Le NFP refuse l'abrogation de la réforme des retraites ! - Thomas Ménagé (LCP)
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Chapitres
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous attendiez à ce qui s'est passé en commission des affaires sociales ce matin ?
- 4:56RelanceRéponse directe
Qu'allez-vous faire si la proposition de loi n'est pas recevable jeudi prochain ?
- 8:13RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous aux Français et à vos électeurs de gauche que vous vous êtes abstenu ?
- 9:13OuverteRéponse directe
Vous avez conscience que pour les Français ça s'apparente à de la tambouille générale ?
- 9:45OuverteÉludée
Pourquoi voter oui ou non avec le RN sur une proposition que la France insoumise défend ?
- 12:52RelanceRéponse directe
Comment financez-vous l'abrogation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13PrésentateurFait
« Le Rassemblement National voulait les noms, les noms de ceux qui n'étaient pas d'accord avec sa proposition de loi pour les rendre publics. »
- 3:53Invité politiqueFait
« On s'attendait à ce que la duplicité du NFP soit mise au grand jour. »
- 4:07Invité politiqueFait
« Mais que quand un texte permettait aux Français de partir plus tôt et était en conformité avec ce qu'il avait porté devant ses électeurs, il le votait. »
- 7:12Invité politiqueChiffre
« Pour le 2024, 2025, pardon, c'est déjà 10 milliards dont on sait qu'il manque pour les retraites. »
- 7:22Invité politiqueChiffre
« On est sur des chiffres de l'ordre de 50 milliards d'euros. »
- 14:18PrésentateurChiffre
« ça coûterait 16 milliards d'euros d'ici 2032 mais rien que l'année prochaine ça coûterait entre 3 et 4 milliards d'euros. »
- 16:55Invité politiqueChiffre
« on a proposé un contre-budget qui fait 75 milliards d'économies cette année, 15 milliards d'économies supplémentaires que les français peuvent trouver aujourd'hui. »
- 18:31Invité politiqueChiffre
« si on atteignait le taux des Pays-Bas on gagne 140 milliards d'euros par an. »
- 21:51Invité politiqueFait
« on déplafonne les cotisations vieillesse dans notre pays. »
- 25:06Invité politiqueChiffre
« dans la moyenne de l'OCDE »
- 25:14Invité politiqueChiffre
« en France on cotise 28% »
- 25:17Invité politiqueFait
« j'ai vérifié pendant l'émission »
- 26:56Invité politiqueFait
« le Rassemblement National lui sur une retraite à 62 ans »
- 27:10Invité politiquePromesse
« ce qui m'intéresse c'est comment je peux servir une meilleure retraite »
Temps de parole
- Présentateur42 %
- Thomas Ménagé26 %
- Invité politique18 %
- ?9 %
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Bonsoir Thomas Ménager. Bonsoir, merci de votre invitation. Député Rassemblement National du Loiret, c'est vous qui défendiez cette proposition ce matin en commission. Bonsoir Adrien Clouet.
Bonsoir.
Député LFI de Haute-Garonne, vous aussi vous souhaitez l'abrogation, mais vous avez choisi les insoumis de cette commission de vous abstenir. Bonsoir Philippe Bivier.
Bonsoir.
Bienvenue député Modem d'Eure-et-Loire, vous vous êtes farouchement opposé à l'abrogation de cette réforme. Enfin bonsoir Fanny Guinochet. Pour m'accompagner, journaliste économique à la tribune et à France Info, la radio. Alors que s'est-il passé précisément au sein de cette commission ce matin avant de vous entendre ? D'ailleurs messieurs, vous y étiez tous les trois. Eh bien le récap d'Elsa Mondingama. Bonsoir Elsa. Bonsoir Myriam. Bonsoir à tous. Vous le savez, la réforme des retraites, elle s'invite à intervalles réguliers ici à l'Assemblée Nationale. Et on en parle ce soir, c'est le Rassemblement National qui a décidé de remettre le sujet sur la table.
Vous l'avez dit, dans sa niche parlementaire,
c
'est-à-dire la journée où les groupes minoritaires peuvent défendre des propositions de loi, des PPL dans le jargon, une PPL de trois articles, passer de 64 à 62 ans l'âge légal, revenir à 42 annuités. Et puis l'article 3, c'est un gage financier. On explique comment on finance tout ça. Le texte était donc débattu ce matin en commission des affaires sociales. Et le Rassemblement National a demandé un scrutin public. Regardez comment ça s'est passé.
Ayant été saisi d'une demande de scrutin public, mon voisin va faire l'appel député par député, qui va donner de manière claire le sens de son vote pour, contre ou abstention, de manière à ce qu'on recueille le positionnement de chacun. C'est donc l'ouverture du scrutin public.
C
'est très rare, un scrutin public en commission. Mais là, le Rassemblement National voulait les noms, les noms de ceux qui n'étaient pas d'accord avec sa proposition de loi pour les rendre publics. Vous savez, ça s'appelle le name and shame. Et donc, le Rassemblement National voulait clairement piéger la gauche. C'était, allez, à peu près assumé par Jean-Philippe Tanguy il y a quelques jours.
