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InterviewPublic Sénat· 10 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsNumériqueÉconomie & entreprisesSécurité

Jean François Husson : " L'Etat est devenu une passoire " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteÉludée

    Est-ce que vous pensez qu'on aura un budget fin décembre ?

  • 1:02FerméeRéponse partielle

    Vous n'avez pas de piste, pas de pré-budget ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la mesure prioritaire selon vous ?

  • 3:37FerméeRéponse directe

    À six mois de la présidentielle, ça vous paraît réaliste ?

  • 4:29FerméeRéponse directe

    Vous êtes d'accord avec la baisse de la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés ?

  • 5:54FerméeRéponse directe

    Aucune hausse d'impôts, ni pour les riches ni pour les entreprises ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Qui sera mis à contribution et de quelle manière alors que le Premier ministre répète qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts et désimpôts ? »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « Le Sénat qui demande, notamment la droite sénatoriale, qui demande un redressement des finances publiques. »
  • 4:21Invité politiqueChiffre
    « il s'engage, je cite, à ce que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés demandée aux très grandes entreprises diminue. »
  • 6:49Invité politiqueChiffre
    « une double intrusion a été constatée dans les systèmes d'exploitation de nos impôts. Un vol de données qui a concerné, on le disait, près de 700 000 particuliers professionnels. »
  • 7:11InvitéFait
    « Une cyberattaque de la Direction générale des finances publiques du 23 au 25 janvier et du 21 au 23 juillet. »
  • 7:40InvitéChiffre
    « il s'est connecté à certaines applications des finances publiques pour y dérober les données de près de 300 000 particuliers et 250 000 professionnels. »
  • 7:56InvitéFait
    « Cette fuite a eu lieu du 27 juillet au 8 août. »
  • 8:08InvitéChiffre
    « le hacker a pu voler les données cadastrales de plus de 434 000 foyers. »
  • 8:28InvitéFait
    « ce qui a permis un nouveau vol de données fiscales des citoyens français. »
  • 8:49InvitéFait
    « les parlementaires pointent des failles structurelles dans la sécurité des systèmes d'information de la Direction générale des finances publiques. »
  • 9:07InvitéFait
    « il y aurait le développement ces dernières années du télétravail pour les fonctionnaires du fisc, et puis le renforcement des échanges de données entre les différentes administrations. »
  • 10:31PrésentateurFait
    « L'État, il s'est avéré une passoire, une fois de plus. »
  • 13:46PrésentateurChiffre
    « il y a deux ans, plus de 2000 attaques, on est cette année à plus de 7000 et l'année n'est pas finie. »
  • 18:00InvitéFait
    « L'AMF vient de subir une cyberattaque qui heureusement n'a pas eu énormément de conséquences parce qu'elle n'a touché que son site internet et sur un assez petit volume de données qui n'avait rien de sensible. »
  • 22:25Invité politiqueFait
    « les tarifs des carburants qui ne cessent de s'envoler. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Invité16 %
  • Jean-françois Husson15 %
  • Invité 210 %
  • ?4 %

32,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Jean

0:08
Jean-françois Husson

-François Husson, sénateur à l'air de Meurthe-et-Moselle, vous êtes le rapporteur général du budget.

0:11
Locuteur

Un

0:11
Jean-françois Husson

budget en cours d'élaboration, présenté à la fin du mois dans un contexte difficile pour nos finances publiques. Qui sera mis à contribution et de quelle manière alors que le Premier ministre répète qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts et désimpôts ? Justement, nous allons en parler du piratage qui a eu lieu cet été. Comment éviter la fuite de nos données fiscales ? Vous êtes penchés sur le sujet. On parlera de votre note dans quelques instants. Mais d'abord, le budget. Est-ce que vous pensez qu'on aura un budget fin décembre

0:37
Locuteur

?

0:38
Présentateur

Je pense que, alors, fin décembre, moi je ne garantis pas. Il faut déjà connaître,

0:43
Locuteur

comment

0:43
Présentateur

dirais-je, à la fois la méthode, les objectifs que le gouvernement va fixer. Je comprends qu'il continue de travailler

0:49
Locuteur

plutôt,

0:50
Présentateur

en tous les cas, en base clôt

0:53
Locuteur

pour

0:53
Présentateur

éviter, si je comprends bien, les fuites.

0:57
Locuteur

Mais

0:57
Présentateur

il faut aussi travailler avec le Parlement en amont. Ça facilite les choses.

