'outre-mer. Que le Front National a toujours été déterminé à défendre. J'étais en 2013, en Nouvelle-Calédonie, pour inviter nos compatriotes ultramarins à rejeter l'indépendance. Je suis plus que jamais déterminé à défendre cette territoire délaissée par la République. La frontière ultramarine de la France est la preuve vivante que nous devons voir plus loin que le bout de notre nez. L'Union Européenne est une réalité bien petite, comme je le disais, et bien étriquée, si on la compare aux possibilités ouvertes par l'outre-mer.
Les compatriotes d'outre-mer doivent reprendre leur place au sein d'un nouveau dynamisme économique, qui ne sont bien sûrs conçus et traités que comme une charge, et dont les chiffres du chômage ne sont même pas comptabilisés dans les statistiques mensuelles du gouvernement. Il n'est quand même pas inutile de rappeler que, oh allez, petite anecdote, le territoire terrestre et maritime de la Polynésie est plus grand que le territoire de l'Union Européenne. Cet espace démultiplie nos possibilités. Il nous fait parcourir tous les océans du globe. Il nous donne accès à des ressources inexploitées. Il nous donne un avantage stratégique sans commune mesure.
Il offre des perspectives de croissance innombrables, et pourtant, que nous avons laissé notre mère en jachère. Et pourtant, cet espace, comme le rappelaient tout à l'heure nos interlocuteurs, cet espace qui représente vingt fois la France, eh bien, il est sorti des radars. Des radars médiatiques, politiques et même économiques. Il est totalement nié. La mer est considérée comme marginale. Elle n'est que la limite de la terre, alors qu'elle pourrait être une véritable interface avec le monde. Les fonds marins sont encore largement inexplorés. Leurs richesses sont totalement laissées à l'abandon.
Notre pêche est par ailleurs entravée par l'Union Européenne, qui nous limite ici, comme pour tout le reste. Les 300 000 emplois liés à l'économie de la mer, comme le rappelez-vous tout à l'heure. La flotte commerciale française s'aménuise, alors qu'aujourd'hui, plus de 80% des échanges commerciaux mondiaux se font par voie maritime. Ni Marseille, ni Le Havre ne peuvent rivaliser avec retardables ou les ports asiatiques. Le constat est donc clair. Mais nous avons un outil formidable pour le monde de demain. Nous avons un atout formidable pour le monde de demain. Mais nous ne nous donnons aucun moyen pour le défendre.
La priorité est donc d'abord de sécuriser notre territoire et nos activités maritimes. Il faut d'abord faire valoir nos droits sur les zones économiques exclusives, encore mal délimitées ou mal défendues. Et pour ça, permettez-moi de rappeler, et vous l'avez fait, il faut y être. Je rappelle que dès 2013, j'avais dénoncé l'abandon programmé par les autorités françaises de l'île de Cromelin, à 500 km au nord de l'île de la Réunion, au profit d'une co-souveraineté avec l'île Maurice. C'est une promesse que par Chirac, probablement à l'issue d'un banquet, avec ses amis mauriciens.
C'était 280 000 m2 de domaine maritime national que l'on s'apprêtait alors à brader l'équivalent de la moitié de la surface de la France métropolitaine. Rien que ça. Victorin Lurel, ministre de l'Outre-mer de l'époque, avait été contraint par la polémique à réaffirmer la souveraineté française sur l'île. Mais les revendications ne cesseront que lorsqu'une volonté politique ferme le mot drapeau. Les trois îles du canal du Mozambique sont aussi l'objet de revendications étrangères, vous l'avez également rappelé. Et nous devons affirmer clairement nos prérogatives dans la région pour que notre zone économique exclusive ne soit pas pilée.
Il faut ensuite nous doter de moyens renouvelés pour développer l'activité maritime française, l'activité portuaire en premier lieu, puisque le port est le point de contact fondamental avec la mer. Nous voulons protéger la pêche artisanale face aux législations et aux quotas européens. De 1990 à 2008, le nombre de navires de pêche français a dégré de quart pour France. La France possède l'une des meilleures expertises mondiales en matière de gestion des ressources aéliotiques. Il est donc aberrant de vouloir lier les pieds et les mains pour le bon plaisir de Bruxelles. Activité de construction navale également.