Je
trouve dommage d'utiliser le mot piège. Je le comprends et on n'est pas dessein en politique, évidemment. Il y a aussi un combat avec nos adversaires politiques. Mais c'est eux qui se piègent tout seuls par leur séquence.
Et
oui, parce que le nouveau Front populaire, normalement, est pour l'abrogation de la réforme des retraites. Mais là, une grande majorité s'est abstenue. Il y
a
eu quelques votes contre, un vote pour d'un communiste. Écoutez les explications d'Antoine Léoman.
On ne
va
pas leur faire le cadeau de leur racheter un vernis social sur une proposition de loi qui, en plus, est inefficace et inepte.
Alors, maintenant, Elsa, que va faire le RN ? Thomas Ménager va vous le dire. Je vais vous le dire un petit peu en avance. Il va redéposer des amendements, en fait, pour rétablir le texte initial. Sauf que ces amendements, ils pourraient bien être retoqués par Yael Brown-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il y a un précédent. C'est exactement ce qui s'était passé en juin 2023. Il y a une éternité. C'était le groupe Liotte qui avait aussi défendu une proposition de loi pour abroger la réforme des retraites. Même scénario. Article rejeté en commission. Amendement pour le rétablir.
Et la présidente de l'Assemblée avait déclaré l'amendement irrecevable au titre de l'article 40, celui qui interdit aux députés de créer de nouvelles charges. Après, le RN aura deux solutions. Soit retirer son texte, soit le maintenir en séance le 31 octobre. Mais ce sera une coquille vide, mais une tribune politique pour les troupes de Marine Le Pen. – Merci beaucoup Elisa Mondingaba. C'était d'une limpidité remarquable. Alors, on commence avec vous, Thomas Ménager. Vous allez nous dire ce que vous allez faire dans l'hémicycle. Mais déjà, est-ce que vous attendiez à ce qui s'est passé en commission des affaires sociales ce matin ? Est-ce que vous êtes surpris par ce scénario ?
– On
s'attendait à ce que la duplicité du NFP soit mise au grand jour. Et je remercie les communistes. M. Monnet qui, lui, au final, l'a dit. Il
a
dit qu'il était dans un combat contre le Rassemblement national. Et il en a le droit. On est en démocratie. On a le droit de se combattre pendant les élections. Mais que quand un texte permettait aux Français de partir plus tôt et était en conformité avec ce qu'il avait porté devant ses électeurs, il le votait. Il l'a voté et je l'en remercie. Aujourd'hui, cette opération de transparence, avec ses scrutins publics, nous la souhaitons. Parce que les Français sont dégoûtés de la vie politique quand ils entendent un certain nombre de leurs élus sur les marchés, sur les plateaux télé, défendre un certain nombre de mesures.
Et au final, pour défendre leur chapelle, pour, je cite, ne pas faire un cadeau. Mais ce n'était pas un cadeau pour le Rassemblement national.
Ce
n'aurait pas été la victoire du Rassemblement national. Ce n'aurait pas
été
la victoire des Français. Donc quand j'entends M.
Leaumant... Il fallait encore qu
'elle soit votée dans l'hémicycle.
Oui,
bien entendu. Mais ce n'aurait été une première étape. Quand j'entends M. Leaumant, c'est vraiment typique de la politique dont les Français ne veulent plus. Et ça en dit long sur le réel combat pour les Français que mène le NFP aujourd'hui.
Aujourd'hui, c'est une coquille vide. On va voir ce qui va se passer. Probablement article 40. Qu'est
-ce
que vous allez faire si elle n'est tout simplement pas recevable, cette proposition de
loi, jeudi
prochain ?
Je
déposerai, bien entendu, des amendements pour réintroduire. Parce que s'ils ont été jugés recevables, il devrait y avoir un parallélisme. Alors c'est vrai qu'il
y a
une jurisprudence qui est celle de la proposition de loi de M. de Courson. Mais aujourd'hui, il y a quand même eu, le 7 juillet, une très large majorité qui a été élue sur l'abrogation de la réforme des retraites. Il y a aujourd'hui une réelle attente des Français. Et je pense que Mme Brune-Pivet doit l'entendre aussi et accepter et que ces amendements soient recevables. Dans tous les cas, ce qu'on fera en fonction des décisions de recevabilité, ça je vous l'annoncerai dans les prochains jours. Mais le combat continuera. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour abroger la réforme des retraites. Pas pour nous, pas pour le RN, mais pour les Français.
Alors avec l'abstention des insoumis, c'est comme s'il n'était pas là. On va dire ça comme ça en commission des affaires sociales. Vous vous êtes retrouvé, Philippe Vigier, majoritaire. Macroniste plus droite. Pour vider de sa substance cette proposition de loi. On est dans les manœuvres à tous les étages, franchement. Est-ce que c'est à la hauteur
?
Moi je vais vous dire, c'est très simple. Je ne suis pas dans la manœuvre. Simplement. C
'est vous
qui avez décidé quand même de...
Non, on n
'a
rien décidé.