1:01
Locuteur

Vous

1:02
Jean-françois Husson

n'avez pas de piste, pas de pré-budget ?

1:05
Présentateur

En posant la question, vous avez la réponse. Voilà. Non, à ce stade, non. Mais le président du Sénat va rencontrer, la semaine prochaine, avec les présidents de groupe LR, Essentrice, Hervé Marseille et Mathieu Darnot, le Premier ministre.

1:20
Locuteur

Donc,

1:21
Présentateur

ça commencera à être dévoilé, mais on sera quand même à la mi-septembre. Donc, vous voyez qu'on n'est pas particulièrement en avance. Je le dis, on a un devoir d'offrir à la France un budget. Reconnaissons que le contexte est particulièrement rock'n'roll, si je fais un peu du Céline Dion à ma façon. Et donc, c'est extrêmement difficile.

1:44
Jean-françois Husson

Le Sénat qui demande, notamment la droite sénatoriale, qui demande un redressement des finances publiques. Alors, c'est assez vague, ça laisse la porte ouverte à plein de choses. Mais quelle doit être la mesure prioritaire, selon vous

1:53
Locuteur

? En

1:55
Présentateur

fait, ça ne se pose pas tout à fait comme ça. Le premier des devoirs, c'est quelque part de simplifier de manière profonde, RL, notre organisation de manière générale, y compris budgétaire. Parce qu'on voit bien qu'il y a une telle instabilité dans les mesures qui amènent des décisions, qui contredisent des décisions qui ont été prises parfois quelques mois avant ou dans le budget précédent. Je pense qu'il faut de la clarté. Ça

2:21
Locuteur

veut dire

2:22
Jean-françois Husson

quoi ? Une vision pluriannuelle

2:23
Locuteur

?

2:23
Présentateur

De toute façon, si vous voulez un redressement, il faut un objectif. Il y a l'annualité budgétaire, mais effectivement, il faut mettre en perspective, définir des priorités. Et les priorités, elles dépendent de deux contextes. Un, là où on dépense trop et mal, et là où il y a parfois des besoins nouveaux.

2:42
Locuteur

Nous

2:43
Présentateur

sommes tombés quasi unanimes sur le fait qu'il y avait besoin d'augmenter l'effort de défense qui était tombé assez bas. C'était les suites et conséquences de la chute du mort de Berlin, d'un monde plutôt en paix. On va dire que c'est un monde aujourd'hui en perpétuelle effervescence et qui est en guerre de manière manifeste sur certains de nos territoires et aux portes de l'Europe. Mais on a aussi d'autres priorités. Alors il faut essayer d'abord de se mettre d'accord

3:09
Locuteur

pour

3:10
Présentateur

ensuite convaincre à la fois la représentation nationale et faire comprendre aux Français qu'à force d'avoir laissé filer, parce que quand même ça a été la folie dépensière, quand on regarde le bilan des années du président de

3:24
Locuteur

la

3:24
Présentateur

République, Emmanuel Macron et de

3:26
Locuteur

ses

3:26
Présentateur

gouvernements, c'est un désastre.

3:29
Locuteur

On

3:29
Présentateur

ne peut pas laisser faire.

3:30
Locuteur

Et

3:31
Présentateur

donc nous continuons, nous, de dire qu'il faut essayer de tenter un effort collectif, progressif.

3:37
Jean-françois Husson

À six mois de la présidentielle, ça vous paraît réaliste

3:39
Locuteur

?

3:39
Présentateur

Mais ça ne paraît jamais réaliste. L'année dernière, ça ne

3:42
Locuteur

l

3:42
Présentateur

'était pas. Il y a deux ans, ça ne l'était pas. Il y a trois ans, on a voté 7 milliards d'économies, le gouvernement n'en a pas voulu. Écoutez, vous savez, la dette, on dit que la dette, elle roule. Quand j'entends Bruno Le Maire, aujourd'hui, commencer à faire la leçon au gouvernement d'aujourd'hui, enfin, honnêtement,

3:57
Locuteur

je

3:58
Présentateur

pense que dans un premier temps, il faudrait juste qu'ils mettent en pause, en mode silence. Pendant quelques temps, ça calmerait tout le monde. Il faut redonner, si possible, la sérénité. Mais effectivement, il faut aussi faire partager cette vérité parce que nous sommes le seul pays

4:12
Locuteur

à

4:13
Présentateur

contre-temps. On est à contre-temps de tous nos partenaires.