Malgré notre relative avance technologique, nous trouvons les moyens de nous tirer une balle dans le pied en piétinant notamment des contrats tels que celui de l'istrable russe. Activité commerciale aussi, où la lutte contre les pavillons de complaisance doit être renforcée. Et puis il faut encourager la prospection des fonds marins et étudier la rentabilité de certains gisements potentiels, à la fois pétroliers, comme au large de la Guyane, ou minéraux comme le cobalt, le nickel ou le manganèse sur les côtes de Nouvelle-Calédonie. Sans compter la possibilité de projets de plateformes portuaires offshore au large d'un certain nombre de nos causes.
Sans oublier le développement des énergies renouvelables, comme l'hydronienne ou l'aquaculture. Et ici, je crois que une coopération avec le collectif Nouvelle-Écologie sera évidemment la bienvenue. Je n'ai fait qu'une liste succincte, et certainement pas exhaustive, des chantiers possibles. Ils sont nombreux. Les perspectives sont immenses. Et le travail reste à faire. Au potable, à l'alimentation, seront les grands enjeux du XXIe siècle. Et la mer nous ouvre en l'espèce des horizons encore insoupçonnés, mes chers compatriotes. La grande bataille de notre temps, c'est la conquête maritime.
La mer nous doit être considérée comme une barrière, mais comme un pont vers la croissance, les moyens d'échange, les voies de communication, les emplois. Nos jeunes doivent être instruits à ces enjeux. Aussi, je souhaite que les classes de mer soient davantage valorisées au sein de l'éducation nationale. Nos enfants ne pourront pas éluder la politique de la mer, car elle sera centrale dans les années à venir. Du fait de la croissance démographique, qui fait que nous sommes 7 milliards, quand même, en 2014. Nous sommes 7 milliards en 2014. Et que nous sommes probablement 9 milliards en 2050. Je le disais tout à l'heure, il y aurait une croissance de l'allemand en protéines animales.
Mais nous ne pourrons pas faire augmenter davantage les vaches bovins indéfiniment, puisqu'il est responsable, et vous le savez, à lui tout seul, de plus de rejets de gaz à effet de serre que l'ensemble du transport mondial sur la base d'un milliard et demi de vaches. Alors est-ce que l'avenir n'est pas dans l'alimentation en provenance de la mer, en particulier dans la pisciculture et l'aquaculture ? Est-ce que ces sujets-là ne doivent pas tout de suite, maintenant, faire l'objet d'une analyse stratégique ? Le temps de la mer, c'est un temps long par excellence.
Pourquoi que nous connaissons-nous mieux, et tu l'as rappelé tout à l'heure, la surface de la Lune, que le fond de nos océans, et même la surface de Mars, que le fond de nos océans ? Il nous faut étudier la mer et sa biodiversité pour mieux aussi la protéger. La mer contient 80% de la biodiversité existante. Cette biodiversité est donc un trésor pour la santé. En 2014, on sortit sur le marché des médicaments anticancéreux dont les molécules émanent du milieu marin. Le premier traitement de lutte contre le sida, la ZP, émane du arbre.
Un chercheur français, encore une preuve que nous sommes à la pointe dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, a découvert un nouveau type de verba, un récemment, un animal dont l'hémoglobine est la plus proche de l'hémoglobine humaine, ce qui pourrait à terme régler la pénurie sanguine au niveau mondial. Les scientifiques travaillent aujourd'hui sur 66 molécules d'horizon de marines dans la lutte contre le cancer. La préservation des océans sera une préoccupation de tous les instants et nécessitera un nouveau droit de la mer pour lutter vigoureusement contre la pollution et la destruction de la biodiversité marine.
Vous savez, au cours de son histoire, la France a toujours été partagée entre la Terre et la mer. Les circonstances, les défaites militaires, notamment face à l'Angleterre, nous ont cantonné un être d'une puissance continentale. Cela doit changer. Il nous faut opérer une mutation intellectuelle et culturelle, larguer les amarres et prendre enfin le large. Et quoi de mieux pour faire cela ? C'est de choisir une présidente de la République qui s'appelle Marie.