De ne mettre
dans ce test que deux petits rapports et donc plus rien à voir en
votant contre tout. C'est très simple. Premièrement, il n'y
avait
pas de manœuvre, de calcul. Ce n
'est
pas parce qu'il
y a
une proposition de loi qui vient du RN qu'on doit obligatoirement la repousser ou venant du NFP. Ça, c'est de la politique politicienne. Ce n'est pas ma logique. Moi, si vous regardez mon engagement ici, dans cette maison, depuis quelques années, il a toujours été le même. La réforme de Madame Touraine, je l'ai votée. Cette réforme-là, la dernière, je l'ai votée. Mais il y a eu d'autres avant. Celle de Fillon, celle de Bertrand, celle de Wörst. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas raser gratis. Et en fait, je crois que la plus grande faiblesse du texte qui a été présentée par tous mes ménagers, même s'il a mis enthousiasme, c'est que ça n'est pas financé.
On va dire sur le fond, mais il s'est passé quelque chose. Il y a quand même une
majorité de députés qui ont décidé de retirer tout l'essentiel de ces trois articles pour ne garder que deux petits rapports qui n'ont rien à
voir. Moi, je n'ai
même pas voté pour les rapports. Vous pouvez regarder, je n'ai même pas voté pour les rapports parce que ça n'avait pas de sens, parce que j'estime que c'est mentir aux Français que de leur dire que l'on pourra partir à la retraite à 60 ans, 62 ans, car il manque. Il faut dire ce chiffre, je l'ai dit ce matin en commission. Pour le 2024, 2025, pardon, c'est déjà 10 milliards dont on sait qu'il manque pour les retraites, mais pas que cela. Personne ne tient compte d'un chiffre, c'est celui qui est apporté par l'État pour équilibrer
le système de retraite. On va venir sur le financement de la retraite.
On est sur des chiffres de l'ordre de 50 milliards d'euros. Alors moi, je veux bien qu'on rase gratis, qu'on dise à tout le monde, vous savez, je ne
vais
pas avoir la violence de rappeler à Thomas Ménager parce que ce
n'est
pas lui qui l'a dit. Madame Le Pen, en 2022, j'ai retrouvé une situation formidable, on pourra partir à la retraite à 60 ans. Mais vous voyez, les Français, ils ne veulent pas, et Thomas Ménager a un très bon argument que je lui
renvoie. Il n'y a pas
notre programme aujourd
'hui, vous le savez. On va venir au fond du débat dans un instant, s'il vous plaît.
Lorsqu
'on annonce aux Français
dans une campagne présidentielle qui est un élément absolument fondateur,
on
a connu ça avec François Hollande. Je reviendrai sur le truc injuste,
tout
ça. Jamais fait. La gauche n'est jamais revenue en arrière sur aucune réforme avant. Et là, c'est Marine Le Pen, elle-même, qui avait dressé le décor en disant on fera la retraite à 60 ans.
Bien. Alors je vous promets,
Philippe Vigier, qu'on va avoir ce débat de fond sur l'opportunité aujourd'hui de revenir aux 62 ans. Je voudrais qu'on termine sur ce qui s'est passé en commission, Adrien Clouet. Comment vous expliquez aux Français et à vos électeurs de gauche qui ont bataillé fermement contre cette réforme, qui ont fait grève parfois avec des retenues sur salaire que vous avez préféré vous abstenir
?
Mais parce qu'à aucun moment ce matin on a voté pour rétablir l'âge de départ à 62 ans. Qu'est-ce qui s'est passé ce matin
?
Vous osez tout, vous osez tout.
Désolée, j
'étais obligé de rire parce que... Je vais vous expliquer votre texte. Je vais vous expliquer votre texte en trois points. Très rapide.
C
'est
triste
politique. Laissez-moi finir s'il vous plaît. J
'ai
écouté non-stop. Et c'était très long. Donc en trois points, pourquoi ce texte de toute façon ne pose pas la question que vous posez ? Premièrement,
vous
déposez un texte qui n'a aucun interlocuteur au Sénat. Donc quoi qu'il se passe ce matin, quoi qu'il se passe, il n'allait pas au Sénat et c'était mort. Premièrement. Deuxièmement, plus important, plus important. En même temps qu'on examinait le texte en commission, il y avait des débats dans la commission d'à côté, aux finances.
Là,
il y
a
eu un texte qui a été voté aussi. Sur le retour à 62 ans, le RN a voté contre. Donc vous avez les mêmes qui, dans une salle, vous disent « Oui, soit 10 ans, on veut abroger la femme Macron ». Dans la salle d'à côté, ils votent l'inverse.
Alors
vous avez conscience que
pour
les Français, ça s'apparente à de la tambouille générale.
C
'est
extrêmement
difficile
là-dessus. Non, mais attendez. Moi, j'ai une
question simple.
Si ce n'est pas un bon texte, pourquoi
vous vous abstenez
? Pourquoi vous ne votez pas contre ?
Sur un dernier point, c'est que je ne suis pas d'accord avec le contenu du texte.