4:17
Jean-françois Husson

Sébastien Lecornu, qui dévoile de première piste, hier, il a écrit une lettre aux entrepreneurs dans laquelle il s'engage, je cite, à ce que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés demandée aux très grandes entreprises diminue. Ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel. Vous êtes d'accord

4:30
Locuteur

? Ah

4:31
Présentateur

ben,

4:32
Locuteur

on

4:32
Présentateur

était bien seuls l'an dernier à demander, en tous les cas, qu'elle baissa cette contribution exceptionnelle. Donc, l'annoncer, le dire, et même l'écrire aux chefs d'entreprise est quelque chose d'important. Et

4:46
Locuteur

on peut

4:46
Jean-françois Husson

se permettre de la baisser dans le contexte budgétaire actuel ?

4:49
Présentateur

Mais il faut faire des choix. L'objectif, regardez, on nous disait, on va avoir une croissance finalement à 0,7.

4:56
Locuteur

J

4:57
Présentateur

'espère qu'on aura une croissance,

4:58
Locuteur

même

5:00
Présentateur

faible, faiblement positive. Il n

5:02
Locuteur

'y

5:02
Présentateur

a rien d'acquis. Les résultats de l'INSEE, l'INSEE les a corrigés, les a infirmés. Aujourd'hui, ça va mal. Et quand vous avez une grande instabilité internationale, et qu'en France, c'est la débandade budgétaire et financière, évidemment, chacun se pose des questions. Et quand on en est pré-présidentiel, tout le monde reste un peu sur son quant à soi. Et donc, en matière de confiance et d'investissement, or, un des leviers n'en déplaise à certains, c'est de retrouver une dynamique économique industrielle, parce qu'elle a aussi un avantage. Elle nourrit la dynamique des territoires, dans nos départements. On crève de ce parisianisme exacerbé, vu par tout le monde.

Enfin, on parle de citadelle, de forteresse, quand on parle de Bercy. Mais on devrait être dans une maison avec des portes et des fenêtres ouvertes.

5:51
Jean-françois Husson

Un peu trop parfois, on va en parler, les fenêtres de Bercy. Mais juste, aucune hausse d'impôts. Vous n'accepterez aucune hausse d'impôts, ni pour les riches, ni pour les entreprises ?

6:00
Présentateur

Écoutez, on a le niveau de fiscalité, de dépenses publiques. Le niveau de fiscalité est le plus élevé, impôts et taxes. Or, je me méfie,

6:08
Locuteur

parce

6:08
Présentateur

que je lis, par exemple, que sur les dépenses sociales, l'État va transférer des responsabilités de l'État aux complémentaires. C'est la poche des mêmes. C'est même presque pire, parce que quand c'est l'impôt,

6:19
Locuteur

il

6:20
Présentateur

n

6:20
Locuteur

'est

6:20
Présentateur

pas acquitté par tout le monde, à part la TVA. Quand c'est les impôts et taxes, c'est tout le monde. Et le sujet de la protection sociale et des complémentaires santé va être un sujet que, je pense, explosif à la rentrée dans le cadre du PLFSS. Mais je pense qu'on y reviendra.

6:35
Jean-françois Husson

On va y revenir. En attendant,

6:37
Locuteur

on

6:37
Jean-françois Husson

va parler de Bercy. Un peu trop portée fenêtre ouverte. Vous suivez attentivement le budget. Vous suivez aussi la protection de nos données fiscales.

6:44
Locuteur

Et

6:44
Jean-françois Husson

cet été, une double intrusion a été constatée dans les systèmes d'exploitation de nos impôts.

6:49
Locuteur

Un

6:49
Jean-françois Husson

vol de données qui a concerné, on le disait, près de 700 000 particuliers professionnels. Il y a quelques jours, vous avez publié une note sur le sujet qu'Alexandre, vous allez détailler. Il

6:57
Locuteur

y a

6:57
Jean-françois Husson

la Commission des finances du Sénat qui a donc enquêté sur les piratages du fisc cet été. Dans une note, les sénateurs expliquent comment les pirates ont procédé.