C'est pour cela que j'ai souhaité la création d'un collectif sur la politique de la mer qui réunit des experts, des chercheurs, des professionnels de la mer, de la pêche, du commerce international pour définir et proposer des orientations sur ce chantier stratégique et incroyablement enthousiasmant. Après son espace maritime, la France dispose d'un second outil de... Et on l'a dit, c'est la langue française. Cette langue française qui est le joyau de notre culture nationale, elle est évidemment un vecteur de rayonnement dont souvent nous n'imaginons pas la puissance. Ce qui équivaut à la France et qui renforce d'autant le poids de notre...
C'est la langue officielle d'institutions internationales, encore. Comité olympique, Union africaine, etc. Il existe une télévision internationale, une organisation, l'organisation internationale. Sans compter les raisons. Les alliances françaises, les coopérations bilatérales, les échanges universitaires, tout ce patrimoine de la francophonie est un trésor. Là encore, il faut bien le dire, depuis un certain nombre d'années, laissées en jachère. Et pourtant, nous sommes en train de dilapider.
Aujourd'hui, ridiculement bas, mais qui peut croire qu'une organisation regroupant environ 80 pays, dont presque 60 membres de plein exercice, se contentent pour son fonctionnement et ses projets de ce 21 milliards. Et qu'elles nous ont seulement 13. l'inaction française entraîne le dérissement progressif du français comme langue officielle par certains pays. D'autres voient l'anglais gagner du terrain, malgré une tradition de défense ardente du français, comme au Québec. Mais aussi, et surtout, comme dans de nombreux pays d'Afrique. Mais la menace la plus grave, c'est celle qui plane sur le français au sein même de notre territoire national. Ça paraît ahurissant, mais c'est ainsi.
Et ça a été rappelé tout à l'heure par M. Préveix. Si la France, nation mère de la francophonie, n'arrive même plus à assurer la sauveur de sa propre langue sur son propre territoire, nous pourrons évidemment dire adieu à tout espoir de rayonnement francophone. L'exemple le plus vagrant est celui d'enseignement supérieur, alors que plusieurs universités contrevenant à la loi du fond de 94 pratiquent déjà le tout anglais dans certains cursus. La loi Furazone de 2013 et ses amendements ont introduit des exceptions concernant l'enseignement en anglais fiées par des nécessités pédagogiques. À l'intérieur de ça, vous pouvez tout mettre.
La définition, plus que vague, des nécessités pédagogiques laisse évidemment la porte ouverte à toutes les dérives. On va voir fleurir partout les cours en anglais sous prétexte d'adaptation au monde moderne. En outre, la multiplication des dénominations telles que Toulouse School of Economy ou Paris Science et Research University sont les indices progressifs de capitulation culturelle. Et je ne vous ai même pas parlé d'ENGIE. Face à cette action généralisée de l'anglais, la défense de l'outil francophone doit continuer à être, doit constituer, pardon, une priorité. Le budget de l'OIF doit donc être accru.
Son organisation de l'élargissement indéfini du nombre d'États membres n'a aucun sens et une coopération accrue au sein d'un cercle restreint de pays réellement francophones est évidemment à mettre en place. Il peut aussi devenir un espace de prospérité et avoir des débouchés nouveaux. Pourquoi est-ce que vous croyez que les anglophones essayent de, selon la bonne idée technique, de pousser de la que je m'y mette, d'asseoir leur influence sur un certain nombre de pays en Afrique ? C'est parce que derrière cette utilisation de la langue, il y a évidemment l'ouverture et le développement des échanges commerciaux.
Bien sûr que la francophonie peut-être et même doit être le terrain d'un futur développement des échanges commerciaux. Le développement d'une sphère d'influence francophone permettra à la France de redevenir une puissance d'équilibre dans un monde multipolaire et c'est aussi en France même qu'il faudra se battre contre le français. en accroissant les heures d'enseignement qui lui sont consacrées à l'école primaire et en faisant adopter une loi tout bon renforcée face au tout anglais. L'aventure d'envergure mondiale l'outre-mer et de son outre-mer français, une base de projection d'une future croissance, voilà, je le crois, une vision tout à fait nouvelle.
Mais il faudra pour cela rompre avec l'inertion et la lâcheté de nos élites politiques qui ont abandonné le projet français pour une allégeance supranationale. Je souhaite que le collectif Mère et Francophonie mette toute son intelligence au profit de cette noble tâche et qu'il œuvre avec nous au redressement national. Vive le collectif Mère et Francophonie, vive la République et vive la France. Sous-titrage Société Radio-Canada