Mais alors pourquoi vous ne votez pas contre ? C'est le texte de M. de Courson que vous avez voté. C'est strictement le même dispositif, M. Clouard. Ah bon, c
'est le même texte ?
Mais strictement, mais strictement, à la
virgule près. Ce n'est pas vrai. On ne fait pas conscience à nos
administrateurs de l'Assemblée nationale
qui font un travail
remarqué. Alors justement,
c'est intéressant parce qu'il y a des téléspectateurs. Je vous redonne la parole. Les
téléspectateurs
et rouges. Je vous redonne la parole. Mais je voulais
qu
'on
fasse ce premier tour de table parce qu'il y a des Français qui l'attendent, cette abrogation. Et même, pourquoi pas, une majorité de Français quand on regarde les enquêtes. On est allé dans une terre de gauche à Bobigny, une terre insoumise et on l'a imposée. La question, faut-il voter oui ou non ? Avec le RN sur une proposition que la France insoumise défend ? Reportage d'Ario Borgogno.
À
Bobigny, ville qui a voté la France insoumise à plus de 70% aux dernières législatives, voter pour l'abrogation de la réforme des retraites proposée par le Rassemblement national provoque cette réaction.
Ça
ne
vous
dérange pas que ce soit le Rassemblement national qui propose ?
Pas
du tout puisqu'ils sont pour qu'on travaille moins, c'est ça ? Oui, ça ne me dérange pas.
Mohamed, 45 ans, travaille dans le milieu de l'industrie. Il commence à 4h du matin chaque jour et ne se voit pas continuer au-delà de 60 ans.
Le travail, ça casse. Donc on a mal partout, on n'arrive plus à dormir. Du coup, on n'y passe pas à arriver jusqu'à cet âge-là pour toucher une passion de retraite. Après, si Marine Le Pen propose quelque chose de bon, pourquoi pas ? C'est ce que nous, on souhaite,
que
ce soit Mélenchon ou Marine Le Pen. Si ça arrange tout le monde, ça va avoir de bon sens. Pourquoi pas ?
Si Elefi veut attendre sa niche parlementaire du 28 novembre, pour Constantine, 50 ans, à ESH, inutile d'attendre.
C
'est
enfantin, quoi. C'est un jeu de bac à sable. Moi, je ne
suis
pas l'épéniste, mais en même temps, pour moi, dans la vie,
il
faut voir le juste milieu, il faut voir ce qui est intéressant. Ce n
'est
pas parce que je ne vous aime pas que si vous dites quelque chose qui est intéressant, je vais la rejeter comme ça.
Érenne ou Elefi, peu importe donc pour ces Français.
Voilà, on est quand même à Bobigny, ce sont vos électeurs et qu'est-ce qu'ils vous disent, Adrien Clouet, que le contenu, il est plus important que l'émetteur. Qu'est-ce que vous leur répondez
?
Que la question est mal posée. Vous êtes en train de leur poser la question « Faut-il voter un texte qui abroge la réforme Macron ? » Mais ce n
'est
pas le sujet. Ce texte ne l'abroge pas. Ce texte ne peut pas aller au Sénat, donc il ne peut pas être efficient. Ce texte, il vient des mêmes qui ont sauvé M. Barnier à plusieurs reprises qui refusent de le censurer. Le gouvernement qui porte le report
de la réforme de la retraite Et vos électeurs disent qu'il faut voter le texte du RN.
Et à l'intérieur. Moi, je l'ai lu parce que je vous prends au sérieux. M. Ménager, il nous a fait un papier, ça va avec le texte, nous disant comment il payait. Vous avez un projet d'abrogation, vous avez un projet sur les retraites qui consiste à nous dire c'est écrit noir sur blanc. C'est la page 9 du document de financement qui va avec. Vous nous écrivez. On ne
va
pas rentrer dans le
détail. Moi, ce qui m
'intéresse c'est que même au sein d'LSI... On est obligé de rentrer dans le détail quand même. Mais vous avez
des
parlementaires à l'État qui sont d'accord pour
le voter. Émeric Caron, il est dans votre groupe. Il commence à ouvrir ce débat dans le 18ème.
Il
dit oui, moi je veux voter pour abroger.
Mais c'est bien qu'on a eu des
débats mais est-ce que je peux juste finir pour...
Je vous en prie, M. le député. Mais attendez quand même.
Il nous présente une soi-disant réforme des retraites qui ne
peut
pas aboutir mais admettons. Et ils nous disent noir sur blanc à l'intérieur. M. Ménager nous dit ceux qui vont payer ne seront pas ni les revenus au-dessus de 4 000 euros ni les grandes entreprises. En fait, qui va payer votre histoire
?
Alors justement,
on est bien.
C'est ça qui
est en
jeu en fait. Moi je ne suis pas d'accord avec ça.