7:05
Invité

Oui, pour bien comprendre, prenons d'abord la première cyberattaque de cet été qui s'est déroulée en deux temps. Une cyberattaque de la Direction générale des finances publiques du 23 au 25 janvier et du 21 au 23 juillet. En fait, l'assaillant a utilisé les identifiants d'un agent de l'éducation nationale pour pouvoir accéder au réseau informatique qui relie toutes les administrations de l'État, le réseau interministériel. Et une fois connecté à ce réseau, le hacker a utilisé, cette fois-ci, les identifiants d'agents du fisc qui ont été dérobés via des précédentes cyberattaques.

Et avec ces codes, il s'est connecté à certaines applications des finances publiques pour y dérober les données de près de 300 000 particuliers et 250 000 professionnels.

7:48
Locuteur

Et

7:49
Jean-françois Husson

lors de la deuxième cyberattaque, l'assaillant a utilisé une autre méthode.

7:53
Invité

Cette fuite a eu lieu du 27 juillet au 8 août. Et alors cette fois-ci, le hacker est passé par le compte d'un géomètre habilité par l'État pour accéder au serveur des données cadastrales des Français, un serveur qui est relié à la plateforme du fisc. Et le hacker a pu voler les données cadastrales de plus de 434 000 foyers. Et puis enfin, lors de la troisième cyberattaque du 17 août, la note du Sénat explique que l'assaillant a exploité, je cite, une vulnérabilité technique d'un dispositif de traitement statistique de nos finances publiques qui concerne les héritages, les successions des Français, ce qui a permis un nouveau vol de données fiscales des citoyens français.

Alors on rappelle que c'est un jeune homme de 18 ans qui est suspecté par la police d'avoir réalisé ses cyberattaques. Un hacker nommé Chat Noir dans le milieu, déjà connu des services de police pour ce type de piratage. Et il a été mis en examen.

8:45
Jean-françois Husson

Quelles sont les conclusions de l'enquête des sénateurs sur ces piratages

8:48
Invité

? Eh bien, les parlementaires pointent des failles structurelles dans la sécurité des systèmes d'information de la Direction générale des finances publiques, notamment un problème de sécurisation des accès aux différents portails et de détection des usages anormaux. Alors parmi les causes identifiées de ces failles structurelles selon les sénateurs, il y aurait le développement ces dernières années du télétravail pour les fonctionnaires du fisc, et puis le renforcement des échanges de données entre les différentes administrations, alors qu'il rend le travail des fonctionnaires plus fluide, mais qui multiplie les portes d'entrée pour les pirates informatiques.

Jean-François Husson, est-ce que finalement ces attaques, elles sont possibles car nos administrations sont trop interconnectées

9:29
Locuteur

? Alors

9:31
Présentateur

c'est plus compliqué que ça.

9:33
Locuteur

Expliquez-nous. D

9:35
Présentateur

'abord, je veux saluer la disponibilité de la direction et de la directrice et de ses équipes

9:40
Locuteur

parce

9:41
Présentateur

que nous avons avec Claude Rennal auditionné la directrice générale des finances publiques qu'on a sentie très, très affectée. Mais au-delà de ça, et de, alors je le dis aussi, qui nous a dit, on est désolé, on s'excuse. J'ai simplement rappelé, moi la culture de l'excuse, aujourd'hui, c'est comme le numéro vert d'hier pour dire quand il y

10:04
Locuteur

a

10:04
Présentateur

un problème,

10:05
Locuteur

je

10:06
Présentateur

ne

10:06
Locuteur

vous

10:06
Présentateur

peux entendre parler.

10:06
Locuteur

C

10:07
Présentateur

'est pas, il faut qu'on soit dans des, comment dirais-je, on a une responsabilité éminente. Les données inondent le monde.

10:16
Locuteur

On

10:17
Présentateur

a mille et un dispositifs. Et je te mets du RGPD. Et on a la CNIL qui protège les données. Et on demande et on garantit. On dit qu'il faut une souveraineté numérique, que l'État est exemplaire. L'État, il s'est avéré

10:30
Locuteur

une

10:31
Présentateur

passoire, une fois de plus.

10:33
Locuteur

Et

10:33
Présentateur

donc, ça met en cause une grande rigueur. Alors,

10:36
Locuteur

je

10:36
Présentateur

suis moins allé jusqu'à poser la question sur la défense nationale.