Merci
pour cette excellente
transition. Fanny Guinochet, on va faire un point. Déjà les retraites dans les dépenses publiques. C'est le premier poste de dépense ? C'est le poste qui coûte le plus cher et de loin c'est plus de 300 milliards d'euros par an. C'est effectivement pour... Alors aujourd'hui il y a beaucoup de retraités et on a des retraités et là c'est vraiment factuel. C'est démographique. On a aujourd'hui des retraités qui arrivent, qui restent plus longtemps à la retraite qu'avant et il faut s'en réjouir parce que c'est un effet de l'espérance de vie mais du coup ça vous fait des pensions qu'il faut verser plus longtemps ces 25 ans en moyenne.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui on se trouve dans une situation où pour financer ce régime des retraites on a une démographie qui ne suit pas et qui visiblement on ne
va
pas présager de ce que vont donner les années à venir mais en tout cas les femmes, j'ai envie de dire les couples parce que les femmes ne font pas des enfants toutes seules, les couples font moins d'enfants qu'auparavant. Donc vous avez moins d'actifs pour financer de plus en plus de retraités. 14
,4%
du PIB le financement des retraites
le retour aux 62 ans
du PIB et c'est vrai que le recours aux 60 ça coûterait combien en plus ? Alors on a plusieurs études mais c'est vrai qu'on a grosso modo une étude du corps du conseil d'orientation des retraites qui normalement fait consensus avec des économistes autour en tout cas c'est là-dessus que l'on se base ça coûterait 16 milliards d'euros d'ici 2032 mais rien que l'année prochaine ça coûterait entre 3 et 4 milliards d'euros ça c'est facialement c'est-à-dire c'est ce qui ne rentrerait pas mais il
y
a tous les coûts induits en fait qu'il faut voir c'est-à-dire que si on revenait déjà ça poserait une difficulté parce qu'il
y a
déjà la réforme des retraites dont on parle elle a été enclenchée l'année dernière dès le mois de septembre alors elle se met en place progressivement mais donc du coup vous avez des gens qui l'ont déjà vécu
les caisses étaient déjà en déficit il y a eu une réforme
donc si on retourne
aux 62 ans bonjour le déficit
et puis par ailleurs il y
a
tous les coûts induits c'est-à-dire que quand les gens ils travaillent plus longtemps en fait ils payent des cotisations et ça remplit d'autres caisses ça remplit des caisses de l'assurance maladie ça remplit des caisses des accidents du travail donc vous voyez en plus c'est pas seulement juste les retraites c'est que vous avez des systèmes j'ai envie de vous dire de vases communicants sur notre modèle social
pour
bien comprendre et s'en prendre parti ce n'est pas le bon moment pour
revenir aux 62 ans
disons
que
en tout cas ça fait non non mais après la question du moment moi je ne suis pas là pour la poser non
mais au vu du fait qu'on recherche déjà 60 milliards
c'est qu'on voit par ailleurs un état français qui cherche plutôt de l'argent et un régime qui pour l'instant tel qu'il est conçu ou bien alors vous avez des propositions qui sont faites ailleurs des propositions de système par points etc qui va payer mais en tout cas le système tel qu'il est conçu il n'est pas soutenable il n'est pas soutenu là il est en déficit et plus on avance et plus en tout cas dans les 10-15 ans à venir il va être déficit le débat sur le fond il est clairement sur le financement ceux qui nous regardent et il
y
a beaucoup de français qui attendent cette abrogation qui paye ces 15 milliards 16 milliards d'ici 2032 à rajouter aux caisses de retraite comment vous financez l'abrogation Thomas Ménager
vous avez raison c'est un des sujets majeurs qui nous a animés aujourd'hui et qui doit nous animer dans les prochaines années et ça n'avait pas empêché la dernière fois M. Clouet de voter le texte de M. Courson qui n'apportait aucune solution en matière de financement mais
je réponds sur le fond
c'était quoi sa source de financement il
n'y avait
rien du tout dans le texte si
vous posez une question laissez-moi répondre c'est le plafonnement des cotisations attendez parce que là je pense que personne ne comprend votre durée je vous donne la parole juste après
M. Clouet
le
financement vous l'avez très bien dit à juste titre c'est qu'on cherche déjà 60 milliards donc comment trouver ces potentiels déjà 4-5 milliards cette année et puis beaucoup plus les années à venir jusqu'à 16 milliards à horizon 2032 selon les données du corps premier élément que je tiens à vous dire c'est que nous au Rassemblement Action on est clair c'est qu'on a proposé un contre-budget qui fait 75 milliards d'économies cette année 15 milliards d'économies supplémentaires que les français peuvent trouver aujourd'hui alors sur quoi après on va revenir sur les débats du PLF c'est sur les opérateurs de l'État c'est tous ces sujets oui parce qu'en fait ça a
été
très bien dit et vous l'avez aussi dit c'est une vision macroéconomique qu'il faut avoir parce qu'aujourd'hui déjà le système par répartition stricto sensu il n'existe plus parce qu'il y a une partie de taxes afférentes il
y a
des ITAP il y a aujourd'hui près d'un tiers aujourd'hui du système par répartition cher collègue qui n'est pas lié aux cotisations mais qui est lié à des taxes à des ITAP des taxes qui sont en fait dédiées notamment au système par répartition
si je puis me permettre quand
même le pilier de notre système notre pilier de notre système ce sont les actifs aujourd
'hui les
travailleurs d'aujourd'hui qui financent les retraités d'aujourd
'hui
ça
c'est la
répartition
ça c'est les deux tiers vous avez raison et je finirai d'où les objectifs que nous avons à long terme qui est bien entendu d'agir sur la question de la démographie de la natalité ce qui gêne un certain nombre de personnes vous
relancez la natalité
la natalité et deuxième point il y a 5,5 millions de chômeurs dans notre pays