10:39
Locuteur

Alors,

10:39
Présentateur

ce que je savais, mais on m'a répondu, la défense nationale, ça répond à d'autres systèmes. Mais j'ai dit, je pose la question parce que je pense

10:47
Locuteur

qu

10:48
Présentateur

'il faut s'inspirer, il faut une grande rigueur. Alors, effectivement, il faut une grande rigueur. Il faut, c'est même plus de la sobriété, ça doit être un coffre-fort. Alors, la contrepartie

10:58
Locuteur

de

10:58
Présentateur

la parole de l'État sur l'accès aux données, c'est, alors s'agissant des données fiscales, en plus, il

11:04
Locuteur

y

11:04
Présentateur

a du secret fiscal. Vous comprenez qu'on ne peut pas demander des efforts de transparence, de facilité d'accès pour les services de l'État et d'avoir, parce que ce qui est aussi préoccupant, c'est qu'on n'aurait rien su

11:18
Locuteur

si, au

11:19
Présentateur

bout d'un moment, le hacker, alors le ou l'est, ne s'était pas, n'avait pas revendiqué, s'il voulait. C'est quand même plus que surprenant.

11:28
Invité

Est-ce qu'on sait pourquoi ces hackers s'attaquent aux données fiscales des Français ? Quel est le risque pour les Français

11:32
Locuteur

?

11:33
Présentateur

Il y a toujours le risque. Alors, pour l'instant,

11:35
Locuteur

on

11:35
Présentateur

nous a garanti que les éléments relevant du secret fiscal n'avaient pas été touchés, atteints. Donc,

11:44
Locuteur

moi,

11:44
Présentateur

je le crois. On n'a pas de raison. Donc, tant mieux, mais de toute façon...

11:49
Locuteur

Ça veut

11:49
Jean-françois Husson

dire que le risque est minime pour les Français

11:51
Locuteur

?

11:51
Présentateur

Non, ça veut dire qu'a priori, sur ces attaques,

11:55
Locuteur

le

11:55
Présentateur

pire n'a pas été obtenu.

11:57
Locuteur

Ça,

11:58
Présentateur

la directrice nous l'a garantie. Mais la Direction Générale des Finances Publiques est, comment dirais-je, mise à mal

12:07
Locuteur

dans

12:08
Présentateur

la solidité de sa démarche et des éléments de protection

12:13
Locuteur

qui

12:13
Présentateur

doit, je le redis, ça doit être un coffre-fort. Ça doit être inviolable. Alors, effectivement, vous l'avez très bien rappelé, je salue ce travail, la difficulté, c'est qu'à un moment donné, il y

12:24
Locuteur

a

12:24
Présentateur

eu,

12:24
Locuteur

à

12:25
Présentateur

la suite de la période de Covid, il fallait bien que tout fonctionne. Donc, il y a eu certaines ouvertures.

12:30
Locuteur

Et

12:31
Présentateur

comme souvent, ça n'a pas été refermé. Deuxième élément,

12:37
Locuteur

puisqu

12:37
Présentateur

'il faut de l'interconnexion et de la fluidité dans la transmission des informations entre ministères, parce que c'est aussi un des éléments. On nous parle aujourd'hui, il faut une économie interconnectée,

12:47
Locuteur

il

12:47
Présentateur

faut de la fluidité, mais on est toujours en tuyau d'orgue.

12:50
Locuteur

Et

12:50
Présentateur

on a quand même une agence nationale de la sécurité informatique, un opérateur de l'État, qui est là, à qui on confie une mission d'étude. Attention, je pense qu'il va falloir compléter par une tierce expertise que j'appellerais plus privée pour challenger un peu ce que

13:09
Locuteur

fait…

13:10
Présentateur

Un

13:10
Invité

audit indépendant

13:11
Locuteur

de

13:11
Présentateur

la diversité de l'État. parce que je pense qu'aujourd'hui, on a de la force de frappe un peu partout. D'ailleurs, le secteur privé n'est pas à l'abri de tout ça pour, je dirais, retravailler, consolider et rendre efficace. J'entends qu'il pourrait y avoir plus de moyens. Attendez, avant de mettre plus de moyens, est-ce qu'on ne doit pas mettre identifié, et mettre mieux de moyens ? Est-ce qu'il ne faut pas simplifier, refermer ? Alors oui, ça va en agacer certains, mais on ne peut pas… La directrice nous a quand même dit,

13:43
Locuteur

il

13:44
Présentateur

y a deux ans, plus de 2000 attaques, on est cette année à plus de 7000 et l'année n'est pas finie. Juste par rapport à ce qu'eux-mêmes connaissent. Donc, on doit être extrêmement vigilant.

13:57
Jean-françois Husson

Juste, l'éfinance publique affirme que des mesures ont été prises, fermeture de certains accès, certaines applications, interdiction d'utiliser des ordis personnels pour se connecter aux finances publiques. Est-ce que pour vous,

14:08
Locuteur

c

14:08
Jean-françois Husson

'est suffisant ? Est-ce que ça vous rassure

14:09
Locuteur

?

14:09
Présentateur

C'est des premières mesures dont on a compris qu'elles étaient indispensables et qu'elles…

14:15
Locuteur

Je

14:16
Présentateur

ne

14:16
Locuteur

vais

14:16
Présentateur

pas jeter la pierre. Elles étaient justifiées par le télétravail, etc. Donc, il va falloir réinterroger tout ça. Je pense qu'à un moment, dans la partie du télétravail, il n'y

14:27
Locuteur

aura

14:27
Présentateur

sûrement que très peu d'applications, d'accès. Ça ne peut pas être… Alors oui, on est nomade, oui, il faut que ça bouge, oui, les gens ont tendance à dire qu'il faut être disponible H24, mais si on ne peut pas garantir, eh bien, il faut limiter les plages et puis je pense qu'il faut aussi aller regarder un peu à l'extérieur ce qui se passe. Nous étions allés avec une délégation du bureau de la commission des finances en 2019 en Europe du Nord et notamment en Estonie qui est plutôt un champion du monde. Juste pour vous dire, ils ont une carte unique

14:56
Locuteur

14:57
Présentateur

vous avez toutes les données de services publics, cartes d'identité, sécu, enfin, tout. Chaque citoyen a une carte

15:05
Locuteur

avec

15:06
Présentateur

toutes les données. Pour tout faire. Alors, c'est hyper sécurisé et en même temps,

15:10
Locuteur

c

15:10
Présentateur

'est, j'irais, très open, ouvert.

15:13
Locuteur

Qu

15:14
Présentateur

'est-ce qui se passe ? Nous, on leur dit, écoutez, la CNIL, etc. enfin, toutes les protections, leur réponse était simple.

15:20
Locuteur

Nous,

15:21
Présentateur

on a mis ça en place parce qu'on a voulu sécuriser notre vie privée

15:25
Locuteur

par

15:26
Présentateur

rapport à ce qu'on a connu avant sous l'empire de l'Union soviétique où, en fait, ils connaissaient tous nos faits et gestes de notre vie. Et, aujourd'hui, c'est un des systèmes les plus sécurisés. Le pays est petit, mais parfois,

15:39
Locuteur

les

15:40
Présentateur

petits, c'est un peu comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, il y

15:43
Locuteur

a

15:43
Présentateur

sûrement des exemples à prendre. Donc, on a, je pense qu'il faut prendre les choses très au sérieux parce que là, c'est aussi la confiance des Français et à tous les niveaux qui étaient branlés. Et quand on est sur les données fiscales, c'est un sujet majeur.

15:59
Locuteur

Et

16:00
Présentateur

donc,

16:00
Locuteur

il

16:00
Présentateur

ne

16:00
Locuteur

va

16:00
Présentateur

pas falloir faire, quand il y

16:02
Locuteur

aura

16:02
Présentateur

des annonces, il faut une mise en œuvre et il faut un suivi.

16:04
Locuteur

parce que

16:05
Présentateur

sinon, on est fatigué des annonces sans suite et sans suivi.

16:09
Jean-françois Husson

Il n

16:10
Locuteur

'y a

16:10
Jean-françois Husson

pas que les impôts qui sont piratés, il

16:12
Locuteur

y

16:12
Jean-françois Husson

a aussi les collectivités.

16:13
Locuteur

On

16:13
Jean-françois Husson

va aller du côté de la Côte d'Or. Bonjour Patrick Molinoz, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes vice-président de l'Association des maires de France, coprésident de la commission numérique et il y a à l'Association des maires de France, l'AMF, qui va porter plainte après une cyberattaque. Expliquez-nous.