vous
savez c'est l'étude du corps et je vais citer l'étude du corps qui dit qu'aujourd'hui en termes de taux d'emploi donc
l'assurance chômage vous
la faites
14 points ça c'est d'autres sujets c'est des sujets macro et gaming mais il y a tous les leviers qu'il faut activer justement pour créer
des emplois politique de retour à l'emploi je pensais que vous alliez répondre l
'immigration
il n'y a
que 500 000 il
n
'y a que 500 000 offres d'emploi dans notre pays pour 5,5
millions
de chômeurs donc il faut d'abord créer de
l
'emploi et pour finir pour citer le chiffre et après je laisse la parole à mes collègues aujourd'hui on est 14 points en dessous des Pays-Bas en matière de taux d'emploi et la note du corps est très claire si on atteignait le taux des Pays-Bas on gagne 140 milliards d'euros par an c'est dans la note
du corps mais les Pays-Bas travaillent plus longtemps
mais les
Pays-Bas travaillent l'âge légal et plus justement les Pays-Bas
ont une durée de travail plus élevée et sur la semaine et annuelle et tout au long de la vie ce qui pêche dans notre système et je dis ça de façon très factuelle baissie parce que c'est des cotisations qui rentrent ce qui pêche dans notre système aujourd'hui c'est qu'on rentre en France par rapport à nos voisins européens assez tardivement sur le marché du travail pour plein de raisons et qu'on en sort beaucoup plus tôt que les autres alors que dans les autres pays d'Europe effectivement l'emploi des seniors est beaucoup plus développé Philippe Ugey
Vous
avez raison puisque l'exemple du Pays-Bas a été donné
l
'âge légal de sortie de la traite
aux
Pays-Bas 65 65 et c'est en train d'augmenter
On ne s'est pas
interrompu On est à près de
30% Laissez Philippe Ugey s'exprimer
s'il vous plaît
La
deuxième chose vous l'avez dit madame très bien l'affaire de la démographie
en
2000 deux actifs pour un retraité
en
2030 1,5 actif pour un retraité
évidemment
nous on n
'est
pas les méchants qui veulent dire aux gens partez le plus tard possible
je
comprends ce que vous disent ceux avec lesquels on fait un micro-trottoir
bien
sûr j'entends
mais
il y a des injustices on ne parle jamais des petites retraites qu'on a un peu revalorisées mais le chemin n'est pas accompli on ne parle jamais de la pénibilité ou très peu alors qu'il y a tout à faire sur les femmes sur les trimestres maternité qu'on a réussi à faire à faire rentrer Michel
Barnier il a promis d
'améliorer la réforme sans l
'abroger
Absolument j'y
arrive je veux dire qu'il y
a
eu un certain nombre d'avancées l'année dernière certes insuffisantes mais les régimes spéciaux c'est la même chose il
y a
des Français qui vous interrogez est-ce que vous voulez préserver des régimes spéciaux ils vous répondent tous non il y
a
des nantilles d'un côté et d'autres qui l'ont pas alors qu'il
y a
des régimes qu'il faut protéger et d'autres qu'il faut et
d
'autres
qu'il faut
supprimer 43 exactement donc ça veut dire en clair que
c
'est sujet sur les réformes des retraites et vous l'avez dit tout à
l
'heure ça peut être une retraite à point le temps choisi mais on a vu moi j'étais là j'ai vu le niveau de complexité pour rapprocher tous ces systèmes la chose qu'il faut dire c'est qu'il y
a
des toutes petites retraites sur lesquelles on ne peut pas continuer la chose qu'il faut dire ça c'est un point j
'ai d'accord pour l'instant elles sont protégées
sur
le taux d'emploi des seniors sur le taux d'emploi des seniors sur le gel de l'indexation
de créer pour les seniors à partir de l'âge de 55 ans des contrats moins chargés en charge sociale de manière à
ce
qu'on puisse plus le remettre sur le circuit de l'emploi donc en fait arrêtons de caricaturer mais le financement c'est la clé de
vous alors justement et ces 50
milliards on ne les trouvera pas comme ça et le trou va s'agrandir d'ailleurs dernier mot lorsque les 4 ministres sont venus
l
'autre jour nous présenter le progrès de la
loi
de finances de la sécurité sociale
il
n
'y
a pas un député
qui
les a interpellés sur le sujet des retraites vous voyez ils doivent savoir ça vos auditeurs pas un seul n'a posé cette question là comme si naturellement il fallait avancer parce que ce qui a été fait avant
il fallait le faire alors il y a quand même les
partenaires
sociaux qui vont
travailler sur l'amélioration de la réforme vous allez revenir à la charge puisqu'il y
a
une niche chez les filles donc un temps d'initiative parlementaire pour votre groupe qui est prévu le 28 novembre et vous allez proposer comme le RN l'abrogation
pas
comme le RN mais on va proposer l'abrogation sur des bases différentes vous
quel est votre financement
parce que les chiffres c'est les mêmes où
est-ce que vous
trouvez l'argent sur qui
alors premièrement on déplafonne je vais expliquer ce que ça veut dire on déplafonne les cotisations vieillesse dans notre pays quand vous payez des cotisations il
y
a une part qui est en dessous d'un certain revenu c'est 3900 euros en ce moment il y a une part qui est au dessus nous on veut que la part qui est au dessus soit concernée par toutes les cotisations premièrement deuxièmement il y a beaucoup de revues dans notre pays qui ne cotisent pas par exemple la participation l'intéressement les primes Macron lorsque vous en percevez vous ne versez pas d'argent dans la sécurité sociale il y a là des sommes tout à fait gigantesques troisièmement il y a des exonérations de cotisations sociales pour plein de raisons différentes soit parce que c
'est
des bas salaires soit
pour alors ça
tombe bien dans le projet de loi de finances elles sont remodelées les
allégements sont
revus à la baisse
et vous avez raison d'en parler c'était l'article 6 du projet de loi de financement de la sécurité sociale c'était l'article 6 dont vous parlez ça visait à nous récupérer 5 milliards d'euros
qu
'est-ce qui s'est passé hier soir
?
Rassemblement national les républicains quasiment tous les macronistes pas tous pas nous
pas
toi pas le modem pas toi
j'ai
fait d'autres propositions sont
revenus sur la
baisse du coût du travail ils ont renoncé à 5
milliards d'euros volontairement ils ont renoncé à
5 milliards d'euros on verra ce
qu'il en
est pour la sécurité sociale finalement ou pas
et donc vous voyez que vous avez ici une différence nette vous avez d'un côté un texte c'est celui qu'on porte nous à la France insoumise et avec nos partenaires du NFP qui a un financement consistant
à dire il faut un financement juste c'est pas une taxe c'est des cotisations non
mais les cotisations vous les rallongez vous les maintenez voire vous les augmentez et puis vous taxez comme vous l'avez dit la participation les primes Macron etc
on
les fait cotiser donc
le
levier c'est l'impôt on peut le dire de façon un
peu générale c'est le prélèvement c'est le prélèvement oui mais j'entendais au sens générique du terme ça c'est le premier élément nous on a un texte qui
est financé de manière juste et non pas en disant on va faire faire 8 enfants à toutes les femmes
en France et deuxièmement
6, 7 ou et deuxièmement qu'il
y a
un avantage c'est que notre texte il peut être pris au Sénat délivré par la niche des communistes puis être repris à l'Assemblée nationale deux mois plus tard par la niche des écologistes ça veut dire que avec notre texte qui a un chemin pour aboutir
avec un Sénat de droite ça va quand même être
un peu compliqué de trouver
une majorité
oui mais s'il est rejeté au Sénat il peut revenir à l'Assemblée c
'est l'Assemblée qui
a le
dernier mot donc il n'y a
pas de soucis pour une seconde lecture alors
vous pour vous c'est possible un chemin, un
scénario, un chiffre
dans cette Assemblée de trouver les voies et moyens pour parvenir au vote de l'abrogation c'est très intéressant ce que vous allez répondre à cette question Thomas Ménager le 28 novembre vous faites quoi
?
parce qu'on sent bien que votre proposition de loi elle n
'est
pas ultra bien engagée et ce n
'est
pas forcément de votre faute bien évidemment qu'est-ce que vous faites ? Vous votez la proposition de loi LFI
?
Oui ou non ? C'est en ça que vous avez une position qui n
'est
quand même pas forcément très claire c
'est
-à
-dire
qu
'ils
vont avoir besoin de nos voix ?
C'est sûr c'est
pour ça que
j'ai bien besoin d'une réponse M.
Clouet ça ne passera pas vous savez c'est des calculs de CP d'arithmétique aujourd
'hui
vous n'êtes pas majoritaire Thomas
Ménager l
'ERN va-t-il voter
la proposition LFI sur les
retraites ?