16:30
Invité

Bonjour, merci. Rapidement, j'ai bien entendu les propos du sénateur. La cybersécurité est un enjeu majeur. Il a parlé des enjeux de défense plus en amont. La cybersécurité c'est devenu aujourd'hui une des très très grandes priorités si on veut que notre pays fonctionne aussi bien dans ses services publics

16:51
Locuteur

que

16:51
Invité

dans le monde de l'entreprise. Les attaques, elles proviennent d'escrocs, elles proviennent de geeks et elles proviennent d'ingérences étrangères de plus en plus. Donc c'est vraiment une question régalienne. Je pense que c'est à l'État et à ses agences, à l'ANSI notamment, d'accompagner ce qu'elle fait. L'AMF est extrêmement mobilisée pour sensibiliser les collectivités parce que

17:13
Locuteur

la

17:13
Invité

conscience du risque, la culture du risque n'est peut-être pas encore suffisamment développée et le risque zéro n'existe pas. Celui qui peut affirmer qu'il n'y aura plus aucune cyberattaque portant ses fruits dès lors qu'on mettrait tel et tel moyen ou tel et tel système en place se trompe. C

17:33
Locuteur

'est

17:33
Invité

l'éternelle course entre le gendarme et le voleur et donc le coffre-fort absolu et parfait ça n'existe pas. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne

17:42
Locuteur

faut

17:42
Invité

pas faire des efforts techniques majeures et de formation et d'accompagnement des publics parce qu'une grande partie des succès des cyberattaques proviennent d'erreurs humaines plus que d'erreurs ou de manques matériels même si ça peut arriver. L'AMF vient de subir une cyberattaque qui heureusement n'a pas eu énormément de conséquences parce qu'elle n'a touché que son site internet et sur un assez petit volume de données qui n'avait rien de sensible mais ça prouve qu'il n

18:13
Locuteur

'y a

18:13
Invité

pas de système parfait et même une structure aussi engagée que nous sur le sujet peut subir des attaques et des failles. Donc ce qu'il faut tirer comme conclusion de tout cela c'est que les efforts que nous conduisons à l'AMF mais ailleurs aussi la mobilisation de l'ANSI qui a développé des centres régionaux de cybersécurité je préside une agence régionale du numérique et de

18:38
Locuteur

l

18:38
Invité

'intelligence artificielle qui porte un CECIRT les efforts sont conséquents mais on va avoir besoin de moyens ça ne peut pas être uniquement les collectivités qui prennent en charge la totalité de ces enjeux qui soulèvent d'énormes problèmes de disponibilité d'ingénierie c'est-à

18:54
Locuteur

-dire

18:54
Invité

de gens qui savent faire des ingénieries qui sont extrêmement coûteuses donc si on veut sécuriser les services publics si on veut sécuriser les services publics locaux comme les services publics nationaux il faut pouvoir mettre à disposition de l'ingénierie et des moyens c'est évidemment pas chacune des 35 000 communes qui va avoir un responsable sécurité des systèmes d'information il faut faire de la mutualisation il faut amener à avoir des opérateurs et il en existe beaucoup dans les régions des opérateurs publics qui accompagnent les communes les plus petites les métropoles les grandes villes ont des services dotés d'agents extrêmement compétents les choses se font il serait bon d'ailleurs que petit clin d'œil monsieur le sénateur qu'on arrive à mettre en œuvre dans le droit français rapidement la directive Nice 2 ça traîne un peu au moins un an un an et demi ce n'est

19:48
Locuteur

pas votre responsabilité

19:49
Invité

personnelle évidemment mais je sais que vous y êtes sensible il faut comment ? ça traîne à l'assemblée pas de chance nous on a travaillé c'est

19:56
Locuteur

fait c

19:56
Invité

'est le parlement qui doit nous savons vous et moi que c'est un vrai enjeu donc à l'AMF ce que l'on dit c'est augmentation de la culture du risque et mise en place de moyens et mutualisation pour accompagner les collectivités

20:12
Jean-françois Husson

je vais laisser Jean-François Husson vous répondre parce que vous l'avez interpellé à de nombreuses reprises

20:17
Présentateur

non je pense qu'on partage moi j'ai dit avant de dire s'il faut mettre plus parce que la culture du toujours plus on voit qu'elle a été assez inefficace quand on voit la débandade financière et budgétaire donc c'est la raison pour laquelle le diagnostic sur les failles les carences et comment dirais-je un projet stratégique

20:38
Locuteur

de

20:39
Présentateur

renforcement sur l'efficacité on regardera les coûts la simplification pour avoir une protection très efficace et moi je vais vous dire