Si
c
'est le dispositif
cito sensu de retour en arrière on pourra bien entendu le voter on a déjà voté des textes avec la majorité avec le NFP il n'y a aucun souci nous si ça va dans le sens de l'intérêt de la nation et c'est ce que les personnes qui ont été interrogées attendent des élus par contre si c'est des hausses de taxes
comme
il le propose des hausses de cotisations je le disais au préalable des hausses de cotisations on est aujourd'hui à 28% on est à 18% dans la moyenne de l'OCDE et j'ai pris le chiffre parce que c'était ce que disait monsieur Vigier sur les Pays-Bas aux Pays-Bas oui on travaille jusqu'à 65 ans
mais
on cotise 18% en France on cotise 28% en cotisation vieillesse j'ai vérifié pendant l'émission 28% donc oui vous cotisez toute votre vie beaucoup plus et je tiens à dire un chiffre qui est très intéressant pour ceux qui nous écoutent qui ne
vient
pas de moi qui vient des auditions que
j
'ai menées avec la CPME donc ce n
'est
pas mes chiffres mais aujourd'hui vous cotisez plus en termes de cotisation vieillesse chaque mois que ce que vous payez
pour
votre
logement
928 euros par mois contre 920 euros pour le logement
vous
allez vous réunir avec Marine Le Pen sur une position stratégique sur le
texte
LFI c'est juste parce qu'on a l'impression
que vous faites une réponse de
normand
c'est
oui mais non parce que c'est mal financé
parce
qu'il fait peur avec toutes ces hausses de cotisation mais si c'est le texte de monsieur de Courson nous
l'avions
voté nous l'avions soutenu et si c'est le même texte qui est en gros le même que celui que j'ai déposé bien entendu
donc il y a une voie
de passage si
vous reprenez à la lettre le
texte de Charles de Courson Philippe Vigier et Fanny Guinochet
trois
mots
sur
le cheminement du texte ce
qu
'il arrive au Sénat je dis à Adrien Clouet
la
majorité sénatoriale
va
naturellement pas voter votre texte donc vous allez être battu au Sénat
donc en fait s'ils
sont dans pas tous
en même temps je suis d'accord non
mais tout à l'heure Adrien Clouet avec beaucoup d'élégance imaginez que le texte allait passer au Sénat il ne passera pas au Sénat il va revenir
ici il
arrive au Sénat il revient il va revenir ici la
deuxième chose là où ils ont des
accords entre
eux
mais il y aura à l'intérieur du nouveau Front Populaire je vous rappelle quand même que la réforme touraine qui prévoit de cotiser 43 années en 2035 c'est celle qui est déportée par les socialistes donc est-ce que oui ou non ce texte Adrien Clouet va revenir sur la réforme également touraine donc pour une retraite à 60 ans imaginez les
socialistes vous pensez
qu'ils n'auront pas le plein des voix du nouveau Front
Populaire parce que les socialistes ne vont pas
merci l'argument vous me précédez puisqu'ils ne sont pas du tout sur le même texte puisque le Rassemblement National lui sur une retraite à 62 ans et encore même Marine Le Pen disait il
y a
quelques semaines on verra en fonction de la situation comment on fait donc en fait ils ne sont d'accord sur rien
mais l'abrogation d'LFI ce n'est pas tout de suite le retour à 60 on abroge les 64
ans
mon propos ce n
'est
pas uniquement de faire l'arbitre entre deux ce qui m'intéresse c'est comment je peux servir une meilleure retraite comment je tiens compte des
pénibilités
des générations mais c'est essentiel
on
ne peut pas
rester sur le système sur lequel nous sommes
quoi qu'il en soit ce que l'on voit c'est que le financement en tout cas qui est proposé c'est que ce soit déplafonner les cotisations vieillesse ou même de revenir sur des exonérations de charges ça touche le travail et aujourd'hui la difficulté de notre système c'est qu'il ne repose que sur le travail et que les travailleurs sont les moins nombreux aussi et que par ailleurs ce que derrière économiquement parlant si vous alourdissez les prélèvements ça veut dire que pour les patrons pour les employeurs ça coûtera plus cher d'employés si aujourd'hui dans le projet de loi de finances et c'est purement factuel il y a des exonérations de charges c'est pour permettre à des patrons pour inciter les gens à employer et
donc si on les enlève c'est un frein à l
'embauche voilà ça
sera un frein bien compris ça sera un frein
à l'embauche et dernière chose vous pouvez vous dire que par exemple les salaires auront du mal à augmenter oui on va s'arrêter là mais je voudrais juste terminer encore par une question à Fanny Guinochet il y a cette consultation des partenaires sociaux sur les améliorations parce que ceux qui nous regardent se disent bon ça va être compliqué d'arriver à l'abrogation des 64 ans mais quand même peut-être sur les carrières longues sur les carrières chez des femmes et pourquoi pas sur la pénibilité
est-ce que il y a du
bras à moudre ? Clairement ce sont des angles morts de la précédente réforme que ce soit sur les femmes les petites retraites des femmes ont gagné ont été revalorisées mais en revanche globalement les femmes ont perdu dans la réforme 2023 sur la pénibilité c'est un sujet qui a été mis de côté pour différentes raisons notamment parce que les employeurs n'ont pas du tout envie d'y aller mais c'est vraiment le vrai sujet et qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui les Français se disent que ça n'est pas possible de travailler jusqu'à 64, 65 ans c'est la pénibilité et l'usure professionnelle
et
on verra
si les
critères sont reprits dans la
loi
donc il faut voir un peu comment ça va être traité on s'arrête là mais on l'a compris il y a plein de rendez-vous dans l'hémicycle sur les retraites la progression donc on verra ce qui se passe jeudi et puis on reviendra sans doute sur LCP sur votre initiative parlementaire le 28 novembre prochain merci à tous les quatre
merci à tous
les
deux
merci
à tous les deux
Thomas Ménagé