20:51
Locuteur

je

20:51
Présentateur

pense et je plaide de plus en plus

20:54
Locuteur

pour

20:54
Présentateur

une approche partagée entre les acteurs publics et privés parce que c'est un gage d'efficacité et de culture partagée on le voit je l'ai dit d'ailleurs les entreprises le maire le dit les collectivités territoriales et il a grandement raison aujourd'hui dans les communes même dans les communes d'une certaine taille vous avez qui sont très à la pointe parce qu'elles ont parfois des compétences techniques et chez les élus parce que vous avez des élus je ne

21:22
Locuteur

dis

21:22
Présentateur

pas des geeks mais des férus du sujet qui s'impliquent il faut aller chercher il faut aller faire plus et mieux c'est de mon point de vue ce serait un bel exemple de défi collectif

21:33
Locuteur

parce

21:34
Présentateur

qu'en plus je pense que ça nous aidera à tenir je dirais les enveloppes budgétaires et financières pour rappeler que ce n

21:41
Locuteur

'est

21:41
Présentateur

pas parce que la dépense est dite publique que c'est dépense à tout va en tous les cas on a montré ces dernières années que ça n'était pas non plus le meilleur gage d'efficacité et donc l'objectif c'est effectivement le maximum de sécurité des données

21:57
Jean-françois Husson

Merci beaucoup merci Patrick Tolinoz d'avoir été avec nous on termine par les une de la presse régionale Jean-François Husson on va regarder trois titres la une de la dépêche du midi scandale la vidéo raciste d'un policier les propos racistes et homophobes tenus par un policier municipal dans une vidéo suscite un tollé dans la classe politique le RRN a décidé de le suspendre on est à Carcassonne et puis les deux une de votre région qui concerne les automobilistes la une du républicain Lorrain pris des carburants le coup de pompe les tarifs des carburants qui ne cessent de s'envoler des voix s'élèvent qui réclament de nouvelles aides via le blocage des prix ou la baisse des taxes mais le gouvernement ne veut pas creuser les déficits et puis l'est républicain le grand bond des voitures électriques les concessionnaires automobiles de Meurthe et Moselle qui confirment la tendance nationale les ventes de voitures électriques s'envole une montée en puissance qui s'inscrit dans un contexte de flambée des prix des carburants de quelle une avez-vous envie de nous parler

22:49
Locuteur

?

22:50
Présentateur

je vais prendre les deux de

22:52
Jean-françois Husson

chez vous

22:52
Présentateur

? bah oui je vais jouer la carte locale parce qu'elle se répond d'ailleurs le sujet des carburants

22:58
Locuteur

le

22:58
Présentateur

coup de pompe bah oui c'est un coup de pompe et ça va commencer à être extrêmement douloureux si la crise continue et que le prix des carburants augmente parce que quand les comptes sont à sec

23:10
Locuteur

c

23:10
Présentateur

'est le double coup de pompe

23:12
Locuteur

et

23:13
Présentateur

on va voir ressurgir l'atmosphère

23:16
Locuteur

qui

23:17
Présentateur

était celle des gilets jaunes puisque finalement

23:21
Locuteur

pour

23:22
Présentateur

une cause différente

23:23
Locuteur

qui

23:24
Présentateur

est extérieure et internationale là où on avait choisi à l'époque une augmentation on va le dire

23:29
Locuteur

un

23:30
Présentateur

peu folle de la tasse carbone

23:32
Locuteur

ça

23:33
Présentateur

repose la question des mobilités

23:34
Locuteur

est

23:35
Présentateur

-ce que quand on vend plus de voitures électriques on est plus souverains ? Non. Est-ce que notre marché est inondé ? Oui.

23:43
Locuteur

Quand

23:43
Présentateur

on favorise le leasing social pour les véhicules électriques

23:48
Locuteur

je

23:49
Présentateur

le redis

23:49
Locuteur

puisqu

23:50
Présentateur

'on parle aussi d'écologie c'est quand même la dépense fiscale la plus élevée

23:57
Locuteur

pour

23:58
Présentateur

je dirais le rapporter comment dirais-je aux dépenses en faveur du climat donc on a une dissonance entre économie et écologie moi je voudrais bien qu'on remarie les deux parce qu'en plus

24:11
Locuteur

c

24:12
Présentateur

'est un enjeu de souveraineté

24:13
Locuteur

Merci

24:14
Jean-françois Husson

Jean-François Husson Merci

24:14
Locuteur

Merci